‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 95 sur 228 · SÂANCK DU 8 MAI 1885. — PRÉ8IDENC6 DE H, VIDAL · texte numérisé non relu

SÂANCK DU 8 MAI 1885. — PRÉ8IDENC6 DE H, VIDAL

PrUv-B*^**** oalonlaaM :K. CbAofiard. — D* la Oèm rtmlttanta OulHqM : M. Xalaali. — BpdropnsomopMMvte OBMtBQttt ft vn aloèir* <U rvatomao : 11. MolMnL

M. Chauffard donne lecture d'une note sor la pyélo^ néphrite eatculeu$e (voy. p. 326).

— H. Keisch lit un travail intitulé : De la fièvre rémittente ooslri^. Se basant sur des considérations cliniques et etiologiquas, H. Kelsrb cherche à démontrer l'identité de la dolbiéneatérie et de l'embarras gastrique fébrile. Pour détennioer la véritable nature de la fièvre rémittente ga8trif|ue, OH embarras gastrique fébrile, il faut, non pas considérer les cas sporadiques de celte fébrîcule de nos climats, mais l'étudier dans le milieu épidémique qui lui est propre, et dans ses rapports avec les formes morbides concomitantes. Les observations rapportées par M. Keisch ont été recueillies soit au Val -de-Gr&ce pendant la période 1870-72, soit en Tunisie lors de la dernière guerre. Dans la première série de faits, il s'agit de fébricules d'une durée d'un à deux septénaires, continues ou rémittentes, accompagnées de troubles gastro-intestinaïut plus ou moins marqués, terminées par une uéTervescenee brusque ou progressive, et qui se montrèrent en même temps que les diverses recrudesceuces épidéminues de la dothiénenterie qui régnait alors en permanence dans l'armée. Toutes ces observations peuvent être réparlies en quatre groupes basés sur la marche et l'intensité du mouvemeot fébrile : dans le premier, on voit un simple embarras gaslrigue doublé d'une fièvre modérée qui décroît lentement i partir du huitième jour el s'éteint vers le quinzième ; dans le second, la fièvre plus intense tombe brusquement vers le huitième jour, et parfois apparaît de la tendance au collapsus; dans le troisième, la fièvre, d'une durée de huit k quinze jours, affecte le type nettement rémittent; enfin, dans le quatrième, la longue évolution de la fièvre (deux à trois sepienaires) rappelle la dothiénentérie, tandis que la prédo* minance des troubles gastro-intestinaux et Voxiguité des

Îbénomènes nerveux fônl songer à l'embarras gastrique» ous les faits, d'ailleurs, sont reliés par des caractères communs, tels que l'assoupissemenl, l'insomnie, les rêves nocturnes, les urines albumineuses, parfois une légère éruption lenticulaire, tous symptômes qui rattachent la fébricule à la fièvre typhoïde. Les observations nombreuses recueillies en Tunisie par H. Keisch ne sont pas moins démonstratives^ surtout SI l'on envisage leur ensemble et que l'on suive ainsi la gradation insensible qui conduit de l'embarras gastrique fébrile le plus léger jusqu'à la fièvre typhoïde typique. D'autre part, l'étude des conditions étiologiques des deux affections vient encore plus clairement démontrer leur identité ; ainsi que M. Kiener, H. Kelaeh a représenté par un bacé graphique pour une période de dix années, la morbidité propre k la dothiénentérie et à la fièvre rémittente gastrique, et 1 on peut constater que les maxima des deux courbes sont en corrélation intime et constante. C'est principalement chez les jeunes soldats, récemment arrivés dans les grands centres,

3ue l'on otKerve les deux pyrexies; toujours les épidémies e fièvre typhoïde sont précédées et accompagnées d'un plus on moins grand nombre de cas d'embarras gastrique fébrile. L'embarras gastrique simple lui-même n'offre pas de différences tnen tranchées avec rembarras fébrile et ne doit pas en être séparé dans la nosographie ; la plupart du temps.

en effet, les hommes atteints d'embarras gastrique simple n'ont éié envoyés à l'hôpital qu'après un séjour de trois à cinq jours à l'infirmerie régimentaire, et ont accompli pendant ce temps l'évolution fébrile de leur maladie : à l'hôpital on n'assiste qu'à la convalescence, dont la longueur même doit éveiller l idée d'une affection plus sérieuse qu'un déran-

fement digestif. Enfin, la courbe de morbidité dressée pour embarras gastrique simple est sensiblement parallèle à celle ane fournit la dothiénentérie. En résumé, d'après M. Keisch, la rémittente simple et la dothiénentérie sont unies ensemble par d'incontestables traits cliniques et surtout par la similitude de leurs conditions étiologiques : coïncidence de leur règne, parallélisme de leur marche à travers les mois et les années, identité des conditions de réceptivité individuelle. La fièvre gaslriaue n'a pas d'évolution propre indépendante, elle suit la fièvre typhoïde dans ses rémissions et ses recrudescences saisonnières et annuelles; elle n'est qu'une expression atténuée de ta grande pyrexie de nos climats,

