‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 190 sur 228 · SÉANCE DU S5 NOVEMBRE 1885. — PRËSIDBHCE DE H. DUPLAY · texte numérisé non relu

SÉANCE DU S5 NOVEMBRE 1885. — PRËSIDBHCE DE H. DUPLAY

Perslstanoe dM rènlM après rovariotomla doable : K. Di^ky. — ArraotoBinant du dolot mèdloa ktm ses tandem flèohlaaanra, rapport : M. PolamoD. - Tndtamaat daa kyataa taydatlqnaa dn tel* M. RMialot i : KM. ▼amaoU, Lnnoa-caMinpIoMilèr»,

PalaUIon, TUlaux, Tandar, Trtiiit. — Prèaantathm d* malada M. Phooas.

M. Duplay, à propos de la discussion, soulevée dans la dernière séance, sur la persistance des règles après l'ovariolomie double, rappelle qu'un auteur allemand, dont le nom lui échappe, a décrit {existence d'ovaires supplémentaires, dans le voisinage des ovaires normaux; ainsi s'expliquerait sans difficulté le phénomène en question.

M. Terrier ne conteste pas l'existence de ces ovaires supplémentaires, mais il fait remarquer qu'ils se rencontrent très rarement. Depuis la dernière séance, il a reçu de M. Saint- Yves Ménard, sous-directeur du Jardin d'acclimatation, communication d'un fait de médecine vétérinaire, qui confirme l'opinion, qu'il a émise sur la cause de la persistance des règles après rovariolomie double. Une vache était constamment en rut et partant ne fournissait qu'une trop faible quantité de lait; dans ces conditions on lui pratiqua la castration par le vagin suivant la méthode ordinairement employée; cette opération ne modifia en rien les appétits de l'animal et finalement on prit le parti de l'abattre après l'avoir engraissée pour la boucherie. A l'autopsie, on constata qu'une portion d'un des ovaires était restée en dehors du pédicule.

— H. PotailloH fait un rapport sur une observation envoyée par M. Cravin : arrachement du doigt médius avec ses deux tendons fléchisseurs. Une femme, emplovée dans une filature, nettoyait avec un chiffon un a^ire oe transmission en mouvement; sentant son doigt médius engagé entre l'arbre et le chiffon, qui s'y était enroulé, elle le^tirff . vivement, et, sans qu'elle eut ressenti la moindre douleur,

4 DÉCEimtE 4885

elle s'aperçut que ses deux dernières phalanges avaient été arrachées. Le moignon du doigt retrouvé montra que les deux tendons fléchisseurs avaient été Rrrachés à leurs insertions musculaires ; du reste la plaie se cicatrisa sans le moindre accident. Cette observation contient plusieurs faits intéressants. C'est d'abord l'arrachement portant sur le médius : bien que ce doigt dépasse tous les autres par sa longueur, il est rare de le voir atteint par ce genre de traumatisme. Plus rare encore est l'arrachement simultané des deux tendons fléchisseurs. Ces tendons se rompent ordinairement au niveau du point, où ils se continuent avec les fibres musculaires, et, lorsque les fibres du muscle lui-m&me se rupturent, c'est que le muscle est en élat de contraction. M. Farabeuf a démontré qu'il fallait unn force énorme de traction pour arracher un doigt, lorsqu'on tirait directement dans l'axe, et que la force nécessaire était bien moinnre, lorsque à la traction se joignaient des mouvements de torsion et de latéralité ; c'est évidemment ce dernier mode de traumatisme que réalisent les accidents des machines de l'industrie; aussi les arrachements des doigts, sans être fréquents, s'observent assez souvent. Le fait en question présente enfm ces deux derniers caractères communs avec tons les autres semblables, savoir: l'absence de douleur et la bénignité d'évolution de la blessure.

— M. Richelot communique une observation de kyste hydatique du foie traité par la laparatomie. A cette occasion, il passe en revue les oivers modes de traitement dirigés, jusau ici, contre cette affection et propose Touverlure directe de la poche.

N'ayant aucune expérience de l'électrolyse qui, d'après une communication récente, faite au Congrès de Grenoble, donnerait d'excellents résultats dans certaines circonstances, il laisse de côté cette méthode thérapeutique. Les ponctions capillaires sont infidèles, elles doivent être fréquemment répétées et ne font souvent que provoquer la suppuration du kyste. En 1880, il a vu à 1 Hôtel-Dieu un malade, ponctionné à deux reprises, ayant un vaste k^ste suppuré, que M. Richet traita par la méthode de Récamier : à la chute de l'eschare il ne sortit que du liquide purulent sans vésicules d*hydatide, et le malade succombait dès le lendemain à une

Séntonite. L'autopsie montra qu'on avait ouvert un foyer e péritonite circonscrite ; le kyste lui-même était vide et paraissait cicatrisé. Cette observation montre tous les dangers de la méthode de Récamier, qui, outre l'ouverture du péritoine lorsque les adhérences qu on recherche n'ont pas été produites, expose encore, comme cela s'est vu, à 1 ouverture d'une anse intestinale fixée en avant du kyste. Le traitement de M. Verneuil, qui, à priori , fait courir plus de risques que les ponctions capillaires, donne cependant de bien meilleurs résultats. M. Richelot croit en trouver la raison en ce que, souvent, il existe déjà des adhérences, qui préviennent l'irruption des liquides dans la cavité péritonéale. Ce traitement constitue un véritable progrès, et la mortalité qui, d'après l'article de H. Rendu dans le Dictionnaire encyclopédique, était de 33 pour 100 par la méthode de Récamier, est descendue à 23 pour 100 grftce à la méthode de M. Verneuil. Cette mortalité est, on le voit, encore élevée et aux dangers inhérents à l'opération vient s'ajouter la longueur du traitement. Il y a donc lieu de chercher des procédés plus rapides, plus sûrs et moins dangereux. C'est ce qu'ont essayé de réaliser les méthodes que M. Richelot désigne sous le nom de méthodes modernes. C'est Yolkmann qui le premier a conseillé d'inciser franchement le péritoine, de découvrir le kyste, de l'ouvrir largement, de le vider et de le laver antiseptiquement. Mais ne peut-on encore mieux faire? Par exemple, après avoir découvert le kyste, ne peut-on pas suivant, les circonstances, l'ouvrir simplement, ou bien réséquer une partie des parois, ou bien l'ex' tirper complètement? Voici ce que fit H, liicbelot dans

l'observation, qui a été le point de départ de sa communication. Un malade, &gé de trente-six ans, avait été ponrtionné pour un kyste hydatique du foie, qui s'était reproduit. Le 25 août, M. Richelot fait une incision sur la lignr blanche et met à découvert le kyste. Il essaye de détruira les adhérences péritonéales pour l'isoler, mais il est bientvi obligé d'y renoncer: alors, ouvrant largement la poche, il li vide de son contenu et la lave avec une solution tie sublimé:

fmis, suturant les lèvres de l'incision dn kyste aux lèvres \\i a plaie abdominale, il traite la tumeur comme on traite le pédicule d'une ovariotomie incomplète. L'opération, faite avec toutes les précautions anlkeptiques, ne s'accompam d'aucun accident ; pendant les premiers temps on fit tons les jours une injection dans la jtoche, le malade n*eul paj àt fièvre ; le i" octobre, il était presque guéri, et il sortait if l'hôpital le 31 du même mois, ne conservant plus qu'use petite fistule, qui persiste encore aujourd'hui. La condoit^ tenue par l'opérateur après la découverte du kyste, dans le cas précédent, a été guidée par les conditions mêmes où se trouvait le kyste; il devra toujours en être ainsi, mais ce qu'on peut poser comme règle, c'est que d'une façon générale il faut pratiquer d'abord l'incision de Yolkmann eV se comporter ensuite vis-à-vis du kyste différemment, solvasl les circonstances : extirper le kyste s'il est possible; réséquer une partie de ses parois et traiter ce qui reste comme le pédicule dans l'ovanotomie incomplète, si l'on ne peot mieux faire ; se contenter de l'ouverture «mple s'il est adhérent de toute part ou inbvparenchymateux.

