SÉANCE DD 35 MARS 18S5. — PRÉSIDENCE DE M. DL'HOAME
T»rpinol : H. Dujardin-Baauxaetz. (DLsousslon : MM. Tanret, C. Paul, Limoiulii.) — Aotton de la tiiaUlne : M. Booharii. (DUouBSion : MM. Fernet, Dnlardin-Beaumetz, Cadet de Oasaioourt.)
H. Dujardin~Beaumetz rappelle qu'en traitant la térébenthine par un carbonate alcalin en obtient un corps qui a reçu le nom de terpinej eKjférience^ de M. Lépine lui
ont démoDtm qu'on peut obtenir avec celte substance de$ eifels mar«fués-et utiles sur le poumon, le rein et les voies urinaires euigénéral; -on peut ainsi, par exemple, n)odifier Ja sécrétion bronchique dana les nlTcotions catarrhales an- <CM-anedik'Mais In terpine^n-est S9luble (|ue dans ^) parties ^'«aui'be qui oblige 'à noyer pwïr ainsi dire Je mériicainenl dans une grande masse de véhicule ; aussi, sur le consseil de M. Tanret, M. Ot^ardin-Beaumeiz a siibstiiué à la terpine le ter,pinoiy substance huileuse, à odeur de jasmin» dont (Vljmiiiatiqn se fait presque explusi veine ut par les voies respiratoires et éfiuX 1 action est.plus nette que.pelle de la terpiinsijr les sécrétions brouchiqaes^ qu'i^lle HuidîTie rapidement, te Lerpinol ei^érimenté dan^ un certain nombre de cas de bleiinorrbagie, à l'hôpital du Midi, »'a,i par çOFitre, fourni aycun effet thérapeutique utile. D'autre part, ce médicamcnl ne liai-art pris' être toxique; il n^a dtlermïné aucun acriib'ni 'chez 'les 'lapins ■ auxqo'éls'M. Dujardin-Beaumelz l'a administré; il faudrait' d'ailleurs, dans des expériences de ce genre, se' ijéfter de'l'àctloii toxique de l'alcool eniployé pour dissoudre le terpinol, car on Sait que l'alcool est très mal supporté par le lapin. Le terpinol est oti dérivé* de la Irrpine ; an l'obtient en faisaat agir .sur elle l'aeide aulforique.
' ' M. Tanm a composé des pilules renfermant 10' centigrammes de le'rpinol, d'après la formule suivante : benznale de soude et terpînol; ââ 1 gramme; sucre, q. s; pour 10 pilules: — La terpine' est de- l'essence de térébenlhine faihydratée; en la chauffant en présence d'un acide minéral ^endu, on la dédouble en eau et en un corps qui n'est autre que .le tetpiobl, c'est-^à-dire un hydrate- de térébenthine (lésbsrdraté. Ce médicament, pense H. Tanret, n'est pas toxique; il en a ingéré jusqu'à 4 grammes par jour sans éprouvei;^ aucun accident appréctabie; il n'a, du reste, observé aucun effet diurétique.
M. DujardinrBeaumetz ta^t observer que H. Lépine avec une dose faible de '50 centigrammes dé terpine a obtenu une action évidente, sur j'urèlhre et les voies pulmonaires.
M'. CofMtantm i'aui'demande ai H. Lépine n'a pns administré le médicament dans un élixir? Jusqu'ici le mode d'administration du terpinol n'est, guj&re mieux connu que la véritable constitution cbtmique,de.ce corps','
M. Tonr.et ^tense que M. Lépine a dû employer un élixir à base d'alcool, car le terpinol n'est, soluble que dans re liquide, daiis l'éthei-, ou dans unegrahde quantité d'eau.
M. Du)ardin'Beattmetz a;admiiitstré le. terpinol dans ile< cachets médicameateiix.
M. limousin demande s'il y a analogie entre ce nouveau corps, le terpinol, et l'hydrate de terpilène.
— M. Huchard a éludié les proitriétés d'un médicament nouveau, la thalline, dérivé ae la quinoléine, auquel sa composition chimique a fait encore donner le nom de tètrahydropara^uinaniSQL C»,Cùafi& découvert en a été
expérimente par 1{. von Jacks.
On connaît aujourd'hui divers sels de tfaailine : le sulfate, le ehltn^ydratè et le tartrate. Le sulfate et lelartrale se pr*'-sentent tous deux sous forme d'une poudre blauchàtre, dissolvant, pour le sulfate, dans cinq foisi et, pour le tartrate, dans dix fois son poids d'ean Le chlorhydrate est peu fixe; il est altérable à la lumière, tlles corps ont une saveur aromatique; le sulfate a une odeur agréable, très prononcée, anabgiie à -celle de lacoumarine; l'odeur, du tartrate est presque nulle. On peut, avec une minime quantité de sulfate de thalline,' enlever toute odeur désagréable à riodoforine. Le sulfate ou le tartrate de thalline en solutràn donnent lieu^ avec une goutte de perchlorure de fer, à une réaction trèa caractéristique; le liquide devient immédiatement veii ém«raode foncé; iJ. est, le tendemain^torft àibitwùeaNlis rou^e le surlendemain, et enfin, le j^u%'«if%W,^lnm<èment décoloré. Cette réaction permet de reconpallre ces sais dans
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l'urine. — R. von Jacks a donné lei< spIs de thallinc, d»ns un certain nombre de maladies, comme succédanés de i'anlipyrine, et aux mêmes doses de 25 à 75 centigrammes el plus, par prises de 25 cenli^Tammes. Ces sels ont une saveur très désagréable; aussi doit-on, pour certains malades qui en refusent l'ingestion, étendre d'eau la sotulion. Comme elTets physiologiques, M. Hucliard a constaté des sueurs plus abondantes qu'avec l'anlipyrine; il n'a observé ni adjnamie, ni phénomènes de collapsus, ni cyanose, ni albuminurie, aucune éruj)tioR. On a reproché h la kairine d'offrir des dangers sérieux par suile aes altérations globulaires qu'elle détermine; peut-être pourrait-on adresser un reproche analogue àlathatline, qui diminue le pouvoir oxydant du sang. Des expériences physiologiques, entreprises avec Ilénocque, ont montré (|ue la ifiidline n est pas toxique; on ne détermine ni convulsions ni ccjniractures, comme cela a lieu avec l'antipyriiie; chez les cobayes, on n'a pu constater la production de la inélhénioglobine, mais on a observé une diminution assez considérable de l'oxybémo^tobine. La thalline jouit encore de propriétés antiputrides; une solution à 20 pour 100 relarde la Termentalion alcoolique.
M. Huchard a expérimenté chez plusieurs malades Taclion des sels de lhalUne; il s'est servi tout d'abord du tartrale, comme étant celui qui présente le moins de dangers. Il rapporte trois observations, dont deux ont trait à des femmes tuberculeuses, et la dernière à un homme atteint de pneumonie; dans ces observations, on voit rabaissement de la température se produire sous l'influence de doses de 30 à 5<) centisramnies de thalline; d^ailleurs, au bout de quelques heures, l'ascension thermique s'est produite de nouveau. Eii résumé, la thalline permet d'obtenir certainement' un abaissement delà température; c'est un antithermique moins sûr et moins puissant que l'antipyrine ; il ne détermine aucun accident, aucun phénomène de collapsus, mais il produit des sueurs assez abondantes.
M. Femet demande à quel Jour de la pneumonie le malade de H. Huchard a pris la thalline.
M. Huchard n'a pas noté depuis combien de Jours la maladie avait débuté; il ne peut donc répondre à la question de M. Fernet.
M. Fernet fait observer qu'il est permis, dès lors, de supposer que la défervescence obtenue par la thalline était lout simplement la défervescence normale.
M. Huchard ne peut admettre cette inlerprélalion. D'ailleurs l'action de ta thalline a été constatée en Allemagne, et en Italie par Rocco (de Pavie;; la thalline et l'anlipyrine sont, non pas des antipyrétiques comme le sulfate de quinine, par exemple, mais des anlithermiques. Au point de vue de son action physiologique, encore peu connue, ta thaïline produit des phénomènes asphyxiques, mais pas de con- Iraclures; elle ne donne pas lieu à la formation de méthéinoglobine; enfin, une demi-heure après son ingestion, elle ^'f'Iimine par l'urine, les sueurs, les larmes, le sperme, où le pierchlorure de fer la décèle par la réaction verte caractéristique.
M. Dttjardin-Beaumetz a expérimenté la lhalUne; il a »btenu un abaissement de la température et a noté des ,11 eurs abondantes. 11 n'a pas constaté les altérations du sang lêcrites par Brouardel et Loye. 11 divise les divers médicaneiits analogues en deux classes : 1° les poisons du sang, [ui sont ta kairine et la thalline; ils diminuent le pouvoir espiratoire du sang et déterminent des phénomènes aspliyi(|ues; ils ne sont pas antiputrides; 2" les poisons du sys- ^nie nerveux, qui agissent sur les centres thermiques, tiel qu'en soit le siège dans la moelle ou le bulbe, et prouisent des phénomènes vaso-moteurs; ce sont la résorcine, antipyrine, et peut-être l'acide phénique; ce sont en même ïinps des substances antifermentescibles. Ce qui fait te
succès de l'anlipyrine, c'est qu'on peut la considérer comme le mcdicamenl antipyrétique te moins dangereux.
