L. LEREBOULUT, PAUL RECLUS
AdretMr tout ce qui conceroe la rufoefum au tUge du ComUé, chex M. Dicumus, 91, rue de UUe (avant 1« mardi de prtféreoee).
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(Thèses, examens, cours, etc.} e« «i*er> iiaew— uuAmmmS le tmÊMu méMmmt.
SOMMAIRE. — Bulletin. La maladie de ThouMn. ~ De U mluro do la dmrM. — Vaccinalloii ammblque. — VaednatlM anUehDlMqne ; ariMioD im $mmn»uteal ibiien en lîtpa^nc. — VaccioatitHi anIivarioUqao. — L'anihropinaélria tflilïquév à larechcnbc de l'idi-miU de* criminali. — HtdMlïië anormale de la langue. — Coutribulioui plianuaeeuti<|uea — TRAVAUX OHifllNAUX. TMrapeiH liqiM : ha riuduro iteHblii de meiTura et de lodiiini en iqjactiei» lijpudermiquce. — CoRRliBPOMVtKci. Le difcoura d« Grenoble — Socttria savaxtbb. Acadteio dea adoneot. — Académie de mddaciM. — Sodétd Biddiealo dea hdpiUm.— Soeidld de eUrwfia. — Soci^lë do bfelocio. — Extatin m» travaux UKS COKfiHÊa. — HlVUI DK8 JOURNAUX. — UlBLIOfiRAPHIB. La IdKiiblion
rclalive aux tMimi» en Anslelerre et en Ecoaee. — Index bîUiocrapbiqno. — VARitiii. H. il. Bonley. — PiviLLinii. Cfannifie da l'diraifer.
BULLETIN
Vm ■Mkladie de Theiefw.
Nos lecteurs connaissent depuis longtemps le syndrome sur lequel Thomsen a appelé, il y a une dizaine d'années, l'attention des praticiens, et dont la connaissance a été introduite en France, en 1883 seulement, parHM. Charcot, Ballet et Marie. Un de nos collaborateurs, M. Dreyfus-Brisac, en a présenté une étude complète dans la Gazette hebdomadaire de 1884 (p. 18). Ils savent donc que ce syndrome consiste dans la raideur spasmodique de certains muscles survenant tout à coup à l'instant où un mouvement va s'exécuter ou pendant qn'it s'exécute. Depuis cette date.
rien n'a été publié qui soit de nature, soit à modifier sensiblement le tableau symptoinatique de la maladie, sotl à éclairer davantage sou interprétation physiologique. Cependant nous ne voulons pas laisser passer sans le mentionner un mémoire de H. Pétrone, un des auteurs auiqucls on devait déjà des observations sur ce sujet; mémoire publié, il y a plus d'une année, dans le Sperimentat, mais dont la traduction vient d'être donnée par le Journal de méd&- Hne de Bordeaux (15 novembre 1885).
Ce mémoire, qui est plutôt un résumé de la question qu'un travail original, n'ajoute non plus rien d'important aux notions qui ont déjà été consignées dans la Gazette, Noua y relevons seulement :
t*An point de vue sgmptomatologiguey la mention de quelques études dynamométriques de Virioli, qui a obtenu des courbes graphiques du phénomène. Dans une de ses observations, si la main était fermée et qu'on ordonnftt an malade de l'ouvrir, il se passait cinq secondes avant que le mouvement commençât à se produire; si la main était fermée, le mouvement se prononçait sans retard, mus avec un léger tremblement oscillatoire;
Au point de vue pathogénigue, la manière un peu vague dont H. Pétrone interprète le phénomène, après rejet des explications de Thomsen, de Seelîgmûlter, de Peters, de Bernhardt. c La cause de la rigidité musculaire, écrit-il, réside dans une anomalie de nature inconnue qui a
FEUILLETON
Cbronl^ae de l'étraufcr.
Rl-ralltta mèdloalae en Bobème. Tobèqme et AUeanaiule. — Expropriation d'un des BSTTloee d« oUnliiue de la Faculté aUemande.
