L. HuH
RETUS DES JOURNAUX
H. Victor Hersley. — Une femme, &géo de quanale-trois ans, exerçant la profession de domestique, est adnisoàDuversity collège Hospital dans la nuit du 28 juillet 1885, présentant les symptômes d'une péritonite aiguë septique. Jm* qu'à ces derniers jours la santé de cette malade était eiceltente, lorsqu'elle s'est mise à soufTrird'une hernie eninle(?) du côté droit. Un chirurgien appelé à ce moment réduisit la hernie; mais les symptômes, au lieu de s'amender, s'sffravèrent et forcèrent la malade à entrer à l'hôpital. Elleesl maigre et de petite taille ; elle se tient couchée dans son lit, les genoux dressés en l'air et se plaignant de douleurs intenses dans l'abdomen. Le faciès est terreux et grippé, h ^eux profondément enfoncés et cerclés de noir; tout cet tlil indique une grande souffrance et un profond épuisemenl. Température: 100*,2 (Fahrenheit); pouls sufGsaminent fwt et régulier. L'examen du ventre montre qu'il est dur; set parois sont rigides et tendues. Dans Taine droite, au nireai de l'orifice de la saphène, on constate l'existeDce d'une petite tumeur dure et arrondie ; elle a tous les caract^d'na sac herniaire extrêmement distendu.
Considérant l'état du malade et la possibilité d'enrayer la éritonite par l'établissement d'un drainage après examen e la tumeur de l'aine, M. Hersley la met à découTertao i moyen d'une incision pratiquée avec toutes les précautions de la méthode de Lister. Il constate qu'elle est constituée par une des glandes lymphatiques qu'on trouve normalement dans cette région ; cette glande est enflammée et placée en iTanl d'un très petit sac herniaire auquel elle adhère fortemenl H. Hersley ouvre ce sac en traversant leganglion; sa mité, dont le diamètre mesure environ nn tiers de pouce, est remplie d'une matière d'aspect boueux; le collet du sac est alors incisé comme s'il s'agissait d'une hernie (lans le bat de permettre an liquide, qui pourrait s'être accumulé dans le péritoine enflammé, de s échapper; cette incision est ii |tfliK faite qu'un flot de pus horriblement fétide s'échappe i l'ei- | térieur. L'odorat, bien nue très désagréablement impressionné, ne révèle pas l'odeur des matières fécales et la vue ne laisse voir non plus rien de tel dans le liquide eilravasé. Le doigt pénètre librement dans la cavité abdominale et révèle l'existence d'un abcès dans la cavité péritonéale. On (t lave avec soin en poussant dans son intérieur avec uDes^ ringue une solution tiède d'acide carbonique i 1 pour HO; un gros tube à drainage est placé dans la cavité abdoniinaI<!i le ganglion et le sac herniaire sont réséqués, pois on suture i l'orifice avec le catgut et on applique par-dessus un {UBtemenl de Lister. A partir de Fopération la température s abaissa, le.8 phénomènes locaux et généraux s'ameodèrenl 1res rapidement et au bout de ouinxe jours h malade était conplètement guérie. (The meaical Times. 26 septembre Iwi p. 431.)
BtqoM, par Wm. Bodd. — Un gentleman de vie très acli« avait été atteint dans ces neuf derniers mois de sympl^iifde périostite. La colonne vertébrale et les os du basais étaient les parties principalemeql naUdcs. J^iiaDd i' consulter, if y avait aiièji^gHi|idi46h8UtiH|&
37 Nqvbuirb 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE
apophyses épineuses de la troisième et de la quatrième vertèbre dorsale et également au niveau du sternum. Le malade avait aussi ressenti de violentes douleurs dans les membres et le tronc, s'exagérant au moindre mouvement et surtout la nuit. Quelques jours avant de venir consulter, un nouveau s;mptdme s'élait manifesté: c'étaient des attaques soudaines de spasmes tétaniques, qui affectaient les membres et le tronc. On trouva que le meilleur moyen de les faire cesser était que le malade restftt couché sur le dos dans le plus grand calme, interrogé avec soin, le malade apprit à son médecin qu'il avait eu une ulcération du pénis sept ans auparavant aTec bubon et nodosité au niveau des tibias. Il éprouva de la salivation à la suite du traitement qu'on lui administra à ce moment. Persuadé qu'il était en présence d'une manifestation syphilitique, H. Budd prescrivit une mixture contenant cinq grains d'iodure de potassium à prendre tous les soirs avant de se couctter. Après quatre jours de ce traitement, le malade se trouva considérablement amélioré. Les spasmes tétaniques n'ont pas reparu depuis qu'il fait usage de cette médication. {The Uritish médical Journat. 20 septembre 1885, p. 599.)
