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L. LEnEBOl]UET

672 — N" 41 — GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 9 Octobrb i8!5

VARIÉTÉS

AVIS. — Pevr m qnS oeaMiM la rmaàUk d» médMlB* de Pute voir «n wwno à» im. ooaTartnr*.

NfiCROLOGIB : CHARLES ROBIN.

Le professeur Charles Robio, atteint dimanche dernier d'une attaque d'apoplexie, a succombé mardi, à Josseron, département de lAin. Bien que l'on sût que sa santé était depuis quelque temps fort ébranlée, cette mortpresque subite a causé une vive émotion. C'est qu'en eOel le nom de Uobïn estde|>ui8 longtemps lié au mouvement scientifique et philosophique delà seconde moitié de ce siècle, dans leauel les sciences biologiques ont réalisé ces progrès, dont les résultats ont été si féconds en applications à U médecine.

Dans ce courant d'idées, Robin avait dès le début de sa carrière scientifique conçu le programme complet de ses éludes en s'inspirant de la doctrine positiviste de Comte, et s'était attaché à des classifications qui constituaient pour lui un ensemble méthodique dont il ne s'est jamais départi. On n'a pas oublié sa classification des éléments de lanatomie générale : étude des principes immédiats (Sttechiologie)y étude des éléments anatomiques, étude des humeurs (Hygrologie)f étude des tissus (Histologie); à chacune de ces divisioQS correspond une série de publications qui constituent son œuvre fondamentale. Signalons son remarquable Traité de chimie anatomiquCf publié à l'âge de (rente ans (en collaboration avec Veraeil), son Traité du microscopet ses Leçons sur humeurs. Un Traité d^histologie normale ou fathologigue, annoncé dès 1857, n'a pas été terminé ; mais la plupiart des chapitres en ont été publiés sous diverses formes. Le < Programme de» cours dl'histologie » représente une sorte de tableau analytique où l'on voit ce qu'il voulait ^joutOT à son œuvre déjà si grande. . Nous n'avons pas à apprécier ai^jourd'bui le philosophe, mais seulement 1 homme de science.

Tout le monde a dit que Charles Robin a été, jeune encore, le véritable introducteur de l'histologie à Paris, comme il a été le premier à la professer officiellement (18612); mais ce titre d'honneur, qui est le plus apparent et qui a d'ailleurs précédé les autres, ne donne qu'en très petite partie ta mesure de l'observateur et du savant. Ce qui frappe le plus en lui, c'est ta largeur de vues avec laquelle il embrassait, dans l'étude des règnes de la nature, tout ce que le scalpel, le microscope, la chimie peuvent fournir à 1 histoire de l'être vivant, die sa formation, de sa composition anatomi^ue, de ses déviations organiques, de sei^ fonctions physiologiques et de ses lésions.

Ch. Robin, né en 1821, a«régé on 1847, venait à l'époque où la pathologie sortait du domaine de la pratique pure pour entrer, avec Andral, Bouillaud et d'autres, dans celui de Tanatomie pathologique, mais de cette analomie pathologique relativement superficielle, la seule que permit alors l'analomie de Bichat. C'est Robin qui a incontestablement le plus contribué en France à introduire dans ce domaine l'histologie, àcréer, en d'autres termes, Vhiêtologie pathologiquet et parallèlement la chimie pathologique.

M oublions pas des recherches toutes spéciales dont il avait fait le sujet de sa thèse pour le doctorat ès sciences (ABU) êt qu'il a agrandies et publiées dans un volume in-8* (1853); nous voulons parler de ses observations sur les parasites, déjà si multipliées. La chaire qui lui fut accordée à l'Ecole de médecine lui permit de vulgariser dans son enseignement toutes ses doctrines, qu'il eut quelque peine à l'aire adopter; et de plus, ses communications à la Société de biologie, la publication du Journal de l'anatomie et de la physiologie qu'il fonda en 1864, enfin ses articles dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicalesy nombre de mémoires spéciaux; tous ces travaux réunis forment un

ensemble qu'il a été donné & peu de savants de réalisrrconstituent un exposé de l'anatomie générale aussi w plet gue le permettaient les moyens techniques qu'il ployait.

