L. LEBEBBULLET, MUL RECLUS
ÀânÊÊU font ce qni ooneene h rMa^fm aa tiif» Au ComiU, thpt K. Dioumuc. 91, me i» LUle (mot le merdi de pr^énaee).
T*» p»ce • «e ta €wmv«rtmn l'MiMMm «m AiH— MB u WàXPBMJmà mm HéMOnn M rABU (Thèses, eumens, oeors, ete.) e« 4Iw«h — ewiiwie ertép— le pwau»
SOMHAIftB. — BOLLlTtM. Menircs eonlra la ng*. — Vaednétloa anttnblqw. — Clin^ue in miladiei àm eohnU : H. le profaaieur Grancbar. — Le caradère ilani les maladlei. ~ La tulfate de apartéine. — Traitement de la pneuiaunie {nfecliraae tit des accideotB uréiniqnea par la pilocarpiite. — Bmpoiionnsiiient par la Goeaiae. — Tkavaux oiuvinaux. Clbiiqiie aéitcale : Kemmrqiiea aur l'IqralMs d« l'bomiiie — 8oeiÉri« uvautis. Acadtala daa adeoew.'— AcatUml* ds mé* dMiM. — SoeWté de eklrarfifl. — Soti&i da Mdori«. — SoeMld de tMn. pQuiiquo. — Extrait dis tuyaux du soctltTis savartbs. -~ Extriiti net
TRAVAUX DES COKCHÈS. — EXTRAITS DBS COURS PUBLICS. — RiVUI DBS JOUR- NAUX. — BiBLiOfiRAPBii. Les femnie*. — Seience et art des wicoucbenieiils. — Index bibliovraphiqae. — VARiiris. Projet d'us SocMU centrale de déoutokH ç\e. — Pbuilliitoh. Lettrée inMicales.
BULLETIN
MvMrea oMtoe la wm§». — TMelaatliMi euetiraM^eie.
M. Leblanc a lu mardi dernier à l'Académie de médecine son rapport sur les mesures à prendre contre les progrès croissants de la ra^e canine. Ses concInsioDS, modiflées ou plut6t complétées sur un point, conformément des indications fournies par M. L. Le Fort, seront envoyées à M. le ministre du commerce.
A ce propos, pourquoi tairions-nous qu'un journal politique, qui ne transige jamais, a annoncé avec des airs de grande satisraction qu'une des personnes traitées par M. Pasteur a été atlmnte de la rage? De plus curieux que nous au-
FEUILLETON
Lettres ■iédl«alcs.
L'inaenaiblUefttwrlhiohMiie. Jugement.— M. B... oontre HM. Blauohe et Menriot. — M. ■anovotte et r « Be^t de Moittal-
ene ».
Cher confrère,
Toutle monde sait qu'il existeà Paris un nommé Duchesne ou Duchène qui, bien différent en cela de cet homonyme dont la colère était si redoutée de nos grands-parents, prend pitié de la douleur des gens et a même invente à celte intention un insensibilisateur. Le f&cheux est qu'il réussit parfois, en voulant supprimer la douleur, à produire un effet aussi radical que celui de l'opération toute particulière (^ue prêchait son devancier, je veux dire à supprimer l'individu. Cet acddeot désagréable est arrivé à cé dentiste, ou plutôt à no de s- Stan. T. un.
raient pris des informations; ce qui nous parait le plus raisonnable et le plus utile est de bien faire comprendre au public et même à une partie du corps médical le véritable sens de la question engagée dans les expériences de vaccination antirabique. L'essentiel est de savoir si l'inoculation préserve de la rage; oh le saura surtout par le résultat des inoculations pratiquées peu de jours après les morsures, puisque, la durée la plus courte de l'incubation (sauf quelques exceptions, presque toutes contestables) étant d'une dizaine de jours, si la rage n'est pas prévenue par l'inoculation précoce, c'est que celle-ci aura été inefficace. Hais, à supposer l'efficacité démontrée, si, d'un autre côté, la rage se déclare après une opération tardive, c'est-à-dire faite à une période de temps où un grand nombre des gens mordus deviennent enragés, la seule conséquence à tirer de l'échec sera que la vaccination n'a rien pu contre une incubation trop avancée; et ce sera alors un problème de clinique à résoudre que celui du degré d'efficacité de l'inoculation dans ses rapports avec le temps écoulé depuis la morsure. En ce moment, H. Pasteur, assuré de l'innocnité de sa méthode, l'applique sur des individus mordus depuis un mois, six semaines, deux mois; or, c'est précisément dans cette période du vingtième au soixantième jour où la rage éclate dans la très grande majorité des cas. Et voilà comment H. Pasteur s'est déjà mis sur les bras, à l'heure qu'il est, près de quatre-vingt-dix personnes en traitement. Chez celle qui a été dénoncée à la pitié publique
ses clients il y a juste un an, et la mort du nommé Lejeune, sous le coup des inhalations d'oxyde d'azotij, a fait assez de bruit pour qu'on n'en ait pas perdu le souvenir. Traduit devant le tribunal correctionnel (huitième chambre), avec action de la partie civile, H. Duchesne a été condamné à 600 francs d'amende par application de l'article 319 du Gode pénal, etàSOOO francs seulement de dommages- intérêts envers la veuve Lejeune, laquelle payera les dépens, sauf recours contre Duchesne.
La somme de (iOO francs est le maximum de l'amende encourue pour homicide involontaire; mais la peine de l'emprisonnemenl n'a pas été prononcée, par ce motif qu'il existait des circonstances atténuantes et qu'il y avait lieu dès lors à application de l'article 4,6'd du Code pénal. Quant à la modicité du chiffre des dommages-intérêts, elle est motivée
GAZETTE HEBDOMADAIRH)DE MËDECINE^ET DE CHIRURGIE it Bgfxvnte m
par le journal dont il s'agit, la morsure datait de trente-quatre on trente-six jours quand rinoculation a été pratiquée
Laissons se dérouler une expérience qui sera l'uoe. des plus fameuses de l'histoire médicale ; ne soyons ni trop sceptiques, ni trop enthousiastes ; restons obsemUeurs comme . Tautenr même de la méthode ; surtout ne soyons hargneux, si notre tempérament le permet.
— Nous faisions connaître, dans le dernier numéro, la prétention d*un médecin homoBopathe, ou isopathe comme on dit volontiers au delà des Pyrénées, à la priorité des expériences de vaccination anlirabique par le sang, non pas injecté dans le tissu cellulaire ou dans les veines, mais introduit dans Testomac; ce qui rend plus merveilleux encore les succès annoncés. Aujourd'hui nous lisons dans le Progrès médical (5 décembre) la note suivante tirée de la Tribune de Genève du 16 novembre :
c On attire l'attention sur ce fait que, dans une publication médicale allemande, les Klinische Anweisungen, parue à Lelpiig en 1849, sous le titre de Rage canine et empoisonnement, il est déjà question de la guérison des morsures de chiens enragés parla vaccination. Le médecin qui employait ce moyen s'appelait Constantin Hering et vécut à Philadelphie. >
Quelle matière Taeeinale? quel mode d'inoculation? quels résultats? A. D.