M. Verneuil a créé sa méthode de traitement des kyst^ hydatiques du foie avant l'avènement de l'antisepsie et âe la chirurgie abdominale : il en a retiré de bons effets et n*a en d'insuccès que dans les cas complexes, par exemple lorsqu'il existait chez le même individu plusieurs kystes, ou lorsque l'état général ou quelque tare organique s'opposait k la réussite de toute opération. Dans les cas simples, il n'a jusqu'ici enregistré que des snceès. et la guérison s'est toujours effectuée sans aucun accident Tenant se mettre î la traverse. Le procédé de la ponction au gros trocart, auquel on substitue une sonde en caoutchouc rouge, s'applique également au traitement des kystes des deux faces du foie : c'est là un premier avantage sur le procédé de Yolkmann ; il a de plus les trois caractères requis pour en faire un procédé <1e choix, à savoir : l'efficacité, la bénignité et la simplicité. Le temps qu'il réctamepourlacure complète de l'affection, n'esi pas plus long que celui exigé par le procédé de l'incision directe. Au bout de six semaines à deux mois la guérison est complète et pendant ce temps le malade peut se lever dès le huitième jour, se promener et vaquer à on certain nombre d'occupations. Dès les trois ou quatre premiers J[ours les petites poches hydatiques sont évacuées, la poche principale met un plus long temps, que ne saurait abr^r aucun procédé, car il faut que la nature détache elle-même la paroi du kyste des

ftarties voisines. Dans ces derniers temps, pour assurer U ibre sortie des liquides du kyste, H. verneuil a moditie son mode de faire : il pratique avec le trocart deux punctions distantes l'une de Vautre de 2 à3 centimètres, et quel-

Sues jours après, lorsque des adhérences solides se sont prouites, il incise le pont intermédiaire. Grâce aux lavages antiseptiques et à des pansements soigneux, le malade est conduit sans aucune complication vers la guérison.

M. Lucas-Championnière croît que les cas, ou la méthode de M. Yerneuil est praticable, sont rares : selon lui elle ne réussit que lorsque les adhérences sont déjà établie^ et elle peut être dangereuse lorsque pu* exemple, ainsi qu'à Ta vu, une anse intestinale est fixé« au-devant da krsu. Pour sa part, il préférera toujours ouvrir la paroi abdominale et mettre à découvert le kyste» ^^■t^^MfV'^i^ci' >1^ à son endroit suivant le&ia^«aââl)Ubé?J^^^% a fLi r^lé dçmfer dans un cas, ()i|'il a rapporté k laTociéié.

 DÉCBKMkZ im GAZETTE HEBDOMADAIRE DE.HfiDECIIfE ET DE CHIRURGIE

H. Polaillon fait remarquer que les bases de la théra-

Seuti^ue des kystes hydati^ues reposeut sur une c|uestion e diagnostic : le mode d'intervention variera suivant le siège, le volume, les rapports de la poche.

H. filiaux ne pense pas que la majorité des kystes hydaliques du foie soit justiciable de la laparatomie. D'abord nn asseï bon nombre de kystes non suppurés guérissent par les simples ponctions. Lorsque la suppuration s'en est emparée, H. Tiilaux a lliabitude d'inciser la paroi abdominale jusqu'au fascia transversalis, puis de plonger dans le kyste une flèche de pâte de Canquoin : au bout de deux ou trois jours l'eschare se détache et la poche est éliminée dans son entier, inondant te malade d'un flot de pus : dès lors la guérison survient rapide et radicale. Ce traitement lui a donné, des succès constants.

H. Terrier ne croit pas que la laparalomie doive être indistinctement employée au traitement de tous les kystes hydatlques. D'abord ceux de la face convexe y échappent forcement; Quant à ceux de la face inférieure, il y a une série de procédés, qui s'échelonnent et doivent trouver leurs indications suivant tes cas : c'est d'abord la ponction simple, puis la ponction avec le trocart et la sonde en caoutchouc, en troisième lieu les deux pondions au trocart rapprochées et l'incision du pont intermédiaire; vient ensuite l'ouverture de la paroi abdominale suivie de l'incision simple de la poche ou de la résection de ses parois avec suture à la plaie abdominale.

M. Vemeuil résume de la façon suivante les indications du traitement de ta maladie en question : créer une voie d'élimination du kyste, déterminer ainsi un travail inflammatoire éliminateur du produit morbide; faciliter l'élimination. Son procédé remplissant ces conditions» il croit devoir le conserver.

M. Trélatf après avoir attentivement écouté la discussion qui vient d'avoir lieu, constate que Tentente est bien près de se faire sur la question soulevée. Il n'y a pas de traitement exclusif, mais nne série de procédés, qui remplissent la série d'Indications que réclament les diverses manières d'être de l'affection.

— M. Phocas présente, de la part de M. Bouilly, un malade, chez lequel ce chirurgien a pratiqué l'opération d'Ëstlander pour une pleurésie purulente du cAté gauche. Six cAtes ont été réséquées et une partie de la plèvre épaissie retranchée; il n'y avait plus traces de poumon. Le malade très affaibli a repris des forces, il est à peu près guéri de son opération et quitte rhftpital pour aller à la campagne.

Alfred POUSSON.

SÉAMC8 DU 28 NOVEMBRE 1885. — PRÉSIDENCE DE M. d'ARSOIÏVAL, TICE-PRËSIDEST.

Dongw^ du protoxyde d'acota : M. Z^ont. — Helminthe parasita de rOMlfraga: H- Foormant.— Gala du bnUle dani l'Inde: X. Méanln. — L'ankylcMfcome daodènal ao Hongiia : H. Blanchard. — Compoeta de la spartUne : H. Œohaner de Gonlnak. — Hoa^a. ments looaUeès par excitation du cervelet : H. Dapny. — Ckmtractnre dea mnsolea par Injection artèrleUe d'aaa : M. Vupay. — Transmission par le* artèree dea axoltatlona èlactriquea de 1*6oorce du oerrean : M. Dapay. — Photographie dn aang: M. B6nooqoe.

H. Grimaux lit l'allocution qu'il a prononcée au nom de la Société sur la tombe du docteur Rabuteau.

~ M. Laffbnt conclut de ses recherches sur le protoxyde d'azote, qu'au point de vue médical radministratton de cet af^eqt OQmm^ anesthësitfue n'est jamais fiioffeiisive ; qu'elle

doit être prohibée formellement chez les femmes enceintes, chez les jeunes filles en formation, chez les personnes atteintes de névrose grave.

