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L.-F. Hehnegdt

VARIÉTÉS

NficnoLOGiE : le doctbdr Des Étangs. -;- Le corps médical vient de perdre en H. le docteur Des Étangs, un de ses membres les plus distingués et les plus honorés. Il n'a presque rien écrit sur la médecine proprement dite : étranger à la clientèle, il s'était dévoué aux études littéraires dont le médecin peut profiter. On lui doit une traduction de Gelse, qui est restée classique, et à laquelle M. ledocteur Vedrèoes, son émule sur ce point, a rendu justice. Son œuvre personnelle la plus importante est un Traité du suicide en France depuis 1789 jusqu'à nos jours j publié en 1860 chez Victor Hasson.

Des Etangs avait été maire d*un arrondissement de Paris après la révolution de iBÂS. Il avait été nommé ensuite sousbibliothécaire au Val-de-Grâce. Il était né à Paris en 1805,

— Od annonce aussi la mort de MH. les docteurs Dapré et Harxé, de Paris et de M. le docteur Gustave Nachtigal, explorateur allemand.

FACOLTé DE MÉDECINE DE PAMS. — M. Gouault, bibliothécaire de la bibliothèque universitaire de Gaen, est nommé sous-bibliothécaire à la Faculté de médecine de Paris (Semaine médicale).

Caisse des pensions de retraite du corps médical français. — Le dimanehe 12 avril 1885, a été tenue à Paris la seconde assemblée générale des membres de la Caisse des pensloos de retraite du corps médical français, fondée le 19 octobre 188i, et approuvée par arrêté ministériel du 2^ décembre suivant.

Dans cette réunion, tenue sous la présidence de M. le docteur Uujardin-Beaumelz, le secrétaire général, H. Lande, elle trésorier, M. Verdalle, ont rendu compte, chacun en ce qui les concerne, de la situation morale et financière de la caisse.

Il résulte de leur exposé que le chiffre annuel des recettes dé-

Easse déjà notablement celui qui était prévu, et qui a servi de ase aux calculs présenlèB à la réunion constitutive par H. Lande. Au 31 décembre 1884, le trésorier avait reçu en moms d'uu mois plus de 3S 000 francs de la part des adhérents soucieux de parti-

ciper dès 1884, et au 12 avril l'avoir de la caisse l'élevait au chiffre de 58000 tana. Les fonds sont placés en litres nominatifs, en valeurs (3 pour 100 amortissable), en obligations de chemiDa de fer, obligations foncières. Les rapporteurs regardent comme certain que la Caisse donnera & ses adhérents la retraite prévue par les statuts.

A la Caisse des i>ensions est jointe une caisse annexe destinée à suppléer la première, dans tous les cas où la charité confraiern«IIe defra augmenter les ressources créées aux pensionnés ou à leur famille par les conditions primitives de leur adhésion; de gtoéreux donateurs ont assuré de sérieuses ressources à cette caisse annexe. D'autres donateurs ont donné à la Caisse principale des sommes plus que suffisantes pour faire face anx dépenses considérables d'installation et d'organisation des divers services.

LÉGION d'honneur. — Ont été nommés :

Au grade de chevalier : MH. Primet (Edouard-Edmond), médecin de 1"* classe de la marine; Gayet (Prudent* Joseph-Marie), médecin de l'* classe de la marine; Didier (Henri-Amand), médedecin-m^w de S* classe an 3* bataillon dinfanterie léffère d'Afrique.

Les vivisections en Allemagne. — Arrêté ministériel. — Art. I*'. Les expériences sur des animaux vivants ne devront être pratiquées que dans un but d'investigations sérieuses ou pour servir à l'enseignement. — Art. 2, Dans les cours publics, ces expériences ne devront avoir lieu qu'autant qu'elles seront nécessaires à rinlelligence du sujet traité. — Art. 3. Les préparatifs aux expériences devront, en général, être faits avant que fe cours soit commencé et non en présence des auditeurs. — Art. 4. Les expériences ne pourront être faites que par les professeurs et leurs prosecteurs ou sous leur responsabilité. — Art. 5. Les expériences qui. pratiquées sur des animaux inférieurs, donnent les mêmes résultats que si elles l'étaient sur des animaux d'ordre supérieur, devront être faites sur les premiers. — Art. fi. Tontes les fois qu'on pourra la faire sans inconvénient, les animaux devront être anesthésîés pendant les expériences.

