‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 70 sur 228 · SÉANCE DU 7 AVRIL 1885. — PRÉSIDENCE DE H. THÉLAT · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 7 AVRIL 1885. — PRÉSIDENCE DE H. THÉLAT

MU. le» docteurs Motet et Kapiat te portent undidals m la place déclarée tacamle dant la Melùtii d'hj^ène publique, de médeclue légale el do police médicale.

M. If Surélaire mnuet dépose : !• au aam i» M. le doeleur LtbMieq, une brochure intiliilèe : Le Miuit atuilomi^ut de l'Univer$Ué ie Gand ,■ 2* de b part de M. le docteur Aumigium (do Cfatlons-iur-HsnKi), un ménuMre imprimé >iir Vh^giène ■iu enfant* ; 3* au tieiu de U. le docteur Onetli (île Sanreoio). une broehuro sjmut pour litre : SuW uta del tabaceo da fumer» eoTUidtrato 4ai lot» iffenico; 4* de la part de H. le doeleur Jacobi (de New York), un mémoire imprimé, iotilulé : Remarki on If/phoid fever in the voung; S* au non de H. le docteur JV«ylM, une Soie sur Ut pàutiièré» iniu»trUU»i tl na» H^te nir th^Unê pn- /VHifimeUé de* owtriirtt m lUw artlfieitilet t 0" do la part da H. la docUnr Chaitinat (d'Hyères), un mémoiro niaiHUcrit sur oaa djptaMH* éê r*§e MtiiM dans le Var en 1883. (RenTol k HM CommiMloo composée i» ||H, Boulet (Min d'AirortJel Leblanc.)

10 Atul 1885

d'ma brochire UiUlaUo : CwuUJratinu «np te «mMiIIm 4ê ta tuMIité «m Frawe, lur le» tôUie» qui lafroiuiaentetlaeMtiviêncee^'elUatlntne.

H. Armani GautUr ottn : 1* aa nom de M. le docteur DaxlM, l'artide t'il^iB. élirait du Dietionnaire ie méieeine *l de thirmrfU prWlfRM; t* do U part de M. le doeleur Pichçtier, un mémoire imprimé aur Vaetim ênUttmêttfiu ét ta f utnine ddiM ta /Uvrc igphûiie.

U. CharpentUr prétente la traduction, par U. le docUnr DùIMm, d'aa oomc* de M. le doelavr iMi (de Naw-Yort), ajaal ptwr titre : Art«ladMwte accwi chemeM»,

Élection. — Par 33 voix sur 52 votants^ H. Oré (de Bordeaux) est élu correspondant dans la division de médecine. H. Uignot (de Chantetle) obtient 10 voix; H. RoUel (de Lyon), 7 et M. FelU (de Nancy), 3.

Remèdes secrets. — H. Méhu fait une nourdle hécatombe de remèdes secrets et nouveaux, odiciellement transmis pour examen par H. le ministre du commerce.

Eaux MiNÉnALES.— Le rapport dont M. Armand Gautier donne lecture sur le service médical des eaux mincies de France pendant l'année 1^82 se divise en deux parties. La

Eremière est consacrée à l'examen des rapports env<»és par )a médecins inspecCeurs ; ces rHippôrfs ont été Ires peu nombreux et la plupart d'une très médiocre importance; M. Gautier adresse à cet égard de sévères reproches aux inspecteurs négligents. Dans la seconde [nrtie il étudie les rapports des phénomènes géologiques avec la formation des sources d'eaux minérales ; après avoir examiné avec soin les transformations que l'écorce terrestre asidiiesen France et les conséquences qu'elles ont eues sur son relief, il passe successivement en revue l'origine de nos sources minérales, leurs gisements, leur émergence dans les cassures du sol et les filons, les relations de leur composition lorsqu'elles émergent des failles parallèles, leurs différences, au contraire, si ces failles parcourent dans des terrains stratifiés des directions conveiî^ntes, leurs relations avec les roches éruptives, leurs modifications lorsqu'elles parcourent sons le sot de longs trajets dans les couches sédimentaires, lair captive et les re^erches à fure en partant de ces ransidèrations pour augmenter leurs richesses ou en chercher de nouvelles dans chaque région sous les directions çiu'indique la théorie. Cette étude, dont H. Gautier signale l'intérêt aux médecins des eaux minérales, est accueillie avec nue faveur toute parUculière et justement méritée, par l'Académie.