IntaHuaceplioD (raliée par le mMsago, gaerlaon,
par M. Ed. Overman Day. — Un enfant mâle de six mois, fort et vigoureux et très gras, est pris soudain de dîarriiée, La diarrhée dura environ quatre heures, et, au inoment où elle cessa, une grande quantité de sans fut rentlue par l'anus. Quand l'assistant vit le petit malade aussit6t après son hémorrhagie, l'enfant était dans le collapsus avec les extrémités froides, les lèvres livides et le pouls rapiile. Il prescrivit cinq gouttes de cognac dans de Teau et du lait à prendre aussitôt et une potion cordiale et stimulante. Le 24 juillet, M. Overman Day voit le petit malade pour la première fois : riiémorrhagie n'a pas entièrement cessé, mais l'enfant est gai. il est calme, aucun gaz ni aucune matière n'est passé par l'anus; il vomit des matières verdàtrcs; la paroi abdominale est flasque ; on sent une masse dure ovoïde dans Fhypochondre droit et la région lombaire. Avant d'avoir recours aux moyens usuels, H. Overman Dav se décide à essayer des manipulations à travers la paroi andominale. On commence par un mouvement rotatoire des deux mains allantde l'Iiypocliondre droit à la fosse iliaque du même côté. Ces manœuvres ayant été continuées pendant un quart d'heure, ou entend un gargouillement et on ne perçoit plus ta masse dure que l'on percevait auparavant . A onze heures la maladie n'a pas complètement cessé; l'enlant dort et semble un peu mieux. L'amélioration persista et le petit malade guérit.
L'auteur ajoute à la relation de ce fait ce qui suit : < Il y a un peu moins de deux ans un de mes amis me pria de voir avec lui un enfant âgé de cinq ans, qui avait une intussusception. Notre visite eut lieu environ douze heures après le début de l'affection. Je proposai le massage de l'intestin. On le pratiqua pendant une demi-heure avant de constater quelque modification. L'enfant se rétablit. Ces deux cas sont les seuls sur une série de dix que j'ai vus se terminer par la guéri son.
» Dans trois cas on pratiqua la section abdominale. Le point intéressant dans Vobservation rapportée plus haut est l'écoulement de sang par l'anus. Gela est tout à fait inusité. Dans les faits que j'ai observés l'écoulement d'une petite quantité de matières troubla la règle. Quant à la valeur de ce traitement, ces succès parlent d'eux-mêmes ; mais, pour qu'il donne des résultats heureux, il importe que le diagnostic soit porté de bonne heure. » {The Lancet, 26 septembre 1S85, p. 571.)
BIBU06RTPHIE
Aaatomlc patkolocIqHe d« ■7«tèm« nerveux. Cours
complémentaire professé à la Faculté de médecine de Paris (1883-1884) par le docteur Raymond, agrégé, médecin de l'hôpital Saint-Antoine, avec 114 figures intercalées dans le texte et 3 planches en chromolithographie. Paris, 1886. A. Delahayeet Ë. Lecrosnier.
C'est à une heureuse inspiration qu'a obéi M. Raymond en publiant les leçons qu'il a laites à la Faculté sur l'anatomie pathologique du système nerveux. « Mélanger, dans une juste limite, les enseignements de la clinique, de la physiologie et ceux de l'anatomie pathologique, » tel a été son programme, auquel il a su donner un caractture essentiellement pratique en soumettant aux élèves les exemplescliniques des maladies dont il leur décrivait les lésions. Trop multiples et trop complexes étaietil les questions qu'il avait à étudier pour qu'il
Sût consacrer à chacune d'elles de longs développements. !ais, tout en laissant systématiquement de côté les détails qui eussent obscurci ses tableaux d'ensemble, il a su présenter, dans une forme très heureuse, les données principales qui ont définitivement acquis droit de cité dans la science.
