‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 22 sur 228 · SÉANCE DU 25 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 25 NOVEMBRE

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M. Henry Morris communique l'observation suivante. Un cultivateur de trente-cinq ans présentait depuis la fin de 1881 des symptômes de calcul du rein droit. En novembre 1882, M. Morris l'explora, mais ne trouva pas de pierre. En octobre 1883, lessyinplômes ayant persisté, le rein fut enlevé au moyen d'une incision lombaire. La guérison s'est faite sans incident; depuis le malade a repris son travail et « ne s'est jamais aussi bien porté de sa vie ». Le rein avait son volume normal et présentait à la coupe son aspect ordinaire ; liistologiquement examiné par le docteur Coupland, il a été trouvé exempt de toute altération. Cet organe cependant était plus ferme que normalement et contenait dans son intérieur un calcul arroiuli du volumed'une bille.

L'examen journalier des urinesaété fait avecle plus grand soin par M. Paul avant et après la néphrectomie, dans le but de savoir jusqu'à quel point un seul rein est capable de suppléer à l'autre. Ce cas en effet offrait les conditions d'une véritable expérience de physiologie, puisque le rein enlevé était sain dans sa portion sécrétante et que son congénère conservé était également indemne.

L'auteur fait la comparaison entre la néphrectomie par la voie lombaire et la voie péritonéale. Il montre (jue les arguments en faveur de l'opération par la voie péritonéale sont plus théoriques que pratiques; Temploi de celte méthode conduit aux plus mauvais résultats. Par contre, l'incision lombaire s'impose par ses nombreux avantages, à moins que des circonstances exceptionnelles n'obligent à faire la voie abdominale.

Suit une intéressante discussion sur les moyens de diagnostic des calculs rénaux et snr le meilleur traitement & leur opposer.

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