SÉANCE DU 9 OCTOBRE 1885. — PRÉSIDENCB DE H. VIDAL
D* la paraldMird* {prAM&taUoD da broolnm) : 11. Damo*. — Daa traetaraa da oAlaa tndèpandantaa da tranaiatlma : H. Saaaaa. — I>a rttrèefciaMBaat oonaèoutlf aux uloèratlons da r<Mophaa« : If. Dabove. (DUoaasion : Ul. Hayem. Mlllard. BumontpelUar, BuoqaorO — BMrftolsMmant du dnodénum par péritonite droonaorlta napatloo-dnodènala : dllataimm outriqna : H. Har«n. — ABévTTBBia da la oroaai aovUqaa o«v«rt dana la traohèa pandant la tnwhAotomla (prtoantaUoa da plèoa anatomiqua) : K. A. Bobln. — ÊleoUon.
H. Demos offre à la Société une brochure qu'il vient de
Eublier sur la paraldéhyde. il conclut que c'est un excellent ypnolique, p^férable même au chleral ches les gens débilites ou atteints d'affection cardiaque. Elle ■*« sur le nionvement fébrile aucune action ftcheuse.
— H. Demos donne lecture d'un mémoire sar les fractures de côtes indépendantes du traumatisme. (Sera publié.)
— H. Debovê lit un travail intitulé : Du rétrécissement primitif de l'œsophage (ce titre a été modifié au cours de la discussion suivante). (Voy. p. 676.)
H. Hayem demande si M. Debove a relevé quelque particularité symptomatique pouvant autoriser, en pareil cas, à poser le diagnostic de rétrécissement simple. 11 a observé, et bien d'autres avec lui, des faits en apparence identiques, mais dans lesquels il s'agissait néaninoina de cancer œsophagien. On sait qu'en semblable circonstance la cacheiie est irfes tardive, aussi serail-il précieux de posséder un moyen de reconnaître le rétrécissement simple, afin d'éviter les dangers auiquels eiposerait le cathétérisme forcé d'vn œsophage carcinomateux.
' H. Debove pense que la longue durée de l'affection et la marclie des accidents 9DDl(t8SMcarftctéristi<{ueB. Qnob«err«,
en effet, deux périodes : la première (période d'ulcération) a pour symptôme principal les hémorrhagies ; la seconde (période de rétrécissement proprement dit) se révèle par les troubles mécaniques de la déglutition. Cette symptomatologie n'est d'ailleurs baséeque sur les deux faits qu'il a rapportés, et qu'il croit être les premiers de cette nature. Il ne se dissimule pas les risques que l'on court en catbétértsant avec force, alors que le diagnostic reste incertain; mais, en présence d'une mort certaine, dans les deux 6as, si l'on ne se résout pas à intervenir, il est d'avis que l'on est autorisé, dès que le rétrécissement simple parait très probable, à tenter de forcer l'obstacle.
H. Millard trouve la dénomination de rétrécissement pri^ mitif impropre; c'est une sténose consécutive à l'ulc^ation. On pourrait également adopter la qualification de rétrécissement cicatriciel.
M. Debove avait cru devoir se conformer à la nomenclature consacrée par l'usage, qui dénomme consécutifs les rétrécissements produits par l'œsophagile aiguS ou le cancer, et cicatriciels ceux qui suivent l'action des caustiques. D'ailleurs, en Tabseuce d'autopsie, l'ulcération précédant le rétrécissement, dans la variété qu'il a observée, demeure une hypothèse. Il ne se reruse nullement, du reste, à se rendre aux objections de M. Millard, et adoptera le terme de rétrécissement consécutif aux ulcérations de rœsophage.
H. Millard serait asses porté à croire que, cfaex le malade de M. Debove, il s'est agi d une ulcération siégeant au niveau du cardia plutôt que sur l'œsophage même; les signes de dysphagie semblent, en effet, avoir été pendant longtemps peu marqués.
H. Debove pense que les divers symptômes qu'il a observés chez son malade tendent à démontrer l'existence d'une ulcération, et d'un rétrécissement consécutif, en un point de l'œsophage situé 6 plusieurs centimètres au-dessus du cardia. H insiste sur l'absence de douleurs gastriques.
M. Dumontpallier demande si l'on connaît des faits d'ulcère simple du cardia analogue à l'ulcère du pylore.
H. Bucquoy a recueilli, dans la littérature médicale, plusieurs observations de ce genre; parfois même l'ulcère du cardia coexistait avec l'ttictM rotundum du pylore. On a noté d'ailleurs la sténose cons^utive de l'extrémité inférieure de l'œsophage, el, dans quehjues cas, on a pu faire la vérification uécroscopique.
H. Debove a publié, l'an dernier, une note sur ce sujet, dans laquelle il relate plusieurs observations de Quincke ; cet auteur attribue l'ulcère de la partie inférieure de l'œsophage à l'action du suc gastrique qui aurait pénétré dans ce conduit : de là la dénomination de ulcus asophagi ex digestions qu'il a adoptée. Ces observations, munies du contrôle anatomique, ont guidé très utilement H. Debove dans l'étude des deux faits qu'il a rapportés, et l'ont encouragé k intervenir énergiquemeot; en effet, (îuincke exprime, dans un cas, le regret qu'où n'ait pas songé à l'existence d'un rélrécissement simple, dont le cathétérisme aurait sans doute pu triompher.
