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récoaoroie un abaissement de température considérable à la dose de 50 centigrammes à 5 grammes. Le meilleur rooven de Tadministrer est de l'envelopper dans du pain azyme.'
La réaction indiquée par M. Hénocque, d'après M. Huchard (coloration en rouge par le perchlorure de fer) est excellente. Un réactif très sensible aussi, c'est l'iodure de potassium ioduré, qui donne un précipité rouge brun. C'est «elui qui conrienl pour rechercher l'antipyrine dans Vurine. Pour Taire cette opération, on prend l'urine émise de quatre à six heures après l'ingestion du médicament, on l'acidine »Tec de l'acide sulfurique, environ 1 goutte par centimètre €obe, on filtre, el l'on ajoute 2 gouttes du réactif iodique par centimètre cube. La présence de l'antipyrine se décèlera par no précipité rouge. L'antipyrine, qui coûtait 30 cenùms le gramme il y a quelques mois, ne nous coule plus que h centimes le gramme aujourd'hui. La grande industrie nous la fournit en parfait état de pureté et en aussi grande quantité qu'on le désire,
Pierre Vigieh.
TRAVAUX ORIGINAUX Deux faits d'œsophagishe syhptomatique, lié, dans u»
CAS, A UN CANCER DE l'eSTOMAC, DANS l'aUTRE A UN CAN- CER ŒSOPHAGIEN SITUÉ LOIN DK l'obstacle. Communication faite à la Société des hôpitaux dans la séance ilu 13 février, par M. le docteur Lacohbe.
Le hasard a mis sous mes yeux, récemment et à peu d'intervalle, deux observations assez particulières pour qu'il m'ait paru intéressant de vous les communiquer. Voici de qnoi il s'agit :
Au mois de novembre dernier entrai! dans mon service un homme d'une cinquantaine d'années, d'aspect misérable, el se plaignant de vomir immédiatement tout ce qu'il ingérait. Ce n'était pas tout à fait exact, puisque les liquides, tels que bouillon et lait, étaient déglutis et absorbés; mais les aliments demi-liauides comme les potages et les bouillies, — à fortiori les solides — étaient rejetés aussitèt et sans descendre dans l'estomac.
Les conditions bien établies dans lesquelles se produisait le vomissement et les renseignements fournis par le patient semblaient impliquer nécessairement un obstacle iT'^opliagien, si bien que la première idée fui de passer un raihéler pour confirmer et compléter le diagnostic. La con- (iniialion parut nette, le siège et le degré de la stricture non moins évidents. En effet, la baleine armée d'une olive (le volume moyen, rencontrait un obstacle infranchissable un peu au-dessous du larynx, au moment de pénétrer dans ie thorax. Avec une olive plus petite (7 millimètres de diamètre) le même obstacle se laissait sentir ; mais, en insistant un peu, on le franchissait avec la sensation nette d'un soubresaut, puis on descendait sans heurt jusqu'à l'estomac ; même arrêt et même soubresaut dans le trajet en retour, dt^ bas en haut. Cependant, les jours suivants, on arrivait
f progressivement à passer des olives plus volumineuses ; le e progrès était régulier, ia stricture n'avait point disparu, elle aiTétait toujours un instant la sonde, mais elle se lais- ■t-.ni dilater, el cela, notons-lc bien, au grand bénéfice du maliide. Celui-ci en elfel, au bout do quelques jours, avalait sans peine le potage, la soupe, les biscuits imbibi's, les aufs, cl digérait le tout sans accident. Aussi élaii il bieutôt
transformé ; les forces revenaient, il se levait et se promenait toute la journée, enchanté de ses progrès et rassuré sur 1 avenir. Pouvais je de mon côté douter encore du diagnostic? Un rétrécissement organique sur la nature duquel je ne me prononçais pas — tout en inclinant beaucoup vers la tumeur maligne — me semblait seul capable d expliquer et les symptômes et les résultats du traitement.
