SÉANCE DU 23 MARS 1885. — PRÉSIDENCE DE H. BOULEY
Anomalies symétriques des doigts et atavisme. Note (le M. Verrier. L'auteur, après avoir décrit sommairement les conditions de fréquence et de siège de ces anomalies, rappelle rinfluence de l'hérédité nussi bien sur l'augmentation que sur la diminution du nombre des doigts. Il repousse la théorie des causes mécaniques agissant dans l'œuf,théoriequi,siellepermetd'expllquer l'ectrodactylie unilatérale, ne saurait être admise lorsqu'il s'agitd'ectrodacLylie symétrique portant sur une paire de membres homologues, pas plus que pour Isl polydactylie ou la palmature.
C'est à l'explication de la cause de ces anomalies symétriques, en plus ou en moins, que M. Verrier a consacré les recherches dont il a communiqué les résultats à I Académie.
Recherches expérimentales sun l'sxcitabilité électrique DU cerveau. Mémoire de H. Vulpian. — (Voy. aux Travaux originaux^ p. Wi.)
Élection. — L'Académie procède, par la voie du scrutin, à la nomination d'un correspondant dans la section de médecine cl de chirurgie. Les candidats sont placés dans l'ordre suivant :
En première ligne : Sir James Pagel (de Londres).
En deuxième ligne, ex œquo :,MM. Leudet (de Rouen), Lister (tie Londres) et Panum (de Copenhague).
Sur 41 volants, M. James Paget obtient 38 suffrages et est élu, M. Lister % et M. Leudet 1.
MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 27 Mus t885
A«aMMle da médselM.
SfiANGE DU 24 MARS 1885.— PRÉSIDENCE DE M. S. BCRGERO.N.
M. lo doctenr BUchex se porte cuidîdat à li pbcc «Udartie vacante dans la icclion do lliiJrnpeulîque et d'histoire naturelle médicale.
H. lo docteur A, OUivier envoie une lettre de candldatur* h la place dt^clan^t vacante dans la acciion dliyglëae publique, de nMecine Mgato «t do police n^i cale.
H. le dvctour Ooppe, miÇdecin aidMnajor de ehHB, tinm» Im rdmllato à<^ Hccinaliona et rRVBCcinalion» qu'il a pratiqnéM Où ISSMMft nr la gUOMON pinni. iCommiM'on de vacxine.)
H. le duciciir Poujade (à Beyrouili, Syrir) envoie ua ladawlra OMHUiawit «itr le traïUnuut du cboUra par le tartre êtibié.
M. k Secrtturt mnuel ddpoae un mJmoiro {Mprimé de H. le dwclear AnlOHir. nicdccin-inajor, ni* le reeniKmefif daiu la tMrtue. — (Renvoi k l'ex>iiwn «l*- U. Lagneau.)
ii. Rochard pilote ; 1* an nom de H. le deeleur Dvhett (à PoDl-da'.Ch&fm)). une broebure nw un a^reil i fraeturet eamptiftUtê ; 2* de U part ée M. If docteor CotUtoux {k Lille), aa thèae iniegerale nr U IntfInMM méÉiemt * la dipkIMrie.
là. Marji^in dûfous les rapports mensuels do UM. les docteur* Capelie (i llcaiat), Ganot (à Cbcvilly), Driard {» Horet-sur-Loing), CarûiMut {k Ui\i\t, Claitte {k Saint-Val^rtcn) et Ae^neul [k Villeuoirro-ta-fiujparde), iuédedii*.iiisp-L*' leurs de la Sociëid proteetriee de l'onfiincc {CgmmUiian de rhftUiu 4t teufanee.i
II. Henri Cmmcau de lhan offre, lu non de K. le daeteer Uemttr (k BeMrioux), ta relation iinprintéo d'une ipUévnie de fièvre lypAfUe. tCenwiirteii dt»
ipiiémia.}
H. Luyi offre, do la part do HM. les docteurs Chrlttian el Ritti, l'arlicle I'vba- LV9IB fi^NéRtLE, extrait du Dtcfienndtre eiiq/Oopédique des icienee» mldie Ua.
M. Ditjardin-Beaumtilt pfdaenla: dob de U. le docteor Bueàard, un^ brochure ayant pour lUra : ÉMi* thértfeuHqnee wr r«iifln''tM ,■ 4* de la part do H. le docteur A«Mm«, la retattan médicale de l'dpidéMio de ebeléra k Neair* en i88l i 3* en aoe non persenael, la 3* valuiae de aon DUttoiuuUr* de tkt'rm' peulù/ue.
H. Féréol djposc, de In part do H. le docti'ur Radaa, une Noie manuscrit'* concernanl lei riflet d'élevage à prête rire aux nitttrricee et aux éltveuac*. (Com mfMio» de Fhvtihw de l'mfanM.)
M. LfltoHlMtu faUboona^ deraHleto Parabitbb, PAttASiTlBUi q^il vieatdi' publier dans le Oktimnaire enej/clop/éique det êcteiteei médtcalea it de ptusiears Uémolras ealomolofiqaei.
H. De YiUitn prosenie une broebive de M. U docteur Traetmu vu U ciwr- Idra à l'hipUat du Phara d MarieiUe en, 1884. iCmwtiêtim du eboUra )
H. Legouett dépose un Rapport de H. le doetonr Baetempitrre, ntéieclu-majur do 9* classe, surk-s vaccinations et rc v;iecl nations qu'il n praliquiics en ISttt-l'tSi a Bvreax. (Coiamlffi»» d< taeclne.)
U. Mare Sie prdseate, de la pari de H. le doetoer GoUtciMiit (à Slfaab«RS>. Jeux mémoires intprioidi, ayant pour liirea : De la aaeciM «aiawle ol Cn cm» dyfpepeie gouttetue grave.
U. Germain Sie oOte, an nom do MH. le docUrar Samam et PaUt, an luvmoire inipriinA sur la rénrdne el l'inine au point de vite de Fhtgiime pr9ft.Mlionnelle.
Rapports de prix. — La question mise au concours pour le prix de l'Académie en 188i se rapportait au diagnoslic de la phthisie par la présence du bacille tuberculeux dans les crachats.
M. Villemi», chargé du rapport, montre tout le service que cette décoÙTerte du bacille rie la tuberculose a rendu à la science; toutefois ce n'est là qu'une des conséquences directes de la découverte primitive de l'inoculation de la tuberculose al il fallait que les recherches et les méthodes de Pasteur aient préparé les esprits pour qu'on accepl&t arec tant d'enthousiasme le complément naturel et prévu, la confirmation des doctrines précédeiitment émises.
M. Potain lit ensuite un rapport sur le concours du prix Godard eu 1884; le nombre des ouvrages envoyés était considérable ; H. Potain loue particulièrement les travaux de
MM. Hippolyte Martin, Huchard et Servoles.
Erysipèle et ANTISEPSIE. — M. Alphotise Guérin ne saurait admettre que la méthode antiseptique, si puissante contre la pyohémie, soit beaucoup moins eflicace contre l'èrysipèle,ain8i que tendraient à le faire croire la communication faite à la séance du 24 février par H. Vemetiil et les observations présentées immédiatement par MM. (josselin et Léon Le Fort. Il est en effet de ceux qui n'ont plus vu l'érysipile dans leur service du jour oà ils ont eu recours à la ntétliode antiseptitjue ; pendant les sept années qu'il a passées à l*H6tel-Dieu, il n'en a observé que deux cas, le prgipier à la
27 Kars 4885 GAZETTE HEBDOMADAIRE OE
nite d'une amputation de cuisse, le second consécutif à une fnclure compliquée de jambe par écrasement, alors que le paDsement ne pouvait être fait avec toutes les garanties nécessaires. M. Alphonse Guérin insiste sur les excellents résultats que le pansement ouaté lui a donnés depuis 1870; celle méthode antiseptique met sûrement à l'abri de l'éi-ysipèle et de rinfection purulente, et même il prévient l'érysipèle et en empêche l'extension, ainsi qu't-n témoigne une observation publiée par M. Védrènes. Mais il convient de pratiquer ce pansement avec toute la rigueur indiquée ; plnsieun chirurgiens n'ont pas voulu s*^ astreindre et, se donnant moins de peine que M. A. Guérin,'ils n'ont pas manqué d'obtenir des résultats moins heureux. Car le pansement ouaté ne consiste pas seulement, comme le disait M. Gos- .<elin (levant l'Académie des sciences, « dims l'applicution sur la plaie et sur le membre d'une couche Irès épaisse tf ouate maintenue par une bande fortement serrée», il y faut meUre, au contraire, dix àquinze bandes etqûelquefois plus encore, jusqu'à ce que la résistance dn bandage à la pression de la main indique que la compression est arrivée à un de^ré convenable ; on ne fait pas seulement de l'antisepsie en fillrant i'air, niais il faut aussi s'opposer, à la pénétration des vibrions d^is Torgaaisme en exerçant sur les tissus une compression assez forte pour aplatir les vaisseaux, rapprocher leurs parois opposées ét empêcher la pénétration des microbes dans les voies lymphatiques, suivant les recherches rérenies de M. Sappey. En résumé, il n'est pas douteux que l'èrjsipèle, comme l'infection purulente, ne puisse être coinplèlement prévenu par des pansements antiseptiques bien faits: lorsque H. Verneuil dit vouloir associer l'action de cette méthode à celle d'un isolement complet et efficace, il avoue en même temps que le pansement aont il se sert est insuffisant; et cependant l'antisepsie est pratiquée depuis longtemps; H. Gusselin en faisait autrefois, lorsqu'il se bornait â isoler ses malades ; H. Jules Guéi in en faisait également, lorsqu'il mettait ses plaies à l'abri de l'air ; c'est seulement après qu'on a connu l'action niorbigëne des germes de l'air que le pansement ouaté a permis de prendre tontes les mesures antiseptiques nécessaires et en parfaite i cminaissance de cause.
