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pour terminer une o|iération radicnle. L'incision pratiquée par M . Uoiiod a été bénigne, précisément à cause de l'absence de toute manœuvre consécutive; dans ce cas cependant, M. Terrier eût tenu k s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un fibrome simulant la grossesse. Sur liO ovariotomies ou hystérotoinies, M. Terrier n'a fait qu'une seule incisîoD exploratrice.
M. Lucas- Ckampionnière est également d'avis que les incisions exploratrices ne sont que des opérations incomplètes, toujours graves. Cependant, lorsque l'inéision n'est suivie d'aucune manœuvre et ne sert qu'à fixer le diagnostic, elle est constamment bénigne; mats ces incisions ne sont qu'exceptionoellemeot indiquées, à moins qu'on ne veuille ouvrir le ventre k tort ot k travers.
M. Polailion pense que, rincisîon exploratrice ne devant être tentée que si tous les autres moyens de diagnostic sont insuffisants, U. Monod aurait pu pratiquer le catfaétérisme utérin. On détermine ainsi, évidemment, l'avorleraent dans le cas de grossesse, mais on y est autorisé lorsqu'il s'agit d'éviter à la malade les dangers de l'incision abdominafe.
H. Monod a bien songé à la possibilité d'un fibrome, mais a jugé qu'en cas de doute il valait mieux s'abstenir et refermer le ventre immédiatement, dût-on revenir plus lard à une opération complète. D'ailleurs, l'hésitation n est plus possible aujourd'hui, il s'agit bien d'une grossesse.
M. Marc Sée fait remarquer que l'on gratifie ordinairement du nom d'incisions exploratrices les opérations demeurées incomplètes par suite d'une erreur de diagnostic. Les véritables incisions exploratrices, pures, sont fort rares.
M. Trélat déclare que les incisions exploratrices sont loin d'être innocentes, attendu qu'elles sont en effet presque constamment suivies d'un commencement d'opération, ou tout au moins de diverses manœuvres aggravant le pronostic. On ne devra donc y recourir qu'en présence d accidenls menaçant directement la vie des malades, ou si l'on a réellement t'espoir de rencontrer une tumeur dans des conditions permettaBt l'opération radicale.
H. Terrier. hA seule incision exploratrice que j'aie pratiquée a été faite pour acquérir la conviction absolue que ta tumeur était inopérable, ainsi que je l'avais diagnostiqué.
H. Terrillon n|a réuni dans sa statistique que les cas d'incisions non suivies de manœuvres quelconques ; car il ne peut qualifier ainsi une ponction de kyste, consécutive à rincision, dans un cas de Spencer Wells et dans un autre qui lui est persiHinel. Le jjironoslic ne pouvait en être agi^vé en rien. If a d'ailleurs insisté sur les dangers de l'incision exploratrice et sur la nécessité de ne l'entreprendre qu'avec prudence et discernement.
André Petit.
SÉANCE DO 25 MARS 1885. — PRtSIDEMCE DE H. HORTELODP.
E^paroloml* : M. Mloala*. — Ooolnalou intcstinmla : M. T«ni«r. — lApaiotmala : M. Tvrtar. (DlaooMiim : M. Btsgm, M. La Fort, JK. Knied).— Qana Talgnm : WL Lm Fort. — OoohiâloB Int— Hn»U : aa. AoUrat. — DéMOtlea de la cOsTliml* : M. MaUtoB. — Corp* Mrang«n artloalalraB : M. TUUnx.
M. Nicaise dit que dans l'un des cas de laparotomie rapportés dans la dernière séance, par H. Terrier^ il s'agissait l'une femme de trente-neuf ans qui avait déjàsubi vingt-quaU*e lo actions pour ascite symptomatique de tumeurs polykjsUques ]es ovaires et de l'ulerus. — cbex qui un trouva en outre les tumeurs papïllaires plein la fosse iliaque, tout le long les vaisseaux et sur quelques anses intestinales. — L'ablaion fut jugée impraticable, la paroi suturée guérit rapidenent. Les tumeurs poljkystiqoes ont continué leur évolution.
l'état général de la malade ne s'est pas modifié. H. Nicaise insiste sur la lenteur de la réapparition de l'ascite, qui n'a dû être ponctionnée que quatre mois après l'opération, tandis que depuis lors comme uiparavant on doit y recourir tous tes mois.
