GUÉRIN
UriOM rOMWfacDM : K. VanMoU. — Examen de* urines dans lae attestions ^Inuute^ee : M. TUrlar. — mroonrle épbktaén : H. Bedard. — Phosphatmle et polynrto : K. Verrière. — Ur«e dans lae anaoUms ohlrorgloalaa : K. Xirmlaaon. — XAalona de la peau et albomlmirla : K. Angaonour.
M. Vernfuil. L'exameo des urines fournit |itus d'indications au chirurgien que l'auscultation au médecin ; comme il est impossible de rentrer dans tous les détails de cette vaste question générale, l'orateur se borne à faire ressortir l'importance des urines rosaciques. Afîo de bien limiter son sujet et de bien faire comprendre la portée de sa communication, H. VernenU commence par poser les confusions suivantes :
1* L'urine présente quelquefois chez les opérés et les blessés un dépôt rose, adhérent au vase, reconnaissable à la simple vue, sans le secours des réactifs, et qui est constitué par une matière particulière à laquelle on peut conserver le nom signilîcatîf d'acide rosacique.
2" Ce phénomène coïncide généralement avec l'oligurie et la concentration des urines, conséquences ordinaires du traumatisme. 11 est précoce et se montre peu après le Irauma ; il est passager, dure de un à trois jours et reparaît rarement pendant la cure. Il peut donc étre facilement ignoré et l'est souvent en effet, faute d'être recherché.
3° Il peut apparaître après tous les genres de blessures, ouvertes, interstitielles ou cavitaires, et chez tous les sujets forts ou faibles, sains en apparence ou atteints de maladies conslitutionnelles antérieures, de lelle sorte que son origine et sa signification semblent tout d'abord incertaines ; mais les examens minutieux des antécédents, la coïncidence avec d'autrfs symptômes et enfin les résultais microiicopiques établissent iieltement qu'il est sous la dépendance de lésions diverses du foie, cirrhose, congestion chronique, hyilatides, cancer.
4" Les altéralions hépatiques causées par l'alcool semblent avoir pluj que toutes les autres le privil^e de provoquer les défôts urinaires rosés suus l'influence excitaloire du traumatisme ; car le symptôme s'observe fréquemment chez les buveurs plus ou moins endurcis à la suite d'accidenti chirurgicaux variés.
5" Lfs urines rosaciques ont donc une valeur séméiologique très réelle, puisqu'elles annoncent presque certainement l'état morbide d'un viscère important, état morbide trop souvent latent et très difficile à reconnaître et qui cependant exerce une influence plus ou moins lïuïheuse sur la marche et les terminaisons des alTections chirui^icales et des lésions traumaliques.
6" La valeur pruiioslique n'est pas moins considérable. Sans doute le dépôt urinaire n'est pas toujours suivi d'accidents au lieu blessé ; sans doute la gravité de ces accidents, s'ils se montrent, est en rapport avec l'étendue, te degré et la force des lésions héptitiques ; toutefois il importe de savoir à l'avance à quelles complications sont exposés les blessés et opérés à urines rosaciques ; or ces accidents sont, d'après mon expérience, des hemorrhagies consécutives et la gangrène.
7** Pour prévenir autant que possible ou combattre ces redoutables complications, il faut assurer l'hémostase et l'asepsie dans le foyer traumalique en utilisant tous les moyens modernes, puis diriger simultanément le traitement médical avaut, peudaut et après l'opération ou la blessure.
en vue de l'affection hépatique et surtout d'après la cause de cette dernière. Bien que la thérapeutique de la cirrhose alcoolique soit encore peu avancée, on ne négligera aucune de ses ressources chez les buveurs blessés ou k blesser dont les urines seront rosaciques.
Ces conclusions sont basées sur quatre observationa dont M. Verneuit fait l'analyse sommaire. Les trois premières onttrait ides opérés présentant une véritable bouillie rose dans les urines et frappés quelques jours après l'opération par des bémorrfaagies secondaires ou une gangrène très étendue deshimbcaux. Ces trois premiers malades guérissent malgré ces complications. Le quatrième succombe, et à l'anlopsie on trouve une cirrhose hypertrophique graisseuse du foie. Tous cessujets étaient alcooliques et chez eux les urines rosaciques résultaient des lésions hépatiques, elles-mêmes explicables par l'alcoolisme. Il faut donc tenir le plus grand compte de ce symptôme. On pourra ainsi reconnaître la lésion du foie et diriger en conséquence son traitement, prévoir les graves complications dont tes malades de M. Verneuil ont été frappés et jusqu'à un certain point les prévenir par une méaication appropriée.
— M. Thiriar : Examen des urines dans les nwladiejt chirurgicaies dît ventre. — Rommelaere et d'autres médecins distingués de l'école de Bruxelles ont démontré l importance qu'avait l'examen de l'urine dans le diagnostic du cancer. Le dosage de l'urée fournit les indicalions les plus précieuses sur la bénignité ou la malignité des néoplasmes. C'est surtout dans le diagnostic toujours très dtfQcile des tumeurs abdominales que cet examen peut rendre des services. Lorsque, après avoir soigneusement examiné les urines à plusieurs reprises et pris la movenne de ces examens répétés, on a constaté que le chiffre de l'urée tombe au-dei^sous de 12 grammes, on peut hardiment affirmer qu'on est en face d'une tumeur maligne. Thiriar cite à l'appui de sa thèse un nombre imposant de remarquables oteervations. Dans certains cas il a pu redresser des diagnostics acceptés par d'émiuents cliniciens. En ce qui concerne les tumeurs bénignes et les tumeurs malignes de l'ovaire, la valeur de ce signe clinique n'a jamais été en défaut. Pour (e diagnostic des lésions de l'estomiic, de l'intestin, il n'est pas moins précieux. Si, par exemple, on se trouve en présence d'un rétrécissement du pylore d'une nature incertaine, le cbilTre do l'urée excrétée dira s'il faut ou s'il ne faut pas intervenir. Si le malade excrète une quantité nurmale d'urée, il s'agira d'un rétrécissement cicatriciel et curable dans i'état actuel de la chirurgie. Si la quantité d'urée tombe à a grammes et au-dessous^ c'est un cancer qui est la cause de ta lésion et la chirurgie sera impuissante.
La recherche des chlorures fournit aussi i la pratique chirurgicale des indications précieuses. Quand le cniffre de ces sels descend au-dessous ae la normale, c'est que la suppuration est imminente. Dans le cas contraire, quoi qu'il arrive, on n'a pas à redouter cette complication. Les conclusions positives, très catégoriques du mémoire de Thiriar s'appuient sur un grand noinbr«f de faits tirés de la pratique personnelle de ce chirui^en distingué.
— H. Redard: De la glycosurie éphémère dans les affections chirurgicales. — C'est dans le service de M. Vfrneuit qu'ont été prises les nombreuses observations consignées dans ce travail. La glycosurie se produit très fréquemment après les traumatismes accidentels ou opératoires. Dans certains cas l'influence directe du système nerveux peu! être mise en jeu pour expliquer la formation anormale du sucre. Il en est ainsi par exemple dans les lésions du crftne et de la région rachidienne.
Dans beaucoup d'autres faitsl'explication est plus difficile. Les inflammations de la peau, anthrax,.fu ronde, lymphangite, s'accompagnent fréquemment de glycosuri|»| prélat, Deuucé, ont publié sur ce sujet des obser^^ora biea
34 Avril 4885
connues. Pendant l'éTolution du phlegmon diffus la glycosurie est encore plus fréquente; elle est constante dans l'éi^sîpèle. Chei les femmes en couche elle apparaît à Toccasion du moindre accident inflammatoire, de la plus légère complication du cWé du bassin. La glycosurie peut être constatée dans tous les cas où la lempérature s'élève : c'est un accident constant de toutes les formes de la septicémie.