U. PclailhH est d'avis, par contre, que le pansement de Uster et les pansements pbéniqués en général ne mettent pas à l'abri de l'érysipèle, mais qu'ils en atténuent la virulence; il se range ainsi à l'opinion de M. Verneuil et présente à l'appui la slatistique des cas d'éry.«ipèle qu'il a observés dans. son propre service à la Pitié, de 1819 à 1885. Comme. M. Verneuil, dans le même hôpital, il pnitique l'asepsie des plaies, mais en cherchaiil à obtenir la réunion par première, intention, .(pûtes les fois que cela est possible, tandis que iâ. Verneuil laisse les plaies ouvertes. D^, à la Maternité de Cochin, pendant cinq années, H. Polaillon avait pu, à l'aide d'injections au chlorure de zinc, faire tomber la mortalité des femmes en couches par la fièvre puerpérale à 1 décès par 750 accouchements naturels ; il était donc convaincu de l'excellence de la mélhode antiseptique lorsqu'il prit le service de ta Pitié ; il lave soigoensemeDl toutes les plaies accidentelles ou op'Tatoires avec une solution phéniquée à 5 pour 100 ; si la plaie suppure et doit rester ouverte, elle est pansée avec des compresses de gaze imbibées de la même solution; si elli^ peut être fermée, pansement de Lister complet; en cas d'irritalioB érythémateuse de la peau ou de quelque signe d'intoxication carbolique, la solution d'acide borique ou de chlorure de rinc est substituée à la solution phéniquée ; enfin, les pansements sont renouvelés aussi rarement que possible et loinoors sous le spray phémqué.
Dans ces conditions, sur 5837 malades, il a observé 6i érysipèles, donnant une mortalité de 9 morts^ soit 14,5 décès pour 100; car 62 casd'érysipèles comprenaient 19 cas
extérieurs (4 décès) et 43 intérieurs, se décomposant en 30 dits spontanés (5 décès) et 13 post-opératoires (0 décès). De plus, les cas d'érysipèles extérieurs oiif fourni beaucoup plus de décès que les cas intérieurs, et les uns et les antres n'ont été qne rarernent le point de départ de petites épidémies. M. Polaillon pense enfin que l'on pourrait obtenir des résultats meilleurs encore eh isolant les malades dans des salles spéciales.
Ce sont les applications de la méthode antisepti(|ue k la chirurgie oculaire que H. Pamu envisage plus particulièrement dans sa communication; partisan dévoué de la méthode de Lister, il a cherché â en utiliser les indications dans ce but spécial. Pour lui, la seule antisepsie préparatoire d'une opi'ration sur les yeux doit consister en lavages faits à fond au moyen d'instruments injecteurs dans les culs-de-sac et dans tons les replis de fa conjonctive, parfois même dans les points et les conduits lacrymaux, sans négliger au besoin les fosses nasales, tontes les fois surtout qu'il s'agit de catarrhe chronique des parties qui recouvrent et avoisinent l'œil. Les instruments devront être plongés dans une solution antiseptique non irritante pour Vœil et 'épongés avant l'opération avt>c du colon hygroscopiqiie préalablement flambé. H. Panas, à la suite d expériences nombreuses, a reconnu qu'une solution aqueuse de bichloruré de mercure au dix-millième ou une solution semblable de biiodure de mercure au vingt-cinq-millième étaient snpérienresàtoutesles autres substances aniiseptiqufs, et, comme M. Bourgeois a démontré qu'un litre d'eau pouvait dissoudre 5 centigrammes de biiodure de mercure, c'est-à-dire la quantité nécessaire pour l'antisepsie, il se sert ordinairement de cette solution ; mais, comme elle exige une préparation délicate et longue, il la remplace en ville par une solution de biclilorure de mercure dans un litre d'eau avec 2 centigrammes de chlorhydrate d'ammoniaque on 2 à 4 grammss de glycérine neutre.
Quant aux pansements, il les pratique avec une rondelle de linge enduite de pommade au biiodure ou trempé dans la solution aqueuse hydrargirique; l'œil est recouvert de coton hydrophile simple, boriqué ou phéniqué, flambé préalablement au besoin et lie au moyen demandes souples en coton. L'occlusion prolongée des paupières est faite le plus souvent possible; les pansements sont renouvelés deux lois par jour et les plaies soigneusement lavées. Grâce à cette méthode, M. Panas a fait disparaître complètement l'érysipèle de ses salles; de plus, les opérations les plus difïlciles guérissent sans accidents ; en particulier les énucléations ne sont jamais suivies de ces complications du côlé des méninges indiquées récemment et Topération de la cataracte est devenue Tune des plus sûres et des plus régulières. Mais ces heureux résultats ne peuvent être obtenus qu'autant qu'on s'astreint à praliquel* l'antisepsie complètement et dans toute sa rigueur.
ExTlBPATiON TOTALE DO LAnv.vx. — Un homme, âgé de cinquante-neuf ans, souffrait depuis trois ans d'aphonie, bientôt suivie de dyspnée et de cornage, lorsque M. le docteur Cadier constata que toute la portion sus-glottique du larynx était remplie par une tumeur; la trachéotomie fut pratiquée; elle fut suivie d'un soulagement considérable; mais la tumeur augmentant de violence, les accidents reparurent. C'est alors fjue M. Léon Labbé vit le malade; la tumeur avait envahi tout te ventricule du larynx et faisait saillie en arrière du côté du pharynx ; l'épiglolte était fermée fortement, l'orifice du larynx recouvert presgue complètement et le calhétérisme œsophagien presque impossible; le mulade soufl'rait d'une salivation très abondante el ronlinueltc et de très violentes douleurs au niveau des deux oreilles, ainsi qu'à chaque mouvement de déglutition; il n'y avait aucun engorgement ganglionnaire. La vie du malade étant menacée, M. Labbé résolut 4^ ,pratinuvT«^ijr|k^^«^ totale du larynx le 7 mars; par siRi8'W^â^l7M>^«K<B^
m — N- 18 - GAZETTE HEBDOMADAIRE DE IIËDEGI5E ET DE CHIRURGIE 17 Ha» 188S
sités dans la construclion de la camile à lamponnement de Trendelenburg, qui étiiil nécessaire pour cette opération, celift-ci fui retirdée jusqu'au i2 mars; à ce moment, la tumeur ayant encore augmenté de volume, le malade ne pouvait |)lus rien avaler et étiil mcoacé de mort imminente par inanition.
Le chloroforme fut administré par la canule trachéale de Treiidelenburg,et l'anesthèsie, quoique rendue très difficile, fut néanmoins maintenue à peu près complète. L*opération se fit en trois temps : 1° découverte du larynx par une double incision enT, dont la longue branche verticale s'étendait du bord inférieur de l'os hyoïde aussi bas que possible ; 2" isolement du larynx; 3° extirpation- du larynx; pendant ces deux derniers temps, le galvane-cautère seul fut employé.
Le larynx fut enlevé de bas en haut; la plaie fut suturée au haut pour en diminuer l'étendue; une sonde oesophagienne fut inlroduite par la plaie dans l'œsophage; vers le quatrième jour, on substitua aux lavages et au pansement phéniqués le pansement à l'iodoforme. Aujourd hui, quatoriième jour, la température et le pouls du malade sont normaux, les douleurs violentes qui existaient ont disparu, la plaie déjà fort rétrécie boui^gconne rapidement, l'alimentation se fait parfaitement. La tumeur examinée par H. Remv n'était autre qu'un sarcome fascieulé ou sarcome fusoceliulaire de Ranvier. Cette opération pratiquée pour la première fois par Billroth n'avait pas encore été exécutée en France.
a&AirCE DD 11 ICAA9 1885.— PRÉSIDENCB DE M. HORTELOnP,
VICE-PHÉStDENT.
AtrofAle mtuoulaire dana l'ostèomyUite, cUaoasslon : MM. Trèlst, ' ZAïMw-ChmittpioniilAr*. lia Xtanta, de Bidnt-Ctvmalii, Poallat, NIoaiae, a*oliu.— Valeur àm la dteartlouIitUon dn oond* «t du genoa i
KM. ClwaTM. Farabeal, PolaUlon. — Aaaooiatlon du oUorotorma an oUorhyd^ata de cooalne dana l'aneathéale ooolalr», rapport : ' K. Tsrrlar. — PrèBentatlons de malade» : MM. TerrUlon. PobkI.— PréMntiitlcni d'uwtmiMBt ; M. Laoaa-CtaanplonBttee.
H. frétât désire attirer l'attention de la Société sur un point particulier de la communication de il. Lucas-Gham-
pionnière à propos du malade qu'il a présenté dans la dernière séance. Ce jeune homme, atteint k diverses reprises do poussées d'ostéomyélite juxta épiphysaire, a offert pendant l'évolution de sa maladie un phénomène insolite, a savoir une atrophie très prononcée des muscles de la cuisse opposée au cèté primitivement affecté. Cette atrophie fut en quelque sorte prémonitoire de la coxalgie osléomyelitiquevqui couduisit plus tard a faire l'opération de Wolkmann. M. Trélat a par devers lui deux autres observations d'atrophie musculaire ayant précédé ou accompagné des lésions d'ostçomjrélite. Il a d'ailleurs fait à ce sujet et à l'occasion du premier de ces deux malades une clinique daus laquelle il se demandait 81 l'atrophie était consécutive à une maladie antérieure ou à l'ostéomyélite. Le nouveau fait qu'il a observé peu après et celui que vient de rapporter H. Lucas-Gham pionnière le confirment dans cette opinion que l'atrophie musculaire est bien sous la dépendance de l'ostéomyélite et que, lorsqu'on ' la constate coïncidant avec un gonfiement de l'os, elle peut devenir un symptôme précieux de la lésion du squelette. H. Trélat rentre dans quelques considérations cliniques sur la façon de reconnaître le gonflement des os à travers les parties molles ; il insiste sur la valeur de l'emploi du compas d'épaisseur de Broca.
