‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 48 sur 228 · SÉANCE DU %0 JANVIER · texte numérisé non relu

SÉANCE DU %0 JANVIER

TDDMor malloiMda oordon kparmatiqris . — Difformité oongènltale

M. Â.'J. Pepper lit une Note sur un cas de m^ome du cordon spermâfique gauche chez un malade &gé de vingt-cinq ans. La tumeur avait débuté dix mois auparavant : elle pesait aassitdt après son ablation plus d'une livre ; elle était complètement encapsulée et présentait deux ou trois kystes dans son intérieur. La face antérieure était profondément déprimée par le cordon spermatique. Ni le testicule ni le vas déférent D'étaient envanis parle néoplasme. A la coupe la tumeur avait une apparence gélatineuse. Aumicroscope on voyait une substance fondamentale sillonnée par des fibres de tissu eonjonetif et semée de cellules rondes, ovales, anguleuses et runiûé^ ; dans certains points on pouvait voir des cellules rondes et fonfonnes semblables aux cellules cartilagineuses. L'auteur lait remarquer qu'il s'est servi du terme de tumeur maligne pour désiguer ce néoplanoe à cause de sonvoliime, de la rapidité de sa marche et de sa ressemblance avec le

sarcome. Il rappelle combien fréquentes et graves sont les tumeurs k type conjonctir provenant du cordon spermatique et fait observer (]u il est illogique de les classer parmi les carcinomes, puisqu'elles n'attaquent ni la peau m le revdtemeiil épitaélial des voies spermatiques.

— M. JVonnaM Jlfoors montre une pièce de difformité cougénitale du cœur. Elle provient d*nn petit garçon Igé de trois ans. Le ventricule droit est très hypertrophié, le gauche a son volume normal. Les valvules mitrales ettricuspidessont bien conformées. L'artère pulmonaire prend naissance en son lieu ordinaire ; à son point d'implantation son diamètre extérieur mesure à peine un quart de pouce. Les valvules sont représentées par une sorte de petit cône creux saillant du céte de l'artère et présentant à son sommet un petit orifice ayant à peine les dimensions d'une tète d'épingle. L'aorte est élai^ie et a à son or^ine un diamètre égal & trois quarts de pouce; ses valvules sont normales et son orifice communique avec les deux ventricules par un orifice circulaire

fdacé à la partie supérieure de la cloison înterventriculaire; e trou ovue n*est pas oblitéré. Le conduit artériel est oblitéré; la crosse de raorta émet régalièrement ses branches. Durant sa rie Tenfïtnt était très fortement cyanosé. Au repos son cœur faisait entendre un murmure systoliijue perceptiole sur toute la face antérieure de la poitrine, mais plus distinct en un point situé entre le mamelon gauche et le sternum. On ne percevait pas de thrill quand le cœur battait régulièrement- Indépendamment de la cyanose généralisée présentait de la dilatation de toutes les veines superficielles et particulièrement des veines des paupières; les veines du fond de l'œil étaient aussi dilatées et sinueuses. Il s'échappait constamment un liquide abondant de sa bouche et l'enfant dépérit rapidement k la suite d'un gangrène des parties molles de la joue droite accompagnée de la nécrose d une partie de l'os maxillaire supérieur du même c6té. Les doigts et les orteils étaient conformées en massue, et après leur amputation sur le cadavre les pressions ne purent leur faire reprendre leur forme et leur volume normaux. Au microscope on constata que cette augmentation de volume des extrémiws digitales des mains et des pieds était due à un engorgement du lissa avec épaississement des parois des vaisseaux sanguins.

— H. Davies-CoUey montre une photographie reorésentant un cas de synostose de la colonne vertérale (portion dorsale). Le malade, qui était atteint de cette affection, était un homme de trente-deux ans, issu d'un père rhumatisant et d'une mère morte de phthisie. Il se fit marin à Tftge de dix-sept ans et commença dès cette époque & avoir des douleurs rhumatismales déterminées par les variations de température qu'il était par son métier exposé à subir* Ënriroa huit ans après 11 se plaignit du dos et ressentit des douleurs dans les lombes et l'abdomen ; quatre ans après il eut une blennorrhagie qui ne modifia en rien les conditions où il se trouvait antérieurement. Sa taille, qui était avant de cinq pieds six pouces, descendit graduellemeat à cinq pieds deux pouces. La pression sur la colonne vertébrale n était nullement douloureuse. Le malade fut soumis h un traitement à Tiodure de potassium. Des faits semblables ont été rapportés par MM. Clutten, Alleo Stqrge et Fagge. La maladie est probablement due à une inflammation chronique siégeant dans le périoste et {es ligaments périphériques des vertébrés et peut-être aussi dans certains cas dans les Iractus fibreux qui unissent lestâmes et les apophyses épineuses. Il y a peut-être aussi soudure des têtes et des tubercules des cotes, ce qui compliquerait la diminution d'amplitude des mouvemeuts respiratoires.

Suit une discussion intéressante sur les causes de cette affection. ^ ^ i

— H. Carrington lit delà part de M. une otim^ ^ tien de suppuration survenue dans plusieurs articunaons

m — N» 11 - GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE

13 Mars ISS:»

chez un enfant de huit semaines présenlaiit une éruption généralisée. On institua un traitement mercuriel,maîs sans résultat. Pendant la vie seule l'articulation du coude gauche présenta du gonflement. A l'autopsie on trouva du pus dans l'articulation de la hanche droite, dans celles de l'épaule droite et des deux coudes. Les côtes étaient couvertes d exostoses; toute trace de démarcation entre les épiphyses et les diaphyses avait disparu. Pas de suppuration dans le thymus. Dans le lobe supérieur du poumon droit existait un petit foyer contenant une matière gommeuse jaunâtre ; on trouva aussi dans le foie un ou deux foyers blanchâtres de nature douteuse. Ce cas est rare et diffère de ceux observés par Parrot.

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