— Projet de modification du recrutement des mëdoclns de cercle.
— Comment le public prend la ohosa. — Le cbarlatanlame devant lee tribunaux de Vienne. — gratnltè le rend-eUe Irrèprèben- •Ible? — Organlaatlon de l'enaelanement de l'hygltae danslea toolea moyennea de Hongrie. — IM m6de«>tns proleeseun d'hygiène sont eu même tempe In^teotenra eanltalres des éeoltm. — Deux noticeenèoroloolqaea: Ludwlg SoUager et Friedrich Haeser.
En Bohème, l'antagonisme entre l'élément slave et l'élément germaniijue dont nous avons noté à diverses reprises des manifestations dans les choses médicales ne parait ças près de disparaître : on aurait pu croire l'idéal des médecins tchèques atteint par la création d'iue Faculté autonome de s* BiaiE. T. XXil.
leur langue : elle existe depuis quelques années, mais l'égalité ne lui su^it plus, elle devient envahissante.
L'administration Tappuie et poor l'instant les institutions allemandes paraissent faiblement défendues au Ministère de
rinstruclion publique. Un arrêté du 32 juillet 1885 a été Tobjct au Reischrath d'une interpellation de la part de MM. Pleuer el Hirscliberg : s'il annonçait une bienveillance peu dissimulée pour la jeune Faculté slave, il était d'une équité douteuse envers son aînée ; on a enlevé à celle-ci les locaux qui lui servaient pour son deuxième service de clinique médicale, c'est-à-dire trois salles de malades renfermant trente-trois lits et une chambre d'assistant. Elle se trouve placée aujourd'hui dans des conditions choquantes d'infériorité, les pièces qu'on lui a données sont petites, on ne peut songer à faire de l'enseignement que dans une seule. L'assistant est relégué dans une sprt^d'eBtfé&-ri^n»mune à quatre salles et oà paâ^^itfabd^f^Kilifirmiers.
4 Dêcehbu 1885
pour si^e la coadactibilité du système nerreui, conductibilité qui se manifeste depuis l'origine de la fibre nerveuse dans l'écorce du cerveau jusqu'à la terminaison de cette fihre dans la fibre musculaire. > Quant à nous, nous sommes toujours d'avis que la patbogénie de la maladie de Thomsen est encore obscure, et que l'hypothèse à laquelle se sont arrêtés HH. Ballet et Marie, celle qui assigne au trouble musculaire une origine périphérique, est aussi défendable que celle qui en fait remonter la source jusqu'aux centres nerveux ;
3° Au point de vue étiologiguej ce fait : que la maladie (souvent héréditaire), bien que pouvant être considérée comme particulière à l'enfance, ne lui appartient pas exclusivement, et a été observée chez des personnes de vingt à trente ans, ce qui ne veut pas dire toutefois que la disposition morbide du système nerveux dont elle est l'expression ne soit pas alors de date antérieure. Du reste sur ce point particulier, on lira avec intérêt deux nouveaux cas de la maladie de Thomsen relatés précisément par un des auteurs que vise M. Pétrone, par M. le professeur BernUardt (Centralblatt fur Nervenheilkundey n- 6, 1885). Cette fois, la maladie portait bien sur des enfants, avec la marque d*une origine congénitale; car il s'agissait d'un frère et d*une sœur, &gés l'un de six et l'autre de huit ans, chez lesquels les premiers symptômes remontïdent à deux ou trois années. Les spasmes musculaires étaient bornés aux membres supérieurs chez le frère ; mais chez la sœur ils s'étendaient à d'autres parties. Le père el la mère de ces enfants étaient cousins, el il en était de même des grandsparents : deux des sœurs du père, dont une mariée à son cousin, et deux enfants nés de ce mariage sont affectés de contractions spasmodiques; de plus, un des ûls, qui a épousé une cousine, a un enfant de quatre à cinq ans qui en présente tes premiers symptômes.
Be la B«tare de la ehorée.
