ADDITION A LA SÉANCE OU 16 NOVEMBRE
Propriétés ztmotiqoes de certains virus. Noie de H. S. Arloing. ~ En réponse à une note de M. A. Sanson communiquée le 2 de ce mois à l'Académie, M. Arloing fait observer que le point de départ et \c but des observations de cet auteur et des siennes propres sur les propriétés zymoliques de certains virus sont absolument différents. M. Arloing s'était proposé exclusivement de montrer que certains micro-organismes virulents produisent, à l'abri de l'air, la fermentation butyrique ou I acte butyrique de plusieurs substances neutres. S'il a été conduit à signaler la saccharification temporaire de l'aroidonj cependant il n'est jamais enti'é dans sa pensée de vouloir démontrer que le sac plus ou moins sanguinolent qui accompagne les micro-oi^anismes de la septicémie gangreneuse et du charbon emphysémateux du bœuf peut saccharifier l'amidon, attendu qu il est établi depuis longtemps que cette propriété appartient au suc musculaire et à un grand nombre a*huroeurs animales saines ou plus ou moins iutérées.
séance du 23 novembre 1885. — présidence de m. jurieh de la graviëre.
Recherches sur les fonctions du nerf de Wrisberg. Note de H. Vuipian. — On sait que le nerf de Wrisberg est l'une des deux racines du nerf facial, la racine sensitive, et (^u'il se rend au ganglion géniculé, au sortir duquel il se fusioime avec la racine motrice du même nerf facial pour former le tronc, qui parcourt ensuite l'aqueduc de Fallope.
Or les nouvelles recherches de M. Vuipian sur les fonctions du nerf de Wrisbei^ démontrent non seulement que ce nerf est à la fois neif gustatif, nerf excito-moleur et nerf vasodilatateur, mais aussi que son intervention comme nerf vasodilatateur ne se confine pas dans ia glande sons-maxillaire et dans la membrane muqueuse de la langue, mais encore que le nerf de Wrisberg préside à la sensibilité guslativedu voile du palais.
CSes résultats, l'auteur les a obtenus d'abord snr lui-même; ils lui ont été confirmés ensuite par des observations faites sur l'un des malades de son service de l'HOtel-Dieu atteint de cette variété d'hémiplégie, à laquelle Gubler a donné le nom d'hémiplégie alterne, avec ce caractère toutefois que, contrairement à ce qui a lieu dans les cas ordinaires de cette sorte, la sensibilité est affaiblie en même temps que le mouvement dans les membres du côté gauche, el qu'elle est diminuée aussi dans la moitié de la face dont la mobilité est intacte, c'est-à-dire dans la moitié gauche.
En résumé, le nerf de Wrisberg, par l'intermédiaire du grand nerf pétreux superficiel, fournit au voile du palais des fibres nerveuses gustatives et des fibres nerveuses vaso-dilatatrices.
De la prétendue circulation dans les cellules m- GLiONNAiRES. Note de M. Williams Vignal. — L'auteur, après avoir fait des injections vasculaires avec des subslancb colloïdes et cristallines, a constaté que ces dernières passeoli travers les vaisseaux et viennent colorer les éléments ean- Tonnants, surtout les noyaux des cellules. Il nie donc le siuu^ intracellulaire qu'a décrit dernièrement, à l'Académif, M. Adamkiewicz dans les cellules nerveuses. Quant au sinu> péri-cellulaire décrit anssi parce même auteur, il le cooùdên comme étant produit par 1 extravasation de la masse à injection. En employant une masse colloïde très pénétrante, od injecte tous les capillaires sanguins et on n*obsem mm sinus ni dans les cellules ganglionnaires ni autour d'elles
Recherches sur le sulfate de spaktéihi. Note île M. Germain Sée. — L'auteur lit un travul doatvndlK
conclusions :
Trois effets caractéristiques résultent de mes obsenatioBS sur le sulfate de spartéine comme médicament dyiianii|ne et régulateur du cœur. Le premier, qui est le plus importaot, c'est le relèvement du cœur et du pouls; sous ce nppori,il équivaut à la digitale ou à ralcâltdde du muenet, appHè convallamarine, et son action tonique est ionniiuol^ marquée, plus prompte et plus durable. Le deuxiènenrt. c'est la régularisation immédiate du rythme cardiKjiH troublé; aucun médicament ne saurait lui élre comparé i cet égard. Le troisième résultat, c'est Taccélération desbiitements qui s'impose, pour ainsi dire, dans tes grivesitonies avec ralentissement du cœur, et par cela même ilse np-
E roche de la belladone. Tous ces phénomènes apparaisseotio out d'une heure ou de quelques heures au plus, et se maintiennent pendant trois à quatre jours après laMipwression du médicament. Pendant ce temps, les forces générales au;mentent et la respiration est facilitée, mais bien moiBsqw par l'iodure de potassium ; la fonction urinaire seule ne innit
Pas influencée par la dose modérés employée jasqu'iri par auteur.
Le sulfate de spartéine semble donc indiqué ehiqaefins que le myocarde a fléchi, soit parce qu'il a subi use illénttion de son tissu, soit parce qu il est devenu insuffisant poir compenser les obstacles à la circulation. Lorsque le pwh est irrégulier, intermittent, arhythmique, le sulfate de spvtéine rétablit rapidement le t^pe normal. Quand enfin la circulation est ralentie, le médicament parait immédiatemenl obvier à ce trouble fonctionnel, tout en maintenant ou n augmentant la force acquise du muscle.
