DfciUj»»» demw la rriatton d^tm é^'déaije d'Une
nâ-tmttr, 8>st UMMlrée dau» un troupeau d« beeuf^ à eow*tee eo«» ; eRe a aMeM à peu prèe fca nieftid d<e9 ammaui qwk le eeoiposai s nt avoe de9 résultats vanablea. Lea wtnes dee ^HV^Rsaw flpappéo éudont eb^^^éea de sung et r^^ïdues 0B trèa graude abeudauee. Jl< Dictisseifr a Mcambié lea f eMS ^hm bem qui w Mcuomba è cette aflkelie» qulm beat eut naui. Ue wéswilideBt lus ahératSMU tQ^piques de la né~ ^il» lalwnitî^. L'Un des reh» éndt p«» tÊMé que l*lwitre y iks étaîesl gran vieux ji tevr surfbe e> La canee de l*^déiiiie reste tueapKqade. Qvriq d'un» RMuvaise pèture ayant rempleeé me aBinenla^ou fns riche; d'autrM aeeusent l^lsage m h digitale.
ftim DBS JooRirm
If. Kaaiis£."*-ir^eiSul*Mrpri8^l^^ santé de'fièm et d'iafiamraaiioa doidaureuia da t'una des greeaas arti eidationa, sans trauauliama et aaaa cauaa OHiaue. L'actiev* latian sa re«pèit de liquida: laaMrties naUeumautieutuM tamé^lîoD phlagmaaauaa, quaniueleis da la ruugeur. Ou iacése au boni de quelquca jaaia, oubieu Tafticulatiau aa vide a^laBénaanl : daua laa dau eaa au Irawn du pue trèa rielM an vuena. La s^auviale aat fortement tniaéile al langia. Laa cartilagaa sont uriaela.
La lariMnaisaB da la Mabdî» art finerabla; aH» guésil (»ème aana antiaapiïeX sans ankvtoae et uvae naa gén» mà* dioera des aieuvcMMata. La sécrétion dnianl fmacbeaMt wmleBt*» puis tran^rwile, enfin muqnenae. Il lelénna une Hlal* ^««iale qui se fcnne d'otte wâ/inn.
Volkmam a donné beette m&ladio, qn*ik a déarilo kenvonier. In nem d'«rebrtl# mpptirée emfmrrktdef at Migre tee criliqnea adressées par VircMw à eelln déaoniBatioa» Kmns* peaeo qa^ell» Mérite d'élra eooacrvé* tu ta laealiiatiân tanla SMperûrtelle dea Mnnns.
Lnpns artienlaire eiaviné au niciuaeapa niésanliîl la«* ieuffft an micfecacena en ehatnettft Ce «iwaba, cnHirè anr lea liquides de enlture de IDfAcu sautaire alleaund, ae dév^ leppe lontemant ; au bout de qnalqaaa jaura an traUTa da mgnifiques chaînes de coccus trèa attangéea et diseaaenieat ^paséee»
âi l'an ineaule le produit des culture» i da» souris, la nub-
jorité de ces animaux meurt en trois àcînq]oura; à l endroit de l 'inoculation, on constate un énorme abcès renifdi de microbes, la rate est tuméfiée et contient les mêmes parashea, souvent ou les rencontre sur te revêtement péntonéal.
Chez les cabiais, on n'observe qu'un malaise transitoire.
Chez les lapins^ on provoque généralement au voîsinaee du point d'insertion dea phénomènes d'inflammation locale ou de suppuration^ saos reteutissenenC notable sur fétat généraL
L'auteur considère cumîcrobe coaoïeîdentiqtteattAnpfl^ cocctM pjfogenes de Rosenbach, et & eelui que Loefllec a rencontré accidentellement dans la tfiDhthérîe.
Le lecfen^ trouvera sans doMie iearésirflata eftleiHia beauee^ trop vt^ee pour partager les idée» do Krans» snr Karig*iiej»arasitairederaifeetîon(£9W. MM. IWA., nf 43L)
Mil. Rettbner e^ Babrdf enl pnbKé dans le inèaw jonrnnl (n" 44) l'obs^vatiofi ^n» searla^ eofmKfséfr de auppu nrinai artiiiiahiinB, tti!oMamtatédnnalaBH«|Mk«iciebe
to lliUliiM fcni ynilni gijaHJiMliiwi> pur M.!, ScK- «■K. — -L'appaaitian d» suer» lévagyradattslefrunnaa,ealun pbdaeMiPO laa» nignaié yaa Gonq^^BManaa» ant 2hmm H par Kfliz. Les obsenatiana publiées n» aen4 wa ihwf auaimnni
pas démouslratives d'une faf ou absolue et la rotation àpuche a été expliquée par la présence dans tes urines de différentes substances ayant le même pouvoir. Le cas relaté par l'auteur ne parait pas dbeuteble. IktameHie niia lainme de quarantesix ans, atteinte d'une forme légère et întermitttente. La rolation était en meyean» daWIdegréo à Sg.degfés, et le corps qui produisait cet effet éAail bien de la lévulose, puisque les urines soumises à la fermentation ne déterminaient plus ta rotation. De même quêta glïcose, cette substance est produite par lea alimeoL anurlacé!^ et toutes tes £oîs que Ton augnantait danalnrégiBadeln nalad^ lea léeuleataei le nia, on constatait une aagnwiiilaHen tôt wpeudante dn In lérulase. Il est impoaaiue d'axj^iquer la pfoductiion da ae ^éamèfte.
Il nous souvient que certains auteurs français, entre
6AXKTTB BEBDOMAOAIMÎ HAOBamt BT Itt CHmVMIK
i» Ukt l«85
GAZim flIBDOIIADAm M MÈMOm BT M GHIRUftGIS
— H* 18 ^ 3tt
autres LerebouUet. asi <mi attiré l'attestion çur «eUe fmne de diabète, avaient ^gnalé en même temps la difficulté avec laquelle se produisait, avec la liqueur de Ichling, la réaction carjMïtéristûiue, {Cmtraihp,rm4'Wiim8eh»,W% a* 43.)