M. Cadet de G(usicourt pense que la divergence d'opipion des expérimentateurs au siyet de la production des sueurs après ringeslion de la thalline peut ôlre le résultai, conftme pour l'anlipyrine, de la diiférence d'action d'un raédicaneat plus ou moins pur. 11 désirerait savoir si la température, chez le pneumonique traité par M. Huchard, s'est élevée de nouveau pendant les jours (fui ont suivi l'administration de la thalline.
M. Huchard a noté, en effet, une ascension nouvelle de la couriM) thermique.
M. Fernet se demande s*il y a giand iulérêt à employer des médicaments nouveaux qui abaissent la température d'une façon si incomplète et pour si peu de tctnps. Si leur action persistait pendant huit ou dix heures et pennettailde supprimer l'ascension vespérale? Tavaiilage ne serait pas douteux. Mais doit-on .voir quelque utilité à cet abaissement du chiffre thermique dans une pneumonie, par exemple, si l'on doit en même temps produire des sueurs qui ont {lour conséquence d'affaiblir le malade? Il semble aujourd'hui 'que l'on ne puisse se passer des médicaments allemands; ii'ayonsuous pas le salicylate de soude el le sulfate de quinine, qui peuvent fournir d'excellents effets aniipvré tiques, et permettent d'éviter rexacerbatîon vespérale aans la dpthiénentérie? Peut-être vaudrait-Il mieux faire un peu moins de physiologie expérimentale. M. Fernet ne peut souscrire â l'opinion de M. Dujardin-Benumelz, qui parait penser qu'en dehors de ces médicamonts nouveaux if n'y a pas d'utiles antipyrétiques ou antitliermiqucs.
M. Huchard est d'avis que le salicylate de soude et le. sulfate de quinine sont de bons antipyrétiques, mais n'-«nl.paa une action suffisante chez les phthisiques fébricitanls. Il y a tout avantage, eonire la lièvre à marche rémittente, à employer les nouveaux médicaments, dont les effets antithermiques sont passagers, au lieu de recourir au sulfate, de
Suinlne et surtout au salicylate de soude, médicament. infièle et parfois dangereux. D'ailleurs, tous les malades auxquels il tes a administrés s'en sont fort bien trouvés; s'il a cru devoir se borner, pour cette fois, à traiter le côté physiologique de la question, on ne peut nier cependant (jue les observations qu'il a apportées n élucident le cûlé «Unique, Quant à la tlialline, en particulier, elle ne mérite pas le reproche de M. Fernet, car son action anlithermique se prolonge, plus ou moins marquée, pendant plusieurs jours.
— La séance est levée li cinq henres trois quarts.
André Petit.
REVUE DES JOURNAUX
CompoaUlmi e< jproprlélés de l'crcol de «olgle, par
M. R. KoBERT. — L'auteur a réussi à obtenir à un état de pureté relatif trois des principes qui entrent dans la composition de l'ergol de seigle : les acides ergotinique et sj)ha~ céiinique, et un alcaloïde, la cornutine. Les propriétés chimiques et physiologiiiues de ces corps se trouvent étudiées avec grand soin.
1" Aride ergotinique. — Azoté, forme la majeure partie de ce qu'on appelle Yacide sclérotinique, el qui n'est qu'un mélange. Cet acide est de la nature des glycosides. Introduit dans l'estomac, il se décompose : en injections souscutanées ou intraveineuses, il produit un narcotisme profond et une paralysie de la moelle, mais n'a aucune action sur les ^ contractions utérines. Cet acide ne produit pas la gangrène. ^
2 Acide sphacélinique. — Non azoté, présente un aspect
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3 Atril 1885
résineux. Introduit dans l'organisme animal, il agit principalement snr la moelle allongée, excite les centres vaso-moteurs, k forte dose paralyse le cœur. Il n'est pas démontré qu'il agît sur les contractions utérines. Cependant, d'après Kobert, c'est à lui qu'il faut attribuer l'elat tétanique de t'atérus qui caractérise l'action de Tergot de seigle. L action la plus nette de cet acide, c'est la production delà gangrène.
3' Comutine. ~~ Alcaloïde de composition encore indéterminée. Il ne lirait agir que sur les centres vaso-moteurs, et son action irritante sur ces 'centres est plus persistante que celle de Tacide sphacélinique. Ceci démontre incidemment qpe ce n'est pas à celte action sar le3 centres vasomoteurs qu'on peut attribuer l'action gangrenante de l'acide sphacélinique. La cornuUne provoque une raideur des muscles qui peut dégénérer en convulsions si la dose est augmentée; on remarque des mouvements violents du tube digestif et de l'utérus gravide ou non; mais ces contractions irréçulières de l'utérus n'ont aucun rapport avec le tétanos uténn que procure l'ergot employé dans un but obstétrical. Cependant, comme déjà à très petite dose la cornutine provoque des contractions utérines, sa présence dans les préparations de seigle; ergoté est utile. , -
Quant aux autres principes découverts dans le seigle ereoté, la triméthyUmim, l'alcaloïde extrait par Schmedebei^, Falcalolde résultant du dédoublement de 1 acide ei^otiniaue, les ergotinines amorphe et cristallisable de Tanrel, Robert leur refuse tonte propriété active; la base volatile, analogue à la conine obtenue par Winckler, est probablement identique à l'alcaloïde volatil découvert par Tanret; son action est toxiuue, mais a été peu étudiée; la picrosclérotine de Dragendorff est également toxique, mais insuffisamment étudiée. Enfin les matières colorantes découvertes par Podwyssolzki paraissent être absolument inactives; elles n'offrent guère d'intérêt que pour le médecin légiste.
Kobert rejette absolument l'emploi des extraits de seigle ergoté en injections sous-cutanées, k cause des contractions irrégulières et tumultueuses qu'ils provoauent du cAté de l'utérus; il voudrait qu'on n'employât que te principe tétanisant chimiquement pur, une fois qu'il sera indiscutablement connu. Il recommando les extraits français, qui renferment aae quantité notable de cornutine et d'acide sphacélinique, mais rejette absolument Fextrait de la seconde édition de la pharmacopée allemande, qui ne renferme guère que de l'acide ergotinique. (Arekiv f. egeperiment. Pathol. u. Pharmakologte, BdXVm, p. 3lé, 1884.)
De la 0Mgni««iM *m MKf » par H. LOwiT. — Dans un premier mémoire {Sitzungsber. Wien. Akad., 3. Abth., l. LXXXIX), l'auteur a démontré que les petites plaquesdusang ne jouent aucun rôle dans la coagulation du sang, dans le sens où l'entend Bizzozero. Ce résultat négatif ne pouvait rien apprendre, quant à la nature et au r6ie de ce nouvel élément du sang. L'auteur a donc entrepris une série d'expériences et d'observations microscopiques, et il a pu formuler les conclusions suivantes :
i» Les petites plaques du sang n'existent pas préformées dans le sang normal et dans les conditions normales de la circulation;
2° Elles se forment dans le sang dès que celui-ci est le siège d'altérations pathologiques susceptibles d'en délerniiner c la mort »;
3° Les petites plaques peuventse formeraux dépens des globules blancs, mais il n'est pas démontré qu'elles ne reconnaissent pas encore une autre origine;
4* Ces petites plaques, tant qu'elles n'offrent pas certaines altérations, sont formées par une goutte oa un disque de matière homogène à indice de réfraction variable, appartenant, d'après ses réactions, ft la classe des globulines, et constitàant probablement de la paraglobuline;
5° Les globules blancs périssent très vraisemblablemeai après avoir donné naissance aux petites plaques du sang;
6° Les petites plaques subissent déjà, sous l'influence du plasma sanguin dépourvu de ferment, des modifîcalions dans leur soluoilité; celles-ci s'accentuent lorsque des ferments se développent dans le sang, que ce soit te ferment de la fibrine ou tout autre; il se forme alors une cglobuline modifiée » qui se rapproche beaucoup du produit intermédiaire peu soluble du substratum coagulable altéré par U fermentation ;
7* Sous la même influence, la substance des petites plaques s'altère et devient en partie granuleuse;
8* Cette matière granuleuse, abstraction faite de sa composition chimique, se distingue de la substance homogène primitive par la manière dont elle se comporte vis-à-vis des réactifs colorants et par sa consistance et son élasticité;
9" Il est possible ae déterminer, sous de certaines conditions, dans une solution saline de paraglobuline, le dépAlde petites plaques ou de petits disques homogènes de cet albuininoïde, semolables aux petites plaques du sang; on peut arri«r au même résultat avec le fibrmogène;
iO* La solafailîté de ces petites plaques artificielles de paraglobuline se modifie de même que celle des plaquettes sanguines dans les mêmes conditions;
11' Ces deux sortes de petites plaques présentent tacan d'autres modifierons morphologiques analt^oes sous l'influence des mêmes causes.