— H. Fourment adresse une Note sur un helmintiie parasite de VOstifraga gigantea. D'après ses caractères cet helminthe doit prendre place dans le genre Calodium.

— M. Mégnin a constaté l'existence de la gale chez le buffle de rinde du Jardin des Plantes (Arni à cornes en croissant) lequel, faute d'une hygiène appropriée, est attaqué par des psoroptres longirostres (Mégnin).

— M. Blanchard, dans un voyage en Hongrie et en Galicie, a étudié les conditions de ta présence ou de l'absence do l'ankylostome duodénal donnant lieu à l'anémie dite des mineurs. Il pense qu'il faut attribuer à l'acidité excessive des eaux des puits de Kremnîtz, l'absence de ce parasite et sa présence à Schemnitz au peu d'acidité dès eaux d'infiltration. L'ankylostome a, du reste, disparu dans cette deruière localité à la suite de mesures hygiéniques (drainages, etc.).

— M. Debierre (de Lyon) adresse une Note sur tes propriétés hémato^ènes et analeptiques du manganèse qu'il a pu étudier expérimentalement, fixant ainsi ces points im-

fiortants que le manganèse ralentit la dénutrition et favorise a rénovation globulaire. Le même auteur adresse une seconde note sur une anomalie du nerf radial.

— M. CEchsner de Coninck expose les résultats de ses recherches sur plusieurs points de l'histoire chimique de la spartéine, préparée par M. Houdé et dont Itf. Laborde indiquait les propriétés physiologiques dans la précédente séance ; on sait que M. G. Sée a utilisé de son côté les données expérimentales obtenues par M. Laborde en employant la spartéine chez certains cardiaques. M. Œchsner a préparé plusieurs sels de spartéine, solubles, cristallisaotes, tels que l'iodométhylate, l'iodéthylate, le chloroplatinate, te chloromercurate, etc.; il étudie la constitution de ces différents corps et indioae leurs formules atomiques.

— H. Dupuy signale plusieurs résultats d'expériences

au'il présente sans autres commentaires. 1* Les excitations u cervelet produisent des mouvements localisés dans les membres, comme le font les excitations du cerveau ; il ajoute que la substance du cervelet est sensible. A ce propos, H. FrancX: rappelle qu'il a souvent observé avec M. Pitres la production d'accès épileptiformes par l'excitation de la surface du cervelet. 3" L'injection d'eau dans les muscles provoque des contractures. A ce sujet, M. Ricket rappelle que Hariess a déjà étudié des faits de ce genre, et H. Franck fait remarquer que la pénétration d*eau dans les vaisseaux produit aussi la contracture des parois vasculaires, à ce point que les résultat*: d'anciennes expériences sur la vitesse du sang se sont trouvées faussées pour cette raison. 3o Les excitations appliquées à la surface du cerveau se transmettent à la base par les artères et tes nerfs appliqués à leur surface. Ce fait, déjà signalé par l'auteur, a été conbrèlé récemment avec H. d'Arsonval, au moyen au téléphone qui fournit des sons si les électrodes collectrices du courant uérivé sont appliquées sur le trajet d'une artère. C'est par suite de ce transport des excitations corticales aux ganglions de la base, que se produiraient, d'après M. Dupuy, les mouvements attribués à l'excitation de la substance corticale.

M. Hénocque et H. Laborde. sans contester la réalité du fiait, objectent^ Tun que cette dérivation n'explique pas les mouvements croisés, Fautre qu'on ne saurait adopter l'ex-

fdicatîon pour les cas où, comme dans les expériences sur es suppliciés, des mouvements du cêté opposé se produisent après l'évacuation du sang.

— M. Hénocque. Lorsque l'on photographie le sang renfermé entre les deux lames de verre de 1 hématoscope, on obtient une teinte dégradée dans lai^uelle, pour Jthêliché

800 — N« 49 — GAZBTTB HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 4 Dëgkkbks m

négatif, la parlie blanclie correspond à la plus grande épaisseur et la partie plus obscure à famoins grande épaisseur du sang. Ce pliénomène s'explique par ce fait que le sang rouge ne laisse passer la lumière que s'il est en couclie capillaire. M. Hénocque a utilisé cette propriélé qu'il a déjà démontrée, le 31 janvier 1885, à la Société, pour établir une sorte d'échelle pholométrique du sang, permettant d'apprécier ta richesse du sang en matière colorante active, c'est-à-dire en oxyhémogtobine. Le manuel opératoire est très simple : une échelle portant des chiffres et des lettres lran<;pnreiites, sur un fond de noir de fumée, fixé dans une pellicule de collodion, est placée à la face inférieure de l'hémaloscope, audessous du sang; on applique le petit appareil sur une plaque sensible au gélati no- bromure, on expose vingt secondes à l'action lumineuse d'un bec de gaz, et l'on développe par les procédés ordinaires. L'épreuve pliologra-

t>hique montre du côté du 0 dans la couche mince des ettreSf et des chiffres de l'échelle en noir sur fond blanc;

Slus loin ces curactères sont moins nets, ils s'estompent et isparaissent sous la couche épaisse. La réaction lumineuse a traversé la couche mince et tracé les caractères de l'échelle; elle a été arrêtée par la couche plus épaisse. Il est facile de comprendre que, pour des épaisseurs fixes, comme celle que présente le prisme capillaire ou hémaloscopf^, plus le sang sera riche en oxyhémoglobin(>, et moins on lira de lettres ou de chiffres. M. Hénocque établit des échelles qui permettront de lire sur l'épreuve photographique le chiffre même de la quantité d'oxyhémoglobine, comme il l'a fait pour l'héroatoscope de porcelaine présenté au Congrès de Urenoble et décrit dans la Gazette hebdomadairet n<* 35, p. 566.

EXTRAITS DES TRAVAUX DES CONGRÈS

•bsteiriMl Soelc«7 of Edlalnirsli.

L'opération d'Alexandre Adam.

M. A. J. Sinclair a eu occasion de pratiquer l'opération d'Alexandre Alam (raccourcissement artificiel des ligaments ronds par la voie cutanée au niveau de l'anneau inguinal externe) chez une femme de quarante-quatre ans, arrivée à la ménopause, et qui souffrait de prolapsus de l'utérus ; l'opération fut suivie d'un plein succès; le prolapsus ne se reproduisit pas.

H. H. Croom, tout en félicitant son confrère dece succès, estime que l'opération n'est pas si facile qu'on [)ûurrait le croire. Bans un cas qui lui est personnel, il lui fallut une heure pour rechercher et raccourcir l'un des ligaments, de sorte qu'il n'osa pratiquer l'opération sur l'autre. La malade, qui souffrait d'une rétroversion, fut du reste parfaitement guérie.

M. S. Keithf de son côté, éprouva les mêmes difGcuIlés

Sour trouver l'extrémité des ligaments ronds ; dans un cas e sa pratique (rétroversion ancienne) l'opération dura une heure et demie; au bout de neuf semaines la rétroversion se reproduisit. Il croit que l'opération est peu pratique et expose & des dangers (blessure du péritoine, etc.), sans compter que la plaie est quelquefois très longue à guérir.