— M. Moizard donne lecture d'une note sur le pneumopéricarde. Le bruit de moulin qui, jusqu'en 1880, était considéré comme pathognomon ique de l' hydro-pneu mo-péricarde ne doit pas avoir une signification aussi absolue; Reynier a insisté sur ce fait et a montré que dans certains traumatismes de la poitrine on peut entendre ce bruit particulier pendant quelques jours, puis constater sa disparition et voir les malades se rétablir complètement : on a affaira, en semblable occurrence, à un épanchement gauux dans l'espace décrit par Tillaux sous le nom de canté

Eneumo-péricardiaque. Dans eette variété du bruit de moun, consécutive à un traumatisme, le phénomène stéthoseopique disparaît lorsque le malade est assû» et Ton n'oDserve pas de troubles fonctionnels graves : la guérison est la règle. Dans un autre ordre de faits, le bruit de moulin est lié à la présence de liquide et de ^ dans le péricarde; il ne se modifie pas dans la position assise, la respiration n'a aucune influence sur sa production, et l'on constate des troubles cardiaques gravesQui entraînent rapidement la mort. C'est cette dernière variété du bruit de moulin que H. Moizard a observée chez une femme de cinquante-six ans entrée à l'Hôtel-Dieu le 2 avril 1885 pour une dyspepsie accompagnée d'état cachectique faisant songer à l'existence d'un cancer latent de l'estomac L'auscultation de la région préoordiale ne révélait rien d'anormal, mais le 21 avril le premier bruit cardiaque revêtit un timbre roétallioue très net, et le lendemain on percevait distinctement le bruit de moulin dans une sone assez étendue. La percussion au niveau de la région du cœur donnait une sonorité tympanique évidente. Le pouls était petit, fréquent, il y avait nen de dyspnée et de palpitations ; pas de douleur préeordiale. Les troubles fonctionnels s'agf^ravèrent progressivement, et la malade succomba le 23 avril. A l'autopsie, on constata l'existence d'une ulcération de l'estomac ayant amené la perforation du grand cul-de-sac gastrique intimement adhérent au diaphragme et au péricarde, compris tous deux dans la perte de substance, si bien que la cavité péricardique et celle- de l'estomac communiquaient par un orifice mesurant ^5 centimètras de eireonférance. On comprend aisément, en pareil cas, la production de l'hydro-pneumo-péricarde. Les reuillets de la séreuse cardiaque étaient revêtus d'un exsudât villeux, facile k déchirer ; le lobe gauche du foie, limitant à droite ta vaste ulcération, offrait une surface grisâtre, anfnetueuse, la mnqueusegaslrique était rouge, tuméfiée, mais ne présentait aucune autre altération que celle qui avait amené la rupture du diaphragme. Nulle part on ne constatait de masses cancéreuses.

— La séance est levée à cinq [^|^|^ J IC

André Pbtit. ^

15 Mai 1885

Boeléié de ehlrarglc.

8ËANCB DU 6 HAI 1885. — PHÂSIDENCE DE H. DUPLAY.

Sait* de la dlwnuslon sar la gAitérallaatl<m nèoplaslqaa das kystes de l'ovaire : MM. Polaillou. HorUlonp, Tarneati, Terrier. — CShondro-saroome do maxillaire Bupèrleur. Rapport : H. Beryar.

— PrAsantatioiis de maladea : MM- Boasqoet et Monod.

M. PolaiUon rapporte une nouvelle observation conOrmant les idées émises dans la dernière séance par M. Terrillon, au sujet de ta généralisation néoplasique des kystes de J'ovaire après l'ovariotomie. Une jeune femme de vingt-quatre ans avait été opérée d'un kyste de l'ovaire, par M. Pozzi, qui avait à dessein laissé le pédicule au dehors. Quelque temps après, ta surface du pédicule s'ulcéra, et la plaie en résultant présenta tous les caractères d'un épithélioroa. La malade ayant succombé à une pleurésie^ l'autopsie permil de constater l'existencû d'une masse cancéreuse plongeant jusque dans le petit bassin en suivant le pédicule ; dans le foie et dans la plèvre existaient des noyanx cancéreux , .

