L. Thomas
Mcitsaee et «rt des «ecooehemeata, par le dûCteur William Thompson Lcsk, traduit et annote par H. Doleris. — Steinheil, éditeur.
Ce traité, en tant que traduction d'un ouvrage ayant du succès à l'étranger, nous intéresse d'une façon spéciale parce qu'il nous initie à une manière de comprendre les questions
Sue nous envisageons souvent d'un^ façon différente. Les ivers chapitres y sont, en elTei, souvent exposés avec un plan et suivant des apercaajqnine nous sont pas familiers et qui peuvent quelquefois nous surprendre, mais qui nous intéressent toujours. D'une façon générale, les' questions scientifiques pures y sont un peu négligées, Tétiologie y est souvent incomplète, mais le traitement y est toujours l'objet de considéralions étendues.
M. le professeur Paiot a écrit en tête du livre une préface importante. U reprocne principalement à l'ouvrage d'être écrit suivant un plan défectueux, de ne pas être au courant de la littérature française, d'enseigner dans te traitement une conduite et des interventions dont l'activité et la hardiesse rompent avec nos habitudes de prudence peut-être quelquefois trop exagérée.
Le plan de 1 ouvrage est, en effet, défectueux. La lecture des chapitres nous montre que l'anatomie du bassin est re-
Sortée au chapitre du mécanisme de l'acconchemenl au lieu 'être rangée dans le chapitre consacré à l'anatomie. L'étendue des chapitres de la pathologie de là grossesse et celle de la dystocle sont mal déterminées; ntiais il y a là une difficulté qui n'est résolue nulle part d'une façon bien satisfaisante. La chirurgie «bstélricate est étudiééf ivsat la dystocie, etc.
1 Hais ce plan défectueux ne nuit pas cependant i l'intellî- I gence du texte.
! Lusk a puisé presque tous les éléments de son ouvrage dans la littérature aliomande. La littérature française, et
' même la littérature anglaise ne semblent pas v avoir été suffi* samment prises en considération. M. Doléris rest efforcé, par des notes très nombreuses et par des additions bibliogira-
' phiques, de combler les lacunes de l'ouvrage de Lusk. Les travaux français les plus récents y sont exposés avec une grande clarté et très suffisamment.
L'auteur est enfin partisan d'une thérapeutique plus active que celle qui est suine habituellement en France. C'est on des intérêts et l'utilité de l'ouvrage. Quoique, dans notre pratique, nous suivions les règles qui nous ont été enseignées par nos maîtres, nous n'oserions pas affirmer qu'une intervention quelquefois plus audacieuse ne soit pas justifiable. L'anlise^ie a bouleversé la chirurgie, et cette réro- Intion doit aussi se faire sentir en obstétrique. Qu'aux teinp< où l'infection purulente régnait dans les salles de chirurgie, et la fièvre puerpérale dans les salles d'accouchemeot, les accoucheurs soient devenus timorés, cela se comprend. L'irrégularité du conduit génital, la difticulté de son lavage suffisant favorisent certainement au plus haut degré les complications seplicfues des couches. Mais aujourd'hui les accidents puerpéraux sont des faits isolés, et les épidémies ont disparu. On peut donc se demander si l'on n'est pas eo droit d oser davantage. On est entré résolument dans cette voie en Allemagne et en Amérique, et nous devons suivre ce mouvement avec intérêt, prêts à recueillir les résultais que l'expérience aura consacres.
L ouvrage est clairement exposé, dairement tradoit, fiadle à lire. Il comprend 880 pages de texte. On v trouve de très nombreuses figures. Elles semblent provenir de deux sou rces : les unes seraient originales, les autres seraient ajoutées par l'éditeur.
FOBAK.
In4«c blbUocrmpU^Bc.
Des diverses déviations de la colonne vertébrau (sœuo>e ET MAL DE POTT),j)ar le docteur E. DuvAu Paris, 1885, J.-B. Baiilière et (ils. — Celte petite brochure se divise en deux parties : la première eouRaerée i l'étude succincte de la icoKose on courbure latérale du racbis, et la seconde h la description, eoeore
S lus succincte, dn mal de Pott ou gibboiîlé. Cet ouvrage eal conçu ans un esprit spécial, en vue surtoui du tiaitament des dériations, qui ne peut ôtre institué, d'après l'auteur, d'une fa^oc réellement efficace que dans une maison de santé. Sigoatoas l» pratique des cautérisations transcurrentes, de chaque célé de il gtbbosité du mal de Pott, au moyen de l'acide sutftirique da commerce; les résultats obtenus par l'auteur et par son père. V'meent Duval, seraient préférables à ceux que foarnissent les divers autres modes de révulsion. Les scolioses sediviseat, an point de vue du traitement, en scolioses permanentes et scolioses non permanentes : ces dernières sont presque louiours Eacilcmeoi curables. Parmi les scolioses permanentes, celles dont la courbure offre une flèche inférieure a 1^ millimètres sont justiciable» d'un traitement approprié; lorsque la (lèche dépasse 18 millimètres, elles sont presque toujours incurables et ne peuvent qu'être palliées.