M. Lucat-ChampiotiHière ne saurai! contester la valeur de l'opinion formulée par M. Trélat pour expliquer l'atrophie musculaire de sou malade ; mais il croit devou* faiie remar-
quer tous les détails de ce fait, qu'il n'a rapporté qu'en grw à la dernière séance. C'est ainsi qu'il insiste sur cette particularité que l'atrophie est survenue longtemps avant la lésion du fémur et que grftce au traitement électrique elle avait complètement disparu lorsque la coxalgie s'est établie.
H. Le Dentu rappelle la très Intéressante observation
d'ostéomyélite suivante. Une petite fille, âgée de cinq ans, était soignée pour une ostéomvélile du tibia par M. de Saint- Germain, qui avait pratiqué de longues et profbndes incisions. Quelques semaines après, le genou de la petite malade fut pris d'arthrite. H. Le Dentu fut adjoint à M. de Saint- Germain dans la direction du traitement, et tous deux discutèrent la question de savoir si l'on ferait l'artlirotomie ou la ponction de l'articulation. L'arthrolomie fut pratiquée et la malade se rétablit très vite. A quelque temps de \k la même malade eut une poussée d'ostéite juxta-épiphysaire du cdté opposé el une artnrite du genou correspondant. Cette fois-ci on se contenta d'une ponction articulaire qui donna issue h plus d'un demi-litre de pus. La guérison sunrlot aussi heureusement qu'après l'artlirotomie ; mais la petite nialwle conserve une certaine raideur de ses deux genoux. Celle observation prouve, entre autres choses, ^ue les avantages des deux opérations, arlhrotomie et ponction articulaire, se balancent sensiblement au point de vue de leurs avantages.
M. de Saint-Germain a été appelé en profince il y a une douzaine d'années, pour donner ses soins i nn enfant t^ui, à la suite d'une chute sur le genou, avait aoe ostéomyélite et une arthrite supputée. Halgré l'opposition de trois médecins de la localité appelés avant lui qui en tenaient pour l'amputation de la cuisse, il fil l'arthrotomie et immobilisa le membre dans une gouttière plâtrée. L'enfant se rétablit extrêmement vite; sept semaines après il pouvait revenir à Paris. M. de Saint>Germain maintint le membre immobile dans un appareil à tuteurs métalliques, et quel ne fut pas son étonnement lorsqu'il constata au bout de ce temps que les mouvmenls de 1 articulation étaient parfaitement conservés.
H. PouUet revient sur ta pathogénie de l'atrophie ncrascnlaire dans l'ostéomyélite. Il pense qu'elle est produite par une névrite localisée parasitaire; l'ostéomyélite étant en effet une maladie générale infectieuse, on comprend que le parasite puisse se porter aussi bien sur les troncs nerveux qu'il enflamme que sur le bulbe des os.
M. Nicaise pense que l'atrophie musculaire en question
est d'ordre réflexe.
M. Beclus partage également cette opinion. Il est à remarquer que l'atrophie s'observe surtout dans les lésions des extrémités articulaires des os et des tissus périarticulaires. Cette question a été d'ailleurs très bien étudiée par MM. Le Fort et Valtat. Pour sa part, H. Reclus a vu survenir très rapidement une atrophie des mnacles de la jambe dans le cours d'une arthrite libio-tarsienne ; une auire fois il a va un petit ganglion poplité déterminer l'atrophie des muscles de la cuisse ; son extirpation el l'électrisation des masses atrophiées firent tout rentrer dans l'ordre.
— H. Chamelf àl'aidede documents nombreux, conteste l'opinion émise dans la dernière séance par M. Vernenil sur la valeur de la désarticulation du coude et du genou. Les sta> tisliques d'Otis. celles de la guerre franro-prusstenne, les relevés de Pingault dans s m article Codde du Di^ionnairâ encyclopédique, l'expérience personnelle de M. ChauTnl prouvent que la mortalité de l'amputation du coude n'est pas grande, que la prothèse en est facile et que les moignons rendent de très grands services. La désarticulation dn genou esi moins bon ne, quoi qu'en disentSpillmannet Delorme; cependant il est de ces amputés qui marchent très bien. Les ulcérations du moignon tiennent non pas au siège de l'amputation, mais à la réùstance vitale des tissus, etia section de
27 KiM iSW Gmm BESDOnAiDXniE Dfi'KfiDESinE :ET DE CHIRURGIE.) - BT* M -
la cujçse dans M odiitinuilé ches un imlividu prédisposé aux ulcérations ne serait pas meilleure que la désartieulation du lîenou. Otis se déelarë favorable à Taraputation dans l'article; il est regretUible aue le bureau de Berlin n'ait pas fait conoaitre le résultat ae ses statistiques à ce sujet.
H. Fambmf ^etïsé également que H. Temeuil a exagéré les désavflntaf^es de la désarticulation du ^enou. La question de l('>thalilé ne peut pas être discutée avec les aacipnnes observations; la méthode antisejttiffue a ici comme ailleurs
fiorté ses fruits, on verra dans la suite si au point de vue de a mort la désarticulation est plus rrave que l'amputation dans lacontinuilé. Au point de vue de ses résultats fonctionnel» U désarticutation du genou doit être comparée à l'amputation de jambe par le procédé de Larrey très près du ^nou, à cefle de la cuisse par le procédé de Carden dans les condyles, enfin' i.célle de la<éuisse dans son tiers inférieur. Les moignon^ -obtenus, par ces diverses opérations ne doivent pas servir. ^ supporter le poids du corps, c'est là un Tait qu'ït ne fiiut pas toblier ; l'appareil de prothèse s adapte lur eux, mais le point d'appui du corps est recherché soit au niveft'u du genou (amputatmn de Larrey), soit au niveau de l'ischion (des articulations du genou, amputation de Cafden ït autres). Le moignon en réalité ne sert qu*à porter la jambe en avant, en arrière et en dehors, de soiie que finate- TiRnl la question se résume en ceci : Vaut-il mieux avoir jn moignon long qu'un moignon court? C'est affaire de position sociale ; le riche préférera le moignon qui pernettra l'application d'une prothèse esthétique; le pauvre 'echerchera te moignon qui s'accordera le mieux avec tes lécessités de sa vie.
U. faralMuf insiste, en tenniiuuit, sur le choix du ineile«r uroeédé de désarliculaUon du genou. Il condamne le irocédé 4e Lisfhuie, qui donnait un lambeau insuffisant, et 'ecommande l'incision elliptique de Baudens.
H. PolaiUm a pratiqué il y a quelqùes années une désariculatioD du genou à grand lambeau antérieur. A la sortie lu malade de rhftpitaf, le résultat était excellent; il est protable qu'il s'est maintenu, car sans cela l'opéré serait ceraincment revenu dans les salles. ■
— H. Terrier lit un rapport sur un mémoire de H. Dranart relatif à l'association du chloroforme au chlorhydrate le cocaïne dans l'anoitthésie .des parties profondes de l'œil, ja question d'insensibiliser les membranes profondes de 'œil préoccupe beaucoup les ophthalmologistes depuis la déouverte des [iropriétés de la cocaïne. Certains praticiens et larmi eux H. Meyer ont cru retirer d'heureux effets anesthéiques de l'alcaloïde de la coca en l'instillant directement lans la chambre antérieure; il n'en est rien, et les expéiences que M. Terrîerafaiies à ce^ujet ont donné des résulats négatifs. H. Dransart a eu alors l'idée d'associer l'in- (illatîon rte la cocaïne sur la conjonctive à l'emploi du chlooforme. Dans six observations qu'il rapporte d'opérations liverses il a, dit^il, obtenu une anesthésie complète de toutes ss parties de l'œil après l'administration du chloroforme eulement pendant une à deux minutes. H. Terrier a répété e procédé d'anestliésie, il n'a pas obtenu plus d'insensibilialion que par la cocaïne st ule ; en conséquence il pense que t métiiode de M. Dransart ne donne aucun rt'sultat avaiitapux, peut-être même n'est-il pas sans danger de provoquer insi clieï! les opérés un commencement de sommeil chloroirmique. cfrconstance qui, on le sait bien, prédispose aux rneopes mortelles.
H. iVtcais» a fait récemment une opération de ptérysion 3rès anesthésie par le chlorhydrate de cocaïne à 2 pour 100. 'opération a duré dix minutes, l'anesthésie a été comptéle >iidaut toute sa durée, la suture de la conjonctive s'est •unie par première intention, preuve que la cocaïne ne odifie pas la vitalité de la conjonctive.
M. Chauvet. a constaté, malgré la cdoaïnè quelques douleurs cheK un malade opéré de ptérygion et chez un autre opère la sfrabotomie. Par contre, il a pu sectionner sans douleur les points lacrymaux.
tr- N. TerriUoM présente un malade ayant au milieu de la face palmaire de la main une affection ulcéreuse rappelant tout à fait le mal perforant plantaire. Ce qui rend ce fait d'autant plus intéressant, c'est que le malade offre les phénomènes de début de l'ataxie locomotrice ; il a de plus de Tanesthésie du ctAé de la main affectée.
M. Nicaise ne croit pas que celte ulcération soit analogue à. un mal plantaire, il pense qu'il s'agit plutôt d'un durillon fissuré, car la fente existe au niveau du pli palmaire.