— M. Horteloup a donné des soins à une femme de vingtneuf ans, atteinte de kyste de l'ovaire, chez laquelle on avait d'abord prati<|ué trois ponctions simples, puis une quati ièmc suivie d une injection iodée. Cette dernière ponction détermina la suppuration du kyste; on dut mettre une sonde à demeure. Au bout de trois ans la suppuration finit par se tarir et la malade, guérie de son kyste, conserva seulement une induration dans la fosse iliaque droite. Moins d'un an après, elle fut prise d'un cancer du sein, qui marcha avec tant de rapidité que quatre mois après, la malade succombait à la cachexie. îli. Horteloup pense qu'il n'y a là qu'un simple fait de coïncidence, mais il était intéressant de signaler cette observation.

M. VemeuU tient à faire remarquer que ces coïncidences ne sont pas ansst rares qu'on le croit généralement.

M. Terrier a connaissance d'un fait de la pratique de M. Périer, dans lequel les deux affections, kyste de 1 ovaire et cancer, se sont succédé en sens inverse. La malade eut d'abord un cancer du sein, qui fut opéré; dix ans après on dut lui enlever un kyste de l'ovaire, opération dont elle guérit parfaitement.

— M. Berger fait un rapport sur une observation présensentée par M. Kirmissou : chondro* sarcome du maxillaire supérieur droit récidivé, ablation totale du maxillaire cor^ respondant et ablation partielle du maxillaire gauche. Il s'agit d'un homme de quarante ans ayant vu se développer sur le bord alvéolaire droit de la mâchoire supérieure une

Betite tumeur, qui rapidemeut envahit tout le maxillaire. [.Kirmissou, considérant la rapitité d'évolution de la maladie, porta le diagnostic sarcome, et enleva la totalité du maxillaire droit et une partie du maxillaire gauche. Le malade guérit rapidement. L'examen microscopique montra qu'on avait eu affaire à une tumeur cartilagineuse, renfermant par places des noyaux sarcomateux. Quelques mois après, le néoplasme récidivait dans la voûte palatine; nouvelle opération, et cette fois guérison persistant encore. M. Berger entre à propos de ce fait dans les considérations suivantes. Les tumeurs cartilagineuses des maxillaires s'observent peut-être plus souvent qu'où ne le croit généralement ; elles comprennent deux variétés bien distinctes : les chondromes purs et les chondro-sarcomes. Les premières se développent lentement ; les secondes ont au contraire une évolution rapide ; celtes-là ont tous les caractères des tumeurs bénignes, celles-ci revêtent tous les caractères des tumeurs malii^nes. Cependant les chondro-sarcomes ne s'accompagnent m d'ulcérations, ni d'hémorrhagies ; jamais elles n'envahissent les parties voisines ; jamais elles ne se géné-

ralisent, et, lorsqu'elles déterminent la mort, ce n'est que du fait de leur développement local. Les chondromes purs et les chondro-sarcomes récidivent souvent; c'est ainsi que sur un total de trente faits, recueillis par H. Berger, il y a eu neuf récidives. Dans quelques observations, on voit oue le néoplasme a récidivé trois, quatre et même cinq fois chez le même individu. Dans les cas de chondro-sarcomes la récidive s'est montrée parfois alors même qu'on avait pratiqué une ablation des plus complète, par exemples l'extirpation totale du maxillaire, comme dans le cas de M. Ktrmisson. On ne saurait donc être trop large dans son intervention, c'est la conclusion pratique qui résulte du rapport de M. Bei^er.

— M. Bousquet présente un jeune homme atteint de varices du membre supérieur droit, s'étendant du poignet à l'aisselle et même au sein droit. Cette affection remonte à la naissance et ne gêne en rien le malade dans son métier de bronzeur.

— M. Monod présente un enfant dont le cou est le siège d'une vaste chélolde cicatricielle. Il désire avoir l'opinion de ses collègues sur la conduite à tenir en face d'une semMable difformité. •

Alfred Pocsson.

SoelAM de hlvlAfle.

SÉAHCB DU 2 MAI 1885. — PRÊSIOEMCG DE M. HANOT, VICE- PRÉSIDENT.

