‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 192 sur 228 · SÉANCE DU 8 DÉCEMBRE 1885. PRÉSIDENCE DE .M. BERCEBO · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 8 DÉCEMBRE 1885. PRÉSIDENCE DE .M. BERCEBO

M. la mlniitre de nastmction publique, de» bciui-art* et de* «rilM ■iiwsw «iMMpéditioadMta»UmwU da M" V* Labsrie, décédé» k iHiTicla IB amMkrr 188$. but clauM de ce ustameal înililae l'Acidéml* Mgaiiir* pour bm woatmdo 140 000 fraocs, ■ dont Ici arrérages devront conitiiner chaque anaëe mn pria > décerner par la •eclion de chirurgie à qui «un fait avaueer noUbleaaeut la icieac* de )■ ebiniTvIe a.

H. ledoslaar Wvmi h porte caudidat ft la phea dMurde vMual* pWM l«* auoeida Ubrea.

H. le doclear Bltol (de Bordeaiu) envoie uo mémoire impriad nu* It pren- Mvfie* annulaire eomidirée comme moteur «w centre âu miMminu térékrmi.

demande à âtre porté *ur la Uate dea «uiM«la au Ulru d» aatfaupaudaut utional dans la diviaioa de luëdeciue.

H. te Prttiéent etM. le Seeritaire général de la Société locale de prmfaare et de leooars maluela daa nddeeina du déparleaient d'Indre-et-Loire Mormtmt l'Aeaddmie que, dana aa deridtre aaianUée r^nénle, eatle Soeidld u dfeMé de»vrir une MHBcrtptfcm en w d'dlorar k Toun.un manuinlà BratwmM. Ve^ufc et Trouaieau.

M. le doelenr Gannol eiiToie )aa S* et 4* faBeiodea de aon Hislttre ém emu- IMki.

La Suttùtue littéraire §rt, de ConatantlMplÉ. iBfaraa rAcadduai* frt liaudn un Congrès scieoUBque du SB ueit nu 7 wpMÎufeia ISM, fc r—cuahu d* mm

25* anoiveraaire,

H. le Secrétaire perpétua défioae : 1* au nom de H. le doeleur KmtlA. la traduction en lai^[ne trencaita d'un oavnge de M, le profeieaur Hdahulla. IntitJé - Le nt^eanimw des oiieleu de l'ertiUe et de la membrane d» tgmpmm: S* 4a pari de M. le dueiour ChiapetU (de Milan), une brochure ayai.t pour litre - StMii tuU' eiercixio délia medicina in Itaiia neglt ultimi Ire teeali del metfte ewe . 3* «n nom de H. Apéry, pharmacien à Coimtantinople, un mteoin nr l*Br«fl«aeine on eontriiulion à ta di&gnoet dt la aearlMint.

M. ftecAoftf pr^eenu, de la part do M. le doctoar C terthÊTÊmé (d'JUccr . <t mémoire mr le* propriétée toxique* de la morue rermUionnée.

H. Sappey offre, au nom de U. le docteur L. Tettut (de Lille), un travail sHtalé : Diuection d'un fieacAiman.

M. Colin (d'Alfurl) iiréaente us onvnBO do M. le docteur BedMrà aao- le dda» feclion de» uiagoni a^ant aerui au traniport det mlaictuc «nrlw mUa f^rHtt

U. Dujardin-Beaumeu dépoM nu grand nombre de mémoireade tbôrapcbtifk et de clinique inCintilea. au nom de H. le docteur Mencorv» (de Rî*-dc-ilaaeir«

U. Léon Le Fort prétente un Traité de» opération» oMéirieaUt, m bas» ruiae. par H. le docteur Kraaiowiki (de Saint-PéUrabourg).

U. Moutard-Martin dépose, de la part de M. OmMl, atagialre deo eawa m nérales. un mémoire tur la autiwi thermale d'Aboaloumane dana la Cancaoe.

M. lioHet prdaenta une mcehifM Ooelrffiw à iaJhieRee, de Wlaubaist, w» Btniîta par la naiBoa Brd|Hat.

Commission. — HH. Bonis, Cornil, Cusco, Dechambfv. de Quatrefages, Labbé, Regnauld et Tidat sont àé>-

fi Décembre 1885 GAZETTE flEBDOHADAIRE DE HÊDEGINfi ET DE CHIRURGIE

^és pour former la Commission ^argâe d'examiner les titres des candidats à la place déclarée vacante parmi les associés libres.

