‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 169 sur 228 · LB VACCIN DE H. FERRAN · texte numérisé non relu

LB VACCIN DE H. FERRAN

Dans notre numéro 41 (p. 672), nous avons, après d'autres feuilles médicales ou politiques, enregistré un passage du Diario de Tarragone, traduit et publié par V Union médicale, et duquel il résulterait que l'applic^on de la méthode Ferran avait eu de fâcheuses suites dans la ville de Gambrils. Nous n'avons pas cru devoir nous taire, parce qu'il im-

porte que les médecins soient mis au courant de tous les résultats d'une méthode qui intéresse an plus haut degré la science et la j)rafiqne; et, en même temps, en raison de la gravité des faits allégués, nous avons déclaré vouloir nous abstenir de tout commentaire. Dès lors, nous n'avons aucun motif de refuser l'insertion de la réclamation qui nous est adressée de Castellon de la Plana par M. J. Clara, ainsi que de la lettre qui l'accompi^ne.

AU COMITÉ DE RÉDACTION DE LA r GAZETTE REBOOMAOAIRB >.

J'ai la dans le dernier numéro de la Gazettt hebdomadaire un passage dans lequel il est dit que le vaccin de Ferran a importé le choléra à une partie de Cambrils, et qu'il est mort deux inoculés auxquels il avait îa\la amputer les bras à la suite des inoculations. Ily a quelque temps, et i l'occBsion des bruits survenus dans ladite ville, j ai écrit au secrétaire de la municipalité, qui m'a répondu la lettre ci-jointe. D'an autre côté, les jouroaux, soit politiques, soit scientifiques, ont pour la plupart reproduit un certifier des médeuns de Cambrils conçu dans les mêmes termes que la lettre que je vous envoie.

J. Clara.

Voici la lettre jointe ft celle de H. Clara : Honsienr,

En réponse à voire lettre, j'ai l'honneur de vous avertir que la femme de H. l'alcade est, en effet, morte du choléra après avoir été inoculée; mais elle fut attaquée par la maladie deux jours après l'inoculation, soit le 29 aont dernier, et elle mourut le t du mois courant; d'où il résnlte que tout cela s'est passé en dedans de la période de cinq jours fixée par le docteur rerran dans ses instructions; ces dates sont sûres, elles ont été relevées sur le registre civil. La personne dont il s'agit était depuis longtemps fort délicate, et pendant tout l'été elle a été alTAiblle par n diarrhée. Je tiens ces nouvelles de l'alcade lui-même.

Quant à l'amputation d'un bras comme conséquence de l'inoculation, c'est absolument faux; ce qui est arrivé, c'est que quelques mariniers inoculés ayant repris trop tôt leurs occupations habituelles se sont vus atteints de tumeurs phlegmoneuses auxquelles on s'est vu obligé d'appliquer le remède que la science conseille eu pareil cas; il y en a même trois ou quatre qui ne sont pas complètement guéris; mais d'Ici à quatre jours ils lo seront, et ni les uns ni Tes autres n'eu garderont une dilTormilé ou un embarras.

Voîei uQ fait favorable au procédé Ferran : dans une famille de six individus, cioq ont été inoculés; le père seul, qui ne l'avait pas été, est mort.

Salvador Ferré.

DE l'époque de l'année A LAQUELLE LES INTERNES ET LES EXTERNES DOITENT ENTRER EN FONCTIONS

Les chefs de service des hôpitaux de Paris sont assistés dans l'accomplissement de leur tâche journalière par des internes et des externes. La durée du s^our de ces élèves dans nn service est'rf*une année, ^ui commence au 1*' janvier. Celle date, conforme à d'anciens usages administratifs, est préjudiciable non seulement à l'instruction des élèves et aux recherches scientifiques poursuivies par leurs chefs, mais encore à l'intérêt des malades. Il est facile cependant de trouver un remède à cet état de choses en faisant concorder, pour le point spécial qui nous occupe, l'année scolaire et 1 année administrative.

La plupart des chefs de service prennent chaque année uu congé de quelques semaines,aux mois d'aoùl ou de septembre. Â cette époque, les malades sont généralement moins nombreux, la mortalité atteint son chiffre minimum, la Faculté de médecine est fermée, le plus grand nombre des étudiants est en vacances, le mouvement scientifique est en quelque sorte arrêté; pour les maîtres comme pour les élèves, c'est en réalité la fin de l'année.

Lorsque, ensuite, le chef de service revient à l'hôpital, il doit consacrer les premières semaines à remettre en quelque sorte son service sur pied, mais la peine ^'/^^;:ftpf f f> alors ne lui est pas d'un long profit; en effetj-^M^^jli^ifir-

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suivant, il verra remplacer ses élèves internes et externes

f)ar de nouveaux venus qui ne connaîtront ni les malades, ni es habitudes du service, et seront par là même, pendant quelque temps, de peu d'utilité pour leurs chefs. C'est donc en realité au milieu de Tannée scolaire^ au milieu de ses recherches que le médecin se trouve pnvé de ses aides, et cela sans nul profit, ni pour l'Administration ni pour les malades, car il est évident que ce n'est pas à l'époque de Tannée où les hôpitaux sont le plus remplis qu'il convient de désorganiser tous les services médicaux.