BIOBUleatlon dn pUnomène de l'alloehlile : M. Browa Uigaard. — Aotlott aor la aang et la raq^lMtlon d'un fflnooaida du Boido : MM. KiBborda et Qulocpiaiid. — Action dynamogèniqae dea excitatlom MiMorlallei : M. FArA, — Midro-photographle appliqnAe A l'Atude des canaux des œUules T^gAtalae ; M. L. OUvler. — Electrodes Impolarisables au ohlomre d'argent : M d'Araonval. — Action IsTorable delà ohalenr nir l'aetlon de« auhatanoaa toxfapwa: M. Arlolng. — Phénomfeaee d'hjArldit* : M E. TUenr.

M. Brown-Séquard, à propos des faits ^'alloehirie étudiés récemment par Obersteiner, rappelle qu'il a autrefois

Eublié des cas semblables (Journal de la pAys.. 1863). 'allochirie est une altération de la sensibilité, consistant en

ce que le malade croit que l'impression a été faite sur un c6te du corps, quand elle a été en réalité appliquée sur l'autre. H. Brown-Séquard ne pense pas qu'il y ait dans les faits d'allochirie rien de difficile à expliquer, aujourd'hui que l'on sait que les deux moitiés de ta moelle, comme les deux moi ■ tiés de l'encéphale, ont de très nombreuses communications, et que chacune des deux moitiés peut remplir le rôle de l'autre, c Non seulement des voies nouvelles peuvent être ouvertes par des altérations organiques dues à un travail inflammatoire, mais de simples changements organiques peuvent donner le même résultat. On comprend donc aisément comment des impressions sensitives venues d'un cAté du corps peuvent être perçues comme si elles provenaient du cêté opposé. >

— MM. Laborde et Quinquaud out étudié l'action que le glucoside du Boldo produit sur le sang et sur les phénomènes chimiques de la respiration. Pendant le sommeil boldique, sommeil calme, sans aucun indice d'agitation, l'acide carbonique et l'oxygène diminuent dans le torrent circulatoire. Les caractères de ce sommeil ressemblent tellement à ceux du sommeil physiologique, qu'il est permis de supposer que les mêmes modifications des gaz se retrouvent dans ce dernier. Recherchant si la diminution de CO* provenait d'une formation moins active ou d'une élimination plus rapide, les auteurs sont arrivés à établir la réalité de la première de ces hypothèses. La glucoside du Boldp dinùnuej^ nutrition élémentaire, nouvelle anabj^jmtM^hLAbJferai^ et le sommeil naturel. ^

15 Mai 1885

— M. Féré, ayant déjà constaté (jue Texcitation psychique en général se traduit par une réaction motrice appréciable au dynamomètre, a été conduit à rechercher si l'on n observerait pas Quelque manirestation analogue par l'excitation pure et simple des organes des sens. Il a remarqué, en effet, qu'une forte excitation auditive, optique, tactile détermine chez les sujets normaux une déviation notable de l'aiguille du dynamomètre. La réaction varie aveu l'inlensilé de l'excitation. Ces observations montrent que les sensations fournies par les divers organes des sens ont une commune mesure appréciable au dynamomètre.

— H. L. Olivier, poursuivant l'étude des éléments à l'aide de la microphotographie, a constaté dans les parois des cellules végétales de nombreux canaux qui assurent la continuité du protoplasma à travers les cloisons des cellules dont la croissance est terminée. Ces canaux diffèrent absolument d» cnis-de-sac souvent décrits sous te nom défectueux de caniUcules dans les membranes très épaisses.

— M. d'Ârsonval propose de substituer, pour les recherches de iaboratoire et même pour les études cliniques, les électrodes impolarisables solides aux électrodes de kaolin humide dont on se sert en électrophvsioloffie. Ces é1e(*troâes solides se composent d'une capsule d argent, dans laquelle on a coulé du chlorure d'argent fondu; le tout est recouvert d'une peau de chamois. Le chlorure d'argent joue ici te râle du sulfate de rine dans les électrodes de Regnault, mais avec cet avantage qu'étant insoluble dans Teau salée, il ne risque pas d'arriver au contact des tissus.

— M. Artoing rappelle, à propos d'une communication de M. Ch. Richet, qu il aobservé I augmentation de l'aclivité toxique de certaines substances sur Quelques micro-organismes pathogènes, sous l'Influence de I élévation de la température (Thèse de Courboulè», Lyon, 1883, et Thèse de Truchol, Lyon, 1884).

— 11. E. Thierry, ayant eu l'occasion d'observer des faits d'hybridité avec c retour en arrière », conclut de ses études sur le genre Sus Scrofay que les caractères de ce type tendraient plutôt à se reproduire et à se perpétuer par 1 accouplement entre métis que les caractères du porc domestique.