Or, un jour, Quelques heures après le cathétérisme habituel qui s'était fait comme les jours précédents, — sans aucune sensation particulière chez le malade, sans autre perception pour le médecin que le soubresaut de la coarctation qui admettait cependant une olive assez grosse — le malade est pris d'un grand frisson et vomit ce qu'il avait ingéré. Ce frisson fut le début d'un état fébrile intense, qui persista jusqu'à la fin. » i r
Le lendemain matin, au récit des événements et à l'aspect du malade, je ne doulai point que j'avais été la cause d'un malheur; mes manœuvres avaient sans doute blessé la paroi œsophagienne, l'avaient même peut-être perforée (le fait n'est point si rare), d'où naturellement des accidents septicémiques qui se déroulaient sous mes yeux. La mort à brève échéance me paraissait certaine; eiteclivement les accidents persistèrent en s'aggravant; la fièvre ne céda point, le malade eut des régurgitations sans prendre aucun aliment; il accusait aussi une douleur profonde et continue dans la région sus-ombilicale, mais le ventre n'était point déformé, et je ne m'y arrêtai guère, ne voyant là toujours que des accidents de septicémie opératoire ; en trois jours il était mort.
L'autopsie put être faite : ce n'est pas sans surprise que nous constatâmes l'intégrité absolue de l'œsophage, du haut en has, en dedans comme en dehors; pas la moindre érosion de la muqueuse, pas le moindre énaississement des parois. Hais par contre la cavité péritonéale était remplie de pus, et la muqueuse de l'estomac était sur les deux tiers au moins de son étendue — surtout la face postérieure — remplacée par une vaste ulcération végétante, pleine d'anfractiiosilés et recouvrant des tissus prodigieusement épaissis. La lésion confinait au cardia, mais l'orifice lui-même n'était pas intéressé. La forme des derniers accidents, l'état de l'estomac et du péritoine me porteraient à croire que la péritonite ultime a été le résultat de quelque perforation qu'il eût fallu chercher dans les anfractuosités de l'ulcération; mais l'estomac a été ouvert sans précaution, et je ne puis rien affirmer.
Ce que je voulais surtout mettre en relief, c'est que ce cancer de Vœsophage était un t?aste cancer de Vestomac.
Ce fait m'avait vivement frappé, et il était encore bien présent à mon esprit, lors(|ue le hasard m'amena un second malade présentant avec le premier d'étroites analogies. Je relève seulement les points essentiels de son histoire.
C'était un ébéniste de quarante-neuf ans, ayant fait longtemps des excès d'alcool, et présentant depuis' six mois des vomissements d'abord inlermiltents, puis assez réguliers. Au moment de son entrée, il était très émacié el se plaignait de ne pouvoir avaler autre chose que deij liquides, tels que lait, bouillon, tisane, etc. Au bout de quelques jours, les liquides eux-mêmes ne passaient plus, ou du moins étaient rejetés aussitôt déglutis. J'étudiai, en le faisant boire devant moi, les conditions dans lesquelles se produisait le vomissement : il ingérait environ deux tiers de verre de lait, accusait aussitôt la sensation d'un obstacle derrière l'épigastre, et rejetait le tout au bout de une à deux minutes. Je pensai naturellement que l'obstacle siégeait, soit au cardia, soit dans la portion contiguë de l'œsophage, et ici j'aurais difficilement admis le spasme, non pas seulement à cause des antécédents du malade, mais surtout parce que j'avais trouvé, dans la région sus-ciaviculaire gauche, un ganglion isolé, sous la peau, du volume d'un^ fève, dur et peu douloureux, qui donnait en quelque^i^orté
20 Mars 1885
la signature de la maladie. Quel qu'en fût le siège, ce ne pouvait être qu'une lésion maligne.