— H. Terrier lit un rapport sur une observation envoyée par M. Joannel (de Vendôme) intitulée : Occlusion de l'intestin grêle par une bride éhiploïque, péritonite, laparetomie, guérison. Il s'agit d une femme de cinqnaute-Irois ans, chez qui H. Jeanne!, se basant surtout sor les antécédents, diagnostiqua nn étranglement interne par bride périlonéaie. Il ordonna 40 grammes d'buile de ricin, à prendre en plusieurs fois, que le malade vomit, un siphon d'eau de Seltz en lavement, qui ne servit qu'à produire du ténesme vésical, enfin de nouveau 40 grammes d'huile de ricin qui ne furent pas mieux supportés que les premiers. Le troisième jour, sur les instances du malade, il fit la laparotomie aussi antisepliquement que possible. Il trouva une anse d'inteslin grêle de 50 centimètres restée flasque, non dilatée par les gaz, sur laquelle il ne put constater de rétrécissement annulaire. En examinant l'intestin il sentit très nettement une bride se rompre dans la masse intestinale et vit aussitêt le bout d'intestin se remplir de gaz. Il fit aussitôt la toilette du ventre et sa suture, la guérison fut obtenue au bout de vingt-deux jours, malgré une pneumonie et la suppuration de la plaie.
M. Jeannel insiste sur l'absence de vomissements fécaloldes comme signe en faveur d'une occlusion peu forte par
bride.
H. Terrier rapporte ensuite l'histoire d'un malade chez qui il fil la laparotomie en pleine péritonite dans un cas d'étranglement interne.
A l'ouverture du péritoine il s'écoula un liquide séreux. Après la division de l'épiploon, la résection d'une portion de cet organe oui le gênait, il vit au milieu d'anses intestinales dilatées, d'un rouge vif, une portion d'intestin affaissée, flasque, engagée dans une dépression, d'où il put la faire sortir par de Itères tractions. Malgré la toilette du péritoine, un pansement antiseptique, malgré la brièveté de I opération (vingt minutes), le malade mourut de péritonite aiguë, quarante-quatre henres après le début des accidents, vingtsix heures après l'opération.
H. Terrier insiste sur l'importance de l'antisepsie, de la rapidité de l'opération, mais il n'admet pas celle que H. Jeannel accorde aux lavements phéniqués.
M. Berger insiste sur la grande difficulté de faire un diagnostic précis, et sur la gravité de l'opération que l'on fait quelquefois k l'aventure. 0 donne le résultat de sa pratique, qui porte sur six cas. Dans un premier cas il s'agissait d'un cancer de l'intestin, anus contre nature, mort rapide. Deuxième cas, élrai^leinent diverticulaîre, laparatomîe, section des brides, mort rapide. Troisième cas, étranglement par brides; au bout d'un nombre de joure considérable l'intestin fut sectionné par la bride, les matières fécales se répandirent dans le péntoine ; mort. En 1881, appelé auprès d'un étudiant en médecine atteint d'étranglement depuis quatre jours, après avoir eu recours en vain à un purgatif et à l'électricité. Il fut d'avis avec HH. Gosselin, Panas, Terrier et Ghampionuiëre qu'il fallait pratiquer la gastrolomie. Après avoir été obligé de sortir pour ainsi dire tout l'intestin du ventre, il trouva une bride qui s'étendait de la région épigastrique à l'bypochondre droit. Il la sectionna entre deux figatures, sans savoir au juste si elle était la cause de l'étranglement.