Cet acrident est heureusement passager, il dure parfois quelques jours à peine el la quantité de sucre excrété n Wint presque jamais un chiffré considérable. En pratiquant tous les jours l'examen de l'urine, on constate la diminution proiressive de la glycosurie qui disparaît avecralTection chirurgicale dont elle constitue un accident.
— H. Verchère : De la phosphaturie et de la polyurie dans les lésions osseuses. — Celle question, étudiée comme U précédente sous la direction du professeur Verneuil, sans être absolument neuve puisque Teyssiers'en est occupé dans sa thèse, est loin d'èlre banale. M. Verchère, dans son intéressant mémoire, groupe les lésions osseuses en deux catégories principales: 1" les lésions traumatiques des 08;2* les lésions spontanées.
Dans une série de fractures simples il a remarqué que les malades excrétaient quatre fois plus de phosphate qu'a l'étal normal. Malgré cette phosphaturie la consolidation de ces fractures se fit r^liërement. Dans une autre série de faits les blessés présentaient de la polyurie ; il y eut retard dans la réparation de la fracture; eiidii dans un troisième groupe d'observation, la phosphaturie seule, sans polyurie, a également coïncidé avec un relard dans la formation du cal.
Ce serait une erreur de croire que la polyurie et la phosphaturie ont été dans ces observations la conséquence de la fracture: ces troubles urinaires existaient avant l'accident, ils sont en rapport avec un état préexistant du squelette, et constituent un véritable signe de sa fragilité.
Dans la deuxième partie de son travail H. Verchère étudie b phosphaturie et la polyurie dans les lé^ions spontanées des os. Alors même que les viscères sont intacts, dans les cas nù l'affection chirurgicale est localisée, les malades peuvent être atteints de ohosphaturie. Inversement, dans certains cas de diabète pnospoatique, on constate des points doulourfux sur le système osseux. La phosphaturie est donc le symptôme d'un état générât particulier qui se traduit par des lésions diverses des os, étal général qui expose aux fracdires en rendant les os plus fragiles, et qui sans doute prédispose aussi À rinûamoiation spontanée aigué ou chronique du squelette.
— M. Kirmisson : Urée et cancer. — La théorie de Kommelaere que M. Thirinr est venu défendre devant le Congrès mérite tout l'inlérét des chirui^îens; elle touche en effet à deux questions d'un haut intérêt, celles du diagnostic et de la pathogénie du cancer. En ce qui concerne le diagnostic, H est incontestable qu'une diminution dans la quantité d'urée excrétée ne peut être que d'une faible utilité, car à côté du cancer il existe un nombre considérable d'affections qui abaissent dans de grandes proportions le chiffre de cet élément de l'urine. Ce si^iie est loin par conséquent d'avoir la valeur palhognomooique qu'on lui donne en Belgiaue ; il est même douteux qu'il ait une valeur réelle.
Les recherches de Rommelaere n'en sont pas moins intéressantes il considérer au sujet de la pathogénie, de la physiologie pathologique du cancer. Le retentissement des cancers externes, chirurgicaux sur la formation de l'urée est un fait particulièrement curieux. Sur vingl-qualre malades atteints de lésions cancéreuses externes, M. Kirmisson a trouvé que dix-neuf d'entre eux excrétaient moins de iî grammes d'urée par jour. Certains sujets très cachectiques n'éliminaient que 4 grammes d'urée. Les cinq autres malades en eicrétaîeut 14, 17, 19 grammes. C'est là un chiffie presque noroial^ car on ne peut admettre avec M. Romme- ,
laere que 32 grammes d'orée constituent le taux ordinaire des malades ^ui composent la population des hôpitaux. Par conséquent, si les faits constatés par ce dernier observateur sont vrais d'une façon générale, il importe de remarquer qu'il existe un grand nombre d'exceptions. Cette conclusion est celle du docteur Grégoire, qui a fait sur ce sujet une intéressante thèse inaugurale.
La preuve que le chiffre de l'urée ne mesure pas le degré de malignité des néoplasmes, c'est que certaines tumeurs bénignes s'accompagnent d'une diminution très sensible dans l'excrétion de ce produit; ainsi une femme atteinte de kyste de l'ovaire éliminait 8 grammes d'urée; dans un cas de fibrome utérin on n'en constata pas plus de SCjBO. Il est donc impossible d'accepter la théorie de H, Rommelaere et de baser des indications opératoires sur un signe aussi contestable et aussi inconstant.
M. Kirmisson a opéré avec succès des cancéreux qui n'excrétaient ([ue 10 grammes d'urée ; dans d'autres cas où l'urée atteignait son chiffre normal, l'opération a été néfaste. Il n'est donc pas permis dans l'état actuel des choses de tenir compte, en clinique, des faits avancés par nos collègues de Bruxelles, et leur théorie attend encore ses preuves définitives.
— a. Augagneur : Rapport entre tes affections chirurgicales de la peau et les lésions rénales. — On peut voir des néphrites infectieuses coïncider avec des lymphangites et des ecthymas. C'est par la lésion cutanée que s'introduit l'agent infectieux qui produit la néphrite ; en guérissant l'affection chirui|pcale, on agit sur la lésion du r«n qui est en quelque sorte sous sa dépendance.
SËINCB 0U8 AVRIL 1885(80IR).— PIlfiSIDBNCB DE H.TRËLAT.
Fraetnrei da la rotul» : mC. Tilanns. Riohalot, X^rgar, Zlambloki, Laoaa-CliainpionnMr*. — Paeadarthrosaa : M. Vlart. — SypUUa artlonlalra at owanaa : K. Oannolph*. — Maasaga dans lam plada bota i K. Oaten.— Lèalooa OMBuaaa at oènlte: X FooM^- Oatèomr6Ute laaldiaaaa : UU. TrUat, Olllar. — RèaaoUon dans l'oattemy6Uta : M. Carné. — Oeatrotomla : M. Pèan.
M. Ttlanus (d'Amsterdam) étudie les avantages du traitement des fractures de la rotule par le massage. Les griffes de Halgaigne, la suture osseuse ont certainement de grands inconvénients, sinon des dangers ; le massage n'a ni dangers, ni inconvénients. Grftce k ce procédé, huit jours après la fracture le malade commence ï marcher ; après trente ou quarante jours il quitte l'hôpital complètement guéri. Il n'y a pas de réunion osseuse; mais les muscles n'ont pas perdu leur force, les muscles vastes interne et externe conservent toute leur action. Lorsque la rotule est fracturée, il fauttout d'abord combattre l'hémorrhagie articulaire et la douleur par l'application de compresses froides; le lendemain on fait de la compression et du massage; huit jours de ce traitement sont suffisants; il ne reste plus qu'à imprimer au membre des mouvements de flexion et d'extension. Le malade peut dès ce moment commencer à marcher.
— H. Richelot : Etat fonctionnel des mtiseles à la suite des fracture» U^nsversales de la rotule. — Après les fractures de la rotule il se produit souvent, toujours même, une pseudarthrose, un cal fibreux ; si cette pseudarthrose avait les inconvénieals qu'entraîne généralement cette affection, les malades marcheraient très mal. Mais il n'en est rien ; avec un cal fibreux la marche peut être très facile. En revanche avec uii cal osseux parfait elle peut être très défectueuse. Ce sont les muscles qui jouent surtout le rôle important et très souvent \es muscles sont atrophiés ou paralysés. Il importe de distinguer entre l'atro^thie, difficUe à réparer et la paralysie qui frappe un .muscA^ wau^MJam quelques séances d'électricité peuvent avoir raiiwn.- >^
m —MM? — GAZETTB HEBDOMADAIRE M MfiDEGINB ET DE GHIRURGIS
M Atru i8S6
Sans doute l'écartement des fragments de la rotule est une condition tUcheuse, mais il n*a oas les conséijuences que beaucoup lui attribuent (GoBselin); il vaut mieux s*occuper des muscles que de la rolute, et prévenir lour atrophie qué suturer les frs^ments osseux.