Pour préciser le siège, je passai un cathéter. Je pris d'abord une olive moyenne (12 millimètres environ); après avoir franclii la portion cervicale je rencontrai un léger obstacle, mais je passai outre assez facilement^ non sans provoquer toutefois une faible douleur manifestée par une grimace du patient. Arrivé à peu près à la hauteur du cardia, je me heurtai k un obstacle plus sérieux : la sonde ne passait point. J'insistai sans résultat. Je retirai donc la sonde et je l'armai de la plus pelite olive (7 miUimètres environ). IBêmes résullats, qui se répétèrent les jours suivants, exactement les mêmes, toujours avec la plus pelite olive. Le premier obstacle me parut négligeable ; quant au deuxième, je ne doutai point, pour les motifs indiqués plus haut, qu'il ne fùl lié à une tumeur maligne.
Dans l'intervalle, le malade essayait d'avaler des liquides, notamment du lait glacé ; mais il n'y arrivait point, et it commençait à se mourir d'inanition. J'essayai des lavements nutritifs, mais sans résultat appréciable ; le malade du reste les refusa bientôt, et il s'éteignit, faute d'alimentation, huit jours après le premier cathétérisme.
A Tautopsie, l'œsophage étendu sur une table, on ; constatait facilement un renflement fusiforme, de 3 centimètres au moins de longueur, dont la limite inférieure atteignait le niveau de la bifurcation trachéale. Ce renfle* ment était dur et se liait certainement à un épaîssissement néoplasique des parois. Le fait devenait évident par une section longitudinale : dans sa partie moyenne, l'épaississement de la paroi atteignait près de 15 millimètres et s'éteignait progressivement au-dessus et au-dessous; la lumière du canal se trouvait d'autant diminuée, et elle pouvait avoir, au point le plus étroit, 5 à 6 millimètres de diamètre, susceptible du reste, on l'a vu, d'une facile dilatation. Au-dessus de la tumeur le canal était un peu dilaté, au-dessous il était normal. Le premier obstable rencontré par la sonde était donc expliqué, et tout autrement que je n'avais prévu. C'était bien pis encore pour le deuxième et véritable obstacle : ni dans les portions inférieures de l'œsophage, ni au cardia lui-même on ne trouvait rien d'anormal ; pas trace de rétrécissement.
L'estomac était vide, de couleur jaunâtre, les parois un peu épaissies.
L'examen microscopique de la tumeur a révélé un épi-
tbélioma.
Ces deux faits provoquent naturellement quelques réflexions de diagnostic et de thérapeutique.
Et d'abord, dans les deux cas, il y a eu erreur manifeste de diagnostic — sinon quant à 1 existence et la nature de la maladie diathésique, au moins, ce qui avait son importance, sur la localisation de la maladie. Eh bien , je me demande aujourd'hui si l'erreur eût dû être évitée, et, dans ce cas, comment elle eût dû l'être, ou, ce qui revient au même, comment elle pourrait l'être à l'avenir.
L'erreur consiste a avoir pris pour une tumeur organique ce qui n'était qu'un spasme de l'œsophage, ce qu on appelle de l'œsophagisme. Pourquoi donc, dans les deux cas, n'ai-je pas admis l'œsophagisme? Ce ne pouvait èire ignorance de la chose. Sans être bien fréquent, l'œsophagisme est connu de tous; je crois même que l'idée s'en
S résente à l'esprit chaque fois qu'on se trouve en présence 'une stricture œsophagienne, et qu'on ne l'écarté guère sans l'avoir discuté. J'y avais donc pensé ici, et, si je l'ai écarté, c'est qu'aucun de ses caractères les plus habituels ne s'y retrouvait.
