‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 188 sur 228 · SÉANCE DU 1" DÉCEMBRE 1885. PRÉSIDENCE DE H. B8RGBR0N · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 1" DÉCEMBRE 1885. PRÉSIDENCE DE H. B8RGBR0N

H. ie LaeaMe-DtiAùrt (de l'inslibi^ m porta candidat b la place déclarée va- .çanlfl dna la ««cUon det aaaociéi Ifbm.

M. le docteur Protper LemaMre (da Llmoceit envoie one lettr» da caadîdataire

■u titre de correipondanl national dans la dlviiion de médecine.

H. le docteur Chaitinat (d'Hjérea, Var) adrease doa renseignementa coraplémentairca *ur l'fpiMQOtifi de rûge eanine qu'il a obaervée daiu le département da Var en 18S4-1885 ot sur laquelle il a prdeMemment envoyé sn mdaiidre, ohjat d'un rapport de H. Leblanc k la aéance du 17 norembre 1885. (Renvoi kll. Leblanc.)

H.' Defretne, phnrniaelon ù Paria, prie l'Académie d'aceeplor le dépdl d'un Pli eaeheté. {Ateeplé.)

U. la docteur d< Cigala (de Santorin, Grèce) ae porte candidat au titre de correspondant étranger dana la première diviiion (médecine).

M. le Secrétaire perpétuel dëpoae : 1' lo Rapport & M. le préfet de la Seine fur le Menie» du enfanit moralement atandmfida (pupillea du département de lu Sdue) paudanl l'année ISSk ; S* la Aqvorf fur Uê irawmm iet CoMeUe d'i^rqiiae (Le la Loire-Infiriture en 1883 ; 8* au nom de M. Brièle, archiviate de l'Atsistanco publique, un ouvrage ayant pour titre ; De l'origine de l'koipice de* IneuraUa; Prançoîa Jonlet do Chllillon; A* de la part de H. le docteur Lemaiitre (de Limofea), une brochore iutit^ée : YariôlB »t loeefiw, Irar action, leur fùree, eoatritaMsa à l'étude de l'inoeulatim eit Franee ; 5" an nom d* 11. le docteur IVaaeeîfe (de Liège), deux mémoires Impriméa $ur l'obtt^trtque; 0* de la part de H. lo docteur Sehôtt. un ouvrage ajant pour litre : Zur ITKrvjpie der ehronitchen Herxkrankheit^n ; T au nom de MU. lea docteurs fbtviçlù et 5anJiR{ (de Florence), un mémoire intitulé : Suite convuliioni epilettiehe per weteni; 8* d« la part de MM. les docteurs Sperfno et Yaraglia (de Turin), nu mémoin «jnat pour titra : S^ra M» CMO 4i extnHa di tfeâefos, «no preUmaturole, ed aUti muMpilel vUf dl em/<w*fflasfone ; 8* an nom de H. le docteur Pellfuarl, la premier TOlnms d'noe publication inUtaléa : Arthivio délia tcuola ifamttemia patoUtgtea 4i Hretue.

Décès de H. Bodlet. — La séance publique est aussitôt levée après que M. le Président a fait part à ses collègues du décès de H. H. Bouley. Le souvenir ému adressé à la méjnoire de Téminent défunt par M. le Président est accueilli par d'unanimes marques d'assentiment.

— L'Académie se réunit ensuite en comité serxet afin d'entendre la lecture de plusieurs rapports de prix. — La séance solennelle dans laquelle seront décernées les récompenses pour l'année 1885, aura lieu le mardi 15 décembre.

Ifomméplus tard directeur des chœurs au thé&tre de Weimar, il eut de nombreux élèves, parmi lesquels il faut noter ta princesse Augusia, aujourd hui impératrice d'Allemagne. Heinrich Hseser, T^^né de la famille, fit ses études médicales k léna; ses maîtres préférés furent Kieser, R. P. W. Stark, £. Hnsehke. Aussitôt après la soutenance de sa thèse sur Tinfluence épîdémîqne, il fil, comme tous ses comi)atriotes, un voyage destiné à compléter son éducation ; il suivit quelque temps, à Vienne, les leçons de l'oculiste Friedreich Jâ^er, puis revint à Âuma, où il exerça la médecine dans le cours d'une épidémie de typhus. L'année suivante, il soutient une thèse d habilitation à léna; nommé privât docent et médecin en second de la policlinique, il écrit un livre remarqué sur la voix humaine ; poussé par les travaux de Spreagel et de Hecker, il se meta étudier l'histoire dos épidémies; la