— M. Poz2i présente une malade chez laouelle il a enlevé une énorme masse ganglionnaire tuberculeuse de la région carotidienne. La Muérisoii par première intention a été obtenue gr&ce sans doute à la précaution qu'a prise N. Pozzi d'assurer rimmobilité du cou de la malade par une attelle postérieure.
H. Lucas-Championnière présente une nouvelle pincé à langue podr'le choloroftA'me'. . '
RETUE DES JOURNAUX
•n lh« amumlun of iaStaur Mare eapeelall^ wlUi refcrence !• IVmvIe'a obllqwitj aad tke lBfl«eiiec «I the
iMibo-utnrai earve, par M. Robert Baunes. — L'orateur déiiuit ses démonstrations des constatations anatomiques laites sur les cadavres congelés de femmes mortes non accon^ chées pendant le travail. 11 insiste sur ce l'ait que l'axp du fœtus et celui de l'utérus ne coïncident avec l'axe du détroit supérieur. Cette notion n'est d'ailleurs pas admise par quelques membres présents, f^ui font observer que l'utérus, sur le cadavre congelé, est situé beaucoup plus en arrière
3ue pendant la vie, et qu'on ne peut ainsi se rendre compte es cha igcments de situation (^ue sùbitcet organe au moment de sa contraction. La conclusion de Barnes est que l'obli-
Suité de la tète fœtale dite de Nœgelé n'existe pas. En effet, ans la situation qu'il accorde à l'utérus, c'est le contraire de l'obliquité de Nœgelé qu'on devrait observer. L'orateur n'admet pus que, dans son trajet à travers le bassin, la téte suive une courbe iju'on a désignée sous le nom de syndic tique. La tétt; présenterait deux espèces de mouvements. Pendant qu'elle traverse le détroit supéiieur, elle suivrait une courbe dont le centre est au promontoire dont le rayon mesure ta distance du pri>montoire au pied de Taxe du détroit supérieur. Une fois dans l'excavation pelvienne, elle suivrait une autre courbe dont le centre serait placé à l'arcade du pubis, et le rayon serait mesuré de ce point au pied de l'axe du détroit inierleur. Somme toute, le trtget de la téte serait sygmolde. Ce trajet serait observé peut-être d'une façon moins nette dans l'accouchement normal que lorsqu'il y a quelque obstacle à la progression de la tête; mais il ne s'agit là que d'une question de degré. Quelçiues orateurs font des réserves au sujet de l'existence de l'obliquité de Nœgelé, d'autres n'admettent le mécanisme décrit par B. Barnes
Îue dans le cas où il v a obstacle à l'accoucnement. {Otit. raneaet., vol. XXIV".)
Dn redoHbIcm«nl dn ebec da eorar, par M. S. StERN.
— Phénomène rare signalé pour la première fois par un mé-lecin français nommé Charcelay, et qui était bien marqué dans les deux cas suivants relatés par Steru^
Obs. 1. — Cuisinier, de trent<>-troi8 ans, atteint d'insuflii^ance ^ mitralc compliquée peu à peu d'insuffisance tricuspide. Pak^ï
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les symptômes de celle dernière^ on note la pulsation de la veine saphene commune, un des symptômes les plus rares de la pathologie, signal*- par Marey el par Ulauhy iWien. med. Biàt., 188i). e A la région du cœur on perçoit deux chocs également marqués se succédant rapidement et coïncidant avec un souflle systol que. Aux foyers aortique el pulmonaire on perçoit quatre bruils A la carotide et à la radiale, une pulsation xeulement, correspondant au premier choc. Pouls, 36; chocs da cœur, 7ï î la mtDute. Le foie et la veine saphèoc présentent deux battements, dont l'un isochrone aux pulsations radiales el l'autre coïncidant avec l'intervalle, s
Les phénomènes apparus après an emploi prolongé de la digitale persistèrent plusieurs jours.
Obs. II. — Serrurier de vingt-cinq ans, atleint comme le malade précilé d'insuffisance mitrale compliquée d'asystolic.
c Choc dé la poinie doubla perceptible sur une "étendue de deux centimètres; le deuxième choc plus faible que le premier, pauses d'égale durée; pulsation cardiaque présentant les mêmes caractères que le choc de la pointe. Pouls dépressible, \t, isochrone au premier choc; 84 chocs de la pointe par minute. La veine jugulaire présente des battements doubles, correspondant aux contractions cardiaques ; le second plus fort que le premier. Le battement liépatiqtie présente les mêmes particularités. »
Leyden, qui s'est beaucoup occupé du redoublemeni du choc du cœur, l'expliquait par la dissociation de la contraction cardiaque : le cœur droit se contractait plus tard que le cœur gauche. C'était en somme, suivant le clinicien allemand, l'exagération d'un phénomène assez fréquemment observé même à Tétat normal.
L'auteur n'admet pas Vfiémisystolie de Leyden : la structure anatomique du cœur, le centre nerveux commun ne permettent pas ces contractions séparées. D'ailleurs, la courbe sphygmographique des artères présente une élévation sensible correspondant à la seconde contraclion. Stern conclut qu'il s'agit en réalité de deux contractions du cœur successives dont l'une est en quelque sorte avortée. C'est une opinion Qu'il avait pu retrouver dans les auteurs français qu'il a oublié d'étudier ou de citer.
La cause du redoublement est inconnue : toutefois il n'a guère été observé que dans le cours de la mériicalion par la digitale. (OfwrjfcA. Ârch. fur klin. Med., t. XXXV, p. 5t)2 )
La Oèvre réearr«nie eh«i le faetna* par M. R. AlBRECHT.
— L'auteur a publié autrefois un certain nombre de laits de ce genre; il ajoute aujourd'hui deux cas nouveaux. Un enfant de sept mois, donlla mère fut délivrée après le second accès, mourut au bout de soixante-seize heures. A l'autopsie on rencontra une rate énorme et une masse de spirilles immo-p biles, isolées ou réunies en faisceau. En chauffant la préparation on ne provoquait pas de mouvements des microbes.
Le second cas concerne une femme qui donna naissance huit jours après un double accès de fièvre récurrente à un fœtus de sept mois et demi. A l'autopsie, pas de spirilles dans le sang, tuméfaction de la rate, devenue en même temps plus doux et plus friable.
Cherchant à expliquer la présence des spirilles dans le sang^, alors que l'on admet généralement l'imperméabilité du placenta, Âlbrecht suppose que ce n'est pas le microbe luimême, mais ses spores qui traversent le placenta. Or tes spores des spirilles n'ont pas été obi^ervées jusqu'ici. {Wien. med. Blattery 1884, n^U.)
De raetlon 4e l^hydrogène muttvré mur l'organlame aaimiu, par M. G. Smirnow. Ex|>ériences faites dans le laboratoire de Botktn à Saint-Pétersbourg. — Les animaux préalablement Irachéotomisés respiraient un mélange d'hydrogène sulfuré et d'air atmosphérique contenu dans un gros coussin en caoutchouc. Voici les résultats les plus intéressants.
1* A la dose de 1/10 pour 100, l'hydrogène sulfuré ne
provoque pas de phénomènes toxiques. L'animal respire plus ■ vitit et plus profondément.
2" A la dose de pour 100, les petits animaux pré-
sentent le phénomène respiratoire dit de Cheyne-Stitkes, pendant toute la durée de l'expérieDce. Ce ph'tiiomèae n'est pas influencé par la section des nerfs pnenmogisirique et laryngés.
3° A la dose 1/6-1/5 pour 100, les pauses respiratoires sont très prolongées et peuvent entraîner la mort chei les
animaux.
A" A la dose de 1/3 pour 100, la mort est certaine el rapide si Tnn introduit dans te sang de l'eau saturée d'b^dro* gène sulfuré, la respirations'arrêtependantnn temps vinable, puis reprend son type normal.
A l'examen spectrosco pique, le sang soigneusement préservé du contact de l'air ne montre que deux rates d'oxybémoglobine pendant toutes les phases de raclîon toxique de riiydrogène sulfuré.
On ne trouve jamais le spectre de l'hydrogène sulfuré dans le sang des animaux sacrifiés; l'ootient seulementlorsque l'on fait passer pen^diii upe heure daps uue^olutîoa d'Jiémoglobîne de l'air' contenant 1/5 à 1/4 pour 100 d'hjdrogène sulfuré.
Les chiens en équilibre azoté recoiTentquatreàcinq heurrs après le repas, de Veau saturée d'hydrogène sulfuré. A dose
toxique comme à dose faible, l'échange des matériaux fut notablement activé; augmentation de l'excrétion d'urée, des sulfates et des phosptiates; diminution de l'azote contenu dans tes ïèces. {Centralb. fûr med, WUs.^ 1884, a' 37.)
B« l'lBa«ewM) 4e Im piiifiiMl»» mmr la tmmme ém «éeêa,
par M. KorOsi. — Nous extrayons d'un fort intéressant mvail du directeur de la statistique de Budapest 1« tableau
suivant.
Pour 1000 hommei habitant ta capitaUi de la Hongrie o» constate iet proportiom tuivmUes de décès par maladies dans les diverses professions :
Du iifitcme De* organe* De» argaat* nciTcux- rnpiraïQiret. digmiira.
Travaux à la chaleur. . . .
Travaux dans la poussière.
Travaux assis
Travaux en e^ace clos . . .
Ajoutons que l'apoplexie cérébrale est surtout ft^quente dans la première classe (60 pour 100); la tuberculose dans la 5' et la 7* (435 et 436 pour 100>; le typhus de toute formedans la 2° (76pour 100);le choléra dans la 4*(147 pour 100}. {Wien. med. Woch., 1884, n* 45.)