Après qu'on eut nettement séparé la chorée des névroses convulsives relevant de l'hystérie, avec lesquelles on l'avait plus ou moins confondue pendant longtemps, on émit l'opinion que la nature même de la chorée, ses déterminations articulaires et cardiaques la reliaient intimement au rhumatisme, et Bouteille, Copland, Bright, G. Sée, Botrel, H. Roger, Cadet de Gassicourt et d'autres encore se déclarèrent partisans de cette manière de voir. Cependant cette
Les mêmes difficultés se présentent dans d'autres situations officielles. Jusqu'aujourd'hui les médecins de cercles recevaient leur investiture de l'administration centrale el portaient le litre qu'elle leur conférait (fierzirksârzten) ; comme le nombre de ces fonctionnaires est trop restreint, l'assemblée provinciale a proposé à l'État de lui venir en aide pour la bonne exécution du service et de créer de son côté un certain nombre de médecins de cercle avec un titre un peu différent (Landesbczirksârzte). Rien de mieux en apparence : celte bonne intention cache un
{liège du particularisme. C'est l'assemblée provinciale qui buruira les fonds ; les nouveaux fonctiounaires seront pénétrés de son esprit ; il y a tout lieu de croire que forl peu appartiendront au corps médical allemand de Bohème. Ce serait pour ainsi dire la main mise de la Faculté tchèque sur les postes administratifs. Quelques points un peu obscurs dans les règlements, un peu de bienveillance au ministère, des conflits eolre les médecins de rj!.tat et ceux de l'As-
assimilatton des manifestations ehoréiqaes avec le rhmiif lisme n'était pas tellement évidente, ne s'imposait pu d'au façon si absolue que l'opinion contraire ne trouvM ici, comme sur bien d'autres sujets de palhogénie, des défea seurs convaincus : il suffit de citer Rillîet et Bartbei, Barrier. Honneret, Grisolle, Steiner, Jaccoud, Graves, NiemeTer, Empis, etc.
C'est du côté de ces auteurs que viennent également ranger M. Joffroy (l)et son élèveM. le docteur Th. Saricii,; pour eux plus d'un argument peut plaider contre la nature rhumatismale de la chorée. Tout d'abord, on semble stoIi admis bien facilement, dans nombre d'obsemtioos,lertiamatisme parmi les antécédents héréditaires ou patbolo^ ques personnels des malades atteints de chorée, sans tenir peut-être assez compte de la tendance générale du public non médical à qualifier de rhumatismaux tous les accidents douloureux vagues qui peuvent survenir aux diten Âges et dans les conditions les plus variables. En outrt, il faut se défier des coïncidences morbides sur la fréqueiKed les allures trompeuses desquelles Jaccoud a fort justemtui attiré l'attention. Enfin et surtout, si l'on analyse avecua soin minutieux la marche des accidents articulaires ebti les choréiques, on se trouve conduit & leur refuser une origine rhumatismale; ces accidents, en effet, qui font d'ailleurs défaut dans la majorité des cas, ont bien plutàttesaractères d'arthropathies de cause nerveuse que de délemiinations articulaires rhumatismales : apyrexie, doulear brusque subite, localisation sur un très petit nombre ée jointures, siège ordinairement unilatéral, fixité très nvquée sur les articulations atteintes, absence des caractères locaux de l'arthrite aiguë, etc., tout vient conlirraer celte manière de voir.
Par une élude critique du même genre, portant sur les déterminations viscérales de la chorée et, en particulier, w les troubles cardiaques dont la nature inflammatoire est loin d'être constante, on peut également moolrer que h subordination au rhumatisme ne saurait être établie suis laisser place au moins au doute.
En un mot, pour M. Joffroy et H. Saric, ces prétendus accidents rhumatismaux existent dans la chorée au infuie titre que dans nombre de maladies générales absolamest indépendantes du rhumatisme : la chorée, par ses symptômes
(1) JofTroy, Ltforu etinique* {Progr. méd.. SO mi 1685). (2( nature et traUement ie ta elurée, par la dodaar TUophil» Stnc. nete iaMp. PMh. 1885.
semblée, cela suffirait pour faire passer au second pUn '« premiers en attendant qu'on les supprim&t.