M. le proffeMwar CHUvher.
Il convient de louer sans réservies l'habitude que prennent peu à peu, tes uns après les autres, plusieurs des nouveaux professeurs de la Faculté de Paris. Lenrs leçons d'ouverture, dans lesquelles ils discutent surtout des questions de pathologie générale ou de doctrine, s'adressent moins aux élèves qu'à ceux qui ont souci des intérêts de l'enseigne* ment public et qui peuvent juger de son avenir par les tendances scientifiques de ses maîtres. A ce point de vue, il nous font signaler la première leçon de U. le professeur Grancher, tout entière consacrée i défendre la doctrine microbienne, à faire valoir les travaux de M. Pasteur, à affirmer l'importance et )a valeur de toutes les recherches qui ont pour but de démontrer l'origine parasitaire de la plupart des maladies. M. Grancher marche à l'avant-garde des sa-
vants contemporains. On peut justement opposer sa doctrlK à celle d^ quelques-uns de ses collègues qui, prétendant défendre Ja tradition et la clîniqne officielles, contesleoi au découvertes les plus indéniables leur signification et lev importance. Admirateur enthousiaste d'un maître doatles travaux honorent la France et jettent un jour noumu surh genèse et la prophylaxie des maladies virulentes les pb redoutables, il n'hésite pas à généraliser ce que U. Puteu n'a affirmé que pour un petitnombre de celles-ci,et il i dès aujourd'hui le courage d'écrire et rie souligner ces ligoM: Toutes les diathèses se groupent sous deux chefs. La m ont pour formule scientifique un microbe connu <w inconnu, les autres attendent une formule chimique. QkI soulagement 1 Quel débarras 1 s'écrie ensuite H. Gnndur en comparant cette doctrine si simple à celles qui eoeonbraient autrefois la pathologie générale. Nous aurioss nui. vaise grâce à critiquer, dans une leçon d'ouverture, des assertions qui deviendront peut-être demain l'expressioD dt li vérilé. Mats tout en reconnaissant qu'il est souveai uiile, quand on veut mieux faire entrer dans l'esprit de sefudiuters ce que l'on considère comme vrai, d'exagérer &desati et de préjuger l'avenir, nous avouons que nous bésiierims encore à signer ces lignes. La question du terrain morbide joue à notre sens un plus grand r6le eu palholt^ie que h semble le croire notre savant confrère. En pathologie iD^l^ tile surtout, n'esl-elle pas souvent prédominante? Les ffirm sont partout, à rh6pital anasi bien que dans les maison! pauvres, oû tous les enfants vivent pour ainsi dire en contact permanent. Combien en est-il cependant qni échappent i l influence du ficrnie contagieux! Comme il arrive souvent qu'une même înfiuence éliulogique, un refroidissement, ponr ne citer que la plus banale, détermine des effete divers, et n'ouvre la porte au germe tuberculeux que dans An ùrcooslances qu'il est souvent facile de prévoir i et que de foisaoss les influences les plus diverses concourent à provoquer li mtoie maladie! Mais nous n'avons pas ici la pr^lioade discuter celle savante leçon. Il nous snflBsait de la signaler i l'attention de nos lecteurs, et surtout d'«n bien nurqiier le but et la portée. Nous savons que, dans son conrs dédiaique des maladies de l'enfance, H. Grancher saura se moBtrer médecin dans la vraie acception du mot et que, par conséquent, les théories qu'il défend aujourd'hui n'exercenat qu'une influence relative sur son enseignement. C'est «t enseignement pratique que l'on attend et que l'os ts^ft digne du passé déjà si brillant de notre confrère.
N'étant pas un insensibilisé, je n'ai aucun regret de l'abaissement de la peine; mais le motif en est à remarquer. Au fond, il est le même que celui qui a déterminé le chiffre des dommages; car tout le dispositif du jugement est très ferme tant sur le délit d'exercice illégal de la médecine que sur celui d'bomicide involontaire tel qu'il est défini par Varticlc 3i9 du Code pénal. Seulement le tribunal a considéré que ( la mort du sieur Lejeune est due non seulement à la faute de Duchesne, mais aussi à la propre imprudence de la victime, qui a eu ie tort, sans consulter son médecin ordinaire ou sans se faire assister d'aucun docteur, de réclamer sur sa personne l'application des procédés aneslhésiques >. Or, c'est là un considérant auquel on pouvait ne pas s'attendre, bien qu'il ne soit pas pour déplaire au Corps médical. Un homme déclare, par affiches et par réclames, qu'il est en possession d'un procédé d'anesthesie supérieur à tous les autres et absolument inoffensif; et la moralité ou la responsabilité juridique de cet acte serait mesurée à la
crédulité du public; la bêtise du trompé serait l'excuse du trompeur 1 Sans doute, Lejeune aurait bien fait de s'adjoindre un médecin, mais Duchesne aussi! En ne le faisant ni l'un ni l'autre, le premier a «ommis une imprudence, le second une infraction à la loi, et l'on cherche le rapport qu'il peut y avoir entre ces deux tonnes. Lejeune devait savoir Duchesne n'était pas endroit de pratiquer l'aneslhésie; ou^ il I a quelqu'un qui devait le savoir enlement, et celi d^ puis longtemps : c'est le procureur delà Républiaue. Coin* ment veut-on que le public se fasse des scmpoles oel^^l» en un sujet dont il voit que l'autorité judiciaire ne s'émeut jamais ?
Le considérant relatif à la demande de dommages n f>» pas de compétence médicale, et je ne conteste pas sa légiumité : je vous le signale seulement pour ce qu'il a à'i^^tendu : c L'événement a été pour la famille ae U vicliw
une source de bienfaits, parce fl<*'*J-vV-JFÎJL^" •! payement annael d'unCHpitiinel d^idaiffinwwnv^^'
a Décembre i885 GAZStTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE GHIRUAGIE — N' 50 * 807
K.e ewMtère dmatm le» bmImUm.