Teehalqae de la «raehéatomlc, par H. G. CaTTI. —
L'auteur conseille de pratiquer la tracnéotomie après avoir pratiqué le cathétérisme au moyen d'une soude en caoutchouc. Chez les adultes, on fait pénétrer relie ci jusqu'au deuxième cartilage de la trachée; chez les enfants, plus bas. Un aide maintient la sonde pendant que l'opérateur pratique la section directement sur la saillie qu'elle forme. On n'extrait la sonde qu'après avoir fixé la trachée au moyen de deux crochets et introduit une canule. Avant de faire l'opération il faut produire I aneslhésie, surtout chef les enfants. {Wiener med. Presse, 1884, n" 47.)
27 Habs 18SSt GAZETTE HEBDOHADÂIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE — NM3 — 213
BIBU06RAPHIE
TtaUé d* B7Béc«laifte «pératolre, «vee l'esyMé de« procédés d*«xpl«nulM «■ syMéealoffle, par HH. A. HeGAR
d R. Kaltenbach, professeurs à l'Université de Fribourg, irsduit de l'allemand par le docteur Paul Bar, accoucheur des hôpitaux. In-S' de 630 pages. — Paris, 1885. G. Steinfaeil. *^
Sous sommes heureux de pouvoir recommandt* r à l'allenlion des gynécologues et de tous ceux au'intéresse, à un titre guelconnue, l'étude des affections de l'appareil sexuel de la icmme, la traduction si claire et si précise que le docteur Bar a publiée récemment de l'œuvre d Hegar et de Kaltenbach ; la notoriété et la conmétence des auteurs sont aujourd'hui trop bien établies en France pour qu'il soit nécessaire d'insister longuement sur la valeur d'un pareil ouvrage. Mous nepoorrioiiB d'«lleurs mieux faire, en pareil cas» que de Kprndnire de nombreux passages de la préfac<', écrite pour ce Une pmr le professeur Tarnier, et qm renferme une ana; \j» fwt complète des principâlix puints de doctrine 'oii de pratique abordés par les auteurs.
II n'est cependant peut-être pas impossible de faire resserlir certaines autres parties de l'œuvre, ou de formuler quelque objection nouvelle et même contradictoire. L'opinion d'Uegar, par exempte, citée et commentée par H. Tarsier dans sa préface, nous semble pouvoir préterà discussion, m tout an moins devoir être exprimée d'une façon moins absolue; n'y a-t-il donc réellement de bons gynécologues qne les accoucheurs? La gynécologie ne peut-elle progresser
Ïie dirigée par robsiétrique? Peut-être en est-il ainsi eu Uemagne, comme le dit Hegar ;. mais il nous semble qu'il y aorait quelque inexactitude, sinon quelque inconvénient, à généraliser ce principe et à le poser en axiome inattaquable.
Ce n^est là, du reste, qu'une minime question de détail au milieu de toutes celles qui sont traitées dans l'ouvrage d'flegar et Kaltenbach; aussi avons-nous h&te d'aborder l'aïuiyse des principaux chapitres ^ui le composent. Les premiers sont consacrés au diagnostic en gynécologie et à l'examen des organes génitaux, avec ou sans instruments spéciaux; la position a donner aux malades, le manuel opératoire des divers procédés d'exploration, suivant les cas particuliers, sont décrils avec grand soin; nous signalerons, éa passant, l'importance accordée à l'emploi des anesthéâiques, même pour un simple examen, alors que le peu de souplesse des parois abdommales, l'étroitesse ou la sensibilité des voies ^itales, enfin la seule pudeur, chez les jeunes tilles, pourraient s'opposer à une investigation complète ou iaire à la netteté des perceptions fournies par le palper et le toucher, isolés ou combinés.
L'faysiérométrie peut paraître un peu sévèrement critiquée, et sans doute porte-t elle la peine de l'imprudence ou de la maladresse d'un certain nombre de praticiens qui, suivant l'expression du professeur Tarnier, c cathétérispnt l'utérus à propos de tout, pour ne pas dire de rien. » Certes, c'est la un acès blâmable ; le cathétérisme utérin reconnaît de norabrenses contre-indications et exige une certaine habileté de nain; mais il reste, dans bien des cas, un excellent moyen de diagnostic et de traitement. La réduction des versions et Irxions de l'utérus, dans des conditions bien déterminées, est, grice à cette manœuvre, plus aisément obtenue que par «la reposîtion bimanuelle >, et sans faire courir à la ma- We tous tes dangers que l'on s'est plu à signaler. Lorsqut* l> position genu-pectorale donnée à la malade et l'entrée de l'air dans le vagin sutOsent pour obtenir la réduction de l'utérus en rétroversion, mais parfaitement mobile, il est 'lident qu'il est inutile de recourir à d'autres moyens plus compliqués. Cette réduction, d'ailleurs, quel que soit le procédé employé pour l'obtenir, doit toujours précéder l'appli-
cation d'un pessaire; c'est, pour les déviations en arriére, l'anneau de Hodge qui semnle devoir être le plus souvent choisi; cependant, si Hegar le considère comme « un bon instrument >, il indique également avec raison tout le parti que l'on peut tirer de quelques autres pessaircs plus ou moins analogues.
Les résultats fournis par les pessaires pour combattre l'iinléversion sont justement contestés par les auteurs du Traité de gynécologie opératoire; et si, d'autre pari, ils mentionnent les accidents multi[)les qu'entraîne fréquemment l'usage du pessaire tntra-utérin, du moins lui accordentils, dans l'arsenal gynécologique, une place qui nous semble encore trop honorable.
Dans un court chapitre sur la saignée locnle, nous remarquons la réserve extrême, pour ne pas dire excessive, avec laquelle les auteurs conseillent l'application de quelques sangsues sur le col de l'utérus;. c'est cependant, dans un assez grand nombre de cas, un excellent moyen thérapeutique et qui procure aux malades un soulagement marqué. Nous regrettons également de ne pas voir recommander, à ce propos, un moyen bien simple pour arrêter l'héinorrhagie consécutive à la piqâre d'une sangsue sur la muqueuse vaginale; au < point de suture avec une iiiguille et au fil > que recommande Hegar, on substituera avec avantage l'application plus commode et tout aussi effîi ace d'une serre-fine.
Signalons encore quelques courtes notions assez intéressantes sur le massage pelvien, ses indications et son manuel opératoire; s'il offre parfois des inconvénients et même des dangei'S lorsqu'il est pratiqué en dehors de certaines conditions nettement étabUes, on peut, au contraire, en attendre de bons effets, en particulier du pétrissage^ pour combattre c les infarctus chroniques, les nodosités inflammatoires anciennes et indurées siégeant dans les ligaments larges ».
Il nous suffira également d'attirer l'attention sur les pages consacrées à la question de la fécondalion artificielle, dont le c(Hé philosophique était récemment étudié, ici même, avec tant d'autorité et de talent par M. Dechambre. Hegar et Kaltenbach admettent sans peine que celle opération peut et doit être pratiquée, bien que le nombre des indications en soil fort restreint, et que la statislinue qu'ils fournissent ne soit pas très encourageante : accidents sérieux assez fréquents, et, d'autre part, dans toute la pratique de Sims, un seul succès.
Il nous est impossible de suivre pas à pas les auteurs, et de rendre compte de toutes les parties de leur important travail, un tel résumé ne tarderait pas à devenir fastidieux; mais nous voulons du moins indiquer les grandes lignes du plan qu'ils ont suivi. Après avoir traité des sutures, de l'hémostase, ils insistent avec détails sur les préceptes généraux qui doivent présider aux diverses opérations saii}ïlantes de la chirurgie gynécologique, et sur les soins minutieux dont les malades doivent être entourées jusqu'il h guérison. Ils se montrent, à ce sujet, partisans convaincus de la méthode antiseptique rigoureuse, bien qu'ils jugent, ainsi d'ailleurs qu'un assez grand nombre de chirurgiens, que l'on peut, sans ancun inconvénient, négliger de recourir à l'usage du spray pendant l'opération.
Viennent ensuite les chapitres consacrés à l'ovariotomie, à l'opération de Battey, à l'ablation totale ou partielle de l'utérus, etc., qui tous sont écrits avec une grande précision et très fournis de faits imporlants et de discussions rigoureusement conduites. Au sujet de la castration chei la femme, Hegar revendique la priorité de cette opération, attribuée k Battey : il a enlevé les deux ovaires, pour la première fois, le 27 juillet 1872, tandis que Battey n'a pratiqué cette ablation que le 17 août de la même année. Il est vrai, ainsi qne le fait remaruuer M. Tarnier, que Battey a la priorité par la publication de son observation. Ajoutons en passant que Hegar et Kaltenbach admettent comme résultat de l'extirpa- ' tien complète des deux ovaires la cessation constante deJa
menstruatinn, soit immédiate, soit' après quelques hémorrhagies irréguUëres.
■■■ Au numbre des chapitres suivants, nous remarquons celui qui a pour titre : Hactage des tumeurs et proliférations étalées sur la face inlerm de la matrice, et dans lequel se trouve préconisé remploi de la curette de Hécamier, pour enlever les fonftosités de l'endométrite et les végétations du carcinome de la muqueuse du corps utérin. Aprte avoir f fréquem nent pratiqué cette opération », les autpurs n'hésitent pas à la considérer « comme une des plus belles de la gynécologie », et à dé tarer q- e, dans les cas oû elle est bien indiquée^ elle ne leur a jamais paru dangèreusp- affir'malions pourront peut-êire causer quelque élonnfme'nt.