M. Hayem se demande si tous ces faits sont bien semblables. On peut rapporter à l'action du suc gastrique les ulcérations du cardia ou de la portion contigué de l'œsophage, dont il a lui-même observé un exemple ches un alcoolique atteint de gastrite ulcéreuse; mais la même interprétation peut«lle convenir lorsque l'ulcère et le rétrécissement consécutif siègent, comme chez les malades de H. Debove, notablement au-dtôsus du cardia.
H. Debove fait remarquer que la théorie ex digestione n'est, jusqu'ici, qu'une hypothèse. II est d'ailleurs cerlaûr que, chez le malade dont il a parlé Tan dernier, le rétréos4L
Mdient était situé h plusieurs centimètres au-dessus tm^rr
GAZETTE HEBOOHADAiRE DB HÊOEGINE V£ BE CaïAUEGIE 16 Octobbe m
dia. Gbez son second malade, la lésion paraît tout analogue, quoique siégeant peut-être en un point un peu moins élevé.
— M. Hayem rapporte, en quelques mots, l'observation d'un malade qui a succombé à une sténote du duodénum
Î}roduite par péritonite iocalixée hépatico-duodénai^. Dans es antécédents de ce malade, on relevait une affection abdominale douloureuse, accompagnée de melœna, qui faisait songer à l'existence d'un ulcère duodénal. Cet individu était enlfé à l'hôpital pour des accidents clioiériformes, accompagnés de crises de létanie, phénomènes qui se reproduisirent plusieurs fois durant son séjour de quatre années dans les salles; ils paraissaient déterminés par une abondante sécrétion dans un estomac considérablement dilaté, et c'est |«ndan t un semblable accès qu'il succomba. A l'autopsie, on ponslala Texislence d'une cicatrice duodénale non douteuse, mais on reconnut qu'elle ne pouvait élre considérée comme la cause immédiate des accidents. En elTel, on trouvait un estomac dilaté dans des proportions excessives, affectanl la fonne générale d'un V fixé par son extrémité inférieure nu niveau du pubis; le pylore et le duodénum, ouverts avec précaution, offraient leur calibre normal; mnis, à l'union de la première portion du duodénum avec la seconde, on voyait de solides néomcmbranes vasculaires bridant l'intestin, au-dessous duquel elles passaient en écharpe, et le reliant à la face inférieure du foie, vers laquelle elles le soulevaient rortemeni de bas en haut et d'avant en arrière. Il eu résultait la formation, à l'intérieur du duodénum, d'une véritable valvule constituée par la portion inférieure de la paroi intestinale refoulée jpAT une sorte d'étranglement sur vive arête. Le rétrécissement du conduit intestinal était asses prononcé pour que le doigt ne pût franchir l'obstacle sans repousser iM^alablement en bas, avec force, cette valvule d'un nouveau geni%. La pathogénie de cède lésion se comprend aisément : l'ulcère duodénal, qui avait pénétré presque jusqu'à lu séreuse, avait été l'origine d'une péritonite circoiiscrite, suivie d'adhérences avec la face inférieure du foie au moyen de brides dont la rétraction ultérieure avait étranglé le duodénum. D'autres portions du péritoine avaient d'ailleurs participé à l'inflammaiion, et le {irand épiploon. épaissi et rétracté le long de la grande courbure de l'eslomac, avait contracté des adhérences maintenant cette portion du ventricule au voisinage du pubis. On avait, pendant la vie, nettement constaté l'énorme ililalalion gastrique, mais on avait cru le bord inférieur de l'estomac situé beaucoup moins bas, à deux ou trois travers de doigt au-dessous de l'ombilic. On s'aperçut encore i l'autopsie que l'intestin gr^e, sans doute peu à l'aise dans cet abdomen rempli par l'esiomac, s'était insinué entre la petite courbure gastrique et la face inférieure du foie, faisant, à travers l'hiatus de Winslow, une hernie volumineuse. — Eu terminant, H. Hayem se demande s'il n'aurait pas sufïi, dans un cas semblable, de mettre le malade la tète en bas après ses repas pour permettre aux aliments de franchir la valvule duodénale?
— M. A. Robin présente, au nom de H. Deroye, médecin de l'hftpital de Dijon, une pièce anatomioue permettant de voir un énorme anévrysme de la crosse de l'aorte ouvert dans hi trachée. Cette pièce provient d'une femme qui subit l'opération de la trachéotomie pour parer à des accidents asphyxiques menaçants, et qui succomba, par suite d'une hémorrhagie foudroyante, au moment où l'opérateur introduisit la canule dans la trachée. Il est probable que l'extrémité infé-r rieure de la canule est venue heurter et rompre la poche anévrysmale qui fjiisait saillie dans le conduit trachéal.
— Élections. — If. Libermann est nommé membre honoraire de la Société.