Du reste, la date du 1*'' janvier est particulièrement mal choisie, et il serait difticile d'en imaginer une présentant plus d'inconvénients : en effet, te 1" janvier, des occupations plus nombreuses et des devoirs de famille incombent à chacun, et cependant ce jour-là le médecin doit venir dans son service et y passer plus de temps qu'à Tordînaire, puisque ni internes ni externes ne connaissent les malades qui remplissent les salles à cette époque de Tannée. Ne serail-il donc pas préférable de faire ce changement de personnel à une autre époque, et puisque aussi bien les chefs de service ont uns double mission, celle de soigner leurs malades et celle de donner renseignement pratique aux élèves, pourquoi ne pas accepter Tannée scolaire et ne pas commencer l'ensei-

Enement dans les hôpitaux à la même date qu'à la Faculté ? 'étudiant y trouvera son profil, le chef de service gardera les mêmes aides pendant toute une année, depuis la rentrée à Thépital jusqu'aux vacances suivantes, et TÂdminislralion évitera de bouleverser les services au milieu de Tannée, et à l'époque la plus surchargée. Pour arriver à ce résultat, il suffirait de fixer les concours de l'internat et de Texternat au mois de mai au lieu de les faire au mois d'octobre, ce qui permettrait aux nouveaux élus de prendre des vacances avant d'entrer en fonctions, et les mettrait ainsi daas de meilleures conditions pour être à leurs chefs d'utiles auxiliaires.

Faculté de m&decine de Païus. — Par décret en date du 16 octobre 1885, rendu sur le rapport du ministre de Tinstraction publique, iub beaux-arts et des cultes, vu les présentations faites

Sar la Faculté de médeciue de Paris et par la section permanente u conseil supérieur de Tînstructton publique dans sa séance du 17 juillet 1885, H. Proust, agrégé des Facultés de médocioe, est nommé professeur d'hygiène à Fa Faculté de médeciue de Paris.

Cette nomination, depuis longtemps prévue, est partout accoeillie avec sympathie.

Faculté de médecins de Montpellier. — M. Todenat, agrégé des Facultés de médecine, est nommé profèsseur de clinique externe. — H. Grynfeltt. abrégé des Facultés de médecine, est nommé professeur d'opérations et appareils à la Faculté de médecine dia Montpellier.

Sbbvicb de santé de la marine. — Ont été promus :

Au grade de dw^ecteur du service ae eanté : H. Courrier

(.Alexandre), médecin en chef.

Au grade de médecin en chef: M. Allanie (Adolphe-Gastave-

Marie).

Au grade de médecin principal: nu. les médecins de 1'* classe : 2* tour (choix). Illy (Jean- Baptiste- An toi ne-Haximin). — 1" tour (ancienneté), Léonard dit Champagne (Alfred-Antoine). — 2Mour (choix). Maurel (Edouard-César-Ëmile). — 1" tour (ancienneté)- Barnier (Jean-Baptiste- Joseph-Charles).

Au grade de médecin de i" cloue : Boussac (Camille-Jacques).

Écoles d'infirmières de la Salfétriérb. — L'Ëcole d'inQrmières de la Salpâtriére a ouvert ses cours le jeudi 15 octobre, à huit heures du soir. La distribution des prix aux élèves a eu lieu le W novembre. L'enseignement comprend les cours suivants : Cours d'administration : M. Le Bas. — Eléments d'anatomie : M. Gautier. — Eléments de physiologie : M. P. Regnard. — Pansements : M. Poirier. — Soius à donner aux femmes en couches et aux nouveaux-nés : M. Budin. — Hygiène : M. Féré. — Petite pharmacie : M. Yvon.

NÉCROLOGIE. — On annonce la mort de H. le docteur Mire (do Saint-Gennain-en-Laye).

CoNSKiL municipal.— Médectns de nuit et médecint dei ftiirw»: de bienfaisance. — Rapport de M. Després. Voici les coûtln^i'^ de ce rapport, fait au nom de la huitième commissioD. Som reviendrons.

Art. l'^ — Les médecins du Bureau de bienfaisance doitenf, leurs malades leurs soins la nuit comme le jour.

Art. 2. — Les médecins du Bureau de BieofiûsaKe, lucriu pour le service médical de nuit, et requis pour une viiitede dl: auprès des malades du Bureau de bienfaisanee de lenr drcotscription en cours de traitement, mémo s'il s'agit d'accoochenuo:. ne seront pas payés.

Art. 3. — Il en sera de même lorsque le médcdo, cooToqi.pour une visite de nuit, aura été mandé avant quatre heares.