FoMcnoNS des éléments rétiniens. Note de H. H. Pan* naud. — L'opinion émise en 1881 par H. Parinaud sur le
rôle des bâtonnets et des cènes n'est pas une opuion toutp théorique. Elle est fondée sur les caractères du troublevisoFl de l'héméralopie. Quant à l'existence de deux modes de perception distincts dans l'appareil visuel, il s'agit ici du» question bien différente, se prêtant à l'expérimentation tiirecte, et qui est la suivante : Il y a deux espèces de sensibi* litéà la lumière en rapport avec deux processus d'impression. L'une, celle des lîàtonnels, dont l'excitation se failpv l'intermédiaire du pourpre, donne des sensations puremenl lumineuses et plus ou moins diffuses. L'autre, celle des cènes, donne à fa fois des sensations lumineuses et colorées et sert également k la perception des formes, c H. Charpentier, dit H. Parinaud, n'a pas établi cette distinctioa v»\ moi. i
En ce qui concerne le poudre visuel, H. Parinaud croit avoir été le premier à en préciser les fonctions, en montrant: l' que sa lésion produit l'héméralopie ; 2* qu'il n'inlenrieDltjW dans l'un des modes de sensibilité à la lumière*, 3* que son rôle, d'ailleurs secondaire, est en rapport avec l'accommofl»; tion rétinienne et la vision nocturne ; 4* que les animaux en sont dépourvus sont héméraloposr* ]
37 NovKMBRE 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE
Acadéoile de ■aédeelM.
SÉAHCE DU 23 MOTEHBRE 18S5. PRÉSIDENCE DE U. BBR6ER0N.
MH. Pétigoi (ds lliutiM) et lo doetMr Blaehe m portant caDdldita à U plico dëchr^Q vacante dans la aeetion dei uweiëi librei.
H. le docleur SurbUd envole aa méinoita mannicril sur la morlêliti inftntUe à Corteil en 1881-18U.
If. le docleur ChoNsyt adreato le rMt manuierlt d'une ifiéimie it Ap&IUrie
31. le SécréUire perpétuel tUpoia : 1' an nona d« M. le doclour K. Jatuien, lo Rapport i»r Ut opiraiiona du Bureau i'kygiin*ie BruœeUeM en 1884 ; 2° de la part de U. le doelaor Vuntair (de Likye). uo oum^ ajrant ponr titre : Nmvettet rtchertiiti expériaienlaUt tur la rigénéralian dei nerf».
M. Larrtg intente, an nooa de M. ie docteur Chimadeuc (de Vannea), candidat au titra de corr«a pondant national dana la densitea diviiion (chlruif le), une atfrie de monofraphiea mr dea anjeta de chirurgie, d'hygiène publique et d'hiilmre de la médecine.
II. Dujardin-Beaunut» dépoM deux mdinoirea da H. 1« docteur ffuchard, aar ta pneumonie eérUnUe dea enfûnU et tor Vangine de poitrine vraU.
M. Breuardel pnSaenle, de la part de H. Mordagen, la relation de deux ép idémUt de chMéra obaartfei en iSÙ à LacBataigoe et k Conrtouly (Aube).
M. le Préndent renvoie un mémoire de H. le doctenr f*. Bnaum aur les prt>priétit phgtioiofiquei du proptflèiu i ene CommlaaloB oompeade da HIL Valpian. Breuardel et Armand Gnatfer.
Élections. — Par 50 voix sur 67 votants, M. le docleur Desgranges (de Lyon), porté en première ligne, est élu associé national. H. Tholozan obtient 14-voii; M. Lafosse, â et M. Heurtaux, 1.
L'Académie procède à Téleclion d*un correspondant national dans la deuxième division (chirurgie), d'après la liste de présentation suivante : 1" M. Berne (de Lyon); S" M. Heur- ' taux (de Nantes); 3' M. Paquet (de Lille); A" M. Caiin (de Berck-sur-merJ ; 5" M. Bitot (de Bordeaux); 6' M. Surmaj ^de Ham). — Premier tour de scrutin : votants : 63 ; majorité : 33; ont obtenu : H. Cazin, 21 toîx; MM. Berne et Ileurtaux, 20; M. Surmav, 3. — Deuxième tour de scrutin : votants: 57 ; majorité : 29; ont obtenu : MM. Cazin, 30 voix; M. Berne, 18; M. Heurtaux, 13. — Troisième tour de scrutin : votants: 50; majorité: 26; ont obtenu: M. Cazin, 41 voix; M. Berne, 9. — En conséquence M. Cazin est élu.
Rapports de pbix. — L'Académie entend successivement, en séance publique ou en comité secret, les rapports suivants : 1" de H. Siredey^ sur le service des épidémies en France en 1884; %' de H. Cûnttantin Paul, sur le service des eaux minérales en France en 1883; 3" de M. Peter, sur le prix Portai de 1885; •4" de H. Mesnety sur le prix Civrieux de 1885; 5° de H. Roger, sur le prix Itard de 1885 ; 6' de M. Vidal, sur le prix Desportes en 1885 ; 7" de H. de Villiers, sur le prix de la Commission de Thygiène de l'enfance en 1885.
SMlété de «hlrvrrle.
SÉANCE DUl8l(OTEIDREl885.-PRfiSIDENCSDEH. HORTELOVP.
Plaie du orflne par oonp de ton : M. Le Dentn. — Infloano» de l'o- ▼arlotoml» doubla sur la menstroatlon : M. Terrier. — Prftaentatlon de malade : uèphreotomle : M. PolalUon. — Préeentatlon d'inrtmniant : H- Pont. — Lsotona: MK. iriimlnii. rejiiiil, Honaat (da Boulogne), Oalaaofnkl.