OsTËosARCOHE. — M. le doctour Vaslin (d'Angers) communique l'observation d'un ostéosarcome à forme pulsatile de l'extrémité inférieure du fémur gauche chez un homme de soixante- douze ans; l'amputation de la cuisse a été pratiquée au tiers supérieur, la guérison est devenue complète. Cette observation est remarquable, d'abord par i'hge de roj»éré et ensuite parce qu'une tumeur osseuse, pulsatile, en raison de son siège et de son mode de production, peut tellement en imposer pendant un certain temps, pour une tumeur anévrysmale ainsi que le démontre le cas présenté. — (L'observation de H. Vaslin est renvoyée à Tezamen d'une Commission composée de HH. Tîllaux, Haro Sée et Polaillon.)

OiPHTHÉRiE. — Le raclage, suivi d'une eantërisation an nitrate d'argent, une seule par jour, aurait donné de bons résultats à H. le docteur Viard (de Montbard) dans le traitement de l'angine couenneuse ; il les indique dans un mémoire renvoyé à l'examen de HH. Peter, Barthes, Bergeron et Féréoi.

10 Avait im

GAZETTE HEBDOHADAIBE DE HfiDEGUTE ET DE CHIRURGIE^

■MiMé de «Unwfl*.

SÊARCG DO i" AVRIL 1885. — PRÉUDIHCK DE M. BOBTEU>IIP.

àMMM artlflolai «c UpftrotMite, 9>lMiiaatoD : KM. OlUsU*. Pobdllon, Bacgw, T«ni«r. SMprèa, TrUat, Luoas-cauunplonnlère.) — Anwthèaii «liIaroloniUque «t aibumlonria : H. Tvrrter. — AnasthiBla produite paur la oooaln« : M. Tarzler.

H. omette dit avoir Tait trois laparotomies, toutes saivies de mort. Dans un cas, la mort est survenue au moment où ît introdnisut la main dans le ventre du malade. .Sur quatre opéimtioas d'anus artifleîel, il compte deux succès. Il préfère cette dernière opération, qui est bien réglée, métiiodique, tandis que la laparotomie est une opération vague, qui se fait pour ainsi dire au hasard.

M. PolaiUon dit que. toutes tes fois qu'il a fait des anus artificiels à la Maternité, il a eu des insuccès. Sur cinq laparotomies, ïl compte un succès chez un malade jeune, atteint d'un commencement de péritonite.

Denx fois, conduit par nne douleur spéciale, M. Polaïllon, au /f'ev (l'ii^ciser sur la li^ne médiane, a fait son ouverture i quelques invers ae doigt èt ftu-dëssiis/'et paràltâteitïent i l'arcade crurale. Il a constaté que malgré le ballonnement du ventre, les efforts du malade, les intestins n'avaient pas de tendance à sortir.

Comme on peut tout aussi bien par une ouverture suffisaule, introduire la main dans te ventre et en faire l'inspection, M. Polaïllon se demande s'il n'y a pas avantage dans certains cas à faire l'incision dans la rteion iliaque. Il pense que r<»kéralion de l'uius artifidel par 1a méthode de Littre ou de Ifélaton n'est pas une opération grave, mais qu'elle est rarement saivîe de succès.

Aussi, lorsqu'il n'y a ni cancer, ni péritonite avancée, que le malade est jeune, que l'on soupçonne un éb'anglemenl par bride ou volvulus, on doit faire de préférence la laparotomie.

H. Berger demande qu'on ne fasse pas rentrer dans la même statistique les cas de laparatomie sur la ligne médiane pour remédier à un étranglement dont on ignore absolument le sî^ et les cas de laparatomie et de laparokélotomie pratiquées dans la région herniaire pour un étranglement dont certains signes indiquent le siège derrière la paroi abdominale. Il ne s'agit pas ici non plus d'anus artificiels pratiqués pour un étranglement chronique, mais pour faire cesser des

Phénomènes aigus d'étranglements véritables, menaçant existence à brève échéance. Les malades qu'il a opérés étaient à toute extrémité, et ils n'ont pu être sauvés. Il résulte des faits apportés par ses collègues qu'ils n'ont guère été plus heureux. Aussi M. Berger croit-il qu'il faut en rabattre beaucoup de la statistique de Schramm, où il doit évidemment y avoir quelque cause d'erreur, car la proportion des succès est absolument inadmissible.

H. Terrw' dît qu'il y a là une question très intéressante pour les chirurgiens, mais qu'elle ne peut être jugée par les statistiques.