9m tim^ntmwmtmmutu fmw I* Tlap^*» par H. F tiirzEn, ~« Un commerçant axhè\^ 9 \Um de vUAOe de yacht, te méau »oir, ua «ofaoi da «nu w^ngeA d« <utta viande crue «t la nuit suivante fut prit d'uM violenta diarrhéa suivie de faiblecsat aile m rit^lit UataneiiÉ. L« pÂM avait m^ugé de cetto viande c^tet f«u 4a Uqapa apffès , il Ait pria d*anxiété^ de tiraillements dans tous les membres, de siieun pfoSum, 4t DmUamo»! ila dijirrbés, 0»«a autres DarwoDos, oui avaient mangé de la mêuu VÏMdft furtAt prisoi oa U mAm^ façon.
La irfanë« avait une eeuleur gn« bleufttre lors de l'achat «t
ressemblait à de la viande de cheval, elle répandait une maavajse odeur, sensibles surtout à U cuisson-
Oq apprit que cette vacbe gyait fait veau trois jours auparavant, qu'un vétérinaire avait sorti le placent» au bout de
3uarant-liuit heures et avait aout^tlé de l'abattre, La saisie u resta dn atU» viaoda ayant àià pratiqHéfl au trouva la viande putréfiée aartoat au voisinage d(M os. (Viêirttljaktih
Un NOUVUn 8I6NB CERTAIN DE GflOgSB8SB, p«r M. C. ReWIL. —
Ce signe, oluervé ( ta «liniqiie de H«gar, consteta en um «loi* lesse inaeeoutcimée du segmMt inférieur de l'util. Il exista environ vers le trefsiéna noïa do la gvwsesse. (fraêêr meâ.
Woeh.. mi, B- 9ê.) ^
TRàlTIVW» DB CHOUbA PAS LE TANMN* ptT M. A. CkHTMil.—
Le professaur i» Naples e«|^«a on ifÂut ût la walBiéie des lavemenla de bi forcaute swvaale ; mu bMtllio «t nrfroidio, 2000 grammes; tanaÎQ, 5 à grammes; gomme arabique, 50.0 ; laadanH», 90 à 50 gouttas. Ce lanment dait AU'e adauiuaUrié avec nn irrigateur ordinaire m plutdt avec une tonde rbqUs an «out* ehfme remontant à 3 i 4 eaomé^ de l'anus {êtâirocbiiê da l'auteur). {Cmii. f. nud. Wm,, 1884, o* U.)
ËNKVarBliUlT d'une Atmus D4N8 Ui COHJH DROIT, par H, GJU-
aBB.^IelaliaBd'wwautopttosaM aucun reoSMgnement «Unique,
\ Abcès du cerveau sutte d'insolation, par M. Eiselsberg. — ObaenratiOB M|pHi)îre qui «érilia d'être nuùs «H parait
" sujette ft disonssiM. Uneadeft de dis'Sept ao» est fira#pé 4'waela' lion à la sotie d'une nwwÎM pénible suivie 4'4uw revu# m pleiA ,1 aaUiliayvvpo, imUeurde t«te wrlAttté droite, 0èw#jég|ète, etc, f Au bout d'une quinzaine de jours se manifeste dans les regÎMtP zygomatique et orbitaire dreïtes une série d'abcès plus ou moins profonds se succédant les uns aux autres pendant prés de deux «nets. Finalcnufit se déaiare uaa luméfactÏM de Ja régie» Mm- '■ pHorale avec douteurs épauvaultUes, délire, parésia à drettia. etc. ' Trépanation, l^a duVfOiéra incwée m doono passagç é %u«Me «' gaiiortian purufeota. HaM dans le oeowi. A l'autopsie, le labe / tomparal dnit «it tHWslbraaé m mu vaaie abcès sépwé de ^ , ttortMn trépanée par un 4eBtl isenli^àlre d« eubalance «érébrajlf ysipparoMs ■oHnale. {fimM, Amki»^ kim, M*d., t. TOV,)
Das aoiHPicATLoiiis ut sonoritA nés cavernes puuuuujms, par H. Umberq, Vu des &iûets de discussion préférés dà# inédpcins alleouuM^ Geriwdt préland que les qiodifloaluas dU son ^ tympaniquo produites par le déplaç«ne«t du «salade jiont un aigne jceruin d'exmvaiîoa pulauHuùre» le m» devient pl^ffram ^ lortfue iê maiadf itumi- &i >e loo devient noins arave, cette interprétation n'est plus permise. De pli|S) cee nûdiQcatioos de sonorité permellriiient de reconnaître la direction (horizontale ou vePlteale) du lene diamètre de la eaverae. Weil conteste ce der- ;^ nier Ciil, mÙ» awM*i la pi^flCiMiiaa sénérale du changement du ^ tjcDDaaiârae qiuuit î l'QU&teACe même 4'vne cavernç. jLë igémoire ^ de B. Uisberg est consacré & défeudre le» idées de maître Gerhardt. iJDmUch. Arck. fitr klin. Med.y t. XXXV.)
RECRaRCHBa SDR LA VBBHBlfVATlOir M U OMLVBUm, fW N. TAE-
PMifER. — Mémoire imparunt c^tawint dM MpérÎMcts mu |i dfgesitOH par Jei liquides i«iestia«iM, l'or igiiw 4« da riaMf' Ua, la tarnMtatioo artiAci^lbi d« ta coUnlo», m i^f^imt par les fermentations dans la panse, la leoinposttipa w ftUOt ^tC* {Zeitsch, fUr Biol,, t- XX.)
Un cm •'■AnooLsimnnH rAaoxvaii alb, w II. d«v». «. aarvatian totéreasaie 4'w auto de Mif aas Maint d'UiMfiar buiune nUimiwmié et $vén nûitultmu «t tfé» vi^ par J*
médication aittbi)'pbiUtique> L'enbni priMaU d'aillpun m symptômes habitaels de la syphilis invétérée. D'après que^mgp détails anamoestiques de» observ^iouji déiA pubbéei, rauleur pense que cette médication produirait rréqmeiQmeat U meilleur effet, {hart. klin. Woch., l«6i. «• éf.) ^
Lm «riciBtw «e r«i*hiHrfe. paf M, BEttTfleLOT, membrp de l'Institut, i vol, In-S*, i885. Paris, 0e«rges6ieinheil.