PBUT-ON M&6N08TIQUBI LA MORT PAR SUBH BR8I0M f par le docteur Henri Bougikr. Thèse de Paris, 1885, A. Delahaye et Ë. Lecrosnier. — Intéressante étude, consciencieusement entreprise et logiquement conduite. Après un historique très complet, renfermant les opinions successives des dfvers auteurs sur la question, depuis le'quatonième siècle jusqu'à nos jours, ranlea: publie comme appendice, les lettres qui lui ont été écrites en rf*
Sonse à ses demandes sur )e sujet, par divers professeurs de ro^ ecine légale français et étrangers ; il rapporte ensuite les observations nombreuses qu'il a recueillies, ainsi que les expériences auxquelles il s'est livré à la Horgue et iXlamart. Il i
11 Décembre 18fô GAZETTE HEBDOMADAIRE DE tfÏDÉGINE ET DE CHIRURGIE - N* S9 — 8Sâ
cherché à élucider deux poiûts : les divers signes ettérieurs', les lésions révélées par l'aulopsie sont-îls identiques chez les sujets morts par submersion et chez ceux qui ont été immergés après la mort; enfin ces mêmes sigaes diffèrenl-ils.lorsque le cadavre est frais, ou lorsqu'il est putréfié? On conçoit les questions multiples que doit résoudre l'observateur pour arrivei' à formuler des conclusions reposantsur une base scientifique, et les erreurs d'ialerprétation dont il doit savoir se défeuclre. Eu terminant, le docteur Bougi'er résume le résultat de ses études dans les proposilioas suivantes : 1° l'aspect extérieur des submergés et des immergés post mortem est i peu près le même ; seul le champignon d'écume à la bouche a. une valeur diagnostique; 3° dans les deux cas, le liquide pénâtre dans les TOies respiratoires; mais, duns le second, il s'arrête aux bronches moyennes et les corps étrangers ne sont pus entraînés au delà des sixièmes divisions bronchiques; 3° choi les submergés l'épiglotle est verticale ; elle n'est qu'entr'ouvertecbes les immergés post mortem; 4'chezles premiers, l'eau pénétre on assez grande quantité dans realomac» ce qui n'a jamais lieu chez les seconds; 5° il en est de même, toute proportion gardée, pour l'oreille moyenne ; 6° la mousse caractéristique ne se trouve que chez les submergés ; 7" la fluidité du sang, qui existe chez eux, se rencontre dans (Quelques empoisonnements par l'opium ou dans certaines asphyxies par les gaz délétères, mais l'analyse et le spectroscope permettent le diagnostic; 8° chez le» putréliés, tous ces signes on) i peu près disparu, et l'ou est réduit à des présomptions. Le diagnostic de la mort par submersion est certain lorsque tous ces signes sont réunis sur un cadavre frais; l'absence de liquide dans l'oreille moyenne, «t même de mousse dans les voies respiratoires, ne contredisent pas absolument ce diagnostic si tous les autres signes ont persisté.
N00VEA.tI MANUEL DE LA OARDE-MALADE A L'USAGE DBS N^ES DB>
FAMILLE, DES iNsnTUTRiCES, DBS iNPrRHiÉRBs, etc., par Je docleur Ë. BcftiLLOM. Pari8,1885.A.DelabayeelE.Lecrosnier. — .Frappé de l'ignorance et de l'incurie d'une grande partie de la population des villes et des campagn^^s, relativement aux questions les plus élémentaires d'hygiène domestique, l'auteur a cru utile de composer un petit manuel propre i guider les nières de. bofille dans leur rdle trop fréquemment nécessaire de garde-malado. Dans une première partie, il passe en revue les soins à donner aux malades en attendant l'arrivée du médecin, et les moyens d'exécuter ensuite les prescriptions qui ont été formulées; les soins parliculiers que réclame la convalescence, et les règles spéciales qui régissent le traitement des maladies infantiles. U étudie également les médicaments que la garJe-malade peut préparer et administrer elle-même, sans se départir de la plus entière prudence, et aussi les médicaments qu'elle ne doit em-
ftloyer que sur l'avis du médecin. Enfin, il fait connaître ce qu'il àut faire en cas d'accidents, tels que : plaies, contusions, brûlures, entorses, morsures ou piqûres d'animaux, asphyxie, syncope, empoisonnement, etc.' line seconde partie renferme les règles hygiéniques spéciales en cas d'épidémie : fièvre typhoïde, variole, rougeole, scarlatine, dipbtbéne, choléra. La dernière partie de l'ouvrage est consacrée & une sorte de nomenclature, accompagnée de renseignements posologiques, des divers midi* caments qui doivent composer la pnarmacie domestique. Ce petit livre est conçu dans un esprit fort ^lique et peut rendre d'utiles services ; il renferme des détails précis et minutieux, c'est nne qualité, car c il est destiné, ainsi que le dit Tauteur, non pas i ceux qui savent, mais i ceux qui ne savent pas encore ».