Art. 4.— Les médecins d'une circonscription voisioe ne peuf: être requis qu'en cas de maladie ou d'absenee du titulaire it Ii circonscription dn Bureau de bienfaisance.

Art. 5. — Les médecins des quartiers populeux oii le cluf:des visites de nuit serait relativement considérable, ponrrooi éi» admis à obtenir une augmentation sur leurs açpointeinenis.

L'article 6 concerne Se recouvrement administratif du priidii visites de nuit requises par des malades non îndigeiUs.

RÉCOMPENSE. — Le ministre dn commerce s, par itëatiit IS octobre 1885, décerné une médaille d'honnenr en or il. le docteur Gibert (Joseph-Henri- Albert), médecin des épidtmcfè l'arrondissement du Havre, en récompense du dérouemaaitt il a fait preuve au cours de l'épidémie de choléra qui a m. r. 188é dans la commune d'Yport (Seine-lnférieurc).

Établissements de bains. — Sur le rapport du Ccmseildlngiène, H. Gragnon, préfet de police, doit rendre prochaiaeiiïjt Pordonnance suivante :

< Les bains chauds et médiciuaux devront avoir le gésêraln* et les chaudières Installés dans un local spécial, fermé psrM murs en maçonnerie et placé à une distance suffisante des lociu affectés aux baigneurs. Les cabines devront s'ouvrir à riairrinr aussi bien qu'à Pexlérieur. Les robinets dits cols de cygoe serooi supprimés et remplacés par des robinets se refermant aaiomatiquement.

1 Les cabines auront au moins 9 mètres cubes de capacilé. Ht sera établi un vasistas pouvant s'ouvrir à soufflet, et que le biigneur pourra faire fonctionner de sa place. Les bains hytlrosulfurés seront donnés dans des cabines spéciales, et les tm K seront rejetées de Tétablissemcnt qu'après avoir éié désinfrttért. Pour assurer l'exécution de cette dernière mesure, les baigooirts seront disposées de manière que le baigneur ne puisse vidn i en lui-même.

» Les étuves des bains de vapeur devront avoir une capiau de 10 mètres cubes au moins par personne; elles ne seront pu construites en bois. Leurs parois seront en matière moins coaductrice de la chaleur : plâtre, ciment, marbre ou stuc, tm seront éclairées par le haut, et il y sera établi des vasistas p^* mettant une ventilation rapide. Les robinets de vapeur ne seron jamais à la disposition des baigneurs. >

L'ordonnance concerne aussi les bains froids.

ConRESPONDANcE. — Jf. U doctcur X., âiWme>-^ remise au collaborateur qu'elle concernait.

Mobtauté a Paris (i2' semaine, du 11 au 17 octobre I8*ai'

— Fièvre typhoïde, 13. — Variole, 5. — Rougeoie, 9. - Scarlatine, 1. — Coqueluche, i. — Diphthérie, croop, îv.-t*'»léra, 0. — Dysentérie, 1. — Erysipéle, 2. — Infection m pérales, 3. — Autres affections épidemiques, 0. — ^^^^P^.'JZ

— Pblbisie pulmonaire, 170.— Autres tuberoiloses, 34. — affections générales, 61. — Malformations et débilité des extrêmes, 45. — Bronchite aiguè, 15. — PQeam(H"^' ^ Athrepsie (gastro-entérite) des enfants nourris au ^'^'^''.j^ autrement, 31; an sein et mixte, 20; ineonon, 3. A^'J* maladies de l'appareil cérébro-spinal, 112; de l'appareil ok"* toire, 61; de Pappareil respiratoire, 54; de Tappa^

lif, 42; de l'appareil génito-urinaire, 34; de la peau ctau "^ lamineux, 3; des os, articulations et muscles, 1- " violentes, 25. — Causes non classées, 17. — Total : 897.

G. Masson. Propriétaire-Gém^

• 4061. BouKLOTOR. — ImiHimCTiM rionlM, A, mMio^'

TnexTB-DESUxfÉirE année

30 OcTouRE 1885

PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS

COMITÉ DS BÉDACTION PrAbident : H. le docteur A. D£GHAKBRB MuiBRES : HM. lu doctenn lUCHEZ, BE0R8ES DIEUUFOT. DREYFUS- IRISW» FMIICOIt.FMRU. AllERT HUSCQUE

L LEiEIOULLET. PlUL RECLUS

AdresMT tout M qui eoacerne la rééMtim an tUg» du Camiti, ehet M, Dbckambu. 9i,nied» IMU (avut la mardi da prtféicKa).

{ Thèses» examens, cours, etc.] et divers teeuMata latfimaaaMt le pwMia laédiaMi.