M. Le Dentu, à propos de la discussion sur le trépan soulevée dans la dernière séance, rappelle l'observation suivante. Un jeune bomme entre dans son service de l'hôpital Saint-Louis, en 1882,pourune plaie par arme à feu (revolver) de la région frontale, un peu à gauche de la ligne médiane : il présente de la monoplégie brachiale du côté droit, de l'aphasie et des vomissements répétés. En raison de ce dernier symptôme, M. Le Dentu pense que la balle, après avoir traversé l'hémisphère cérébral, est parvenue jusque dans les lobes occipitaux ou le cervelet. Aucun phénomène n'indiquant la tré{WDation, od se contente de soumettre le ma-
ladeàune médication antiphlogistique et révulsive. Cependant tout se passe bien, à aucun moment le malade n'offre de symptômes de méningo-encéphalite aiguè; les mouvements reparaissent peu à peu dans le membre paralysé, la |>arole revient et vers le quarantième jour on autorise le patient à se lever et à sortir dans les cours de l'hôpital. Bientôt la monoplégie reparaît, des phénomènes de dépression mentale, puis de coma se montrent et on songe alors à inler* venir. La cicatrice des parties molles est ouverte et à travers les tissus peurésistants, qui comblent l'orifice créé par la balle, on fait dans la substance cérébrale même une ponction en enfonçant un trocart jusqu'à 5 centimètres de profondeur : son extrémité ne rencontre ni projectile ni foyer de suppuration. On ne pousse pas l'exploration plus loin, le malade est ramené dans son lit et succombe quelques jours après. A l'autopsie on constate que la balle s est creusé un véritable canal en pleine substance cérébrale, et qu'elle est venue se loger derrière les lobes occipitaux immédiatement sous les os. Sur son trajet elle a déterminé une traînée d'encéphalite diffuse suppurée. Dans ce cas la trépanation primitive n'était évidemment pas indiquée parles symptômes, et, si on l'eût pratiquée, elle n'eûl rien donné; la trépanation tardive n'aurait pas été plus utile au malade.
— M. Terrier lit un travail intitulé : Reinarques sur l'inj^uence de l'ovartotomie double sur la menstruation. Cette intéressante question a été l'objet d'un certain nombre de travaux dans ces derniers temps, et les conclusions des auteurs qui s'en sont occupés, sont très diverses. M. Terrier apporte le résultat de sa propre observation. Sur un total de 100 ovariotomies, il a pratiqué 28 fois l'ablation des deux ovaires ; 6 de ces opérées sont mortes, il en reste donc 22
Îu'il a pu suivre. Toutes ont été opérées pendant la période 'activité sexuelle, et, chose curieuse, la plupart, malgré leur double dégénérescence ovarienne, étaient réglées très régulièrement. Après l'ablation simultanée des deux ovaires 13 malades ont vu leurs règles disparaître complètement, 6 ont continué aies avoir, mais d'une façon très irrégulière tant au point de vue de la périodicité que de la quantité du flux cataménial. De sorte qu'on peut conclure que la disparition des menstrues est la règle après l'ovariotomie double, mais que cette disparition ne se fait pas tout d'un coup, mais bien insensiblement, les femmes ayant de temps & autre des poussées congestives du côté des organes génitaux, se traduisant par des écoulements de sanç peu abondants, irréguliers, comparables à des épistaxis complémentaires et auxquelles Spencer Wells a donné le nom de métrostaxis. Dans les 3 derniers cas de M. T^er, les règles persistent très régulièrement, alors que les malades ont éie opérées depuis sept, quatre et deux ans. Ces faits ne doivent pas atteindre la théorie actuelle de la menstruation, ajoute M. Terrier, car sûrement chez une de ses opérées eiprobO' blement chez les deux autres une portion d'un des ovaires a été laissée intacte. C'est ce qui doit se passer encore assez souvent, la pédiculisation des tumeurs ovariennes étant parfois très difucilc et pouvant laisser par conséquent une portion au-dessous des fils. Ainsi s'expliquent les faits de grossesse après ovariotomïe double ; tel est celui que vient de publier Schatz.
H, Lucas Championnière pense qu'alors même qu*on a complètement extirpé les deux ovaires, les femmes peuvent continuer à être réglées pendant un certain temps par habitude physiologique. Il a observé un certain nombre de faits qui s'accordent avec cette opinion; le plus démonstratif est le suivant. En 1879, il a pratiqué à l'hôpital Necker une opération de Porro,et on ne saurait ici élever de doute sur l'extirpation de la totalité des ovaires, puisque dans cette opération on enlève l'appareil génital dans son entier,. La malade, pendant plusieurs mois, a eu des hémorrhagies périodiques d'abord, puis irrégulières, par le recluoftit par
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le nez remplacent le flux qui ne pouvait plus se faire parles organes génitaux ; puis au bout d'un certain temps tout a disparu.
M. filiaux dit qu'il est très difficile de savoir pourquoi certaines opérées d ovariotomie double ontleurs règles, tandis que d'autres tes voient disparaître. Il a observé deux malades, chez lesquelles il avait sûrement enlevé complètement les ovaires ; l'une d'elles n'eut plus de règles, mais l'autre continua & les avoir régulièrement.
— M. Polaillon présente une malade chez laquelle il a pratiqué la néptireclomie pour une pyélo-néplirite calculeuse. Il désire appeler l'altenlion delà Société sur la forme de l'incision qu'il a faite : c'est une incision en L, à branche verticale parallèle à ta masse sa cro -lombaire et à branche horizontale suivant la crèle iliaque. On a ainsi une large ouverture, permettant l'extraction facile du rein malade et la pose aisée des ligatures.