Obsèques de M. BoriET. — H. Leblanc donne lecture dn discours qu'il a prononcé, au nom de l'Académie, sur la tombe de 11. Bonlev. Ce discours énumére les nombreux titres du ri^retté défunt à l'estime et à l'affection de ses collègues; il rappelle les services considérables qu'il a rendus à la profession vétérinaire, à la science et au pays.

Prophylaxie de la. rage. — A la suite du rapport qu'il avait lu il y a trois semaines sur une épixootie de rage observée par M. le docteur Chassinat, dans le déparlement du Var, M. L^lane avait été prié de rédiger un vœu que l'Académie pourrait transmettre au ministre de l'i^fricultare afin de provoquer l'apulication de memres susceptibles de prévenir la rage. Il ilonne lecture du projet de vcm ci-après : < L'Acadtoiie de raédedoe, considérant Taccroissement notable des cas de rage constatés en 1884 et 1885, tant à Paris que dans les départements^ pense qu'il y a lieu de solliciter de M. le ministre de l'agriculture l'application des mesures suivantes : 1" assurer l'exécution stricte des articles de la loi du 21 juillet 1881 et du règlement d'admiaistration publique visant la rage, spécialement de ceux qui prescrivent la déclaration des cas de rage, Tabatage des animaux mordus, le port du collier réglementaire et la mise en fourrière des chiens errants ; 2° rendre générale et uniforme l'organisation dn service des épizooties, déclaré obligatoire par l'article 38 de la loi, et placer ce service sous la direction d'un vétérinaire départemental assisté d'un nombre limité de vétérinaires départementaux ; 3*" faire cesser, à dater du 21 juillet 1887, l'ajournement de l'article 12 défondant aux empiriques de traiter les animaux atteints de maladies contagieuses. >

L'Académie adopte ces propositions, en ajoutant k la première, sur la demande de U. Léon. Le Forty la demande de l'application d'une mesure qu'il a vu produire, k Bâle, d'excellents résultats depuis longtemps, c'est-à-dire l'obligation « d'attacher au collier des chiens une médaille délivrée par Tautorîté le jour de ladéclaralion prescrite pour le paiement de l'impôt et renouvelable chaque année i.

Dans le cours de la discussion U.Dujardin-BeaumetZy après avoir signalé le nombre de plus en plus considérable de cas de rage qu'on observe à Paris, fait remarquer que les chiens doivent être à ce point de vue divisés en trois catégories : 1<* les chiens errants ; 2' les chiens des boutiquiers, demi-errants, sortant peu des alentours du domicile de leur maître ; 3° les chiens qui ne quittent pas leurs propriétaires. Ceux des deux premières catégories sont seuls dangereux ; mais la surveillance dont ils pourraient «tre l'objet est extrêmement difficile; le port obligatoire de la muselière ne remédierait pas à la rage; les agents ne peuvent arrêter tous les chiens dépourvus de colliers et si l'on donnait, comme on l'a tenté, une prime aux personnes qui amèneraient à la fourrière les chiens errants, on ne tarderait pas, pour gagner la prime, à enlever leur collier à la plupart des chiens. Il vaudrait mieux surveiller complètement les chiens au poipt de vue du paiement de l'impôt, ce qui en diminuerait assurément le nombre; il serait désirable également de tenir grand compte de la responsabilité civile ou criminelle des individus dont le chien, enragé ou non, a mordu un passant. On doit enfin voir disparaître la rage, gr&ce k la méthode n eCGcace que vientde découvrir M. Pasteur.

Incidemment H. Dinardin*Beaninetx rappelle nue, malgré le très grand nombre de chiens demi-errants qu'on trouve à Gonstantinople, la rage y est inconnue ; c'est que les chiens «ont parqués dans cette ville dans des quartiers dont ils ne sortent que rarement et dans lesquels ils n'admettent pas de chiens étrangers ; si bien que si un chien se promène dans Snmimn.

les rues sans être accompagné, il ne tarde pas à être dévoré eomme intrus par les chiens du quartier.

H. Leblanc estime, quant à lui, que les règlements relatifs à la rage sont excellents et très suffisants; l'administration seule doit être mise en cause. Il lui suffirait de vouloir mettre à exécution les mesures prescrites pour que la rage disparaisse aussi vite à Paris que dans le grandduché de Bade et à Berlin, par exemple, depuis le jour oû l'on V a agi à cet égard avec quelque énergie. Chaque fois que l'autorité a voulu, à Paris, s'occuper sérieusement de I application des règlements, des effets appréciables n'ont pas tardé à se produire. Les pouvoirs judiciaires, eux aussi, devraient ne pas user avec tant de libéralité de l'article 463 du Code pénal (circonstances atténuantes) et condamner à des peines trieuses et efficaces tous ceux qui contreviennent à ces règlements. Quant à l'inoculation préventive de la rage par la méthode de M. Pasteur, il semble impossible de l'appliquer aux 70000 chiens environ qu'on rencontre à Paris; tout au plus pourrait-elle servir dans quelques cas.