Les cas sont sî variables que l'on ne peut les comparer, d'où U nécessité de publier en détail toutes les observations. Les résultats qui ont été apportés à la Société sont peu encourageants, il est vrai, mais il est bon de remarquer que ce sont toujours des cas d'une gravité exceptionnelle où l'on a le choix entre une opération palliative et une opération radicale, toutes deux U^s graves. Quant à lui, il se sent plus porté à wéférer celle-ci.

Sur quatre laparotomies, il a eu deux insuccès, mais il ne regrette aucunement de n'avoir pas fait d'anus contre nature dans ces cas. Il regrette seulement de n'avoir pas opéré pins tél. En effet, les malades sont d'ordinaire placés dans un service de médecine et on ne les fait passer en chirurgie qu'après avoir épuisé tout l'arsenal des lavements et des purgatifs.

Aussi n'est-il pas étonnant que l'on ait des insuccès et que des malades succombent pendant l'opération. H. Terner n'admet pas le reproche que l'on fait & la laparotomie de ne pas être réglée ; Il arrive tous les jours que les chirurgiens sont obligés de faire des opérations qui ne le sont pas ou le sont peu. Peut-être ne doit-on pas toujours rejeter la laparotomie dans les étranglements à marche «mique, puisqu'on a eu des succès par la résection de portions plus ou moins longues d'intestin?

M. Després s'étonne du nombre considérable de cas réunis par ses collègues. 11 doute de l'exactitude de leur diagnostic. Peur lui, il n'a jamais rencontré, depuis qu'il fait de la chirurgie, nue quatre cas diagnostiques pendant la vie et constatés à rautoprie.

H. Trêlttt dit que, quand il s'agit d'obstruction intestinale grave ne cédant pas aux moyens ordinaires, les malades sont condàmnés à mourir; aussi doit-on se trouver heureux des succès si minimes q^u'ils soient. Une opération destinée fc faire cesser un état toujours mortel ne doit pas Ôlrâ jugée d'après ses insuccès, mais d'après ses succès.

En matière d'occlusion intestinale on est toujours en présence d'un diagnostic difficile. On doit totgours se rappeler dans ces cas que les phénomènes sont dus le plus souvent chez les enfants à une invagination, un volvdlus, chez les jeunes gens à des brides des adhérences et ches les adultes et les vieillards à des lésions organiques.

H faut encore lenir compte du siège, de la marche de la douleur, de la présence, da Tabsence d'uae tumeur, de l'existence ou de la non-existence dans les antécédents d'uné péritonite, d'une fièvre typhoïde.

Toutes les fois qu'on se trouve en présence d'un malade atteint d'un étranglement absolu, qui ne rend pas du tout de gaz, il faut agir sur-le-champ, essayer de suite l'électricité

fiendant une neure ou deux heures, puis aussitôt faire la aparolomie sans perdre un instant.

Malgré deux cas de laparotomie, tous deux défavorables^ H. Trélat ne se découragerait pas et opérerait très rapidement avec l'intime conviction qu'il tait la seule opération qui puisse arracher son malade à la mort.

M. Lucas Championnière a eu un succès avec l'anus contre nature et un insuccès avec la laparotomie. Néanmoins il croit cette dernière préférable, mais il ne pense pas que ce soit, comme t'a dit M, Leforl, une opération facile. Toutes celles qu'ils vues ont été très laborieuses.

H. Desprée n'est point partisan de ces interventions qui, nuisibles lorsqu'il y a cancer, ne sont pas toujours nécessaires. Il connaît un malade qui a eu six occluions intestinales et qui a toujours guéri spontanément.

— H. Terrier lit une note où il rapporte des expériences qui font suite à celles dont il a lait part à la Société le 17 septembre 1884. ...

11 a recherché l'influence de l'anesthésie et des opérations sur l'apparition de l'albumine dans les urines. Avant l'opération, u a rarement trouvé de l'albumine ; après l'aneslbeBie seule, il en a trouvé parfois des traces mm oonteuses. Après l'anesthésie et l'opération, sa présence est presque la r^e.

Les résultats varient si l'opération a duré plus ou moins longtemps et si le malade a ou n'a pas été aspoyxié pendant l'opération.

Cette albuminurie post>opératoire est passagère.

— M. Terrier dit que le matin à son hôpital, il a pu enlever sans douleur nu corps étranjper de la conjonctive d'un ouvrier, cinq minutes après y avoir instillé quelques gouttes d'une solution k 3,5 pour 100 de chlorhydrate de cocaïne.

L'application seule piquait un peu sur le moment, parce que la solution était légèrement acule. j I (z

^9 Alfred PoBssoN<5

10 Atbii. 18S5

Soetét4 de hielocic.

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