12° Il parait rationnel de donner au nouvel élément du sang le nom de petites ptaques de globu^line {Sitzungsber. der Kaiserl. Àkad. der Wissensck., mat h.-natuno. Clatte, 3. Abth., t. XG, Hea 1-2, 1884.)
PropmpitloM des «ehlMM/eMMi par- le» nMachM, par
M. G. HAnPMAHtf. — Par des expériences très minutieuses, l'auteur a démontré que non seulement les mouches atisûibeat avec leur nourriture les schizomycètes, mais que ceus-ci ne perdent pas leur vitalité dans le corps des mouches et la conservent même dans les excréments de ci»lles-ci. Lesei|)ériences ont particulièrement porté sur I& Mierococeus pr$digiosus et le Baeiilus fœttdu». L'auteur compte taire des eipériences analogues avec le bacille de Ja tuberculose et le mtcropliytes des autres maladies infectieuses. Ainsi se vérifierait et se généraliserait pour d'autres maladies infeclieus» le fait de Ta transmission du charbon par les mouches {Arehiv far Hygiène, 1884, t. II, 3.)
Attolofte dm ehwfc*a, par M. ScHRAKAMP. ~ ToUS le
auteurs sont d'accord aujourd'hui pour reconnaître que 1 charbon ou sang de rate est dû à la présence et au dévelop pement dans l'oi^anisme d'un microphyte, le Baetertum a BacUtus anthracis. Mais l'on n'est pas aussi bien fixé su la manière dont se fait l'infection, et surtout on n'a pu t\y\
Suer l'explosion subite et renouvelée diverses années de suili ans des régions parfaitement circonscrites, d'épidémif meurtrières de charbon. D'après Koch, les spores ne se foi meraient pas dans le cadavre de l'animal; le vrai substratu de la bactérie consisterait en parties végétales en putréfa tion; le développement se ferait rapidement en été dansi régions marécageuses, sur le bord des fleuves, puis se te minerait par la formation de spores capables de passer Tl ver; ces spores seraient amenées sur led prés par les baul eaux, et làavalèes par les bestiaux. Pasteur, au contraire. < d'avis que la formation des spores a lieu dans les cadavi ou leurs restes, et par conséquent sous le sol ; les lombr ramèneraient ces spores à la surface et souilleraient ai l'herbe des prés.
Schrakamp a repris la question et a cherché à la résout expérimentalement en se servant de divers échantillons terre comme milieu de culture et 4^i^9^^^<MUions (urii sang déRbriné, sérumpiMâàfrydMbfnJ^mnBe, etc.).
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constata dans tous les cas un développemeut de bacilles isolés, de filaments (leplotiirix), de filaments renfermant des spores, enfin de spores isolées. Le sable quarhteux réussit le mieux, le gravier moins bien, enfin la terre des janlins moins bien encore. La température la plus convenable est celle de 35 degrés, et les bouillons de culture les plus appropriés ceux d'urine et de sang. On peut donc supposer que les animaux malades en répandant sur le sol leur urine Timprégnent à la fois du micro-organisme et de son bouillon de cuUure; dès lors le développement a lieu, et il se forme de nouvelles spores q^ui, dans des conditions favorables de température, d'humidité et de terrain, peuvent donner naissance à une nouvelle génération de bacilles et de spores; ces sj)ores peuvent rester dans cet élat fort longtemps, si les conditions favorables à leur développement ne se produisent pas, ou bien elles sont absorbées par les animaux, et alors déterminent chez eux la maladie charbonneuse. Les inondations, comme on le sait, favorisent le développement de ce raicrophyle, et par suite celui des épidémies. Il est évident, dès lors, que le niveau pins ou moins élevé de la nappe d'eau souterraine influe sur la proiluctton ou la disparition de la maladie, de même i|tte pour la fièvre typhoïde et peut-ACre le choléra. {Archiv fur Hygiène^ 1884, t. H, n- 3.)
BIBLI06RAPHIÏ
Contribution a l'ëtddb de la phlegmasia alba dolens, pbr M. DB Bhun. Thèse de Paris, 188i. — La lecture alteniive ries observations personnelles et des observations tirées de différents auteurs, publiées dans cette thèse, est loin d'éclairer cette question, déjà si discutée. Laphiegmatia alba dotem est un syndrome mal défini : si au point de vue purement sytnptomatîqae Vcedèiiie blanc douloureux peut exister sans phlébite des gros troncs des membres, ousicette pldébile peut ne pas s'accompagner d'oedème blanc douloureux. Il perd toute sa valeur si on a£nel des états où l'oedème peut manquer, où il n'est pas blanc, où il n'est pas douloureux. A notre sens, une question ainsi compliquée aboutit à cette conséquence de rayer du cadre nosologique la phlegmatia alba dolens, ou de rayer de l'élude de la phlegmatia alba dolens tous les cas que l'auteur rapporte à la forme latente. Nous pensons d'ailleurs que toutes ces formes trouveront bien plus logiquement leur place dans le chapitre de la phléliite des membres, et que les variélés cliniques pourront être rallacbées plus clairement aux variétés aoalomiques, suivant que l'oblitération veineuse est complète ou incomplète, suivant que les lésions des parois veineuses sont limitées aux diverses transformations du caillot, à l'extension de l'inflammation des tuniques internes à la tunique externe, an lissn cellulaire ambiant, i rartére ou aux lymphatiques voisins, aux nerfs qui accomfv^neat le cordon vascnlaire. En ne fH-euanl pas un parti nei et radical, on cotilïibaè à embrouiller davantage une question déjà trop obscure.
L'auteur admet encore une phlegmatia alba dolens puerpérale infectieuse, survenant dans les cinq premiers jours, une phtegmaiia alba dolens non infectieuse, survenant plus lard. C'est encore une question bien discutable. Phénomène infectieux ne veut pas cJire accidt^nt grave à brève échéance, ta septicémie peut guérir, cl elle est cependanl inrectitiuse. L'auteur admet que h phlegmatia alba dolens résulte d'une phlébite partant des ligaments 1 arges- La phlébite utérine puerpérale est toujours infectieuse ; «Jonc, quelle que soit l'époque de son apparition, la phlegmatia ^Iba dolens peut être infuelieuse. On trouvera d'ailleurs dans c^ti travail de nombreuses observations bien prises et instructives, 'auteur n'a pas donné de conclusions, parce qu'il ne pouvait pas donner.
Le kassage par le médecin, par le docteur Léon Petit, j 'après les ouvraga du docteur Rebmayr. Coccos, édit. — Le fwassage doit occuper sa place à cèle de la ^mnastique, qui a ( fKXit d afiinilé avec lui, à cdé de l'hydrothérapie et de l'électro- ■ |~»^rapic. Certains praticiens ont obtenu, grâce à cette méthode g^ljérapeutique, un succès justilié et quelquefois retentissant, f ^'auteur a doue rendu service en accommodant ft la forme d'une
publication didactique deux mémoires du docteur Rebmayr (de Vienne). Son livre est d'une lecture facile, il est clair, les chapitres en sont bien distribués, et il ne manquera pas d'être lu avec inté* réi. Mais, si le massage peut être utiiedans certains cas, il peut être nuisible dans d'autres. Il présente des indications, il réussit, l'Ace à des propriétés qu'il est bon de connaître. L'auteur a donc i en fait de réserver une place importante è la physiologie du massage dans le chapitre des généralités, qui con^itue la première partie du livro. La seconde partie s'adresse aux indications spéciales du massage. Certaines des notions qui regardent le massage en obstétrique, en gynécologie et en ocuhstique, ne seront pas facilement admises. Nous reconnaissons d'ailleurs aisément que l'expression utérine peut être exécutée souvent avec avantage, en particulier au moment de la délivrance. La troisième partie est consacrée à une étude trop rapide des mouvements, et n'entre peut-être pas dans la matière énoncée par le titre.