61. 4ans le gruU eenraot ùdfHaetul â» l'hiuMidli, l'alehimie n'est pas, à propracnaat parler, «■ dof bru da la magie, oUe en aet tmt au aaii» une àMvatàoa. c L'histoire de teua las peuplas, ai-ja écrit aillaurs, qN>a(rp4 son arigina ias supanéitioi», la eroyaih^e à des êtres, kàa» faraas distiMiaa, sa partageant la gowanuffleat 4s Ip aature, da nionme, de» animatK, dw pleataf, àf la ^atié» iaaaiméa... L'IiaoNVia a une ian4aaea aataraitp à ayiatw)liflar la nature e eaèla taadanea, il la prand an lai^Méne. Qu^l^aa voisin da la Imita ^ua sait un hamfaa, il a eaïuciaaee de «a paraoaaalité ; i| sait qu'il peut ijuciqua «liasa, Ganfuséraent, H pense qu'il asi uaa cause, et cette idée 4e aause, H la «raaaporta hors da lai. Paiaqu'il peut produire um fcniii •A soufflant daaa ua taU a« «a frajkptat «a aadtil, celad
Îu*il «a produit paa, la bniit da ^mr, par «xenapie, fast ohe par un autre, at a'aft aat aoln «h «tt la piiiasaiiee cachée, a Ces forças parsaaiâAAaa, ^ ant Uar symiMie dana laa al^fats «i#iblas, ca saal lac diaux, Ips dépMW, les géaies. Il f a des diviakés sidé rates, ^ aont tes divinités supàriearas ; il f a wm Caule ^'êafriia «aaaadairee. deat la plus aboadante eatlaetioa est feuraie par la Kabbale, qui «a sanC perpétués sur ias aam da jwaatas, aisdMw, ^^m, Offris j «Ce., ê( nai vivaat aoeore da «as jaura aa«s d aatras appatlatians. Or, Phomaia, à aaeeuM qa^i agit, qu'il travailla, q« il usa da sa çroft$ éaangia al aa ohtisat dw néaakata, aanwffaad «s'il a priaa aav k attim tà fna aea fotwaa, qaaÇl«e indepaadaataade M» »e ga peftwart paf ahtelBMaa* À lui obéir. Il est même des peuplades sauvages qui, lOMtaa ayaat paiir dat asprits, leur intiment des ordres ou leur adressent des injures, qnnnd iJa aont realéa sourds à une prière. On comprend dès lors par quel étroit enchaînement Finterprétation des phénavènas physiques se trouve liée aux croyances superstitieuses et peut rester longtemps atiMhèA, «punie il «ait anrivé «a ffytt aux théorias caaniogo- «jottes.
À eei famaaqaat sitf la teadaDca natiiraèle de l'apprit bamain, il faut an avatar wc, qui peat oarvir à naas laire
comprendre )e earaetére de certaines inmdrtioae do wf&H~
aer»atiaa.ËtriÙBtAirada UpbUoMphia.daasleaaM primitif da mat, flaaalM aaa las peaaaiirs da TantiqiHlé a'oAt paa altaada da aaesédar an aasHMlagia dat ■atima hiaa aam
breuses et oien précises pour formuler les plua^astes théo<ries snr te système da monde. On paat dire «ue teim idées générales étaient }?\vit6i provoquées par leurs idées partisu-
Itères qu'elles n'en étaient déduites. L'idée générale de l'umté de la matière, qui, encore de nos jours, se relie, pour quelques-uns, à celle de l'unité de la force, fait partie de cet héritage des anciens, et c'est d'elle qn'est née la pensée de la transmutation des métaux.
Saisir la première trace de cette pensée, la suivre dans ses développements et dans la diversité de ses manifestations, montrant toujours, dans la suite des âges, sa filiation avec la forme des croyances religieuses et philosophiques, tel est le but de la remarquable étude que vient de publier M. Berthelot.
Ce serait peut-être engager nos lecteurs dans des voies trop insolites que de leur faire, avec Fauteur, le récit, fort curieux pourtant, de ce laborieux enfantement du grand œuvre. Ce serait d'ailleurs les jeter dans des détails ardus d'histoire, de civilisation, de mœurs, de linguistique, de paléontologie, où ils trouveraient plus à admirer ce ^u'il a fallu de courage & H. Berthelot pour aller les recueillir dans les jurandes bibliothèques d'Europe et de sagacité pour les bien interpréter, qu'à exercer leur propre jugement. Il suffira de dire que les origines de l'alchimie sont poursuivies successivement dans les légendes mystiques des premiers âges et dans les traditions religieuses égyptiennes, chaldéennes, juives M gnosliques. Cest au sein du gnosticisme que s'est réellement constituée l'alchimie, telle qu'elle s'est perpétuée au moyen &ge, c'est-à-dire dès le commencement de Tère chi'étienne, et il n'existe pasd'écrits alchimistes antérieurs à cette époque ; c'est donc dans les ouvrages des chimistes de la période gnostique qu'on peut comprendre, par les textes comme par les figures, les rapports du spagirisme avec la magie et l'astrologie. Les rapprochements auxquels M. Berthelot a été conduit sont, nous le répétons, des plus saisissants et des plus curieux ; en éclairant un point d'histoire scientifique, ils jettent une précieuse lumière sur l'histoire générale de la civilisation. Mais il faut nous hâter de quitter un sujet dont les attaches avec la science médicale sont si éloignées, et nous ne pouvons mieux le faire qu'en reproduisant le passage suivant du deuxième livre, ou se trouve résumée la pensée fondamentale de l'ouvrage.