y a pas
fait bien établi et que ne songe nullement à contester le docteur Norstrûm; mais il s'est proposé pour but de démontrer que la variété de migraine de beaucoup la plus fréquente, celle qui comprend le plus grand nombre de cas, reconnaît comme origine, comme cause immédiate, une lésion matérielle peu connue parce qu'elle n'est pas suffisamment recherchée, et sur laquelle il désire appeler l'attention des médecins. Cette lésion, constatée d'ailleurs par un certain nombre d'autres observateurs, consiste dans des noyaux d'induration siégeant au voisinage d(!S nerfs, et résultant de myosites aiguës ou chroniques. Ces myosïtes ellesmêmes dépendent non seulement de causes accidentelles, mais
i d'une cause prédisposante générale rendant les muscles sensibles à l'action du froid et de l'humidité : le rhumatisme; elles sont d'ailleurs sujettes à des poussées, S des êxa-
aussi plus
éerbalions, qui ont pour effet d'augmenter la compression ou Firritation qu'elles exercent sûr les terminaisons nerveuses; cette irritation peut, du reste, être produite directement, par ctuitact, ou. indirectement par voie réflexe. Le docteur Norstrôn;t relate un assez grand nombre d'observations. â l'appui de celte interprétation patbogénique de la migraine, et ces faits cliniques lui permettent également d'établir l'efficacité du massage raélhoditjuc
fiour faire disparaître les noyaux indurés dé myosite et, par suite, es accès dé migraine qui eu sont la conséquence directe.
VARIÉTÉS
AVn. — Pour ne qui eonoenu U Faoolta de médsolne de Parla Totr aa verao de la oDaTertun:. ..
PlUMET d'ONE société CENTRALE DE DftOHTOLOGIB.
Le fait avant été divulgué et interprété, le président du. comité do rédaction de la Gazette hebdomadaire reconnaît très volontiers qu'il a décliné l'honneur de présider la réunion des délégaés-des Sociétés savantes de Paris, chargés de conférer sur la création d'une Sociéti tnéiieale de déontologie. Les motifs an'ilen a donnés sont: premîèreraènl, qu'il tient à conserver dans la Gazette une liberté d'appréciation incompatible avec la situation oITerte; secondement, que MM. les délégués voudraient sans doute aller au delà d un simple examen théorique de la question, et pousser jusqu'à la coQRlilution effective d'une Société; ce qui aggraverait, sur une Question actuellemenl à l'élude, à I Association générale des médecins de France comme dans les syndicats, et. sur iaifuelle l'union serait si désirable, des tiraillements déjà assez prononcés. La réunion des délégués a en lieu dimanche dernier an domicile de H. Ladreit de la Charriëre, sous la présidence d'un très distingué et très honorable confVère, M. Polaillon. M. Ladreit de la Cbarrière y a lu un exposé qui sera ppblié daufl U Gazette médicale de Pari$t et un comité d'action (ou d'étude) a été nomoié II est composé de HM. De Beauvais. Delafosse, Deltbîl, Huchard» Ladreit de la Charriëre, Le Sourd, Pietra-Santa, Polaillon et Richelot.
Tout bien considéré, nous croyons devoir rester provisoirement dans l'expectative.
