ET 19 NOVEMBRE
Le président, J.-P. Gray, dans son adresse annuelle, déplore que l'Etat ne puisse intervenir dans la collation des (^des; les diverses Kcoles sont, en effet, des propriétés particulières et pa^rent leurs professeurs, et l'Etat est force de traiter sur un pied d'égalité les diplômés qui en sortent.
— H. Alfr.L. CarroUy du comté de Richmoad, lit l'adresse sur la médecine d'Etat; il exprime le regret que l'hygiène publique reste, le plus souvent, entre les mains de personnes étrangères k la médecine, la plupart de la plus parfaite ignorance sur ce mii fait la base même de l'hygiène; c'est à peine si 10 pour 100 des health officen ont une idée de la période d'incuDation d'une maladie contagieuse ou du cube d'air nécessaire par individu. M. Garroll blAme sévèrement les Collas médicaux de la facilité avec laquelle ils admettent aux études et accordent leurs diplômes aux étudiants. Du reste, bien des élèves des écoles métropolitaines en sortent parfaitement ignorants, et Ardent les études médicales sachant juste autent qu'un simple garçon épicier.
Bèrèdltè dB la to^anraloae.
M. H. Didamat dn comté d'Onondaga, tout^eo. adh^tant l'hérédité de la tuberculose chez la vache; Na^Jme chez l'homme; pour lui, les enfknts nés de tuberculniz sont
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dans les mëniQs conditions que ceux nés de parents aJTaiblis ,
Ear quelque autre maladie; ils donnent plus de prise au acille, et c'est tout. Si un enfant natt de tuberculeux, le meilleur moyen de le préserver, c'est de l'isoler de ses parents et de le confier à une nourrice saine. — En réponse, M. Rochester rapporte un cas où il à trouvé des tubercules et une caverne dans les poumons d'un enfant dé trois semaines; le pàre était mort phtliisique peu avant
La àboàk et la* ettMa 4n traonuttlama «or la syatèina sarraux.
D'après H. Ck.-W. Brown, du comté de Chemung, les circonstances extérieures exercent une grande influence sur les maniCeatations du shock; un malade, qui allait bien en apparence, retomba immédiatement parce que sa mère lui aiait lUt qu'il ne guérirait jamais. Le traitement doit s'appliquer : l"- à provoaaer tme réaction par 1 ap^ication de chaleur extérieure et l'usage d'eau-de-vie et de café chaud à l'intérieur, ou d*ew-de-vie par la voie hypodermique; if à surveiller le plus possible l'inflammation consécutive.
M. Frank-H. Hamilton, du comté de New-York, distingue deux sortes de raitroad shock : Tune avec symptômes immédiats, l'autre avec symptômes tardifs. Dans cette dernière forme, il n'y a pas shock à vrai dire, la moelle n'est pas ébranlée, ce sont les ligaments qui sont blessés j la partie . supérieure du corps élantlancée en avant, puis subitement redressée, les ligaments sont tiraillés; il en résulte une inflammation quiTétend aux méninges spinales et à la moelle elle-môme.
M. Edm.-S.-F. Arnold, du comté de New-York, croit que le shock consiste essenlieltement en une lésion des centres trophiques, d'où résulte un arrêt de la nutrition.
Dlsousalon but la pnaamonle lotnire al(ro8.
M. Avstin FUnt ouvre une discussion sur la pneumonie lubaire aiguë au point de vue de sa nature, de sa pathologie, de son pronostic et de son traitement. Il résulte entre autres, de la discussion que : la pneumonie devrait être considérée comme une fièvre essentielle avec pneumonie secondaire; la nature parasitaire de la pneumonie lobaire; aiguë est démontrée, Pinoculation des pneuraococcus aux animaux leur donnant de la pneumonie (mêlée de septicémie) ; l'existence d'épidémies de pneumonie maligne plaide en niyeur de la théone parasitaire; le pronostic est aggravé par les complications, infection purulente, urine albumineuse, pleurésie, endocardite, etc.; il est d'autant plus grave que plus de lobes sont atteints; la cause immédiate de la mort dépend de l'arrêt du cœur avec œdème secondaire des poumons; la saignée est bonne lorsque les excitants ne réussissent pas; l'alcool agit moins sur fa température que sur la nutrition, c'est un véritable aliment; dans chaque cas le choix de l'antipyrétique peut différer, selon les indications; quelquefois le drap numide produit de bons effets; la pneumonie aiguë, en tant que fièvre essentielle, ne récidive pas; la lésion pulmonaire peut récidiver; toutes les affections {rieuro-pulmonaires, cardiaques, et la néphrite, sont favorisées par une attaque de pneumonie; celle-ci est surtout une porte ouverte au bacille ne la tuberculose.
RalaUona da la physlologia aveo la médeclna pratique.
