RÉPONSE
Cher collègue, voire réponse ciftt provisoirement le débat; j'ai admis théoriquement le paluiiisme héréditaire, vous acceptez théoriquement l'hypothèse, il ne reste plus qu'à attendre les faits probants. Je reprends la plume néanmoins pour vous remercier très sincèrement de la forme que vous
visitaient par amitié, au lieu que d'autres grands seigneurs, les d'Albret, les Vivonne, les Lude, les Villarceaux l'allaient voir « comme on va voir l'ours ou l'éléphant ou quelque bêle semblable».
Malgré des soins empressés, Guenaut n obtenait pas d amélioration. Qui de nous aujourd'hui lui jettera la première
f lierre?. Pis que cela, le mal s'aggravait. En 1641, l'hiver ut rigoureux et suscita de nouvelles crises. Comme tous les rhumatisants, Scarron redoutait le froid par-dessus tout. Il fit deux requêtes en vers, l'une au surintendant Fouquet, l'autre à son ami Pelisson, pour obtenir du bois de chauffi^. Avec le froid les déformations articulaires se prononçaient. Aucun mouvement ne lui était plus possible, puisquMl était perclus de tous les membres, < aux mains et à la langue près». Aussi fallait-il qu'on le portât de son lit à sa chaise et de sa chaise à son lit. Cette chaise, comme on en a pu voir quelquesunes à la Salpêlrière, destinées aux privilégiées, avait deux bras de fer auxquels on fixait une planchelte 4 volonté. C'est
dans ce meuble, moulé d'avance à ses formes, que Tabbé, solidement encaslré, passa vingt années k manger et écrire. Mais un jour, par malheur, il fut décanté sans précaution. On le laissa choir, et (voici venir l'inlluence du traumatisme sur la localisation diathésique) les articulations cervicales furent prises à leur tour. La tête s'inclina sur l'épaule, et le cou devint un foyer de souffrances aussi vives que celles des
Siedsetdes genoux. Cette complication est rare, nous ilit [. Charcot; elle ne devait pas épargner Scarron. Voyez pourtant comme il est philosophe :
« Mon pauvre corps est raccourcy 1 Et j'ay la teste sur l'oreille.
» Mais cela me sied à merveille,
> Et parmy les torticolis
> Je passe pour des plus jolis. »
Guénaut n'en pouvait mais. Avec la protection de M"* de Hautefori, il fit obtenir à Scarron la charge ^ malade en
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avez donnée à vos doutes. Votre lettre me rappelle «e merveilleux article que vous venez de dire dans la Gazette et dans lequel mon cher Paul Reclus prend à corps une autre mienne hypothèse, et la réduit en poussière. Quel plaisir exquis d'être discuté, critiqué, approuvé ou contredit par de tris argumentaleurs !
Uien à vous. Vernguil.
A MONSIEUR LE nÉDACTEDR EN CHEF DE LA < GAZETTE HEBDOMADAIRE ».
Je trouve dans le dernier numéro, sous la rubrique Correspondance. nne lellre de H. le docteur Istrati, professeur à Buca* rest, où l'anomaKe qui existe entre les noms commerciaux el les formules véritables des sulfates et bromhydrates de quinine est de nouveau signalée. J'ai également traité cette question dans le numéro de la Gazette du 30 mai 188i, aux Contributitmê phartnaceutiqueSy et je n'ai aujourd'hui qu'une remarque ï faire: c'est que rien ne peut empêcher les noms anciens d'avoir cours entre médecins, pharmaciens el fabricants. Les chimistes en ont pris depuis longtemps leur parti. Après tont, il ne s'agit que de s entendre, et sur ces produits-IA 1 erreur n'est pas possible.
Pierre TiGiER.
Erratum. — Dans mon dernier article, 6* ligne, au lieu de pectose lire pectase.
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