- Citons e[u;oré d intéressants diap-tresrelaiits à l'inversiou utérine, à l'opération d'Emmel, ^ux opéfatioiis pour les lisbile^ uriaaires, pour le prdlapâu« do vi^gin.et de l'uiér^Sf enfin au traitement chirur^cal des déc&trurès du périnée. Les indications sont sarment discutées, les comiilioas de l'intervention nettement déduites, et la description des procédés opératoires, fai ilitée par un grand nombre de figures jointes au texte; est aisée à. suivre et à comprendre Jusquç dans ses détails.
- Nous ne voulons pas terminer cntte analyse, déjà bien longue, et cependant très incomplète, sai^s. exprimer tout l'intérêt que nous avons pris à la lecture de cet ouvragé, qui, KfAce au docteur fiard, peut être désormais apprécié de tùus «t fort utileident consulté-pour-la pratique de îa gynécologie opératoire.
André Pktït.
De la douleur physique et morale au point de vue physiologique ET pathologique, pat le drcteur 0. Saint-Vel. Paris, 1884. A. Uelahaye et Leerosnier. — Travail origiiialemeni coiiçii, Hislraclif, et que nous recominandons particulièrement à l'allention du lecteur. Il est divisé en cinq parties. Dans le premier chapitre se trouvent des considérations générales sur In sensibilité et la douleur. {Yen le résumé des connaissiMices physiologiques actuelles sur le système nerveux. La douleur n'est pas tonjours la simple exagération de la sensibilité. Elle est toujours d tssence morbide et influencée par une foule de conditions anatomiques, morales, sociales, etc Le deuxième chapitre traite de l'élément douleur dans les'névralgies.
~ Dans le troisième chapitre, Kentilé morbide des visoéralgies est mise en doute. La plupart du temps la gastralgie devrait être rapportée à la colique hépalique, maladie très fréquente et sourent fruste. L'hysteralgie devrait être ravée de la gynécologie) oe serait-ce qu'à cause de la divergence des auteurs relativement aux points douloureux qu'ils lui assignent.
L'élude de la douleur considérée dans les maladies aiguës et dans les maladies chroniques fait l'objet du quatrième chapitre.
Dans le dernier chapitre, la douleur morale est étudiée comme Cause morbide. L'action de la douleur est brusque ou lente; elle peut attaquer un organisme sain ou bien affecté d'une tare, déterminer dans le premi»;r des troubles fonctiotmels (indigestion, ictère), causer dans le second des lésions graves et même la mort (attaques épileptiques, hémoptysies et autres hémorrbagies). Les passions^ tristes ont une lente influence qui porte sur 1 économie tout entière ou sur un seul organe. Dans ce dernier cas se produisent des dy^epsies. des altérations du sj^téme nervtsux, des orifices du cœur, etc. L'hygiène morale à instituer est alors plus efficace que les médicaments.
Noua le répétons, ce livre n'est pas le produit d'tm arrangement plus ou moins méthodique et habile des données courantes; il a un caractère personnel qui le distingue de la, plupart, des écrits publiés sur le même si^et, et il a surtout cet aveiitage de présenter l'étude de la douleur sous un jour profitable aux cliniciens.
TflAlTé DB PATHOLOGIE INTERNE, par te docteur Ad. SrauMPELt, professeur et directeur de la pohunnique médicale à l'Université de Leipsig, traduit par le docteur Joaeph SchrahmB (de Bruges). T. 1", 1 vol. in>8* aWo 45 gravures dans le texte. Paris» ^vyi
1884. — En parcourant ce premier volume (qui contient pins de i 750 pages d'un texte assez serré), nous recevions i chaque insiaot l'impression qu'il appartient à l'école de Nicmeyer. C'est le même titre, la même distribution des matières, sinon dans l'ensemble de l'œuvre, an moins dans ses parties diverses; c'est la mène méthode de concentration, le même plan d'exposition, la nème précision dans les détails descriptifs, et par<dessiis tout le nème esprit scieirtilique, un peu éiroit peut-ôtre, mais feitoe «t ^*"* Nous étions donc frappé de cette ressemblance quand, tombant sur la préfacé du traducteur, nous avons vu qu'en effet 1 auteur avait visé à continuer Niemeyer en le complétant. La dernière édition du Traité de palhelogu interne est la huitième; elle a été traduite en français en 1872. Depuis cette époque, la pathologie générale s'est sensiblemeni modifiée ; l'iiistolredes maladies iufcetieusés s'est éclairée de lumières nouvelles; l'anatomie pathologique, surtout dans le domaine histologiqoe, a fait de notables progrés; les moyens d'investigation se sont multipliés, et le diagnostic et la thérapeutique ont profité de tous ces avantages.
11 y avait donc lieu, si l'on voulait faire rt<vivre Niemeyer, oa de remanier son propre traité, ou d'en rédiger un autre sur un modèle analogqe. G'eH ce que Strûmpell, comme on le voit, est en train d'exécuter ; et il nous paraît, à en juger par ce premier vo- Tume, que la lâche sera nien remplie. Il est seulenieat une remariiuedont nous île saUriOns rtous défendre. On nous reproche volontiers de l'autre côté du Rhin de ne pas tenir ud compte suffisant de la science allemande. Nous ne croyons pas qu'on ait jamais ôl& plus^autorisé à retoarner ce reproche a ses auteurs qu'en présence du nouveau Traité de pathologie internes 11 n'est pas lusqu'éç l'honorable tradtMteui* qui ne se erMe oUigé de.se fairei sur ce point, aussi aileman4 que le profeseeur de Leijttig. Se plaisant à nommer -la viéiade de . Savants qu'il iîsut joindre maintenant S ceux c que m^eyer avait mis a ewatribulion *, il fait défiler un assez grand no'mbre' de pathologisles fort reeommandables, quelques-uns célèbres, parmi lesquels on ne compte pas un Français.
Nous nous bornons ameurd'hoi i 0»- iodientioni générales en attendant le prochain volume.
La MORPHiNOMANiE, par le professeur B. Ball. Paris, 1886. Asselln et Houzeau. — Sous ce titre général, M. H. Ball publie une séried'études de psychologie et île pathologie mentales auxquel les, avec le talent d'exposition et d'analyse qu'on lui counaft, il a su donaeii uit intérêt tout particulier. Certes nous n'acceptons pas taut ce qu'il écrit au s^iet de la morpbinomanie et de ses dangers. Nous savons bien que l'abus de la morphine «t des |klas nuisibles, et que bien dea malades arrivent, a force d'injections hypodermiques, à liu état d'aliénation comparable à- celui des fuméiira ou des buveurs d'opium. Hais il ne faut rien exagi&%r, et Doos persistons à penser que la crainte de ces aberrations , mentalfs, individuelles et relativement assez rares, ne doit pas faire ebandonner une méthode thérapeutique précieuse. Nous ' avons l:U avec pins d'intérêt enoore les leçons consacrées aux rêves prolongés et aux frontières de la folie, et nous reeemmandons volontiers, non pas au grand publie, qui pourrait s'en Iraurer singulièrement afiecté, parce qu'il n'en comprendrait pas toute U portée, mais aux philosophes et aux médecins, le petit livre M notre savant et distingué confrère.
L'Univfrsité DE Bruxelles. Notice RtSToniQUB, faite a. la
DEHANDK DU CONSEIL D'ADMINISTRATION, par M. L< VaNMHKIHDÈRE.
professeur à la {^acuité de philosophie et lettres, i vol. nand io-H". Bi uxellcs, 1884. P- Weîstienbttch. — Cette histoire de i'Uaiver«ité de Bruxelles ne pouvait ressembler à celle de l'Université de Paris, publiée par H. Jourdain, qui avait é faire vivre un long passé
Plein de péripéties, où combattaient les privilèges du corps contre autorité du Tarlemeni, la routitie de l'Ecole contre le progrès, le recteur contre les étudiants, et ceux-ci contre le guet. LXniversité belge a de glorieux antécédents qui datent du moven ftge ï & Louvain d'aliord, puis à llruselles; mais ce ae Mwailétre |>eur L'histoire des lettres et des sciences uo thème dTnae inifartaac* majeure. Aussi H. Vanderkiudère ne s'y arrête ^s; il ei^anilie même, pour ainsi dire, la période française du Direotoire et de l'Empire pour arriver tout de suite à la révolution del838; et ici il faut lui savoir gré de sincérité. Nos sages voisins, comme on se plaît à les appeler, n'ont pas toujours gardé leur sang-froitl dans I enivrement de la victoire et dans ta haitie du nom hollandais. On balaya les vieilles institutions par celle seule niîson qu'elles venaient de Vetri^er, et l'eusaigannent supérieur ^ tomba en. ruines» Cetenseignfroentnoeommenfnà^orolaVer qu«
S7 IU«s'1885
MUS l'empire de la Ira Je 1849, et ce n'était pu trop tdt. c La Tie scientifique n'exiitait plus en Belgique >, avait écrit H. Notfaomb dans son célèbre rapport de Ï84S. Les années précédentes n'avaient pourtant pas été perdues. De la lutte qui s'était établie dès les premiers temps de la révolution entre le clergé et le Mrti libéral sortit la pensée de fonder une Université libre de Bêlgiaue, «joi prit en 1842 le nùmà'Vnivtnilé litirede BruxelUs. C'est le sujet de l'onvraga que nous annonçons. 11 sera lu avec intérêt et profit par tous ceux qui aiment à recliercber dans les institutions l'esprit même du temps, avec ses variations et ses oppositions, et il est peu de jiays ob le spectacle puisse être aussi firappant que dans les vieimtnaea de renseignement unlversitairé de Belgique.