On a accusé quelquefois Robin de s'attarder àa^s if voies, de s'obstiner dans ses premières idées. Ce n'e^ finous qui contesterons Timporlance et la fécondité de l'hiu. logie actuelle qui a, elle aussi, au Collée de France, a représentant éminent, entouré de disciples dignes de lai, ti qui répand chaque jour sur la science histologique denfovulles lumières. Nous ne nous faisons pas juges de l'opiaic en pareille matière ; nous nons bornons à protester de Mb* respect pour une ténacité de conviction appuyée sor des grands services et sur une si grande autorité.

NÉCROLOGIE.— Le docteur G , accusé d'un crime comniis i f*, a été trouvé mort dans la prison. On suppose qu'il s'est obikisonnê.

Dernier hot re la xAthode Fkrban. — Il nous mi |«nible d'avoir à revenir sur cette expédition de notre uolrm espagnol; mais la presse a des devoirs. Une correspooduee de Cambrils, du 5 septembre, publiée par le Diam df Tarragona, et traduite par VÛnion médicale domtitW cheux détails sur un fait que nous avons déjà amom, t savoir que, à Cambrils, où le quartier de la marine anii seul quelques cholériques (une dizaine) en voie de coavalescence, le (juartier haut de la ville ne fut atteint qui partir de la pratique des inoculations. Deux sujets inocu]f5 ont succombé. La suite des incnulations aurait mm ii nécessité d'amputer un ou deux bras dans neuf cas, sus compter les amputations eu perspective.

Nous nous bornons à enregistrer ces déclarations.

Protection de l'rnpangb. — Le 1 1 octobre prochain aora lien à l'bdlel de ville de Caen, la distribution des récompenses »i

Seraonnesqui se seront distinguées dans l'application de U lu lOussel.

Hôpitaux externes en

s'ouvrira à 1'. „ ,

à une heure de l'après-midi. L'entrée en fonclion aura lieujt 1*' décembre prochain. Los candidats pourront se faire iiufnn au secrétariat de la direction de l'hApilal jusqu'au duann^ 8 novembre, à quatre heures du soir. — Un certain noodin» candidats pourront élre appelés, à litre provisoire et parnsf k mérite, à suppléer les titulaires absents.

— Un d'interne dont une

le mardi â aoTefflbre.1885, à une heure (fa l'i^és-midi.

HORT&LITÉ k Paris <40« semaine, du 27 septembre mSoelsbn 1885}. — Fièvre typhoïde, 29. — Variole, 2. — Rougeole, 15. - Scarlatine, 2. — Coqueluche, 5. — Diphthérie, croup, îï. - Cmléra, 0. — Dysentérie, 0. — ËrTtipèle, 3. — Infectioni pnj pérales, 5. — Autres affections épidemiques, 0. — Méningite, w. — Phthisie pulmonaire, 202. — Autres tuberculoses, 30. - Amw affections générales, 69. — Malformations et débilité des extrêmes, 51. — Bronchite aiguë, 13. — Pneumonie, »■ ' Athrepsie (gastro-entérite) des enfants nourris au ^'^'^Jl autrement, 67; au sein et mixte, 33; inconnu, 5. — M'ra

' ■ çircou-

lamineux, 4; des os, articulations et moscles , 8. violentes, 26. ~ Ganses nui classées, 9 — Total : 8Si-

mi. Bouuon». — tmf^^iaeàài

G. Hassor. Provriétaire-Oérant.

TrbNTK-DBIJXIËMB ANMfiB

16 Octobre 1S85

MRAISSANT TOUS LES VENDREDIS

COMITÉ DE BÉDACTÎON

Phésidbnt : H. le docteur A. DECHAMBRE

HsMBMW ï HJI. les doe(«Urs BLACflEZ, lEORBCS DIEUUFOT. DIETFUS.BIII$M, FRUfiOlMMRCX, AUEIT NCBOÇBUE

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