Érens SUR les cystites blennorrhagiqubs, par le docteur
F. I^RÊvosT, ancien interne des hdpitaux. Thèse de Paris, 1884.
G. Masson. ~ \a cystite bleonorrhagique aiguë peut affecter isolément soit le col de la vessie, soit le corps de l'organe; mais, par l'expression cystite blennorrhagique du col, on doit entendre en réalité une uréthrite postérieure aig«é\ dont les lésions ana> torao-patho logiques ont pour siégo'la muqueuse do l'uréthre pos* térieur, c'esl-à-dirc de la porlibn'UU canal situréé eïl arrière dtt sphincter membraneux; elles n'empiètent pas sur la muqueuse vesicale. Uecounaissaiit pour cause lantét l'état constitutionnel du malade, lyinphalisme, arihrilisme, tantôt un manque d'hygiène ou une thérapeutique mal dirigée, et particulièrement les injections forcées, qui ouvrent le passage au pus vers l'uréthre postérieur, celte cystite apparaît à une époque très variable de la blennorrhagie': parfois dûs les premiers jours; vers la quatrième semaine le plus souvent; dans quelques cas, au bout de plusieurs mois après la guérison de l'écoulement. C'est ce qui conduit l'auteur i admi^ttre la division en cystites précoces et cystites tardives. La symptomaiologie est étudiée d'une fiicon fort cnnplète. et aux symptémes classiques de l'affection l'auteur en adjoint trois autres d'une réelle importance : 1" la sécrétion muco-purulente de l'uréthre postérieur, dont l'existence doit être recherchée avec soin; 2° l'incontinence relative des urines, due è laparécie du sphincter uréthral, et qui ne se rencontre que chez certains malades; 3° le spasme ou la contracture du sphincter uréthral, et la rétention incomplète d'urine qui en est la conséquence. A l'état chronique, la cyâtile blennorrhagique entraîne de graves complications vésicales et rénales; elle est l'origine de pyélonépbrites mortelles. Enfin la cystite aiguë du corps vésîcal a une existence indiscutable, mais elle est souvent très fugace; elle s'accompagne, surtout dnns la forme suraiguë, de lésions analogues du cété des reins. L'auteur formule en terminant les règles thérapeutiques spéciales aux diverses formes de la cjslite blennorrhagique : traitement autipblogisliquc dans le cas de cystite aiguë du col, surtout au début; instillations de nitrate d'argent lors de mlile subaiguë ou chronique i enfin dilatation forcée ou section iTii sphincter membraneux de l'uréthre s'il existe une cystite chronique rebelle.
De la DOtlLEI]R l>HYSIQi}E ET HOIIALE AU POINT DE VOE THlilO-
LOGIQUE ET PATHOLOGIQUE, par le docteur 0. Saint-Vel. Pari», 188i. A. Delahaye et K. Ijecrosnier. — Cette étude est divisée eu cino chapitres principaux, dont le premier est consacré & des considérations générales d'anatomie et de physiologie sur la sensibilité et la douleur, et dont les trois suivants renferment l'analyse des phénomènes douloureux dans les névralgies, les vîscéralgies, les diverses maladies aiguës ou chroniques des différents appareils de l'organisme. Mais la partie la plus neuve et la plus intéressante de l'ouvrage est représentée par le dernier chapitre, dans lequel l'auteur envisage le rôle de ta douleur morale considérée eomnie cause de maladie ; on y trouve traitée l'influence des passions sur l'économie au point de vue morbide, et le mode d'action du chagrin dans la palhogénie des états pathologiques de l'économie tout emière ou d'un organe en particulier. Cette influence des causes morales dépressives, considérées & tort eomme des causes banales dans l'étlologlc des maladies, s'exerce avec une grande puissance, et peut, dans bien des cas, modifier dans de notables proportions la durée de l'exisleocc.
Des portes d'entrée de la tuberculose, ^r le doctrâr^ F. VERCHÉnB, ancien interne des hôpitaux. Thè:je de Paris, 1884.. Alex. Coccox. — Intéressant travail sur la tuberculose bacHiaire
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3 Avril 1885
dans lequel l'auteur établit que le germe contage pénètre dans récouomie : l' sous forme de bacille à l'état parfait, lors d'ioo' culatJon directe (tubercule analumique), d'innalalion bouche à bouche, d'iugesliou de produits tubercu)eu:£ouderaj)prochcmenis sexueU.avec .un sii^et âOeclé de tuberculose géntlale; î' sous forme ;de sporas) par l'intermédiaire àç l'air extérieur, où le bacille ne pcut-iirri.ver à l'état adulte ; duat ce,^u'oa observe pour les glandes as la peau, les glandes u)ammauHifiy-l«# alfectioiis cutanées, lu lupus, les lésions scrofuleuses de la peaii, eL iuissi, pour les voii s ucrteiines. L'béiédité ùi l'égard de la tuberculose existe; elle peut s'e.\pli(^uer par la traosmUsibilité d'une prédisposition particulière, créant un milieu de cultore favorable, et souvent parles miiiiifestatians héréditaires de lascrofulje,.a]iienaut des lésions suficrricicltos, véritables portes d'entrée pour le germe contage. D'auire part, il existe à coup sûr des étals réfractaires' i la lubenulose. L'auteur étudie eosuile l'évolution locale ou la généralisation de l'élément infectieux qui a pénétré dans l'organisme : dans le premier cas, la forme embryonnaire peut demeurer persistante; dans le second, on observe toujours le développement des spores et la forme bacillaire. Le traumatisme joue un rôle important au point de vue de la généralisation par infection secondai rt! rhcz les individus porteurs d'un ou plusieurs foyers de tuberculose locale existant depuis un temps plus ou moins long à l'étal indépendant. D'autre part, l'infection générale primitive peut, par dilTérents mécanismes, auto inoculation iuterstitielli:, diapëdésc, etc., fournir des microbes capables de former des colonies fécondes en certains points de l'organisme.
Contribution a l'étude du mécanisme de u mort pab les courants électniques intenses servant a la hîmiébe électrique,
AtJ TRANSPORT RE LA FORCE, ETC.. par le dOCtCur E. GHANCE.
Paris, l^Si. G. Mnssoii. — Après avoir relaté un certain nombre d'accidents morinis survenus par suile du coiilacl des fils conducteurs d'un puissant générateur électrique avec les parties découvertes du corps humain, et en particulier après avoir reproduit les différents documents officiels relatifs à la catastrophe survenue aux Tuileries le ■g août 1882, le docteur Grange recherche, au point df! vue physiologique et pathologique, l'influence des courants électriques intenses sur l'organisme, et le mécanisme par lequel ils déterminent la mort. Les expériences auxquelles il s est livré loi font ailmeitre que le bulbe racbidien est le point de l'encéphale le plus sensible à I action des courants électriques intenses, et qu'il produit sous leur influence, d'une part, l'arrêt de ta respiration en tant que centre d'innervation, et, d'autre
Bart, l'arrêt du cœur par Vintermédiaû'e du pneumogastrique, ans toutes U s expériences, l'auteur a noté la suspension de la respiration, et, à i autopsie, a toujours trou\-é le cœur dans le relÛLîh'ement : le Inilbe offrait constiimment soit un piqueté hémorrhagtque intense, soit une hémorrhagic, capillaire. 11 semble démontré que c'est la variation brusque de potentiel qui agit d'une façon dangereuse sur l'organisme; la mort peut être amenée, en elTet, par des interruptions multiples d'un courant qui, non interrompu, est p;irfaitpmeni supporté. £n conséquence, les générateurs à cournnts niternatifs sont beaucoup plus dangereux que ceux à courants continus.
Uk l'alcoolisme ET DE S.ES DIVERSES MANIFESTATIONS CONSIDÉRÉES AU POINT DE VUE PHYSIOLOGIQUE, PATIIOLOGIQUB» CLINIQUE ET HBDICO-
LÉûAL, par M. le docteur Lentz, médecin directeur de l'asile d'Rliéués,à Touruai. In-SodeSliO pages. Bruxelles, Mayolez, 1881. — Monographie détaillée de l'alcoolisme, instructive surtout au point de vue des désordres psychiques qu'il entmine. Aprôs des consiJérnIions générales sur 1 action physiologique de l'iilcool, et tes transformations qu'il subit dans l'organisme, l'auteur étudie l'intoxication aiguiS ou ivrosse, et l'intoxication suraignë. Puis vient l'ulcooliitme chronique, avec les lésions oiguniqucs et les perversions de ta nutrition et du syslèmo nerveux qu'il cause. Les épiphénoiiiènes aigus se produisant sur ce terrain, comme le deiirinm lrme»$ et la folie alcoolique, constituent, sous te nom d'alcoolisme psychique» U troisième partie de l'ouvrage, t^ni se termine par une étude intéressante de l'alcoolisme héréditaire et de la dipsomanie. De nombreuses obsenralions contribuent sinulièrement à l'inléràt' de ce travaiL qai a été couronné par Académie de Uelgique.
De l'eczkma, par le docteur L. Ueligny. In-8" de 120 pages. Paris, 1N85. Asselin et Houzeau. — Travail de compilation où l'auteur évite de se prononcer sur les questions controversées. La partie thérapeutique, notamment la médication hydromînérale, est traitée avec détails, et sera consultée avpc fruit.
VARIÉTÉS l-'agrégatiok et le professorat.
Un honorable confrère des déparlements me ilemand» « jusqu'à quel point U foncUoD des agrégés de médecine est professorale >, et si « ce doit être uoe règle que les professeurs Ulutaîres soient recrutés parmi les agrégés ».
La vèpfta^p^ à, celte question est tout entière dans un historique de rilistilulion et desvicissitudes qu'elleatraversées.
