L. Hn
REVUE DES JOURNAUX
CoBlrlbnlIoM it l'histoire de I* flevre ex«iilh«ma-
«l«ae baiieue, par le docleur p. Spillhann, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Nancy. — L'auteur a eu l'occasion d'observer deux cas de cette affection rare et encore mal définie, à laquelle on a successivement donné les noms de pemphigus aigu, fièvre pempfaigoïde, fièvre huileuse. La relation du premier de ces cas a été publiée dans les Annale» de dermatologie et de syphiligraphie, en janvier 1881 ; aujourd'hui, M. Spillraann rapporte la seconde observation, qui est celle d'une femme de trente-neuf ans, d'excellente santé habituelle, et qui fut atteinte de pemphigus aigu après une vive contrariété et une course rapide assez prolongée. Elle succomba, en sept jours, avec des symptômes non douteux d'infection générale.
M. Spillmann a retrouvé, chez cette malade, dans la sérosité des bulles pemphigoldes et dans Purine, les microorganismes, bactéries noueuses en chapelet et spores, qui ont été décrits par H. Gibier; en outre, il a pu constater nettement la présence de ces spores dans le sang.
D'après les cas connus jusqu'à ce jour, l'auteur trace une rapide description symptomatologiquedé cette affection, qui se caractérise par un début brusque, un frisson initial violent avec élévation de température à 40 degrés, et par des accidents généraux. En même temps, apparaît un exanthème formé de taches rouges, peu saillantes, disséminées irrégulièrement sur toute la surlace cutanée. Au centre de ces taches, se montrent de petites vésicules, remplies d'un liquide clair, qui se transforment en bulles, assez volumineuses pour égaler parfois la dimension d'un œuf de poule. Dans quelques cas I éruption se complique d'eschares de la peau. Elle procède par pmsieurs poussées; les bulles se rompent ou se dessèchent, et laissent après elles une tache rouge, puis brune. Des lésions analt^mes apparaissent à la surface des moqueuses visibles, tandis que la diarrhée et la bronchite permettent de soupçonner 1 existence d'un enanihème. Le plus souvent l'affection se termine par la mort, au milieu de complications cérébrales ou pulmonaires. Dans les cas heureux, la défervescence et la cessation des poussées éraptives se produisent du huitième au quinzième jour ; la eoavalescence est longue et traînante.
Pour M. Spillmann, la marche générale del'affectioaAt&tgré élevé de la fièvre, la terminaison ordinairement fatale, l*ex)stencede bactéries dans le liquide des bulles fraîches, dans l'urine et dans le sang, tout s'accorde pour caractériser oee fièvre infectieuse ; aussi propose-t-îl de réunir tous les cas semblables, décrits jusqu'alors sous des noms divers, pour constituer une entité morbide, la fièvre exanthématiqut butleuu. {Revue médicale dê l'Est, t. XVII, n* 21, 1" novembre 1885.)
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eieciriqae, par M. C. Westphal. — Il a été impossible d'assigner une cause à cette singulière affection; aucune maladie connue de la moelle ou des nerfs spinaux ne présente de pareils symptômes; on pouvait penser à des troubles périodiques de la circulation périphérique entraînant un trouble de la nutrition des muscles ou des terminaisons nerveuses; mais l'aspect et la température de la peau des extrémités paralysées, normaux de même que la sensibilité, excluent absolument cette hypothèse ; on ne peut davantage songer i un trouble de la circulation médullaire, car si celui-ci étùt suffisant pour paralyser la motililé, il agirait an moins à un certain degré sur la sensibilité ; enfin, ces accès de paralysie avec disparition, puis rétablissement non moins subit de t'excilabililé électrique des nerfs et desmnscles, ne pr^nteni rien de régulier; les intervalles sont plus ou moins éloigaéii,
filus ou moins prolongés, et ne rappellent en rien le tvpe de a fièvre intermittente ; du reste, la quinine a été impuissante à modifier cet état, qui reste une véritable énigme. (Beriiner klin. Woekensehriftf 1885, n" 31 et 32.)
Dm pled-bet paraljilqme dans le splaa-Mflda, par
M. E. Reuak. — Il s'agit d'un spina-bifida îornbo-sacré, avec myélo-méningocèle, comme il résulte des symptômes observés, entre autres de Tincontînence absolue de l'urine; le pied-bot congénital (vams double), facile à redresser, dépend ici uniquement de là contracture du tibial antérieur. Il v a donc un défaut d'innervation dont il y a lieu de rechercher la localisation; on pourrait croire h une altération de la queue de cheval, en admettant que la moelle se termine à la hauteur de la première vertèbre lombaire, comme dans tes conditions normales. Hais on sait que, dans le spina-bifida lombo-sacré avec myélo-méningocèle, la moelle dépasse celle vertèbre, et, grâce à des adhérences fœtales, se prolonge dans le sac jusqu'à sa dépression ombilicale; le fait a éti* démontré parVirchow et par Bergmann. Remak conclut que, dans ce cas, la portion supérieure du renflement lomtuirr s'est normalement développée (les muscles <te lajîuisae pré-