André Petit.
tMéâé lia eklrwflo-
SÉANCE DU 7 OCTOBRE 1885. — PRÉSIDENCE DE K. DrPUT.
Da la dtfonnaUoa dM prqJwtllM *ar U ■^'Ur ImlliiiMtm
«(u'on en p«at tlr«r. rapport : ML CbaaTal. — Coarpi Atnngmii rurèthr« et de la Tassls, extraotlon : M. Daa^ta (DlMnMte MU. Monod, 1.6 Denta. Berger, TUlauz). — Canîge d'os Kbaèi i» dlapbragtikatl([ue : X. Oaarmomprei.
M. Verneuii oiïre à la Société, de la part de H. Ûllier (de Lyon), le premier volume du Traité dei rtsetixm^ des opérations conservatrices qu'on peut praliam ml' système osseux^ et il profite de l'occasion pour faire rerovquer que,- loin de bannir de la chirurgie ce genre d'Iottrvenlion éminemment conservatrice, il partage ta plupartde opinions émises dans ce livre. Ce qu'il a voulu blintt ailleurs, ce n'est pas, comme on le lui a fait dire, laréscitiM excellente en elte-méuie et qu'il a été un des premienn France à pratiquer d'après la méthode sous-pèrioslée,cH l'abus qu'on tend à en faire.
— M. Charnel lit un rapport sur un travail de M. Bir-
3uet, professeur agrégé au Val-de-Grftce, intitulé :0(li êformation des projectiles sur le squelette ti des t»iii«lions qu'on peut en tirer pour le diagnostic, le promiv et le traitement des plaies des os. Tous tes chirurpeiKqii ont observé des plaies par armes de guerre, savent qmilr difSeulté créent pour le diagnostic les lésions irrégulinti produites par les projeciiles et quel danger fait courir» malade l'exploration de la blessure soit par des mosTCintiA imprimés aux parties, soit par des explorations aveeled^ ou des instruments ; il y aurait donc le plus ^and iniértti tirer de l'examen des projectiles des renseignemenis nr l'étatde l'os qu'ils ont frappé. C'est la lâche que M. Bousqnrt a entreprise ; s'aidant d*un très grand nombre d'eipérienm cadavériques personnelles, prenant en considération \i< faits établis déjà par M. Deloi me et les observations releirf^ pendant la guerre d'Amérique, il arrive à quelques eofiflusions utiles. Comme ses devanciers, il admet rieuxtype* déformation des balles, des déformations perpeDdiculaire> à leur grand axe {déformations de pointe) et des défanM tions parallèles à cet axe {déformations latérales). formation de pointe s'observe lorsque la balle alteini ti plein le tissu spongieux ou le tissu compact et die pr^ sente quelque différence dans les deux cas : dans lepniBitr cas la pointe est légèrement aplatie et ses parties lat^ offrent des rainures, des sillons, creusés par les est^vm qui les ont grattées; dans le second cas la pointe e^^ ment aplatie et disposée en forme de disque. La ^^''V^ tion latérale se montre lorsque le projectile toacb> w parties périphésiques d'uu os : «a doit rapprocher àt&tH* les cas où une balle se divise en deux fragments siv ""^ arête osseuse. Toutes ces remarques sont bonnes à naître, fait observer le rapporteur, mais elles n'ont peut-*" pas une valeur absolue pour la question à résoudre; ""''* que le type de la déformation est quelquefois difficile > s)> sir, il peut se faire que le projectile subisse des détonutions autres que celle:; qui rfeultent de son contact *itc^ squelette: par exemple une balle peut se déformer sur r dilférentes pièces de l'armement ou de l'équipement.