Îremière édition de sa Bibliotheca epidemographica est de 843. Cette prédilection pour le passé ne fempêche point de suivre fivpc jntéfât )p fnouvppi^nt scientifique : à pe ipo-

ment, les médecins allemands appartenaient encore à l'école du siècle dernier; rivés à une philosophie naturelle sans bases expérimentales, ils attendaient de la spéculation pure la solution de tons les grands problèmes bioiogiq^ues. Les découvertes modernes, les recherches des physiologistes et des micrographes n'avaient guère d'autres partisans que Nasse, Krukenberg et Schtinlein. Hesser fonde, pour vulgariser les notions nouvelles, un recueil dans lequel il a pour collaborateurs Canstatl Stilling, Frerichs, B&rensprung, et y publie lui-même d'intéressantes études d'histoire et d'érudition. Il quitta léna en 1849 pour devenir directeur, à Leipzig, de ta Revue connue dans le monde médical sous le nom lie Schmidt's Jàhrbucher; plus tard il devint professeur à Greifswald, enfin à Breslau; c'est là qu'il est mort te 25 septembre dernier. M. Hseser jouissait d une réputation justement méritée comme savant et comme ^HMUi^i^s compatriotes appréciaient à unlll^^dâgi^^«eiV|uWmin^ fates, particulièremest sa ))ienvpi|rs^c0 pQur ses élèVbs, < Il

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SEANCE DV 27 NOTEltBRE 4885. — PRESIDENCE DE H. VIDAL.

A propos da la non-InooalBblUtè de la varloeUs : K. DoimmtpBlllar, — PrèMntatloiu de brooharee.— Hémiplégie chez mi phthiBlqoe : M. Troialer. — Doux oas d'byatèri* obec rbomme aveo paralyvle •t atvophto mmoolalra i X. Fteéol. — BaohnralMa Mir l'hyatèrto ehaariuniuna : M-Debor».— Girrhoee hyprtroi^ilqoe plgmenflre da foie dans le diabète raorè : K. LetaUe.

M. Dumontpallîer revient, à l'occasion du procès-verbal de la précédente séance, sur la question de la non-inocula~ bUité de la varieeile. Il a pris connaissance du mémoire de Steiner, dont la traduction lui a été fort obligeamment remise

ftar H. Thomas, sous*bibliothécaire à la Faculté. Les inocuations pratiquées par Sleineront été faites, huit fois sur dix, à l'hôpital pendant une épidémie de varicelle; elles ne prouvent donc rien en faveur de rinoculiAilité, puisque les résultats jMsilifs peuvent 6tre attribués k la simple contagion. Steiner prit encore de la sérosité varicellense à l'hôpital, l'enferma dans des tubas et l'emporta en ville pour pratiquer l'inoculation dans deux familles éloignées. Dans ces deux cas, l'inoculation fut positive et l'éruption apparut, généralisée d'emblée, au huitième jour. C'est là un fait qu'il faut enregistrer; mais il est au moins surprenant de voir le virus d'une maladie qu'on prétend inoculable, ne pas déterminer d'accidents locaux au sièçe même de l'inoculation, et n'avoir pas, à Vienne et à Pans, une période d'incubation identique : Steiner, en effet, dit : huit jours, et M. d'Heilly, quinze à dix-sept.

— H. Damaschino présente, au nom de H. F. Dreyfous, un tirage à part de son travail sur \a pieudo-paralyste 8y~ philitique ou maladie de Parrot.

— H. Vidal fait hommage à la Société, au nom de l'auteur, M. Thierrjr, membre de l'Académie royale de médecine de Belgique, d une brochure sur la Dermatite exfoliatrice généralisée, affection dout il a luî-môme publié la première obserration en France, en 1874.

— H. Troisier présente un malade atteint d'hémiplégie au cours d'une tuberculose pulmonaire. 11 s'agit d'un homme de cinquante-deux ans, chez lequel les accidents tuberculeux paraissent dater de près de six ans ; actuellement, aux deux sommets, on constate di^s signes d'induration et de ramollissement. Une monoplégie brachiale droite se monrra le 1" octobre 1884, il y a près ûv. quatorze mois; incomplète d'abord, elle s'accentua rapidement et s'accompagna, le 7 octobre, de phénomènes analogues du côté du membre Inférieur ; on constatait un léger degré de contracture, sans épilepsie spinale : l'extension fï>rcee déterminait seule un peu de douleur. A partir du 15 octobre, la contracture cii-

obtîttt, dit H. Pnschmann, le respect et l'affection de ceux que les circonstances de la vie rapprochèrent de lui. Bienveillant, sincère, dévoué jusqu'au sacriOce, il était toujours

{trét à venir en aide à ceux qui poursuivaient des études anaogues aux siennes. Rien ne le rendait plus heureux que d'avoir pu amener un jeune maître à s'occuper de travaux historiques... Cet homme, qui était lui-même d'une modestie touchante, était toujours prêt à reconnaître et à apprécier le mérite d'autrui. Quand il avait accordé son amitié, il ne la reprenait plus : la malveillance et le dénigrement n'avaient pas prise sur lui. »

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