SOMHAlAB. — Paris. Pro|iliylMxie ite ta ng9. — L* thalliu. — Ln niAUcamaiiU 1in>nDUqaes on Buiaiiltcref. — VmprhSti» teulahru da mo piacréatiquo compiraliTBiiMnL it celle* Jo In bile. — Tmiiiptanlitioa d« l'oll, — Conlributioii» |ihaniiaceut[i]Bes. — Taavaux oniffi.fAVX- Thcrapeiitique : Méthodo pour prë- «Mir U nigo aprèt Moraiir». — SocitTis savauti*. Acadtfiak ilm aciencsa. — Académie de nMesiM.— SucicUî mcilrrale dca hApiUiuc. — SocMld de ctainu^ie. — Société biokitic. — Acailuiuîc tie médocino de Belgique, — Rsvui 018 JOURNAUX. — MsLioeaÀrBii. Hanuale dt Morajollea d«lle Hallitie meouU. — Indei bibliograpUiiiio. — VAKiéris. — KitiILLitTON. Chro(iii|iM de l'dtmger.

Paris, SD octobre 1885.

PROPHYLAXtB DK LA RAGB. — LA THALLINE. — LES MÉDICA- MENTS HYPNOTIQUES OU SOMNIFÈRES. — PROPRIÉTÉS ÉNUL- SIVES DU SUC PANCRÉATIQUE COMPARATIVEMENT A CELLES DE LA BILE. — TRANSPLANTATION DE L'ŒIL. — CONTRIBU- TIONS PHARMACEUTIQUES.

Nous n'avons plus à appeler rattenlion de nos lecteurs sur la communication de M. Pasteur, que nous reproduisons plus loin (p. 710). Tous les journaux l'ont signalée, et, comme l'a si bien dit H. Viilpian, le corps médical tout entier a pu déj& s'associer aux sentiments d'admiration exprimés à l'illustre savant par ses confrères de l'Académie des sciences et de rAcadémie de médecine. On ne sait, en effet, ce qu'il

convient de louer le plus, ou la ténacité, la patience, l'ingcniosilé de reipérimentateur que ne rebute aucun Insuccès^ ou le génie du savant qui sait, en toute drconstance, modifier sps procédés d'étude pour arriver & un résultat vraiment pratique, DU bien enfin l'honnêteté de l'homme qui n'affirme ses découvertes qu'après les avoir contrôlées un grand nombre de fois, et qui, contrairement à ce que l'on a ose récemment, n'applique à l'espèce humaine des méthodes thérapeutiques dont la science a proclamé Tefficacité, et dont un mode opératoire à l'abri de toute critique garantit l'innocuité. La grande découverte de M. Pasteur n'étonne point ceux qui ont suivi la filiation des Iravaux qui ont déjà illustré son nom. EHe ne sera pas la dernière de celles dont l'humanité saura profiter,

— En ce moment même la prophylaxie de la rage préoccupe de nouveau les Sociétés et les Congrès. Dans sa dernière séance le Conseil d'hygiène et de la saluhrilé de la Seine a, sur un rapport de M. Dujardin-Beaumetx, rappelé les précautions prophylactiques déjà connues et, dans sa séance d'aujourd'hui, présidée par H. Pasteur, le Congrès national des vétérinaires discutera la même question.

~ A l'Académie de médecine, nous devons mentionner un très consciencieux et très intéressant rapport de M. Le Roy de Héricourl, el la lecture d'un travail de M. Jaceoud

FEUILLETON

Chroali|He 4e Vétrmmgmr.

Annivaraalraa an Allamaana. — LaPAplnttra: aaaorlgljua. — La aar-

vioa da santA dana l'armAa pnualaïuia A la Un du iliz-lnilU6ma ■ttola. — L'Unlveraltè da Berlin. — Pramtères i>èiiodM da la FaooltA da mèdaolna. — 68* réunion daa CurlaoK de la nauira A Rtnabaorg. —Vm dlaeovradalf.KaaBinatil.— M. Tlxabowat l'tmloratlon alaaolanna an AIgMa.

11 y a dans la plupart des pays d'Europe un usage qu'on n'a pas jusqu'à ce jour introduit chez nous : celui des anniversaires. Les Universités, les Sociétés savantes ont des jubilés centenaires ou cinquantenaires ; les établissements dont l'histoire ne remonte ni à la Renaissance ni au moyen âge, n'attendent point ces périodes. Leurs fêtes viennent au bout de vin;;t-cinq ans ou plus souvent ; on trouve dans toutes un éléinenttraditionneljie discours qui rappelle les origines de l'Unî- StaiE. T. Xtll

versité. Denuis quelques années ces solennités ont pris un caractère plus moderne et plus scientifique ; à l'occasion de chacune d elles on publie avec luxe un certain nombre de monographies. Les professeurs ordinaires ou extraordinaires profilent de la circonstance pour donner le résultat de leurs études sur tel ou tel point de la science. '

En 1885 on a (Sté de nombreux anniversaires dans les nays du Nord. La Société de médecine finlandaise, siégeant àHelsingfors, en a célébré un. Les deux volumes in-quarto qu'elle a publiés, renferment de curieux renseignements sur Tnisloire des institutions du pays, sur la Société et les travaux de ses membres, sur i'anatomie, la chirurgie, la géographie médicale, etc.