M. Sinclair croit qu'il a bien réussi dans son cas, parce que l'utérus était léger et très mobile ; une condition pour la facile recherche du ligament rond, c'est de bien se rendre comple, à travers Tincision cutanée, de la situation de l'anneau. {Séance du 27 mat 1885.)

Pathologto da l'hémianopato d'miaina «Mitrale.

M. E. C. Seguin le premier a donné une division tw^, des cas d'hémianopsie selon qu'elles ont pour eau» uneltsion de la base de l'encéphale ou une lésion pêriphériijDe: il distingue: l'hémianopsie horizontale, supérieure «a inférieure, due ordinairement à une lésion oculaire mianopsie verticale, toujours causée par une lésioo de pareil visuel à la base du cerveau ou par une affection dW portion limitée du cerveau ; elle se divise en trois nmb. temporale^ lorsque la moitié temporale des deux chaEQ^ visuels est obscurcie; nasale, lorsque la moitié nasile m obscurcie ; latérale, la vraie hémianopsie d'origine cenlnjr, encore appelée hémianopsie homonyme. Les viriétéitfEiporale et nasale dépendent d'une altération ducbiasinn de son voisinage.

On connaît quarante*deux cas d'hémianopsie laléralr^ trente-sept avec autopsie et ayant révélé soit des hm cérébrales sans connexion directe avec l'appareil viml. «il des lésions de la couche optique ou du corps genouillènteriie, soit des lésions de la substance blancoe du lobe ottipital, ou encore dus à une cause externe ou à ua \nmtisme, enfin toute la catégorie des cas répondant à une lésion de la couche corticale du cerveau et de la subsliiKc blanche sons-jacente. Dans la plupart de ces derniers, l^ plus importants pour l'étude de la localisation du cenirt visuel chez l'homme, l'altération siégeait vers la pan» moyenne du lobe occipital, occupant principalement la|uilit inférieure du coin (cuneus) ou face interne du lobe occipilil et la cinquième circonvolution temporale (Ecker). H. S^ guin on conclut que le centre visuel (recevant les impn^ sions de la moitié correspondante de chaque rétine) h trouve pour chaque hémisphère situé à la face iolenie os lobe occipital et dans la matière grise sous-jacente. (Séaixt du 6 octobre iSH5.)

Traitamont dn oorysa des rose* (roaa-ootd) et da la Uèvn di Mb par la oooalne.

H. J. M. Da Costa a expérimenté dans plusieurs en coryza soit simple, soit suivi de fièvre de loin, et dans ijecas de cette dernière maladie, les instillations dans burines de cinq à six gouttes, une ou deux fois par jur. d'une solution de cocaïne à 4 pour 100. Avec une soluiio' plus étendue on n'obtient pas de bons effets; quelquefi'i^ " est nécessaire de recourir même k une solution à 8poi>r 100. 11 faut faire les instillations la téte renvenée roat^ rière et en prenant la précaution de ne pas irriter U toiqueuse par le frottement du compte-goulles.

M. Da Costa n'ose affirmer qu'on obtient la guéris» complète, mais en tout cas l'amélioration est grande; le ^' larrhc bronchique et l'asthme se trouvent notablement iH^ nués. La cocaïne agit ici à la fois comme anesthésique etpf son action constrictive sur les capillaii-es. {Séance w • octobre 1885.)

N«w-York Conaty nodlcal AaaôelaliM.

Fraotnre de la rotola.

M. Fred.-S. Dennis est partisan décidé de la siilu»»jtallique île la rotule, quoique récemment rA^tlc|fiie » médecine d'Irlande et la Société de chirurgie de Fai|']

soient prononcées contre elle. Dans les nombreux cas de ^ ture qu'il a ainsi traités, il n'y a ea qu'une mqrt, elcJJ par un érysipèle pris par contagion. Lister était P^l^j la sutui-c osseuse, parce que la tension du tri^ stWv

4 DteBMBRB 1885 GAZETTE ^DOHADAIRB DK

HfiDBGlNB ET DE CUlRUKfilB

- fi- 49 -

diminuée par là et l'épanchemeot sanguin naturellement évacué. H. Oennis y ajoute ces autres avantages, c'est que la guérison est beaucoup plus rapide et a lieu sans écartemeut des deux fragments de la rotule, que l'articulation et le membre recouvrent mieux leurs fonctions; enfin jamais on n'a observé de septicémie à la suite de l'opération, celle-ci avimt été pratiquée toujours avec antisepsie. (Séance du 19 octobre 1885.)

lVew-T«rk ntmtm Mnlieal AaMciailM.

Lm progrèa d« l'AlMtrolyia en ohlrorgie.

On connaît les applications heureuses de l'électrolyse à diverses alTeclîons, telles que les rétrécissements de l'urèthre, les tumeurs fibreuses et autres de l'utérus, etc. H. Craft a trouvé deux nouvelles applications de la méthode :àla cure des hernies et à celle des hèmorrbolJes. Pour les hernies (inguinales), il se sert comme électrode d'une aiguille isolée, saui vers son extrémité, qu'il enfonce sur le trajet du canal inguinal en s'arrangeant de manière à ne pas loucher le cordon et les yaisseauXf et à ne p^is piquer le pçritoinç; il se sert du pôle positif, qui ne provoque pas autant de douleur que le négatif, et produit plus facilement l'inflammation «idhésive qui doit rendre le canal inguinal imperméable à la hernie; le malade tient l'électrode négatif dans la main, par exemple. 11 est indispensable que le malade reste couclié au moins quinze jours jpour permettre à la cicatrice d'acquérir la fermeté nécessaire.

Dans les hémorrhoïdes, H. Craft se sert également du pôle positif, qui produit une cicatrisation et une rétraction plus efficaces; avec le pôle négalif, riiidainmalion adhésive est moindre, mais le contenu de la tumeur liémorrhoidaire disparaît plus vite. {Séance du 13 octobre 1885.)

Seelété ^lenumde de médeelne de Vrmfme.

Orohlta mMutatlgao dana la variole.

Chez un enfant de deux ans, mort de variole à la fin de la période de suppuration, M. Chiari trouva à l'autopsie, outre les signes de bronchite catarrhale, de pneumonie lubulaire bilatérale et de catarrhe du gros intestin, les testicules volumineux, renfermant des abcès séparés les uns des autres par des épanchements hémorrhagiques ; au microscope, on trouva le tissu interstitiel infiltré de pus el les canalicules séminirères nécrosés. La disposition même de ces abcùs et l'absence de totite autre lésion du système urogcnilal oblige à considérer celte orchite comme inétastalique, fait assez rarement observé dans la variole. (Séance du 30 octobre 1885.)

Pathoginle du «mtor.

M. Weist rappelle que, dans un grand nombre de cas, le zona coïncide avec une altération des ganglions intervertébraux ou du gangl ion de Casser. Cette paihogénie ne convient pas i tous les cas, témoin celui d'un zona symétrique, à récidives, siégeant sur les doigts et coincidaut avec de vives douleurs névralgiques, qu'il a eu occasion d'observer. Ces récidives se produisaient chaque fois sous l'inHuence d'une vive émotion. Ces émotions, selon lui, relentissaieiit sur les centres auxquels correspondent les fibres sudorales et trophiques des deux nerfs médians, en provoquant un trouble de la nutrition.