RÉCOMPENSES AUX VACCiHATEURs (suite). — Ont été décernées : MédeUlks d'argent.^ MM. les docteurs Accolas, médeein*major de 1" classe à Vincennes; Adhéran, à Annonay; Albert, à Toulouse; Barbarin, à Briançon; Bardy, à Belfort, Benoisi, àSaint- , Naz%ire; Blanc, h Avignon; Bodin, à Saiut-Uonat; Boisson fils, à I Lnre; Boppe, médecin aide-major de classe à Epinnl; Borel, à Ohabeutl; Breton, médectn-major de i" classe à Tulle; Carpentier-UéricDurt. à Paris; Cavaillé, La Capelle-Bleys; Cour- ' teneùver, àSaint'Glaud (Charente); Decroix, à Waten: Deseubes, à Civray; Dhoste, médecin du service de santé de fa marine a ' Karikal; Dugat. à Orange; Férand, h Saint-Patais; Pidel, à Saint- , Romain; Franchet, i Sainl-Martin-en-Haut ; Frouin, à Saint-Nicolas; Garavel,ftNontreuil; Genoud, à Thonon; Gerbauli, médecinmajor de ^ classe & Rambouillet ; Grinda, à Nice ; Gros, à Decize ; Guinoibeau, à Sahit-Dizier ; Herviaux, à Maure; Lagarde, à Montauban; Lamarefae, à'Dijon; Luthoud, à Yenne; Lellayer, à Garrouges; de Lignerolles, au ïTàvre ;iLorber, à Fesehes; Martin,
Ruelle, à Paris; Sahut,' à Gannat; Sapin, à Paris; Saùlgeot, à Beaune; Sesselmann, à Ogeviller; Tixier, à Liancourt; Vellen, à Versailles; Villehmn, à Gapestang; de Welling, à Rouen.
MM. les officiers de siinlé Dastas, à Sainie-Croix (Ariège) ; Johnston,à Ghàteaulin; Laffille, à Condom; Massina, au BouTou; I Vaillant, h MéauUe.
i M"" les sages-femmes Achallé, au Poiré-sur-Vie; Arnaud, à !Stiint-Ouen (Seine); Berthomieu, i^V'»'" -R^iin^inHà^ 'Lavaur; Bessières, à Hentlé; veuVi
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MÉDECINE ET DE CHIRURGIE ii DicnCBRE 18tt
Charasac, à BeauJiea (Gorrèze) ; Gharlon, à Issbudun ; Charton, à Avallon ; Comel, à Honlflanquin ; Corabeuf, à Gondé ; Gotrol-Decaux, àPéronae; Dard, i Troytfa; Débéda. à Paris; Didier, à Saint-Denis (Seine); Dolignoii.i Saml-Quentin; Dreux, à Hézières; Drejfusis, à Saint-Mandé; Daclos. à Marolles-les-Braults; Faure, i La Souterraine; Ferret, àBressuire; Folliot, à Gherbourg; GobiDot, i Tarbes; veuve Henner, à Mayenne; Joussein, à Vergt; Laudreu, à Lorienl; Laulissier, à Mont-sous-Vaudrey; -Lavic.-a Souprosse; Léger, à Charoal; Harion, à Anould ; IHorin, à Verduj); rîaudin jeune, à Fontainebleau; Pelcat, à Pont-Audemer; Pélissier, à ntnies;Ploquin,àSainte-Maure; Rigault.àBlois; Rossi.^iAjaccio; Rousseau, a Gh&teàuueuf-sur-Loire; Taptout, à Aixe-sur-Vienae ; Uzols. à Aarillac.
M. l^meau, adjoint au maire de Bordeaux.
Epidémies. RicoMpBNSBS. — Par arrêté du 9 décembre 1885, et sur ta proposition de l'Académie de médecine, le ministre du Gommerce vient de décerner les récompenses suivantes aux personnes qui se sont distinguées par leurs travaux spéciaux sur les épidémies pendant l'année 188i.
Médailles d'or. — MM. Jablonskj '(Poitiers), Pennetier (Rouen).
Rappels de médaillis d'or. — MM. Pilât (Lille), Perroud (Lyon), Hauricel (Vannes), Pflris (Versailles).
MédailU» d'argent. — MM. J.-B. Blanc (Albertville Savoie) , Goronat (Gap), Gterniki (Tunisie et Sud Oranais), Delacour
iReones), Empereur (Houtiers), Lacourtiade (Blaye, Gironde), .eclercq (Arras), Hantel (Saint-Omer) , Poncel (Tunisie), Torthe, (Tunisie).
Rappels de médaille d'argent. — MM. Amat, Barbrau (Rocbefort), Decool (Uaxebrouck), Evrard (Beauvais), Beuoist (Guingamp^, Fichot (Nevers), Guidoni (Caivi), Lenoél (Amiens), Ptyos (Aoch), Rousseanx (Vouziers), Villard (Guéret).