Berlin a eu deux fêtes de même genre : l'une f>our I a quatre-vingt-deuxième année d'existence de la Pépinière, l'autre à propos de la fondation de l'Université. La Pépinière est destinée à former des médecins et des chirurgiens mllilaûesL^ Ce fut GOrecke qui en eut l'idée en 1703, et la réalisa deux

700 - r4 44 - GÀZBftB dKBUOMADÀIRË Dfe MÉbEGlNË Ët DË GËtRURtilË 30 Octobub lS|j

sur la thalline comparée à l'antipyrine. Déjà à la Société de tbérapuliqne on avait reconnu tout à la fois et l'inefficacite, au point de vue thérapeutique proprement dit, et les dangers de la Ihaltine. En condamnant aussi l'antipyrine, au moins dans les maladies fébriles aiguës, H. Jaccoud se joint aujourd'hui à ceux des médecins — et ils so^il pins nombreux de jour en jour — qui ne font plus jouera l'hyper- Ihermie périphérique le râle exagéré qu'on lui attribuait il y a quelques années, et qui, par conséquent, n'attachent que peu d'importance aux médications exclusivement antîthermiques. tes recherches de H. Jaccoud tendent même A démontrer que non seulement la thalline, mais encore l'antipyrine, sont fréquemment plus nuisibles qu'utiles. Il importe que, dans leurs essais thérapeutiques, les médecins qu'ont pu enthousiasmer de premières observations sachent tenir compte de ces réserves.

L«H médleansenta hypnotique» on •omoiféres.

L'insomnie est un trouble fonctionnel si habituel et si pénible que tous les médecins sont fréquemment soUicilés de prescrire une médication somnifère. Malheureusement, si les agents thérapeutiques qui peuvent être utilisés dans ce but sont nombreux et variés, leur action physiologique et leurs indications précises nous échappent encore dans un grand nombre de circonstances. C'est pourquoi l'on voit chaque jour conseiller indifféremment les opiacés, le chtoral, le bromure de potassium, sans compter les antispasmodiques les plus divers, voire même les spécialités pharmaceutiques les plus étranges dont un empirisme irréfléchi a pu faire la fortune. Tel ne serait pas l'embarras des praticiens si les conditions anatomo-pathologiques de l'insomnie pouvaient être déterminées dans tous les cas oA elle existe, et si la thérapeutique physiologique était parvenue à ce degré de perfection qui permettra peut-être un jour de pouvoir affirmer le mode d'action de toutes les préparations dont le médecin fait usage. Aujourd'hui que nous ne savons rien de positif au sujet de la physiologie du sommeil et par conséquent de rinsomnie, il nous fout demander non point à la physiologie, mais bien à Tobservation clinique les rense^nements nécessaires pour nous guider au peint de vue thérapeutique.

Or il est, à ce point de vue, un certain nombre de notions positives qui peuvent être résumées en quelques mots. L'insomnie, c'est-à-tiire la suractivité anoi'male du cerveau,

peut être due ou bien à la surexcitabilité des cellules mbraies provenant d'une lésion organique, ou d'un Irom, vasculaire du système nerveux central, ou bien & li sntfjt. tation de ces mêmes cellules, déterminée dans ce den^ cas par une excitation anormale d'origine périphériqurii Ces deux ordres de causes peuvent, dans bien des nmistances, se combiner pour aggraver ou entretenir l'iDsoma* Il n'en est pas moins vrai qu'elles méritent d'être eianiiu^. séparément.

La surexcitabilité anormale du cerreau existe dans Ihi^ les maladies du système nerveux avec hyperhémiecérrbrj.^ (méningites, encéphalites, congestions détermisast li plr^ lysie générale et diverses formes d'aliénation mentale, idmeurs cérébrales, etc.); dans les fièvres, et en paititiiitr les fièvres typhiques, où la nutrition de l'élément nen«i« trouve modifiée en raison de l'adultération du sang, cno^ temps que l'hyperhémie cérébrale résulte de la snnriiiieF^ contractions du cœur; dans l'intoxication alcooIiqut,'^riA observe aussi de l'hyperhémie cérébrale et une actÏMdnrif ' exercée par Talcouî en nature sur l'élément nerreuiid» ; les maladies cardio •pulmonaires, etc. i

Même en l'absence de toute lésion matérielle apprénUt et de troubles circulatoires permanents, il est des rirtu stances où la surexcitabilité cérébrale est entretenue n exagérée par des causes morales, des travaux inlelMi trop fatigants et, chez certains st^ets, les veilles prolM^ pendant assez longtemps pour créer une sorte d'hibitiK' morbide. Enfin la syphilis parait, alors même qu'il n'eti^i' aucune altération anatomique du tissu nerveux, poaM provoquer et' entretenir une insomnie toute spéciale, au sujK de laquelle Sigmund a depuis longuement insisté. De aiw la convalescence des maladies aiguës, prolongées, dtbili^ tantes, crée une impressionnabililé des plus vives, qùbiorise encore l'insomnie.