Au dix-septième slècJe.déjÀ, les professeurs de l'Ecole de médecine de Paris étaient assistés dans leurs cours par les bacheliers, chargés d'instruire les élèves sur des points particalîers de la science; et, même longtemps auparavant, l'Ecole de Afonipellier avait eu des professeuffi agrégés chargés de supploe'r les professeurs. La situation de bachelier, d'agrégé constituait des titres, mais non des droits, à L'obtention d'une chaire. Au dix-huiliênie siècle, la crcalioii au sein de l'IIaiversité d'agrégés no.iimés au concours (Lettres patentes du roi, 3 mai 1766) fut la principale des mesuirs imaginées par le gouvernetiient pour rendre de la force à l'enseignemenl public, qui avait noiablement fléchi depui-^ l'expulsion des Jésuites (17G2). Aussi a>t-elle porté sur la Faculté des arts (lettres), à laquelle on n'attacha pas moins de soixante agrégés. L'Université, même par' l'organe des Facultés que l'édil ne visait pas, notamment par la Faculté de médecme, protesla énergiquemenl. On ne se faisait p:is\ dans ce letnps-là, à cette intrusion du concours dau^ de> établissements d enseignement où les professeurs él:iîfiit nommés au choix. Ceux-ci voyaient surtout dans l'ai^régalioii, devenue le marchepied du professorat, le tort fait à leur clientèle de bacheliers et de licenciés. « Voulons, disait fii effet l'article 1", qu'à compter du 1"^ octobre prochain il no puisse être admis des professeurs ou régents pour les cullèp;e.< d'Harcourt, du Gard in al-Le moine, etc., que parmi ceux qui font actuellement professeurs ou régents dans lesdils collèges, ou parmi les docteurs agrégés affectés à ia classe racante. » La pensée de cet arlicle est confirmée par ce qui suit : c Voulons que les chaires qui viendraient à vaquer à compter du jour de nos précédentes Lettres ne puissent èlrt' remplies que par des professeurs ou régents d'autres collège^ , jusqu'à l établissement desdits docteurs agrégés. » Il faut ajouter que, en 1776, une '■*'i>ire étant devenue vacante au collège d'Harcourt, une demande par requête au Parlempnl, d'autoriser le choix du titulaire en dehors du corps des a^rn'gés, fut rcjetéi; après de longues disputes.
L'intention de l'édït n'était donc pas douteuse. L'agrè/ation devait être la pépinière du professorat, et, si rinstitulïtiti eût pénétré alors dans la Faculté de médecine, il n'os.i douteux qu'elle n'y eût présenté le même caractère. Mni.s, pour la retrouver chez nous, il faut traverser le grand ébrnn— lement de la fin du dix-huitième siècle, qui emporta, a\<fc tant d'antres institutions, les Facultés elles-mêmes; il Paul aller jusqu'aux premières réparntions do l'édifice social et jusquà la reconstitution de l'Université. '
La loi du 14 frimaire an III (-1 décembre HO^) qui établit les Ecoles de santé, celte de messidor an IV (z juillol 17UG) qui porte règlement pour l'Ecole de Paris, attachent àt chacun des professeurs un adjoint n'ayant rien de commun avec l'agrégé. Dans le règlement pour î'Ecole de MontpeIlit> du 2 fructidor an XI (:2 août 1803), il n'est question nid'agr»>— ' galion, ni de suppléance, ni d'adjuvat, bien que des stip— pléanls soient attribués aux Ecoles de droit dans un dècrt.-| postérieur de dix jours seulement au précédent {ii fnicli^ dur). Eufîn le fameux décret du 17 mars 1808, porlant orj> z\ . nisation générale de l'Université, et qci transforme le.s Ecof^^^ en Facultés (il y avait à cette date ciijq^Ecolesdejnêderiu*^^ l'arrèlé du 20 piairial tm. XI en ayant cr^nurai^urin une à Mayence), n'établn'^l''agr égal ion que po^fe^ff/'rr-.<4 ^
s Avril 1885 GAZETTE HBBHOHADAIBE OIE HÊADGIIIB 1&T 'DE'GHIKURGIE - NM4 - 235
Ac même nue les Lettres patenftrs irten*&Tie l'àvaienl établie (jue pour la Faculté des arts: or, )k encore se' révèle là pensée de faire aulanl que liosfeible'dé ragrégiilioii la source eirlusive du professorat; car il est dit, article 120, que le aoinbre dasAgrégéa ttra<A tuffifem^urr&m^lacÊFinfro' fersoursdes Wcées», ce nombre ne pMmat>toiitel»is excéder
l'el'iî des prolesseurs.
On arrive ainsi, sans cliangement appréciable, à l'ordonuance rpraAe du 2 Cévrier 1823, portant réor^aaisation de la Faculté de nnédecinede Paris, supprimée par ordonnmee' du il novembre 1842. L'nrtîcle 1" crée, pour vingt-trois profèsseurstitulaire-ijUii corps detrente.siif agrégés (nommés au concoury, sauf vingt-ijuatre pour la première rormaliûn,et ponvaiit Jpvcnir agrégea libres klA fin de leur Rxercice). Les fonctions Oe ces agrèges soiit.ainsi définies par l'artii:le 2: « Les agrégés eu ejiercii:e sont appelés à suppléer les professeurs en, cii d'Ëinp««b«ment» à les assister pour les appels, et à faîne panîe des jurys d'examea «t-de thèse, sans toutefois pouvoir s'virouTer eii'majorité ; ils ont dans linsiruction pnbliqao le mi-nwi Tatt| qne les mpplêarits des professeurs des Ecoles df droit. > Quels privilèges l'ordonnance accorde-l-tflle aux. agn-^f^i en ce qui concerne raccessibilitc au professorat' (rerruté par présentation de la Faculté)'? Les agrégés dans k ressort de la Faculté de Paris qui ont atteiut rài;e exigé ^Qt de rfrMl-eiBdtdaU pMf'.tcs' pteftt dfi ^mfesseur qui T>nii''ntà vaquer (arl. A); mais pourront être compris dans le- présentations les nrofessenrs et les agrégés des autres f'aculiés de médecine nu royaume (art. 12). De plus, le grand iLititre pourra, sur l'avis tavorable de la Faculté, du conseil 3<'adéiiii(|ue et du conseil rojal, conférer le titre d'agrégé libre à des docteurs âgés de (juarante ans au moins, qui ic-juièrenl ainsi droit de candidature au professorat pour chaires de clinique setilement (art. 5). Alais l'article li, }ii vient tl'élre cité, dit expressément que les six candidats p.v«atés, dont trois par la Faculté et trois par le conseil .fadéiDique, eeront c le$ un» et les autres piH» dans les.
Suniont la révolution de 1830. Les professeurs éliminés [ ^1.1 Faculté de Paris par l'ordonnance au 21 novembre 1822 I • .1. réintégrés. Le concours est rétabli. Le privilège réservé ' :i i a:;réyés par l'article 4 de l'oidonnauçe du 2 février 1823 -si ïùoli, et devienneitt admissibles au concours tous les
oft^uru âgés de vingt-cinq ans accomplis (ordonnance j.ale du 5 octobre 183Q). C'est ainsi que Rostan put con- T'irir pour une chaire de clinique et fut nommé. Une-nou- -lle révoliilioM passe sur nous, et le décret impérial du <isool 1854 établit (art. 6 et 7) que les professeurs seront vjiamés par le chef de l'Etat, parmi les docteurs kgè& de ii-r -ie ans ou parmi les membres de l'Institut ayant rempli .-i uns et les autres certaines conditions d'enseignement
mé. Les sappléances, dans les Facultés, peuvent être coulées mèioe à de simples docteurs (art. 9). Les agrégés, qui
nriiiuent à ttre nommés au concours, sont ainsi dépouillés
uuml privilège; ils sont? à la disposition du ministre», qui , u le., attacher temporairement aux diverses Facultés du
1 àiie ordre, suivant les besoins du service (art. H). Déj^^ le orj-aiiique dii 9 mars 18ô2, qui attribue au président
-V i-i Kéi»ublique, sur la proposition du ministre de l'instruc-
i 'fi ['uliii.nie, le droit de nommer et révoquer les professeurs I i âcultns, disait que ct;ux-ci doivent être choisis « soit
■ifLîi lôs docteurs âgés de trente ans au moins, soit sur une -ib!f liste de présentation qui est nécessairement demandée
<i. taeulié où la vacance se produit ou au conseil apadé-
-■l'ie > lart. 2) (1)- C'est la reproduction d'une disposition
^-nl^e lie la loi du 22 février 1823, moins les réserves au
['vfit des agrégés.
