‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 187 sur 228 · TRAYAUX 0KI6INA1IX · texte numérisé non relu

TRAYAUX 0KI6INA1IX

ThérmfumUqmm.

De l'iodvre double de mshgorb et de sodidu en injections mrpODEimiQiiES , par te docteur Louis Vacher, médedn-major, à Orléans.

Les frictions d'on^ent napolitain ne permettent pas de doser la quantité de mercure qu'on fait pénétrer dans l'organisme. Elles ont aussi l'inconvéaient d'attaquer le linge, les métaux précieux et d'être très désagréables aux malades. Aussi, cherche-t-on de plus en plus à les remplacer par tes injections hypodermiques de sels mercuriels qui sont à l'ordre du jour depuis quelàues années. L'action du médicament devient plus sûre et plus rapide.

Pénétrant directement dans la circulation, le sel mercuriel évile au tube digestif un travail pénible et parcourt en quelques minutes tout l'organisme, auquel il se mêle plus intimement.

Un certain nombre de formules ont été préconisées et ont donné de remarquables résultats dans les accidents secondaires et tertiaires et particulièrement dans les complications

Î[ui surviennent du côté de Tiris ou des membranes pro* bndes de l'œil.

Parmi ces formules je citerai celles d'albuminate, de peptonate, de cyanure de mercure et de sublimé ; mais toutes, & un degré variable cependant, font éprouver aux malades de cuisantes douleurs qui durent plusieurs heures et font naître, dans le tissu cellulaire, des nodosités qui persistent plusieurs jours, rendent pendant ce laps de temps les mouvements doaloareux et nécessitent nn certûn intervalle entre les piqûres.

Je me sers depuis quelques mois d*nne solution qui me parait offrir der&els avantages sur celles employées jusqu'à ce jour. D'une préparation très simple, d'une limpidité parfaite, elle permet d'injecter des quantités suffisantes de sel mercuriel sans jamais produire de nodosités. Celte injection n'est suivie que d'une douleur légère que les malades déclarent ne pas être comparable à celle produite par les injections de sublimé, de peptonate ou de cyanure ae mercure.

Dans le numéro du 4 septembre de la Gazette hebdomadairtt je signalais l'iodure double de mercure et de potas- Hum ou iodhydrargyr^ d'iodure de potassium, comme un des plus puissants et des plus commodes antiseptiques. C'est avec des solutions du même sel. ou mieux, d'iodure double de mercure et de sodium que je pratique les injections qui font l'ôbjet de cette note et qui m'ont donné de si bons résultats.

Les sels de sodium étant mieux tolérés dans t'of^uùsiDe que les sels de potassium, j'ai remplacé Tiodare de potassium par l'iodure de sodium.

J'ai commencé par des solutions à 1 gramme de sel mercuriel pour 500 grammes d'eau distillée, chaque cenliinèire cube de liquide contenant 3 milligrammes de sel. Ces injee* lions faites profondément dans le tissu cellulaire du dos, m donnent lieu à aucune douleur, à aucune nodosité. Je sais arrivé progressivement à des solutions à 1/200 et l/iOOqai, quoique progressivement douloureuses, le sont encore b^acoup moins que les solutions que j'ai citées plus haut, ae donnent lieu à aucune nodosité et permettent au malade de se coucher sans gêne sur le siège de la piqûre.

Je formule ainsi :

Biiodure de mercure (iodure mercurique). 1 gramme

lodurc de sodium 1 —

Eau distillée 10 —

Dissoudre à chaud, ajouter 19U ou 90 grammes d'eau dîslillé; suivant qu'on veut des solutions à 1/200 ou 1/100 et ûllrer.

La somme des équivalents de l'iodure mercurique H^f, étant 227, celle de l'iodure de sodium Nal, étant 150, on pourrait formuler en mettant un peu moins d'iodure de sodium, mais je ne crois pas qu'il y ait inconvénient à laisser dans ta solution un excédent de ce sel qui doit en faciliter la conservation.

Chaque gramme de ce liquide contient i centigramoM d'iodure mercurique, dose assez élevée qu'on ne doit atteindre que progressivement en n'injectant pas d'emblée une seringue entière. Ces injections pourront être à la rigueur renouvelées plusieurs fois par jour puisqu'elles ne laissent pas de traces. Je crois qu'on peut les substituer avec avantage à celtes que je citais tout a l'heure, qui sont plus pénibles et donnent naissance à des nodosités que j'ai vn persister jusqu'à huit jours.

CORRESPONDANCE

Ii« dIsevuH de fir«aobI«.

A H. LE DOCTBDH DECHAMBRB.

Merci, mon bien cher ami, de votre jugement sur mon discours de Grenoble et sur les paroles que j'ai prononcées depuis en ouvrant ma clinique pour me justifier du siogulier reproche d'être réactionnaire ou arriéré en chirurgie.

Il faut ignorer absolumeutj volontairement ou non, ce que je fais tous les jours ou ce que j'écris pour avancer que je renise i mes malades les opérations, si graves poissent-elles être, quand elles sont réellement utiles.

maladie grave est en congé depuis longtemps. L'Administration de l'Instruction publique ne s'est pas occupée, jusqu'à ce jour, de le faire suppléer sérieusement... Il n'est plus

Suestion de créer un Institut, c'est tout au plus si l'on parle 'organiser une station de recherches; le gouvernement ne peut pas faire trop de reproches, à propos de cet état de choses, à la municipalité de Vienne, qui hésite devant les frais; la chaire reste vacante, tandis qu'on a créé des professeurs à Prague et à Gras. >

— Nous ne mentionnerons que deux des notices nécrologiques publiées par les journaux depuis quelques mois, celles de Ludwig Schl^er, qui a eu pour panégyriste H. J. Hundy, et de Heinrich Haeser.