En somme, H. Weiss distingue trois espèces de zosler, différentes par leur palhogénie : 1° le zoster toxique; dans les intoxications où on l'observe, il ne peut être question d'une altération des ganglions, qu'il s'agisse d'un poison de nature chimii^ue ou aun poison de nature infectieuse ; 2° le zoiter neurottgue, celui où l'on peut admettre une altération des ganglions; 3° le zoster trophoneurotique^ de la nature du cas d dessus analysé. {,Wid.)

REVUE DES JOURNAUX

Chor^ éleclrlqHO en éleetr«lep»le, par N. TORDEUS

(lie Bnrselles). — Dubini a donné en ISÎti le nom de chorée électrique à une manifestation nerveuse consistant en des secousses musculaires, comme électriques, se succédant à des intervalles plus ou moins longs, avec troubles psychiques aboutissant souvent à la paralysie et plus souvent encore à la mort. Il s'ngit là d'une affection encore mal déterminée des centres nerveux, mais point du tout de chorée. En France et en Allemagne, on donne le même nom à de simples contractions musculaires rythmées,. sans pravilé et facilement curables. C'est de celte dernière forme, également étrangère à la danse de Sainl-Guy, que s'occupe l'auteur. Il en a relaté un exemple, qui lui est personnel, et en cite un certain nombre tirés de divers auteurs. Pour que le lecteur puisse en prendre une idée précise, nous reproduisons h\ plus courte de ces observations, empruntée au professeur Henoch.

^\)o. earçop, Digé dç onze 9ii9,.est amené à l'hôpiial le 31 janvier 1861. A l'ige de neuf mois, il Tut pris d'accès épilepti formes ui devinrent de plus en plus rares, mais qui n'ont com[ilèitinieiit isparu que depuis deux ans. Depuis cete époque se soûl manifestées des secousses électriques, survenoot presque toutes les cinq minutes dans les bras, la léte et le tronc. Après avoir déshabillé l'enfant, on pouvait manifestement voir et sentir les contractions des diITiireutii muscles du tronc el des extrémités. La langue présentait quelques mouvements vermiculaires, comme dans la chorée vraie, mais la parole n'était nullement embarrassée; de ()lus, l'enfant pouvait écrire sans dif&culié, à moins qu'une contraction ne vint l'interrompre dans cet exercice. Pendant lu sommeil, les secousses disparaissaient. La pression des vertèbres ne pi-ovoque pas de douleur ; le cœur et les orffuies de ta digestion lOQt sains. L'arsenic, administré pendant deux mois, amena une amélioration, mais pas de gnériso» définitive ; el reoEuit n'est plus revenu & la consultation.

De l'ensemble de ces faits, l'autenr déduit une histoire de la maladie, concentrée eu trois pages, qu'on fera bien de consulter, mais qui n'ajoute rien aebîen particulier aux descriptions de Berland et de Qucrtin (Thèses de Paris, 1880 et )88i). La consanguinité, l'hérédité paraissent jouer un rôle pathotfénique; l'influence du rhumatisme semble peu marquée. L'aiïection débute toujours brusquement; le siège des contractions est variable; dans certains cas elles ont été accompagnées d'un mouvement vei miculaire de la langue; la chorée vraie et la chorée électrique peuvent se montrer chez le même sujet; enfin la guérison s obtient rapidement par l'emploi du tartre slibié à dose vomitive ou de la faradisation. Tels sont les traits relevés dans l'histoire que l'auteur trace de la maladie. {Journal de médecine de Bruxelles.)

Be 1a «Mtnctnre éwk seaMi, «llte de Keralg, daw les «BBCltoM eérébralea, par H. Ed. BdiX. — Il y a à

peine un an, M. W. Kernig (de Pétersbourg) a décrit pour la première fois ce synipldme dans diverses affections encéphaliques, méningite Cérébro-spinale épidéinique, méningite tuberculeuse, purulente, héinorrhagies cérébrales et méningées, pachyméningile et ieploméningite, etc. Ce symptôme, qui se présente dès le début df la maladie et se prolonge pendant la convalescence, consiste en une impossibilité d'étendre l'articulalion du genou, par suite d'une contracture des fléchisseurs, à la condition formelle que les cuisses se trouvent fléchies préalablement. Dans cette position de flexion forcée de la cuisse, le nerf sciatique étant tiraillé, il se produit une contracture réflexe des muscles fléchisseurs de la jambe ; au contraire, si la cuisse est défléchie, le nerf sciatique étant dans le relâchement, les muselés cruraux postérieurs n'opposent pas de résistance à l'extension dekLa&B|«> sur la cuisse. M. Bull, à son to£^^'ii^l^>â^te{^I^' dans un cas de méningite tubemtleuse, un autre de tumeur

m — 49 - GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE i Dtemms 1885

du cervelet, enfin dans un cas de thrombose du sinus transversal gauche.

Kemig parait faire dériver ce phénomène de la lésion de la pie-mère. Bull, qui l'a tu se produire dans une lésion cérébelleuse, le considère comme plus général. Il parait dépendre surtout de l'augmentation du contenu de la cavité crânienne, en d'autres termes de l'augmentation de la pression intracrànienne. On ne peut encore rien dire sur la constance de ce phénomène. Il est cependant utile de le constater, car il peut attirer l'attention sur une aiïectîon encéphalique lorsqu'il n'en existe pas encore d'autre indice certain. Quelle est la nature de ce symptôme? Tout n'est pas dit si on le qualifie de contracture spasmodique ; il parait être de nature cérébrale, mais l'inOuenceréfieie joue paiement son r61e. Du reste à l'état normal, l'extension complète du genou n'est possible que si l'angle de la cuisse avec l'abdomen n'est pas inférieur à 90 degrés. La résistance des fléchisseurs du genou n'est donc {las suffisante à l'état normal pour empêcher l'extension ; mais chez l'homme atteint d'une affection cérébrale, avec exagération de la pression intracrànienne probable, cette résistance des fléchisseurs est ]jeut-ètre suffisante pour déterminer leur contracture par voie réflexe ; cette contracture cesse lorsque la résistance des fléchisseurs n'existe plus, lorsque la cuisse est dans l'extension. {Berliner klin. Wochen$chrift, 1885, n« 47.)

mmr le tMm des Mris épHMItowK p«Mdwlalre>,

fiar M. L. Haussez. — On donne le nom de débris épilhéianx paradentaires k des produits épithéliaux dépendant de la dentition. Ces débris, dit H. Halassez. ne semblent être

chez l'homme que des essais avortés de dentition, des sortes de souvenir de ce riche appareil dentaire que possèdent certains vertébrés inférieurs. Il est possible cependant qu'ils soient le point de départ des dents surnuméraires ou de celles dites de troisième et de quatrième dentition. Si leur rôle physiologiaue paraît peu important, il n'en est pas de même de leur rôle pathologique. Ainsi, dans la gingivite expulsive, ils contribuent au décollement du ligament alvéolo-dentaire et communiquent probablement à l'épilhélium gingival le pouvoir de prendre le type adamantin, pouvoir que ces débris ont conservé à un haut degré. Mais c'est surtout dans la production des tumeurs qu'ils jouent un rôle important; ce sont eux oui paraissent être le point de départ du plus grand nombre de nêoformations épithéliaïes que l'on rencontre dans cet os. Tels sont les ftysfes du maxâtaire, kystes ayant toujours un revêtement épïthélial du type adamantin; qu'ils soient en rapport avec une racine de dent sortie, ou en rappart avec une dent incluse, ou enfin indépendants de toute dent; telles sont les masses ou les cordons pleins d'épithélium adamantin, ressemblant à des germes ou des pédicules d'organes adamantins, et constituant la variété d'épithélioma dit adamantin; les masses et cordons de cellules malpighiennes, avec ou sans globes épidermiques, comme on en trouve dans les épithéliomas pavimenteux; H. Malassez donne à cette variété le nom a'épithéUoma malpiahien; enfin les masses et cordons composes de cellules polyédriques sans caractères bien définis ; lorsque ces masses sont nombreuses et disposées en alvéoles, elles donnent l'aspect du carcinome ; elles constituent alors Vépithélioma carcinomateux.