Dans les fractures anciennes, lorsque la capsule arlirulaîre a été lai^mcDt déchirée^ lorsqu'» les ailerons latéraux sont détrniig, la suture de la rotule peut rendre des services ; mais il ne faut pas y avoir recours duns les fractures récentes.
H. Ziar0«r appuie l'opinion de II. Richelul. Il place soub les yeux du Gungrèi un malade présentant un cal fibreux très loBx et marchant cependant de la façon la plus eonveiiable.
H* Ziembicki. Dans les cas invétérés, anciens TérartemMl des fragmonlB «st parfois irAs grand, et la fonction dn membre esC d'une ttcon générale li^s diminuée. La sulure de la rotule peut dans ces cas rendre de grande» services. Il importe de bien savoir que cette sutufe n'est pas loujours simple ; malgré de nombreux tlébridemenls dans l'épaisseur des musclas qui s'y iusèrent et dans Us parties Obreuses périphériquea il est parfois impossible d'alTrouter les frag^ meuts.
Dans ces coaditians, qi. la mArche est très difficile, il serait bon de provoquer une ankylo:ie en injectant autour t'ai'tîculation les liquides dont se sert Schvralbe (de Harbourg) pour la cure radicale des hernies.
H. iMCàê'-Champiûnniire estime que la suture de la rotule n'eiitpas suftisamment appréi*iée par Iks orateurs précédents. 11 ne peut pas être indifférent d'avoir une bonne réunion osseuse. Le malade de H. Largerest uaapure exception; il se sert habilement de son gnnou ; on peut le conitidérer comme un acrobate. Les malades ordinaires se trouveront toujours mieux d'un cal très court ou d'une consolidation osseuse.
— M. Vtarf (de Honibard) lit une note pour servir k l'histoire des noii-centolidations des fractures et des pseudarlhroses qui en sont souvent la conséquence.
~» ]|. Oûngôlphe (de Lyon) fait une longue et intéressante communicalionsiir les localisations osseuses et articulaires de la syphilis tertiaire.
Les observations d'ostéomyélite gommettsft sont rarpi^parce que personne n'a appelé l'altentiou sur ce sifjet. Celte lésion existe souvent à l'état latent.
L'ostéomyélite gnmmeuse est carartérisée au point de vue microscopique : 1* par lue parasites, Its vermoulurea, les Uwus et les tunnels qui sillonnent la cot^ue diapbysaire et ibnt communiquer les espacu sous-pénoBtiques avee le canal médullaire généralement dilaté ; S* par la eoloralion jaune roaé on Jaune d'or de la substance qui remplit ces cavités ou sinus intra-esseux ; 3* par leur sécheresse ; 4* par la rareté des séquestres de que que étendue.
Au microscope on constate 1 existence d*un tissu Ûbrill«îi-e, adénoïde» UmilA par un processus de limitation selé^ reuse.
Ces lésions locales raréfient les os, mais il n'est pas démontré que la syphilis entraîne une atrophie et une raréfaction générales. Aucun fait anatomo-palholot{ique n'établit Texisteoce d'une fracture par raréfaction simple, sans lésions localisées.
Les localisations articulaires de la syphilis reconnaissent pour cause ta syphilis tertiaire ; elles sont consécutives à un syphilome épipnysaire ou juxta-épiphy>uire.
Les lésions se présentent avec des caractères différents selon qu'on les considère à la période de début, d'état ou de
t;uérison; au début on constate un tissu célatineux rosédans a région épiphysaire ou juxta-épiphyi^ire. Plus lard, à la période d'état, on constate des ulcérations du cartilatie ainsi ue la destruction d'une étendue plus ou moins considérable e l'extrénilé artieulaira, La perte de substance qui en ré-
suite est tapissée par une néo-membrane rougefttre, épaisse, non fongueuse.
La synoviale est épaissie, enflammée, un liquide siropurulent assez abomlant remplit la j>iiiiture. Les ligaments ne sont atteints que lorsque l'altération goinmeuae s*att«quc à leur insertion sur le tissu osseux.
Quand la guérison a lieu, le cartilage diarihrodial est remnlaré par une membrane fibi euse, très résistante. Au<dessnus le tissu (Spongieux épiphysaire est irrègutièreinent êiiurné. Les tluts cartilagineux préexistants sont inégalement proéminents, sépales par des ilcpressinus étoiléfs. L'arlicnuUoo conserve d ailleurs presque tous ses mouvemenls pbysiologiriues.
On observe d'habitude sur un même sujet res syphilomes épiphysaires et ^o^téomyèIlte (fomineuse dlaijhysaire. Ces divers foyers gommeiix sont en général muliiples.
Au point (le vue clinique l'ostéo-arthrile est caractérisée par la déformation plus eu moins marquée des extrémités artirulaires et quelquefois |iar une tuméfaction diapliysaire, par un épanchement de nature et de quantité v-iriribles ; |>ar dfs craquements, par la mutiipHcité des articulations atteintes et l'inilolence relative déb lésions.
Toute intervention opératoire est formellement conlreindiquoe.
^ — M. Delon fait une communication sur le traitement da pied bot par le massag»; forcé. Il )>as8e en revue le^ diverses vai iétés de pied bot et les procédés thérapeutiques qui leur conviennent. Pour les pieds bots simples, il suffît dans le
Elus grand nombre des cas d*inciser les tendons ou les rides fibreuses qui s'opposent au redressement. Puur les pieds Lots invétérés il importe que ces sections soient suivies d'une série de séaucvs de massage forcé. (ïeUe manœuvre a pour but d'augmenter l'écartement qui sép:ire les tendons ou tes brides divisées. 11 est rare que le redressemant soit co'iiplel après une seule séance. Il faut alors faire de nouvelles sections teodmeuses el le massage recouvre toute sa puissance. On peut par cette méthode remédier aux plus graves déformations. U. Delure présente au Congrès des moules en pUtre très démonstratifa.
H. Poulet* L'histoire des troubles pathologiques eonsé^ cutifs aux lésions nerveuses eat encore presque complèiemenl à faire. Les altérations oSMuses et arll- ulaires qui apparaissent BU voisinage des vieilles tumeurs blanches et dps ostéites chroniques sont particulièrement int'ressanles. H. Poulet a pu éturller ces lésions d»ns des cas de tumeur blanche de l'articulation tibio-larsienne. On trouvn^ loin de cette articulation, du côté des orteils, ta substance osseuse ramollie et raréfiée. Les cartilages articulaires s'enflamment, leur substance hyaline dispariiti ; du tissu fîbre.ux jeune vient la remplacer. Le:; vaisseaux venus de la synoviale pénétrent dims ce lissu fibreux et il se produit un véritable jiaiinus du cartilage. Plus lard les extrémirés osseusss se fùbmiiueul et il peut se faira une vérilnble ankylose.
Ues lésions sont sous la dépendance de^ névrites qui proviennent elles-mêmes de la tumeur blanche. H. Pnuiet a pu trouver dans les nerfs tibiaux des altérations très manifestes, ce sont ces altérations qui produisent des troublea trophiques dans les artlrulations des orteils. Ces faits intéressams touchent À l'étude encore peu avancée des névrites périphériques.
