L. LmtBBOULLET
(A guiore.)
Propriétés étmO^TM ém «ae palieréalhiBe «•Mparatlveai«M * e«llea de la Ul«.
Nous ignorons si la science aura quelque chose à retirer des papiers laissés par le regretté Ch. Robin, mais nous nous empressons de signaler au moins le mémoire dool le Journal d^anatomie et de physiologie était en possessiot , el qu'il publie dans son numéro du 15 octobre dernier, i Ce mémoire est relatif au suc pancréatique. i
L'action émulsive du suc pancréatique sur les subs- : tances grasses a été démontrée par €1. Bernard, et ellee^ | si généralement admise, qu'une simple vérification de celte : propriété n'offrirait que l'intérêt d'une constatation souveol | répétée, si le regretté professeur Robin n'y sTait ajouté de» expériences faites sur des suppliciés ou sur des chiens, qui montrent Tactioa comparative du suc pancréatique et de b hile. En effet, Robin a constaté qu'en faisant agir le suc pucréatique sur un mélange de bile et d'huile à l'état d'éiautsion fluide, ce suc pancréatique sépare ta substance grasse pour s'unir avec elle sous forme d'une émulsion fine, blanche, et de consistance caractéristique; de pins, la bile empêche ou retarde la putréfaction du suc pancréatique.
Il y n toutes raisons de croire que des plM^nomènes analogues se passent dans l'intestin, et par conséquent c'est m suc pancréatique qu'appartient l'émulsion vraie des substances grasses ; tout au plus peut-on admettre que la btte prépare ou facilite cette ëmulston. H.
TranplHiitfKlon d« r«ell.
L'inventeur de hi tranepUintalioti de fœil, coasistart, comme on le sait, à pourvoir d'un œil de lapin bien vivant
(nous parlons de l'œil) et bien voyant, le malheureux à qui
Collège médico-chirurgical donnaient renseignement théo- i rique en médecine; la pratique était apprise pendant six mois dans les différents services de la Charité. La Pépinière possédait une bibliothèque, un collection de pièces analeraiques, un herbier, etc. » (Fischer).
Le Collège médico-chirureical dont il a été question, élarl alors la seule institution d'enseignement professionnel de Berlin ; la Faculté de médecine actuelle ne fut fondée, comoir l'Université, qu'en 1810 ; elle célébrait donc cette année soc soixante-quinzième anniversaire, ou plutêt le jubilé correspondant à son troisième laps de vingt-cinq ans. Pendant U
Êremière période, la médecine fut représentée par Reil e( iufeland, à c6té d'eux se trouvent le botaniste Links, pw* l'anatomiste Rudolphi, le chirurgien Gr&fe et l'accoiichesr Buscb ; deux ans avant la fin de cette période, J. HOller pnt la place de Rudolphi. Dieffenhach vegi^t d'être nommé luimême professeur et cooh-ihuait h êlmr jietabkMdeoi le siveau de la cliirurgle à Bè^n^^eé'^âfcaS/jS^Vul-^
30 OcTOBiiB 1885 GAZETTB HEBDOMADAIRE D£ MÉDECINE ET DE CHIRURGIE — n* 44 — W
on aurait extirpé le sien y met une louable bonne foi ; dans une communication à la Âevtte générale d'opkthalmologiet dont le numéro du 30 septembre ne nous est tombé sous les yeux que ces jours derniers, M. lo docteur Chibret, après avoir déduit les raisons physiologiques et expérimentales qui l'ont conduit à tenter l'opération sur Thomme, s'arrête court pour écrire ceci :
c Au moment de flnir ces quelques pages j'ai reçu de
mon opérée une lettre m'annoofant des douleurs vives dans Toeil transplanté, ainsi que dans le front et la tempe dn même cAté. Ces douleurs ont duré trois semaines — du 20 juillet au 10 août — et son œil a abondamment suppuré. Quelcjue temps après, ayant pu examiner la malade, j'ai ronstalé par la palpation la présence du moignon sclérolicat du lapin. La cicatrice crétacée qui avait comblé le vide produit par le sphacèle cornéen a dû être éliminée par suppuration. — N'aurait-il pas pu se produire de l'ophtlialmie sympathique? N'aurait-on pas pu être réduit à enlever l'œil si péniblement transplanté? TeHes sont tes questions que je me pose et quiime feHt,< en «o qui me concerne^ ne pas passer à de nouvelles expériences sur l'homme. En même temps, je considère comme mon devoir, ayant pris l'initiative dans cette transplantation, de crier gare au moment où je m'aperçois qu'il peut y avoir danger. Je crois être exempt de reproche en ce qui concerne mon cas, mais je ne me sentirais pas la conscience absolument tranquille si je me laissais aller à de nouvelles tentatives. »
Dont acte. D.