Quelques-unes des causes que nous venons d'énumém sont de nature, même chez un sujet bien portant, c est-*dire dont le cerveau n'est point malade, à surexciter dinctement les cellules cérébrales; mais, le plus souveui. rtH' surexcitation se trouve déterminée par les maladies doolnireuses. C'est, en effet, la douleur qui, de toutes les owft qui entretiennent l'insomnie, est la plus fréquente, ou !'<>'

H) Coninllcr i co point de tue rïnUrecsant tri«II d« li- ^ Jï***-"^

vaud : le Sommeil et l'Inêomnie. Psris, J.-B. Bailliire, 1881. i

ans plus tard. L'armée prussienne, du temps de Frédéric le Grand, passait à juste litre pour la mieux organisée de l'Europe I les hommes, encore recrutés d'après les principes du roi seront, soumis à une discipline de fer, à un entraînement bien compris, avaient de merveilleuses qualités. En revanche, les services auxiliaires, le service de sauté surtout laissaient à désirer. L'histoire a conservé les noms des trois

E remiras chirui^iens du roi de Prusse : Bilguer, Schmûer, Theden. Ils s'acquittèrent de leur tâche le mieux qu'ils purent, firent même preuve d'habileté et de sens, mais les résultats obtenus furent loin de la perfection.

Frédéric II, dit « M. Fischer, avait plusieurs fois répétéqu'après sa mort les méchantes langues se donneraient carrière. Cette prophétie s'accomplit à propos des hôpitaux de campagne. Voici ce qu'écrivait en 1787 sur la bataille de Torgau un général prussien pensiotmé :

» La plus grande partie des blessés périrent de froid ; en Prusse la mort est leur destinée habituelle ; les hôpitaux

sont si mal construits, si peu salubres, oue tout soldai oblip d'y entrer se regarde comme perdu. Les médecins ei» chirurgiens ont d ailleurs l'ordre de ne pas s'occuperdecen çpii ne ^urraient servir après la guérison ; leur 'n"^ ^ ° économie. > i ■■ ti-

En écrivant cette critique, le général se rapp*»'" P'v être une exhortation qu'il avait entendu souvent sonj adresser aux chirurgiens : t Ne me faites pas ^P,,TrT piés j> ; il eut pourtant toute sa vie la plus vive s"'!»^ pour les établissements d'invalides. Mais de criants ajjw^ talent glissés dans le service, de sorte que le roi Guillaume eut beaucoup à faire pour le ministration des hôpitaux et ambulances fit partie a« butions du Collège supérieur de la guerre '^y,, La situation du personnel devint meilleure. Cette ^^"Jj était vraiment nécessaire : le niveau intellectuel etmo chirurgiens de Frédéric le Gramfnî celui des pauvres dial^ lite^étâàakéF

'lient

30 Octobre 1885 &AZSTTE HBBDQHàDAIRB D& HÉDKGINS ET DE GHIRUROIB H- 44 — 707

au moins celle que Ton est le plus souvent appelé à eombattre. Sans doute une névralgie, une coliqae hépatique ou néphrétique, un accès de rhumatisme ou de goutte, la plaie déterminée par l'application d'un vésicatoire, la compression exercée par un bandage trop serré, etc., etc., ne penrent être considérés que comme des excitations périphériques, tléterminant secondairement, par l'accélération dra battements du cœur et par la dilatation réflexe des vaisseaux de l'encéphale, les états aualomiques du cerveau qui, d'ordinaire, provoquent l'insomnie. Il n'en est pas moins vrai que c'est tin agissant sur l'élément nerveux aussi bien qu'en arrêtant ces excitations périphériques, que Ton permettra le sommeil.

Il est d'ailleurs évident que, au point de vue exclusivement pratique, le seul qui soit en question, le médecin désireux de procurer à ses malades un sommeil calme et réparateur devra se préoccuper d'agir aussi bien sur le cerveau lui-même, pour modifier ses conditions d'activité, que sur les conditions extérieures qui peuvent augmenter la surexcitation cérébrale.