— H. Trélat appelle l'allention sur une forme spéciale d'ostéomyélite qu'il appelle ostéomyélite insidieuse. Il vient d'obsfirver deux eaeiiiplfs de cette variété, brièvement décrite en Aiigleierre par Paget. Dans le premier fait il s'agit d'un enfant de seise ans et demi présentant à l'eitréinité inférieure du péroné une tuméfaction fusiforme allongée, indolente, ayant la consistance et l'HSpect extérieur d'une tumeur fibro-ptastique. Pour en pratiquer l'ablation, M. Trélal fit une incision longitudinale jusqu'au périoste du péroii*
U AniL im GAZCrn HIBOOIUDAIRE DB MÉDEGIHI BT 01 CHIRUR61B - MM? - W
indurivement* mais à u gr«li(1« nrprise il ne trouva pas de néoplasme. L'instrument Mnch«it s'arrêta sur un os aormal. Ace niveau le péroné était élargi; *u milieu de la substance compacte on trouva plusieurs foyers dintincts d'ostéomjfélite. Après évidement complet le malade guérit. Le deuxième sujet portait au niveau de Textrémité inférieure du tibia lin petit abcès, sans importance apparente. En le grattant H. Jfarchant crut distinguer une dénudation osseuse circonierlie. Le malade ne guérit pat, revint à IMpital et dans une seconde opération on constata la présence d*utt étroit jMrtuis osseux qu'on élargit avec la gouge et oui conduisit dans une vasia cavité renfermant un séquestre long de plusieurs Cfnllmèlres ot compronant la plus grands partie de Tépiphyse tlblale. Celte grave lésion avait toujours eu une niarcbe latente, insidieuse. Ces cas sont peui-éire plus communs qn'on ne le croit communément; peu de chinii^iens s'en sont occupés. Reclus en a rapporté une obsenration. Paget a signalé dans un court article cette forme d'ostéomyélite doni on pourra Taire le diagnostic en s'appuyant sur la taméliictiofl régulière» unis de l'os ; les néoplasmes des os sont au contraire bosselés et irrégiiliers. La douleur coAstilue un signe également important. Dans toutes les inflammations des os on pent réveiller par la pression une douleur localisée, circonacrile au niveau de la sone enflammée. Les néo(dasnies souk généralemeot indolents.
Lorsqu'on intervient pour de pareilles lésions, il faut avoir soin d'enlever tout le mal. On ne doit s'arrêter que lorsque la gouge ou le ciseau donnent manifestement la sensation de l'os normal qui est dur. compact et fait un contraste frappant avec la sone malade ramoHie.
M. OUier a quelquefois observé cette variété d'ostéite ; dans un mémoire présenté à l'Institut il a attiré rallenlion sur certaines formes làtenles d'ostéite épiphysaire. On peut r trouver de véritables séquestres. Elles peuvent siéger sur es deux extrémités d'un mémo os, ostéites bipolaires. Il (kai trépaner ou évidef.
H. Trélat croit que les faits auxquels U. OUier fait allusion se rapportent surtout k l'ostéomyélite prolongée si bien décrite par Lanoèloiiffue. Les observations qu'il a signalées so rattacbent k une forme spécinle d'ostéomyélite qui passe inaperçue, ignon^e et produit presque sans pnénomenes apïarents des désordres parfois très étendus.
— M. Cerné lit un travail sur la résection précoce dans 'ostéomyélite aiguë des os longs pendant la croissance. Il ermine son travail par les conclusions suivantes :
1° La résection précoce dans l'ostéomyélite uigiifi des os ongs pendant la croissanco peut être substituée à l'amputaion dnns la plupart des cas où celle-ci a été jusqu'ici reardéfl comme nécessaire ;
•i' La rësec ' arliea vouées oa;
3* L'envahissement de l'articulation voisine n'est pas une intre-indication à l'opération, qu'elle rend plut&t Urgente.
— M. Péan co m m unique un mémoire intitulé : Du choix i procédé dans la gastrotomie appliquée aux tumeur» *dominatet. L'auteur passe en revue les ras dans lesquels est indiiiué de pratiquer l'ablation des néoplasmes rnii issent dans les parois ou dans les viscères de l'aV inen. Il insiste sur les minuties de la tecbnique opérare, dit les précautions à prendre selon le volume, les raprts, la malignité de la tumeur pour laquelle on intervient, grande expérience qu'il a de ce sujet lui permet de renr dans une foule de détails intéressants sans doute, mais prêtant mal à l'analyse.
Lagrakge.
résection peut et doit être limitée à l'ablation des ouées & In mortification, si l'affection est limitée à
60GIËTËS SAVANTES
SÊ&NCB OU 20 AVAIL ltô5. — PUSSlDSlfCS Mt K. BOULEV.
St» LB8 DirrfiKKItGSS OtTB PARAISSSNT MASBNTEtl LES DI- VERSES ntCIONS DE L'tCORCE GR|SK CArÉBRALE, orTES CEIffM9 MtCflO-ttOTECnS, SODS LE RAPPORT DE LEUR EXCtTABI-
l|irfi. — Noie de M. Ku/ptan(voy. aux Travaux originaux).
Son LA PORHAnOH DBS AI.CAL0ll»B8 DÀKS LES MALADIBa.
Nq|« de M. Villien* — L'auteur, ayant reoours à la méthode de' Stas, a retiré un alcaloïde spécial des poumons, des reins et du foie de deux enfants morts d'une broncho-pneumonie survenue à la suite d'une rougeoie. Il a reconnu que cet alcaloïde, liquide et volatil, différait sensiblement de celui qu'il avait exirait naguère do certains organes des eholériques. par son odeur piquante, sa saveur peu marquée et sa faible alcalinité.
11. Villiers ne le considèro pM eomme un produit secondaire qui s'éliminerait & mesure iju'il se produit dans l'organisme, mais bien comme nroduisant un empoisonneroeni véritable, du moins d'api'ès 1 étude des lésions. Il en est de même d un alcaloïde, identique par ses propriétés et ses réactions, qu'il a extrait récemment des org^mes d'un enfant de deux ans atteint aussi de broocfao-poeumunie dans le cours d'une diphthéria.à laqaeUa il a succombé.
SiANCK DO SI AVRIL 1885. — ^RËSIDENCK DE H. BCItGBROir.
M. W *9nm ùri <<to Bord««)rMHrcit rAMMnia h B*«lnttlM m titn i» nenibn sorrM|Hiiiii»at MlUmal {pmUèn divitioa).
H. Oe V^itn oSrê, d« la fH de H. le dwHmtr Satnier (da !■ Gmd'CMube), va Innil mannicdt >Nr VitMatU it U pnfhjttssU i» td wn/Wa it te frt^ mttH mfàtM, (GwRailiriM à* r*MUM é* l'mfémt.)
H. UfMt frtwiHa» <• 1» firt éê ■IrrfÉiMt Hitt* iM ëwnMmfMMlvaMit Ufùiu 4» |Milfe«J«tf« cMrwvtesffl frtftttit» w CBUif« nyiif te «hliwffMt £An§Utérra oi Upmu elM^t et ««ait.
M. LaHtUUM iiyaêé m l« Bureau an nttme hlltili : tCfM Ml* l'Mt* lofra 4ê l« méémtM, fut M. h ét^mr l. nmm.
U. ffsMMr'-ircrff» oSK ë« la part do M. le doeteiif filii««af , um kroalum esirail« da Bu'UH» §i»iral d» tUrcfiaiiiif na. anr la fitmieU.
H. Laluereàtue offrâ, d« la fui d« U. la dueMir B. JrwMii, ma braehM» in* iIikMb : Xia«i ttir lat adtura Ai MriM AMMl«. (latarit poMr !• «aMoara Si prix UMWd 188» }
H. Henri Gueneau de JHuuy olD-e nno brochura da U. la dwlevr Traiet (d* Glarmoat), ayant pour litra : tfiiil Jaiin ot ieme.