De la vaccine anihalb, par le docteur D. Goldswdt. Broch. in-8*. Strasbourg, 1885. — Très bon résumé des considérations et des faits qui militent en faveur de la vaccine animale. Parmi ces considérations, il en est une sur laquelle l'auteur insiste particulièrement, c'est ta noa-inoculabilité de la syphilis à l'espèce bovine ; et, à ce sujet, on lira avec intérêt le récit de circonstances dans lesquelles la vaccination de bras à bras l'a exposé à être accusé savoir communiqué la syphilis à plusieurs personnes. Pour sa part, avec quatre tubes de Milan (vaccin animal), il a, eu ({uatre séances^ vacciné 240 enfaiits et pratiqué 210 revaccinalions. Les vaccinationt ont € presque toutes % réussi du premier coup, et les revaociaatioRs ont donné 60 pour 100 de succt^s.
Mandil pbatiqqi di HÉpsciNB HiLiuiAE,. par H. le docteur lt;0BT, mèdecin-m^iof. Paria* 1886. 0. Doin. — Depuis que la néducioe miliiaireia recouvré sou autonomie, nous avons vu pa* ■altre et pu sigaaiér .déjà un asseï grand nombre de manuels, >resqne tous destinés à faire connaître on à commenter les nouveaux règlements. Tout en regrettant, a^éc la plupart de nos colègues de Tardée, la part prépondérante donnée à l'administraion, tout eh déplorkfit aue' l on ait distrait du service médical )ropremenl dit trop de médecins qui, dans lés hôpitaux, pourraient -endré de réels services, et que, dans les examens d'aptitude tussi bien que dans certaines inspections, on tienne trop grand lomple des connaissances administratives des nouveaux méoecins [e l'armée, nous devons reconnaître l'utilité de ces sortes de malaels. Celui de M. le docteur Audet est, 4 ce point de vue praique, l'un des plus complets. 11 contient et explique toutes les DIS et tous les documents qui peuvent intéresser les médecins ailitatres. Hais, plus ces manuels se multiplient et plus on voit ombien sont, en réalité, faciles à retenir et par conséquent à ppliquerles règlements qu'ils noua font connaître. Il serait temps es lors de comprendre, dans tes bureaux de la guerre, que ces Donaissances administratives sont affaire de mémoire et de bon sus, et qn'il importe, si Ton ne vent pas rabaisser encore l'autoité et le prestige de la médecine militaire, de leur préférer les tudes médicoHÎktnirgicales, qui seules ou {râque seules donnent u médecin une prééminence sur les antres ofnciers de l'année, n avocat qui connaît bien son Code et oui peut citer à propos n texte de loi est certainement digne ue considération ; mais 3u autorité et son ronom lui viennent de son talent oratoire et e ses études juridiques. Un médecin, qui néglige la pratique de Ml art pour se vouer exclusivement A l'administration, devient n fonctionnaire aue l'intendance un jour ou l'autre réclamera de auvean comme 1 un de ses agents. Espérons donc que l'abus des udes administratives cessera bieotèt. La publication des malels oomiBe celui que nous recommandons aujourd'hui contri* lera & ce but en faisant voir que l'on peut tout savoir en appreint par cœur un petit nombre de pages. H. Audet, en effet, a
ne rien oublier, et cependant il suffira d'un petit nombre heures pour comprendre et pour retenir ce qu^il a écrit. Notre nfrère de l'armée a montré, de plus, que 1 on peut aisément 3uer de front les plus fortes études médico-chirurgicales avec I recherches de bibliographie administrative. I/auteur du tnuel pratique de mmcmt mUitain est, en effet, nn chirgien distin^é, auteur de mémoires plusieurs fois conrennés. 9 réflnioiis que nous inspire l'état actuel de la médecine milire ne anaraient donc lui être appliquées.
VARIÉTÉS
Le banquet Grancher. — Samedi dernier a eu lieu le banquet offert à M. Graucher à Toccasion de sa nominatioo îtu professorat. Près de i50 convives, maîtres, collègues, compatriotes ou amis du nouveau professeur avaient tenu i lui apporter l'honiroage de leurs sentiments de cordiale sympathie. Au dessert M. Brouardel a porté, en excellents termes, la santé de son nouveau collègue en insistant particulièrement sur son amour du travail, sa précision scientifique, et l'importance de ses découvertes histologlques et cliniques. Après plusieurs toasts de MU. Martin Nadaud, sénateur de la Creuse, J. Teissicr, professeur de la Faculté de Lyon et Balzer, médecin des hôpitaux, M. Grancher; dans un langage à la fois élevé et délicat, a remercié tous ses amis et promis de consacrer tous ses efforts à accroître le prestige et l'autorité de la Faculté de Paris.
Facoltb de médecine de pAnis. — le professeur Bail repren* dra son cours de clinique des maladies mentales à l'asile Sainte- Anne le dimanche '22 mars, à dix heures du matin, et le continuera les jtiudis et dimanches suivants, à la même heure.
Prosectorat : Concours. — Le jury du concours, qui s'est ouvert lundi dernier pour la nomination à une place de prosecteur, se compose de MH. fiéclard, président; Sappey, Guyon, Lannelongue et Duplay, juges tituiaires, et de mM> Robin et Panas, juges suppléants.
Corps. DE SANTÉ hiutairb. - Ont été promus : Au grade médecin-major de 2* aasse : i** tour (ancienneté). H. Sdunit <Charles-Jean-PieriT). —S* tour (ancienneté)i M. Dupeyron (I^erre-Louts-Paul). — (Choix). H. Gaye ^Françoia^ Joseph). tOur (ancienneté), H. Brousse (Charles). — 2* tour (ancienneté), H. Petit (Anhur-Léoa). —(Choix). M. Lame (Hubert* Paul'Léon). -r^ A" tour (ancienneté). M. Bayvel (Edouard-Clair- Emile). — 2* tour (ancienneté). H. Troussamt (Ange-FrançoiSr Cyprifm). — (Choix). M. Lebastard (Hené-Félix-Vital-Victor) — tour (ancienneté). M. Villedary (Léon-Paul-Ëdmond).— 2*touF ^ancienneté). M. Dufaud (Jean-Gabriel). — (Choix). M. Mary (Paul-Léon). i*^ tour (ancienneté). M. Handoul (Gabriel- Alexandre- Harie-Prosper-Sabin). — 2* tour (ancienneté). M. Uignoo (Henri'Alexandre-Airred). — (Choix). M. Reboud (Josepb-Arsene). — l**^ tour (ancienneté). M. Beau (Jean-Claude). — 2« tour (ancienneté). M. Kaufmaiin (Gustave).
Bureau de rienpaisancb. - - MM. les médecins du XX* arrondissemei^ de iParis seul informés que, le mercredi 8 avril 1886,
11 sera procédé, dans une des salles de la mairie, i lélection d'un médecin des bureaux de bienfaisance. — Le scrutin, ouvert à midi, sera fermé à quatre heures.
— U. le docteur Hangin est nommé médecin de l'état civil da XVII* arrondissement de Paris.
École préparatoire o'Ahiens. — Un concours pour un emploi de suppléant des chaires de p^ique et de chimie s'ouvrira, le
12 novembre 1885, devant la Faculté mixte de médecine et de pbarnuuiie de lille. IjO registre d'inscription sera clos un mois avant l'ouverture dudit concours.
— Un concours pour un emploi de suppléant des chaires d'anatomie et de physiologie s'ouvnra, le 5 novembre t885, devant la Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Lille. Le registre d'inscription sera clos un mois avant l'ouverture dudit concours.
Faculté de hédbcine de Lille. — Lb chaire d'anatomie pathologique et de pathologie générale est déclarée vacante* Un délai de vii^ jours, i partir de la publication du présent arrêté, est accordé aux candidats pour produire leurs titres.
Prix proposé. — Un concours est ouvert par l'Académie royale de Turin, de 1886 au 31 décembre 1889, pour le grand pria Bressa, et selon les intentions du testateur, entre les savants de tous les pays. Ce prix, de la valeur de itOOQ francs, sera décerné BU savant qui, de IS'iB ft 1889, aura fait la découverte la plus remarquable et la plus utile ou qui aura produit l'œuvre la plus considérable dans les sciences physiques et expérimenUiles, llii^ Mire naturelle. Ira mathématiques pures elMpj^uAu àlacfaluiH)
GAZETTE HËBOOHàDAIRË DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE
27 Habs 1885
la physiologie et la palhoto^ie, voire la géologie, l'histoire, la géographie et la statistique. Les membres nationaux, résidents DU Don-résidenls. de l'Académie royale des sciences de Turin sont seuls pxclus de ce concours.
Société contre l'abus du tabac. — La Société vient d'ouvrii un nouveau concours pour 1885. Parmi les questions posées, voici celles qui sont du ressort de la médecine :
N" S. Prix de médKine, fondé par le docteur A. Bertherand.
— Rapporter au moins quatre observations inédites, bien circonstanciées (étiologie, séméiologie, terminaison, etc.) d'aifections altribuables exclusivement â i'abus du tabac. — Le prix consistera en un lot de livres d'une valeur de SOO Francs et une médaille de vermeil. Le mémoire couronné sera inséré gratuitement dans la Gazette médicale de l'Algérie. (Môme question qu'en 188i.)
N** 3. Le tabac et le choléra. — L'usage du tabac exerce-t-il nne influence sur le choléra? Cet usage peut-il augmenter l'aptitude du fumeur à contracter cette maladie et à l'aggraver?
Malgré les louables efTorts des concurrents delà première heure, la question n'a point été abordée, en 188i, par son véritable cdté En ('fTel, il ne s agit iiiilleini'nl de faire l'instoire du choléra. La Société désire une étude des rapports du labac avec le choléra. Le tabac a-l-W, oui ou non, une inQuence quelcunqric sur le choléra? Cette influence est-elle salutaire ou nuisible? etc., etc. — Établir ta solution sur des preuves solides.