Eaux minérales. — Sur la proposition de l'Académie de médecine, le ministre du commerce vient de décerner les récompenses suivantes :

Médaille d'or. ~ H. le docteur Hailly, de Bains fVosges).

Médailles d'argent. — M. Barillé, d'Hammam-el-Lif (Tunisie); M. le docteur Gasiinel-Bey, d'Hélouan (Basse-Egypte): H. le docleur RenanI (Athanase), de Bourbonne (Haute-Marne).

Rappel de médaille d'argent. —H. le docteur Lassus, de Salins (Savoie).

Médailles de bronze. — M. le docteur Ch. Bovet, de Pougues (Nièvre); M. le docteur Dumoulin, de Salins(iura); H. le docteur Magnin, de Bourbonne (Hante-Marne) ; M. A. Harty, d*Amélie-les- Bains; H. le docteur Valéry Meunier, des Eaux-Bonnes (Basses- Pyrénées).

HêPiTAL DE LA CHARITÉ. — M. le doctcur P. Didftv fera, le samedi 16 mai, à dix heures du matin, à la Charité, dans l'am-

Shitbéàtre de M. le professeur Hardy, une leçon sur les origines s Vherpès progénital.

HORTAUTÈ A Paris (18* semaine, du 26 avril au 2 mai 1885). — Fièvre typhoïde, 28. — Variole, 4. — Rougeole, 47. — Scarlatine, 5. — Coqueluche, 4. — Diphthérie, croup, 37. — Choléra, 0. — Dysentérie, 0. — Erysipèle, €. — lofections puerpérales, 3. — Autres affections épidémiques, 0. — Nénïn-

Ste, 50. — Phthisie pulmonaire, 227. — Autres lubercoses, 22. — Autres aSections générales, 65. — Malformations et débilité des âges extrêmes, 46. ~ Bronchite aiguë, 29. — Pneumonie, 123.— Athrepsie (gastro-entérite) des enfants nourris au biberon et autrement, 38; au sein et mixte, 23; inconnu, 8. — Autres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 108; de l'appareil circulatoire, 66; de I appareil respiratoire, 74; de l'appareil digestif, 54; de l'appareil génito-urinaire, 25; de la peau et du tissn lamineux, 7; des os, articulations et muscles, 7. — Morts violentes, 28. — Ganses non classées, 9. — TotiJ : 1143.

G. Masson. Proeji^iaire'Gérant.

BouauTan. — Inpri:

i5 Mai 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE GflIRURGifi — 20 — 'Mi

COMMUNICATIONS PHARMACEUTIQUES ET BIBLIOGRAPHIQUES

THÉRAPEUTIQUE

OB8BfiVAT10N8 CLINIQUIS.

Daus ces derniers temps la médication chlorhydro-pepjique a été expérimentée de tous côtés et de nombreuses observations ont démontré que cette médication possédait une efficacité remarquable contre les dyspepsies et les troubles gastro-intestinaux des eDfaat$.(lientérie).

Étant admis que les causes essentielles des dyspepsies étaient Taltération du suc gastrique et Tatonie de la tunique musculaire, il était rationnel, pour combattre cet état pathologique, d'associer la pepsine chlorhydrique aux amers. C'est en se basant sur ces données physiologiques que M. Grez a institué la médication chlorhydro-pepsique, qui a^t directement sur les aliments, tandis que les amers stimulent la vitalité de tout Tappareil digestiT.