Après quelques considérations sur l'inflammation en général et ses rapports avec les lésions du système nerveux, H. Raymond condense en deux leçons les notions essentielles sur Tanatomie et la physiologie de cet appareil. Le terrain ainsi préparé, il commence par l'étude des lésions méningées, (]u\ se traduisent surtout pardes phénomènes d'origine corticale; il passe ainsi, par une transition naturelle, à l'exposé des altérations de l'écorce et de leur symptomatologie, envisagée à la tueur de la doctrine des localisations cérébrales. Puis, fidèle à la même méthode, il ne traite des lésions centrales du cerveau qu'après avoir succinctement exposé la circulation encéphalique et les rapports qui unissent les ganglions cérébraux à l'écorce d'une part, au mésocéçhale de l'autre. Le cervelet, lu protubérance et le bulbe Iburnissent ensuite matière à trois leçons substantielles.
Nous arrivons ainsi à la moelle, que M. Kaymond étudie d'abord au point de vue de l'anatomie et de la physiologie normales. Les sept leçons suivantes nous initient aux lésions médullaires, envisagées dans leurs caractères essentiels, abstraction faite des processus rares ou peu connus comme des questions de détail.
Enfin la dernière partie du cours a trait aux atténuions périphériques, qu'elles portent sur les cordons nerveux, sur les organes des sens ou sur les tissus (troubles trophiques et vaso-moteurs, lésions vasculaires, etc.).
Dans cette pérégrination k travers le vaste domaine de la neuropathologie, on suit toujours l'auteur avec intérêt et profit, grâce a la clarté de son exposition et aussi à l'heureux choix des figures, qui facilitent la compréhension de maintes questions délicates.
VARIÉTÉS
AVIS. — Pour m qui eonoOTii* la Faoolté de médaoliis de Paria voir au verao da U ooaTartara.
Faculté de NÉoECtNE de Bordeaux : oécanat. — Nous apprenons que le professeur Uenucé vient de se démettre, pour des raisons de santé, des fonctions de doyen, qu'il remplissait avec tant d'autorité depuis la création de la l'acuité. Cette lourde cliarge administrative passe aux mains de l'un des jeunes professeurs de la Faculté nouvelle, le docteur A. Pitres, bien connu par ses travaux de neuropathologie ; les sjmpattiies qui accompagnuot dans sa retraite, comme doyen, le pcofessew J^^P4>^^<yi;H'0TtÇ* acquises à son successeur. uigitizeo Dy vjv-'v^^
GAZËTTE HEBDOMADAIRE DE HÉDEGDIE ET DE GHIRDR^ 27 Novembre 1885
Faculté de médecine m Nancv. — La chaire de chimie médicale et de toxicologie est déclarée vacante. Un délai de vingt jours, à dater de la publication de cet arrêté, est accordé aax candidats pour produire leurs titres. MM. les candidats sont invités à faire parvenir leur demande, soit à M. le recteur, soit â M. le doyen de la Faculté de médecine, dam un délai qui ne doit pas dépasser le 5 septembre 1885.
École de médecine de Duon. — Un concours pour un emploi de suppléant des chaires de pathologie et de clinique internes s'ouvrira le i" juin 1886, devant la Faculté mixte de médecine et pharmacie de Lyon. Le registre d'inscription sera clos uu mois avant l'ouverture dudit concours.
Choléra au Tonkin. — Le choléra continuait, au milieu d'octobre, à y faire dt: grands ravages dans les raogs de nos soldats. Les mesures d'hygiène qui pourraient ôtre eHicaces entraîneraient des dépenses considérables, telles que la construction de casernes.
{Journal des Débats.)