< Les pratiques métallurgiques et les premières idées de transmutation viennent de I Egypte et de laChaldée, et elles se perdent dans une antiquité probablement plus reculée. Les Grecs d'Ëgypte ont transformé ces pratiques en une théorie démi-sGÎentifiaue et demi-mystique, à peu près comme ils ont fait pour 1 astrologie. Leur science, transportée à Constantinople, s'est transmise à son tour aux Arabes, vers les septième et huitième siècles, ainsi que l'attestent formellement les passages du Kitab-al-FikrUt (1). Enfin, ce sont les Arabes de Syrie et d'Espagne, qui l'ont enseignée à l'Occident. >
A. Dbcbahbiui.
VARIÉTÉS
Le CRiHB OE LA RCE DE SAu Bt M. C. Jambs. — H. James, qni n'avait avec la victime, H"** Comel, aucun rapport direct, ayant cru devoir sa mêler i cette bruyante aSkire par une lettre rendue publique, a été mandé pnr le juge instructeur, H. Guillot. Luimême raconte dans uoe secoade lettre comment H. Guillot a résumé cet entrevue dans le procès-verbal dicté à ton greffier : < J'ai mandé M. Conslantin James, non pas comme témoin, pour lui dire qu'il s'est déclaré faussement le médecin de M"* Cornet, el que c'est à l'aide de ce mensonge qu'il s'est introduit dans l'appartement dont, par mes ordres, on lui avait interdit l'entrée. Ce meosonve, il l'a fait dans un intérêt de réclame, ainsi que le pronre sa lettre au Figaro, lettre tellement abominable, que c'est une honte pour la Facalté qu'elle porte la signature d un
(1) Ctalttut 4ê$ mUmêê, àt lte>AU-VKMk-w-M*diD. nort m l'u SS 4e rbégire. c'eM-k<dirt von 8S0.
1« Haï 1885
médedtt. > M. James qonte que lorsqu'il'a voulu signer une pro-* testation, M. Guillot, ouvrant la porte, lui fit signe de sortir et lo> congédia (Journal de$ Débats). j
AssisTANCB PUBLIOUB. — Un concouTS pour la nomination à i deux places de chirui^en du bureau central s'ouvrira le jendi 28 mai 1885, à quatre heures du soir, é l'H&tel-Dieu de Paris. Les docteurs en médeune qui voudront v prendre part devront! se &ire inscrire an secrétariat générai de l'admmist ration de , l'Assistance publique, i Paris, avenue Victoria, 3, de midi à trois heures, et y déposer leurs titres. Le registre d'inscription sera ouvert du lundi 27 avril jusqu'au mardi 12 mai 188o, i trois ; heures.
CONGOOftS. — L'Académie royale de médecine de Belgique met an concours les questions suivantes : '
I* Déterminer par de nouvelles applications le degré d'utilité i de l'analyse spectrale dans les recherches de médecine l^ale et de police médicale. — Prix : 1500 francs. Clêture du concours, 1« avril 1886;
2° Déterminer expérimentalement l'influence que la dessiccation, employée comme moyen de conservation, exerce sur les ' médicaments simples du règne végétal. — Prix : 600 francs. Clôture du concours, 1*' juillet 1885 ;
3* De l'action physiologique des soustraetioiu êanpùaes, tant locales que générales ; indications et contre4ndieations dans le i traitement des maladies. — Prix; 1500 francs. Clêtnre du concours, 31 décembre 1885;
i" Faire l'exposé et ta critique des diverses méthodes de pansements et de traitements antiseptiques des plaies et des affections chirurgicales. — Prix : 600 francs. Cléture du concours, 16 janvier 1887 ;
Faire l'étude de l'érysipèle charbonneux ou rouget du porc, an point de vue de ses causes, de ses manifesutions, de ses lésions, de sa prophylaxie et de son traitement. EtabUr évrntuellelemeot ses rapports avec les affsclions charbonneuses, badéridiennes et bactériennes. — Ihix : 6O0 francs, fîldture du concours, 15 janvier 1887.
Les mémoires lisiblement écrits en latin, en français ou en flamand, doivent être adreués /Vioiico à H. le docteur Rommelaere, secrétaire de l'Académie de médecine, à Bnnelles.
SoaÉTÉ HÉDICALB OEB hApITAUX. SÉANGB DO VENDREUI 8 MAI.
— Ordre du jour : M. Ferrand : Présentation de pièces anatomiques. — MM. Henri Huchard et Paul Legendre : Observations des crises laryngées labétiques ayant nécessité la trachéotomie. M. Kelscfa : De la fièvre rémittente gastrique. — H. Rendu: Rapport sur une observation de prostatite goutteuse par H. ûailhard (de Rochefort). — M. Moisard : Observation d'hydropneumo-péricarde avec briiit de moulin, consécutif à une perforation de l'estomac.
HêpiTAL DE LouRCiNB. — Cour$ Clinique de gynkologie et de syphiligraphie. — H. le docteur Harllnean, médecin de l'hôpiial de Lourcîne, reprendra ses leçons cliniques, le mercredi 6 mai, à neuf heures, et les continuera tous les mercredis A la même heure.
HoRTUJTt A Paris (17* semaine, du 19 an 25 avril ISfô). » Fièvre typhoïde, 19. — Variole, 5. — Rougeole, 47. — Scarlatine, 3. — Coqueluche, 6. — Diphthérie, croup, 34. — Choléra, 0. — Dysratérie, 0. — Erysipêle, o. ~ Infecttons pnerpérales, 6. — Autres affections épidémiqnes, 0. — Ménin^ gite, 49. — Fhthisie pulmonaire, 200. — Antres Inberenloses, 31. — Autres affections générales, 71. — Malformations et débilité des figes extrêmes, 60. — Bronchite aiguë, 37. — Pneumonie, 117. — Athrepsie (gastro-entérite) des enfants nourris an biberon et autrement, 41 ; au sein et mixte, 25 ; inconnu, 6. — Autres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 112; de l'appareil circulatoire, 79; de l'appareil respiratoire, 100; de l'appareil digestif, 47; de l'appareil génito-nrinaire, 24; de la peau et du tissu laminenx, 2^; des os, articulations et muscles, 14. — Morts riolentes, 33. — Causes non classées, 14. — Total : 1177.