Médaillu da bronze. — MM. Bouglé. Bourée, Chabenat. Delbarre, Drois-Domont, Dion, Oufraigne, Dulac, de Font Réaaix, Hngot, Raqnet, E. Robin, PAoe, Reamaux, Senut (Léonard), Téret.
RÉCOMPENSES AU SEHVICB DES EAUX MINÉRALES. — L'Académie
a proposé, et M. le ministre du Commerce a bien voulu accorder, pour le service des eaux minérales de France, pendant l'année. 1883 :
i" Médaille d'or. — M. Léon Dru ingénieur (eaux thermales du Caucase).
2" Médailles ^argent. — MM. Brogniart (GoDlrexéville), Danjoy (Bourboule), Lacour (hôpital militaire d'Oran).
3° Rappels de médailles d'argeiU. — MM. Planche, Bourgarel, Bouyer.
i' Médaillet de bronze. — HM. fiiaet Maurice, &os, Dejeaune.
CONCODRS D'AGRÉGATrON DRB FACULTÉS DE MÉDECINE. — Sont admis à preudre part au concours d'agrégation qui s'ouvrira à Paris le 1" décembre 1885, pour quaiorxe places d'agrégés dans la section de médecine, les candidats dont les noms suivent :
Académie de Douai. — HH. Ghuffari, l«ber.
Académie de Lyon. — HM. Audry, Boioet, Dufour, Lemoioe, Weil.
Académie da Montpellier. — MM. Brousse, Parda.
Académie de Nancy. — HH. Golliu, Parisot, Simon.
Académie de Paris. — MM. Ballet, Barlh, Balzer, De Beurmann, Bourcy, Brault, Brissaud, Brocq, GbaulTard, Cuffer, Déjerine, Drevfos, Faisans, Gaucher, Grenier, Juhel-Henoy, Lannois, LetuUe, Merklen, Moussons, Netter, Siredey. — MM. Brocq, Herklen et Siredey se sont retirés avant l'ouverture dn eoncoars.
Internat. — Sont déclarés admissîblos, pour te concours des prix de l'internat en médecine des hôpitaux de Paris, les candidats dont les noms suivent : Pr^i>r0 division (inleraes de troisième et quatrième année). — HM. Gilbert, Harfan, Broca, tieurnier, Phocas. Ueschamps, Queyrat, Boursier, Duflocq, Feulard, Legendre et Maiibran. — Deuxième division (internes de
Ïiremière et deuxième). — HM. Lejars, Villemin, Blocq, Uumouin. Barbier, Jeanselme, Ëugelbach, Raymond, Uischemann, Hontang, Polguère, hegnauld et Godot.
Faculté de médecine de Paris : La chaire d'histologie. - L'assemblée des professeurs a placé à l'ananimité, en ièie dei Uste.de présenUbon, M. Hathias Duval.
La" laïcisation des hôpitaux. — Les médecins et chiniiyia des liôpilaux de Paris dont les noms snivent ont adressé i M. I Oiinislre de l'intérieur une pétition tendant à obtenir le mainli^ ou le retour des religieuses dans les services hospitaliers.
Cockin : HH. Oujardin-BeanmeU, Xavier. Gouraod, Marchiiai
— Nècker : MM. Potain, Blachez, Rendu, Rigal, Guyon. Le ^oft
— HMel-Dieu : MM. Moutard- Harlin, Emois. Bucquoy, Vulni« Richet, Panas, Tillaux. — Charité : MM. Hardy. LabooIÏHM Peter, Féréol. Luys, Desnos, A. Després. — Saint-Antom^ MM. Mesnet, Hayem, Dienlafoy, Tcnneson, Landrieux, Delens.- Jfaiïon de santé : HH. Lecorché, E. Labbé. Horteloup, Marc Sét.- Saint Louis : HM. A. Foumier, E. Besnier, Péan, Le Deniu - Beaujon : HM. Millard, Gombault, Fernet, i. Goyot, l^on Ijï^. Cruveilhier. — Pitié : MM. Dnmonlpallier, Polaillon. — Tam MM. Danlos, R. Moutard-Martin, Gilette. — Trousseau : MM- Tnboulet, d'Heilly, Cadet de Gassicourt. — Enfants : MM. Licitlongue, Labric. J. Simon, Descroizilles, A. Ollivier, de Saim-O* main.— £n/an(s assistas: MM. Sevestre, Guéniot.— LorifrOMi' HH. Constantin Paul, Du Castet, Hnmherl.— Maternité : MX. U. badie-Lagrave.— Lourctn« : HM. Roques, Martineau. — Ariof MM. (;ouguenheim, Huchard.— £icAr« ; M. Berger.— LflfliM- | H. Ferrand- — Sainte-Périne : M. Gingeot. <
MM. Balzer, Bairié. Herklen. Chauffard, A. Robin, Reou. : Huzelier, Hoizard, Barth, Onlmonl, Brocq, Jalunier, SëAt Quenu, Bouiity, Félizet, Scbwartz, Routier, Second, Bran, mrdrcins et chirurgiens des hôpitaux de Paris. i
Les médecins et chirurgiens Aonoratr«s des hôpitaux. MX.fl» rard, Hoissenet, Harotte, Nonal, Bouchut, Hervieux, Bartb-:. H. Gueneau de Mussy, Bergeron, Haijolin, Gosselin. Hicc A. Gnério, Honod, (âûco, Désormeaux se sont joints à ce» pétition.