A l'ouverture de la séanee, K. î$ Pr^ii«Ht norlo à la connaissance de l'Académie que son Bureau est allé rendre visite au nouveau ministre de rinslmction publique et a profité de cette occasion pour lui rappeler les pressants besoins de TAcadémie. Le ministre a répondu qu'il espérait que les nouvelles lois proposées en fkveur de l'enseignement supérieur pourront lui permettre de donner procbainement saiisbcUob t rAeadémfe.
SOITB DE LA DISCUSSION SOR l'ÊRYSlPftLB ET L'ANTUBPSIE.
— H. Bervieux lit un travail dans lequel il cherche & démontrer par des constdRrations tirées uniquement de sa pratique nosocomiale qu'il v a identité de nature entre rérysipèle et la fièvre puerpérale. Il rappette à l'appui de cette inéofie l'histoire d'épidémies érysipelateuses sévissant sur les femmes en couches et les nouveau-nés, dans les salles où régnait autrefois endémiquement laflévre puerpé* raie. D'un autre cèlé tous les aeeoucheurs ont vu ne nombreux exemples de fièvre puerpérale survenir à la suite d'un contage érysipélateux. On a vu également se déclarer de véritables épidémies d'érjsïpèle sur des maladea jaU^te i ^ d'affections cutanées qui avaient At$ittt«ikÉf«Wa^iJiy Lc
2«0 — N« i7 — GAZKnE llÉBDÛJIADAIhK DE MÉDËCINK ËT DE CUlUlilUtlE 34 Avril i««î»
salles infectées par la fièvre puerpérale. Il résulte donc de tous ces Tails que l'érysipèlf" peut être considéré comme une des expressions de la septicémie puerpéiale. Or il est aujourd'nui absolument démontré qu'entre la septicémie obstétricale et la septicémie chirurgicale il n'existe aucune différence -, qu'il s agit d'une seule et même maladie, provoquée par les mêmes causes et dont les effets sont les mêmes, que ces causes agissent sur la surface cruentée de l'utérus d'une nouvelle accouchée ou de la plaie saignante d'un opéré ou d'un blesiié.
La conséquence de cette manière de voir se devine aisément : entre l'érysipèle et la septicémie chirurgicale il n'y avait aucune différence d'après M. Hervieux; ces deux affections s'engendreraient réciproquement et résulteraient du même contage, d'où il suit qu il faudrait employer contre l'érysipèle les mêmes mesures préservatrices que contre la septicémie chirurgicale et la septicémie obstétricale.
H. Tr^/af a répondu à H. Hervieux. Il fait obsei-ver que les divers orateurs qui ont pris la parole dans cette discussioa ont singulièrement différé d'avis au point de vue de la nature exacte de l'érysipèle. Bien que cette affection soit probablement liée à la présence d'un micro-organisme, on ^ ne saurait considérerc6ftime démbiitréeVopinion de M. Hervieux, qui déclare qu'elle est identique à la septicémie. Mais, quelle que soit la doctrine qu'ils professent, tous les auteurs sont d'accord pour reconnaître que l'introduction des méthodes antiseptiques a singulièrement diminué du même coup la fréquence et la gravité des érysipèles. Cependant cette atténuation de l'érysipèle n'est pas la même pour tous : tandis que M. Gui-rin n en observe plus du tout, AIM. Ycrneuil. Le Fort et Polaillon en constatent encore de temps en temps quelques cas. Quelle est la raison de cette différence? M. Trélat croit l'avoir trouvée dans ce fait que si à l'heure actuelle lous les chirurgiens sont partisans de l'antisepsie, tous ne l'appliquent pas de la même manière. Les uns font des pansements antiseptiques très fréquents, les autres des pansements antiseptiques rares. Or d'nprès l'orateur ce seraient ces derniers qui mettraient le plus sûrement à l'abri du contage érysipélatenx. La statistique de M. Guérin qui s'abstient de renouveler son pansement le plus longtemps possible vient à l'appui de cette proposition. U. Trélat se déclare également partisan des pansements aussi rares que possible; pendant les deux dernières années qu'il a passées à Decker, il u'a eu que deux cas d'émipèle, et depuis six mois qu'il est à la Charité, il n'eu a également observé que deux cas fort bénins, et sans relation aucune avec le traumatisme des malades.
Dispensaires pouh enfants malaues. — M. Fouille a fait ensuite une intéressante communication sur les Dispensaires pour enfants malades. L'attention vient d'être attirée sur ces établissements par la récente discussion de TAcadémie sur la dépopulation de la France. Ces dispensaires sont en effet destinés à rendre les plus grands services aux enfants indigents et d'une façon générale aux classes ouvrières en leur enseignant les principes de l'hygiène qui leur font si souvent défaut. Le premier de ces dispensaires a été fondé au Havre il y a bientôt dix ans, grâce à l'initiative elà la libéralité de M. le docteur Gibert. Depuis celle époque sept établissements analogues uni été ci'éés en France et chacun d'eux soigne en moyenne par année plusieurs milliers de malades.
Anëvrtshe ARTËRio-vEiNiiux. — A la fin de la séance H.. TA. Ânger a présenté un malade qui à la suite d'un coup de couteau dans la cuisse eut un anévrysine fémoral. Cet anévrysme artériel s'étant transformé en anévrysme artério-veiueux, H. Th. Anger l'opéra par la méthode ancienne. Aujourd'hui le malade est complètement guéri.
Éi.iïcnoN d'un associé national. — Au cours de la séance M. Denucé (de Bordeaux) a été élu membre associé national
aar 34 voix sur 67 votants. Les autres candidats étaient . Desgranges (de Lyon) qui a obtenu 17 voix et M. TholoMn (de Téhéran) qui en a obtenu 5.
SÉANCE OC 18 AVRIL 1885. — PRÉSIDENCE DE M. HAKOT, VICE- PRË8IDBNT.
Action austaUve d«8 alcaloïdes : KM. 01«y flt MolMt — lUIanici de la tempèratore «or l'acUvlté des poUwkw : IK »ioli«t. — DMmt d-MUon analsArtuU locale de la oalèliie : K. LidMirde. - Coutance des exeltaUima «eeteHriei : M. d'Armnvml. .- XWreloppe ment de l'épithéllum du larynx : K. Toumen». — Btructure de l'aUe des inaectea vèaloants ; M. Beauregard. — BÉIaU nmaoulalrea des excitations psycblqaes ; K. Tèté.
MM. Gley et Ch. Richet ont recJierché quelle est la quantité minime d'alcaloïde capable de provoquer une sensation gustative quelconque ; la substance dont on voulait déterminer la présence dans une solution aqueuse éUiit dissoute dans un litre d'eau. La dose ininima perceptible est extrêmement variable : il faut, par exemple, une quamilé 2000 fois plus grande de morphine que de strychnine pour éveiller une sensation. D'autre part, il n'y a pas de rapport entre la toxicité et l'amertume ; l'atropine, en effet, beaucoup plus toxique, que )a quinine, est cependant bien moins sensible au goût.
— M. Ch. Richet a étudié l'influence de la température sur l'activité de divers poisons; il avait déjà montré que chez les animaux à saug froid l'élévation de la température rend les poisons plus dangereux. Il établit aujourd'hui lo même fait par un autre procédé : il fait deux parts d'uin* urine fraîche ensemencée avec quelques gouttes d'urine putréfiée et à laquelle on a ajouté une quantité debichlorurc de Hg telle que l'urine en contienne 0,05 par litre. L'une des deux parts d'urine est laissée à la température ordinaire, l'autre placée dans une étuve îi 40 degrés. Cette dernière se putrcfifi beaucoup plus tardivement, ce qui prouve que l'action tosique du mercure sur les microbes a été très BOlablement exagérée par la chaleur.