— M. Després communique la deuxième partie à'nat^}' servatioii , dont la première partie a été publiée dans li t'' zette des hôpitaux du i" octobre. Cette observation prw'' 1 utilité et les avantages de la taille périnéale dans ce™'" cas, mais elle ne porte aucune atteinte à l'excellence de taille hypogaslrique, qui d'une façon générale doiié'ref"'' sidérée, pour M. Després, comme la méthode de choiïl»^ l'ouverture de la vessie. Un mariQ, avait * ''*'*''^,fi livrer à la masturbation eS^i^Aù-Mt^int Iw*"'
une mince tige de bouleau al
16 bcTOBAE iSth GAZRtfÉ HEBbmiÀDAiRB D£ HÊDSGINE ET DE CHIRURGIE
te fil cassa ét la tige de bois tomba dans la vessie; honteiiic (le sou àccideul, et ne voulant' pas l'avouer, l'homme chercha à retirer lui-même le corps étranger en faisant pénétrer dans l'urèlhre une épingle courbée en forme d'hanre'çon et armée d'un fil ; le fil cassa et l'épingle resta fichée dans Turéthre. Le malade entra alors à la Charité, se disant alteint d'un rétrécissement ; il fut facile de constater qu'il n'en était rien, car une sonde n" 17 de la flIièPe Charnére passait avec la plus grande facilité ; l'exploration méthodique du canal révélà la présence dë l'épingle uu peu en avant de I» porlioit bulbeuse et le malade avoua son accident. Séance tenante, on procédai l'extraction de l'épingle en faisant une boutonnière nréthrale an point on la sentait et par l'oriflce ainsi créé on essaya d'aller saisir la lige de bouleau avec un brise-pierre; il fut impossible non seulement de la prendre, mais même de la sentir, ce qu'il est facile de comprendre en réfléchissant à la légèreté et à la faible consistance de cette mince lige imbibée de liquide. On laissa la plaie uréthrale se fermer, puis on songea à éxtraire le corps étranger intravésical. Pensant bien qu'une petite incision suRirail poar c«tte extraclion, M. Deâprcs.chuistt la ttiUe prérectaln de Nélaton, qui. respecte toujour-s le bulbe et ne -s'aoeompagne pas de la bLessuve des tissus péh riprostatiques, si l'on a soin do donner peu d'écartement aux brailcnes du Hlhotome de. Uupuytren. Dans ce cas particulier, M. Després jugea qu'un évartement de 13 millîmétrés était suffisant ; sitôt la pnislale inrisée* le chirur^en s'ompressa d'introduire le doipt daflsJ« vessie et de reconnaître ia poBÎtion du coi^s étranger : selon M. Despiés, ce temps efet de la |dus haute importance; suivant lui, e'est pour l'avoir négligé que des cbirurgîejis ont pu mcconnaitre rexisleoce de corps et de calculs volumineux dans la vessie; c'est probablement, dil-il, ce qui est arrivé au chirurgien dont H. Monod a rapporté l'observation dans une des précédentes séanoçs. Le doigl reconnut la tige de bois inesu'ranl 3 c^ntinrètres placée à gauche de la vessie ; les teneltes ne purent la saisir, mais elle sortit spenlanéinenL en même temps nue des caillots sanj;uins. dont on provoqua l'issue à l'aide n'abondantes irrigations. Le malade, opéré il y a vingt-huit jours, est aujourd'hui presijiic complètement guéri ; le pansement a consisté en applications de cataplasme sur le périnée, le malade u'a pas eu au-dessus de 38 degrés rie tenifiérature, mais il a ressenti pendant, quelques joui^s des doaleurs rénales simulant la colique iiêphrélique ;.ce n*est pas la première fois que,M. DesprM constate ce phénomène chez des opérés de taille, il serait porté à l'attribuer à une poussée de néphrite déterminée ^ar ta pénétration de microbes jasqn'an niveau des reins, suivant la théorie de Klebs.
M. jfonad justifie le chirurgien, dont 'vient dé parler M. Després, du reproche de n'avoir pas su trouver le calcul de son malade après la taille pënnéale. Comme tous les chirurgiens, il a introduit son doigt dans la vessie après Touveriure du réservoir, il le dit très explicitement ; s'il n'a pas rencontré ta pierre, cela tenait (l'une pnrt h l'épaisseur considérable du péiinée et d'autre pari à la situation du calcul caché derrière une prostate très hypertrophiée, réalisant une disposition bien étudiée par Houstet à 1 ancienne Académie de chirurgie. Ces cas se renconrent de temps à autre dans la pratique et nujourd'hui même M. Mandillon (de Bordeaux) a adresse une observation analogue, sur laquelle il sera d'ailleurs fuit uu rapport.
H. Le Dtttitt a recommandé, il y a quelque temps, la voie périnéale dans le traitement des corps étrangers de la vessie. 11 demande à M. Després pourquoi il ne s'est pas servi de l'uréthrotomie externe pour dilater de suite le col et procéder à l'extraction du corps étranger.
M. BergeTy quelque temps après la cum'miinication ti laquelle vient de faire alliisioa M. Le Dentu^ s'est trouvé eh
présence d'un corps étranger de la vessie, qu'il a pu extraire aisément par la boutoiuièra périnéale.
M. TiUaux se demande pourquoi M. Després a cru devoir inciser le col dans l'étendue de 13 millimètres alors que D&lbeau notts a appris qu'il peut se dilater avec la pins grande facilitéjus/iu'â 2 centimètres; une si minime incision était donc inutile.
M. Després répond d'iibord à M. Titlaux que ce n'est pas le col, mais bien la prostate que l'on incise avec le lilbotomé ; d'ailleurs la dilatation par le procédé de Oolbeau est une mauvaise opération qu'on doit rejeter; il dit à M. Berger que la boutonnière convient pour l'extraction des corps résistants, qu'on sent avec les instruments et qu'on peut saisir avec eux; enfîn il fait remarquer à H. Le Deiilu que dans sa premièie opération, ayant pour but l'extraction de l'épingle, il avait ouvert l'urèthreen avant du collet du bulbe, trop loin par conséquent pour pouvoir se servir de cet orifice pour dilater la portion postérieure de l'uréitbre et péné^trer ainsi dans la vessie.
— M. Guerniomprez (de LiHe) lit une observation de curage d'abcès gangrenenx sus-diaphragmatique.
Alfred Pousson.
Nous relovons d'après le Progrès médical les doua coior .municatioos suivantôi ."