Nécrologie. — Mous avons déjà annoncé ta mort du doeirT Yvaren (et non Jvaren, comme il avait été imprimé). Nous pnctons de cette rectification pour rendre un hommage particnlierà ti mémoire de cet homme distingué qui avait donne de si sérieniK moignages d'aptitude littéraire en même temps que d'aptitadscientifique. « Homme bon, dit un journal qui a eu avec lui i'-.troites relations (la Gazelle des hôpitaux), généreux, chariubV plein d'esprit, et du meilleur, bienveillant {lour les jeunes et {wnr tous, ayant su ne pas se faire un ennemi, quoiqu'il ait jooê ai certain rôle en politique, aimé et respecté de tons, il fut, en c. mot, le otr proous, dtcendi peritus. >
— On annonce aussi la mort de H. Pierre Colombié, interne drhôpitaux de Hoiitpellier. il a succombé, victime du devoir, à u / flèvre typhoïde contractée dans le service de médecine de l'hApt* tal Saint-Eloi.
— Nons avons le regret d'annoncer la mort de H. le docttr ProsperTbévenet; et celle de H. le docteur A. Jnseaux, uiédeo m^jor de 1** classe en retraite. '
Hortalité a Paris (i8* semaine, du 29 novembre an 5 décembre 1885). — Fièvre tyoholde, 39. — Variole, 4. — Rougeole, 19. - Scarlatine, i. — (îoqueincbe, 8. — Oîpbtbérie, croup, 31 — Choléra, 0. — Dysentérie, 1. — Erysipèle, 3. — Infectio» puerpérales, 5. — Autres affections épidémiques, 0. — Héniogite, 39. — Phthisie pulmonaire, i6i. — Autres tuberaloses, 19. — Autres afiections générales, 61- — Halformatiov et débilité des âges extrêmes, n. — Bronchite aigué, 22. - Pneumonie, 00. — Athrepsie (gastro-entérite) des enfants noom au biberon et autrement, 19; au sein et mixte, 25; incoiinu, 4.- Autres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 104; de l'appam circulatoire, Qi; de 1 appareil respiratoire, SA; de l'apparn digestif, 46; de l'appareil géaito-orinaire, 23; de la peau fi du tissu lamineux, 9; des os, articulations et muscles, 7.' Horu violentes, 28. — Causes non classées, 10. — Total : 951.
G. Masson. Propriétaire-Gérant.
U Décxhbre mb 6AZBTTE HEBDOMADAIRE DE HÉDEGINB ET DE CHIRURGIE — N' 50 — 835
COMMUNICATIONS PHARMACEUTIQUES ET BIBLIOGRAPHIQUES
THÉRAPEUTIQUE
Le fait capital qui doit dominer la thérapeutique des anémies spontanées et des chloro-anémies, c'est U constatation bien évidente, dans ces cas pathologiques, de la diminution d'énergie des gruides fonctions. Avec de la pénurie héraatique, il ne saurait y avoir de prospérité nutritive, et qui dit aglobulie dît fatalement amoindrissement des facultés d'assimilation et de réparation.
Dans Tanémie essentielle, comme dans la chloro-anômie, Testomac, dont on a tant besoin pour administrer le fer arec succès, le fer, qui seul relèvera l'hématopoièse, le pouvoir san. g;uificateur altéré, cet estomac, disons-nous, est le plus souvent dans un état déplorable, ne pouvant plus, ne sachant plus I igérer, sollicitant des acides : salades, fruits verts,etc... Et il le saurait en être autrement, le sang appauvri ne fournissant tlus qu'un suc gastrique d'autant moins riche que l'anémie ist plus prononcée. Il est tout aussi évident que l'assîmitaion, c'est-à-dire le stade final qui, de la substance orgalique ou minérale, la fait organisée, vivante, et qui a pour onditions d'exécution les propriétés vitales de la matière ^nisée, se trouve compromise par ramoindrissement de italité dû à l'état morbide.