Quel est pour l'instant le résultat de ces luttes? U amoindrissement de la situation morale et matérielle, w docteur Goldschmidt Ta signalé dans une communication faite au Collège des docteurs de Prague : La concurrenw entre les Facultés sort du domaine de l'enseignement; leurs professeurs se disputent les clients; il y a '""j] dance de médecins, le public en profite pour se mootrerplnJ exigeant et moins Onéreux. Les mêmes causent aboulisseni toujours et partout à des conséquences identiques. Que je^ jalousies, les dissentiments poUiiques ou toute autre raisw provoquent des rivalités proiessionnelles ; que ces malii^ au lieu de rester sourdes, s'étalent au grud jo■'^^ situation des concurrents s'en ressent; le client assisif à la lutte et la ravive si elle tend à s'éteindre, pour appa^ dir aux beaux coups échangés; lorsqu'il doit «"Ider i» honoraires de son médecin, il sait souvent, P^" ^
4 Décembre 4885
et ses conditioas étiologiques, s'affirme comme une afEection spéciale qu'on peut dénommer névrose de croissance.
Le traitement de celte névrose au moyen du chloral, déjà préconisé par Gharcol, Bouchut, Cadet de Gassicourt, West, etc., a donné entre les mains de H. JoËfroy d'excellents résultats. Il prescrit 4 grammes de cbloral en trois prises après les repas, aux enfants au-dessus de dix ans, et une dose moindre proportionnée à de l'enfant lorsqu'il est pins jeune. Hais on doit toujours s'efforcer, en iàtani la susceptibilité des petits malades, d'obtenir le sommeil dans l'espace de quin» minutes environ après l'Ingestion de la dose.
Si l'on joint au chloral Penveloppement avec te drap mouillé dans les cas de chorée violente, on obtient habituellement l'amendement des mouvements choréiques et presque toujours ou arrÏTe & diminuer la durée totale de la maladie.
Vaeclnatlan «nllrabiqae.
A propos des expériences de M. Bochefontaine, rappelées tout récemment par la Gazette, pourquoi ne signalerionsnous pas, à titre purement historique, une lettre adressée de Benfica (Portugal) à plusieurs journaux du pays par le docleur Pessanha? Nous ne deviendrons pas hérétique pour cela. Ce médecin bomoeopathe afGrme avoir, depuis deux années, employé le sang comme préventif de la rage. Une goutte de sang est dynamisée au 3* degré, et mêlée à 120 grammes d'eau distillée dont on administre une cuillerée à soupe toutes les trois heures. Il survient de la diarrhée et le malade est sauvé {e o doente està salvo) I On voit qu'il n'est pas question d'inoculation.
Encore une fois, nous n'avons d'autre intention que d'aviser de cette revendication les deux principaux intéressés : M. Pas* teur et surtout H. Bochefontaine.
VmmlmmUÈmm ■OLtlchAlévMpwi biImIm ém (««««raflaient ItallM en Mtojagnw
Le gouvernement italien est un de ceux qui s'étaient préoccupés de bonne heure de la méthode de vaccination
anticholérique pratiquée en Espagne; et, au mois de juillet dernier, le ministre de l'instruction publique confiait à H. le
docteur Gaetano Rummo la mission de se rendre à Valence pour y suivre les expériences de M. Ferran. Nous avons expliqué récemment (p. 725) pourquoi nous ne croyions pas devoir entrer dans Texamen d'une brochure espagnole récente, rédigée par un médecin de Séville. Nous voulons bien ne pas entrer davantage dans les détails du Rapport officiel que l'honorable M. Rummo a eu l'obligeance de nous fiure parvenir ; mais il est de notre devoir d'en signaler les conclusions. Quelque envie qu'on ait de ne pas retenir l'attention du lecteur sur un sujet si épuisé, on doit supposer qu'il ne sera pas pour lui sans intérêt de savoir comment la question a été jugée par un médecin instruit et qui eût été heureux, pour le profit de son propre pays, de constater le succès de la méthode.