G. Hassoit. Propriitaire-Girant.
1*' Haï 1885
GAZËTTB HEBDOMADAIRE DE 1IÊDEGU4Ë ET D£ CHIRURGIE - N- 18 - 305
nir j
COMMUNICATIONS PHARMACEUTIQUES ET BIBLIOGRAPHIQUES
PS
THÉRAPEUTIQUE
de VlM MMirilli
' j L'origine de remploi thérapeutique du pin maritime se '^-jperd dans la nuit des temps; c'est surtout dans les maladies ■chroniques du rein, de la vessie et du canal de l'urèthre, latéaDs h catarrhe chronique, dans la phthisie, dans la hron- ^ehorrée et dans tous les flux muqueui, que l'on a conseillé ielque Ton conseille toujours l'usage des produits résineux. ^''Telle est d'ailleurs l'influence bienraisante du ptn maritime, ^^. i|u*un simple séjour dans les forêts embaumées de ce précieux «Haifëre constitue pour les malades un traitement efficace ^ contre les affections pulmonaires.
Cependant, jusqu'à ces dernières années, on avait négligé fie rechercher sons quelle forme et dans quelles conditions principes que possède le pin maritime pouvaient le t avaiUageusement être utilisés comme médicament interne.
La cause de cette indifférence s'explique tout naturelle- ' Rttiit. On s'était imaginé que le goudron qui, on le sait, cat Je résidu liquide que procure la combustion des bois de pin, devait posséder toutes les vertus de l'arbre. Cette substance tt trouvant dans le commerce k la portée de tous, on l'a alilisée telle quelle sans autre examen. ' Certainement le goudron a rendu et rend encore des services, mais il faut reconnaître que le mode employé pour sa Idfricalion détruit ou dénature une grande partie des sub- Kaoces actives que le pin maritime possède. Le feu, en effet, ■I vite raison de l'huile essentielle et de certains principes )latils et balsamiques qui échappent à l'analyse et qui, pré- •ément, sont ceux qui embaument les forêts de pin mari- Le goudron est donc dépourvu de ces précieuses ibstances.
tCe point étant établi, des esprits sérieux se sont altacbés Rs ces dernières années à rechercher le moyen d'utiliser totalité des richesses que la nature a accumulées dans le maritime, et il s'est présenté simple et facile par la tabstitation de la gemme au goudron.
La gemme de pin maritime s'obtient de la manière suî- ^nle : On entailla l'arbre de façon à enlever une bande ■ écorce de 15 à 20 centimètres, et, de la plaie ainsi faite, J'écoule, goutte à goutte, le suc résineux du pin. C'est ce ne résineux qui a reçu le nom de gemmCj il est l'expression de tout ce que contient le pin, en dehors de la partie ipieuse de l'arbre.
La gemme contient à peu près H pour 100 d'huile essen-
tielle, qui répond à la formule C" H***. Elle contient encore une résine appelée colophane, dont la formule est G'" H='°0* qui résulte de la fixation de deux atomes d'oxygène sur deux molécules d'essence réunies en une seule.
ta colophane est surtout un mélange de deux acides isomériques, savoir : l'acide sylvique qui est cristallisé et l'acide piniquc qui est amorphe.
La matière solide de la gemme contient un autre acide résineux cristallin, connu sous le nom d'acide pîmarique, qui répond lui aussi à la formule C"H^°0*.
La gemme destinée à l'usage médical doit être recut^illie avec des soins spéciaux, de manière à la mettre promptement à l'abri du contact de l'air. Cette riche substance constitue en quelque sorte le sang du pin maritime, et Ton conçoit que, recueillie ainsi, sur l'arbre vivant, elle possède sur te goudron une supériorité incontestable. . .
Il ne nous appartient pas ici de signaler les préparations à la gemme de pin maritime qui ont vu le jour dans ces dernières années. Nous savons toutefois qu'elles ont été expérimentées avec un grand succès dans les hôpitaux et que les plus éminents praticiens en prescrivent journellement l'emploi.
Il nous suffit actuellement d'appeler l'attention de nos confrères sur le parti qu'ils peuvent tirer d'une substance ancienne comme le monde, mais toute nouvelle pour l'usagé auquel elle est aujourd'hui destinée.
REVUE D'HYDROLOGIE
■•es Mnw Hurttolca el aleallM*.
Aucun pays n'est plus riche que la France en eaux martiales, puisqu'en négligeant les localités non classées, on compte cent quatre-vingt-dix-sept sources contenant du fer en quantité plus ou moins considérable.
Il importe donc de rechercher, au milieu de ces innombrables richesses, une eau qui présente les meilleures qualités dans le traitement non seulement de la chlorose et de l'anémie, mais encore des affections digestives qui les accompagnent le plus souvent.
Si nous examinons U's nombreuses variétés des sources ferrugineuses auxquelles nous avons fait allusicuipli nous arrivons avec le Lande à étiS^Bit'fê^^t
GAZETTE HBBDOKADAIRE DB MftDBGINB BT DB CHIRURGIE
4" Haï f885
Première classe: Eaux fetrugirteuses carbonaiées, — Légères, d'une digestion facile, agréables aa goùl.
Deuxiém chue,: Eam crénatée». — Plos lourdes, fatigantes pour l'estomac et peu stables.
Troisième classe: Eaux sulfatées. — Très lourdes, très difficiles à supporter.
11 est une autre classificatiou qui a une tout autre valeur au point de vue clinique, c'est celle qui divise les eaux martiales en deux grandes classes, suivant qu'elles renferment ou non de l'acide carbonique à l'étal libre : 1** eaux acidulés ferrugineuses ; eaux ferrugineuses simples. C'est une classification tout à fait pratique, el 11 est surprenant que H. Bouchardat ne la mentionne pas dans son formulaire.