Les modi0cations que subit le caraclère pendant les maladies ou à la suite de certains étals morbides, ont de tout temps préoccupé les naturalistes el les médecins. Voltaire, en son article Caractère du Dictionnaire philosophique, insiste sur ce point d'une façon toute spéciale : < 11 se peut, dit-il au début, qu'un homme né brouillon^ inflexible et violent, étant tombé dans sa vieillesse en apoplexie, devienne un sot enfant pleureur, timide et paisible. Son corps n'est plus le même. Hais tant que ses nerfs, son sang et sa moelle allongée seront dans le même état, son naturel ne changera pas plus que Tinstinct d'un loup ou d'une fouine. > Et plus loin : c Voulet-vous changer absolument le caractère d*un homme, purgez-le tous les jours, avec des délayants jusqu'à ce que vous l'ayez tué. Charles XII, dans sa fièvre de suppuration sur le chemin de Bender, n'était plus le même homme. On disposait de lui comme d'un enfant. »
Il est difficile d'aborder un pareil sujet sans rappeler l'ouvrage de Cabanis sur les Rapports du physique et du moral de Vhomme; il contient précisément sur le point spécial qui nous occupe, un mémoire, le septième, qui traite de l'influence des maladies sur la formation des idées et des affections morales. Le lecteur d'aujourd'hui, plus avide de faits précis, d'observations cliniques, d'idées générales, n'y trouvera pas son aliment préféré. On peut en dire autant d*nn livre- plus récent, curieux à bien des titres, écrit par un médecin philosophe, le docteur Eugène Bourdet et intitulé : Des maladies du caractère au point de vue de l'hygiène morale, etc. (S* édition, 1 vol. in-8°. Paris, 1878). , .
M. le professeur Azam, de Bordeaux, vient de reprendre cette intéressante question des modiflcations que peut éprouver le caractère dans les maladies ; mais c'est en clinicien qu'il parle dans son mémoire publié dans les Annales médico-psychologiques (n* de novembre 1885). n considère comme admis bien des points sur lesquels les psychologues de profession discutent et discuteront longtemps encore; il s'embarrasse peu des innombrables théories des philosophes sur le caraclère de Thomme et entre résolument en matière par l'examen direct des malades.'
Après quelques considérations généirales sur les variations du caractère dans certains états physiologiques, telles que les périodes menstruelles, la grossesse, là maternité, ou même simplement le travail digestif, H. Azam passe aux maladies
Lejenne, et qu'il a rendu immédiatement exigible le montant de cette assurance, soit 40 000 francs. > Heureux M. Duchesne ! heureuse veuve ! Mais non; M. Duchesne, tout au moins, n*est pas content ; il a interjeté appel 1
— Je vous présente trois autres criminels (acquittés il est vrai) : le nommé L..., interné comme aliéné à la maison de sanlé de Pass^; puis MM. les docteurs Blanche et Meuriot, l'un et l'autre jouissant notoirement de toute leur raison : tous trois assignés devant U 8* chambre par M. H.,., fils d'un artiste célèbre, lui-même peintre distingué et ancien prix de Rome, pour avoir lesdits Blanche etMeuriotmis le plaignant en communication magnético-électrique avec ledit L..., qui lui inflige par ce moyen peu connu d'incessantes tortures. La justice est saisie; et quand la justice est saisie, c'est elle qui ne lâche pas. L'affaire est donc venue régulièrement à son tour de râle et s'est déroulée gravement devant la majesté du tribunal. Substitut, avocat défendeur, témoins;
chroniques, c Tout malade atteint d'une maladie chronique quelconque, voit son humeur s'aigrir et son caractère s'altérer. Il en est de même pour des états pathologiques de longue durée qui condamnent an repos et qui, exempts de douleur,' ne sauraient préoccuper les malades au point de vue de la terminaison, — je veux parler des maladies des membres inférieurs, des fractures de jambe ou de cuisse, par exemple; — il est bien rare qu'après les huit ou dix premiers jonrs d'un repos forcé, le caractère des patients ne s'aigrisse pas, il en est qui sont véritablement insupportables, il peut même arriver que le trouble du caractère persiste et devienne permanent ; un simple accident aura été la cause lion douteuse d'une modification intellectuelle importante. > Gomme exemples de troubles du caractère persistant même ^rès la disparition des causes qui les ont produites, M. Azam cite deux faits qu'il doit à H. le docteur Descourtis, médecin-adjoint de la maison de santé d'Ivry. Dans le premier, il s'agit d'un individu qu'une fracture compliquée des deux os de la jambe confina dans son lit pendant plusieurs mois. D'un caractère doux et accommodant, il devint sombre, taciturne, prit en grippe son entourage. Lorsqu'il put se relever et marcher, ses sentiments, loin de se modifier, semblaient s'aigrir davantage et provoquaient chez lui des impulsions bizarres : il était pris de l'idée d'éventrer sa femme, sa fille, la première personne venue; il éprouvait surtout le besoin de tuer un de ses meilleurs amis. Ayant une conscience très nette de ces impulsions & Phomicide, il s'en désolait et suppliait même qu'on ne se mit pas à sa portée. — La seconde observation concerne un notaire, qu'une fracture de la cuisse guiche cloua sur son lit pendant plusieurs mois. Quand il recommença à marcher, on fut étonné de trouver un tout autre homme. Sa gaieté habituelle avait eomplètoment ékpwn, ptu d'eatraln, phu de confiance en personne; mais- de* h tristesse, de l'abattement, des craintes puériles , des idées hypochondriaques ; et ce nouvel état mental «persisté.'
Ce sont là des tranformations de caractère par causes indirectes ; il en est qui sont produites par une cause directe telle qu'un traumatisme cérébral. H. Azam en cite trois cas qu'il a observés dans les services de Broca, Péan et Tillaux ; il aurait pu en citer bien d'autres disséminés dans les auteurs. En voici par exemple trots, que nous trouvons dans un ouvrage de Spurzheim, publié en 1818 {Observations sur la folie, p. 160), et qui ne sont pas sans intérêt, k Une pierre tomba sur la tête d'un garçon ; il devint stupîde e.
rien n'y manquait, excepté les accusés. Et quels témoins 1 Emile Augier, qui n'a pas osé reconnaître que des lueurs bleuâtres se jouaient parfois autour .de la tête du plaignant {Lambit flamma comas), ne Us, ayant pas vues de ses yeux j Paul Bonnat,qui feint de n'avoir pas entendu les espnts chudioteurs appeler son ami H..^ imbécile; un autre peintre de renom, Henner, qui, lui au moins, avoue avoir çntendu des chuchotements, comme il y en a tant dans ïi vie de ce inonde. Mais ce sont les médecins qui ont été la providence du malheureux chuchoté. H. Vigouroux lui avait conseillé de conduire tout doucement les esprits dans un puits h l'aide d'un fil électrique et de les y noyer sans miséricorde. Tout le mond^ sait, d'autre part (car il n'est ^uère de médecin de Paris qui n'ait reçu de ces jiapiers. imprimés), que le plaignant était armé de trois certificats., dont deux de MM. les docteurs Mijramont et Ch. Fàuvel et un de M. V..-. député, si versé dans cette matière qd'il est devenu fou lui-même; certificats attestant
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MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 11 DtcnuRs 1885
son caractère moral changea. Auparavant il était doux*
après irascible et querelleur. Le père Habiilon, étant encore enfant, ne montrait pas beaucoup de talents : une tuile lui tomba sur la tète et depuis ce temps-là ses facultés se.sont manifestées avec beaucoup d'énergie. Acrell, dans ses (^servations de chirurgie^ raconte Thisloire d'un garçon dont Tos temporal fut déprimé par une violence extérieure; la trépanation faite, le garçon recouvra sa santé, mais il éprouva un penchant à voler, de sorte qu'Acrell déclara l'état de son &me dérangé et le sauva de la prison. >
Si, au lieu des transformations de caractère, on passe à l'étude de ses variations et de ses perversions, c'est tout un livre sur Tétat mental des hystériques et des épileptiques qu'il faudrait écrire. H. Azam n'a pu consacrer à cet intéressant sujet que quelques pages; mais il appelle avec raison l'attention sur les troubles moraux qu'on peut observer chez les névralgiques, chez les malades atteints d'angine de poitrine, de troubles digestifs, d'affections des voies urinaires, etc.