De tout ce que nous venons de dire, il résulte donc qnc bien souvent l'insomnie sera traitée avec avantage par les médications qui s'adressent directement à la maladie organique primitive qui la provoque ou l'entretient. C'est ainsi que, dans les affections cérébrales graves, les antiphlogi»' tiques, la glace ou les révulsiâ p^phériqucs donnent de meilleurs résultats, même au point de vue hypnotique, que les narcotiques ou les antispasmodiques; de même, dans les afiections cardiaques la digitale bien administrée, et dans certaines dyspepsies l'usage des préparations amères ou eupeptiques ramèneront le sommeil, alors que, dans les mêmes circonstances, l'opium et le ^bral resteraient parfois sans effet. Nous pourrions rappeler aussi que bien souvent l'obserration des lois de l'hygiène, aussi bien au point de vue des travaux intellectuels qu'aux points de vue de l'alimentation, de rexarciee, du mode de couchage, etc., est plus efficace encore que TadBimistratioD des médicaments réputés somnifères. Toutefois le problème, tel qu'il se pose le plus fréquemment au médecia praticien, parait^ première vue moins complexe. Le malade qui souffre d'insomnie écoute malaisément les conseils de l'hygiène, et, s'il n'est lUteint d'aucune maladie aiguë du système nerveux pouvant nécessiter une médication antiphlogistique ou révulsive, c'est-àdire si son insomnie est purement nerveuse, c'est un médicament hypnotique qu'il réclamera avec inalaoees. Voyous

le personnel médical de son père et cependantou ne les traitait guère mieux : ils avaient à prendre soin du faciès des soldats; le seul ins^ne fonctionnel des chirurgiens de compagnie était un rasoir. Le vieux Fritz conservait ses grenadiers géants avec une sollicitude de colleiUionneur. Si l'un d'eux venait à mourir, c'était une perte irréparable qu'on vengeait à coups de plat de sabre sur le dos du reldscherer maladroit ou malheureux qui l'avait soigné. Sous Frédéric II, les

Seines corporelles étaient encore applicables aux officiers e santé suballernes; on les supprima ; les chirurgiens n'eurent plus à s'acquitter de l'oHice de barbier, office méprisé au dernier point en Allemagne. « En 1787 fui mis en vigueur un nouveau règlemwl qui ne laissait rien à désirer. On admettait une proportion de 10 000 malades pour une armée de 10 0000 hommes.

» En temps de guerre il j avait 4 chirurgiens principaux, 18 ctiirurgiens-majors ettiiO médecins dont 30 principaux el 40 miyors. Ce personnel était complété par 2 pharmaciens

donc comment' on peut classer ceux-ci et à quelles indications spéciales parait répondre chacun d'entre eux.

De tous les médicament somnifères, l'opium est certainement le plus souvent prescrit sous les formes les plus diverses d'ailleurs et aux doses les plus variables. Nous n'avons pas à rappeler ici les controverses qui se sont élevées au sujet de son action physiologique sur la circulation intracérébrale. Disons seulement que, quel que soit son mode d'action, l'opium est l'un des plus incontestés parmi les médicaments narcotiques. De plus, les préparations opiacées sont analgésiques. Il en résulte donc que, dans la plupart des cas où il conviendra tout & la fois de combattre la douleur et dé provoquer on d'entretenir le sommeil, l'opium ou mieux ses alcaloïdes seront indiqués. Parmi ces dernrârs, on a l'habitude de prescrire la morphine et la codéine, plus rarement la narcéine, presque jamais la thébalne, la papavérine ou la narcotine. Des expériences de CL Bernard, il semblait résulter que, au point de vue de leur action soporifique, les alcar loldes de l'opium devaient être ruigés dans l'ordre suivant : 1« narcéine; 2° morphine; 3" codéine. Au point de vue toxique, la thébaïne occupait le premier rang; venaient ensuite la codéine, la papavérine, la narcéine, ta morphine et la narcotine. Hais Cl. Bernard n'avait étudié l'actjon narcotique et toxique de ces médicaments que sur les chiens. Chex l'homme, il en serait tout autrement, s'il faut en croire les recherches de Rabuteau. D'après lut, la morphine est chex l'homme le plus soporifique et te plus toxique des opiacés. L'ingestion de 10 centigrammes de thébalne est presque inoffensive; la même dose de morphine est très toxique, souvent mortelle.

De plus, la narcéine est moins narcotique chez l'homme que la morphine, puisqu'il en faut une dose de 20 centigrammes environ pour déterminer un sommeil profond. Mais, s'il est inexact que la narcéine soit plus active que la morphine, il reste étadili que la narcéine est infiniment moins toxique et que le sommeil déterminé sous l'influence de cet alcaloïde ne laisse pas au réveil la lassitude, l'inappétence, les vomissements, les sueurs abondantes, qui sont souvent dus à l'abus de la morphine. Analgésique en même temps qu'hypnotique, la narcéine mériterait donc de prendre dans la thérapeutique de l'insomnie ta place que les recherches de Béhier, Debout, Laborde, etc., lui ont préparée. Quant à la codéine, elle est cwlaineraent moins inoffensiye que le pré-

en chef, 4 provisors (pharmaciens de campagne), 10 gar çons. Les infirmiers étaient de vieux soldats manés, demiinvalides. > (Fischer.)

