L. Dasyma-Bmaic
RAVfoirr au omsal nomctPAL sur ta atawa m v*ocii»atm)i*9
ET IWVAOCIHATlOlfS PUBLIQUaS MlUkUtT i'idWAa tfSi, Mf
M A. l*i.u«BAu, ft4ioini tu main. t»ur<leaus, 1881. A. Belfiar: et C*. — l'a partie ftciaiiiiUiiuë de catto brochure, qui ee repré* sente la presque lotatité, se composu de trois rapports d^ H. le professeur L^yel (de Bordeaux), direclear du serviue médiçal de vaccinntioa, et d'un rapport de M. Balllet, vélérinaîre de la. ville. Ce dernier document traite des diverses opérations effet:lué«s à l 'Hbiltotr dans leservîee municipnl de la vaccine, pendant l'anniïe 188i : iDOCulalioBS de géuiMfli, euHnre du vaccin, ineeulatiens expérimental R8 i, divers animaux, etc. Le premier rapport de H. lAyet renferme les résuliau des opérations do vaociR&tisn pratiquées par le service municipal c\uà les enliints non encore vacciués. En 188i, 2000 enfants environ, de zéro i huit ans et au-dessus, ont été vaccinés, ce qui représente une moyenne de 38 i 40 par séance h«>btlomBdaîre. i^e chiffre des insuccès contré lés a été de 22 pour 100, proportion assez considérable, el qui est le rés^tat d'une dégéeeiesceoec nementeaée (de juillet à fcef^mbi-e) du vaccin de géniase employé ; d'wllaurs, ta revMci^ nation pratiquée pour ces insuccès a fourni une prâpertion de 8i pour luO de vaccines légitirues.— Dans son second rapport, le docteur Uyei relate répidémie de variole qui a sé«i & JwKteeHX pendant l'année 1884; il montre, du reste, qu'en comparant le» nombres dé décès par variole pour les trmt dernières période» iriennales, on voit que, de IwS à 1884, il m s'est produit eue 140 décès de varMeux a« lieu de 548 et fiK dorant chacune dm deux périodes précédentes, ce qui démontre bien l'heureuse influence de l'immunité acquise par la population. — Enfln, dans un dernier rapport au maire, 11. Layel expose les réseliata des revftceioelions pratiquée» dans les écoles de Bordeaux. 8ur3l80mrçons revaccinés, il a p« eontréler 1284 saceéa, soit 4l peur iWi sur 1729 Qlles. 800 succès, selt 45 pour 100. eutr», M. Layel croit pouvoir couehipe que la durée de l'imoMidlé eeauise par une première ncehiatlett, pniliqnée cfart las peliio eamols, est • moi M longue qu'on ne Ta cru jusqnlei. Du «iCant de six «us^ vaneiné dM le premier ige, doit être revaeelné, lunonten tenea d'épidémie. D'antre part, la revaoeinaiion a d'autant plus ile chanoee d'étee positive qu'elle esl pratiouée chei des ei^oiimes plus jeunes et (dus près du memeui on l'immunité vaccinale a été perdue; euBn, chez tout orgaoisine doué d'une immnohé abtolue, la revacdnatlon ne donne lieu à aucune fausse vaticine> U vraie busse vaccine serait une manifestation de plus en plus expressive, de la part de l'organisme, d'une immunité qui s'éteint; aussi, pense M. Layet, plus une husse vaccine est accusée, plus le moment esl proclie ou l'organisme aura oerdu son Immunité. — Oniie saurait trop louer le zèle que l'admlnisiralion apporte à s'occoper de culte Importante question d'hygiène et de prophylaxie publiques, ni trop hautement reconnaître tout rintéret sclenituque des rapports qui loi sont bumis au nom du service municipal.
34 AvHiL 1885
• , . VARIÉTÉS
Enquête sur la contagiosité de la phtaisie. — Les confrères oui n'auraient pas encore répondu à l'enquête ouverte par la Société médicale des hôpitaux sur la transmissibilité de la phthisie {Gas. heb., 1884, p. 851). sont instamment priés d'adresser leurs observations à M. le docteur Vallin, rapporteur» 3, rue de l'Abbaye, au siège de la Société.