Est-il possible de localiser le caractère dans une région quelconque du cerveau? A cette question posée par M. Azam à H. Luys, le savant physiol(^iste a répondu par l'affirmative ; il croit que le substratum organique de ce qu'on appelle le caractère réside dans les régions de la base du cerveau qui reçoivent les irradiations du cervelet. Il nous est impossible d'entrer ici dans les détails de cette théorie anatonio-physiologique; les lecteurs au courant des travaux de H. Luys reconnaîtront là une des applications de ses idées sur les fonctions du cervelet.
Les recherches de Fick (1873) et celles plus récentes de M. de Rymon (1880) avaient montré que la spartéine est un alcaloïde très actif; mais ces deux physiologistes n'avaient signalé que l'influence qu'il exerce sur la moelle et le nerf moteur. Son action sur le fonctionnement du cœur vient d'être étudiée au point de vue physiologique par M. Laborde (TWfr. méd,t 1885, p. 568), et au point de vue clinique par H. Germain Sée.
H. Lfthorde, après avoir noté t'hyperexcitabllité réflexe et les phénomènes convulsivanls et asphyxiques, déterminés
toute la réalité de l'influence électro- magnétique et des esprits incriminés. Ce que tout le monde n'a pas vu, et ce
3 ne J'ai eu sous mes lunettes, ce sont les lettres que nos eux confrères ont adressées à H. Blanche pour restituer le caractère de traitement moral à leurs complaisantes attestations.
H. H... est sorti depuis cinq ou six mois de la maison de Passy. Il a dit à l'audience habiter l'hôtel des Réservoirs à Versailles; la vérité est qu'il a toujours son domicile à Paris et ne se rend le soir dans Seine-et-Oise que pour fuir le magnétisme de L... et les démons de la nuit.
— Au moment de terminer cette lettre, je recevais en même temps, cher confrère, une notice bibliographique sur le docteur Constant Saucerotte, lue à l'Association générale des médecins de Meurthe-el-Hoselle par le professeur Hergott (de Nancv), et un très intéressant ouvrage : VEsprit de Montaigne, eKolx des meilleurs chapitres et des plus beaux
par les doses toxiques du médicament, remarque que, dai^ la période intermédiaire entre les tremblements convulsit et l'asphyxie, on constate une forte impulsion systolique et qw le cœur continue à battre, même après la mort par asphnie, . ses pulsations se ralentissant de plus en plus tout en demeurant régulières. Le renforcement de la pulsation, h rèplirisalion des battements du cœur et leur ralentissement s'observent non seulement sur le cobaye, mais encore sur !•■ lapin. Le chien est moins sensible à cette action; maista employant des doses sufHsantes, on remarque encon l« mêmes phénomènes : c Particularité remirqoable, dit M. Laborde, alors même que la respiration s'embarrassait ijt plus en plus et que le nombre des inspirations toaibiiti 8 ou 10 par minute, le cœur continuait à battre avec u» parfaite régularité à 100 pulsations environ avec une iapAsion systolique vigoureuse. Il a ainsi continué ifoDclionorr avec son rythme et une force progressivement décroi$slDl^ durant plus de trente minutes après la mort confirmée, i l:\k. chez la grenouille, c la spartéine produit des eOets dtninants de collapsus, surtout à dose toxique ; mais l'obsem* tion objective révèle déjà, du cAlé de la contraction cardiaqv. une influence stimulante énergique, qui apparaît, dautiatt son évidence, sur les tracés cardiographiques directe, > Hais il est un autre fait plus remarquable encore li que ne manque pas de signaler notre savant coDfrm: Une grenouille soumise à l'action de la spartéiae, et ut laquelle ont été pris depuis le début les tracés cardiopi* pbiques correspondants, étant morte et complètement chée, son cœur continuait encore à battre, le troisième jour, avec son rythme et une éneif ie telle, que l'on oblesiil ua tracé peu différent dans sa forme, comme dans son amplitude, du graphique normal.
Cette expérience ne peut être interprétée qu'en admettant une suractivité de la fibre musculaire due à l'influenu directe de la médication. On ne peut pas ici, eneffel,iBvoquer l'intervention du système nerveux; tout » plus pourrait-on croire que les ganglions iotracardiaques «nservent très longtemps l'imtabilité qu'ils ont acquise. qu'il en soit d'ailleurs, il reste démontré que la spartéine a une action prédominante et élective sur le fonctionnemeti du cœur, dont elle parait augmenter tout à la fois l'inlensili et la dnrée ou mienx encore la persistance des contrat- Uons.
Communiqués à H. le professeur G. Sée, ces résulIaL< physiologiques si intéressants ont provoqué de sa pari bih
passages des Essais, avec des notes et des commeoliire» dus au laborieux savant, dont il y a une année la Gn:^ hebdomadaire vous annonçait la mort.
C'était une figure bien sympathique et bien digne de pect que celle de ce vieillard, enlevé depuis de longues années à ses études de prédilection, rendu impotent par un' maladie qui ne pardonne pas et continuant, malgré <> cruelles souffrances, les travaux littéraires i^u'il avait li'i' jours menés de front avec les recherches scientifiques. P' môme que Lasëgae, Maurice Raynaud, Fonssagrives et tj^d'autres médecins & la fois savants et lettrés. Constant Sat cerotte avait consacré tous les instants que n'absorbaient pi^ ses études médicales à des lectures ou à des reclieR°' philosophiques et littéraires. On lui doit non seulemenlii^ éloges académiques, par exemple celui de Charles Lefo^ ou des études d'histoire médicale comme celles qu'il i t* sacrées à fiicbat et à Pînel, mais encore un roman phique qu'il inUtula -.D^^m^d^^mtO^^f^
H DfiCBMBRE 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE — t9* 50 ^ b09
série de recherches cliniques quenousdevonsmaintenantrésumer. Deux femmes étaient atteintes de dégénération cardiaque Gbreuse et atrophïque avec faiblesse extrême des battements du cœur et pouls imperceptible. Sous l'influence de la spartéine le cœur reprit sa force et le pouls son amplitude presque normale. Dans un cas de rétrécissement auriculoventriculaire gauche, les irrégalarités cardiaques disparurent. Il en fut de même sur un malade atteint de péricardite chronique avec insuffisance mitrale. Enfin l'arythmie fut non moins avantageusement combattue dans un cas de rétrécissement aortiqae et dans un cas d'asthme cardiaque avec albuminurie.