M. Le Denlu dans sa première néphrectomie a fait une incision verticale immédiatement en dehors de la masse sacro-lombaire. Trouvant que par cette incision il fallait traverser une trop grande épaisseur de tissus, il Ta reportée plus en dehors dans sa dernière opération; mais alors il a été géné par la douzième côte trop voisine en ce point de la crête iliaque et il a été obligé de la réséquer. Dans un cas tout récent, dans lequel il assistait M. Vcrneuil, on fit une incision verticale recourbée en avant et on eut ainsi nu accès facile dans la région rénale. C'est désormais l'incision qu'il choisira. Le thermocautère doit être laissé de c6té, pour céder la pKice an bistouri. La réunion par première intention, qu'il n'avait pas tentée dans les deux premières opérations, a été recherchée dans la dernière néphrectomie à laquelle il assistait. Tout jusqu'ici fait espérer sa réussite.
— M. Pozzi présente, de la part de M. Desplats, professeur à laFacultè libre de Lille, un appareil hydraulique destiné à appliquer la compresssion au traitement des affections des membres. Cet appareil, imité de celui de M. Chassagny (de Lyon), consiste essentiellement dans un manchon rempli d'eau, dont on gradue la pression en élevant plus ou moins un récipient en communication avec sa cavité par un tube en caoutchouc.
— H. Kirmisson Ht un travail ayant pour base une observation de plaie du rachis par une lame de couteau, qui ayant pénétré dans le canal rachidien comprimait la moelle par son dos. L'extraction put être faite ; les symptômes présentés parle malade disparurent, à l'exception d'une légère contracture de certains groupes musculaires des membres inférieurs.
— M. Peyrot communique une observation intitulée : « Cancer du corps thyroïde, ablation, résection de la carotide, de la veine jugulaire, du nerf pneumo gastrique. « Guérison. Mort quelque temps après de récidive.
— M. Houzet (de Boulogne) lit une observation de fracture
de cuisse, luxation de J'épaule, luxation de l'astragale chez un même sujet; extirpation de l'astragale, guérison.
— M. Galexowski lit un travail sur la pathogénie du slaphyl6me conique pellucide.
— Dans son Comité secret du 11 novembre, sur la proposition de la Commission désignée pour examiner la demande de M. le docteur de Fernel, la Société a décidé que tes aides- médecins de la marine, nommés au concours, pouvant être assimilés aux internes des hôpitaux, avaient te droit de concourir pour le prix Duval.
Alfred PorssoN.
amtsiété de biologie.
SÉANCE DD 14 KOVEHBRE 1885, — PRÉSIDENCE DE H. HANftT, VICE-PRËSIDENT.
Nërritaa parench]nnatauses de la fièvr« typlMld«: KM. Pltmit TalUard. — TaseUne dans l'alimentation: M. B. DoMi, bulea vitalUns dans le péritoine at dana rappareU elrcolatotn ohes tuia raia : K. Pouohat.
MM. Pitres et Vaillard font part ft la Société de Ifurs recherches sur les névrites parenchymaleuses dans I;» Çm:t typhoïde ; on trouvedansles nerfs périphériques tous te^icamtères de relie altération : fragmentation de la myéline, prulifération des noyaux inter-annidaires, atrophie plus mm'm complète des libres nerveuses. Bien que ces névriti's aient été observées par les auteurs sur quatre sujets pris au hasaril, on ne saurait préjuger de leur fréquence réelle; ctfhits indiquent, du moins, qu'elle ne doivent pas être rares. L'existence des névrites mérite d'être rapprochée decfrtiioi troubles sensitifs, moteurs et trophiques, signalés en cliDiqw. Légères et fugaces, les névrites de ta dolhiénentérie pontroat rester latentes et ignorées ; il n'en sera plus de mémpsiflles deviennent profondes et étendues ; c'est dans ce dernier cas qu'elles produisent les troubles sensitifs, moteurs et tnplii* ques, si caractérisés dans certaines paralysies consécnlim à la lièvre typhoïde.
— M. Dubois s'est occupé de déterminer expérimentilement si les inconvénients qu'on a supposé poumr résulter de Temploi de la vaseline dans la pAlisserie sniil réels, et, dans ce cas, quels troubles résultent de la sulistitution de cette substance au beurre et à la ;;raissp dm l'alimentation. Deux chiens ayant absorbé, l'un 25 {crammes, l'autre 15 grammes par jour de vaseline, pendant dix jours, n'ont présenté aucun accident, ni aucun trouble nutritif. Or ces quantités correspondant à 100 ou GO grammes |iar pour un homme de poids moyen. On peut donc dire que It^ pétroles lourds employés dans le commerce, sons le nom de vaseline, sont bien tolérés par le tube digeslif, malgré la constitution de ces carbures d'hydrogène qui ne se prêtent ni k l'oxydatioii, ni à la saponili cation comme les graisses. Hais il faudrait savoir si remploi longtemps rontinu(> de cette substance est exempt d'inconvénients, si l'absorpiioB s'opère dans le tube digestif, etc., points que l'auteur se propose de déterminer.
— M. François-Franck complète sa précédente communication sur les bruits extra cardiaques ga5triques.(Lafî<i-''IC a publié le travail tn extenso dans son numéro du iO novembre.)
— M. Pouchet a constaté dans le liquide péritonpal d'un* raie, atteinte d'ascite, la présence de globules vitellins ; il i retrouvé ces mêmes globules dans la boue sanguine ^à tipissail la paroi profonde de la cavité abdominale. Ce fait dm'être rapproché de l'observation qui a été faite surtapoul* dans la cavité péritonéale de laquelle s'ouvrent queltjuefi"^ tes vésicules ovariennes. Mais le point particulier surleq»''' M. Pouchet attire l'allention, c'est qu'il a pu conslnterilin* te sang des vaisseaux et du cœur, ainsi que dans les lîmpnitiques, la présence de ces globules vitellins trouvés l'abdomen de la raie. Il pose la question du mécanlsnte u< cette pénétration dans l'appareil circulatoire sanj avoir cléments d'une solution.
