‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 154 sur 228 · L. LEREUULLn, MUL RECLUS · texte numérisé non relu

L. LEREUULLn, MUL RECLUS

AdratMr tout et qui eoneeme ta rééaetiôK m sùfc du ComiU, ehei M. Duraxbke, 91, rue de LUI* {avant le mardi de prtféreooe).

Tmtr pmgm • «e 1» o<M*Mt«re l'iMieatiM ûmm Acm mm u PACi)i.TB mm nBECimt mm nmu ( Thèses, examens, cours, etc.) et Mvers àummmmmt» latéreee— » le pabUe méMeai.

SOUHAIRB. — Paris. Acad^nia d« méieàiu : Le cbsidra. ~ La diélecIrolyM. • — La lompéraUire «ninals. — ta caféiuna. — De l'onomaloawnia. — Travaux oaioiRAnz. Paibologi« etteriM : Il«eb«chea Mr le iMs raipaellf 4m pioMlMt «t dn aiiei^ea daiw la psihos^ia é» ta Myikteta. — 8ooi*tt« «avuti*.

Aeadtoia daa Klancei- — Aetàéaie da iuddaeina. — Soci^irf médicBla da Berlin,— RivDK DIS JOURNAUX. — Tnvaui k consulter — Uibliographik. Traité de |tallwéofia Hilcrna. — VARliril. — Ksiiillitok. Chnniqne é» rriu-angar.

Paris, Si septembre 1886.

LE GHOLtRA. — LA 0I£LKCTR0LV3E. — U TEMPÉRATURE AIHNALB. — LE CAFtiSMK. — DE L'ONOMATOlUNiE (i).

AcadéMls 4» aiMeclae i L« ehsléra. — l« dMle««r«l7M. Tem^ralnre animale.

Toujours le choléra à l'Académie de médecine. Cette fois, c'est une lecture de M. le docteur Dubousquet sur le choléra de Suinl-Ouen, tendant à confirmer surtout les vues exposées dans la dernière séance par MM. Peter et J. Guérin. Nous nous bornons à la ranger, comme les autres communications récentes, daas le dossier du grand procès sur lequel nous allons être appelés à dire un dernier mot. Nous espérons bien que personne ne se méprendra sur le motif de cette

(1) Srralmm- — Dan* lo dcrniar nuiuéro, p. 610. c'Mt par «mur que ka obserraiions do chol^cyatototnie onL élé Hltrlbuéci à H. le prurcisour E. Da-ckel, Kilos sont dues i notre dittinguë confrûre H. le docteur Jules Bcecliel (de Strasbourg).

sorte 'de partî pris; houfi ne' Métïcmh^h^i^s eiMîecl Taato* rité ni le talent de personne; mais on doit comprendre les inconvénients que peut offHr à l'oBUTre critique d'un journal un tel éparpillementdes débats.

— L'attente et une certaine curiosité do l'Académie ont aecneilli une communication de M. le docteur Broadel (d'Alger) : il s'agit d'une application tout & fait partiealière de Véhctrolyie, c'est-à-dire de la galvanopuncture pratiquée en vue de provoquer au sein de l'économie des actions chimiques propres à amener la résolution des tumeurs, la résorption des épanchements, la destruction des poilsi etc.; mais les méthodes de Prabré-Palaprat, de Sarlandîère, de Ciniselli et autres n'ont que peu d'analogie avec celle de M. Brondel, qui consiste à porter sut les parties profondes de l'organisme non une action électrochimique, mais l'action de corps médicamenteux que l'éleclrochimie y fera pénétrer. Pas n'est besoin de rappeler que, dans la décomposition des corps métalliques par l'éleclrolyse, le métal se rend au p61e négatif et l'acide (ou te métalloïde) au p6le positif. Or il s'agit ici de transporter l'opération du vase de laboratoire dans l'intérieur de l'organisme, et de forcer un médicament métallique à traverser des tissus malades. C'est ce que l'auteur appelle la diélefitrol^$e. On trouvera sur le procédé opératoire des détails suffisants au compte rendu de la séance.

FEUILLETON

Vhr*aU|aie de l'élranyer (i).

X<'6tBt mantal d'Zvan la Tariible.