Chez l'homme comme chez les animaux le sulfate de spartéine relève donc le cœur et le pouls, régularise immédiatement le rythme cardiaque, enfin accélère les mouvements du cœur.
« Le sulfate de spartéine, dit M. G. Sée, semble donc indiqué chaque fois que le myocarde a fléchi, soit parce qu'il a subi une altération de son tissu, soit parce qu'il est devenu insufltsant pour compenser les obstacles à la circulation. Lorsque le pouls est faible, irrégulier, arytlimique, le sulfate de spartéine rétablit rapidement le type normal. Quand enfin la circulation est raleutie, le médicament parait immédiatement obvier à ce trouble fonctionnel, tout en maintenant ou augmentant la force acquise du muscle. »
Trsltememl de la pacmmonle lafMlIcaae et émm ■eeldeata HréMlqvea pmr l« pIlMarptae.
M. le docteur Humbert Mollière (de Lyon) vient de publier, en collaboration avec son interne U. Fochier, l'uhservation d'un m^ade atteint d'une pneumonie double survenue dans le cours d'une albuminurie avec accidents dysentériques. Ce jeune homme, qui aurait été jusqu'alors assez bien portant, était entré le 11 juillet 1884, À l'hôpital de Lyon, pour une diarrhée dysentérique. Hais dès le début de sa maladie il présentait un œdème assez considérable du scrotum et des membres inférieurs, et le jour de son entrée on constatait dans ses urines une très grande quantité d'albumine. Bien que l'examen microscopique des urines n'ait pas été indiqué non plus que le dosage de l'albumine, on peut en conclure que la néphrite était très probablement primitive, qu'elle était de date relativement ancienne et qu'il s'agissait non d'une néphrite interstitielle, mais plutôt
élégante brochure sur les Médecins au théâtre depuis Mo- | Hère et un long travail qui paraîtra prochainement sans doute sur les Médecins pendant la Béeolution.
H. Hei^olt, qui a si bien rendu justice aux mérites divers de son vénéré collègue, nous le montre débutant par la publication d'une Hygihie populaire, publiant quelques mois plus tard une thèse inaugurale dans laquelle (en 1828) il jugeait avec autant de courage que de sagesse l'œuvre de Broussais, prenant part ensuite à un grand nombre de concours ouverts devant les Sociétés médicales les plus diverses, y oblenant presque toujours les récompenses qu'il ambitionnait, enseignant la philosophie et l'histoire naturelle aux élèves du Collège de Lunéville et dirigeant le service de médecine et de chirurgie de l'hôpital de la même ville. Cette vie si laborieuse et si bien remplie méritait de trouver,
{lour en faire ressortir les mérites, un de ces maîtres de 'enseignement public qui a toujours été, lui aussi, un lettré et un bibliophile en même temps qu'un médecin.
d'une néphrite mixte. La dysentérie ne parait avoir été qu'un épiphénomène sans gravité considérable, mais la pneumonie double venant compliquer cette néphrite imposait un pronostic des plus sévères. C'est dans ces conditions que, du 18 juillet au 22, on pratiqua successivement quatre injections sous-cutanées de 1 centigramme de chlorhydrate de pilocarpine. Le malade, traité d'ailleurs en même temps par les opiacés, les toniques et en particulier l'alcool, par la caféine, a pu sortir, le 13 septembre, guéri de sa pneumonie, mais non de sa néphrite albumineuse qui, après diverses périodes d'exacerbation et d'accalmie, persistait le jour de son départ. Quelle a été dans ce cas Tinfluence de la pilocarpine? M. Humbert Mollière n'hésite pas à lui attribuer un rôle considérable. Il rappelle que la pilocarpine peut être très efficace dans les cas d'urémie à forme dyspnéique, délirante ou comateuse. Il cite plusieurs observations qui lui sont personnelles et qui confirment ce que d'autres observateurs ont, avec nous, plusieurs fois constaté. Dans les maladies infectieuses où la dépuration rénale reste languissante, la sialorrhée et la sudation provoquées par la pilocarpine peuvent contribuer à la guérison en déterminant rélimination par la peau, et peut-être par la salive, d'urée et de principes extracUfs retenus dans le sang. L'amélioration dans ce cas particulier suivait très régulièrement chacune des injections de pilocarpine. < Grftce aux sueurs profuses et à la salivation, dit H. H. Hollière, l'épuration nécessaire indispensable pour la conservation de la vie, peut s'effectuer jusqu'au moment où le poumon redevient assez perméable pour que l'hématose pût y contribuer aussi pour sa part dans une large mesure. En même temps la dérivation produite sur toute l'étendue des téguments diminuait pour un moment la pression dans les gros vaisseaux et en même temps les résistances que le cœur avait à surmonter. > Les observations de ce genre sont assez rares encore pour qu'il importe de les mentionner et d'appeler sur ce mode de traitement tonte l'attention des cliniciens.
■■■yl— — s rmr ta eoMiM.
Dans le n' 48, p. 776, de la. Gazette, nous avons mentionné un cas de mort par l'antipyrine, dans lequel la cause de la mort est restée en i^alité problématiqtte. Le cas d'empoisonnement par la cocaïne, que nmu fait connaître H. Spear, inspecteur médical de la marine des Etats-Unis {New-York
Hais je m'aperçois qu'en vous parlant de l'homme j'oublie de vous analyser, comme j'en avais l'attention, cet Esprit de Montaigne, œuvre poslaume que la piété filiale du docteur T. Saucerolte, digne fils de notre regretté confrère, vient de faire paraître. J'ai à peine la place voulue pour vous en signaler les principaux mérites. L auteur a eu pour but de choisir pour tous ceux qui ne veulent ou ne peuvent lire le texte même de Montaigne les principaux passages de son œuvre, de les présenter dans un ordre méthodique, en groupant entre elles les idées et les doctrines qui se rapprochent les unes des autres. Il a pu ainsi, en se bornant le plus souvent à citer son auteur, écrire des chapitres entiers en se contentant c d'entrelacer de liaisons et de coutures k les passages cueillis en divers chapitres des c Essais ». On comprendra, sans qu'il soit besoin d'insister, que ce procédé permettait d'enlever à l'œuvre du moraliste ces^fK laines taches » dont parle Sainte-Beuve, et qui ne^cnU*lent pas à toutes les jennes filles, même aux élèvnrdes
GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MfiDBGUiB ET DE CHIRURGIE It Dégembbx 18»
med. Record, novembre 1885, 20) n'est pas moins curieux; môme dirficulté pour Tinterprétation des effets produits.