^ Sehiager était surtout connu eomme aliéniste. De 1873 à Ataw ' il fit ^ confirères de nombreuses conférences, dans 'les il défendit avec une conviction ardente les méthodes ÎS^ÏSH ^^"^ contrainte. Nommé en 1873 directeur

4 éul^^ 'ssement important, il occupa ses pensionnaires à

des ouvrages de patience et d'art, travail du bois, des flenn artificielles, dessin, peinture; il organisa pour eux des soirées et même des bals. L. Schlager avait été au début de si cariière médecin militaire; il snrvit en Italie sous Radetsiij, dans la campagne de 1848-49, et assista au siège de Venise; plus tard il fut chargé de diverses fonctions olBcielles ; puis il étudia la médecine mentale, visita les différents établissements d'aliénés d'Europe, et acquit dans ses voyages les opinions scientifiques qu'il appliqua plus tard.

La carrière universitaire de Haeser s'est passée tout entière en Allemagne. Un de ses élèves, H. le professeur Pusehman, lui consacre une notice intéressante et émse dans un supplément à l'Allgemein Zeitung de liûnieh (7 novembre 1885). Son ouvrage le plus important, VHietoirt de la médecine, est classique et le restera longtemps daaf toute l'Europe. Né le 11 octobre 1811^11 appartenait à une famille de musiciens; son père fut d'abord professeur de musique, de mathématiijues et de langue italieage à Item^.

i Décembrb 18te GAZEm HEBDOMADAIRE DR MtDECINB ET DE GHIRURfilB

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A ce propos, njei tcattâtenn-fbraîent lAea de dréi^r la liste ] de leurs travaux originanx en médatine opifratoire. Je ferais pa- ; rallèlement la mienne, et oo jugerait.

Merci également d'avoir pns la peine de Ike tout entière , .t*allocutlon incriminée, ce que quelques-uns, & coup sûr, n'ont pas Fait; ce qui tous a permis d'y voir autre chose qu'une cri- ' tique, vive j'en conviens, de tendances tout à fait rec^rettables qui I se manifestent et se propagent dans notre corps médical français, ' si renommé jusqu'ici pour son honnêteté et son désintéressement I sans bornes.

Je suis heureux encore d'être en coaununîoo if idées avec vous < sur l'urgence de la lessive professienndle, si je puis ainsi i m'exprîmer; ceux-là même qui, sans malveillance, blâment ma } francnise, ma rudesse si l'on veut, ne sauraient dii'e que j'aie , avancé rien de faux, ni même assombri le tableau — malheureu- , sèment mes mains sontpleiaes de preuves montrant combien certains membres compromettent la corporation tout entière. Ils re- [ grettent seulement que j'aie mal choisi mon public, et répètent : nie non erat locu». Hais je ferai remarquer que je ne faisais point cooférenea au boulevard des Capueines, m an profit d'une œuvre de ebarilé, mais que je parlais devant un auditoire composé en grande majorité de gavants habitués à discerner le vrai et le juste, lequel auditoire, qui, soitdit en passant, comptait de , nombreux médecins, ne s'est montré ni révolté ni scandalisé, et m'a tout au contraire chaleureusement applaudi.

Plusieurs de inea cmfrèrei pensent que j'aurais mieux fait de présenter mes doléances devant une Société savante quelconque — suivant la théorie du liage sale en famille. — K quoi je répondrai que ce milieu n'est pis déjà, si favorable à ceux qui veulent redresser des torts. Vous n'avez pas oublié quel orage suscita jadis notre regretté Broca quand il écrivit l'éloge deGerdy; mésaventure sembrablem'est airivéepour l'éloge de Hobert; la Société de chirurgie fut tellement efTarbuchéé par qnel^ues révélations un peu cmes, qu'elle rafosa dlmpriroer mon oraisons

Non, certes, les cénacles académiques n'aiment pas beaucoup & entendre la vérité sévère. Alors où aono petU-on la dire?

Et maintenant espérons que l'incident est bien clos. Je serre très affectueusement votre loyale main.

Verneuil.

30 sovembn 1885.

SOCIÉTÉS SAYAmS

Académie de« Belenefla.

SfiAMCE DD 30 NOVEMBRE 1885. — PRÉSIDENCE DE M. JEniIBN DE LA GRATI&RE.

M. le vice-président Jurien de la Gravière annonce à l'Académie la mort de son président. H. Bouley, décédé ce matin même. Il rappelle en termes émus la carrière si bien remplie d'Henri Bouley, son entier dévouement & la science et la généreuse ardeur avec laquelle, compté depuis long-

temps parmi les grands maîtres, il s'est fait le disciple d'un confrère illustre dont l'Académie l'a vu, mortellement frappé déjà par un mal que son expérience jugeait sans faiblesse, saluer avec une émotion touchante la grande découverte qui a justifié toutes les admirations et redoublé toutes les reconnaissances.

. M. Jurien de la Gravîëre lève la séance aussîtAt aprësYa lecture du procès-verbal de la dernière.

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