L'article de Littré sur la mort d'Henriette d'Angleterre a ouvert une voie aux médecins que les questions historiques intéressent ; il est curieux d'étudier k l'aide d'un critérium certain des problèmes que les chercheurs n'ont pu résoudre faute de documents. L'application de celte exégèse fa la maladie ultime d'un personnage donne presque toujours des résultats au point de vue de 1 exactitude historique; elle permet de détruire des légendes, de ramener fa leurs vraies pro-

fiortions des faits pathologiques grossis et teintés de merveileux, transformés par l'imagination populaire en crimes sans cause ou sans explication. L'intérêt devient bien plus vif encore quand, au lieu d'une maladie mortelle, on a affaire fa

Mj Le lecteur voudra bien aceeplar an Un tl ptaee de ta CJknilIfM d* Y4tean§er, Véinda qm'M »» lire. S* StUS. T. UIL

une affection insidieuse de longue durée, compatible avec les apparences de la santé et modifiant le fonctionnement de l'encéphale; les turpitudes de Néron cesseraient de provoquer l'aversion ou la colère si l'on pouvait démontrer que Néron était un maniaque ou un paralytique général, faisant le mal à la suite d'impulsions irrésistibles comme les fous frappeurs que la justice absout, mais contre lesquels la société se défend.

Le tsar Ivan IV, auquel l'histoire a conservé le surnom de Terrible, est une figure bizarre. Gomme Néron, il débuta par la douceur, l'aménité, l'oubli des injures; comme lui, il finit par des cruautés inutiles, par une sorte de manie sanguinaire, dont les résultats furent des massacres sans nombre ; on dirait que le monstrueux autocrate vit rouge pendant plus de vîaiftans. L'opinion n'est pourtant pas complètement fixée fa son égard ; longtemps les récits de Kai!^msine fur^t acceptés de confiance; on ne vUavec Un ^g^^VHhJ^fip lievitch qu'un tyran sans frein Hi$ldl£liamlMSxWi|^^

GAZËTTE HËBDOHADAIRB Dt KfiDECINE tt DE CHIRURGIE 25 Sivtimme 1885

Quant à présent, la valeur tfaérapeulique de la méthode ne peut encore être appréciée; les maladies guéries, névralgies,

tumeurs, etc., étaient de celles qui ont cédé à réleclrolyse simple. En outre, et l'auteur, si nous avons bien entendu, en a fait lui-même la remarque, à la constatation de la présence du métal sur le point de la peau en contact avec le pAle positif il serait utile de pouvoir joindre celle de Timprégnation des tissus profonds par V^gent médicamenteux. Cette vérification ne peut guère être faite que dans les expériences sur les animaux. Or l'auteur se trouvait placé, à Alger, dans des conditions qui ne lui permettaient pas d'en instituer.

— M. Gariel a lu, dans cette séance, un très bon rapport sur un mémoire de M. Haurïn, que nous avons signalé en son temps (1884, p. 7â6).

I<« cafélsme.

Depuis deux siècles environ qu'il s'est acclimaté en France, bl&mé par les uns, recommandé par les autres, l'usage du café a toujours été très diversement apprécié. Souvent on a confondu ses effets hygiéniques ou thérapeutiques avec les accidents que peut produire l'abus d'une substance dont l'action sur le système nerveux est indéniable. Plus fréquemment encore on n'a pas tenu compte des susceptibilités inilividuelles et l'on a considéré comme pouvant être généralisées des observations qui ne prouvaient que l'intolérance des névropathes. Enfin les recherches scientifiques ayant principalement eu pour objet l'étude de la caféine, divers auteurs ont oublié que l'infusion chaude de café noir avait sur l'organisme une action tout autre que celle de l'alcaloïde qu'elle contient d'ailleurs en proportions relativement faibles. Il en est résulté que l'on peut encore aujourd'hui, comme au temps de Tissot, ou bien soutenir que le café est un poison qui oM^U ou bien qu'il est la ressource et l'espoir de ceux qui ont besoin pour penser et pour travailler avec fruit d'une excitation cérébrale artificielle. Cependant, dès 1705, Louis Lémery avait assez bien fait connaître au point de vae empirique les avantages et les inconvénients du café : c Le café, disait-il, fortifie l'estomac et le cerveau, hâte la digestion ; il apaise les maux de téte, it abat les vapeurs du vin et des autres liqueurs spiritueuses ; il excite les urines et les mois aux femmes; il purge de certaines gens par le ventre ; il rend

la mémoire et l'imagination tandis que l'usage excessif

du café maigrit beaucoup, empêche ordinairement de dor-

mir, épuise les forces, abat les ardeurs de Vénus et produit plusieurs autres inconvénients pareils.» Nous allons voir que les travaux les [dus récents n'ont pas modifié, dus leurs traits essentiels, celle description aussi naïve que sommaire.