Un infirmier de marine, adonné à la boisson par un penebant irrésiistible, se faisait babituellement des injecUons de cocaïne pour apaiser, disait-il, le besoin de boire. Le 15 octobre dernier, il se procure deux doses de 32 cenligrammes de chlorhydrate de cocaïne et fait dissoudre ce sel dans deux fioles; à trois heures trente de l'après-midi, il prend la première injection, puis il passe ta nuit à boire et à se donner des injections ; le lendemain matin, à huit heures trente, il revient en retard aux baraquements de la marine et est mis en prison ; là il vide le fond de sa dernière fiole de cocaïne et prend une dernière injection ; une demi-heure après, il tombe dans un profond sommeil, la face congestionnée, les lèvres et les mains cyanosies, les pupilles extrêmement rétrécies et ne réagissant pas à la lumière, le pouls insensible, la respiration presque imperceptible, la surface cutanée couverte d'une sueur froide, c'est-à-dire avec des signes pouvant rappeler un empoisonnement pu ro|Hum. On se servit de la pompe stomacale qui ne ramena rien -, on fit une injection de sulfate d'atropine } on donna, à plusieurs reprises, du café fort, qui fut finalement rejeté par le vomissement. L'état s'améliora graduellement, mais la somnolence persista longtemps. Vers neuf heures du soir, le malade était reveau à peu près à son état normal.
L'Miquéte « prouvé à H. Spear que l'infirmier en question, outre l'alcool qu'il avait absorbé, n'avait pris que de la cocaïne. Les phénomènes observés resteat donc inexplicables.
MippIMé.
Dans le courant de l'année était décapité, à Clermont- Ferrand, je ne sais pour quel crime, un individu à l'autopsie duquel on constata les lésions suivantes : à la partie postérieure de la base pariétale gauche, se trouvaient une cicatrice de 3 à 4 centimètres de long, et immédiatement audessus une autre cicatrice en forme d'infunditmlum, non adhérente, et correspondant à une dépression osseuse. Celle-ci, déjà ancienne, est produite par un enfoncement traumaUque du cr&ne assex grand pour recevoir la pulpe du petit doigt. A la partie intérieure de la voAte crtoienne, cor
respondant à cet enfoncement, existait une esquille de k grandeur d'une pièce de vingt sous, non entièrement séparrr de la table interne. Cette esquille produisait, dans les enveloppes et la substance du cerveau sous-jacentes, une dépret- «ton reproduisant exactement en creux l'os repoussé.
H. le docteur Hospital, médecin en chef de l'asile d'alléon^ de Clermont-Ferrand, qui rapporte ce fait dans le demie: numéro des Annales médieo'psychologiqueê (numéro ét novembre 1885, p. 407), se fit donner quelques renseignements sur l'état mental du condamné. Il apprit qu'il èuii peu intelligent, violent, crédule; que pendant son séjour à U maison d'arrêt il se faisait remarquer par une grasde tendance au sommeil, et qu'il avait, en outre, de singulières défectuosités de mémoire.
Quant à la manière dont le traumatisme crânien s'est pr«duit, notre confrère ne peut faire que des hypothèses; ii suppose et tout permet de croire qu'il eat daiu le vrai — que ce malheureux a reçu un coup de fourche dans quelqw rixe.
La constatation d'un tel fàit n'est pas sans proToq«r quelques réflexions. Voici celle qu'en lire M. Hospital : i II serait d'une grande importance que tout inculpé de crim« fdt l'objet d'un examen médical physique et psychique, portant ses investigations tant dans le passé que dans le présent, et pratiqué avec la plus scrupuleuse minutie. » On senit peut-être enclin à demander davantage et à adhérer aux conclusions adoptées dernièrement au Congrès de médecint mentale d'Anvers. H. Christian, qui a rendu compte des tnvaux de cette réunion scientifique dans le même numéro des Annales métUeo-psychologiqueSi nous apprend qu'une des questions qui ont été discutées est jostunent celle des relations entre la criminalité et la folie; qu'un des membres présents, H. fienedikt (de Vienne), a demandé l'institutioD dans les prisons de cliniques de médecine criminaliete; qw la discussion a été close par l'adoption du vœu suivant :
« £n présence des faits d'ordre anatomique, physiologiqar et clinique qui démontrent l'utilité de recherches A faire sur les différentes cat^ories de délinquants,
> Le Congrès émet le vœu :
» 1* Que les pouvoirs publics continuent àikvoriser l'enquête entreprise sous les auspices de la Société de mèdedne mentale de Belgique ; j
> â" Qu'une commission où seront représentés en nombn .^al les magistrats, les médecina et l'administratioa supérieure des prisons soit chargée d'organiser cette enquête.
nouveaux Collèges qui leur sont destinés, de connaître Hontaigne. Hais il faut m'arrêter. Aussi bien ferez-vous mieux, mon cher confrère, de lire vous-même l'œuvre de Jl.C.Constant Saucerotte. Vous y trouTerez tout à la fois intérêt et profit.
Asiles d'aliénés de la. Seinb. — I^e concours pour les places d'interne en médecine dans les asiles publics d'aliénés de la Seine (Sainte-Anne, Ville-Évrard, Vaucluse, Villejuif, infirmerie spéciale près le Dépdt de la préfecture de police et maison nationale de CharentOQ) s'est ouvert hier, i midi, i l'asile Sainteo "h* jnryest composé de HM. les docteurs Legranddu VaJIon Delens, Merklen, Charpentier, ffriand e(
La conpérbncb Broga. bt lb prix Godard. — Celte craféreDC' a eu lieu dans la salle des séances de la Société d'anthropolo^ Après une courte allocution da président, où il a rappelé 1 origiot et l'objet de la conférence, instituée en l'honneur du fondateur d« la Société d'anthropologie, M. Letouraeau a la parole pour la lecture du rapport sur le prix Godard. Ce prix a été décerné i ur linguiste espagnol.
ui Société Tient de renouveler son bureau comme il suit : président, M. Letonmeau; vice-jirésidents, MH. Mwilot et Poxo secrétaire vénérai, H. Topnard; setarétaire jMnértU adjoiiL M. Girard de Rialle; secrétaires annuels, HH. Hwvé et Maaao- Trier; archiviste, H. Daily; eonservatenr. H, (Uinddnski ; trésorier, H. de Ranse ; membres de la commission de puhlîcUK: HM. Doreau, Lagneau et Mathias-Duval.