Faculté de médecine de Montpellier. — A la suite des troubles qui ont eu lieu à l'occasion des récentes nominations dans l'ordre de la Légion d'honneur, M. Benoit a orficlcllement l'onnc sa démission de doyen et demandé en même- temps sa mise à ia retraite comme professeur. C'est M. Grasset, premier assesseur, qui a^ait été provisoirement chargé de remplir les fondions de doyen jusqu'à la nomination définifire du nouveau titulaire. Or l'avis annonçant, par ordre ministériel, la fermeture de la Faculté venait d'être placardé avec tes signatures du recteur et du secrétaire de la Faculté ; le doyen provisoire n'avait pas été consulté avant l*afQchage. H. Grasset, froissé de ce procédéaimmédiatement envoyé sa démission. La Faculté de Montpellier n*a donc actuellement ni doyen, ni premier assesseur, tous les deux ayant démissionné. Quant au second assesseur, il est actuellement en congé régulier à Strasbourg.
Le préfet de l'Hérault est parti pour Paris, aûn d'obtenir du ministre de l'Iostruction publique la réouverture de la Faculté.
- Ce qui vient de se passer à Montpellier n'est qu'un épisode d'un mouvement d'opinion assex général et sur lequel nous auront peul-étré à revenir.
Faculté de médecine de Paris. — Par arrêté du ministre de llnstruclion publique, eii date du 17 avril 1885, la chaire d'hyoiêae'de la Faculté de médecine de Paris est déclarée vacante. va délai de. vingt jours, à partir de la présente publicatioit, est ^ecordé- aox candidats pour produire leurs titres.
- — Par ai'rélé ministérifcl du 35 mars dernier, H. le docteur L.tH. Petit a été nommé bibliothécaire adjoint à la Faculté du médecine en rami^aeement de' M. le 'docteur Mahn, promn bibliothécaire-
.Banuukt de l'Association générale des médecins de France. — 1.0 banquet de lundi h été très brillant. Les représeutanls des sociétés locales s'y j)ressaient en foule. Au dessert, toast de M. le président aux présidents et délégués de cei sociélét< couslatant, en peu de mola, l'beureuse situation de l'Association ; réponse <w H. Hameau (d'Arcachoii) : toait de H. Lunier aux membres du conseil judiciaire ; répouae de M. Vaonesson, mem- , bra de ce censeil ; enfin propoùtion faite par H. Lunier, sur l'initiative de H. Dttfay, d'offrir à M. le président ion médaillon en bronxe, avec légende explicative, proposition très applaudie et à laquelle le président a fort spirituellement répondu en oiTraot non de donner mais de prêter sa tète.
Banquet du Cu.vurés de ciiiianGiE. — Le banquet d'adieu a eu lieu à l'hâlel Continental. Les convives y étaient plus nombreux que ne pouvait le faire es^Orer Tobligation imposée aux chirurgiens de la province et de l'élranger par les devoirs pro* fessiouncis. H. Trélat, président, a »orté aux mùdccitis étranuers uu toast auquel a répundu M. T. Tilauus (.Vmslerdani); U. Verneuil a bu aux médecins de province et reçu la réplique de U. fiœckel (Strasbourg). Ënliii H.^ Ijenious qui avait prisriniltaiivc du (^ongrèi, a remercié la Société de chirurgie d'avoir si bien mis sa pensée à exécution.
Association française pour l'avancement des sciences. — Les subventions suivantes viennent d'être accordées pour l'année 1885 : H. Gailois, pour la construction d'un Ibermographo médical, 300 francs. — H. ilfotais, pour coutinucr ses travaux d'a-
natomie. 400 francs. — H. Sabatifr, pour continuer ses travaux d'anaiomie. 500 francs. — MM. Testut et Dufourcet, pour des fouilles anthropologiques & continuer danf te sud-ouest de la France, 500 francs. — Laboratoire d'anthropologie Tantouee, 50O francs. — H. Pommerat, pour continuer des fouilles préhistoriques en Auvergne, 150 francs. — M. Magitot, pour continuer ses recherches à Combeperet, 200 francs. — M- Delort, pour continuel* ses fouilles prchisloriqiics dans te Cantal, 1 50 francs. — Société ^anthropologie de Bordeaux, 800 francs. — M. Souche, pour continuer ses fouilles, 100 francs. — M. (^tet, pour continuer ses études sur la flore mycologiqne de France, 300 francs. — M. Audouard. pour la conlinuaiioa de sfs travaux de chimie appliquée, 600 francs. — Lvboratoir$ de WimeretuB^ pour la publication des travaux qui y ont été faits, 500 francs.
I16PITAL DU Midi. — M. le docteur Charles Maariae reprendra ses leçons cliniques sur les maladies vénériennes le samedi à neuf heures et demie du matiu et les continuera les satuedis suivants à la même heure. Chaque leçon sera précédée de la revue des maladi'S du service et suivie d'instructions pratique» sur le traitement.