Pour que les défauts de cette organisation devinssent évidents, il fallut de nouvelles campagnes. Celles de 1793 et 1793 fournirent à GOrecke un puissant argument en faveur de la réforme qu'il méditait. Il voulut que le chirurgien en chef de l'armée prussienneeût son école à lui ; en 1795 fut crééela Pépinière. Son débulfutmodeste : elle étaitdeslinée à former un personnel de quinze hommes pour un hôpital militaire. En 1797, elle prit de l'extension et commença à former des chirurgiens de compagnie. Ceux-ci, désormais plus instruits, fournirent des praticiens pour les hôpitaux. L'établissement était dirigé par un chirurgien eu chef sous le contrôle d'un lieutenant-général; des quatre chirurgiens principaux employés à l'établissement, l'un .stweillait les élèves commandés pour les services de la Charité; les autres faisaient des cours à l'intérieur. Le. véritable gouverneur

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tendait Gubler, mais plus active que ne le dit Rabuteau. S'il est un peu exagéré d'afGrmer qu'elle est fatigante el sans résultat lorsqu'on la prescrit à dose active, on peut soutenir cependant que parfois le sirop de codéine détermine, chez les enfants très impressionnables, des accidents nerveux assez graves et que, beaucoup plus souvent encore, aux doses auxquelles on l'administre, il ne peut donner aucun résultat utile. Après ces alcaloïdes viennent l'extrait gommeux d'opium qui, à la dose de i à 5 centigrammes, est moins utile contre l'insomnie que contre la toux, et le sirop diacode, dont une cuillerée à soupe correspond à environ 3 centigrammes d'extrait gommeux d'opium ou G milligrammes de morphine. Nous ne parlons ni du laudanum, qui est surtout utile en lavements, ni des autres préparations opiacées, qui ne conviennent guère contre l'insomnie.

S'il est reconnu que l'opium et ses alcaloïdes sont des hypnotiques très actifs chez certains sujets, il est non moins démontré que leur administration n'est pas exempte d'inconvénients el qu'elle est même parfois nuisible. Ainsi que Tavait déjà proclamé Brown, aim-i que le rappelle FonssagrivM, il est un grand nombre de malades que l'opium lient éveillés ou n'endort qu'à des doses excessives et au prix d'accidents sérieux. De pli», le sommeil provoqué par l'administration des préparations opiacées est souvent précédé d'une période d'excitation, accompagnée de congestion cérébrale avec rêvasseries pénibles, bail uci nations, etc., suivie de vomissements, d'embarras gastrique, de picotements et d'engourdissements des extrémités, de vertigeset parfois, chez les enfants, de convulsions. J*ai connu moi-même plusieurs malades chez lesquels des doses relativement très faibles d'opium, dissimulées avec soin, prescrites sous les formes médicamenteuses les plus variées, ont toujours donné naissance, tantM à des crises gastralgiques des plus intenses, tantftt à des accès d'algidité, avec vomissements et état demisyneopal, tantôt enfin à des phénomènes nerveux des plus graves. 11 faut donc se garder d'avoir recours d'emblée aux préparations opiacées quand on se trouve appelé à combattre une insomnie purement nerveuse. Il faut, si l'on s'y décide, commencer toujours par une dose relativement faible de chlorhydrate de morphine ou de sirop diacode. Il faut, pour que le médicament soit plus cHicace, le prescrire en une fois à une heure convenable, c'est-à-dire deux ou trois heures avant le moment où l'on voudra obtenir le sommeil. Il convient, en effet, de ne pas oublier que eha certains malades, l'absorption des préparations opiacées est très lente et

était le chirurgien qui acccompagnait les Jeunes gens dans les différente Collèges;, surveillait l'emploi de leur temps, leurs exercices militaires, leurs repas en commun. Après avoir subi une épreuve satisfaisante, ils quittaient le Collège médico-chirurgical et devenaient majors, puis au bout de douze ou quatorze ans, chinirgiens de régiment. Le nombredes élèves était de q^uatre-vingt un, abstraction faite des volontaires, des chirurgiens de compagnie qui venaient à Berlin suivre les cours. Avant leur réception, les jeunes gens devaient prendre un engagement d'au moins huit ans. Tous les six mois on en envoyait huit à l'armée et on en recevait autant. Un jeune homme restait à la Pépinière

anatre ans et demi, entendait deux fois Tenseipiement de Itaque Collège, était logé et recevait une solde de six Ihnlers par mois.

Outre l'allemand, le latin, le français et le polonais, on apprenait les mathématioues pures et appliquées, la logique, la morale, l'histoire et la géographie. Les professeurs du

leur action tardive. Elles n'agissent bien que si elles so>. ingérées assez loin el de l'heure des repas et de Theuiti laquelle survenait, dans les conditions aoroialeSy un somme profond. Nous verrons plus loin comment il est possible ik remédier à tous ces inconvénients en associanl Topiom i d'autres agents hypnotiques.

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