Cours pdbucs. — H. le docteur Lancereaux, médecin it Pitié, a repris ses leçons cliniques le mercredi 9 déceiubre.. neuf heures et demie du matin (amphiriiéâtr& n«Jt^ nnera les mercredis mivfiiliilj^ «QnSivlMaïmbl^ui lit ts> malades. *^
M D6cEiis&Bi1S|5 6AZBTTB HEBDOMADAIRE DK li^BGItïB ET DK GHIRnilGIE
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qui devra s'iteadre : aux prévenus soupçonnés d'aliéoa-' tion mentato; à. k tout individu ayant commis, en état de folie recoaniMy vm crime quelconque; «. aux grands criminels; 4. mx erimiaels devenus aliénés depuis leur détention. »
Cette question de la criminalité dans ses rapports avec la médecine et la sociologie forme aujourd'hui une science distincte, à laquelle on a donné le. non d'anthropologie criminellê. Les. travaux qu'elle a suscités sont déjà nombreux; un conftrés s'est tenu, à Rome et a teriaiaé ses travaux il y a quelques jours; des revues spéci^es existent déjà dans différents pays, et la Franee aura 6*m peu la sienne fl). Nous souhaitons que de ce mouvement scientifique si pro-' noncé sortent qn^quee idées: nouvelles et quelques applications pratiques que nos gouvernants sauront pdut-élre mettre fc profit. ' "
TRATAUX OKICmAUX
ReHARQUES 8UR L'BTSTiïUI DB L'HOWS.- nélOpir» CPAIQU-
niqué à la Société des hépitaux dans la séance du 27 novembre 1885, {>ar M. le docteur Debovk, agrégé de la Faculté, médecin de l'hôpital Andral.
An mois d'octobre, 1879t J'ai publié à la Société des hôpi-' taux un mémoire intitulé : Recherche» sur les himianes- ' tA^m, accompagnas ^hitniplégw motrice, ifhémicharée, de contractures et sur leur curabilité par les agents esthêsiogènes. J'admettais alors qu'il ne s'agissait pas d'hystériques, parce qu'il s'agissait de sujets du sexe masculin. Plus lard, en 1883, dans un mémoire publié à notre Société sur l'hystérie fruste, Je signalais des faits de paralysies, et notamment d'hémiplégies hystériques ches l'homme ; j'interprétais d'une façon différente les observations de mon premier mémoire et jesoulenais que l'hystérie chez l'homme est fn^uente surtout dans ses formes Irustes et qu'elle peut donner lieu à des paralysies survenant lentemenl, ou- bien brusquement à la suite crune attaque apoplectiforme.
L'année dernière, j'avais encore l'honneur de vous entretenir d'une hémipl^e hystérique ob>ervée chei l'homme.
Si je rappelle mes travaux précédents, c'est que, si mes observations demeurent, les théories i^ue j'ai primitivement données doivent être modi&ées ; mais je n ai nullement l'intention de faire l'historique du sujet qui a déjà été abordé récemment dans cette Société et qui a été l'objet de si remarquables travaux, sortis de l'Ecole de la Salpétrière.
Aujourd'hui, je viens vous présenter un malade qui m'a paru bien intéressant au point de vue qui nous occupe.
C'est un homme fort, vigoureux, &gé de trente-six ans, cordonnier de son état. Il est entré l'année dernière dans mon service ; il se {daignait de douleurs très vives dans le
{[enou et dans la jambe droite, douleurs qui ne paredssaient lées à aucune lésion anatomique. Quoiqu il fût très robuste d'apparence, voulant éprouver sa sensibilité nerveuse, nous réussîmes à l'hypnotiser, et par suggestion nous avons produit la guérison immédiate des douleurs.
Il nous parut, par ce seul fait, démontré qu'il s'agissait simplement de aouleurs purement nerveuses, c'est-à-dire hystériques, et cependant cotre homme n'avait jamais eu ni grandes attaques, ni vertiges, ni boule hystérique, ni émotivité spéciale. Il est marié, père de famille, et personne
(1) Arehivetic fsnUHvpthgU eiimituUe et ia mMumi pdntie», atù,, dirig^w ' par MM. LMMitfiw, Gtrrud, CnU(u«, «le. '
dans son- etttonrage ne IV jamais cru extrêmement nerveux, il a oepeUdant une Mturqui a des attaques d'hystérie et des accès de somnambulisme.
Il y a quatre ans, notre malade fiit frappé d'une paralysie affetifttt 1& membre aapérienr droit, inwressant la raotililé et la sensibilité de ce membre, ainsi que la sensibilité delà
Sartie avoisnante du tronc et de la moitié correspondante e la face. Le membre inférieur droit était à peu près indemne, A rh6pital Saint-Louis, on diagnostiqua une paralysie syphilitique (chancre induré dix-huit ans auparavant) et on institua nn traitement avec Tiodure de potassium à haute dose; au bout de deux mois, la guérison était complète, l« malade put sortir de l'bèpital ; mais on lui recommanda bien de continuer son traitement, ce qu'il fit pendant six semaines environ.
II parait bien évident aujourd'hui qu'il ne s'agissait pas d'accidents spécifiques, mais d'uocioents hystériques, et nous en avons eu la preuve à notre hApital(en lt(84), car un matin nous trouvâmes le malade paralvsé d'un bras, avec des accidents analt^ues à ceux observes à l'hôpital Saint- Louis,' et fn^àntanédient, par simple suggestion, nous obtînmes la guérison.
Pendant un an environ,! notre homme n'eut aucun nouvel . accideat,- Jnrsqu'U. y a deux mois il eut une héraipl^e droite qui débuta lentement, augmenta, au point de l'empêcher de truailler et de nécessiter son entrée à l'hôpital. II y avait alors une hérhiparésie droite intéressant la molilité, et une bécniaoesthésie droite intéressant la sensibilité générale aussi bien que lasensibilîté spéciale.
Il s'agit eBcpre d'un accident hystérique ; en effet, par simple suggestion j'ai pu, non pas guérir complètement la earalysie, mais l'atténuer, et «lie va guérir prodiainement. Ne pouvant la guérir instantanément^ je puis néanmoins prouver la nature hystérique êa produisant, par simple suggestion, le phénomène du transfert. - ■ .
Notre sujet est non seulement hypnotisable, mais il est éminemment suggestionnable à l'état de veille; il suffit d'affirmer que tel ou tel phénomène va se produire en lui, pour qu'il se produise imoMdialement. C'est ainsi qu'en affirmant catégoriquement au malade qu'il va être paralysé de telle ou telle partie, ou bien privé de la sensibiité, ou sourd, ou aveugle, etc., etc., immédiatement vous voyei se produire les phénomènes annoncés.
Ces faits me paraissent d'un haut intérêt, parce que méconnus, ils peuvent donuer lieu à de graves erreurs de diagnostic, et par conséquent, de traitement, parce qu'enfin, grâce à la suggestion, nous pouvons étudier expérimeotalement l'hysténe, la plupart des accidents hystériques n'étant
§ eut-être que des accidents survenua par suggestion ches es sujets prédisposés soit à la suite d'influences extérieures, soit à la suite d'aulo-su^stion.