C'est là certainement la vraie classification, la classification clinique. 11 nous importe peu, en effet, de savoir si telle eau contient du sulfate, du rri§nate ou du carbonate de fer. Ce qu'il nous faut savoir, c'est si les eaux martiales peuvent être supportées, surtout par des malades aussi difficiles que les chlorotiques, auxquelles elles s'adressent généralement. Et là, un seul élément peut nous fixer : c'est la présence de l'acide carbonique à Tétat libre. Aussi Pereira a-t-il été véritablement inspiré en établissant la classification suivante . Après avoir divisé les eaux martiales en cartonatées et svUfatéeSf il établit une troisième division dans la classe des carborïatées, et distingue les ferrugineuses aeidides ou acidulés ferrugineuses t et les ferrugineuses carbonatées. C'est de là que date la fortune des eaux ferrugineuses, car la médication par ces eaux est pour ainsi dire tout entière dans les acidulés ferrugineuses.
C'est dans la chlorose que les eaux martiales sont d'une Utilité héroïque, indispensables même. Que de gastralgies chez la femme, qui ne sont dues qu'à cette cause? Et c'est ici que l'indication est formelle. La gastralgie de cause chloroUque ne résiste pas à l'eau de Fougues. Que d'observations probantes nous pourrions citer, si ce fait n'était pas de notoriété absolument publique.
Un mot encore sur l'application des eaux ferrugineuses aux maladies de foie. Dans les hépatites si communes sous le climat des tropiques, dans les congestions chroniques du foie avec sa compagne forcée, la gastralgie, l'eau martiale rend les plus grands services.
Il est une forme de chlorose qui se trouve admirablement de l'eau ferrugineuse. Cest cet état de transition qui amène progressivement l'enfant à l'état de jeune homme ou de jeune fille. Ce n'est pas une maladie, mais un état maladif. L'enfant est grêle, souffre de l'estomac, est mou, langoureux, se laisse aller ; et le clinicien sait combien de chlorées sont dues à cèt état de transition ; comlrien, surtout chez la femme, cette transition est longue à se faire, et dégénère souvent en véritable maladie. On peut hésiter à lui donner le nom de chlorose, et cependant bien fin celui qui, souvent dans ces cas, pourrait établir une distinction enlre l'état physiologique et la maladie. C'est ici que l'eau de Fougues est souveraine. Elle donne à la nature un coup de fouet qui la force à. ne pas s'éterniser dans son œuvre et la remet en bon chemin.
En résumé, dans toutes les affections oiï le fer est indiqué et surtout IcHvqa'il existe des troubles gastriques, l'eau de Fougues Saint-Léger rendra les plus grands lenrices par l'heureuse association qu'elle présente de la médication martiale à la médication alcaline.
L'acide carbonique libre, contenu dans ces eaux, jonc, pour le moins, un r61e aussi important dans leurs applications thérapeutiques que le fer lui-même. C'est à l'acide carbonique qu'il faut attribuer cette assimilation si remarquablement facile de certaines eaux qui ne contiennent qu'une proportion asseï minime de fer (Fougues) pour assurer la stabilité de la combinaison.
Le fer, tout seul ou en trop grande proportion, est lourd, et fatigue l'estomac; chez les uns, il amène la diarrhée; chez d'autres, une constipation opiniâtre. Que de difficulté:) chez les chlorotiques, dont l'estomac débile et capricieux ne pent souvent rien supporter. '•
Les préparations officinales, en poudres, en pilules, ei\ solutions, etc., sont' le plus souvent tolérées avec grand' peine. Le médecin, aux abois, passe du carbonate an sulfate, épuise les sous-carbonates, se retranche derrière 1 s lactates, espère en les tartrates qui lui font défaut, il lui reste les citrates, protocitrates, chlorures, fer métallique, phosphates, etc., etc., et finalement il aboutit au point par où il aurait dû commencer. Il donne à sa malade de l'eau de Fougues et la malade guérit. OU est la clef de ce mystère? Il n'est pas diflScilc de le savoir. C'est aux substances auxquelles le fer est associé dans cette eau qu'est dO le miracle (chaux, magnésie, iode, potasse, soude et lithine). Sydenham l'a dit avant Bouillon-Lagrange, avec Alibert, avant nous, i Le rapport que les eaux minérales ferrugineuses, ont avec l'économie, fait que leur vertu martiale se communique mieux à la masse du sang, et qu'elles guérissent les malades plus efficacement que ne peuvent le faire toutes les préparations de mars les plus vantées en chimie. >
En un mot, ce n'est pas la quantité de fer, mais la façon dont il est associé, qui influe sur la valeur d'une eau roinérate. Halheureusement la plupart des eaux ferrugineuses | surtout celles qui contiennent le fer en excès ne supportent ' pas le transport loin des sources. La dissociatiQU des élt^j ments. s'opère rapidement et des dépèts se forment sur lerj parois de la bouteille. Le malade n'ingère plus alors qu'une eau inepte et sans action thérapeutique. C'est ce qui fait que la première classe des eaux que nous avons énumérées plu« haut, doit être préférée, el dans cette classe celles douL Fougues Saint-Léger est le type et qui sont à la fois ferru-a gineuses, acidulés, légères, d'une digestion facile et agrêabU au goût, et d'une stabilité parfaite.
{Revue d'hydrologie.)
G. Massoh, Propriétaire-Gérant.
BouRLOTBii. — laiprimeriM réiialw, A, né Mifni%^, Pari*.
TrKNTR-DEUXIÈMB AHHiE
8 Haï 1885
COMITE DE RÉDâCTWS
Président : H. le docteur A. DEGHAMBRE
MUBRBS : HM. les docteurs BLACHEZ. BEORGES DIEULAFOY, DREYFUS-BaiSAC, FaARÇOIS-FMIICX. ALBERT HCMOCQUE
L LEREBOULLET. PAUL RECLUS
Adrener tout ce qui coDems It rMseftoii an aièç» Comité, chez H. DegiuibUi 91, me de Lille {avant le nurdi de préférence).
▼oto 9»a» t «e ta C«Bvert«« l'iMUeftOMi «m ACTBC K Uk FACULTÉ M lUÊBEinaB M PABU>
( Thèses, examens, cours, etc.) et «iven émmumtmtm itéumeaBt le paMie médirai.
