ENCORE LES SOLUTIONS DE TBRPIHE
La glycérine ne dissout pas la terpine aussi facilement que je l'avais dit dans mon avant-dernier article. Je me vois même forcé d'avouer qu'il faut renoncer à l'employer seule pour les solutions concentrées de cette substance. L'addition d'une certaine quantité d'alcool m'a paru Indispensable à leur bonne conservation. Ce qui m'a induit en erreur, c'est la déshydratation de la terpine par la glycérine bouillante. Je m'étais bien douté de cette réaction en voyant le liquide se prendre en gelée, et j'avais attendu une semaine entière avant de faire ma publication; j'eusse mieux fait d'attendre encore davanti^e et de mettre an peu moins d'ardeur k répondre à notre aimable correspondant de la Gironde.
Il s'était fait dans mon tube, à la surface du liquide, une légère croûte de cristaux qui lut avait conserfé sa limpidité.
L'explication en est bien simple:
L'hydrate de térébenthène ou terpine C"H",2H*0 + H'O, qui se présente sous la forme de beaux cristaux prismatiques à base rliombe d'une grande limpidité, fond à 105 degrés et perd son eau de cristallisation à une température supérieure.
Sa formule devient alors C'H^jSH'O. Dans ce cas, elle éprouve le phénomène de surfusion, c'est-à-dire qu'elle reste molle el filante, pour se prendre au bout de quelque temps en une masse cristalline.
Donc, ayant fortement chanffé 1 gramme de terpine dans 6 grammes de glycérine, la déshydratation s'est opérée rapidement, la solution est demeurée limpide; puis, peu à peu des cristaux se sont montrés à mesure que la terpine se reconstituait, c'est-à-dire qu'elle reprenait son équivalent d'eau perdu. J'ai repris toutes ces expériences et je suis arrivé à la formule suivante, qui, depuis dix jours, conserve sa limpidité et m'épai|;nera sans doute de nouvelles surprises :
Terpine 50 centigrammes
Alcool à 95 degrés i grammes
Glycérine à 30 degrés. l —
Chauffez la glycérine jusqu'à dissolution de la terpine, laissez refroidir, ajoutez l'alcool, mêlez et conservez en Hacon bouché. Celle formule donne le volume d'une cuillerée à café que l'on fait prendre dans an peu d'eau sucrée.
Ces observations m'ont amené à rectifier la formule de l'élixir de terpine ainsi qu'il suit :
Terpine 60 centigrammes
Glycérine à 30 degrés, alcool à 95 degrés^ sirop de sucre à&. 7 grammes
c'eaUA-dire le volume d'une cuillère à lonpe.
Faites comme j'ai indiqué précédemment.
A la longue, ce mélange laisse déposer de petits cristaux de sucre. Il est donc préférable de le préparer au moment du besoin.
Il est clair qu'avec des tâtonnements, on arriverait à obtenir un élixir tout à fait invariable; mais cette préparation perd beaucoup de son importance en regard de celle citée plus haut.
En résumé, les praticiens ne peuvent plus éprouver la moindre difficulté dans l'administration de la terpine. Ils ont les pilules ou cachets de 10 à 20 centigrammes de terpine; l'élixir de Garus , dont chaque cuillerée peut en contenir 25 centigrammes; celui dont la formule est cidessus, qui en contient 50 centigrammes; enfin la solutim dans la glycérine alcoolisée, qui est un véritable médicament ofTicinal que l'on ne doit pas employer pur et dont chaque cuillerée à café contient 50 centigrammes de terpine.
Pierre Vioikr.
seront probablement très efficaces pour populariser les notions d hygiène et réduire au minimum le rôte des fonctionnaires. Il a d'abord accordé un prix pour la rédaction d'un traité élémentaire et classique, pois des dispositions ont été prises pour que l'hygiène soit enseignée jwrtout. Dans les écoles moyennes, des professeurs extraordinaires seront chaînés des leçons. L'auteur les recrute parmi les praticiens qui ont suivi un cours spéciâd dans les Universités de Rlausenburg ou de Buda-Pesth et obtenu un certificat de rapacité. Ce cours commence le 15 septembre et dure jusqu'à la mi-décembre; il reçoit seulement trente auditeurs. La situation des professeurs sera réglée ultérieurement.
< J'espère, dit le ministre, trouver dans ce corps d'excellents éléments pour le recrutement de notre personnel de santé; ces maîtres seront chargés, en dehors de leur enseignement, de la surveillance hygiénique de l'école. Chacune d'elles possédera un inspecteur capaole dé constater les dé- CaulSy au point de vue sanitaire, de la construction, du lieu,
de la tenue, et de les signaler aux administrations. Le professeur surveillera encore l'état physique et moral des élèves, le développement des maladies, surtout des maladies contagieuses; enfin l'inspection sanitairedes pensions qui reçoivent des internes sera de son ressort. > Le journal de Vienne qui donne un extrait de la circulaire en question, après 1 avoir louée sans réserve, ne peut s'empêcher de faire une comparaison peu flatteuse pour la capitale :
«Ën Hongrie, le ministre de Flnstruclion publique ne reste point pour l'hygiène en arrière du ministre deVlntérieur. Nous rappellerons seulement l'institution des inspecteurs sanitaires, dont l'entretien figure au budget de 1885 pour une somme de 18272 florins. Dans les deux Universités hongroises, il y a des chaires d'hygiène, des instituts hygiéniques dont tes directeurs occupent une situation honorable dans la science. Combien les choses difi'èrent chez -nousl Dans la première Université de l'empire, l'enseigner.ient de rhjgiène est au plus bas; le professeur titt}laire Attr^mt^une
6AZBTTK HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE « DftcEMBMt «885