— M. Laborde, se demandant si la caféine^ la théine t'i la théobromiue, en raison de leurs analogies chimiques et physiologiques avec la cocaïne, ne posséderaient point la même action anesthésiante locale que celle-ci, a exécuté un certain nombre d'expériences dans ce sens : jamais il n[a obtenu, même avec des solutions concentrées, une insensibilisation notable de la cornée; c'est tout au plus si, avec la caféine, il a vu se produire un certain degré de inydriase pet-sislanle, chez le lapin. Et cependant la caféine el la théine ne iirovoquent point d'irritation locale capable de contre-balancer leurs elîets analgésiques; si ces effets ni* surviennent pas, c'est que ces substances ne possèdent point la propriété sicaractéribtique de la cocaïne.
— H. é^Ariûttval^ s'étant demandé si ce qu'on appelle la diminution d'excitabilité du uerf moteur sous l'innueiicp
â-i Avril. 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE- DE MÉDECINE ET DE GHI|LUR6IË ^ ^* 17 ^ 281
— M. Pouehet dépose une note de M. Toumeux sur Ïb déTelnppeiiient de repiihétium du iar^i et de là trachée chei l'homme.
— M. Ôeauregard inAif{v^e lé résùLUit de ses dissections lies ailes des vésicniits : il a remarqué que le déplissement de l'aile membraneuse résulte du simple écartement des deux DerTures pHncipales. ■ /.
— SI. i^r^r^ développe, en les appuyant sur des observations nouvelles, les eoneltMioB» de sa précédente communication sur l'influence que dos excitations psychiques et que certaines excitations extérieures ex.ercenl sur l'éoerijie de la cuDtraclion musculaire volontaire' Mesurée au dynamomètre.
btXÏKX Vé'H AVRft i885. — PhËSIDBKCB^ OE H. UUUOMVE.
ThsUlns «t aatlthermlquM : H. HaUopeaa. IVotman prootiM d'opèniUoB de l'ampyAme : M. C. Paul. (DiWMiHloii : HII. Moatard- Mu-tln, Itahonune. Cadet de Oasslcourt.)
il. Haliopeau prend la parole au sujet de l'action anlipyrélique de la thulline. Il rappelle que M. -Oujardin-fieaumelz, s'appuyant sur les expériences de HM. Brouardel et toye, considère ce médicament comme un poison du sang et UQdébiIitaut;cependaotR. von Jacks, après l'avoir administré à quatre-vingt-Mi malades, déclare n'avoir rien observé de sembl^ible ; certes la thalline donne des sueurs, mais moins encore que la kairine. Elle ne produit pas, comme celte dernière, des accidents de frisson, de cyanose et de collapsua. En résumé, avec 2 gmmmes de thalline dans les vingt-quatre heures, on ne détermine aucun phénomène fâcheux. Son action est malheureusement assez incerlaine; il est'des malades qui, malgré ce médicament, présentent TeXacerbation fébrile vespérale. En outre, il Tant reconnaître qu'en dehors d« son pouvoir antithermique, elle ne semble pas posséder iHie influence bien manifeste comme médicament curateur; elle ne modifie en rien, par exemple, l'évolution de la dotbîénentérie. On peut même tirer de ce fait un enseignement d'une ^ande valeur. On s'est, en elTel, attaché jusqu'ici à abaisser la température des malades au moyen du froid, du sulfate de quinine, du salicylate de soude, de Tantipyrîne, etc., el l'on a constaté- que l'on parvenait ainsi à ramener la courbe thermique k la normale; il semblait dès lors que le but était atteint. Hais il n'en est rien ; et l'on leste surpris de voir que loua lt;s.médicaineuls nouveaux, I antipjTÎne, la kairine, la thalline n'ont aucune action favorable sur la marche de la maladie ; la raorUlîté de la fièvre uphoîde reste toujours la même. Peut-être, d'ailleurs, est-ce àa tort de s'opposer trop complètement k l'élévation de la tem}>érature, el raul-ÏI se contenter de modérer le mouvement fébrile sans chercher à le supprimer. Si ces niédicameuls n'ont pas une utilité marquée dans la dothiénentérie, c'est qu'ils n'ont pas d'autre pouvoir que d'abaisser le clulfre thermique; il est certains antithermiquis qui agissent également sur' la maladie elle-même, par exemple le sulfate de quinine dans la fièvre [)alu:>trc, le'salîcyiatc de soude dans le rhumatisme : ce ne sont donc pas de simples anlitherraiques. Aussi H. Haliopeau esl-il d'avis qu'il serait peutêtre sage de revenir, dans bien des cas, aux vieux méilicaiiienls antipyrétiijues dont l'action thérapeutique est connue.
U. DuAoïnme. demande si la thalline produit toujours un abaissement de la température chez un animal bien portant.
H. ttatlopeau. On obtient chez le chien une hypothermie de plusieurs degrés.
M. Cadet de Gasncourl fait reiniarquer qu'avec I*antipyriiie, de même qu'avec la thalline, on ne produit qu'un
abaissement très éphémère de la température. D'ailleui^s, ces médicaments ont des inconvénients, et inélùè des daagers; les sueurs profuses .qu'ils" dférérminent di^ivent les faire abandonner. " ' " /
— M.'Cv'Pau/ rappelle que, si l'on procède à roptfrafion de Vempyème par les méthodes ordinairés, à ciel ouvert, ûn détermine brusquement l'issue' d'un flot de pus qùi souille le malade, son linge, ses pièces de literie, que, d'autre part, on amène une modification subite des conditions de pression inlrathoracique, d'où menace de syncope, et qu'enfin les rapports des lèvres de la plaie avèc les parties profondes se trouvent souvent complètement Hoodinés lorsque la cage thoracique reprend ses dimensions premières, après Pévacuation du lu|uide; Aussi M. C. PauL a-t-il recours à on autre mode d'opération. -Toujours il remmenée parfaire une ponction exploratrice avec la seringue de Pravaz,'afln de s'assurer de la présence de l'épanchement, de sa nature» et de déterminer si le lieu d'élection peut- être à bon dnïit choisi pour l'opération. Il fait alors, en ce même pointv' une
rionction avec un gros troeart et donne issue lentement & 'épanchement purulent, afin d'éviter une. brusque diminution de pression intrapleutale ; réooulement a lieu, tout d'abord, par un jet continu, mais,, quand le premier tiers de l'épanchement a été évacué, il devient intermittent suivant les mouvements d'inspiration el d'expiration. Lé pus est refu dans un entonnoir munid'un tube de caoutchouc qui se rend dans un vase gradué placé sous le lit. On pratique ensuite le lavage de la cavité plenrate au moyen d'un siphon; le pus dilué avec une solution d'hyposulfite de soude à 5 pour 100, sort facilement par le tube. Après ce lavage aniisepliqué, M. C. Paul procède à l'incision de la paroi en introduisant à la place de la canule du troeart un stylet cannelé' servant de conducteur au bistouri. L'incision est ainsi très simple et très Tacile. On plaee alors dans l'ouverture un gros tube de caoutchouc llxé & l'extérieur par Une plaque de gutta-percha s'appliquant exactement sur les lèvres de la plaie, qui peuvent dès lors, si elles sont bien parallèles et que le pus soit de bonne nature, se réunir par première intention, excepté dans le point occupé par le tube ; puis on fait un pansement de pister. Le tuoe qui plonge dans la cavité pleurale va se raccorder avec un autre conduit analogue qui descend sous le lit, et qui est fixé sur un point de son trajet pour éviter tout tiraillement; on voit se dégager du tube. supérieur, qui sert aux lavages, un pus très clair et sans odeur. En résumé, il y a avantage à vidvr 1» plèvre avant de faire l'incision; on évite l'abaissement brusipie de pression par suite de l'écoulement progressif du liquide, et l'on peut d'ailleurs employer la méthode de Lister rigoureuse. Si, dans certains cas, il existe des fausses membranes volumineuses, il est nécessaire de pratiquer une ouverture plus grande; pour éviter la cicatrisation trop rapide de la plaie, on pourra y placer deux ou trois tubes au lieu d'un seul.