Dans d'aussi précaires conditions de réceptivité médicalenteuse, une première obligation s'impose au praticien : elle de porter son choix sur un ferrugineux nullement oné- »Hx à l'estomac et presque directement assimilable. Le meilleur moyen d'être fixé sur la nature de cet agent, est de considérer quelles sont les transformations chimiques ibies par les ferrugineux dans l'estomac et l'intestin. Soit >nc une préparation insoluble, limaille ou fer réduit, et tyous ce qui va se produire. Arrivée dans l'estomac, elle f oxyde et se combine aux acides du suc gastrique ; puis, :>uTant des peplones, résultat de la digestion des albumiildes, et des alcalis, qu'elle rencontrera encore l'un et utre dans l'intestin, elle forme aussitôt des peptoaates, des Yuminoldates doubles, et c'est sous cette forme stable, >fi'ensive pour le sang, qu'elle est finalement versée dans circulation et assimilée.
Le fer n'entre dans Ficonomie, comme élément d'orgatatiotij que combiné à une substance protéique nutrintive. Voilà ce que viennent confirmer les travaux scienques les plus récents : ceux des Hitscherlich, Bucbteim, itl, Scherpf, Tial, etc..
;i est assez naturel, dès lors, de voir, dans une eombinai- I de peptone et de fer, un fer physiologique, un fer aliment. te conception est d'ailleurs pleinement confirmée par ude clinique comparée du peptonate de fer, qui démontre F nettement que, de tous les ferrugineux, c'est le mieux ré et celui qui donne les résultats les plus prompts et les I constants.
el bien défini, dyalisable, hygrométrique, sans saveur
styptique et atranyentaire, le peptonate dé fer est, si nous pouvons dire ainsi, du fer adoUei qui s'offre à Testomac. avec le bénéfice du travail ^absorption du médicament par l'aliment, bénéfice analogue à celui que Ton retire, par exemple, dans le traitement mercuriel, de l'association de la liqueur de Van Swiéten au lait.
Quand nous avons dit que le choix judicieux du fer constituait pour le praticien une première obligation, nous entendions.que là ne doivent pas se borner ses préoccupations et qu'il est non moins indispensable, et d'indication tout aussi rigoureuse, de donner, concurremment au fer, des stimulants locaux et|rénéraux destinés à ramener l'activité nutritive.
C'est certainement en s'appuyant sur de telles considérations qu'un pharmacien a eu l'heureuse idée d'associer le peptonate de fer aux ferments digestifs, pepsine et diastase, dans une liqueur à base de stimulants dilfusibles : coca, cannelle et oranges amères {Elixir Hampt&n).
Nous disons que l'idée est heureuse parce qu'une telle préparation nous parait constituer en quelque sorte le fer type, répondant bien à ces trois desiderata de toute médication ferrugineuse, d'offrir à l'économie : un fer nullement onéreux à l'estomac et directement assimilable ; de légers stimulants de la muqueuse stomacale qui provoquent l'apport d'aliments; des cordiaux diffusibles qui stimulent les fibres oi^aniques, relèvent le taux de l'économie et favorisent ainsi la combinaison ultime du métal digéré avec le globule sanguin.
Et à propos de l'adjonction des ferments pepsine et diastase, il est tout à fait probable que leur action directe sur la chymification est d'assez minime importancô et que leur réle principal consiste à provoquer l'orgasme digestif. C'est de cette façon que, d'une manière générale, Gubler interprétait leur mode d'action : c Ces ferments naturels, dit-il, agissent surtout par l'activité plus ou moins grande qu'ils impriment à la muqueuse stomacale dont ils constituent le meilleur des stimulants, * Nous sommes entièrement de l'avis du célèbre maître, et il est constant que, dans la pratique journalière, nous trouvons dans Vélixir Hampton, grâce à cette association, un apéritif et un peptique extrtmement précieux dans l'état d'anorexie et de dyspepsie de la plupart de nos anémiques, en même temps qu'au point de vue de la reconstitution hématique, nous en retirons des avantages trop remarquables pour hésiter à signaler cette préparation aux praticiens qui n'y auraient pas encore eu recours.
{Union médicale.)
— N* 50 — GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 11 DtCBMBRB 1885
VARIÉTÉS
La troisième chambre de la Cour d'appel de Paris a jugé récemment une cause des plus originales.