- PEltStBTA^CE DD CANAL ARTÉRIKL CHEZ UNB FEMME I>b
ciNQnAHTE ET UN ANS, par M. J. Iktrier, interne des hôpitaux. — Cette femme est anmnée à l'hôpitul Saint-Antotite dans un état d'asystolie assez grave. Maigreur* pâleur extrême, état cachectiqutï. Efle est sujette a«x palpitations (surtout sous l'influence des mouvements violents), auït éblouissements ; mais en somme elle a é(é jusqu'ici peu: incommodée par la lésion qui va élre décrite. CtBor hypertrophié : la pointe bat dans le cinquième espiace intercostal, en dehors de 1» ligne du mamelon ; soufRe systolique ayant deux foyers d'ïAtensité maximum : l'un près de la pointe et sans prolongation; l'aalreau niveati de rorifice aortique, pobvant être saisi jusque dans les doux carotides et l'artère axillaire gauche. La malade sitccumbe environ un mois plus tardi une complication de pneumonie hypostalique.
A l'antopsie, OH trouve l'artère 'pulmonaire dilatée; en la divisant, ainsi que l'aorti*, voici co qu'on constate : le canal artériel a en i^alité dfepani, mais un orilîce faisait communiquer directement l'aorte avec la branche gauche de l'artère fttlmonaire.' Cet orifice est muni d'une petite' valvule insérée sur la partie droite de la circonférence.
Anomalie de i/ùnfminE, par M. Secheyron, interne des hôpitaux. — Cette anomalie congénitale consistait dans la présence d'une cloison de la portion spongieuse en arrière de la fosse naviculaire. Cetti: lésion a élé constatée à l'autopsie d'un sujet mort d'un abcès urineux consécutif à iili rétrécissement blennorrlia;'iquc; elle aVait été méconnue pendant la vie, La cloison divisait transversalement l'urèlhre en deux parties & peu près égales; ses bords latéraux so confondaient avec la muqueuse uréthrale. On voyait s'aboucher dans la fosse naviculaire, non seulement le canal de l'urëlhre, mais encore un autre canal; ils étaient séparés l'un de l'autre par la cloison, offrant la disposition tie deux cannn^ de fusil.
686 - M> 4â - GAZETTE HEBDOUAAAIRB DE MÊDEGINB ET DE GHIRBAfilE' 46 Octobre m
SËANCB DU 9 SEPTEMBRE 1885.
mtêm vMooUdn. - Nèptarlt* IdloyctlUqM ottac 1m •niant». - Uloèv* parfonuBt dn daodtauim. — DUataUm «t liypartrophis dn
oceur, perforation da la ololaon interventricnlaira.
Cette séance de la Société pathologique de New-York nous <^re quelques communicalions à relever.
— H. H.-J. Boldt présente une môle vésiculaire. L'histoire de la malade, dont elle provient, est intéressante, car elle montre à quelles exUéinités une patiente peut être rédaite par cette affection. La malade, qui perdait du sang en abondance depuis plusieurs jours, était très anémique ; son poals était absolument imperceptible. Un médecin avait pra^ tiqué le tamponnement, mais sans résultai. M. Boldt trouva roriflce du col dilatable, mais non dilaté. Dans ces conditions, il y introduisit un céne d'éponge préparée, dilata ainsi le canal et put extraire une mAle vésiculaire, faiblement adhérente au fond et aux parties latérales de l'utérus. La malade aurait très probablement succombé dans les vingtquatre heures, si la tumeur n'avait pas été extraite.
— M. /. Lewis Smith présente des pièces pathologiques d'un enfant mort à l'à^de sept fflots. If avnt été nourri par une nourrice et n'avait été vu par M. Smith que ^uelquetois pendant le cours de gA maladie. 11 avait été bien portant jusqu'à r&ge de six mois, quand la mère remarqua un jour
Su'il n'avait pas uriné depuis quelques heures. Quelques doses B sel de nitre rappelèrent ta sécrétion. Relativement à Tétiologie de cet accident, on ne trouve nul antécédent scarlatineiu ou diphthéritique. Cinq jours après la sécrétion uri^ naire se supprima de nouveau et fut rétablie par la néme médication.
L'enfant alla bien alun environ pendant onse joum, lorsque la diarrhée fit son apparition. Deux jours après, les mictions ne se faisaient pas plus de quatre fois dans les vingt-quatre heures ; l'eufant s affaiblit et finit par mourir le i" septembre. Le 2 auût il avait eu des convulsions généralisées pendant cinq minutes; en même temps que ces convulsions, on constatait des symptômes nerveux durant trois jours, entre autres une rotation permanente de la téte sur l'oreiller. Les deux dernières semaines de sa vie, le petit malade eut de la toux ; dans le cours du mois d'août, la température du matin oscillait dans les environs de 100 degrés (Fahrenheit) ; le soir, elle était généraiement plus élevée de z ou 3 degrés; la plus haute température observée fut de 106 degrés (Fahrenheit). Des lésions intéressantes s'observent du côté des reins. Cm organes sont considérablement augmentés de volume ; la substance corticale du rein droit est épaissie; les pyramides sont cengestionaées; la naaquense tapissant tes calices et le bassinet est épaissie et hjrperhéiniée. Le rein gauche est le siège d'une congestion très intense ; les pyramides et l'écorce sont de la même couleur. La vessie présente des traces d'inflammalion calarrhaie. L'urine trouvée dans la vessie contient du mucus, une
firande proportion d'albumine, des filaments hyalins, granueux et des cellules épithéliales; on y trouve aussi des corpuscules muqueux et des globules rouges. Le docteur Dan,
aui a fait l'autopsie, alti ibue la mort à une néphrite aiguë. *c8t li un cas intéressant, car il démontre que la néphrite idiopathique peut s'observer chez les jeunes enfants, fait que l'on passe ordinairement sous silence.