H. A. Flint junior, dn comté de New-York, insiste, en particulier, sur l'utilité qu'ont présentée les recherches physiologiques au point de vue des maladies du cœur, du traitement des fièvres dans lesquelles il faut alimenter pour empêcher la combustion ou l'usure des tissus; pour lui, la découverte de la vaccination a été l'un des triomphes de la physiologie: les recherches sur les micro-organismes conduisent à la découverte des moyens de prévenir et de guérir - les maUdies infectieuses.
Flstolaa raatoJBbfalaa.
H. la.'E. Taylor, du comté de New-York, attire Taiteotion sur une variété assez rare de fistules, les fistule!^ recto-labiales ou vuWaires ; celles-ci ont pour cause le< abt^s des glandes de Bartholin ou les abcès du tissu aréolaire environnant, ou ceux enfin de la lèvre voisine du rectum. Comme 'Symptômes pathognomoniques, il désigne 1^ sortie d'air et de matières féeolea liquides.
MaidlvM da tanUona.
M. Edtc.'M. Moore, du comté de Monroe, attribue les récidives de luxations uniquement à la déchirure ou à la faiblesse des ligaments, non à la maladresse du chirurgien.
Vn autèroittlia.
M. W.'h. Sabin a enlevé par l'anns dilaté, et après écrasement, un entérolithe pesant environ lâO grammes, el formé ds matières iécales pétrifiées.
^rtto «eM t^ MM te «• Mi ■■'HiMfcm IBM. Laa erAnaa daa orlmlnaii.
M. Lombroso a tsAi avec M. Marro un examen com-
Earatifs des crânes de délim^uants et de crânes normaux, es crânes des criminels se distinguent par le volume considérable des mâchoires et des sinus frontaux, la plagiocé-
fihalie, l'oxycéphalie, la sténocrotaphie, les fronts fuyants, 'asymétrie de la face, les anomalies dentaires, la saillie de l'angle orbitaire de l'os frontal, la plus grande fréquence de la fossette occipitale médiane el le plus grand volume de la cavité orbitaire. Quant au cerveau, u présente souvpqi des anomalies du vermis ; le cervelet est généralement plus volumineux et plus riche en plis. La fréquence des méoiagites, des pachyméningiles,' des ramollissements, des maladies du cœur et du foie est hors de doute. Pendant la vie on remarque de l'asymétrie de^ organes de la face, un grand nombre des caractères dits dégénératifs. Chez les femmes on trouve des signes de virilité, mais des anomalies moins fréquentes que chez les hommes. Les sens sont généralement émoussés, les vices communs. Les criminels sont passionnels et impulsifs.
GlAUlfloatlan daa orbDDtoala.
M. Ferri classe les criminel* en instinctifs et en paasionnelSy caractérisés les premiers par l'absence héréditaire de sens moral, les seconds par Pétouffement momentané du sens moral; aux premiers se rattachent comme variétés anthropologiques les criminel* aliénés, aux autres les criminels par occasion et par habitude. Tous, quel que soit leur type anthropologique^ présentent ce caractère psychologique commun, qu'ils obéissent à une impulsivité à laquelle ils ne peuvent résister, impulsivité résultant d'une dégénération héréditaire ou d'une condition ps^cho-pathologiqne successive, on d'une perturbation psychique transitoire.
Caraotèra mntbroféloql/^a» daa orlmliula.
M. Sergi a étudié la question de savoir s*it existe «« caractère anthropologiqtte qui prédispose au crime. Dans le crime, il y a un abaissement du type humain au typf bestial, une régression ou une dégénération pan atavisine. La dégénératioD est raoï^hologiqne ou foncwi^le;lK causes ida crime sont faiolo^ques on soeîales. ^
11 DASHBIUE 1865 6AZETTS HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CSfflVRGIS
B^^ort Rv l'è|ril«|ato «t la ton» mond* éamm Um prtawù •% daaa Ih Mtiaa d'alUatai
D'après H. LombrosOt la statistique donne 5 épilepU(|ues pour 100 détenus et 5 épileptiques pour 1000 indîwdus honnêtes. Le criminel-né, réduit par l'auteur au type de la folie morale, rentre dans la raniille de Tépilepsie. Le criminel épileptique présente les mêmes caractères au crÂne, ètc.
M. Frigerio coniiriae les vues de M. Lombfoso.
Znavanoo ds la tampèratara ot da l'allmantatlon «or la otlutnaUtè •n Xtalia.
MM. Virgilio et Rossi ont étudié par la période de 4875 à 18^. La cherté des vivres augmente la criminalité, le prix du vin a une action notaUe sur la fréquence des rébellions vis-à-vis des agents de Tautorité; les attentats aux mœurs sont plus nombreux en été.
BNa da l'aj^ert dana l«a attBlr«a Jadlolalraa.