HOimtal de LA Cuarité. — M. le docteur Luys reprendra ses leçons sur ta structure et les maladies du système nerveux, le jeudi 30 avril à dix heures (amphithéfttre au deuxième étage) et les continuera les jeudis suivants à la même heure. Le cours de cette année aura pour objet la structure et les maladies du cerveau.
NiicnoLOGiE. — Le 12*inars dernier, est décédé k Condé-sur- Noireau (Calvados), M. le docteur Auguste Nicolas Vaoll^ard, né le î novembre 1796, à Neuville près Vire. La vie de ce distingue confrère, aussi savant que modeste, a été bien remplie. Le 15 septembre 18i7, il pratiqua avec succès Vocariotomie ; il était le quatrième chirurgien français qui eût osé tenter celte opération ; il est permis de le compter parmi les trois premiers qui y réussirent. C'élait un coup de maître qui valut an docteur Vaullegeard la juste répuiatioa «Ton habile praticien.
Le 4 septembre 1870, il avait consenti i accepter la présidence de la Commission municipale de Condé. Il a été conseiller municipal pendant plus de cinquante ans, et médecia en chef de l'hospice pendant un temps plus long encore. Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14 juillet IttSS : il avait
3uatre-viDgt-six ansl Ses compatriotes lui oÛTrirent une croix en iamant et un magniUque album, portant les noms des personnes qui avaient souscrit, et dont le nombre s'élevait à plus de quatre mille cinq cents.
Une souscription, dont le conseil municipal de Condé a pris riiiitiative, est organisée pour élever on monuoient an docteur Vaullegeard.
— On annonce aussi la mort de H. le docteur llenri-Caniillu Carville, décédé a Menton le 9 avril 1885, à l'ige de cinquantesept ans. C'était un des élèves les plus distingués de M. Vulpîau.
Mortalité a Paris (16* semaine, du li au 18 avril 18â5>.
— Fièvre typhoïde, ti. — Variole, 3. — Rougeole, 59. — I Scarlatine, 0. — Coqueluche, 8. — Diphtbérie, eroup, 48. — , Choléra, 0. — Dysentérie, 0. — Ërysipèle, 6. - infections
puerpérales, 5. — Autres affeclioni épidémiqoes. 0. — Ménin-
f[ite, il. — Phthisie pulmonaire, 215. — Autres tubercuoses, 45. — Autres aOections générales, 71. — HiUformations et débilité des &ges extrêmes, 45. — Bronchite aiguë, 10. — Pneumonie, i30. — Athrepsie (gastro^entérite) des enfoiits nourris au biberon et autrement, 35; au sein et mixte, Ifi; inconnu, fi. — Autres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 101 ; de l'appareil circulatoire, 81; de l'appareil respiraloire, 123; de l'appareil digestif, 48; de l'appareil géniio-urioatre, 23; de la pèau ei du tissu laminuux, 6 ; des os, articulations et muscles, ô. — Morts violentes, 23. — Causes non classées. 13. — ToUl : 1221.
G. Masson. Propriétaire-Gérant.
BOOSLOTOR. ^ 1>iiprltm-iiàig<4Nûeâ,l:|'.
TRBMn-DEOZlfant AHHftK
l" Haï i885
PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS
COMITE DE RÉDACTiOW Président : M. le docteur A. DECHAIIBRE
MUBRU : HM. les dootaurt lUGHEZ, lEORSES DIEULAFOY, DREIFUS-BRISU. FIUUiÇO».FUNH. ALiERT HEIOCQUE
L LEREROULin. PAUL RECLUS
Admnr tout oa qui eoneeme U rtfacHoii u tUge é» ComiUt ehei H. Dbchanme, 91, rue de LUie (anat le mardi da préféreoea).
. (Thftses, eiamens, eoan/ele.) mt Mwmn tmmmtmÈa itère——» le p«Mie aateiwa.
SOMMABtK. — Paris» Dm plwrésies hteorrtugiqusi. — CntribuUons pharma- * cnliqvea. — Travaux ORISINAUX. Clinique médicale : Oc l'efflcacitd de Tanlipyrii« daas Is rkasati«M articulaire aign et s«l)>V*- ~ Pathologia interne : Do h f}rife-B<|^rila frisHi**— GMwafti MiiNTiriagis. Congrèa fnoeaia da cht-
mgia Saotrîs «avantm. — Acadéaiia de* «eioDCM. — Académie de iné-
decîM. — Société dea hô|rilaax. -~ Société de cbirurgio. — Société de biologie.
— Société de tbérapentiqne. — Pathological Society oî tendon. — Rivua dbs jcoiuuiix.— Tranux i conMlter. — BiBLloeRAHλ. Leaoriglwsda raleblnio.