Nosographiquement, l'œsophagisme apparlient en effet à l'ordre des névroses. Il en a tontes les allures : le mode de début, la marche^ la terminaison; il en a surtout les conditions pathogémques. Tout le monde s'accorde à dire
qu'il survientchez les sujetsjeunes à dispositions nerveuses, chez les femmes hystériques, ou du moins à l'occasion d'un trouble nerveux profond, une émotion, une peur, etc.; la peur de l'hydrophobie rabique (spasme hydrophobique) en a été souvent l'occasion. Une fois apparu, il est, toujours à la façon des névroses, essentiellemenl variable et inconstant; il finit comme if a commencé, en général brusquement et spontanément, ou du moins assez facilement sous l'action répétée du cathéter. Enfin les conditions de santé générale, ou les anamnesliques, parfois les ^mptômes de voisinage, pèsent d'un grand poids pour faire admettre ou repousser le rétrécissement organique. Je n'ai pas besoin de faire remarquer qu'aucune des circonstances énumérces comme propres au spasme, ne se rencontrait chez mes deux malades. Et d'autre part j'avais cent fois raison de ra'appuyer sur l'état général, puisque tous les deux étaient vraiment des cancéreux. Peut-être toutefois, chez mon premier malade, si l'obstacle œsophagien n'eût pas, dès le début, absorbé toute mon attention, auraîs-je été conduit par un examen plus minutieux à admettre, an rhoins comme douteuse, quelque lésion gastrique. Mais la région épigastrique n'avait rien de frappant, l'obstacle k la déglutition paraissait commander tous les accidents, et surtout, il avait sufS de l'atténuer par la dilatation, pour que la digestion parût s'effectuer relativement bien.
Chez mon second malade, l'erreur était en quelque sorte plus circonscrite ; il avait bien réellement un cancer de l'œsophage ; mais, tandis qu'il siégeait derrière la trachée, je l'admellais tout près du cardia. Pouvais-je conclure autrement? Devant un obstacle œsophagien, il n'y a, semble-t-il, qu'un moyen rationnel et suflisant pour localiser l'obstacle, c est de passer une sonde et de constater en quel point elle est arrêtée : là sera vraiment pour tout le monde le siège de l'obstacle. Or, ici, je trouvais bien un léger obstacle audessous du larynx, mais je savais qu'il se rencontre parfois dans les cas les plus normaux; de plus, il se laissait facilement franchir, et par la sonde (12 millimètres), et par les aliments ; plus bas, au contraire, l'obstacle était aosolument infranchissable. Devaîs-je admettre une double lésion ? Je ne sais s'il en existe des exemples. Tout au plus aurais-je renversé les choses, et admis le spasme en haut, le cancer en bas.
Suis-je donc condamné à retomber, le cas échéant, indéfiniment dans la même erreur ? J'aurai toujours, pour y échapper, la ressource du point d'interrogation, ressource permise dans les cas épineux, et dont les faits ci-dessus m'autoriseraient à me servir. Hais, pour en rester là, il faut avoir mis en œuvre tous les éléments de diagnostic, et, dans l'espèce, il en est quelques-uns i^ne ma manière de voir m'avait conduit à négliger, et que je me garderai bien de négliger à l'avenir. Je fais allusion aux agents de la médication antispasmodique ou anesthésique, utilisée souvent avec succès contre l'œsophagisme. Même dans le cas où j'aurais les meilleures raisons de croire à une stricture organioue, je ne voudrais pas conclure sans en avoir épuisé les effets. Le cathétérisme sous le chloroforme me paraîtrait, à la rigueur, tout à fait justifiable, vu l'importance éventuelle d'un diagnostic exact (je le montrerai tout à l'heure) pour l'intervention thérapeutique. Hais l'anesthésie générale serait sans doute le plus souvent superQue ; si le spasme résistait à des modificateurs tels ^ue ropium, la belladone, le bromure de potassium ; j'imagine qu il ne résisterait point à l'action d'un topique qui, dliprès ce que nous en savons, me parait merveilleusement approprié à le combattre, je veux parler de la cocaïne. Elle n'a pas encore, que je sache, été appliquée à l'œsophagisme, mais ne vous semble-t-il point qu elle retrouverait Jà toutes ses conditions de succès?
Pour ma part, je n'hésiterais pas, en face malade comme ceux que je viens d'observer, à porter directement
Mars 1885 GAZETTE HEBDOMAOAIRE DE MÉDECINE ET BE CHiRUaGIE — M» 12 — 189
sur I obstacle une éponge imbibée de cocaïne. Nous aurions là du reste tout ft la fois, et une pierre de louche pour le diagnostic, et un bon moyen thérapeutique, considéralion d un grand prix lorsqu'il s'agit de sujets qui, comme mon second malade, doivent mourir d'inanition, ou lorsque ce moyen vous dispense de songer à certains autres qui. dans I espèce, comporteraient plus de dangers que d'effets utiles.