Un peut voir par cet apprçu historique que les liens c|e
1 l^poU U loi lia 11 r«*rier 1880. c'> *t ' > Section permanente «lu caase%l tupé- ' '-' tt tinnriàeH*m ptMifHe i\\A pr^i-itle pour ctiaquo chiire vacante deux cm- ^ caacwnnMeut avee la FmttlUé ùiiAnMét.
l'agrégation avtec le professorat «ê sont peu à peu relâchés au fur et à mesure des changements introduits dans l'organisation, de l'enseignement supérieur^ LeB-fNreJleaseurs eux*n[iéine8 s'y sont plusieurs fois prêtés. G*est>-cominfr docteurs ayantrempli les conditions voulues d'enseignement privé que Darembei^^t: M. G. 'Séeont été nommés à deschaft-^ v?fca'ntï^, ' sur la préseittatidn de la Faculté de f aHs. EH réalité, professriral est' beaucoup moins 'mi/nacé de la cpncuri-ençe du doctorat dans le sptèmedc la présentation que. datis celui' du concoure, puisqu'il est toujours libre de..ne faire entrer dans.ses-iistes que des agrégés, Landis qu'il ne le -serait . pas d'empêcher un doeteur de se ^montrer supérieur dans des épreuves publiques. 11 faut pour cela, il est vrai,— mais c'est ce qui a lieu, — que Fes listes du concours académique soient toujours primée^ àiix ]^eux.dn ministre par cilles des Facultés. , ■ ,
J'i^joute eu terminant que les choses se passent à peu près de même dans les Facultés de droit. Les nominatioHs aux chaires se font par présentation, et les professeurs ne manquent plas de présenter des agnfcgés quand ils en ont à leur disposition. L'article 0 du décret' du ti août 1854^ dit quo a les suppléances des Facultés sont confiées par le ministreà des agrégés k des docteurs^, et l*oii a vu plus, haut que, aux termes de la loi du 2 février 1823, les agrégés de la Faculté dé médecine de Paris sont, assimilés aux suppléants de l'Ecole de droit. Ces suppléants datent de l'oi^anisalioa des Ecoles de droit (13 mars et 21 septembre 1804),- et le décret d'août 1854 a conservé aux suppléants alors existants ta durée et les émoluments de leurs fonctions. Les suppléants nommés au cOrti'Oui-s sont de véritables agrégés, et ils en portent généralement le nom ; mais il y en a aussi qui ne sont que docteurs, et c'est l'analogue de certains chargés de cours des Facultés de médecine. Encore ici la règle est de préférer les agrégés aux simples docteurs. Seulement, chez nous, à pari les nécessités créées daas ces derniers temps • par l'augmentalion presque subite du nombre, des Facultés, les ezceplioas à oelte règle soal rares, tandis que, dans l'ordre dn droit, la pénurie des agrégés (nommés pour dix ans, H«x termes du Statut sur l'agrégation des Facultés, du 16 novembre 1874), oblige souvent à faire entrer des docleurs dans les Facultés qui sont au nombi'e de neuf. Il importe encore de faire remarquer que les agrégés présentés par les Facultés rie droit le sont par ordre d'aneienneté, w qui amène forcément un inconvénient, plus facile à éviter dans les Facultés de médecine, celui de rompre tout rapporii dans un ordre d'enseignement où les spécialités sont au'ssi tranchées que dans l'ordre médical, entre la nature de la chaire et les aptitudes du nouveau professeur.
PnOPOWTtOH DE LOI AYANT POUR OBffiT d' ACCORDER UNE RÉCOM- PENSE NATIONALE A M. LE DOCTEUR MAILLOT. — DailS Sa séBOOC
du 28 mars dernier, la Chambre des députés a reçu communicam tion d'une proposition de loi ayant pour but de faire voter en faveur de M- le docteur Maillot, ancien président du conseil de' santé des armées, et k tiire de récompense nationale pour les services éminents qu'il a rendus à l'armée d'Afrique eu 1831, une pension annuelle de 6000 francs. Nous avons à plusieurs reprises déjà rappnlé les litres scientifiques de notre émioent et vénéré confrère. II nous suffira donc de signaler aujourd'hui ce nouvel hommage rendu à l'un des chefs les plus illustres de la médecine militaire.
Faculté de médecine de Paris. — A l'occasion des congés de Pfiques, I;» Faculté de médecine de Paris sera fermée, du lundi 30 murs l«85 au samedi H avril inclusivement. Pendant ce temps, il n'y aura ni cours ni examens. — Le secrétariat sera fermé, du venilrcdi 3 an mercredi 7 avril inclusivement.
— M. le docteur Hahn, bibliothécaire de la^Fac^îtî dABiédft.| cinc de Paris, est nommé membre de WtflâffiiiiUoVâM^^
bibliothèques oiûnrutaireSp en renqilaeeinent de II. Cbéreaa, décédé.
PBOSBcroiiAT. — Les eandidits inscrits pour le coneours do proseetorat sont m nombre de quinie.
Prix Adburtin-Finot. — Le ministre de la goeire, au nom de l'Etal, est autorisé à accepler le legs d'une somme de 10000 francs fait par H-* veuve Fînot à TEcole du Val-de-Grftce, suivant son lestameni olographe dul^avril 1875, laquelle somme, après déduction des frais et droits, s'élève à 8995 fr. 20. Ils seront déramés aux deux médecins stagiaires sortant les premiers de diaque promotion, et la somme formant le montant de ces prix sera employée ft Tachât de livres ou d'instruments d'étude.
Bureau central. — Le registre d'inscription des candidats du concours pour la nomination à trois places de médecin des hôpitaux de Paris est clos. Les candidats sont au nombre de cinquante. Le jury, sanf modiflcations, se composera de MH. Gombault, Tenneson, Uesnos, Hunot, Herneux, Nilburd, d'Heilly, Moutard- Hrrlin et A. Guérin.
RiicONPBNSBS.— Par décision ministérielle, en date du 14 mars 18H5, ont été décernées les récompenses suivantes pour services rendus en temps d'épidémie :
iSédaiUe» aor. — H. le docteur Ballivet, à Pouilly-Saint-Genis (Ain); H** Hartiniàre (Marie), en religion sœur Saint-IHiul(lloaibrison).
Médailleî de vermeil.—Ji. le docteur Blanc (de (îi^); M. l'abbé Ravoux, curé de Remollon (Hautes-Alpes).
Médaillei ^argent — M. Achard (Remollon); N. Houlager ( Joannës), infirmier civil (Montbrison).
Médaillei de bronze. — H"* Mouren (Marie), en reli^on sœur Narie-Félicie (de Gap); M"* Nandnech (Adèle), en religion sœur Uarie-Camino; H"' Motte (Angèle), en religion sœur Karie-du- Sauveur.
Danûdet anndeldbl'internat.— Le banquetannuel des internes en médecine des hôpitaux Af. Paris aura Heu le samedi 11 avril, à sept heures el demie, dans les salons da Grand-Hdlel, sous la présidence dn professeur Brouardel. — Le prix de la cotisation (SO fhincs pour les anciens internes, 16 francs pour les internes en exercice) pourra être versé dans les hdpitaox entre les mains de l'interne en médecine économe de la salle de garde, ou bien remis directement à l'un des commissaires du banquet : HH. Piogev, 23, rue Saint-Georges ; Bollentuil, 56, rue de Londres, et Emile Tillot, i2, rue Footaine-Saint-George^.
Société médicale des hôpitaux (séance du vendredi 10 avril). — Ordre du jour : M. Huchard, au nom de M. Desplals : Atrophie des muscles du thorax et de l'épaule chez les pleurétiques. — M. Ferrand : Présentation de pièce anatomique. — H. Kelsch, au nom de M. Kiener : Sur la fiôvre éphémère. — H. Guyot : Otuervatioo de calbélérismo de l'œsophage suivi de mort.
SoRBONNs: Chaire de pbysiologib. — M. Kallières, minis're démissionnaire, avait proposé dans le budget de son ministère pour 1885, la création à la Sorbonne d*une chaire de ^ysiologie qui sera consacrée à l'élude des Ifaéwies de M. Pasteur sur les
microbes.
Ecole pratique. — H. le docteur Gtllet de Grandmont commencera son cours d'ophlhalmologie (médecine opératoire, exercice pratique) le vendaedi 17 aviil, à nuit heures du soir, à i'Ecole pratique, amphithé&tre n* 3, et le contmuera les lundis et vendredis suivants.
Société at héoecine légale. — U Société vient de déclarer la vacance de quatre places de membres titulaires. Les candidats sont invités à adresser leur demande, dans le plus délai, au secrétariat général, 7, rue Honsigny, à Paris.
Paléontologie. — La nouvelle galerie consente è la paléontologie a été ouverte le mardi 17 mars au Muséum. C'est une galerie provisoire, située dans la cour de la Baleine.
Ecole de Marseille. — Un concours pour un emploi de chef des travaux anatomîques s'ouvrira à ladite Ecole le 12 octobre 1B85. Le registre d'inscription sera clos un mois avant l'ouverture dudit concours.
3 Avril tfl
Congrès nançais de chirurgie. — Le Congrès françai chirurgie tiendra ses séances, A l'Ecole de médecine, du 12 avnl 1885, de neuf heures et demie du matin à raidi, trois heores à six heures. ^
NÉCROLOGIE. — Le docteur Groeldr, d'Oruns (Doubs)J décédé à l'âge de trente-neuf ans.