27 NoTKKBRE 1885 ' GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE
SÉANCE DD 21 NOVEMBRE 1885. — PRÉSIDENCE DE M. d'ARSONVAL, TICB-PRÉSIDENT.
Kort da dootooT Babuteaa. — Action oardlo-aooUéntrlM at toslqaa de Is sportAlne : M. X^aborde. DisoarafOD : M. Françola-Fruiok. — Photographie da bsoUIe dn rouget da pont : M. Roaz. ~ Arthropathlea tabéUqnea de la ooionne Tert«brale ; MM. Pitrea et VaiUard.— Baolllea da la pyooraaiM : K. CBmutIii. — Btauto«paatroaoopa : K.Htaoo«Ba.
Le présideot annonce la perle que vient de faire la Société dans la personne du docteur RabùteaUf mort subitement la veille, et se fait l'interprète des sentiments de ses collègues.
— H. Dum^e a modifié avantageusement le mode de fixation de l'objectif au tube du microscope; H. Henneguy montre la disposition adoptée, qui consiste dans la suppression du pas de vis, lequel est remplacé par une encoche à ressort uxée au tube de l'insfrument, et recevant^ à pression, la bordure circulaire de l'objectir.
— H. Laborde expose les résultats de ses expériences sur l'action physiologique de la spartéine (alcaloïde du genêt); il rappelleque, dans les études faites antérieurement par Fick, Rimont, etc., on a négligé l'effet le plus caractéristique de cette substance, son action cardiaque. Les tracés que montre M. Laborde sont, en effet, très démonstratifs : le cœur de la grenouille présente une augmentation de fréquence des plus notables, et surtout une exagération d'énergie telle que Famplitude des courbes est plus que triplée; les courbes de la pression artérielle du chien témoignent des mêmes effets.
A ce propos, H. Franck fait remarquer combien il serait utile et simple de contrôler loinours par les circulations artificielles, sur le cœur isolé de la grenouille ou de la tortue, les effets cardiaques des substances dont il est si délicat de
f réciser l'action cardiaque périphérique chez les mammifères. I ajoute que l'évaluation de la lorce au cœur se fait très aisément avec un cœurde tortue mis en rapport avecun manomètre k colonne fine, et que, pour l'appréciation de l'action cardiomusculaire, on peut mettre à profit l'indépendance de la
f ointe du cœur par rapport aux appareils nerveux de la base. I a depuis longtemps appliqué ces procédés d'analyse à la détermination de 1 action myocardique de la digitaline, et pu s'assurer de l'infiuence propre de cet alcaloïde sur la fibre cardiaque, dont il exagère très notablement la tonicité et la puissance contractile.
— M. Roux s'est attaché à la reproduction photographique des préparations histologiques contenant des microbes, et a obtenu de très belles épreuves aux grossissements de 500 à 1200. Il montre les bacilles du Rouget du porc obtenus par la préparation des tissus de l'animal (rate, etc.), par des cultures, à la suite des inoculations au pigeon, qui rendent le bacille beaucoup plus virulent, à la suite de l'atténuation obtenue par l'exposition à l'air libre à certaine température; dans tous ces cas, le bacille, quoique d'une activité très différente, ne présente aucune différence mor-
Shologique. Ses recherches confirment de tous points celles e MM. Pasteur et Thuillier.
— HM. Pitres et Vaillard présentent une pièce anatomique qui établit, pour la première fois, l'existence d'arthropalhies tabétiques de la colonne vertébrale. On avait été déjà conduit k soupçonner, chez le vivant, de semblables lésions; mais jusqu ici aucune autopsie n'en avait démontré la réalité. Le sujet qui a fourni la pièce présentée à la Société avait eu ses premiers troubles d'incoordination motrice en 1881. Il s'aperçut un jour, en 1883, sans douleurs préalables, que ses hanches étaient disloquées; la marche aevint presque impossible, et sa taille diminua peu à peu de 23 centimètres. Ën même temps la colonne vertébrale devenait le siège d'une courbure dorso-lombaire à convexité dirigée à gauche et en arrière. Sur la pièce osseuse, on voit que les
pins grosses lésions occupent les première et deuxième vertèbres lombaires; la première est presque totalement détruite; elle a la forme d'un coin dont le tranchant serait dûrigé vers la droite, de telle sorte qu*ft ce niveau la colonne vertébrale présente son maximum de coorbure k concavité droite; sur la seconde vertèbre apparaissent de volumineux ostéophytes. Nulle part on ne trouve dans les vertèbres malades de laides cavités analogues à celles que la macération met en évidence dans les cas de cancer ou de tuberculose osseuse; il n'v avait, du reste, sur la pièce fraîche, ni suppuration, ni dépèts caséeux, ni néoplasmes. Le bassin et le fémur présentent des altérations de tous points semblables ft celles de la colonne vertébrale, et qui doivent être, comme les premières, rapportées aux troubles osseux trophiques décrits parH. Cbarcot sous le nom d'arthropathies tabétiques.
— M. Charrin a poursuivi ses études sur te microbe de la
pyocyanine (pus bleu). L'inoculation au lapin de quelques gouttes de culture contenant de la pyocyanine provoque rapidement l'albuminurie ; l'urine ensemencée donne alors de la pyocyanine. Si l'on sépare, drtns les cultures, le microbe de son produit, par la filtralion, et qu'on injecte le liquide contenant la pyocyanine sans micrones, on constate qu'il faut des quantités énormes de culture pour provoquer aes accidents ayant quelque analogie avec ceux que détermine si facilement le liquide contenant des microbes ; c'est donc à ceux-ci et non au produit qu'ils fournissent qu'on est tenté d'attribuer les troubles infectieux.