On sait aujourd'hui que rinfusion de café noir diffère par sa composition et surtout par ses effets physiologiques d'une solution de caféine. Une tasse ordinaire préparée aiec 16 grammes environ de café torréfié, puis moulu, necoiitieol guère plus de 0^,1 à Os^l^ de caféine. Or il est bien prouvé que la caféine n'agit thérapeutiquement qu'à des doses beaucoup plus élevées. Ce n'est donc pas exclusivement en raisoo de la caféine qu'elle contient qu'agit une infusion de café noir. Une expérience rapportée par Dujardin-Beaumetz, dans son excellent Dietionnain de tkérapeuti^uêf montre d'ailleurs la différence qui existe entre la solution de caféine et l'infusion de café torréfié, c Les lapins dans la veine ju^taire desquels on injecte une infusion de café renfernuDl 0p",05 de caféine meurent en très peu de temps avec desmvulsions, tandis que 0s^5 de caféine injectés de la ménit façon ne provoquent guère d'accident.... Le résidu de rinfusion de café, ne contenant pas de caféine, donne lieu, chfz les mêmes animaux et en injection intra-veioeuse, à de'' convulsions, à un arrêt rapide du cœur, à de la dyspnée, mais en aucune façon à du tétanos. * Ce n'est donc pas à la caféine qu'il faut attribuer les accidents. Or avec li caféine l'infusion de café torréfié contient des sels miitêraux, des huiles essentielles, enfin de l'eau chaude. Sont-ce les sels minéraux qui peuvent donner naissance aux symptômes de l'intoxication caféique? Les recherches de Kenimerich, Aubert, Dehn, etc. , semblaient de nature à l'nflinner. Il est certain que tes sels de potasse activent la circulaiion, augmentent l'énergie des battements du cœur et élèvent h pression du sang. Mais il n'en existe dans l'infusion de nti qu'une proportion relativement des plus faibles et tous les médecins pourront se convaincre que les sels de pola$>e peuvent être administrés à doses assez élevées cl que le phosphate de potasse, en particulier, à la dose de i gramme à 1 gramme et demi par Jour est l'un tles reconstituants ie^ plus actifs et les plus inolTensifs que possède la thérapeutique. Restent donc les huiles essentielles. Sous rinOueiice delà torréfaction, le café perd une partie de sa caféine et de son tanin, et il se forme dès lors une huile essentielle brune, h caféone, principe aromatique des plus subtils, principe t«ii-

au hasard de ses rancunes soupçonneuses. jDepuis lors, MM. Soloviev et Zabiélîne, dont 1 opinion a été adoptée chez nous par M. Rambaud, ont essayé de le réhabiliter dans une certaine mesure. Ce fut, selon eux, un prince d'une énergie sauvage, d'une fermeté absolue dans ses desseins. Il voulut abatire la grande aristocratie de son temps, faire dîsparatlre les traces du morcellement féodal, unifier en un mot la Russie sous un maître: il ne réussit pas sans peine en face des boiars prêts â toutes les trahisons. Il les connaissait mieux que personne, parce qu'il avait, dès l'enfance, souffert de leur morgue, de leur ambition, de leur hautaine arrogance ; il répondit aux tentatives de conspiration, à leur haine d autant

FI lus dangereuse qu'elle était plus dissimulée, par la terreur, van fut atroce; il frappa sans hésitation, sans pitié la haute noblesse russe comme Louis XI et Richelieu trappèrent la noblesse française. Ce fut un despote intelligent, sachant quel but il voulait atteindre et s'inquiétani peu des moyens. Il y a dans cette malheureuse période trop d'événements