NORTAUTÉ A Paris (13* semaine, du 22 au 28 mars 11 — Tiévre typhoïde, 27. — Variole, 8. — Rougeole, ôii Scarlatine, 1. — Coqueluche, 2. -~ Diphthérie, croup, iA Choléra, 0. — Dyaenlérie, 0. — Erysipéle, 5. ~ Infed puerpérales, S. — Autres affectitfns epioémiques, 0. — Mi
Eté, 51. — Phlhisie pulmonaire, 199. — Autres tabtà ses, 2i. ~ Autres aOections générales, 88. — Halfonnall et débilité des Ages extrêmes, 58. — Bronchite aiguë, 31.] Pneumonie, 108. — Athrepsie (gastro-entérite) des enbafs aom an biberon et autrement, 87 ; au sein et mixte, 17; iocauau, 6J Autres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 86; de Vappail circulatoire, 80; de l'appareil respiratoire, iOl; de Vaçpai digestif, 37; de l'aimareil génito-urinaire, 24; de la ]wa« du tissu lamineux, 6; dea ot, articulations et rausdes. 6J Morts violentes, 24. — Causes non classées, 16. — Total : tld
owRMa umit «i mmemi m jwmuu. '
Ok traittMtut r*ti»anel 4€ la pàrMâ êltnt ém clM*w «UlffM •! 4e mi ■ultati dan* Isa ëpid^imia*, par M. la dociMr DaipnB. Paria, A. Il libajaot E. Lecrofoler. n
La vérité iiêt U ehùléra, pr^utioiu i prendre pour iilt» »*rtmrnt l« SAt atofta» radlcatu poar le (uërlr. Id-8. P^rli. A. Dolahay* tl B. IjBcrornier. M
Tnité eompUt i'opkOMlnulÊtU. par HH-lca^oelem U W«A«r ttl.andcl>. L I S* partie ; rdft-action at icconiRUMlation (partie cllnfifae), par H. E. Vak 1 val. 1ih6 «toc fifiret dana le Usla, fntit pwr lea maerifteurt. Ce vim •era pvfcUéM trois hieiailea. Paria, A. Mahajeat B. LseroMier. Pris da Me eauplel. III
TinUé féUetniMrafU, par H. la profeitMr W. Irb, o«vra(« ttuitAl de fil'i mand, par H. la docleur Raoff. 1 wl. «ne M Sfani 4aM Im tat& fm
A. Delabaye cl E. Lecroantor. 13 !i
Leroiu de cliniqué mëUcaU biles A l'hApital d» ta KM <t88B-18S(). par M. profciHur S. JaccoDd. 1 val. ln-8 a*«e IS fleures iiilercalte dut k Pari*. A. Dolahaja et B. Lccroinler. <3fj
Heckenhfi expérimentale» tur ta tuheratloie ie» oi, par H. le dectnr C^^^i Soffla. In-8. Paria, A. Deinhajc ot E. Leerunier. 3 !
tfenvellei reehmhet aur ta patho^énle ie l'anfine herpittçue, par M. k l^ar A. Ollirier. Id-8. Paris, A. Dolaha;o et B. Lccroanior. K
PeuUm iUtgtwstiquer la mort par MubtaeriUm, par M. le dvclcor BattcW- 1*'
Paris A. Ovlilt^ïe ot E. Locroanicr. 1 ^'
CoHlriMiMi à l'élude ie» manife»taU9Hi pHlauiMirva êtes ie* rAaaialim et les arlArjllfHM, par M. le dorienr UbroUn. b-8. Pirla, A. Dd^ '
B. Lecroanin'. i ù '■
U traiUmeni jéqulrld^He ri »u préUmiu» iangtrt, par M- U declMr de W " ker. 1n-8. Paria, A. Debhaye et B. LMtoaiicr. t *
UgêM clMqutë aur le» malaUtt ie» enfamtê, par IL le iloelmr U. Hcaa^ tradsit aur la deuilàuia ddltion aUemande, par M. le doelear L. Hraàii.1 <^ ÇrtaA in<S de 700 p.ifoi. Puis, F. Savy. Qfc
Compendium annuaire ie thirafetuique rrancait* et étrangirt: ptar IM-f U. B. Bouchut, miidcctn do l'Ûpilal dea EnfaDla maladea. i tqL ia-4 i* pasea. Paria, J.-B. Bailltfre ot Ola. i!
FraiU ie ta goutte ie Sfienham, Induit ot annott! par U. le doclM- A X*lenion. Id-8 do 110 pa^-a. Parie, J.-B. Baillièr« ot Qla. i '
Malaiie» iu enfmnti. Tnlleaient de la diphtWrle, angine couenimw d c» par V. le decieor Ibre Joaaael, aielea ialeraa dca M^pUanz 4e Pati* (■ l'IiSpilat dea BabaU. le-S de H pafet. Pwie. i.-B. Baillière et lia. 1
Ti-air^ ie palliolosie exleme, par IIV . A. Poulet et H. BiMi»«iMt. 3 Tulari r in-S de 1030 page* avec 700 ^uroe daai lo leste. Paria, 0. IMn. H
— Tome I. Palbolorle ^rfodrale cbimrfricale (maladici des tinas). Tevc II. Prt' loRie dn rd^ons (tAle, eo i et poitrine). Tome III. Patbologio doa rcgiou ' dimea, organes g<(aiUaa urinaires, aieaibres].— Les tonos I at II aoel eereair l4 loiae III et dernier paraîtra on une seule fioia el sera renUa au aeaMriiW le » iaial8»aaplulanl.
G. Massok. Propriétaire-Géramt.
3 Avril 1885 tiAZETTB ilEBDOHADAIRB DE ilËDEGINE ET DE DHIEURGIE — H" M — 337
COMMUNICATIONS PHARMACEUTIQUES ET BIBLIOfiRAPHIQUES
THÉRAPEUTIQUE
HMcal d« Im blMnwrkafl». — Boa iMellIeu mmdn â'adMUitf «tMtl*m (1).
Bien connu depuis longtemps au point de vue botanique, le SanUl n'avait cependant été étudie que très superfictellemeat sous le rapport de ses propriétés thérapeutiques, jusqu'à l'époque récente où H. le docteur Th.-B. Henderson lui toofacra un travail spécial. Peu après, M. Panas, chirurgien àts hôpitaux de Paris, ayant eu l'occasion d'observer les effets [le I Essence de Santal dans le traitement de la blennorrhagie, r')in[nuniqua à la Société de chirurgie les résultats que l'emjiloi de cette essence lai avait fournis. Toutefois» aucun mémoire un peu complet n'avait été publié en France sur le Santal, lorsque H, le docteur G. Durand jugea utile de choisir pour sujet de sa thèse inaugurale l'étude des propriétés thénpeutiques de l'Essence de Sanlal (2).
Un Hollandais, Hamphius, a, le premier, reconnu les qualités anliblennorrhagiques de l'Essence de Santal : cela se passait en 1750. Or, il s'est écoulé plus d'un siècle avant que de nouvelles recherches fussent entreprises sur ce point, liuidé par un passage d'un ouvrage du docteur Shaughnessy, tiaus lequel il était dit que < les naturels de différents pays se servaient de la poudre de santal contre la blennorrhagie », I .V. le docteur Henderson eipérimenta le Santal, et fit con- ' naitre les succès obtenus par lui, dans le Médical Times and Gazette (3 juin 1865). Ayant eu connaissance de cette publi- ■ cation, M. Panas se procura de l'Essence de Santal, qu'il administra, dans son service, à des hommes atteints de blennorrhagie. Ses expériences confirmèrent de tous punts les résultats avantageux relatés par le médecin anglais (3). A partir de là, quelques médecins, entre autres M. le docteur Simoniiet, médecin de l'hôpital du Hidi, et M. le docteur Caudmont, dans sa pratique privée, eurent recoorff & l'es^ sence de santal, et en retirèrent des bénéfices sérieux (G. Durand, foc- ci<.).
Mais ces essais isolés étaient peu connus; aussi H. le profe.'^eurGublera-t-il largement contribué à attirer l'attention iur le santal, en lui accordant. les quelques lignes suivantes ' dans ses Commentaires thérapeutiques sur le Codex{i%ld) :
< L'E^eace de Santal passe dans les urines à la manière de celles de térébenthine et de copahu. Elle agit, tomme ces dernières, sur la muqueuse des voies urinaires ut génitales, et peut les remplacer dans te traitement du catarrhe vésical ou de la blennorrhagie. On l'emploie depuis
1 1, CatelU det hôpitaux et Vnim médiaUt, 1 (Meambn 187S, Prçgri» mééi^ ul. Il aécenlm) 1835.
t, étude imr lu UHtaiacéei et nr la propriilii cAinuqvej tl Ikérapeutiquet it tuaenet 4* tantal eifriii. Paris. 1S74.
<3) Otllcli» ée la SeeiéU de ehirur^, septembre 1S85. Conanltoi aussi m irlldedvH. GMeatdeScrriins, iméré dansU Gat^tt Md9madaire, 15 juillet 185S.
quelques années à cet usage (Henderson, Berkeley-Hillj Panas, etc.)- J*en ai souvent constaté rotilité. On adminisU^ l'essence de santal en capsuU» données en méine nombre que celles de copahu. > : . : >
.. Ainsi que celte citation l'indique nettement, l'éminent professeur de thérapeutique de la Facnlté de raédedné de Paris range l'essence de santal à c6té des balsamiques les plus actifs, copahu, cubèbe, etc.