Mission scientifique en Islande.— M. Henry Laboiine, docteur en médecine, licencié és sciences naturelles, est chargé d'une mission aux lies Féroé et en Islande, en vue d'y entreprendre des recherches botaniques^ soologiques et médicales.
Conseils sanitaires algériens. — Par un décret en date du 19 octobre 1885, l'article 4 du décret du 26janvier 1882 est abrogé, et, conformément aux dispositions de l'article 100 du décret du 22 février 1876, un conseil sanitaire est institué dans chacune des trois circottscriiitions sanitaires de l'Algérie. Chacun de ces conseils aura son siège an chef-lieu de la curection de la santé.
Adiiinistration sanitaire. — H. Pierre Legrand, avant son départ du ministère du commerce, a confié à l'examen du Conseil d'Ktat deux projets d'organisation de l'administration sanitaire adoptés par le Comité consultatif d'hygiène publique, sur les rapports de notre collaborateur, H. le docteur A.'J. Martin. L'un ae ces projets, relatif aux conseils et commissions d'hygiène et de salubrité, modifie sensiblement la léjpslation existante. — L'autre projet concerne la revision de la loi de 1850 sur les logements insalubres. {Revue d'hygiène.)
Service de santé militaire. — Ont été promus :
Au grade de médecin principal : 2* toor (choix). H. Vincent
(Louis-Alexandre), médecm de 1'* classe.
Au grade de médecin aide-major de l'* classe : H. Lbéritier
de Chezelle (Marcel •Léon-Marie), médecin aide-miyor de 3" classe.
LÉGION d'honneur.— Ont été nommés ehevalien : H. Leconte Edouard-Sébastien), médecin en chef de la marine, et M. Gérard Jean-Baplisle-Harie-Gaston), médecin de 1'* classe de la marine.
Ultra-centenairb. — La veuve Girard, dont le mariage remontait à l'année 1783, est morte, il^ a peu de temps, à Auberive-de- Royans (Isère), i l'ftge de cent vingt-cinq ans.
Société d'anthropologie de Paris. — Le jeudi 26 novembre, à quatre heures de l'aprés-midi, aura lieu, au siège de la Société d'anthropologie, la conférence annuelle Broca. U. S. Pozzi traitera des caractères distinctib du cerveau de l'homme, et H. Letourneau lira le rapport sur le prix Godard. On trouve des billets au siège de la Société.
Les médecins dans les parlements. — Certains journaux anglais engagent tes médecins à se concerter pour favoriser les candidatures des médecins dans les prochaines élections. C'est on conseil qui serait, ce nous semble, superflu chez nous.
L'assistance médicale a New-Toml. — Il parait que, à New- York comme à Paris, on a cru reconnaître des abus dans la pratique de l'assistance médicale. Le Médical Record nous apprend qu'une réunion de médecins doit avoir eu lieu le 20 novembre dans la salle des séances de l'Académie de médecine.
Hommage confraternel. — Les médecins de la province de Ravennes ont offeit un banauet fraternel au docteur 0. Peruzzi, en mémoire des services qu il a rendus à la science.
NÉcnoLoaiE. — Nous apprenons avec grand regret la mon de H. le docteur Rabuteau, l'un de nos anciens collaborateurs. De dures nécessités l'avaient jeté dans la spécialité
pharmaceutique; mais il relevait cette défaillance par de
grandes connaissances en chimie biologique et par la public^itioD de travaux importants, notamment par son grand Traité de thérapeutique, qui avait eu déjà quatre éditions. H a été un des premiers à prendre la phvsiologie pour base de la classification des médicaments. Il était membre très actif de la Société de biologie.
— On annonce la mort de MM. les docteurs De Chilly (de Vancouleurs); G. Barrion (de Cb&tiUon-sur>Sèvres); Lannes (La Sauvetat, Gers) ; Chaudelon, professeur émérite de l'Université de Liège; Bland, George, L. B. C. P. (Grays); Cameron, Surgeon- Major John, H. D. (Bengal Army); Gonry, Thomas (de Clonryni; Olugiu, Joseph), M. R. C. S. O^righton); Pigott, Peter (Davos Platz).