Le malade étant refroidi, danrun état extrêmement grave, il fut jugé prudent de terminer l'opération. Le malade fut d'abord long à revenir à lui, puis très uité. Apr^AW^M plusieurs selles il mourut moins de^l^^m^AM^W ropèntion. H. Berger était d'autant moins nàr d'avoir levé
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rêtranglemeot, qu'il a souvent entendu dire> à H. GosseliD > que dans l'occlusion iotestinaLe iL survient quelquefois^ avaut .la mort une évatcuation de-gaz et de matières {m'-l'aDus.
£>airs.un einquièttie cas ii s'agisaaitii'un.étraDglonieBt par une tumeur de PS iliaque. Enfin dans le sixième cas, malgré . l'apparence d'un étranglement |>ar bride, l'opération fut . 'dinerte pa.roe tjuè le malade iivait rt:Htlu nueirtues paz et bu bout de quelques jours' il quitlait l'hôpital guéri îpontanéin«iit.' lËn fait d'étr&ng:lement inlernc, ouèlqué certain qu'on soit' de son diagnostic, la grîivité de I opération doit faire ! hésitèr,'dU M. Berger, si l'on n*a aucun signe local certain
a ni puisse sèrvîr de guide. Dans ce cas il préfère, comme élalon, aVoh" reconrs à Tenlfinïtortiie prâlîquée dians de bonnes conditions^ ■
.'M., LfiFort ne parlage pas l'opiaipri doit. Berger â propos de Topératioiî de Néialoh, doiit l'histoire est un v'ériiablé. martyrologe. Il ne croit oas que i'ôn,dpiv^ tirer dé cç;nclu- ^ siQQ de quelques cas mallieur<çux. La laparàtomie est niuins . grave {(^ue rentérptomie. C'est celle-là qu'il préfère, Jbien . qu'elle expose à faire quelquefois une opération iiiutile..
M. Jlfonod a fait deux Ii^ratoioios, auivias. toutes deux de mort. II. fait l'analyse d'un travail do Schfanun qui porte Sur 190 casavec une mortalitéde 64, pour 100 en moyeune. . Cette morlalilé, qui, avant 18^13 (antisepsie), éitait' de 73 poup lOO^ jost toiobée depuis.à ÔH pour 100. M, Monod pense qu'il est très important d'intervenir de bonne hiBure. Plus tAt on opire, (dus en a <de chances de «u^èa.. < >
^M. LeiFôfi d\t quele genu valgumiiexïlètvé gtiéri par le port d'un appareil. Les procédés de Robin (de Lyon), de Mac Even, de Delore, modifiés par Tiliàu3t,'ont rendu de grands services, mais ils ne doivent arriver qu'après les appareils de redressement. Croyant qu'à l'aide d'une pression constante on peut modifier la nutrition et la forme de l'os, M; Le Fort construisit un pi'emier app&reil composé d'une attelle et d'un bandage qui attiraient la jaltibe en dedans. Au bout de quatre mois renfant élait guéri: Mats le j^rocédé était peu pratique, le malade'deVant garder le Ht. M. Lè Fort fit construire depuis pour uu enfant de huit ans, altetnt- d'un genu valgnm double, un a)ipareil qu'il' présente à la Société. Cet appareil permettant la marche a très bien été supporté pari enfant, guéri aujourd'hui. M. Le Fort accepte Tosléotomie et l'ostéoclasie pour les adultes, mais chez les çhfaHts il craint qu'un décollement i-piphysaire, un ^ravatl inflammatoire de voisinage ne détermine une ossification prépocé et un raccourcissement do membre. C'est pour éviter cet inconvénient qu'il croit bon de recourir^'abord aux appareils orthopédiques.
■ — H. Au^cï (de firest)-lit un=mémoire i. propos de huit observations personnelles d'occInsioA intestinale.
— il. Polaillon présente, un malade à qui il a réséqué le âO jajavier dernier les trois .quarts .externes de la clavicule et qui a conservé la .presque totalité des .mouvements de Tépaule. ' '
■ — H. TUlauœ prétente deux corps étrangiers articulaires, de la grosseur, l'on d'une amande, l'autre. d'une petite rotule.
Alfred PoussoN.
•o^été de tMrapcnBltqM.