Nos observations particulières nous permettent de dire que, associée à ces différents médicaments, d'un usage quotidien, l'essence de santal rendra de réels services dana le tîaitëfneiit'dB't« blennoirlmpej-dela bleaaorrhée, de ïa^cplite du col, du rétrécissement de l'urèthre avec inflammation partielle de la muqueuse (Caudmont, cité par Durand). Aux faits déjà connus, M. le docteur Durand en ajoute plusieurs qu'il a recueillis lui-même et qui méritent d'être consultés.
Tous les médecins savent combien lescapsulesà enveloppe de gluten, celles de Mathey-Gaylus, par exempte, qui sont mentionnées depuis longtemps, avec éloges, dans plusieurs ouvrages classiques, ont rendu facile et commode l'emploi des balsamiques, en permettant de les prescrire même aux personnes dont l'estomac est le plus susceptible; De là, l^idée toute naturelle de donner l'essence de santal en capsules glutineuses.
Les Capsules Malhey-Caylus, dont l'enveloppe est aussi mince que possible, et, par conséquent, dissoute rapidement dans les liquides de l'estomac, constituent la préparation la plus convenable. De la sorte, l'odeur de l'essence de santal est masquée absolument comme celle du copahu, du cub^, de la térébenthine, du goudron, etc.
Grâce À cet ingénieux procédé pharmacologique, le médecin peut à volonté, selon les cas, prescrire des capsules contenant les divers médicaments balsamiques, dont l'emploi est si répiiQdu, et avec raison, dans le traitement des affections des organes génito-urinaires. Du reste, pour justifier cette appréciation, il nous suffira de rappeler l'opinion d'un . des syphiliographes les plus illustres de notreépoque,Ric6rd:
« Au nombre des meilleurs moyens imaginés pour envelopper le copahu, on peut, dit-il, placeren première ligueles capsules de giutm. Ce procédé, supérieur à tous les autres, réunit les conditions vouhies pour rendre l'emploi du copahu facile et sans inconvénients. > {Leçoims eliniquts à Vhâpital du Midi.)
En résumé, tes Capsules Mathey-Caylusi enveloppe mince de gluten consUtuent le meilleur moyen pour administrer le Copahu, le Cubèbe, l'Essence de Santal, le Goudron, la Térébenthine et d'autres médicaments dont l'odeur et la saveur désagréables sont bien souvent un obstacle k leur emploi.
N. B. — La dose ordinaire des Capsules Hathey-Gaylus est de9 à lâ par jour prises en trois fois; on les avale à l'aide d'un peu d'eau, sucrée ou non. Grâce à leur forme ovoïde, régulière, si favorable à la déglutition et à l'avantage d'èire sans goût et sans odeur, [5i^t6îesB}<4^MÏ>^^^
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sont prises facilement, même par les personnes les plus délicates.
Ces Capsules n'occasionnent jamais ni nausées, ni renvois, ni accidents dyspeptiques dont se plaignent avec raison les malades qui font usage de tant d'autres préparations.
' "--TTr"~fl''.~ 1» C*dMM en ihémpaiitt4M(l).
La Codéine possède des propriétés sédatives incontestables, et rend de réels services chaque fois qu'il est possible d'ad-
■ ministrer ce médicament pur soos Hne forme permettant un AwMge rigoureusement exact.
Barbier, d'Amiens, est le premier qui ait soumis la codéine à une étude clinique approfondie. Administrée par lui i des malades atteints de névralgies, elle a donné les résultats suivants : cessation de la douleur et des antres accidents, ' pas d« modtfteatioiis sensibles dans les fonctions de la circn- - lation et de la raspîralion, non pins que dans les fonctions -digestives, pas de constipation, pas de diarrhée. Les malades .qui prennent de la Codéine pure ont un sommeil calme, paisible et réparateur ; an réveil, ils ont l'encéphale parfai- .tentent lib», ils sont gais et ont une figure ouverte et rosée.
Les malades, au contraire, qui sont sous l'influence de la morphine, ont la tête lourde au réveil, les paupières pesantes, et se plaignent d'engourdissement et d'accablement, de vertiges et souvent de constipation opiniâtre.
Hagendie, en administrant de la Codéine pure à un certain nombre de malades à l'Hdtel-Dieu, a pu se convaincre que ce médicament procure un sommeil caJme et paisible, non suivi le lendemain des inconvénients que l'on reproche & la morphine.
Martin Solon, en employant dn sirop de codéine pure, a obtenu chez das phthuiques un sommeil facile avec diminution de la toux et de Texpectoration et jamais de congestion .cérébrale.
Krebel, Dumont, Edm. Robiquet, Bertbé, Claude Bernard,
■ ont obtenu des effets analogues en administrant de la codéine pure à des malades qui ne pouvaient pas supporter la morphine.
Aran et Vigla ont présenté à l'Académie de médecine le résultat de leurs recherches. Douze malades atteints d'affections diverses, douleurs avec contracture, névralgies, gas- :lralgies, insomnies persistantes, rhumatismes, ont été traités avec sucoés par le sirop de Berthé à la codéine pure.
Deux observations sont particulièrement concluantes, car Ja codéine a soulagé deux svyets qui étaient inutilement soumis è l'usage de l'extrait thébalque, l'un depuis un mois, l'autre depuis dix j(nirs.
c Pour résumer en quelques mots l'impression que m'a fUte ce médicament, je dirai que la codéine me parait réunir en elle ce que l'opium offre de plus merveilleux et de plus efficace. » (Aran, Note sur Femplci de la Codéine^ Académie do médecine, 1857.)
Trousseau et Pidoux ont obtenu les mêmes résultats que Claude Bernard. La codéine endort surlout en faisant cesser lea jAénomènes qui s'opposent au sommeil, la toux par exemple, c En effet, Il arrive k peu près constamment que
(1) Voy. GaMtU (MMmaMrt iB médteine et de ehimrgie, U octobra fSSI, n- 41. — JmtmI thénf€Mi9t0 d« GiiUw, 4S déMmJm 18S1, n« 93.
les malades atteints de bronchite aiguë, arrivés à la période
d'bjperesthésie et de spasmes des bronches, tourmentés par I une toux continuelle, sont remarquablement soulagés avec
une Ou deux cuillerées de sirop de codéine pris au eoromen-
cement de la nuit, soit pure, soit dans une infusion chaude. » Le malade éprouve un bien-être marqué à ne plus tousser
et à pouvoir laisser entrer l'air librement dans sa poitrine. »
(Trousseau et Pidoux, Traité de thérapeutique et de foatièn
médicale, Paris, 4877.) f La codéine, dit le professeur Gubler, plus maniable que i la morphine, est prescrite aux personnes qui supportent mal
l'opium et particulièrement aux très jeunes enfants, aux
femmes, aux vieillards et aux sujets menacés de congestiens
cérébrales. >
Le Sirop de Berthé est cité avantageusement (Gubler, Commentairei thérapeutiqueg du Codex medicamentarius,
I Le professeur Fonssagrives se montre très partisao de la codéine, à la condition d'avoir un médicament pur ne contenant pas la moindre trace de morphine.
Le docteur F. Leblanc, dans le Journal do eWrapeutiqwe de Gubler, du 45 avril 1881, s'exprime en ces termes :
« La cause à laquelle j'attribue certaines divergences d'opinions entre les auteurs également recommandables, doit
j résider dans les fréquentes sophiêticatUms de la eodéim
I que des industriels peu scrupuleux remplacent par âff doses plus ou moins variables de ehlorki/drate de morphine. Mon observation personnelle me permet d'attriboerà
I la codéine une action soporifique très réelle et fort précieuse
; par sa douceur et la facilité avec laquelle elle se dissipe sans laisser après elle aucun symptèrae pénible. Cette action esl très remarquable dans les bronchites aiguës et subaigués, > tel point que, sans vouloir l'afTirmer, je serais tenté d'altri-
I buer à cet alcaloïde une action calmante élective sur la mu-
I queuse des bronches et du larynx. Le hit est que, sous son influence, les sensations de picotement et de chatouillement
\ siégeant au larynx et provoquant la toux, se calment prouiptement, et le sujet s'endort tranquillement pour plusieurs heures d'un sommeil paisible et réparateur. Un des grand» avantages de la codéine, c'est encore de pouvoir être acceptée par des sujets qui sont incapables de supporter la morphine.
: soit à cause de leur tempérament trop nerveux, soit en raison
I d'idiosyncrasies ignorées. >
{ En résumé, les observations qui précèdent démontrent que la codéine est un précieux calmant, efficace contre les insomnies, les rhumes, les bronchites, l'asthme et la coque-
I luche, etc., à la condition d'avoir un médicament pur ei toujours identique dans sa composition.
A cet égard on aura toute garantie en prescrivant le Sirop et la Pdte de Berthé. Chaque cuillerée de sirop conti^Dt 15 milligrammes de codéine pure et chaque morceau de pite, i milligramme.
G. Masson, Propriétaire-Gérant,
TRENTE-DEDXiiHB AMNÂE
10 AvniL iS85
Président : H. le docteur A. OECEAMBRE
Hbhbrbs : HM. les docteurs BLACHEZ, QEORGES DIEUUFOY, DRErFUS BRIMC, FRANCOIS-FIUIICX, ALBERT HfHOCQUE