En 1814, dit la GoitUê des Trikmaum, M. Coirre, pharmacien & Paris, eut l'idée d'exploiter, comme produit phar^ maceutique, la farine de gruau d'avoine, et la présenta au public, comme destinée à ralîmentation des enfants en bas Ig8, ^ur supplier ans allaitements insuffîsants et aider au ■efrage : il donna à ce produit le nom de faritm Mortan,
Ce produit obtint rapidement urne notoriété relativement importante et, en 1876, H. Hugot, droguiste fc Paris, en acquit l'exploitation.
M. Hugot mourut, et d« sa succession deux parti furent Mtes : la matsoa de droguerie fat Tendue à M. GutMQche, et, séparément, la fkrine Morton, à MM. Plot ftères, autres droguistes.
Pourquoi M. Coirre avait-il baptisé sa farine du nom de Norton? Parce que H. Morton est un nom bienfirappé, qui sonne bien ft l'oreille, de nature à se graver prompteraent dans les circonvolutions du souvenir.
Four ces raisons, il fut adopté et fit fortune. Et cependant il «, failli devenir funeste au produit qu'il patronnait d'abord.
MH. Piot fk^res ne tardèrent pas à s'apereevoir qu'ils n'étaient pas^euls vendeurs de farine Morton. Ils purent se convaincre que M. Carmouche vendait, lui aussi, un produit nmilaire, sous le même nom, et dans des boites sem]»lables, avec imitation des étiquettes déposées par M. Coirre, et plus tard par eux-mêmes au tribunal de commerce de la Seine. De là, procès ; action intentée à M. Carmouche, ât l'efTet d'obtenir des dommages-intérêts et la cessation d'un commerce déloyal.
M. Garmoucbe riposte et eoitient que non senlemeitt il a le droit de vendre la fkrine Morton, mais encore qu'il est aeul fondé à vendre un produit de ce nom, comme dépositaire d'un. Morton vivant et autb^tique, marchand de comestibles à Londres «t predoctenr de farioe d'avoioe. La cour vit ciHuparaltre en effet nn M. J.-T. Morton, de Lbndres, qui répondait k ce signalement ; ce négociant vint plaider son droit de vendre ou faire vendre une farine de son nom, et demanda en outre que défense flftt fUte i an autre de se servir de son nom.
L'artifice était trop évident r les juges n'eurent aucune peine à reconnaître que le traité d'association, intervenu entre M. Carmouche et le Morton qu'il avait découvert en
Angleterre, était postérieur de beaucoup à l'acte de pro* priété de MM. Piot frères.
Il devint manifeste aussi que le fait de trafiquer d'au marchandise similaire à celle vendue parles successeurs légitimes de Hugot et de Coirre, sous une dénominalioa ideatiqne et en imitant leurs prospectus et l'aspect «dèrîear de leurs bottes, la couleur et le contexte de leun étufa^les, constituaient un acte de concurrence déloyale.
En coBféqwnoe, M. Ganumebe aélé :
1** Condamné à des dommages-intérèla et aux dépens envers MM. Piot frères ;
2* Interdiction lui est fUte d'employer les mota de fanu Morton^ autrement que selon la formule qui figure sur les étiquettes de J.-T. Morton en Ai^leterre, c'est-à-dire : fàriae d'avoine d'Ecosse de J.-T. Morton, de Londres oa d'i^trdeen, à son choix.
CoenDe on le voit, la Cenr s'est appliquée à bien dift^ render les deux produits, afin qu'il ne pnisse y avoir de confusion possible : farine Morton, d'une part, et farine d'avoine d'Ecosse de J.-T. Mortoo, de Loadres, d'aaae part
Il y a lieu de supposer qoe H. Goitre, en cboMasant à n
progéniture pharmaceutique, dans le calendrier des noms de fantaisie, le nom sonore de Morton, ne se doutait pas que cë~patron pAt susciter de pareilles .difficoltés à sea successeurs.
On ne pense pas à tout.
Bt nunc erudimini, si vous voulez prescrire de la véritable farine Morton. |
(Unmmidkaie.) \
G. Masschi, Propr^fail^ê-Qérani.
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Trbkte-deuxiAhb année
18 Décembre 1885
GAZEnE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE
PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS
COMITÉ DE RÉDACTION
PnisiDBHT : M. le docteur A. DECHAMBRE
Hehbrbs : HH. les docteun BUCHEZ. BEORGES DrEUUFOT, DRETFUS BRISAC. FRAIÇOIS-FMNCK. ALBERT MCROCOUE