— H. Hénocque présente deux modèles d'hémato-spectroscopes. Le premier modèle est composé d'un spectroscope à vision directe, monté sur un pied anali^ue à celui d'un microscope simple. Destiné aux étudiants, il permet l'étude des spectres d'absorption, et celle de la durée de la réduction de l'hémoglobine dans le pouce, suivant le procédé de H. Hénocque.
Le second modèle est formé d'un spectroscope à vision directe, avec échelle latérale spectrométrique ; il permet l'examen des liquides et des cristaux à réactions spectroscopiques dans le sens horizontal ou vertical ou oblique. C'est un appareil disposé çour les recherches les plus précises et la démonstration, soit au laboratoire, soit dans 1 enseignement. Ces appareils ont été construits, sur les indications de M. Hénocque, par H. Lutz, opticien, fabricant à Paris.
SfilNGB DU 1 1 NOVEMBRE 1885. — PRÉSIDBNCB DE M. DDHOMMB.
Traitamant de la phttalsle pulmonaire par l'haUs eaaantlelle de térébenthine : M- Brèmond. -~ tJn nooTsl h^noptlque : M. Bajardln- Beaiunets.
La Société reçoit une lettre du docteur Laiireit de la Cbarrière, président de la Société médicale du Louvre, lui demandant de vouloir bien désigner deux délégués qui se réuniraient aux autres délégués nommés par les diverses Sociétés médicales^ pour délibérer sur l'opportunité de la création d'une Société centrale de déontologie^ et pour rédiger un projet de statuts. — Après une discussion assez longue, la Société croit devoir, par convenance, désigner son président, H. Duhomme, et son secrétaire général, M. C. Paul, pour la représenter en cette occasion.
— M. E.Brémond donne lecture en son nom, etau nom de H. Gouêl, d'une note intitulée : Traitement de la phthisie pulmonaire par f huile essentielle de térébenthine. Ayant antérieurement constaté que la pénétration, à travers l'enveloppe cutanée, de Thuile essentielle de térébenthine prtulult une véritable reconstitution «b^z .des , sui(ts^pr0jond^ni£iit épuisés, H. Ë. Brémond a song^^^â'iw&i^îiP^^ renx effe(s du même moyen pour combattre la phthisie pul*
GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 27 Novbhbre 1885
mooaire. Ses expériences ont été pratiquées, en collaboration avec le docteur Gouël, à l'hdpital de Villepinte, où sont soignées des femmes phthisiques, puis à l'hôpital Rothschild. Il rapporte un certain nombre d'observations relatives à des sujets atteints de phthisie pulmonaire à diverses périodes, et insiste sur l'augmentation notable de poids et l'amélioration rapide de l'état général qui ont constamment suivi l'usage des bains de vapeurs térébenthinêes. 11 a également observé, dans plusieurs cas, une évidente amélioration de l'état local, et une modification inespérée des signes stéthoscopiques perçus au niveau des sommets pulmonaires; il signale encore le retour des règles, disparues depuis un temps plus oa moins long. La tolérance pour te traitement, même a une période très avancée de la phthisie, est ordinairement parfaite : un malade atteint de pneumothorax, et qu'on dut porter dans l'appareil la première fois, s'est trouvé capable de s'y rendre seul le troisième jour, et, après treize séances, avait augmenté de poids de 1 kilo-
Sramme. M. E. Brémond a, d'ailleurs, contrôlé le diagnostic e la tuberculose, chez les malades confiés à ses soins, par l'examen histotogique des crachats et la recherche du bacille de Koch. Il rappelle que, l'an dernier, il a communiqué à la Société les heureux eifets du même traitement chez les chlorotiques, et signalé l'augmentation d'oxy-hémoglobine constatée au spectroscope, dans le sang des malades, par H. Hénocque. Il est d'avis que l'action reconstituante des bains de vapeurs térébenthinêes est le résultat de la production d'ozone : non seulement on constate la formation d'une
auantité notable d'ozone dans les appareils, ainsi qu'il Ta émontré k l'aide des papiers ozonométriques deHouzeau et de SchOnbein, mais il est certain que l'essence de térébenthine absorbée transforme directement dans le sang une partie de l'oxygène en ozone. Or l'absorption de la térébenthine et son passage dans le sang sont rendus incontestables parle fait de sa présence dans les diverses sécrétions pendant cinq ou six jours après la cessation de tout traitement.
— H. Dujardin-Beaumetz présente à la Société un échantillon d'un nouvel hypnotique, la méthyl-phén il- acétone ou acétophénone, qu'il a expérimenté avec son préparateur M. G. Bardet. H. Dujardin-Beaumetz propose de désigner cette substance sous le nom A'hmwme (voy. le n** 46, p. 475). Il complète la noie qui a (féjà été publiée dans la Gazette hebdomadaire, en disant qu il n'a pas observé, à la suite de l'ingestion de Thypnone, des effets analgésiques; il pense que, en toot cas, ceux-ci doivent être très peu marqués. Il n'a pas essayé jusqu'ici l'emploi de l'hypnone en inhalations; ce mode d'administration serait évidemment très pratique, pnisqu'il s'agit d'un corps extrêmement volatil; peut-être obtiendrait-on le sommeil parce procédé, aussi bien qu'en donnant le médicament par la voie stomacale. Cet hvpnotique réussit fort bien chez les alcooliques et chez les pfithisiques; ceux-ci obtiennent un sommeil calme, interrompu seulement de temps à autre par les quintes de toux. Il est au moins douteux que l'hypnone puisse rendre des services chez les morphiomanes, car ces malades recherchent bien moins un hypnotique qu'un excitant. L'insolubilité de ce corps rend assez difficile son administration ; en effet, on est obligé de te mélanger à une petite quantité de glycérine, et de l'enfermer extemporanénient dans des capsules; on ne peut préparer ces capsules à l'avance, car leur enveloppe serait assez rapidement altérée et détruite par la glycérine. Il y a là un desideratum qui demande k être comblé.