M. Moutard-Martin redoute pour le malade la fatigue résultant de toutes ces manœuvres successives, étant donnée celle qu'on observe déjà pour une thoracocentèse lors de pleurésie simple. D'autre part, comment savoir, après une
E onction, s'il n'existe pas de voluniineusës fausses mem* ranes? Pour lui, il commence d'abord par recourir à la thoracocentèse, et ne décide t'empyème que si la maladie ne guérit pas. Parfois, après avoir pratiqué plusieurs ponctions, on crnit que la plèvre renfenne un pus clair, sans grumeaux ; mais, lorsqu'un incise, on est tout surpris de trouver des4iaquets de pseudo-membranes f]ui obstruent la boutouDiere inlercoslate; M. Moutard-Hartin a dû, dans un cas, extraire ainsi un kilogramme de fausses membranes. Gomment se tirer d'alTaii'e en pareille cîn-ouslance avec une ouverture de
fielites dimensions? Il doit nécessairement arriver qu'on aisse dans la' poitrine des paquets pseudo-membraneux obligeant ensuite à une seconde opération. — Quant au m-
GAZBTTK HKBDOMADAIRB OfrMÉBBGINK BT BK CHlRURGlII
odel opératoire. Ilncislon semble expo^r à quelque danger lorsqn elle est faite an un seul temps, sur la sonde; on risque de couper une anère si i*on n>s( $nléé par le doigt qui sent le bord supérieur de la cAle. D'ailleurs, les deux procédés ne sont pas plus douloureux Tun que l'autre. --^ JColin il arrive assey aouveat qu'on est obligé d'agrandir l'incisîoa cutanée, la boutonnière faite à la peau n'étant pas auaai longue oue celle des parties proronïles; il faut donner k u plaie U lonne d'un entonnoir. H. Hontani-Hartiu fait, du reate, remarquer que lout«a cet objectiona sant théoriqoea puisqu'il n'a pas expérinenté le procédé.
K. Pmui est aertaÏB qne èee malades n'épraurant au* cvna fatigue aasgéeée; l'opéraliofl ait falitfdaua la peaition denH-cmwbée. Pwir éviter Vaniiété et la toux résultaol da la dinÎMitiM ëe preaiÎM vers la An de l'écMlement de Tépanobenwdif il a aoin d'introdnira dana la plévra ue eartaiaa niutilé du liquida destiné au lavage. U croit facile d'éritffr w Ueieer l'artère, ea faiauU Tiacisian k long du bord supértenr 4e la oMe : nais il aura soin, à l'avenir, da profiler dtt w—il 4e M. jloiriaid4Uftia,etdeda«iieràlafhttela firae d'Mtoaaoir.
M. Moutari'Màrtin i*flppè11é qn*0Ti a signalé des accès «pîl^tîrorTnes pendant le fafafîç de la plèvre ; II n'en a ïamats observé chez les quatre-vingt «dix malades opérés par rai. Tooiours, lorsque cet accident s^est produit, on n'avait placé <|u m tnbe dans la plaie et Ton était ainsi exposé i injeeter daas la plèvre une trop grande quantité de Unuide. Lorsqn'va tt cett de ileax tubes, tout danger d'excès da pression aat écarté.
M. C. P4uU recoQ«aU qall «anli niau emplafar deux lllbttt ; mais, d'aUleiirs, le siplMw do^t il ae sert a una faible puissance, et il a aoia de aiiapendre l'ininrtMu dès ^ne 1 op> pression apparaît U a renoncé k l'aspicataur, car il eat convaincu que les aocideitta 4e bnoiachoiTée, avnco^, etc., incoDuas avant son emploi, résulient d'une dépléiton trop rapide da la plèrne. U UiH«, pour ainsi dire, le malade ea:;^«lsar aoa epapfiwpf^, c« ^i «tt w nude phw p^yaialopfua 4e vider U cavité pl«ttnle.
M, CtMtetditOwafeawtfait otos errer qu'on ne pent savoir, avant 4'ladaar, la gnantKé 4e foueies aseoibranee qu'on renwitiBiaî il est dane impaastMa de propertioMer TeteadM 4n rinciiiaM a« mwow.dea paqMis psende «em
V. C* PtaU pratique one large ouvertui^ « le pas extrait la ponction reiiferme de gras grumeaux; lorsau*i1 est ogène, 11 incise moins largement d place son tube; si des fausses membranes se présentent et le bouchent, U agrandit nncision. D'ailleurs, le plus souvent, les flocons pseudo-membraneux ont le volume d*utt noyau de cerise on d'une noix au plus.
V. JfoNlorfMfartùft est d'avia que M. C. Paul attribue bîan h tort les divers accidents de la thoracocenlèae k Tm^U ration; en effet, ils se montrent quelfuefoîs longtemps apiAs la poadtnn. Le- trocart muni de fcaudnidhe est tant amant susceptible de les produire si l'on n'agît pu suivant les règles étaUies.
M. Dukamme insiste surtout, suf la néeeasilé 4« ne pas ameacff la bms^ 4^.o»aipresfiiM du poumM.
M. G. f^urf tait remarquer que le seul fait d'un éeoniemeot cantmu par ta «anute du trocnrt indique une pression intrapéeunda supérieora 4 celle 4e l'ataMopiière.
M. ISimiarA-Mûrlin tient li bien établir qne, si l'on incise largement d>mblée, les deux pressious intra et extrapleurale s'équilibrent tout de suite, ot que l'on n'a pas à redouter les accèd d'oppression et de toux. CeuxMÛ ré- Bultcoit ordinairement 49 1 appal énergique de l'air, par suite des monvemenls respiratoires, dansles vésicules pulmonaires,
fnsqne-là comprimées, lorsque l'on évacue trop r^idemant répanehemeiit au moyen de la ponction.
En somme, le plus grand avantage du procédé de M. C. Paul parait etra de simplifier les suites de l'opération.
~ La séance est levée à cinq heures trois quarts.
Aodii Petit.
REtUS DES JOURNAUX
»« piiéMieBB wmm 4m par H. Schreiber. — Au point de vue clinique, l'auteuT arrlre aux conclosions
suivantes :
1" L'alcoolisme ehwnique et ladébHitnHog organique (consécutive au suruiènamenUfc ta manvtisa nourritiira, font disparaître fréquemment le phénomène du genou pendant des nota at des années.
Souvent l'absence de ce phénomène ne dépené pas d'^e lésion anatumique de la modie on des nerfs cruraux, mais d'un désordre nerveux, toxique ou autre.