Or, les conclusions du rapport sont nettement défavorables et peuvent se résumer dans les propositions suivantes : Les effets locaux et généraux des inoculations chez l'homme sont ceux de la septicémie autant au moins que ceux du choléra. Le sang des inoculés ne renferme pas de bacilles-virgules. La vaccination ne préserve pas du choléra. Le vaccin n'est pas d'ailleurs de composition invariable. Chez les cobayes, l'inoculation ne fait pas naître davantage les vrais symptèmes du choléra et, en raison de sa composition variable, peut ou rester sans effet aucun, ou amener des phlegmons et même la gangrène.
Le rapport de H. Rummo se prêterait & pins d'une remarque intéressante ; mais nous venons de dire ce qu'il importait surtout d'en savoir.
TaeelBntlon anllvnrtollqne.
La vaccination exige de la part de l'opérateur certaines précautions, à défaut desquelles il s'expose à toutes sortes de mésaventures. Un rédacteur du Neio-York med. Record (7 novembre 1885) recommande le vaccin de génisse frais, de provenance non douteuse; Topération doit être antiseptiqw à tous les points de vue et le bras soumis & un pansement antiseptique après la piqûre ; de cette manière, dit l'auteur, la proportion des accidents sera diminuée.
Dans le Berliner klin. Wochenschriftf 1885, n" 44, Eichsiedt rapporte des accidents très curieux survenus dans rile de Rûgen par suite d'une vaccination avec de la lymphe expédiée de Stettin. La lymphe vaccinale avait été prise sur un enfant très bien portant, puis, avant d'être expédiée.
ait l'intuition commerciale, obtenir une réduction tant modeste soit-elle : une flatterie ou une insinuation habile valent mieux pour cela qujB tous les procédés du monde.
— Les tribunaux de Vienne ont vu dans ces derniers temps défiler un grand nombre de charlatans de toute nuance ; en
Î;énéral ces procès se sont terminés par des acquittements; es considérants, peu nombreux, gravitaient autour d'un même fait : il n'est pas suffisamment prouvé (}ue les prévenus se soient fait payer. La Wiener medizimsche Presse discute la chose au point de vue juridique et fait à ce sujet des réflexions qui nous semblent fort justes. Les charlatans pratiquant sans but de lucre doivent-ils échapper à toute pénalité? S'il en était ainsi, la loi les frapperait uniquement parce qu'ils exercent sans droit une profession privilégiée, parce qu'ils créent un préjudice aux praticiens réguliers. Telle n'a pas été la pensée du lûislateur, tous les médecins protesteraient contre une pareille interpréta-
tion. On doit juger d'après un principe différent : la loi protège la santé des citoyens contre la sottise et l'ignorance ; avant d'accorder le droit de traiter des malades, on exige des garanties d'instruction et de capacité ; il faut de longues études, des examens sérieux. Le charlatanisme est punissable parce qu'il constitue un danger, que l'empiri-
3 ne se fasse payer ou non. La chose est si évidente, que ans le Code pénal autrichien les mesures qui le visent se trouvent dans le chapitre relatif aux délits menaçant la vie. Puis il y a tant de moyens pour provoquer une rétribution sans qu'on puisse en établir la preuve! Personne ne croit aux charlatans par humanité. La plupart de ceux de Vienne appartiennent aux classes modestes de la société, ils toucnent si peu de chose que les tribunaux peuvent à la rigueur considérer la recette comme une quantité négligeable. Tout te monde veut plus ou moins empiéter sur le râle du médecin; loi^qu'il s'agit d'un conseil accidentel, laJustice I n'a pas à s'en occuper. Mais quand ua individu sans diplême
GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDEGINEcET DE CHIRURGIE 4 DAcbhbre 1885
additionnée de thymol, et on l'avait encore diluée au moyen de glycérine. Or les enfants vaccinés avec cette lymphe furent atteints d'une éruption vésiculeuse qui débuta dans le voisinage des piqûres, puis s'étendit à tout le corps; la même affection fut transmise à d'autres enfants et à des adultes, par contagion directe, de sorte qu'elle s'étendît à presque toute la population de l'Ile. Cette affection fut reconnue pour être Vitnpétigo contagieuXj peu observé jusqu'à ce jour. Elle débute par une petite vésicule de la grosseur d'une tète d'épingle, qui atteint rapidement le volume d'un pois ou de plus fortes dimensions, puis se dessèche, et la croûte en tombant laisse une tache rouge vif; celle-ci disparaît au bout de quelques semaines sans desquamation. Il n'y a ni douleur, ni prurit. On peut se demander quelle est l'origine de cette affection? Seule, la glycérine peut être incriminée; elle provient des savonneries; or dans celles-ci on utilise tous les déchets de nature animale, qu'ils viennent d'animaux sains ou malades. Pour être sûr que la glycérine ne renferme pas de germe nuisible, il faut donc l'employer absolument pure. Cela rentre dans les recommandations faites par l'auteur américain. Trop de précautions ne sauraient nuire, dût-on ne pas admettre l'explication donnée par Ëichstedt.