— VAuérii. U crine d« la ma do Skaa et H. C JaBiaa^ miLLiTOiL Cbmaifao da l'étrangM-.
Paris, 30 avril 1886.
A PROPOS d'un malade actdellekbnt dans mon service,
A L'HdPITAL SAINT-ANTOINE.
Nous (levons maintenant, en nous reportant à la classification que je donnais dans mon dernier article, étudier la pi^bogénie des ëpanehemenls bémorrhagiqnes de la i plèvre.
A. PremUr groupe. ~ La eirrhoie du foie méritet-elle la place qu'on se plalt à lui donner dans ta pathogénie des pleurésies hémorrfaagiques? Je ne le pense pas. Dans te remarquable travail de H. Houtard-Martin, deux cas de pleurésies hémorrhagiques sont considérés,
à tort, selon moi, comme dépendants d'une cirrhose du foie (1). L'un de ces cas concerne la fameuse observation de Laeniiec, oii les lésions de la cirrhose atrophique sont pour la première fois si merveilleusement décrites (â). Le malade qui avait cette cirrhose atrophique avait également une pleurésie hémorrhagique du côté gauche. Hais Laennec ne dît pas que cette pleurésie fût tributaire de la cirrhose, je crois plus volontiers que cette pleurésie était de nature tuberculeuse ; peut-être même s'agissaît-il d'une tuberculose pleurale, car, d'après la relation de l'autopsie, c la couche profonde de la plèvre contenait dans son épaisseur une quantité innombrable de tubercules grisâtres... » L'autre cas, également considéré comme une pleurésie hémorrhagique dépendante d'une cirrhose du foie, me paratt devoir être mise sur le compte de lésions phlegmastques, car, si l'on veut bien se reporter aux détails de l'autopsie (3), on conviendra qu'il est difficile de considérer comme atteint de cirrhose, un foie c de volume normal, qui offre une friabilité remarquable et dans lequel le doigt en pénétrant soulève des grumeaux prçsque pulvérulents >.
Je ne nie pas, bien entendu, la forme hémorrhagique de la pleurésie dans le cours de la cirrhose hépatique, j'en ai même observé un cas, mais je pense que c'est chose rare,
II) Hootard-Martin, PUunMei )Wiii«Tk«f<fBM, UièM de Paria, «878.
{i) Uenaec, t. Il, p. IM, édition, 18».
(3) Horand. G«sell« dca hôpitaux, 4864, p. 408.
FEUILLETON
ChrAMi^H» de r4(r*nger.
readatkm d'an Xnstltnt ée pbyalologlo «xpèrimontale A Oxford. Ob|oottoaa dM snttvMMeUMUBlatM. im axamana pmfw— ionnela A rpnlawM* d» Xiondraa. Projata ds rWoniM. — Sorabondanoe da médeoln» an AostraUa. Léo oonaoltationa externes dm hôpitaux at laa )aan«a pratlotau. — Moauroo pour limiter la oonourranoaqoa lanr tant laa oonaoUaUona taoapitaUéraa. — Lao lommaa MÉdaolnM mdaa.
Il n'y avait pas jusqu'à présent de Faculté de médecine à Oiford ; an mois de novembre 1882, une tentative fut faite pour combler cette lacune d'une des Universités les plus anciennes du Royaume-Uni. Un savant de premier ordre, le docteur Burdon Sauderson, professeur dans un établissement d'enseignement supérieur de Londres, accepta la t&che difficile d'acclimater l'étude de la physiologie à Oxford. Dans un r Mxa. T. XXII. '
autre pavs sa tentative eût été parfaitement refue ; il existe aujourd'hui en Angleterre un parti jeune, remuant, dont les aspirations reporteraient probablement, si elles se réalisaient, rétude des phénomènes de la vie à ce qu'elle était du temps de Duvernoy. Les antivivisectionnistes ne dissimulent guère leurs projets; s'ils n'osent pas dire encore que la physiologie est inutile ou nuisible, ils veulent modifier radicalement ses méthodes, supprimer l'expérimentation et tout ramener à des déductions anatomiques. La perspective de la création d'un nouvel institut pratique a provoqué une vive émotion parmi tous les ennemis des recherches modernes. M. Sanderson avait demandé un premier crédit de 10 000 livres sterling pour son laboratoire ; on se mit en cam-
fiagne et il nes'en fallut que de trois voix i>ourquelademande ùt rejetée au Parlement. C'était une victoire pour le progrès, mais une victoire à la Pyrrhus. Ses adversaires le comprirent si bien qu'au lieu de désarmer, ils ^ont int^yeni^ chaque année pour empêcher leii^teafafcfcy(namfcs)milAe^