M. Limousin fait observer qu'il faudrait s'assurer tout d'abord si l'hypnone est soluhle dans l'éthcr, ce qui permettrait de la mettre dans des capsules sans aucun inconvénient.
— La séance est levée à cinq heures et demie.
André Petit.
EXTRAITS DES TRAVAUX DES SOCIÉTÉS SAVANTES
Ophamlm*l«cl«il Soeleiy al the KlagiiM.
Pamphlgos d* la eonjOBOtl'v*.
Cette affection a été rarement décrite jusqu'k ce jov; H. Lang en rapporte plusieurs observations, l'une cancernant une femme qui depuis son enfance souffrait d'aBf!jne^ ulcéreuses, d'autres de malades offrant en même temps di pemphigus culané on des bulles dans le pharynx La conjoiKtive est remplacée dans ces cas par une membrane noire, sèche et opaque. La transplantation de fragments de conjonctive pris sur des cobayes ne procure qu'une améliori* tion passagère. {Séance du 12 novembre 1885.)
H ovranvnta d« te puplUa assoolè» A do* maimni«Bt> otrlaièqBii
da l'cntl.
M. W.-H. Jessop présente un homme de trente-trois ïd.< oui, à quatorze ans, avait subi une fracture du crâne iv.t dépression consécutive. Depuis dix ans il est goulleui. ilbt frappé il y a quatre ans d'une hémiplégie gauche etlaW est encore paralysée. Dans tous les mouvements du globe oculaire exigeant 1 action du droit externe, la pupille se <lil;ii<' jusqu'à 7,5 millimètres, tandis que pour tous les mmments en dedans, elle se contracte à 3,5 millimètres. Pour U convergence et Taccommodation, elle se contracte à 3 loil* limètres. Le réflexe pupillatre à la lumière et à l'irritalios sensorielle est éteint. La contraction s'opère bien plus ni»dément que la dilatation, comme si dans le premier cas le mouvement était commandé par le grand sympathique, dus le second cas par l'excitation delà troisième paire. H.Jessop est d'avis que la lésion centrale existe au niveau du tnclui: nerveux placé au-dessous de l'aqueduc de Sylvius et deli portion antérieure des tubercules quadrijumeaux.
H. Beevor j^ense que la lésion siège vers le tien postérieur de la capsule interne, en raison de I hémianestbésie qui i été
observée.
Comme le font remarquer les personnes qui prennent put à la discussion, cette particularité n'a pas encore étéobsenée dans l'alaxie locomotrice. {Ibid.)
nmngnrn dm la oooaStie.
M. Nettleship suspecte les disques gélatineux de cocninr de provoquer des inflammations graves de l'œil; ainsi i l'hôpital Saint-Thomas où il en a fait usage avant de procéder à des opérations d'iridectomie et de cataracte, il i observé une série de cas de panophthalmie, tandis qu'àMoorfieldSf à la même époque, il n'avait pas de résultats l^cheui. Ces accidents peuvent être la conséquence de i'li]^niétricité de la cocaïne, grâce à laquelle les disques sont toujours humides et offrent un terrain favorable au déTeloppfment des microbes pathogènes. Les solutions de cocaïne ne sont pas moins suspectes. De Grftfe a observé plus fréquemment qu'aupasavant de la kératite interstitielle ehrooiq»' depuis qu'il emploie la cocaïne.
HM. Me Hardy et Edgar Browne ont également obserré des accidents par l'emploi de la cocaïne. Comme le fait remarquer M. Isettleshipy on les évite avec les solutions w cocaïne en ajoutant à celle-ci une solution saturée d'ati>l>' borique, comme cela a été le cas à Moorflelds. {Ibii.)
MMo^Ml Bagleiy «ff LmidM.
Contraotnre dM dolgU.
M. LocA'woocf présente une série de pièces oûla coatnf* ture des doigts était BcçOnc^gnée d'un dépAt d'urate d' soude dans les aponévroses et upe fois dansies tepdoosil^
27 Novembre 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE
extensears, et on spécimen représentant la contracture classique de Dupuytren; it n'y avait pas, dans ce cas.d'urate de soude dans aucun point du corps La causedu phénomène est difficile A préciser. En général^ la présence d'urate de soude dans le tissu aponévrolique, de même que dans les cartilages, ne produit pas d'irritation locale; ledépftt de ce sel peut cependant jouer un rôle dans la contracture, mais lequel? {^ance du 17 novembre 1885.)
QommM da foie olUM an enfant.
Cet enfant, un garçon, avait le foie hypertrophié et de Tascitu ; il présentait l'altération des dents, signalée par Hutchinson, mais aucun autre signe spécilifiuc. A Tautopsie, M. Norman JHoore trouva le foie, les reins, l'intestin et la rate en voie de dégénérescence lardacée; le foie était irrégulier de forme et bosselé à sa surface; il renfermait des masses jaunfttres qu'an microscope on reconnut pour être des gommes. Celles-ci, rarement ooservées chez les enfants, étaient dues évidemment à la syphilis congénitale. (Ibid.)
SvcléM 4e ■nMcelM «• Berlla.
Zntoxloatlon par la cocaïne.