H. Laeassagns signale les réformes suivantes dans la pratique médico-légale : nécessité d'études spéciales sanctionnées par un dï^âme, honoraires convenahles, création d'un conseil médical près les cours d'appel. 11 y aurait aussi utilité à ce que les autopsies eussent lieu d'une manière uniforme, suivant des indications formulées sur des feuilles d'autopsie médico-légale.
■ttr las ertaas d'asuaaliia.
— M. Manouvrier a comparé les crânes d'assassins aux crânes d'hommes quelconques et àceux d'hommes distingués, au point de vue de la capacité. Il a constaté que les deux premières séries ne diffèrent pas beaucoup, mais que celle des crânes d'hommes distingués l'emporte de beaucoup.
(du 7 au 9 SEPTEMBRE 1885).
Da droit da TéolamaUnt des ellènèa davant laa tribunaux oirUs.
L'article 29 de la loi du 30 juin 1838 accorde à toute personne placée dans un asile d aliénés (sauf toutefois si elle est mineure ou interdite) de se pourvoir, àquelque époque que ce soit, devant le tribunal civil, pour réclamer sa mise en liberté. Dans un mémoire lu à la séance du 7 septembre, U. Ach, FûviUet après une étude comparative des différentes législations et en particulier de celle usitée en Belgique, montre eu quoi notre loi de 183S pourrait être améliorée sur ce point important. D'abord, ce droit de réclamation devrait être accordé même aux mineurs el aux interdits; aucuns frais ne devraient en résulter, c'est-àrdire que les réclamatioDS pourraient être faite sans le secours d'ua avoué, et que les actes qui s'y rapportent devront être enregistrés d'une manière complètement gratuite. Ënfio, ce qui n'est pas sans importance, il parait indispensable que les ftersonnes qui ont provoqué le placement d'un aliéné^ soient averties de la demande de sortie formée par leur malade, afin qu'elles puissent faire parvenir, s'il y a liou» leurs observations au tribunal. Il nous semble que ces amélioralions apportées à l'article 29 de notre loi sur les aliénés, seraient favorablement accueillies par les médecins et directeurs des établissements spéciaux. (AnnaiMinédica-p^eAologiques, n" de novembre 1885, p. 438.)
Sot la prétanduo fragilité dee ot ohes les paralytlqoaa généraux.
Dans cette note, lue k la séance du 8 septembre, M. J. Chrittim s'applique à démontrer que les altérations os-
sensés ne font pas partie dé l'ensemble symptoAiatiqup de la paralysie générale, qu'elles n'entrent pas comme élément constitutif dans le Processus pathologiqoe qui se déroule dans cette maladie. Quoi qu'en disent certains autebrs, l'observation dire^ ne prouve pas l'existence plus fVéquentede ces altérations chez les paralytiques généraux. Quant-aux observations isolées publié«s jusqu'ici, elles sont peu probantes, le diagnostic n'ayant pas toujours été rigoureusementfeit. D'ailleurs, les cas de fractures chez les paralytiques, qui sont donnés comme ai^ments en faveur de ta thèse contraire à celle soutenue par M. Ghrislian, peuvent très bien s'expliquer 8«rs avoir recodlv à des troubles trophfques': la chute ou le traumatisme suffisent. Reste la preuve par la statistique. Depuis près de sept ans qu'il est à la léle du service des hommes à la maison nationale de Charentoil, H. Christian y a vu passer plus de 250 paralytiques généranx; pasiin setU n'a eu de fracture. Il est donc en droit de «onclure que c la paralysie générale ne détermine par ellemême aucune fragilité des os; que l'ostéomalacie, quand «Ile eitiste, est un phénomène purement accidentel, tenant à d'autres causes ». (Ann. tnéd. psyeh.. n* de novembre, p.*12.)
-Iffot» anr la paralyaia gteéral* ohas la lenune. — Da lliyatétta Obn las tmamua attaèntas da para^tia gtntaBim.
H. Ph. Beg, médecin-adjoint de Fasile de Ville-Evrard, s'appuie, dans cette note lue à la séance du 8 septembre, sur sept observations pour démontrer que, contrairement à ce qui a été soutenu par certains auteurs (Régis, Charrière), la paralysie générale peut se développer chez les femmes hystériques et par conséquent douées d'un tempérament nerveux. Chez elles, cette affection ne diffère pas de ce qu'on observe dans les cas ordinaires ni au point de vue de l'âge et des antécédents héréditaires, ni au point de vue des troubles intellectnels et des troubles physique, ni enfm à celni de la marche et de la durée de la maladie. Le délire seul, par son caraet^e spécial, peut donner un indice de l'existence antérieure ou actuelle d'accidents h^tériques; mais d'ordinaire ceux-ci s'atténuent ou disparaissent dans le conrs de la paralysie générale. M. Rey est même porté à croire ^ue, dans beaucoup de cas, cette altération ou cette disparition s'accomplissent an moment de l'affection paralytique. {Ann, méd. psgeh., n* de novembre, p. 421.)