Mortalité a Paris (M* umaine,du8 au 14 novembre 1885r.
— Fièvre typhoïde, 14. — Variole, 4. — Rougeole, 17, — Scarlatine, 5. — Coqueluche, 6. — Diphthérie, croup, S2.— Choléra, 0. — Dysentérie, 0. — Ërysipele, 6. — Intéetions pnerpérales, 1. — Autres ailections épidemiques, 0. — Méningite, 31.
— Phthisie pulmonaire, 161 . — Autres tuberculoses, 27. — Autres affections générales, 57. — Malformations et débiUté des &ges extrêmes, 40. — Bronchite aiguè, 26. — Pneumonie, 64. — Athrepsie (gastro-entérite) des enfants nourris an biberon et autrement, 28; au sein et mixte, 13; inconnu, 3. — Antres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 91 ; de l'appareil circulatoire, 61; de l'appareil respiratoire, 57; de l'appareil digestif, 44; de l'appareil génilo-urinaire, 21 ; de la peau et du ttssa lamineux, 10; des os, articulations et muscles, 7. — Morts violentes, 33. — Causes qod classées, 8. — Total : 860.
MORTALrrÉ A Paris (47* semaine, du 15 au 21 novembre i885i.
— Fièvre trobotde, 15. — Variole, 3. — Rougeoie, 21. — Scarlatine, 9. — Coqueluche, 3. — Diphthérie, croup, 38. — Choléra, 0. — Dysentérie, 1. — Erysipéle, 8. — ufections puerpérales, 3. — Autres affections épidemiques, 0. — Méningite, 30. — Phthisie pulmonaire, 184. — Autres tuberculoses, 20. — Autres affections générales, 55. — Halformiitioas et débilité des &ges extrêmes, 54. — Bronchite aiguë, 22. — Pneumonie, 72. — Athrepsie (gastro-entérite) des enfants nourris au biberon et autrement, 30 ; au sein et mixte, 22; inconnu, 2.— Autres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 88; de l'appareil circulatoire, 62; de 1 appareil respiratoire, 79; de l'appareil digestif, 54; de l'appareil génito-urinaire, 21; de la peau et du tissu lamineux, 4; des os, articulations et muscles, 13. — Morts violentes, 17. -~ Ga.vaè» non classées, 14. — Total : 944.
oinnuES otPosËs au bureau du joumal
Manuel de la tase-ftmms tt U CHèft tage-ftmmt, ptr M. E. GiHou, professeur inppldaat k rBcola de ufdmlM d« Bordwvx. I vid. ia-lS àt SW pH»* ITM fleures. Parii. J.-B. BiUUtra al Bit. S tr.
Traité i» M«Ioffo mtflMtt, rarUe : PrtttaMiru, MtMrc te CcBf. ealentère», par RaptuSl Blinchard, profomur Mgrigé i !■ Faculté de nédedM <lc Paria. 1 vol. iii-8 de iH pagsa avec lU (iffwru. Parla. J.-S. Bailli^ rt
ai>. 3 rr.
Manuti dit injeclUn» aouf-CHtaïUea, par MM. BoumeriUe et Bricon. S* iàition revue at aa; menlée. 1 toI. in-3S de xir414 pafea avec 1& f^ves dana te tasio. Paris, Progrèa mddleal. S fr. Sd
— Cartonné. 3 fr.
lîlof « du pnfeuew Ch. Latètue, In ii la timet publiqœ aanmlle de la Saeiéta médieo-pajdioli^qiifl da tl avril 1885, [lar H. la doelear Anl. RtUi, aeovuirc général é» la Soeiéld. Brwehnro In-S de 55 pases. Paria, 0. Dna. i fr.