Hais il ne suffît pas d'opérer avec antisepsie, il faut encore examiner l'état du terrain ; nous rappellerons à ce propos les observations d'éruption vaccinale généralisée faites par Guéniol et autres; peu nous importe qu'il s'agisse d'une auto-inoculation ou d'une éruption constitutionnelle; le fait doit être connu du médecin, qui peut ainsi prévenir la famille de l'enfant de l'accident possible ; car il est de règle qu'il faut vacciner même chez les eczémateux, le danger de la variole l'emportant sur toute autre considération.
Le New-York med. Record (7 nov. 1885) nous rapporte une application peu fréquente de la vaccination, quoique la première idée en remonte à Ghapman^ en 1828; c'est son emploi contre la coqueluche. Entrikin (de Finlay) s'est livré i cette pratique, avec succès, sur plusieurs centaines d'enfants; il opère la vaccination aussitôt que la période fébrile est traversée ; lessymptûmes les plus alarmants, en particulier les symptAmes nerveux, disparaissent habituellement. JSous croyons prudent d'attendre les preuves cliniques, avant d'accepter comme une vérité démontrée l'antagonisme des microbes de la vaccine et de la coqueluche.
pratique d'une façon constante, qu'il touche des honoraires ou non, c'est un délinouant. Si dans l'application de la loi on juge autrement, il n y a qu'un moyen pour faire prévaloir cette doctrine : frapper d'appel les décisions qui n'y sont pas conformes. C'est l'affaire des sociétés de médecins : en épuisant toutes les juridictions, en coalisant leurâ efforts pour faire établir une jurisprudence rationnelle, elles rendront à la société un service signalé.
De toutes les parties de la science, l'hygiène est une de celles qui tend à prendre de nos jours le plus d'importance et c'est justice. Aux derniers siècles on envisageait la maladie d'une manière trop fataliste : une épidémie éclatait, c'était la faute d'un génie particulier, d'une perturbation atmosphérique, d'une fermentation des influences nocives qui entourent l'homme. On ne faisait guère plus pour empêcher les diffusions morbides que pour prévenir un orage ou un tremblement de terre. Les hygiénistes ne connaissent plus ce découragement, on provoque
de l'McBtIté des criMlnda.