H. Boldt a fait le même jour l'autopsie d'un enfant ayant succombe à une diarrhée existant depuis trois mois ; il y avait eu suppression de la sécrétion urinaire la veille de la mort. La température était de lOS^S. On trouva nne néphrite aiguë. L'enfant était âgé de trente mois.
— H. hYanck Ferguson monlre une pièce pathologique
d'ulcère perforant du duodénum; la base de l'ulcéraiioD i circulaire et mesure un pouce de diamètre; son somme une forme triangulaire. Le malade d'où provient la pièretï un tailleur, Âgé de quarante-cinq ans, ne sachant pas pari anglais et incapable de donner des renseignements son qu il éprouvait. On apprit cependant qu'il était malade àt^ un mois et se plaignait de douleur dans Testomac et de ca stipation. A son entrée à l'hôpital, il était très amaigri, ventre était tendu et rétracte. U vomit plusieurs feii.1 température oscilla entre 100 et 105 degrés (Falurenheil':l
fiouls était à 82; rien dus les urines. La mort san^ e deuxième joar après l'admission du malade. H. Ferjn^i fait observer qu'il a vu trois cas de perforation du duodr^^ et que iluns tous il a été très difficile de diagnostiquer U.H ritonite. Il pense qu'elle a existé chez son malade pemtaaia mois et demi à deux mois. L'opération permettrait peul-tj de faire le diagnostic ; le danger de perforer rinlesttfi ni l'aiguille doit être considéré comme nul.
— H. F. Fergtuon présente en seeend liea le coer 4'» garçon de treiie ans, qui avait eii pn^bleneat dM^inl tisines. Il avait de la pSne de la respiralion et m ani sarque généralisé. Le sternum était bombé, les veines jaçu laires saillantes, la matité cardiaqae augnaentèe-, U (Mini du cœur ne pouvait pas être sentie ; on percevait à l'épigasm une impulsion très nette. 11 y avait un bnut de noM bruyant avec tlirill dans le septième espace iotercutal suri ligne mamelonnaire, se propageant à gauche ; dais le s«mi espace intercostal, jùste i droite dn sternum, on per»>^ un double soRffie systoliqae, se prepageant vers le haut. Ami la mort, la respiration et le ponts étaient deveaus Iran, des. A l'autopsie, on trouve dans le cœur des \èmsi plus haut intérêt. L'org&ne était dilaté et légèrcmeriifftftrophié ; il y avait des végétations sur les vn^alcs loiu^ tricospides et pulmonaires. Il existai! na orifice k tnmi cloison inlerventriculaire il n'est pad improbable q«(^ végétations du côté gauche dn csor se soicoi prop^^ côté droit par cette voie. Pas d'embolie.
R£TUE DES JOURNAUX
paralysies radlnlalrm ém r^—rmraTtwmttM " |^r(l«lp«U*a ét» aiets syifthUiwss -- ii| d«ns les paràlysics, par A. KmjMPKS. —
vient de terminer, dans la Bepue de médecine dn K' tembre, le très intéressant mémoire dont on araii u»^ la publication dans celui du 10 juillet. On sait «foeietpvilysies du plexus brachial atténuent les racines nerw^- L'auteur étudie successivement les paralysies raificsl'irii totales et les paralysies radicnlaires inférieure!^ rêsaiÊfJH très grand nombre d'observations empruntées \ ^nrs« publications, en relate de nouvelles (en tout dix-huit), A \iâ par en résumer les principaux traits :
Les paralysies raatculaires totales se présentent ensemble symplomatioue assez caractéristique, pour qa-' diagnostic soit en général facile. La paralysie motrin '.■ lisée au membre supérieur, t'anesthésie si nettetnenl Arl \ iée, les troubles tropbiques cutanés et autres, les rèsf i électriques, l'absence de toute espèce de contracture, à i gération des réflexes tendineux, Tétiologie enfin, é'-iri d'emblée toutes paralysies d'ongine cérébrale ou mèifc' J dans lesquelles les phénomènes paralytique^ et anes1hé$i l sont beaucoup plus étendus et n'ont pas cette disposic. i caractéristique des paralysies radicnlaires. Celles-r': i sentent trop la marche et les caractères d*une lési«n 'i veuse périphérique ^ûMT soit besoin dlnsisler tr le diagnostic. Un examen quelque peu approfondi n- l mettra pas non pins de confondre avec ces paralysies tt-i ralyeies hifstéro-traumatiques de H. Qlgï^i^ioat 1 i tence est atyourd'hui mise tiers de doute.. O
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Le diagnostic du siège de la lésion et du nimbre de racines intéresséen dépend esseatiellement de la topographie des muscles paralysés. Dans les paralysies type Ducaenne- Erb, la paralysie oa l'imégrita des muscles sus et sous-épineui, dont le nerf (nerf suâ-scapulaire) nàit très près du Irou de conjugaison^ peut indiquer la hauteur de m cause paralysante. Dans les paralysies radiculaires totales ou inrérieuFes, les phénomènes oculo-pupillaires indiqueroùt une lésion siégeant au point d'émergence des nerfs du plexus brachiat, et intéressant le rameau communiquant du premier nerf dorsal. Toutes les fois qu'une paralysie revêt les lUlures d une paralysie radiculaire totale ou inférieure, sans s'accompagner de phénomènes oculo-pupillaires, on peut afCrmer que la lésion siège plus en dehors, entre les trous de conjugaison et le plexus brachial proprement dit.