SOUUAIRE. — Pakis, Académie do luâJccine : Ndphrectoniio ; ublation d'une tu- ■cur fibranH de l'ut^rui. — IU|iporls. — ërjfipèla et aiilisGpsIe. — TRAVAUX oncniADZ. Clmiqoe mMiule ; De l'ofScMitë do i'anlipjrine du» le rht»iuti«>a micriure aigii et subai(;u. — COMAis sciintipiodbs* Congrès fnucaie de ehinir^e. — Sociétés savantis. — Académie des sciences. — Académie de médeciae. — Société de cbirurKic. — Bibliographie. Ind» bibliographique. — VAKiirés. Quelques mois sur lu rérormc du bici'ulaurdal. — Statue de BouilUud. — H. le proffaseur Bojer.
Paris, 7 nmi 1885.
MÉPDREGTONIE ; ABLATION d'UNE TUMEUR KIOREUSE UE L*UTÊnL'S. — ËRTSIPÈLE ET ANTISEPSIE.
Académie de médecine: néphreelomie $ ablatton d'nne taHMor Skrevae de l'aténiH. — Rapporte,
Le zèle, l'aclivité, tes objurgations et admonestations publiques de N. le président, en poussant à la tribune la troupe repentante des rapporteurs en retard, a eu nécessjireincntpourefftît triulerronipre la discussion sur l'érysipèle, et ce sont les communications particulières qui profitent d« l'intermède. Mardi dernier, nouveau cas de néphrectomie pratiquée par M. Polaillon sur une jeune fille, et dont le succès parait bien assuré six jours après l'opération ; nouveau cas, également heureux, d'ablation de tumeur fibreusede l'utérus, par M. Tiliaux; la tumeur, qui était énorme, simulait un kyste de l'ovaire et c'est le c6té intéressant de l'observation.
Deux rapports ont été lus dans cette séance, concernant l'un et Tautre des ouvrages adressés à la Commission de riiygîène de l'enfance. L'un, qui est de M. De Villiers, traite iIl' questions diverses. Le second, fait par M. Marjolin, est relatif spécialement aux ouvrages envoyés pour le concours du prix de la Commission et porte sur la scrofule; c'est un des plus sérieux auxquels aient donné lieu les concours de prix. Un autre rapport a été fait par M. Peter, mais en comité secret.
Dans l'état présent des travaux de l'Académie, dont la direction est de plus en plus subordonnée à l'approche de la séance générale, nous ne croyons pas devoir attendre plus longtemps pour apprécier la question de l'érysipèle, telle, du moins, qu'elle est actuellement posée à l'Académie. (Voy. ci-après.)
— M. Alph. Milne-Ëdwards a été élu, à une très forte majorité, membre titulaire dans la section de thérapeutique et d'histoire naturelle.
SÉRIE. T. XllI.
Ëryelpéle et aatlaepale.
La discussion sur l'érysipèle et l'antisepsie, qui se poursuit depuis trois mois devant l'Académie de médecine, n'a pas encore donné ce qu'on est en droit d'espérer irelle, et les orateurs nous semblent avoir un peu trop resti-cint le programme tracé par la première communication de M. Verneuil. Ils nous ont bien montré, dans d'excellents discours, que l'érysipèle a diminué de fréquence sous l'influence des nouveaux pansements ; mais « diminution n'est pas disparition » et f la victoire reste incomplète ». L'anlisepsîe ne suQii pas à elle seule, et, pour terrasser le mal, il faudrait à ce moyen ajouter d'autres moyens. ,
HM. Verneuil et Le Fort sont les seuls qui nous aient paru aborder ce dillicile problème, que nous voudrions examiner à leur suite. Après avoir rapidement exposé où en sont les rechcrrlies contemporaines sur l'origine parasitaire de l'érysipèle et constaté, avec les récents orateurs de l'Académie de médecine, la marche décroissante de l'exanthème depuis la vulgarisation de l'atitisepsie, nous nous demandons si certaines circonstances de terrain et de milieu ne sont pas assez fortes parfois pour perineltreà l'érysipèle d'éclore sous des pansements qui d'ordinaire en conjurent l'apparitioD.
L'éi-ysipèle est contagieux; les travaux de Martin, de Trousseau, de Blin, de Gosselin, de Fcneslre, l'avaient établi bieu avant les recherches actuelles, et, malgré la stérile opposition de Després, tous les cliniciens s'accordent pour reconnaître que l'érysipèle engendre l'érysipèle. On veut déterminer n)ainlenant,le principe de celte contagion, et, depuis le règne de la théorie des germes on essaye d'isoler, de cultiver et d'inoculer, avec toute la rigueur de la méthode pastorienne, le ferment animé, le inicro-organisme, dont la pullulation dans la trame ilu derme produit l'inflammation spéciale qui nous occupe.
De grandes obscurités planent encore sur la question; en 1808, Huëter trouve dans le sang des plaques érysipélateuscs et c plus souvent dans les gouttelettes de liquide nutritif limpide qui, après l'écouletnent sang-uin, suintent parfois d'une piqûre d'épingle, des micrococcus dont la petitesse et l'agilité expliquent la progression rapide dans le réseau de Malpighietle corps papillaire». Ën 1872, dahs* dix
306 — No 19 —
GAZETf E HËBDOtfAbAlRE DË MÉDECINE Ët DE CHIRtîRGÎE
8 Mai 1885
cas d'érysipële, Nepveu retrouve neuf fois un microbe analogiie & celui de Huëter et, daus le fait unique où les recherches furent négatives, l'exanthème était sur son déclin; te lendemain, toute rougeur avait disparu; depuis, Wilde, Luckomsky, Bouchard, Orth, sont arrivés à des conclusions semblables et, pour eux, le micro-organisme de l'érysipèle ne saurait être mis en doute.
Des cultures en ont élé faites et l'on a pratiqué sur les animaux des expériences nombreuses. Malheureusement, les résultats en ont été — et en seront sans doute toujours — peu démonstratifs ; le véritable érysipèle n'existe que chez l'homme et les plaques rouges que l'injection intra-dermique de colonies de microbes provoque chez le chien, le lapin ou le cobaye, ne ressemblent que de loin à notre érysipèle. Aussi laisserons- nous de côté les affirmations contradictoires de Luckomsky et de Bellien, de Tillmanns et de Koch; si les phénomènes locaux observés au point d'inoculation rappellent la plaque érysij>élaleuse, on ne signale aucun des (roubles généraux vraiment caractéristiques de cette maladie infectieuse.