Ces formes diverses ont peut-être leur raison d'être dans l'espèce particulière de production épiihéliale de dentition (épithélium malpighien, cellules polyédriques, cordons d'épithélium adamantin, masses d'épitliélium étoile ressemblant aux organes adamantins) qui a donné naissance aux débris paradentaires, point de départ de la néoformation; quant aux kystes, toute néoformation épiihéliale est capable ne se disposer en revêtement et de pronuire une cavité kystique. Enfin on peut encore admettre que ces diverses néoforma- Uons sont dues au degré de développement plus ou moins

élevé, à la différenciation plus ou moins grande, atteints le processus épithéliaJ. {Archives de physiotogi»^ 1885, n^g et 8.)

adénomM, par M. L. Bard. — Comme on sait, M. Bvd n'admet pas que les éléments des tumeurs, quelle qu'a soit la nature, puissent dériver d'éléments normaux du type différent de celui auquel ils appartiennent {Ankitn de physiologie y 1885, I, p. 247). De mêine, pour le tisn épïthélial, les tumeurs véritables ont un caractère spécifique absolu; elles tirent leur origine d'une cellule umi)it ou d'un groupe cellulaire de même type de ror^aaisne animal; H. Bard va plus loin; toute cellule épilhfliilF, dit-il, naft d'une cellule de même type qu'elle, etlesdiverses variétés des cellules épithéliaïes ne se trusrormenl pas plus les unes dans les autres que dans un type celliihire plus éloigné, comme le serait par exemple nne cellule neiveuse ou musculaire. Tout l'intéressant mémoire deM.Biri est consacré à la démonstration de ces faits.

Les tumeurs de la famille épithéliale doivent donc étndivisées en genres et en variétés, parallèles aux genres rt m variétés des épithéliums normaux. A chaque type cellolairt correspondent des tumeurs embryonnaires malignes, des cancers et des tumeurs adultes bénignes; on derrait pir analogie nommer les cancers épithéliaux des épithéM^mcomes et les tumeurs bénignes des épithéliomes; mais cettt nouvelle nomenclature créerait des confusions ; on penl ém continuer à donner au cancer êpithêlial le nom A'ipitki- Homet en appelant adénomes les tumeurs ëpithétiales bénignes. {Archives de physitdogie, 1885; n« 8.)

BIBLIOGRAPHIE

La léstolatloB relative mmx alMnéa en Aagleterre H

•a Beoaae. Rapport de missions remplies en 1881 et 1883, par le docteur Âch. Foville, inspecteur général des 5t^ vices administratifs au Ministère de l'intérieur. — 1 fd. in-8*. J.-B. Baillière et flls, éditeurs. Paris, 1885.

S'il est une étude très intéressante et des plussuggestlTes, c'est sans contredit l'examen comparatif des lé^slaiioas des divers pavs sur un même point. On ne peut donc qn'approuver la commission sénatoriale, chargée d'étudier It nouveau projet de loi sur les aliénés, du soin qu'elle iprii de porter son enquête, non seulement sur ce qui se pàs« en France, mais aussi sur les mesures légales qui r^isMl la matière dans les pays voisins.

Les institutions anglaises ont toujours eu un atlrutspecial pour nos hommes politiques, et l'on comprend aisément que, lorsqu'il s'est agi de légiférer sur une question où la berté individuelle est en jeu, on ait regardé de l'autre cûii' du détroit. On a fait mieux. Les honorables membres de i Chambre haute ont voulu voir par eux-mêmes, étudier le mécanisme lé^l et administratif sur les lieux, convainfifi

a ue l'observation directe est supérieure à la meilleure de^ escriptions. Ils ont visité les différents asiles de la Grande Bretagne, accompagnés dans ce voyage par un médecin di*tin{;ué, bien connu dans la spécialité et d'une compélfB^ incontestable en tout ce qui concerne le régime et la lég^j tion relatifs aux aliénés. De cette excursion scientifique, w!' BU mois d'octobre 1883, est né le livre dont nous iWv^ donner une rapide analyse. , ..

Un premier point que M. Foville fait ressortir, c'eslqu^ rencontre de ce qui se passe en France, pavs fortement et* Iralisé, où l'on a la passion de l'unité ou plutôt de l'iimwmité administrative, la Grande-Bretagne est soumise, eD>» qui concerne le régime des aliénés comme sur une mu* tude d'autres points, à des législations dtfféireAles en Aof^

4 Décembre 1885 GÀZETtE âËBHOUÂDAlRE DE HÉDEGlNE Et DE CAlRtîRGlE

terre, en Ecosse et en Irlande. De là la nécessité pour Tétude de divisions et de subdivisions ; de là aussi ta diflîculté plus grande de bien traiter le sujet M. Foville, gr&ce à sa connaissance approfondie de la question^ a su s'en tirer à son honneur, au grand profit de ceux qui le lisent.

Le livre contient six chapitres, traitant chacun d'un point spécial de la l^slation; nous ne saurions les analysor convenablement sans entrer dans des détails souvent minutieux; nous nous contenterons d'indiquer comment, en Angleterre, on résout cette question si délicate et si controversée du placement des ahénés.

On sait qu'en France, il existe deux sortes de placements: les placements volontaires et les placements d'office. En Angleterre la loi admet la même distinction. Les conditions d admission des aliénés, placés volontairement dans les asiles anglais, sont très analogues à celles qui sont prescrites dans notre pays, sauf toutefois que l'on çxige deux certificats de médecins, au lieu d'un seul : chacun de ces médecins devra déclarer qu'il a visité le malade seul, depuis moins de sept jours, et qu'il a constaté par lui-même des sjmptAmes ne foUe. Ën certains cas d'iurgence, le certificat aun seul médecin pourra suffire pour fàire admettre un malade dans un établissement spécial ; mais il faudra alors que, dans le délai de trois jours, deux autres certificats médicaux soient établis par des médecins n'ayant aucune attache de famille avec I aliéné et ne dépendant en aucune façon de l'asile où celui-ci a été conduit.

En ce qui concerne les placements d'office, ils sont prononcés par les Juges de paii des comtés ou des bourgs, magistrats qui réunissent la plupart des fonctions administratives et judiciaires locales. Ajoutons cependant qu'avant de prononcer le placement, ils doivent faire, examiner devant eux le malade par un médecin; si celui-ci signe un certificat d'aliénation mentale et que le juge de paix, reconnaissant, lui aussi, l'existence de la folie, trouve la séquestration nécessure, l'ordonnance est délivrée.