L'intervention opératoire en effet est justifiable dès qu elle a chance d'écarter ou neutraliser un obstacle absolu à 1 alimentation. Chez mou second malade, il ne tint pas à moi qu'une boutonnière ne fût faite à l'estomac; en dépit de sa lésion organique, elle eût peut-être prolongé ses jours; mais auel résultat différent, si l'obstacle, bien attaqué, eût cédé sans opération I Chez mon premier malade, la question chirurgicale ne se posa point, la dilatation ayant sufOsamment diminué l'obstacle pour qu'il pût s'alimenter. Mais an cas où la dilatation eût échoué, la gastrostomie eût pu être tentée, et elle eût conduit à des résultats désastreux : aucun e/fet utile et la survie douteuse. Que si, au contraire, le spasme avait fermé l'entrée de l'œsophage, on eût discuté et peut-être préféré l'œsophagotomie. Un diagnostic exact s'impose donc à tout prix, quand Vobstacie est absolu.
Et ici je ne fais point de supposition fantaisiste. Voici ce u écrit le professeur Bernheim (de Nancy) (art. Œsophage u Diction, encyclop.) : « J'ai vu un de nos plus grands maîtres en chirurgie pratiquer l'œsophagotomie dans les circonstances suivantes : un malade vomissait les aliments et rapportait l'obstacle à l'entrée de l'œsophage, au niveau du cartilage thyroïde; là en effet la sonde était arrêtée et tout semblait indiquer un obstacle. L'incision de l'œsophage à ce niveau permit de voir qu'il n'en était rien, el l'autopsie, quelques jours après, démontra un rélrécissemerit squirrheux du cardia. > Suit la relation d'un fait emprunté à Monro, dans lequel un rétrécissement spasmodique infranchissable existait dans le milieu de l'œsophage, sans autre lésion post mortem qu'un cancer de Testomac.
Cette double citation vous prouve que je n'apporte pas ici des faits entièrement neufs; je suis même persuadé qu'en compulsant les annales de la clinique on en trouverait quelques-uns d'analogues; mais il sufut qu'ils s'écartent quelque peu de la clinique courante, et qu^ils renferment une leçon pratique, pour que j'aie désiré vous les faire connaître.
SOCIÉTÉS SATANTËS
AeadéaUe des aeleacM.
SÉANCE DU iù XARS 1885. — PRÉSIDENCE DE X. BOULEY.
L'Artemisia callica. Note de MM. Ed. Heckel et Fr. Schîagdenhauffen. — Voici les conclusions auxquelles les deux auteurs ont été conduits par leurs recherches sur VArtemisia galiicaj qui croît avec la plus grande abondance sur le sol de la France :
!• L'Artemisia gallica renferme dans toutes ses parties et aux proportions de 1 pour 100 une huile essentielle, ainsi qu'un composé cristallin qui passeàladistillalion (camphre?).
Soumises i l'action de l'ëther de pétrole, les calathides abandonnent 3 pour 100 d'extrait, qui contient principalement de la cire, de la matière colorante jaune et un peu de chlorophylle;
3» Le chloroforme en extrait de la santonine, dans une proportion assez élevée, ainsi qu'une matière résineuse qui paraît être un isomère de la santonine.
4" L'alcool enlève à la plante entière de la glycose^ du
tannin^ de la matière colorante et un alcaltnde caractérisé par les réactions des iodures doubles des phosphomolybdate et pbosphotungstate de sodium.
L'hexahtdbure de ^ coLLiDiNE OU isocicuTiNB. Note de MM. Bochefontaine et Œschner de Coninck. — Les deux auteurs ont étudié l'action physiologique de cet alcaloïde liquide, auquel ils ont donne le nom (Ttaoctcutfne, comme étant un isomère de la cicutine et possédant des propriétés physiologiques analogues à ceHes de l'alcaloïde de la ciguë.