Nous avons déjà eu occasion de dire quelques mois des applications de l'an thropoin être à la recherche de ridenlitr des récidivistes. C'est une heureuse invention de M. Alphonse Bertiilon, frère de l'habile directeur de VAnnuaire statùtique de la ville de Paris. On sait qu'il s'agit dajowler au conlrûle déji si précieux de la photographie celui de U mensuration de différentes parties du corps; puis d'établir dans les données de ces mensurations des divisions et ib subdivisions qui permettent de partager une immease quantité de photographies en catégories peu nombreuses, dVn morceler par exemple une soixantaine de mille eu groapeî d'environ cinquante, de manière à rendre les reclierchcs faciles et rapides. Les grandes mesures de contrôle sont relatives à la hauteur de la taille, à ta grosseur de la \itt, à la longueur des pieds, à la longueur des bras (envei^re). chacune de ces quatre mensurations comportant trois subdivisions suivant que les dimensions sont petites, gracia ou moyennes. Ainsi chacune des trois séries de tailles subdivise en trois séries de tètes ; chaque série de lélei e.t trois séries de pieds; chaque série de pieds en trois sérits d'envergures; ce qui réduit déjà chaque catégorie de photographies au chiffre de 600, qu'on peut réduire encore pif des mensurations partielles comme celles de l'index, du médius, du nez, de l'oreille, etc. Or H. le docteur Perooi, qui s'occupe de ce sujet dans le Lyon médical (1" dovembre), qui propose même, pour la mensuratioD de la lète, l'emploi du conformateur du chapelier, et qui a eu occasin de lire les chiffres anthropométriques de plusieurs crimiaet. a fait une remarque que nous relevons. Contrairement à qu'on observe pour le commun des hommes, la largeur Jt l'envergure chez les criminels serait \n(éri6W9 à la haute» de la taille. C'est une vue à enregistrer jusqa'à plus anpie informé.
MebiUlé M«vnial« de b
La langue est quelquefois douée, paratt-il, d'un genre At talent de peu d'utilité, mais assez singulier pour qu'on croie devoir le signaler ici : c'est celui de pouvoir s'engager, en vertu d'une mobilité insolite, jusque dans rouvertiire|wi'Eférieure des fosses nasales. Dans un cas cité par Louis Jnrisl^Tlie
l'assainissement des villes, on étudie la marche et conditions étiologiaues des épidémies comnw celles Ats affections individuelle. Il faut dire que la méthode sui\> n'est pas toujours irréprochable ; les mesures de poiif sont d'excellentes choses, mais le dernier mot reste à l'iaitlative privée. L'hygiène publiçiue n'approchera de la p^r fectioQ que quand l'hyglèue privée sera mieux observée. I meilleure mesure choque des habitudes acquises : si < intéressés ne peuvent en comprendre la raison, ils considèrent comme une tracasserie qu'ils éviteront par \ les moyens possibles. Il en est de la législation hygîcni^. comme de toutes les autres: si vous voulez qu'elles prottù sent leurs fruits, commencez par leur préparer les \oipar faire entrer dans les mœurs, les mesures auxqu<l elles donnent une sanction. Pas plus en hygiène gu'en tique on n'impose un progrès par dé^èt ^-cesI/e|Haue I o comuris en Hongrie. Le ifêtt^ttreS^fiWti^^^ubli^ . H. de Tréfort, vient de prendre une série de mesures i
4 DficKmE 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE HÉDECINE ET DE CHIRURGIE
médical ReeordyUnovemhTei%B5),i\ s'agit d'un syphilitique qui sentait sa langue toucher la voûte du pharynx pendant les efforts qu'il faisait pour ramener au dehors des produits de sécrétion et qui utilisa plus tard cette faculté pour nettoyer à son gré les parties malades, reconnaissant parfaitement sensations éprouvées et décrivant très bien les accidents de la région. La langue n'avait pas une longueur déme.surée; mais le frein était rompu sur plusieurs points. Une lésion analogue existait dans un cas rapporté par Whitney {Ibid., 28 avril 1883), ou plutôt le frein était représenté par nn repli muqueux trëslAche; dans celui de Webster (ibttf., 26 mai 1883), le frem était entier; maïs la manœuvre de la langue était difficile. Dans celui de Roe, il était entier également, mais un peu mou. Ënfm le même journal, dans son dernier numéro (âl novembre), rapporle, d'après le docteur Van Allen (d'Albany), le cas d'un étudiant qui, sans avoir jamais souffert d'aucune maladie du c6té de la gorge et snns rien offrir de particulier dans les dispositions de la région, pouvait aisément porter le bout de la langue dans l'espace naso-pharyngien et l'appliquer sur les ouvertures des trompes d'Eustactie et sur celles des fosses nasales.
CMtrIkMtloaa pharaMtaeatlqaea.