Prix proportionnés à l'iniportatice des mémoires.
Le programme détaillé du concours sera adressé gratuitement aux personnes qui en feront ta demande au siège de la Société, rue Jacob, 38, niris.
Société medico-pstchologiode (prix à décerner en 1886). — Prix Attbanel. — Question proposée : c De la coexisleoca, chez un même malade, de délires d'origine diSerente (alcoolique, epileptique, paralyiique, vésaniq^ue, etc.j, au point de vue du diagnostic, du pronostic, du traitement et de la médecine légale. > Ge prix est de la valeur de 2^00 francs.
' Prix Belhomme. — Ge pri.v, de la valeur de 11200 francs, sera décerné au meilleur travail manuscrit relatif k l'idiotie, et de
firéférence aux lésions anatomiques des centres nerveux dans 'idiotie.
Prix Esquirol. — Ce prix, de la valeur de SOt^ francs, plus les œuvres d'Ësquirol, sera décerné au meilleur mémoire manuscrit sur un point de pathologie mentale.
- Prix Moreau (de Tours). — Ce prix, de la valeur de 200 francs, sera décerné au meilleur mémoire manuscrit ou imprimé, ou bien i la meilleure des dissertations inaugurales soutenues dans les Facultés de médecine de France, sur uue questiou de pathologie mentale et nerveuse. Les mémoires imprimés et les thèses devront avoir été publiés en 1885.
' Nota. — Les mémoires manuscrits ou imprimés, ainsi que les thèses, devront être déposés, le 31 décembre 1885, chex M. le docteur Ant. Rilti, médecin de la Maison nationale de Gharenton, secrétaire général de la Société. Les mémoires maimscrits seront accompagnés d'un pli cacheté avec devise, indiquant les noms et adresses des auteurs.
RÉCOMPENSES. — Par arrêté ministériel, en date du 7 mars 1 885, le ministre du commerce vient, sur la proposition de l'Académie de médecine, de décerner les récompensi-s ci-après désignées aux
fiersonnes signalées comme ayant fait le plus de vaccinations et e plus contnbué à la propagation de la vaccine eu France, pendant l'année 1883.
Prix de 1500 francs. — HH. les raédecins-miyors Amat, Senut et Sourris.
- Médailles d'or. — MM. Barbe, vétérinaire à Podensac ; Cougis, médecin principal de la marine en retraite, à Toulon; Durand, docteur en médecine à Narseillan, et M"* Maixin, sage-femme à Vannes.
Médailles d'argent — MM. les docteurs Accotas, médecinmajor; Armand, à Albertville; Astre, à Mit-epoix; Auvert, àSaulge; Barbreau, a Cummentrv Bernanl, à Buis; Bonafus, àToulouges; Bonnefé, A Rodez; ( *w^^ps, h Paris; [Juppé, à Nancy; Carbonnel, à Sault; De CL w à Semur; Clédon, à Navarrenx; Cniffier, au Puy; llosso- ^tjy Jigoiii; Couderc, aGcnevières; Devillez, à Paris; Ferré, à Boi ,dux; Fèvre, A Pari-i; Franchei, à Saiiit- Hartiià<un-Uaat;. Gantier, à Montriond; Gerbault, aide-m^or de I
r* classe; (;ermain, àide'majdr de 2* classe; Geschwîn, aidemajor de l"* classe ;Grellot, à Giromagny; Grindft.à Nice, Gnéria, à Corlay; Jalaberl, à Carcassonne; Job, à Lunéville; Lallemand, médecin-major de â* classe; Leclcr fils, à Rouillac; l.eniarchand, à Messac; lioze, à Seysses; Maltrait. k Saiut-Bonnel-le-l^bâteau; Massonnié, à Verdun; Pcrrin, à Paris; Peliteau, aux Sablesd'Olonne ; Peytard, à Corps ; l'ichausel, à Podensac ; Pilât, à Lille ; Pillet, à Niort; Pujos, a Auch; Reyoier, i Goncelin; Huet, à Monsols; Saint-Denis, à Vittefleur; St^journei, à Revrn; Taillard, à Maiche; Toussaint, médecin aide-major; Tuloup, i Digoin; De Vaucouir, médecin-major de 2* classe; Vaysse, à Quillaii; Vedcl, à Lunel; Véron, médecin aide-majordc 2* classe; Voisin, & lilrDéc.
MM. les officiers de santé Desmarquet, à Coriiie; Dupont, à Boui^; Heuzé, & Guemené; Lacombe, à Aubnnas; l^Ieu, A Sisbonne.
M***' les sages-femmes Auelair, A Bonnétable ; Avril, A ChAl«*au- Renault; Barbe -Clianudel. & Monlai|fUt; Belloque, A PtiiMivy; Bézard, à Château-Thierry ; Bigot- Laigle, i Fougères; Bulliod.'à Mustapha; Chaiton, h Issoudun; Clément, à Bernay; Deverdun, à Auxerre; Uufour, à Senlis; Fauvet, ù Chambon; Folliot, à Cherbourg; Caumondie, à Sain(-Germain-des-fielles; Grangeron, A Chàielet ; Granjean, à ChÂiellerault ; Graux, à Aire ; Islace, à Charlevilte; Jeannin, à Bietierans; Lacombe, au Bugue; I^peyre, â Lavardac; Larroque, à Casires; Leboucq, à Nogent-le-no*trou; Lecler, à Alfnçon; Louis-Allemand, à Bussiéres-lès-Belmont; Malinejac, à Aurillac ; Masse n-ltourgoin, à B.ir-sur-Seine; Moulin, a Serveretle ; Noé, à Bourg; Paillard, à BeaumonI; Paquet, à Eiarle-Duc; Peyrondet, à Miinizau ; Pic, à Nîmes; Plainfossé-Uauteville, à Ploudalinezeau; Quentin, à Ch&lons; Babette, A Briare; Rigal, à Tonneins; Saudrart, a Lille ;Tbilly, àfirive; et M"* Blainvillain, directrice de l'école maternelle, A Trélazé.
Mortalité a Pauis (12' semaine, du 15 au 21 mars 1885). — Fièvre typhoïde, 30. — Variole, 1. — Rougeole, 35, — Scarlatine, 2. — Coqueluche, 9. — Dtphibérie, croup, 3î. — Choléra, 0. — Dysenterie, 0. — Erysipèle, 6. - Infections puerpérales, 3. — Autres affections épiaémiques, 0. — Hénmgite, 49. — Phthisie pulmonaire, lyO, — Autres tuberculoses, 38. — Autres aueetions générales, 85. — Ualfornialions et débilité des âges extrêmes, 56. — Bronchite aiguë, il. — Pneumonie, 84. — Athrepsie (gastro-entérite) des enfants nourris au biberon et autrement, 33;auseiu et mixte, 19; incoimu, 5.— Autres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 90; de l'appareil circulatoire, 73; de 1 appareil respiratoire, 84; de l'appareil digestif, 42; de l'apnareil génito-urinaire, 25; de la peau et du tissu lumineux, 3; des os, articulations et muscles, 11. — Morts violentes. 2(1. — Causes non classées, 16. — Toul : 1088.
OUVRMtES DÉPOSES AU BUREAU DU JftUIIML
ÉUment» d'atiiliropologie gin4i'ale. par M. le docteur Topiurd, proleiseur h fEci>\a d'nnlhro|ui1i>gîo. 1 <rol. in-S av«c US figure* intorcal^ Amu !<■ tciic. Piiri , A. Dt'Uiiuyu et E. LocrosnW. H It.
Slédecine clinique, \iar MH. le profusieui- G. Sec cl le doclmir Labad!e-L«eraT>' : Des lualniiei spivifiquos (iinn tubercul«iiM») du paumAn, bronchite* aifitê^, pnpumonlei paraniulrvi, ^iifrrÙQe, ijptiili*, cancer et *«n hjdatiqaM dn iioiiiitoa, par U. lé pnfm>aar G. S^. I vol. in-8 tmc % planchM m cfaromolilho- ^pbie. Parif, A. Dolshayn cl B. Leerotnier. |0 tr.
Agenda formiUaire det médecint praticient, fnmié rar H. le docimr A. B«M«a. conlenant : 1* Howeau f;uida da iiiédeciii praticio», par M. le docieor Audiioui; 2° Palboloffie infaatde, par M. le doclenr Ucscroiiillos ; 3* Annuaire rntfdicdr t4 pharmaeeuUque, par M. le <locl(<ur Audiioui. etc. t roi. iu-18 anuëv. Mlâ:
l'aria, A. Delaba:r« «> B. t.ecrcMDier. 1 fr. |
— Agenda uhier recouvert en wi« avec Irimcslrcii s^parci. 3 fr.
— N° 1. Itcliure m 'iilua rliagrirt fcnii:iiil au crayon. 3 fr. '
— N" 3. Heliurc moulon en poricronllle n»cc palle. 3 fr. ô'>
— N" 3. Reliure moulon en porlereiiiile à trinwsUoi i^par^. 5 fr. |
— N" 4. Reliuro inuulon en pork-rooIUa avec poche «n aoie, petite tnaMo, «-aliiiT ploiD. 0 fr. I
— N" S. Reliure oiouIot cd portercuiUe avec Iroutic, cahier recouvert en «(•■e, . avec trimoilrcs séparés. 7 f|-, I
— S' 6. Reliuro mouton porlcrcuille avec 3 poche* en peau dont uoc fcritiôtr 1, patte, trousse. g fr. I
— N* 7. Le même fermant à tourniquet en maillecliort. {* fr. i
G. Uasson. Prépi'iétaiKe-
BsuaLOTOx. — Imprimcrlet rtaniea. A, ne MigaiMC% Perie.
TREMTE-DSOZlftlIE AlfNftE