Fait curieux et qui mérite d*ëtre noté, lorsque, pour une cavuse on pour une autre, le juge de paix ne peut procéder lui-même, il peut être remplacé par un ministre de la religion de la paroisse accompagné par un officier de charité. Ceux-ci, assistés d'ailleurs d'un médecin, peuvent, les constatations régulières étant faites, délivrer l'ordonnance de placement d'un malade dans un établissement spécial.

Voilà ce qui concerne l'Angleterre proprement dite. En Ecosse, on a fait un pas de plus, on a supprimé la distinction entre les placements volontaires et les placements d'office. Tous les placements ne peuvent s'y faire qu'en vertu d'une ordonnance délivrée par un magistrat qui est chargé, à la fois, de fonctions administratives et judiciaires, le shériff; cette ordonnance n'est rendue que sur la vue d'un double certificat médical. Comme en Angleterre, on peut, daus les cas d'urgence, faire admettre des malades dans les asiles avec an seul certificat médical ; mais ce mode de placement, tout à fisiit transitoire, n*a de valeur que pendant trois jours, ce délai paraissant suffisant pour remplir les formalités ordinaires et obtenir du shériff 1 ordonnance de placement.

On ne dira pas que nos voisins d'outre-Manche pèchent par manque de précautions ; certains trouveront peut-être qu'il y a piutèl excès. Sans doute c les formalités de la justice sont nécessaires à la liberté. Mais, ajoute l'auteur de l'Esprit des lois, le nombre en pourrait être si grand qu'il choquerait le but des lois mêmes qui les auraient établies : les affaires n'auraient point de fin, etc. i On ne peut s'empêcher de penser à cette maxime de Montesquieu, lorsqu'on étudie le mécanisme si compliqué et si formaliste de ta loi anglaise sur les aliénés.

H. Foville,qui a visité la plupart des établissements d'aliénés de la Grande-Bretagne, u*a que des éloges pour leur bon aménagement, pour le confortable du mobilier, la libéralité du r^me alimentaire, la bonne tenue et la tranquil-

lité de la population des malades. S'il y a là un progrès relativement à ce qui se passe ches nous, il faut dire à notre décharge que les ressources financières dont disposent les asiles anglais sont beaucoup plus considérables que celles des établissements en France.

Ces progrès seraient dus surtout, d'après H. Foville, aux Bureaux des Commissionners m LunacHf siégeant l'un à Londres et l'autre à Edimbourg. Ces Bureaux ou Comités administratifs, à peu près autonomes, embrassent dans leurs attributions l'administration et la suneillance de tout le service des aliénés; en outre, ils ont quelques attributions judiciaires. Bien des hommes distingués souhaitent à notre pays une institution analogue, espérant ainsi qu'une forte impulsion venant du centre faciliterait tes améliorations tant désirées. Mais nous touchons là à l'une de ces grandes questions qui ont le don de passionner les esprits, et ce n'est pas le lieu pour nous de prendre parti. Contentons-nous de dire, en terminant, que ce n'est pas une œuvre d'une mince

fiortée, celle qui suggère à l'intelligence des réflexions sur es plus difficiles pronlèmes relatifs & l'oi^nisation des sociétés et en particulier sur ceux concernant les questions d'assistance publique. N'est-ce pas le meilleur éloge que nous puissions fkire du livre de M. Foville ?

D'Aot. Rrrri.

ÉTUOB SUR LE SDLI^RE DE CARBONE, par M. E. SjLPBLira. —

Brochure in-8*. Paris, 1885. 0. Doin. — Très bonne brochure destinée à montrer la différence qu'il y a, sous le rapport toxicologique, entre le sulfturede carbone du commerce et le sntfure de carbone pur : le premier produisant, par l'hydrogène sulforé qu'il contient, les accidents qu'on signale chez les ouvriers; le second ne produisant d'accidents, en qualité de gas irrespirables, que s'il existe en abondance dans l'atmosphère.

VARIÉTÉS

ATZS. — Pour oa qui oonoanu la FaonUè de mtdaolM àm Paris voir aa Tarao da la conTartara.

H. H. 60ULEY.

La mort de H. Boulcy, malheureusement prévue depuis

filusieurs semaines, est un véritable deuil pour la science rançaise. Peu d'hommes ont plus aimé lu progrès et peu d'hommes ont fait plus d'efforts pour en affirmer les manifestations, pour en maintenir les résultats. Quoique succombant à un âge assez avancé, H. Bouley n'avait perdu aucune des qualités de son esprit vif et alerte, de sa puissance si variée d'assimilation, m aucune des facultés de son intelligence laidement servie par des connaissances scientifiques multiples et une instruction littéraire des plus soignées; il n'avait enfin rien perdu du charme de son éloquence imagée et de l'exquise bonté de son cœur toujours ouvert. Aussi avait-il conquis depuis longtemps l'estime et l'affection de tous ceux qui l'avaient approché.

L'œuvre qu'il laisse est considérable. 11 n'a pas seulement porté dans la considération publique l'art et la science vétérinaires à une hauteur qu'ils n'avaient jamais atteinte jusqu'ici ; il a encore rendu au pays les plus signalés services. La France lui avait déjà dû, en effet, à plusieurs reprises, de voir son bétail préservé contre l'importation de maladies épidémiques sévissiint à ses frontières, lorsqu^i^eut l'insigne honneur d'être le promoteur eL.en. jg»na\pulte/Hs^^ définitif de la législation relatiV^'^^'!S^iâRtMib/^deV animaux, qui aboutit à la loi de 1881 et aux remarquables rè-

m - N° 49 — GAZBTTE HKBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 4 DAcbhbhe 1885

glemenls d'administration publique quit'oat commentée. Ce que Fauvel réalisa en partie au point de vue de la police sanitaire extérieure humaine, Bomey put l'accomplir défiriilivement à l'égard des animaux. Les améliorations qu'il n'a cessé d'apporter à l'enseignement vétérinaire, l'importance scientifique si considérable qu'ont pris les travaux des Ecoles spécialement affectées à cet art sont assurément dues pour une bonne part à ses efforts et à l'incessante sollicitude dont ils ne cessaient d'entourer tous ses confrères. Son enthousiaste ardeur pour les doctrines microbiennes, dont il s'était constitué l'éloquent apAlredans ces dernières années, témoignait à la fois de son ardeur pour la science et de sou désir de faire bénéficier de l'éclat et des avantages de ces doctrines l'art qu'il avait lui-même professé avec une autorité si appréciée.

Président de l'Académie des sciences, ancien président de l'Académie de médecine, professeur de médecine comparée au Muséum, inspecteur général des services vétérinaires et à ce titre membre de plusieurs comités sanitaires de l'Ëtal, Boulcy mérita tous ces honneurs; il laisse d'unanimes regrets.

Les obsèques ont eu lieu le 2 décembre, au milieu d'un grand concours de savants et d'amis. Sur la tombe des discours ont élé prononcés par MM. Hervé-Mangon, au nom de l'Institut; Miliie-Edwards, au nom du Muséum; Frémy, au nom des amis particuliers ; Leblanc, au nom de l'Académie de médecine; Brouardel, au nom du Coiriitéconsultatif d'hygiène publique de France et du Coinité supérieur des épi-

Passy, au nom des Sociétés d'agriculture ; Sanson, au nom de la Société centrale vétérinaire.