YariMotu 4e empetUiom c( riacttoM ehimiqua da ktMWMrt luraidica et m«rbidei de l'appareil çénital 4e lê femme, par M. le docte«r P. Hénière (d'Angers), prurciacur libre de gynécvlogift, ofllder d'acadéoûe. Brocharc in-S de 35 pages. Psris, 0. Doin. 1 Tr. 50
éttide turl'œdime du larynx [œdime de la glotte], pu H. le doclear J. Cb«raiic, ancien préporalew k la Faoïlld daa acienoea de Bordeaw. Brocbnrc in-K de 115 pag«s. Paru, 0. Doia. 3 ft>. SU
37 NovKHBBE 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE
COMMUNICATIONS PHARMACEUTIQUES ET BIBLIOGRAPHIQUES
THÉRAPEUTIQUE
TndlwMBt de» d/sipcipslcs.
Les nombreux faits cliniques relatifs aux propriétés antidyspeptiques de la médication chlorhydro-pepsique, signalés depuis longtemps déj&, ont attiré l'attention du corps médical.
Encouragés par les snecès obtenus par les premiers expérimentateurs, un grand nombre de médecins ont expérimenté cette médication dans différents cas de dysp^^sie, et de nombreuses observations ont démontré l'edicacité r^arquable de ce traitement, qui» suivant l'expression d'un observateur, M. le docteur Mora, constitue, dans l'état actuel de la science, la médication la plus ra|ionnelJie et la plus efficace pour combattre les dyspepsies.
La médication chlorhydro-pepsique doit ses propriétés à l'association des ferments digestifs aux amers. Si, comme l'expérience clinique semble le démontrer, les causes essentielles de la dyspepsie sont l'altération des ferments et Fatonie des fibres musculaires de l'appareil digestif, il est certain que cette issoeiation est rationnelle, puisqu'elle remédie aux causes essentielles de cet état pathologique si fréquent.
De nombreuses expériences ont démontré l'efficacité de cette médication, et les résultats si remarquables obtenus par MM. Archambault, de l'hftpital des Enfants; Frémy, de l'Hôtel-Dîeu-, le professeur Gabier, etc., ne laissent aucun doute sur la valeur du traitement.
Les effets physiologiques de cette médication, qui sont bien plus faciles à constater chez un malade dyspeptique que chez l'homme sain, se reconnaissent à une augmentation rapide de l'appétit, et par raîte au développement manifeste des forces, à une digestion rapide et complète.
M. le docteur Courtois a remarqué que des malades anémiques qui avaient complètement perdu l'appétit, auxquels il fit prendre un verre à liqueur d'élixir chlorhydro-pepsique avant les repas, furent rapidement améliorés par ce traitement.
Deux observations recueillies par H. le docteur Andreux, médecin de l'hdpital de Ludres, montrent la rapidité d'action de ce traitement.
Une malade dyspeptique depuis déjà deux ans, avec tous les symptômes d'une dyspepsie Ûatulente, nausées, appétit capricieux, chez laquelle tous les traitements avaient échoué, fut guérie en quinze jours par l'emploi de l'élixlr chlorhydrO'
pepsiquc.
Chez une autre malade Agée, dont les digestions étaient très laborieuses, la guérison a encore été plus rapide.
Les expériences faites à l'hôpital des Enfants ont prouvé que dans les troubles gastro-intestinaux des enfants, les diarrhées vertes, cette médication donnait des résultats merveilleux et permettait de modifier en peu de jours l'étal des voies digeslives des petits malades.
La pepsine chlorhydrique agissant beaucoup mieux en solution que sous toute autre forme, M. Grez a préparé réiixir qui porte son nom, et qui contient 50 centigrammes de pepsine titrée par cuillerée à soupe.
Uien de plus facile, avec celte préparation, dont le goût agréable facilite singulièrement l'emploi, d'augmenter ou de diminuer les doses suivant l'indication. Les doses ordinaires sont pour les adultes un verre à liqueur k chaque repas, et pour les^nfknts nne à deux cuillerées à dessert.
De l'ensemble de ces faits, on peut conclure que l'élixir chlorhydro-pepsique Grès est indiqué toutos les fois que le mauvais fonetîonneioent de l'appareil digestif rend les digestions laborieuses, dans l'anorexie, les vomissements de la grossesse et les troubles gastro-intestinaux des enfants. Son action tonique réveillera l'appétit et stimulera la vitalité de l'appareil digestif.
D' P. Germono.