contradictoires, trop d'actes inexplicables pour qu'il »it

Eossible d'adopter sans discussion une pareille bypetbêse: I justice d'Ivan présenta toujours un caractère de fantaisie lugubre, de spontanéité qui ne permet pas de le prenurr pour un illuminé cruel par système et tuant sans haine m colère. Le caractère <|u'il montra pendant sa jeunesse |iresenta un tel contraste avec celui de son âge mûr et de sa vieillesse, que ce contraste reste une énigme. C'est ce problème que M. Jakob Tchistovitch a essayé de résoudre; dans u" livre publié en 1882, le savant professeur s'est efforce ue continuer l'histoire de In médecine en Russie, commencée et conduite jusqu'au début du règne de Pierre le Grand par Auguste Gottlieb Richter. Ce travail, riche en pièces officielles, en nutes bi<^aphiques, en documenis de toute nature, esi extrêmement précieux pour tout ce qui touche à l'enseignement et aux institutions sanitaires a£U|elles. U n'r a^uère ea Europe d'histoires nationales de li qt^tifî^fn^'^^. f! et au^ complètes. M.FAïuWPc^^

25 Skptembre 1885 GAZETtfl âËBDOMADAlRË Dfe MÈbEGiNÉ Et DE dUlRtJRGlfi

que des plus actirs ehes certains siyets. Voici dès lors quels sont les effets d'iatoïkation aiguë que provoque l'absorption d'une quantité relativement petite de café noir assez fort chez un individu prédisposé au caféisme. Le pouls s'accélère d'abord el devient bienlAl intermittent et irrégulier ; h chacune de ces intermittences perçues par le sujet et accompagnées d*nne sensation d'angoisse toute spéciale, succèdent des palpitations et des rapports de gaz inodores \ les contractions de Teslomac et de l'intestin s'accusent par des borborygroes, celles de la vessie par l'émission fréquente d'urine pAle, limpide; les sens sont plus impressionnables ; l'imaginotion est plus vive, mais aussi plus mobile; le sujet ne peut fixer ses idées; à chaque instant il est arrêté par une angoisse épigastrique, une palpitation cardiaque ou les phénomènes qui dépendent du lympanisnie stomacal.

Si les effets sont plus intenses, surviennent ensuite la céphalée, les vertiges, les bourdonnements d'oreilles, les troubles de la vue, l'insomnie, les hallucinations, le tremblement des membres, les engourdissements et les fourmillements des extrémités, le délire, etc. Comme il arrive dans les c^s d'intoxication par le tabac ou par le thé, ces phénomènes eardio-vasculaires durent quelques jours et souvent se terminent par une crise de diarrhée séreuse, analogue à celle que produit le vanillisme. Mais cette influence exercée sur certains snjets par l'absorption brusque d'une assez forte proportion de café est beaucoup moins marquée» soit chez les personnes habituées à l'usage du café, soit chez les individus mous, à qui l'irritabiliié nerveuse est presque inconnue.

Il parait donc établi, el cette constatation a été faite pour la première fois par M. Méplain (Thèses de Paris, 18G8). que l'infusion de café noir agit surtout par suite de la caféone qu'elle renferme et que par conséquent les accidents toxiques qu'elle peut déterminer sont ceux que produisent en général les huiles essentielles.

Nous n'avons fait qu'indiquer, parce qu'ils sont depuis longtemps connus, les symptdmes du caféisme aigu. Voyons maintenant enquoi consiste le caféisme chronique.

Duns un travail très consciencieux et s'appuyant sur â7 observations, M. le docteur Guelliot (de Reims) vient de s'efforcer de démontrer qne, absorbé en quantité modérée, mais à doses qu(Hidiennemcnt répétées, le café provoque à la longue chez les si^els qui y sont prédisposés, des phénomènes analogues à ceux de Talcooliame chronique. Voici, en

suc Ivan Vusilievitch fût étrangère à son sujet; il n'a pas non plus essayé d'élucider son rèle politique ; il ne lui a même pas paru nécessaire de discuter lu valeur des documents sur lesquels se sont appuyés Karanisine et ses coiitratlicteurs : les grands traits de la biographie sont connus, peu importent les variantes légères qu'une critique minutieuse pourra leur imprimer. Tels qu'ils sont, ils démontrent au médecin que l'ombrageux solitaire d'Alexuidrov était un cabrai ou quelque chose de pis; que les craintes de sa vie, l'agitation de ses nuits, ses accès de fureur à la suite desquels il ordonna les massacres, étaient la conséquence fatale d'une affection psychique, au développement de laquelle les circonstances avaient contribué, et qui fut entretenue par des excte et les incitations d'un entourage aussi lâche que perfide. « La vie d'Ivan IV, dit-il, se divise en deux parties distinctes, séparées par la mort de la tsarine Anastasie Romanov. La première comprend : son éducation, son mariage, l'histoire d'une fièvre grave qu'il éprouva.