Gonns ou Collégs de France (1" semestre 18S5-188G). — H. d'Arsonval. remplaçant de M. Brown-Séquard, traitera de la chaloir animale et det effets de la chaleur sur l'organisme. Les cours auront lieu le mardi 8 décembre, à quatre heures et demie, et seront continués les vendredis et mardis suivants.

— M. François-Franck (remplaçant M. Marey) étudiera la circulation du sang dans le cerceau (physiologie et pathologie expérimentale). Les premières leçons seront consacrées à l'examen critique des théories sur ïes fonctions motrices du cerveau. Les cours auront lieu les lundis et vendredis, i quatre heures et demie; ils ouvriront le lundi 7 décembre.

— M. Malassez (remplaçant M. Ranvier) traitera du tan^, de la lymphe et des voies circulatoires; il ouvrira son cours le mardi 8 décembre, et le coutinaera les mardis et jeudis suivants, â quatre heures.

Bureau de bienfaisance. — Il sera procédé, le mercredi 16 décembre 1885, dans une des salles de ta mairie du V* arrondissement, à l'élection d'un médecin des bureaux de bienfaisance.

LÉGION d'honneur.— Par décret, en date dniinoYembre 1885, M. Lemarchand, médecin de 1'* classe de la marine, a été nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Association générale (legs).— M. le docteur Forget, mortau mois d'août dernier, a légué par testameui la nue-propriété de sa fortune à l'Association générale des médecins de France, pour être affectée au service <te la caisse des retraites de celte Association.

— Le corps médical vient de perdre les docteurs Cajidevielle (médecin militaire); Ciarda (Prague) ; Foubert (autrefois insnecleur des bains de mer de Villers); Lefèvre (Mootdidier); Péchier (Villers-Boeage); Ivaren (Avignon), connu surtout par ses travaux sur la syphms; il avait donné une traduction de l'ouvrage de Fraeastor.

Banquet HONORinouE.- Uu banquet est offert pu lei oidcâBt de Madrid à M. Valdës, médecin militaire, pour sa belle uodiit

dans le naufrage de la Gravina.

Faculté de médecine de Bordeaux.— M. Boursier, 8gréri,(ji chargé du cours de clinique externe, en remplacement de M. Uenucé, nommé professeur honoraire, et M. Château préparatenrdu laboratoire de pharmacie.

Faculté de médecine de Lyon. — M. Debierre, agréje, es chargé provisoirement, pendant l'année scolaire 18fô-lf(8(i. h cours d'anatomie de ladite Faculté. —M. Charpy.charpdcsfw. lions d'agrégé, est chargé, en outre, provisoirement, des fondioib de chef des travaux anatomiques de ladite Faculté, enremplwment de H. Debierre, appelé à d'autres fonctions.

A ce propos, on lit dans le Lyon médical : t On nous apprcid que M.Paulel a donné sa démission de professeur daDatomie.U mot provisoirement, inscrit dans J'arrèlé mioisténel, miIiIc indiquer que la chaire sera prochainement déclarée fieuiK. »

Société médicale des hôpitaux (séance du vendredi tl if cembre). — Ordre du jour : M. Debove : loÛoeDce de Im « la nmritioji. — M, pumontpallier : Liquide ascitique de nulegr laiteuse. — Rétrécissement de l'artère pulmonaire, aïec c«umication interventriculaire saus perforation du trou de Bolil.mt tuberculose pulmonaire mortelle. — PréscuUlion de piewiailomiques. — M. Albert Hobin : Ruptures ducœur. — M-Bajea: Note sur les diverses espèces de concrétions sangumes.

RÉCOMPENSES aux VACCINATE0RS. — SUT la prOpOSlUl» ie

l'Académie de médecine, le ministre du commerce vient, pv arrêté du 26 novembre, de décerner les récompenses d-ap désignées aux personnes qui ont élé signalées comme syaai bit It

S lus de vaccinations el ayant le plus contribué à la prop^itiH e la vaccine en France pendant l'année 1884 : Pria:. — Le prix de la valeur de 1500 francs est parUge «irt; M"» Bauduin, sage-femme à Vannes; M. le docteur Jules tesmet, à Paris; et M. billard, professeur agrégé au Val-de-Gracr.

Médailles d'or. — M. le loédecin-inajor de 1" classe Millei, i Caen; MM. les médecins- majors de 2' classe Bassompiem. i Evreux, et Carivenc, à Horlaix -, M. Poggi, iustituteur a Lra

(Corse). . .

(A suivre.)

MORTAtrrt A Paris (18* semaine, du 22 au 28 novembre 1885;. — Fièvre typhoïde, 30. — Variole, 3. — Rougeole, 19. - Scarlatine, 6. — Coqueluche, 5. — Diphthérie, croup, to.- Cboléra, 0. — Dysentérie, 0. — Erysipèle, 9. - ""'«f"" puerpérales, 5. — Autres affections épidémiques, 0. — He"""gite, 31. — Phihisie pulmonaire, 184. — Autres tn^rcaloses, 35. — Autres affections générales, 77. — Malfon^"» el débilité des âges extrêmes, 53. — Bronchite ai^nê, »- - Pneumonie, 82.— Aihrepsie (gastro-entérite) des enfants noumi au biberon et autrement, 33 ; au sein et mixie, 25 ; inconiii, i - Autres maladies de l'appart- il cérébro-spinal, 105 ; de 1 »PI«re| circulatoire, 69; de l'appareil respiratoire, 74; de Iappa«J digestif, 50; de l'appareil génito-urinaire, 20; de P*""^ du tissu lamineux, 9; des os, articulations el """"ff'J ' MorU violentes, 26. — Causes non classées. 7. — Total : Iwa-

OUIRUES DCPOSÉS U IUREUI DU JOUlUL

TnUMent méditai de ta diphthérU. far U. U doetmr Rnd Corfoo. Bw|J in-8 da 50 pagéi lur papier ds lux*. Paris, 0. Mt.

Étude cHnifM ntr tMldomyHite §omMaue ia h Imy*. V" "* ^ 'tr J.-P. Pemt. Bmlure gnnd (n-S d* IIS p^M. Pari*, 0. Boin.

Nature et iraiument emratif i$ PcnffM d« paitrine mdt, v» y^'l Henri Huclurd, niMseio dea tiSpilaw ds Fuit {liôplal Bkhat}. Bm»» ^

rarii, 0. Doiii.

Ûa inlluencei tnadiflcatricet de t'organieme dant leurs rapporU attt tadi«, par U. lo docUur Andrien. ln-8. A. DoUlaye et B.

G. Massos. Proprtétoiré-Gérwi-

4BU. BouaLOnw. — IntpriaoriOt vjuiM. A, mlli|*w< %

ÎABIfTE-OBOldlHB i àmttg

11 DtCDDRK 1885

COMITÉ DE RÉDACTION

Phbsidbnt : M. le docteur A. OTCHâlIBRE

MUBRU : HH. les doeteun BUCHEZ, lEOMES DIEUUFOT. DRErFUiBRlSK, FMHQ01S.FMNCI, ALBERT H ËIMQUE

Page 1