L'intérêt principal du mémoire deM"*» Klumpke est dans les expériencps qu'elle a entreprises de concert avec .M. Queyral, interne des hôpitaux, dans le laboratoire de M. Vulpian, dans le but de conlrAler les déductions cliniques. Ces expériences, au nombre de onze, et toutes faites Sac des chiens préalabtmant ftnesthésiés par injection intraveineuse de dUoral, ou ijuection.sous-cujanèe.aê n^çphine et de curare, ont consisté à aller dénuder le sixième et le septième nerf cervical, et le premier nerf dorsal, puis à les sectionner près des trous de conjugaison. L'ojjération est relativement facile pour les deux premiers, très difriciie pour le second, à cause de la profondeur où il est placé. On peut y arriver à l'aide du procédé imaginé par Cl. fiernard pour l'arrachement dn premier ganglion thoraciqiie; mais ta section de ce côté ayant été suivie d'une hémorrhagie mortelle, les opérateurs se sont résolus à attaquer tout te plexus brachial par l'épaule. L'animal est couché sur le côté, on abaisse fortement le moiuon de l'épaule, et on fait une incision à deux travers de oigt au-dessus du bord supérieur de l'omoplate, parallèlement à ce bord ; but la sonde cannelée on incise le trapèse, on trouve alors sur le scilène postérieur les troncs constituants du plexus brachial. La section, l'arrachement de ces nerfs se font ainsi, paralt-il, beaucoup plus facilement que par n'importe quel procédé.
Il va sans dire que les expériences sur le chien ne peuvent servir à éclairer te diagnostic des paralysies radiculaires du plexus cervical de l'homme au point de vue de la distribution des phénomènes moteurs et des phénomènes sensitits, en raison des différences que présentent les deux plexus quant à leur topograptiîe et à leur distribution dans les muscles. Mais on voit qu'elles ont une grande signification quant à la production des phénomènes oculo-pupillaires. Elles montrent, en effet, oae, dans leurs expériences, les auteurs ont essayé de repronuire les opérations de Maury et Duhring, de Sauds et S^uin, le cas de Flaubert.
Dans les expériences II et III, ils ont sectionné les nerfs en dehors du trou de conjugaison (opération de Maury et Duhring); pas de phénomènes oculo-pupillaires. L'autopsie a démontré, en elfet, J'inlégrité complète des rami communicantes. Dans l'expérience I, on a sectionné les nerfs au niveau du trou de conjugaison : phénomènes oculo-pupillaires, section des rami communicantes (opération de Sands et Seguin).
Les expériences Vllt et IX produisent Varrachement de toutes les racines du plexus brachial à leur implantation médullaire : luyosis, rétrécissement de la fente patpébrale, enfoncement de l'œil, absence de tout phénomène vaso-moteur (observation de Flaubert).
Dans l'expérience X, les auteurs avaient cm arracher le huitième nerf cervical et le premier nerf dorsal gauches, et il ne s'était pas produit de phénomènes oculo-pupillaires. On arrache alors ces mêmes nerfs à droite, et les phénomènes oculo-pupillaires apparaissent de ce côté. L'autopsie a montré alors que l'arracnement avait porté sur les septième et huitième nerfs cervicaux à gauchCj sur les huitième et
premier dorsal à droite. Elle montre d'une façon explicite,
ainsi que les expériences XI et XII, que la lésion du premier nerf dorsal produit seule les phénomènes oculo-puptllaires; que la section ou ^arrachement des nerfs du plexus brachial ne s'accompagnent de phénomènes oculo-pupillaires que lorsque le rameau communiquant du premier nerf dorsal est intéressé^ Les phénomènes oculo-pupillaires existent toujours seuls, ils ne sont jamais accompagnés de troubles vaso-moteurs. (Revue de médecine, numéro du 10 septembre 1885.)
GontNvIoa léRèro du nerf enliltal ntvle «*aeeld«iit« hystérlqara ehes mn Jeune varçttn, par le doCleurOADCHEZ.