résumé, les symptAmesque l'auteur considère comme carae-^ téristiques de ce caféisme chronique. Les sujets ont un faciès spécial. Ce ne sont pas tout à fait ces c petites machines sè-> ches, rabougries et vieilles à vingt ans s dont parle Brillât- Savarin ; mais ce sont des individus pâtes, terreux, à traits tirés, à face souvent ridée, trop vieille pour l'âge du malade. Le corps est excessivement maigre ; les masses musculaires sont atrophiées. Dans cette face pâle et fatiguée détonnent des yeux brillants, vifs, à pupille dilatée. 11 existe du tremblement de la langue, des lèvres, des muscles de la partie inférieure de la face. La langue est rouge, sèche, fendillée et agitée d'un tremblement régulier. Plus tard elle s*étale, devient blanche, saburrale quand l'inappétence et l'embarras gastrique surviennent à leur tour, quand le café est la seule nourriture acceptée par le malade. Alors on observe les accès de gastralgie et la dyspepsie déjà signalée par Ghomel. Celle dyspepsie, souvent entrecoupée d'accès d'embarras gastrique fébrile, s'accompagne de ballonnement gastro-inlestinal, de diarrhée, d'amaigrissement progressif avec coloration jaune de la face. D'après M. Gueltiot,les symptômes cardio-pulmonaires seraient peu marqués, beaucoup moins en tout cas que dans les accès d'intoxication aiguë. On n'observerait que des palpitations assez rares, survenant par accès éloignés et un pouls lent, mou, dépressible. Le tremblement des membres serait tout à fait comparable au tremblement des alcooliques. Il existe des fourmillements (principalement dans le dos et la région scapulaire?) des névralgies variées, delà neurasthénie, c'est-à-dire un affaissement général du système nerveux. L'auteur affirme que les oignes des sens sont généralement indemnes, même l'ot^ane de la vue. Le sommeil est troublé par des rêves pénibles, par des réveils en sursaut, parfois du somnambulisme nocturne. Il existe aussi des vertiges, des convulsions hystériformes. Enfin la diurèse est constante et l'anaphrodisie très fréquente. La leucorrhée, que les gens du peuple et même certains médecins attribuent si souventàlortà l'usage du café au lait, serait très fréquente chez les caféiqoes.

Tels sont en résumé les symptômes qui paraissent être dus à l'abus du caré. Les malades observés par M. Guelliot en prenaient 3 à 4 tasses ou même 1 ou :2 litres par jour. Malheureusement il est biendifncile,sinon impossible, d'évaluer scientifiquement ce que représentent ces doses et de savoir quelle était la composition primitive du café, son mode de pré- 'paralion et par conséquent sa richesse en caféine, en sels de potasse et surtout en caféone. Il est au moins aussi malaisé

enfin la mort de sa première femme. Le tsar était né avec des passions violentes, une imagination vive, un esprit plus subtil que profond. Orphelin à sept ans, presque oublie au milieu des dissensions des bolai's, il ne reçut à peu près aucune éducation, j»

En revanche il fut iibreuvé de tant de dédains etd'outrages, qu'il en conserva toujours une violente rancune. < Nous el notre frère louri, écrivaib*il plus tard, nous étions traités comme des étrangers, comme des enfants de mendiants, nous avions faim et froid » (Rambaud). Les bolars lui permettaient seulement de grossiers amusements; < il courait à cheval par les rues, jetjiit les chiens par la fenêtre, tourmentait les passants. Ils affectaient envers lui une grossièreté révoltante ; ceux qui entraient dans sa chambre étendaient sans scrupule leurs jambes sur son lit. » Plus tard les procédés changèrent sans que l'éducation devint meilleure; ses amusements furent, à la cour, des exercices violents; au dehors, la chasse; on s'efforça de développer sa tendance

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d'afliriiier que chez ces malades il n'eiistait pas un état organique quelconque d*où pourraient dépendre plusieurs des symptômes observés.

Quelles que soient d'ailleurs ces réserves, il n'était pas sans intérêt de signaler à l'attention des médecins un travail qui énumère, avec tant de détails, les accidents, assez peu connus jusqu'à ce jour^ que parait déterminer l'intoxication chronique par le café.

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