11 ne saurui être ici question de simulation, c'est là un vieil allument un peu usé, avec lequel les esprits sceptiques, mais peu scientifiques, nous ont obligés à ignorer pendant de longues années des faits du plus haut intérêt, habituellement exploités par des charlatans. On est facilement trompé par un malade qu'on étudie superficiellement, difficilement par un malade qu'on étudie pendant de longs mois. Rien ne serait plus aisé d'ailleurs que de déjouer la supercherie. Je cite quelques exemples au hasard.
Noire malade est rendu anesthésique par suggestion, j'irrite très violemment la pean, aucune souffrance. Si notre homme simule, il a choisi une maladie bien désagréable à simuler.
Par suggestion, je produis l'insensibilité gustative; immédiatement 20 centigrammes d'acide picrtque sont pris et mâchés sans aucune répugnance.
En supprimant la vue de l'œil droit, je place devant l'œil qui voit encore un verre rouge et fais reganler avec les deux yeux des caractères verts sur fond noir; le malade me voit plus rien, et cependant il n'est pas phy^cien et ne sait pas
GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 11 DtoUBiut 1885
que le vert est couleur complémentaire du rouge et que, par conséquent^ il ne doit pas voir de J'œil sensible dans les conditions indiquées.
Je me suis servi enfin d'un pelit appareil employé par les oculistes pour déjouer ta simulation chez les sujets qui se prétendent boi^nes; avec cet appareil, on ne sait jamais avec quel œil on voit. Et ce|;>endant, lorsque par suggestion j*ai produit la cécité de l'cBil droit, jamais notre malade ne s'est trompé et n'a pu voir avec notre appareil les objets qu'il devait voir de l'œil droit.
Je pourrais donner d'autres exemples, ceux-ci me paraissent sufGsants ; mais je suis prêt à multiplier les épreuves, si quelque membre de notre Société avait le moindre doute sur la véracité de notre malade.
SOCIÉTÉS SAVAltTES
Asadénle de« •cleneea.
SËAHGB DU 7 DÉCEMBRE 1885. — PRÉSIDENCE DE H. JURIBN DE LA GRATIËRE.
ËFFBTS PRODDrrS PAR l'INGESTION ET l'INFDSION IHTRA- TBINEUSE DE TROIS COLORANTS JAUNES DÉRIVÉS DE LA HOUILLE.
Note de MM. Cazenewe et R. Lépine. — Ce travail fait suiie à celui dont nous avons rendu compte dans la Gazette du 20 novembre dernier. Dans cette nouvelle Note, les deux savants physiologistes ont étudié l'action de trois jaunes très employés pour colorer les boissons et les denrées alimentaires : 1° le jaune de binitronaphtol sodique ou jaune de Martin; 2° le jaune N S, qui n'esl autre oue le précédent suf-
foconjugtté; 3° le jaune aolidey qui est f'amido-azo-orthotouol, également sulfoconjugué.
Voici les conclusions auxquelles leurs expériences sur des chiens les ont conduits :
1" Le jaune de binitronaphtol sodique neutre est doué d'une asseï grande toxicité, puisqu'il produit, à dose relativement faible, une i«spiralion haletante (sans diminution de la proportion normale d'oxygène contenu dans le sang) ; une grande élévation de la température centrale et périphérique (sans convulsions), et la mort.
2° Ce même produit à l'état sulfoconji^é (jaune N S) n'a plus de ioxicite appréciable.
3° L'azolque sulfoconjugué, appelé jaune solide, parait au moins aussi inofiensif que le précédent.
ReCBERCHBS RELATIVES A l'INFLUENGE DES LÉSIOHS DE LA HOELLE iPlinfiRB SDR LA FORHE SES CONVULSIONS DE l'ËPI- LEPftlE EXPÉRIMENTALE d'ORIGINE CÉRÉBRALE. Note de M. Vul-
pian. (Sera publié prochainement.)
DÉNUTRITION EXPÉRIMENTALE. Notc de H. Quitiquaud. — Tout organe ou fragment d'organe abandonné à lui-même présente une augmentation progressive du poids des substances solubles dans l'eau, lesquelles substances sont précisément celles que l'on considère comme des déchets. D'où il suit qu'il se fait une désagrégation organique et minérale reproduisant assez fidèlement ce qui se passe dans l'organisme vivant; ce sont des phénomènes de même ordre, dit l'auteur, bien que l'identité ne Roit pas absolue. En efi'et, des expériences entreprises par H. Quinquaud il résulte que : 1* la raie, les reins, le foie et les poumons sont les organes où la désassimilation est ta plus active j 2° la dénutrition est moins intense dans les muscles de la vie de relation, dans le cœur et le cerveau; 3" le tissu osseux est celui où le mouvement dénutritif est le plus faible.
Enfin, si l'on applique la méthode de l'auteur à l'étude des phénomènes physiologiques et du mode d'action des agents médicamenteux, on voit que : i" l'acide carbonique et l'oxygène favorisent la dénutrition; au contraire, l'hydrogène et l'azote entravent l'activité dénutritive ; 2° le chloro-
forme, l'éther, l'alcool à faible dose s'opposent à la désasamilation, tandis que l'acide ryanhydnque la favorise : exemple, 100 grammes de muscles frais donnent, immédiatement après la mort, de substance de dénutritioD; après vingt-quatre heures, 7k',19; mis en contact avec l'acide carbonique pendant vingt-quatre heures, ils donnent 7r^,38: avec t'oxygène, 7r,29; avec l'acide cyanhydrique, 7p",97. et avec l'hydrogène, 6^^,49 ; avec \é chloroforme, Téther et l'ai* cool. eefjSO, 6^^,54, 6ï^57.
Les mêmes conclusions s'appliquent à la levure de bière. En résumé, ce nouveau mode d investigation permet an physiologistes et aux thérapeutes de pénétrer plus avant dans l'élude de la nutrition et au mode d'action fondamental d# médicaments.
Fonctions des éléments rétiniens. Note de H. A. Charpentier. — Il s'agit d'une réponse k la dernière corouniication de H. Parinaud, sur le rôle des cftnes et des bfttOMMls dans la vision, réponse dans laquelle l'auteur maintioUses droits de priorité, ainsi que H. le Mcrétaire perpéind borne k le mentionner, la aiacussion ne pouvant s'éter«»r. dit-il, devant l'Académie.
Recherches anthropologiques. Note de H. E. Ritièn. — Dans celte communication, notre collaborateur annonce à l'Académie la découverte qu'il a faite dans le bots de Climart d'une nouvelle station humaine de l'âge de pierre, caractérisée par de nombreux restes de l'industrie de rbemi».