Leurs expériences ont été faites sur la grenouille, le cobaye et le chien ; ils en résument ainsi les résultats :
L'hexahydrure de p collldiiie abolit, chez la grenouille, d'abord les propriétés de la moelle et du bulbe, puis l'excitomolricité nervo-musculaire, la contractilité musculaire, enBn les battements du cœur. Chez les mammifères supérieurs, elle produit la mort par affaiblissement général et arrêt de la respiration. Elle possède une action curarisante considérable ; mais, en même temps qu'elle exerce cette influence, elle agit aussi snr les centres nerveux, de sorte que les animaux à sang froid, tels que la grenouille, qui reviennent à la vie au fur et à mesure qu'ils éliminent le curare, ces animaux n'échappent pas au pouvoir léthifëre de l'isocicutine.
L'hexahydrure de p collidine, isomère de la cicutine,
ftossède donc une aetion physiologique analogue à celle de 'alcaloïde de la ciguë.
Élections. — L'Académie procède à l'élection d'un correspondant dans la section de médecine et chirurgie. Les candidats sont placés dans l'ordre suivant :
En première l^ne : M. Hannover (de Copenhague).
En deuxième ligne : Sir Paget (de Londres).
En troisième ligne, ea; œguo : MU. Leudet (de Rouen); Lisler (de Londres); Panum (de Copenhague).
Sur 49 votants, M. £f onnotwr obtient 41 suffrages; H. Lister, 5; et M. Panum, 3.
SÉANCE DD 17 XARS 1885. — PRÉSIDENCE DE H. J. BERQERON.
H. la docteur YûUin m porta candltUt k Uplaca drielarëa vaeula d>i» la «oclion d'bygiine pnbliqna, da MMecïna légale et da poIlM mddieala.
U . la docteur Hallopeau adreiae une letlro do candidature k la place dMu^ «acanlo dam la Mclion do Ihiirapouliqua et d'histoire naluretle médicale. .
UN. les docleure Accota*, médecin- major de première clatae au 124*f^nMat de litne. Getehwlad, nddeela-najor da premlkra dasaa au 13* rdfliHat da li(ae, SpeekmttiM (à ReuvM, ArdwiMs) at N» lAtUtte. Ufa-femma à SaliM-da- BÎSam, enfoiont lei relevée des Taceinaliona et renccinatioiu qa'iU oDt pratiqaéei en IS84. (CammlMion de vaccine.)
U. U Secrétaire perpétuel dépose, au nom de M. le dortour Bertherand, Médecin du Dispensaire d'Al^r, un« brochure ayant pour titra : Étude* lur Ut meturet médteo-adminittrativet let pliu propret à prévenir U pn>pa§aUen iet maladiee vinériennet.
M Bourgoin fait honiniaKO de la deuxième partie de sou Hittoirt de$ eidéhydet.
M. Larrey aSn, de la psrt de M. le doelour Bertin^Satu, prabeaenr d'hygiAii de la Fat^ulté de Hoatpellier, l'artiele STMCOPB, astrall da JHcHawMffW MKfclopidiqu* da scieiwei iiiddlcales.
H. le Secrétaire perpélua préieaUr u frrigêUw-inieeteMr m ownleluiae, ttnaginé pir H. le docteur Larger.
Élection. — Au second tour de scrutin et par 34 voix sur 6â votants, M. le docteur Durand-Fardel est élu associé national. H. Desgranges (de Lyon) et M. Denucé (de Bordeaux) viennent en seconde et troisième ligne.
Commissions. — Une Commission composée de MM. Bergcron, Léon Colin, Léon Le Fort, Le Rov de Méricourt, Ricord et Fournier, est chargée de l'étude ae la prophylaxie de la syphilis.
L'Académie charge également une Commission, composée de MM. Blot, Théophile Roussel, Roger, Guéniot, Rocnard, Lunier et Lagneau, d'examiner les diverses ^uSstionsLsqd'^: levées dans la discussion sur le n{à«ïj|ièmâA^ft4ï'^$^ en France. ^