SÉANCE DU 9 MAI 1885. — PRÉSIDENCE DE M. HANOT, VIGE- PRËSIDEIIT.

TnnMarawtioii àmm glcAnlM «angulna d'ol«MU dan* 1m tlssua de stammilèrw morts : M. Bn>wn-B«qiianl. — AdtoemM BUMoto d« la tee* : MM. Baiser «t Ménttrier. — Chambra oUire & angle variable : M. Malassas. — Râle de la branohe desoendante de l'hypogloMa : M. Wertheizner. - Ce oentral du oarpe ohec le Daman : K. Werttaelmer. Expérience* sur la tèM d'un euppUoli : M. Lal>orde. — Aotion dyîiamogtolquB des aensations gnatatlTas : M. Féré; — Aoailea iitUe : MM. LalKndbèiie et Mégnln. — Hegré r«aM«Ms d* 1« valTOle iMo-onoalé : M DeUerr*.

H. Broim-S^QUard, rappelant lesfaits antérieurement publiés par lui {Journal de la Phy$., 1858) de destruction des globules sanguins de Toiseau dans le sang des mammifères virants, annonce qu'il a retrouvé la même modification après avoir injecté du sang d'oiseau dans les artères de divers tissus Je maminifères mortsdefmii plusieurs jours : la trans- Tormation des globules ovoïdes de Toiseau on globules discoïdes de mammifères s'est opérée plus lentement que pendant la vie, mais tout aussi sûrement. Ce fait vient s'ajouter aux faits d'un autre ordre que M. Brown-Séquard avait déjà observés chez les animaux morts, et prouve comme les précédents qu'un degré de survie persiste dans les différents tissus; dans le cas particulier, il semble que ce soit à la paroi des vaisseaux qu on doit attribuer les transformations subies par les globules.

— HM. BaUer et Ménétrier présentent l'observation

d'une femme atteinte d'une variété rare de lumeui^ dermiques, d'adénomes sébacés, siégeant en très grand nombre sur la face et sur le cuir chevehi : l'examen nistologique a permis de déterminer exactement la nature de ces tumeurs

3 ni avaient été considérées auparavant comme des pîistnles 'acné varioliforme.

— M. Malmsez montre un nouveau modèle de chambre claire à angle variable^ qui permet de dessiner la préparation arec le microscope incliné à angle droit ou placé verticalement.

— M. Wertheimer adresse une note sur les fonctions des filets descendants de l'hypoglosse, (^ni ont été considérés par Quelques auteurs comme allant se jeter dans le plexus cardiaque. Ses recherches l'amènent à conclure que ces filets, pas plus que les anastomoses des premières paires cervicales, ne remplissent en aucune façon le rAlede neris accélérateurs du cœur.

— H. Wertheimer étudie dans une seconde note la signification d'un 08 central du carpe situé entre les deux rainées normales, et qu'il a constaté cnezie Daman {Hyrax),

— M. Laborde expose les résultais des expériences qu'il a faites avec MM. Gley et Rondeau, sur' la téte du supplicié Gamaliul. Dans une première série d'essais, on a vu^ vingtcinq minutes après la décapitation, que les excitations du cerveau, dans la région rolandique , produisaient encore des mouvements des paupières et de la mâchoire inférieure. Trois quarts d'heure environ après la mort, sous l'influence d'une injection de sang défîbrtné chaud, faite par HM. Béclard et François-Franck, le nerf facial a manifesté une augmentation très notable d'excitabilité, alors que le sympathique et le moteur oculaire commun restaient sans aucune action sur Tiris. H. Laborde se propose d'indiquer, dans une note complémentaire, les résultats d'expériences comparatives faites surdes animaux.

— H. Féré, poursuivant ses recherches sur l'action dynamométrique des sensations, a étudié l'effet des Sensations gustatîves : il a vu qu'on peut classer les saveurs t suivant une gamme dynamique analogue à la gamme des sons et à la gamme des couleurs ».

— MM. Mégnin et Laboulbène déposent une note sur un acarien utile, le Sphœrogyna ventricosa (Newp.), qui vit aux dépens des nymphes d'un parasite du chône vert, le Corœbus bifaseiatus.

— M. Debierre iérease une notesurle degré de résistance que la valvule de BauHin oppose aux fluides soit gazeux, soit liquides, refoulés du gros intestin vers Tintestin grêle. H montre, par des expériences, que la valvule est suffisante ou insufïisante suivant les sujets, et que cette variété de résistance tient à la disposition anatomique de la valvule ellemôme.

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