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LA TUBERCULOSE DE L'HONMB CHEZ LE LAPIN ET LE COBAYE

Note de M. S. Artoing». — Dans les recherches qu'il poursuit depuis longtemps sur l'inoculation de la tuberculose, Fauteur a constaté des différences très remarquables dans la propagation du processus tuberculeux chez le lapin et le cobaye, différences qui, si Ton n'y prenait garde, pourraient entraîner des erreurs sérieuses dans les résultats.

C'est ainsi (}ue si Ton inocule simultanément, et avec des doses proportionnelles de virus, des cobayes et des lapins, on voit, au bout de denx mois, tous les cobayes offrir des signes nombreux et étendus d'infection générale, tandis que, parmi les lapins, quelques-uns échappent aux suites de l'inoculation, alors que les autres présentent des lésions moins nombreuses que les cobayes et parfois même un seul tubercule pulmonaire.

Mais la différence la plus considérable porte sur la propagation de l'infection. Ainsi, chez le cobaye, le virus se propage par la voie lymphatique avec une régularité parfaite, de sorte qu'il n'est, pour ainsi dire, aucun de ces animaux, inoculés sous la peau, qui ne présente une tuberculose ganglionnaire. Ches le lapin, au contraire, M. Arloing n'a jamais vu de tuberculose ganglionnaire vraie après l'inoculation de la tuberculose humaine.

En résumé donc, sur le lapin, tuberculîsation viscérale sans lésions ganglionnaires; sur le cobaye, traces immanquables du passage du virus dans le système lymphatique. Cette différence ne pouvant être attribuée qu'à des caractères organiques propres aux espèces animales, il résulte des faits exposés que le cobaye est préférable au lapin pour faire ressortir la nature tuberculeuse d'une lésion.

Phénomènes intimes de la contraction musculaire dans LES FAISCEAUX PRIMITIFS STRIÉS. jSole de M. F. LauUnié. — - La question étudiée par l'auteur dans celte première communication sur ce sujet est la suivante : La contraction élémentaire, la secousse est-elle successive et ondulatoire ou simultanée? La secousse est-elle une onde plus ou moins ranide, ou bien la secousse et l'onde sont-elles denx modes distincts de l'activité du faisceau primitif?

H. Laulanié la résout de la manière suivante, au moyen d'un petit appareil auquel il a donné le nom de înyoscopet et qui lui permet de provoquer et d'observer à loisir les contractions dans les faisceaux primitifs des muscles hyoïdiens de la grenouille, maintenus daas^ leurs rapports avec Ja circulation capillaire : l'acUvité des faisceaux primitifs présente sous trois modes distincts : 1" la secousse ou contraction totale et simultanée ; 3" la ctHitractioa partielle «intéressant seulement un des points du faisceau primitif); 3* l'onde musculaire ou contraction i}arLîelle et progressive.

La secousse est l'expression d'une activité normale se développant dans des conditions qui assurent aux éléments la pleine possession de leur excitabilité. L'onde musculaire annonce la déchéance générale de l'organisme survenant après l'arrêt de la circulation et l'amoindrisseinent de l'excitabilité des faisi^eaux primitifs; elle est le mode d'activité propre aux éléments musculaires qui se séparent de la vie collective et entrent dans cette période d'anarchie qui sépare la xn*rt apparenttt de la mort réelle.

H. le Préiident rappelle à l'Académie le vœu qui a été

exprimé à diverses reprises, que la séance publique consacréii 6 la procla«iiation des résultats relatifs aux divers

concours soit placée dans l'année même à laquelle ces concours se rapportent. En conséquence, il propose de fixer au lundi 21 décembre 1885 la séance publique de cette année. Cette date est acceptée.

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