On sait que Smidt et Ranke ont observé, après un usage persistant de la cocaïne, des hallucinations et des accès de manie, avec exagération des réflexes, tremblement musculaire, etc. Obersteiuer, de l'agrypnie et des hallucinations. Dans le cas de M. P. Heymanny il n'y eut point d'accidents nerveux; il s'agissait d'un garçon de neuf ans et demi, présentant une récidive de papillome du larynx; on badigeonna sa gorge avec 5 grammes a'une solution de chlorhydrate de cocaïne à i/iO". Le petit malade éprouva des vertiges et des nausées ; l'opération rapiilemeut terminée, il fallut coucher l'enfant, qui ne pouvait plus tenir sur ses jambes; il était plus ou moins sans connaissance, mais répondait assez bien aux questions ; les réflexes s'accomplissaient bien ; le pouls était légèrement accéléré, la température un peu élevéç (^S",'^); l'appétit avait disparu. Cet état dura une dizaine d'heures, et alors la faim se lit sentir, et l'enfant s'endormit. 11 n'y avait pas eu d'hallucinations. (Séance du 4 novembre 1885.)
CKiArlson de la dftgbniresœaoe amyl<Me des organes internes.
M. Litten croit la guérison possible dans tes cas où la dégénérescence amyloîde dépend d'affections sasceptibles de guérison, telles que les lésions suppuratives des os. Pour démontrer la possibilité de la résorption des tissus en voie de dégénérescence amyloîde, il a fait des expériences sur des lapins dans l'abdomen desquels il introduisait des fragments dégénérés ; au bout d'un certain temps, la réaction n'était plus la même, soit que la matière amyloîde se fût modifiée, soit qu'elle se fût résorbée.
M. Virchow ne pense pas, en admettant même une résorption de la substance amyloîde, qu'on en retirerait aucun profit, vu que le tissu dégénéré se trouvant détruit, la fonction de l'organe ne pourrait plus se faire, (fbid.)
EXTRAITS DES TRAVAUX DES CONGRÈS
General médical Coaaell (38* SESSION).
Le Conseil général de sauté, réuni les 17, 18 et 19 novembre derniers, s'occupe chaque année des intérêts de la profession en Angleterre, des lois et règlements qui la régissent, et en somme d'un grand nombre de questions spéciales qui n'auraient qu'un médiocre intérêt pour les lecteurs français.
Le président, sir Henry Aciand, entre autres, exprime le désir de voiries diverses corporationsroédicalesd'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, autorisées à donner le degré de licencié, diminuer en nombre, en se fusionnant entre elles ; autrement il en résulte une inégalité forcée, de fait et de convention, entre les licenciés reçus par les différents corps ; on envoie bien des inspecteurs pour assister aux examens et les contrôler; mais leur nombre n'est pas assez considérable, et leur rôle difficile en leur qualité d'envoyés du pouvoir central; on a encore proposé de créer des commissions d'oxamen, chargées de faire passer les examens dès candidats appartenant aux diverses corporations. Rien encore n'a abouti. On voit qu'il règne une anarchie véritable dans le Royaume-Uni sinon au point de vue des études médicales, au moins en ce qui concerne la collation des grades ; si tel étudiant fréquente de préférence telle école, c'est que le titre délivré par elle est plus estimé que le litre équivalent délivré
Far une autre; ce n'est pas toujours parce qu'il suppose que enseignement y est meilleur; cette considération entre probablement aussi en ligne de compte. La motion d'Actand donna lieu à une longue discussion, car le sujet était épineux.
Le reste de la session s'est passé à faire fa radiation, sur la liste officielle, des membres de la profession devenus indignes, à examiner le rapport du Comité de statistique, celui du Comité nommé pour reviser la pharmacopée, etc.
BrItIA médical Aaaoelailoa (53* RÉDHION ANNUELLE A CARDIFF).
Hocto d'aoUoo et iiaaaa da la dlottal* et de »ea ■aeoèdanèa, notamment da Strophaathaa (hiaptdoa?).
M. rA.-B. Fraser s'est livré à une étude particulière de la digitale et des autres plantes ({ui rentrent dans le groupe de ta digitale, le Scilla maritima^ \ Adonis vemalie, le Convaltaria maiatU, VAntiaris toxifera, VHelleborw niger, le Nerium oleander et VErythrœum guineense. L'action de ces végétaux est due en général à la présence de gIvGosides; mais, sauf ta digitaline, la convallamarine et l'hetléboréine, ces glycosides ne sont généralement pas très solubles dans l'eau et ne peuvent guère être utilisés en médecine. Leur action principale se porte sur le cœur, dont les contractions se font avec plus d énergie ; en réalité, ce sont des agents musculaires, le cœur se trouve influencé comme muscle. Les eiïeis secondaires, accroissement de la tension intra-artérielte, augmentation de la diurèse, abaissement de la température, s expliquent aisément par l'action plus énergique du cœur et une action spéciale sur les vaisseaux. Ce que H. Fraser s'est proposé, c'est de trouver dans le groupe de la digitale une substance dont raclion se limite le plus possible sur le cœur, les effets secondaires se trouvant abaissés à un minimum. Depuis quinze ans, il étudie à cet égard le Strophanthus (hispidus?) dont on retire, sur les cotes occidentales de l'Afrique, un poison des flèches,[désigné sous les noms de kombé, d'inée et d'onage. Il en a retiré un glycoside cristallisable, la strophanthine, très abondante dans les semences, moins dans le reste de la plante. De nombreuses expériences, faites sur des malades, ont permis de reconnaître que l'action du Strophanthus et de son glycoside se porte particulièrement sur les muscles striés et d'une façon prépondérante sur le muscle cardiaque ; à cet égard, le Strophanthus est beaucoup plus énergique que la digitale, et n'agît pas sur les vaisseaux comme elle, parlant produit à un moindre degré ses effets secondaires. Quant à l'usage thérapeutique, fintolérance parait être moindre; on n'observe pas de symptômes dus k 1 accumulation des doses ni les troubles gastro-intestinaux que souvent provoque la digitale. {Section de pharmacologie et de th^^fj^a^^
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