~ Nous retrouvons dans un journal médical de Lille une intéressante observation communiquée en mai dernier à la Société médico-pratique de Paris. C'est un exemple nouveau de la paralysie hystéro-traumatique décrite par M. Charcot. If faut dire pourtant ici que le sujet avait été déclaré hystérique précisément par M. Charcot plusieurs années avant le traumatisme (fracture du radius) gui a été le point de départ d'accidents de paralysie du côté du bras fracturé (inertie presque absolue des trois derniers doigts de la mairi, abolition de fa sensibilité dans toute la sphère du nerf cabi^ toi). Mais le traumatisme parait avoir exercé une notable influence sur les accidents nerveux; indépendamment de ceux qni viennent d'être rappelés, une chute faite au cours de la guérison de la fracture amena une crise avec pleurs, sentiment d'une vive douleur dans le petit doigt, etc. Peu de jours après (à la suite, il est vrai, d'un violent chagrin), il y eut de l'aphasie, de l'hémiplégie, de l'hémiconlractare. L'hydrothérapie et une saison à Geradmer ont amené une guénson dérinitive. (Journal des icienees médicales de Lille, n" 19.)
BIBLIOGRAPHIE
Étade ellal^tt mf la graade hystérie oa hjuté-rm-épt-
leprte, par te docteur Paul Riches. 2" édition. — Paris, 1885. A. Delahaye et Emile Lecrosnier.
Nous avons déjà dit {Gaz. hebd.^ 1881, p. 241) tout le bien que nous pensions de ta première édition de cet ouvrage si remarquable, et nous en avons alors analysé les principaux chapitres. Il nous suffira donc aujourd'hui de signaler les additions et les modifications apportées par l'auteur à cette deuxième édition. Encore nous serait-il bien difflcile d'en faire ressortir tout l'intérêt, car il nous faudrait, pour y parvenir, apprécier et discuter les 300 p:ijos qu'il consacre à rétnoe de rh;^noti8me et des phénomènes suggestifs. Un semblable étamen dépasserait 1 étendue que nous pouvons consacrer à un article bibliographioue; il nécessiterait d'ailleurs un parallèle entre les recherches de M. Ricber et celles qui, dans ces derniers temps, ont si vivement sollicité l'attention des physiologistes et des psychologues. Nous nous contenterons donc de recommander à tous ceux qui veulent se faire une idée quelque peu précise de ce qu'il faut entendre par hypnotisme, de ce qu'il convient d'admettre comme définitivemenl acq^uis à la science, et de ce qu'il faut encore provisoirement rejeter, la lecture de cette quatrième partie du livre de notre distingué confrère. Il contient un exposé aussi clair, aussi complet, aussi sincère qu'on peut le désirer d'une des questions les plus controversées de la neuro-pathologie. M. Richer aiïirme sans hésitation l'étroite parenté qui existe entre l'hypnotisme et la grande hystérie; il considère l'hypnotisme comme nue névrose; il persiste à rattacher aux faits relativement connus, & ceux que peut éclairer l'étude clinique des maladies nerveuses, les-J>bservations plus ou moins bizarres que certains médecins cherchent ii^ donner comme extraordinaires, et qui ne le paraissent ^s^en~
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raison des circonslances anormales où elles se produisent. Au scepticisme exagéré des uns aussi bien qu'A fa crédulité et au défaut de crilique des autres on pourra désormais répondre en renvuyant à cette étude si consciencieuse et si rationnelle de l'hypnotisme.
La description de rhystéro-épilepsie dans ses variétés diverses a aussi été augmentée par Vétude de l'atlaque de syncope, de l'attaque de spasme et de l'altaque de contracture. Diverses observations uouvelles complètent l'histoire clinique de la maladie. Enfm, au point de vue artistique aussi bien qu'au point de vue clinique, celte deuxième édition a reçu des adiiilionsqui la rendent parliculièrement précieuse. C'est ainsi que M. nicher a réuni, dans une planche à l'eau forte, les spécimens de toutes les variétés de la grande attaque, et que, dans une série de gravures aussi bien exécutées que probantes, au point de vue du rapprochement à établir entre les faits de possession et ceux que l'on rattache aujourd'hui â l'hystérie, il a reproduit un certain nombre de productions aitisiiques démontrant que la grande attaque nyslérique, tout eu ayant été longtemps méconnue, a de tout temps existé.
L hystérie étudiée dans l'histoire et l'hystérie étudiée dans Fart montrent bien que si l' interprétation des phénomènes a pu varier suivant le degré d'éducation et de critique des observateurs, les symptômes nerveux ont été toujours les mêmes, et que, par conséquent, un même lieu a réuni tous ces faits^ trop facilement rangés jadis dans le domaine du merveilleux. Ou ne saurait trop approuver le projet qui consiste k compléter ces études de crilique historique et artistique en leur donnant toute l'étendue qu'ils comportent, et à y joindre des considérations nouvelles sur le diagnostic, le pronostic et surtout le traitement de ces névroses. Les précédents ouvrages de là. le docteur Richornous permettent d'espérer un prochain volume aussi remarquable que celui qui vient de paraître, aussi digne du maître qui l'a inspiré que du savant et laborieux chercheur qui en a recueilli, coordonné et interprété les éléments.