3* La méifando indiquée peut eonslituer un mofea eertain 4e difléffaoeierUs disparittoas iransitoiraa daeaUasqni tienneoia une lésion de la moelle lombaire et doraale. — Cetta méthode eoasbta simptoment A eiereer des fristioM doucas a« moyen de la paume 4e la main sur la région prérotaUaaaa que l'on sa propose d'exmiinor. Dana pluaieani cas — chac 4«s nloaoliquos «Un aatrne — eetia palita nnamum nenit peur réaultat 4a Adra réapparnllra la réllasa rntulian. (Diais* Mm Anh, fêr M». MH., t. XXXV, p. t54.)
mm tiummn lehiiHina, par A* Kli»uifll*'"-Par î«»c«l«(Uon de eectoinaa ^eiériM 4u sol, U. 9I»cotoiar n olMenu chef uan série de petits msiomifères des maoiMntiaas tétaniques fliièa wttca; il a rÎHâH à enllinv ns mi* cralM H par ÎNacMlatioa Ta vii féniliéraMMt «MnlMr U mort, RécanumMi Carie **tfUttotte(ataf-Aa^e4ii^ A.4«ca4. 4i «ad. di ToHii; r Mt mis bars 4» étmU </) l'eustence chas rfaernuK d'un tétanos iur«ctM(is;«stril idaiatique à celui pravaqué par Iw bastérias Om soi? l'anlevr le
Eisa d supfMse mim %m le létanaa trawnafi^tM pMirraM n avoir nour «r^g)i«e une soNàUurada U péaia* en «ni l« noiut 4e den«rt, aaec 4a la terne, (Ûti^uù mU- Wtkmê-
CM^n— wiilftii <(lonie qusSrîènw). par M. ie 4actaur
Noéi GnEKun me JiIossv, w^* da 660 Ç^m, a«ae «aiercaiéae 4ans le teate et S plaactws liùbogr. — Pana, Oelaha^ «t Leerosaier, IWS.
En publiant cet inyiortant v«lume quelques mois seulansent après sa belle inottognipbie de ta fièvro lyuholde# N* Gneneaa & Hussjnoiu donne une preuve nouvelle de son infiiti{abt« acUvité intellectuelle. Gomme dans tes deux premiers lomea de la Clinique aUdicale, il jabordelessuietslesplus divers; cependant l'iulérét de cet ouvrage résii» surtout dans le« quelques études d'ensemble qu'il renferme; car elles ont irait a des questions qui depuis de longues années ont founiî matière aux recherches 4e l'émiflent clinkieti.
Au premier rang figure une -tiwnograpMe des pins eomplètes et des plus instructives sur l'od^opafAta trdché^r^mchi^uf. Cartes, cMuna il en va iM^aars poor les œuvrps d'une réelle originalhé.lcs premiers méwMrrs d« M. Gueneau de Hussy sur .ce suj^ n'ont wMf^dto susciter quelques controverses. Ainsi, l^nt eorecénanj^att t*exnclitude des faits qu^l avait avancés, des observntelirs antorî!^»
GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÊDECmS ET DE CHIAtlRGIB
ont pu lui reproebM d'exagérer t'imporUmce oliaii|ae et U fréquence de celte eflisutien. £o présence de ee trevail de refoule et de révision, fbndé nr une messe dedocumeets en grande piirtie nouveanx, U crilHiue perd ses droits; eelte monographie fera désormais loi dans la matière. La qufsUun y esl éliiiliée sous toutes ses faces, maiapaiiiculièrement aux points de vue clinique et élîologique,. faits sont là pour dénioiilrer que l'engoriiement (tes 'ganglions inédiastinaux relève des coulitinns morbides les plus diverses : afiectioni aiguë:*, fièvrpfl înfecttMwea^ maladies coaslilutionnellps, dyscnisifs gpéeifïqui's. Poar occuper la premièri* ptace dans cette éliotofiitf, U tuberculose ne saurait ^absorber presque entière, cofflme tendraient à le faire croire certains traités, méini' récents, de pathologie infantile où, sous le nom d'adénopalbie broiielHqufl, n'est guère décrite que la lubereuleee ganiîlioiinnirH. D ailleurs, lévolmien monikte, aboutissant à line guérison complète, vint bien souvent prouver que l'aOection ganglionnaire n*est point de nature dégéuérative.
Les chapitres consacrés à la description des signes, d'une interprétation parfois délicate, de l'ad^nopatliie et des troubles fonctionnels si variés, s* muftiples, qu'elle peut provoqut>r, roéiUent surtout d étra médités. Car que de fois, pour n'HVoir pas sAngé k la poasibilMé de cette adVciion, a-t-on méconnu la vént»ble origine de telles manifestations morbides du c6té des appareils respiratoire et circulatoire, par exemple de telles dyspnées, de telles toux quinteuses lu'on a rappei tées indûmcHt à î'aetbnft ou à la coqueluche ! roiit |>orle ti'ailleurs à eioire, comme le soutient H. Gueneau le Husk;, que lu plupart des faits rangés sons la rubrique le eoqueluefae chronique relèvent de ntdénopathie médias- :ina)e, et non de celle maladie. Faut-il aller plus loin, el, :oiir(irmément à la théorie bien connue de H. Gueneau de ^fui'sv, rendre la coijueluche Iributaite, en tant du moiiia lu'atfeclion spasfooditiue, de l'engouement ganglionnaire? I y aurait, de notre part, témérité gramie à nous prononcer lur cette question si uontroversée, et cela d'autant plus que 'auteur est le premier k réclamer, sur ce point, un supplénent d'enquête. Aussi, dans son Étude sur ta coquetuohe, |ui fait suite à la monographie de l'adénopathie, rnsle-l-il ur le terrain de la clinique, en utilisant, d'aillfurs, le beau ravail de il. Roger, dont il comtwt 1rs conclusions sur luelques points secondaires. Cet exposé sénéiologique, fait le main de nallre, ne prête pas à I anelysê ; leut u moins aat-ilalgnalerledeelnietiandelaeengpilioitboeco-pharyn^ u début de la coqueluche, oA H. Gueneau de Mussy inchne
voir, contrairement ft Topinion de H. Roger, une < sorte l'enanthëme », el le chapitre consacré au traitement qui, omme dans toutes les œuvres sorties de sa plume, abonde n indications précieuses i recueillir.
Déjà en 1881, diins une communication & la Société dé iprap<>utique, H. Gueneau de Mussy avait apporté plusieurs lits à l'appui de U doctrine qui met le goitre tasophtlMtmique >U9 ta dépenduiee d'une lésion de l'iMervatlon centrale; n revenant aujourd'hui sar celte Question k laquelle plueura travaux récents, qui tous plaident dans ce sens, oiit >nné un regain d'actualité, il nous donne l'analyse la plus éthodiqne et la plus complète des symptômes et des coudions patnogéniques de cette maladie. A défaut d*une concluon doctrinale alrâolue, il en déduit des indiraiions tbéra* iuiiques précises et paMe ea revue les diveraes médications l'un a preconiséee.
A côté deces travaux delongue haleine, ce volume renferme I praiid nombre de mémoires dont la plupart étaient sqtt k ce jour dispersés, au grand préjudice des reerches scientifiques, dans divers recueils ou journaux, qui portent sur les questions les plus variées. Qu'il ■gisse de siij'ïis purement clini'|ues comme l'auscultion plessimelriqne, la valeur sémciologiquc des vibra- >as thoraciques, les signes de la pleurésie, les abeés
du foie, etc., de problèmes k la fnis-diniques et psychologiaues comme ceux que soulève l'étude du langage, eu que la pathologie générale sait direclemeat mise en eau», comme dans Uts travaux sur les endermosds, partout l'^aep*^ vateur ingénieux et expérimenté, le critique sa|;ace s'affirme pour jeter une note peraonnelle dans tes qneaUnns en appa^ rence les plus rebattues ou avancer la eolutioa de eallfs qui sont le plus controversées.
C'est assez dire (|ue ce volume est de ceux que les savants comme les praticiens auront journellement à consulter et qui doivent prendre une plare dans toutes les bibliolhèqnv,
fiour constituer avec ses aînés une des œuvres scientiRquea es dIus considérables de notre temps, une de oelles qui Tont le plus honneur à la clinique française.