SALTCTLATE de LITRINB ET RHDMATISHE. — Après aVOÎr

rappelé les indications et les contre-indications du salicylate de soude, M. Vulpian expose les résultats que lui a donnés l'administration du salicylale de lithine dans le traitement des diverses formes du rhumatisme.

Aussi efficace que le premier dans le. rhumatisme articulaire aigu et les accès aigus de goutte, ce dernier médicament parait plus actif dans le traitement des formes du rhumatisme aigu, dans lesquelles les tissus fibreux sont surtout atteints; de même dans le traitement du rhumatisme articulaire subaigu progressif; il produit un soulagement manifeste dans les përiadea avancées du rhumatisme articulaire chronique primitif lui-même ; et enfin, lorsque le salieylate de soude n a produit qu'une certaine amélioration, il arrive souvent que le salieylate de lithine rend celle-ci définitive. Quant à la dose active de ce médicament, elle est en général de 4 grammes par jour pour un adulte. Soluble dans l'eau, d'une saveur supportable, il peut être administré en solution aqueuse, en potion, en éiixir, en poudre même, par paquets de Os'',50; d'ailleurs, lorsque avec4ï'',50ou5 grammes par jour au maximum l'amélioration cesse de faire des progrès, il suffit d'augmenter cette dose de 5t) centigrammes par jour. Il contient proportionnellement plus d'acide salitcylique que le suirhydrate de soude; mais on ne peut attribuer toute son action thérapeutique à l'acide salicylique, car on le voit réussir là où une dose beaucoup plus forte de salieylate de wude était inefficace. D'ordinaire il produit une céphalalgie plus ou moins accusée, des vertiges et même une surdité souvent considérable, très souvent des sifflements d'oreilles et des bruits de vent, etc., quelquefois des troubles intestinaux assez légers. Ces effets n'ont pas de retentissement sur l'économie. On peut en somme considérer le salieylate de lithine comme devant prendre rang parmi les moyens thérapeutiques à employer dans le traitement des diverses formes de rhumatismes.

H. Constantin Pau/, ayant fait observer que chez les femmes ce médicament détermine une céphalalgie intense et surtout une prolongation des règles pouvant aller jusqu'à ressembler à une véritable hémorrnagie utérine.

H. Vulpian déclare n'avoir, quant à lui, jamais rien observé de semblable. A ce propos, il raconte qu'ayant administré à une dame ictérique, atteinte depuis longtemps d'un érythème urtical, du salieylate de soude, l'urticaire disparut pour Caire place à un rhumatisme articulaire aigu, que seu* le salieylate de lithine put juguler.

Purgatifs. — Les quatre purgatifs que^. le docteur Desnos vient d'essayer chez l'homme R^^^t^ji^f^f^ vanta: baptisin, sanguinarîn, juglandin^ëtV'iFt"^*^*

HlilDEGINE ET DE CHIRURGIE 11 Décembre 18^

sont extraits d'arbres et d'arbustes américains et se présentent sous la forme d'une poudre brune très hj^métriqae» d'une saveur notablement salée, avec nn arrière-goût d'amertume, n les a administrés sous forme de pilules non argentées de 5 à 10 centigrammes, chez des malades faiblement atteints d'affections diverses et plus souvent convalescents. — Le baptisin, à la dose de 10 à 30 centigrammes, est un purgatif assez fidèle; il donne quelques coliques. Avec le sanguinarin poussé jusqu'à des doses de 60 centigrammes, on n'obtient c|ue des résultats négatifs. Le juglandin possède des propriétés analogues à celles du baptisin aux doses de 10 à zO centigrammes; toutefois, celte substance parait provoquer une légère irritation de l'intestin. Quant au phytolaccin, il semble supérieur aux substances précédentes : à la dose de 10 k 20 centigrammes, il provoque des selles faciles, abondantes, contenant une certaine quantité de bile ; à doses élevées il détermine des effets vomitifs, suivis de dépression et dans quelques cas de convulsions. En résumé, le baptisin et le juglandin sont des laxatifs pouvant rendre des services incontestables malgré quelques inconvénients ; mais le phytolaccin, plus sdr dans ses effets et en partie exempt de ces mômes inconvénients, peut enrichir d'un agent assez précieux la thérapeutique de la constipation.

Société «le eliirsrffle.

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