L'érysipèle est trop souvent mortel pour qu'on soit en droit de tenter des expériences sur l'homme, qui, seules, donneraient une réponse indiscutable. Fehleisen cependant n'a pas craint d'injecter chez une femme de cinquante-huit ans, atteinte de sarcomes multiples de la peau, des micrococcus érysipélateux « à la quatrième génération de culture », et cette inoculation « a reproduit un érysipèle avec cycle fébrile », en tout comparable aux érysipèles légitimes. Si l'on rapproche de ce fait les observations «le Neudorfer, qui dit avoir inoculé plusieurs fois involontairement l'érysipèle chez l'homme, avec une seringue de Pravaz dont il s'était servi pour injecter une solution phéniquée dans des plaques érysipélateuses, on arrive à considérer comme très probable, sinon comme absolument démontrée, l'existence d'un micrococcus, capable, par son introduction dans la trame dermique, de donner naissance à un érysipèle.
Ce microbe est-il spécifique? Engendre-t-il l'érysipèle comme la bactéridie charbonneuse fait naître ta pustule maligne? Les auteun sont loin de s'entendre, et de nombreuses discussions se sont élevées sur ce point. Plusieurs prétendent que le germe de l'érysipèle n'est autre que l'élément pyogène banal. La clinique prête un appui à cette doctrine, et les observations relevées avec art dans le récent discours de H. Horvj«nx, ont paru entraîner la conviction ; n'y Toyon8*nous pas qu'une masse de documents, rassemblés par une foule de médecins, prouvent l'étroite parenté de l'éi^sipèle avec la plupart des intlammations septiques, les péritonites puerpérales, les phlébites et les angioleucites, les infections des nouveau-nés, les phlegmons, lapyohémie? Les unes procréent les autres et le vent qui passe dans une salle où règne l'érysipèle, emporte avec lui les germes qui, suivant le terrain où ils sont tombés, éclosent sous forme des principales complications des plaies, depuis le phlegmon simple jusqu'à l'infection purulente.
La remarquable communication de Socin an premier Congrès des chirurgiens français prête un sérieux appui à cette opinion. Le professeur de Bàle ne nous a-t-il pas montré que le pus de l'ostéomyélite et ses micrococcus blancs et jaunes peuvent provoquer dans nos tissus des suppurations d'aspect clinique fort différent, des furoncles, des
anthrax, des inflammations cellulaires diffuses ou circonscrites? N*a-t-on pas vu le pus d'un phlegmon osseux appliqué sur la peau du bras gauche de l'assistant de la clinique, H. Garri, déterminer l'apparition d'un redoutable anthr.ix fort difficile à limiter et à guérir ? Or les cultures des éléments figurés trouvés dans les foyers suppurantes ont permis de reconnaître le même microbe pathogène.
Dandois étudie avec soin cette question de la spécificité du microbe érysipélateux, dans un excellent mémoire sur i ]p rôle des organismes inférieurs dans les complications des plaies >. L'observation qui prouve la descendance ou ta filiation des érysipèles avec les inflammations simples ou septiques, l'examen îles lésions anatomiques de la plaque érysipélateuse l'amènent à conclure que le germe qui produit l'érysipèle n'est pas spécifique. La marche clinique si particulière de l'exanthème fébrile tiendrait au siège de la maladif", à la structure du tissu atteint, à ces réseaux lymphatiques parallèles à la base des papilles et séparés des lames celluleuses sous-cutanées par la trame serrée, par l'épais feutrage du derme. Hais que cette barrière soit franchie, quelle différence noterez-vous entre cet érysipèle phlegmoneux et le phlegmon diffus classique?
Néanmoins, s'il faut admettre que l'érysipèle engendre les différentes suppurations, on doit reconnaître, d'autre part, qu'il donne surtout naissance à un nouvel érysipèle. Aussi, pour se mettre d'accord avec ce fait, Dandois nous dit : « Le micrococcus de l'érysipèle et celui des suppurations ont évidemment une parenté directe »; mais on ne confondra pas cependant les deux micro-organismes. « Si, À leur origine, ils sont très voisins, sinon identiques, le microbe de l'érysipèle a subi une accommodation particulière approprit*e an rflle qu'il joue dans l'économie ; il retournerait à la besogne commune de la suppuration lorsqu'il ne peut exercer sou industrie spéciale, ce qui revient à dire que le microbe de l'érysipèle n'a pas une spédAcité absolue, mais une spécificité relative. »
On voit combien ces hypothèses sont précaires. Nous trouverions aussi raisonnable d'admettre que dans la foule des micrococcus que contiennent les plaques d'érysipèle, les foyers d'un phlegmon diffus, la collection d'une ostéomyélite ou d'une infection puerpérale, il s'en trouve un grand nombre de nature et de fonctions différentes et chacun véritablement spécifique. Seulement certaines espèces végètent dans certains milieux, tandis que d'autres pullulent abondamment et donnent, par leur prédominance, un caractère spécial à la maladie, il se fait dans les divers tissus de l'organisme ce que l'on observe dans les bouillons de culture qui, suivant leur composition, favorisent le développement d'une variété au détriment d'une autre. Nos tissus r*'poussent tantôt l'invasion de tous les germes, tantôt ils accueillent ceux de l'érysipèle ou du phlegmon diffus ou de l'ostéomyélite. Dans quelques cas même ils en admelleiil plusieurs qui combinent leur action et donnent naissance à des maladies hybrides ; de là les érysipèles pblegmoneux et la septico pyohémie. Cette hypothèse est fort contestable, mais ne répugne-t-il pas plus vraiment de proclamer que deux affections aussi dissemblables qu'une ostéomyélite et qu'un érysipèle, une péritonite puerpérale et un phlegnmn circonscrit ont même origine et dérivent du même microbt ?