/f. B. — MM. les médecins qui désironi expérimenter cette médication recevront, franco par colis postal, des échantillons de cette préparation, en écrivant à H. Gres, pharmacien, 34, rue La Bruyère, Paris.
GAZETTB HEBOOHADAIRB DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 37 NoTsmE i885
THÉRAPEUTIQUE
Dans un précédent article (voy. Union médicale, 30 mars i884), nous avons appelé l'attention de nos lecteurs sur la place importante qu'occupait la digitale dans la thérapeutique; nous avons démontré que, lorsqu'elle avait été obtenue dans des couditions normales, c'était un des médicaments les plus actifs et les plus sûrs tout k la fois.
Nous venons prouver aujourd'hui que le bon choix de ses préparations est ia condition indispensable de la certitude de ses effets.
Une récente communication de H. le docteur Laborde » la Société de bioloifi^ digitaline, nous donne des
détails très intéressants sur la valeur de ce médicament d'après les expériences faites par HH. Laborde et Duquesnel.
Ces deux savants ont soumis aux épreuves suivantes deux échantillons de digitaline : l'un d'origine allemande, Tautre de fabrication française, d'aspect absolument semblable. Voici ce qu'ils ont observé :
La digitaline allemande, en présence d'une petite quantité d'acide chlorhydrique et sous Tinfluence d*une légère élévation de température, ne prend pas la coloration verl-émeraude caractéristique de la digitaline ordinaire ; traitée par le chloroforme, elle laisse on résida abondant, tandis que la digita* line française se dissout entièrement dans le chloroforme, sans résidu; enfin elle n'a qu'une légère amertume, tandis que la digitaline française est fortement amëre.
Ces différences profondes, au point de vue chimique, faisaient présumer une différence cwrélative dans l'activité physiologique, et l'expérience a démontré qu'il en était effectivement ainsi : Injectée aux pattes postérieures d'une grenouille, la digitaline produit l'arrêt définitif du cœur en systole forcée en moins de cinq minutes ; la d^italine allemande, injectée dans les mêmes conditions, ne commence à agir (|u'au bout de quatre heures, et n'amène l'arrêt définitif du cœur qu'au bout de douze heures.
Cette expérience, répétée sur des cobayes, a produit des résultats complètement identiques.
D'où il faut conclure que, si l'action de la digitaline allemande n'est pas absolument nulle, elle est inférieure à celle de la digitaline firançaise, comme cinq minutes sont ft douie heiirps.
Hais, s'il y a une différence aussi considérable entre les deux produits, eu égard à leur activité physiologique et partant à leur pureté de composition chimique, il y aura nécessairement une différence corrélative au point de vue des effets thérapeutiques.
Le mérite de la vraie digitaline, c'est d'agir régulièrement et éneigiquement; elle ralentît îmmédiatementles battements du cœur, les régularise, et foit succéder l'amplitude et la fermeté à l'agitation désordonnée de ces battements. Elle doit n'être employée qu'avec prudence et à très petites doses en raison de l'énergie de ses effets.
Qu*obtiendra-t-on de la fausse digitaline? Des effets très lents et par suite une prolongation des souffrances, et déplus des effets incertains, car il n'est pas possible de doser avec certitude un médicament impur et dont la valeur réelle est problématique.
Après les expériences de MM. Laborde et Duquesnel, le médecin, ne pouvant pas toujours contrdler l'origine de la digitaline fournie A son malade, hésitera sur les doses à prescrire, puisque, sninnt la qualité du médicament, ces doses pourront être ou trop fortes ou insuffisantes. Dans ces conditions, il ne devra prescrire la digitale que sous une forme ayant déj& fait ses preuves et non susceptible d'adultération.
Le sirop de digitale de Labélonye lui offrira toutes les garanties qu'il peut désirer. Ce produit, dont la réputation n'est plus à faire, lui donnera des résultats toujours constants parce que son dosage est toiyours rigoureux ; ce n'est jamais sans un succès immédiat qu'il emploie cette préparatMm dans la plupaii des affections du cœur.
(Extrait de VUnion médieaU.)
G. Masson, Propriétairê-Gérant.
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