Le meilleur moyeu pour employer la pepsine chlorhy- (Irique est assurément la solution, l'expérience ayant démontré que le pouvoir digestif de ce ferment était plus puissant et plus rapide sous cette forme. L'élixir chiorhydropepsique Grez n'est qu'une solution titrée de pepsine dans ui) éiixir amer. Chaque cuillerée à soupe contenant 50 centigrammes de pepsine, cette préparation se donne à la dose de i verre à liqueur à chaque repas aux adultes et 1 à2 cuillerées à dessert aux enfants.

Cette médication a été l'objet des études cliniques d'un i;rand nombre de médecins, parmi lesquels nous citerons MM. Archambault et Bouchut, de l'hôpital des Enfants; Ch. Fremy, de l'Hôtel- Dieu, le professeur Gubler, Hucharci, Gilktte, Lucas-Champ ion ni ère, Troisier, etc.

Les succès constants de ce traitement ne permettent aucun doute sur sa valeur thérapeutique.

Encouragés par les succès si remarquables obtenus dans les hdpitaux, un grand nombre de praticiens ont expérimenté cette préparation, et les quelques observations que uousreprodulsona justilienl lu succès de cette médication.

Obui valioHS de M. le docteur Bergot{de Lemeccn). — J'ai souveut prescrit à mes malades dyspeptiques l'élixir chlorhydro- [Kpsique; cettu médication m'a donné de merveilleux résultats *ti je puis aflh'mer que plusieurs malades ne doivent leur guérisoD qu'à cet excellent médicament.

Obitrvation de M. le docteur Robert {de Meyrueis, Lozère). - Atteint d'une dyspepsie rebelle qui me fsisait beaucoup

souffrir, j'ai employé l'élixir Grez; cette préparaliou m'a procuré un soulagement inespéré; mes digestions étaient presque impossibles et très douloureuses, quelques jours de traitement ont suffi pour améliorer mon état et r^ularisor mes digestions.

Observation de M. le docteur de Lichtemberg{de Pierre^tte).

— J'ai expérimenté chez un malade dyspeplïque l'élixir ctilorhydro-pepsique, et, dès le premier flacon, j'ai pu noter une amélioration marquée ; les vomissements avaient cessé et, après le deuxième ûacon, l'appétit était revenu et tous les accidents dyspefiliques avaient dispara. Un autre malade, atteint de dyspepsie flalulenle, a été rapidement amélioré par ceUe préparation, qui, somme toute, est nn agent sérieux.

Observation de M. le docteur Mazet {de Hontfort-l'Amaury).

— J'ai ordonné à un de mes malades dyspeptiques l'élixir chlorhydro-pepsique ; dès les premiers jours, il a été très soulagé, ses digestions, qui étaient lentes et très pénibles, sont devenues régulières. Deux autres malades dyspeptiques se sont aussi très bien trouvés de celle préparation, dont les principes sont d'ailleurs absoimnent physiologiques.

Observation de if. le docteur Hivuu (de Valréas)--— L'élixir clilortiydro-pttpsiqiie a produit tes plus heureux résultats chez deux de mes malades alteuts, l'un de dyspepsie flatulente, qui avait résisté à ions les traitements, et l'autre de vertige stomacal.

Observation de H. te docteur Letort (de Bierné). — J'ai expérimenté l'élixir Grez chez une jeune femme enceinte, atteinte de vomissements se répétant après chaque repas. Gr&ce à l'emploi de cette préparation, les vomissements ont disparu; j'avais essayé auparavant différentes luédicuiious sans procurer le moindre soulagement.

Celte observation est particulièrement intéressante, puisqu'elle montre les heureux effets de cette médication dans les vomissements de la grossesse. H. le docteur Gherou, qui ai.expérimenté cette ^préparation avec le plus grand soin, avait déjà employé avec succès cette médication pour combattre celte complication si grave de la grossesse.

Ces quelques observations montrent toute l'importauce de cette médication, qui, suivant l'expression d'un des expérimentateurs, est venue combler une lacune de la Ihérapeuli(|ue des dyspepsies.

Û' I*. GKituuHb.

. M- ^ - GAZETTE HEBDOMADAIRE DE HÉDËGlNË ET DE CHIRURGIE

45 Mai 1885

THÉRAPEUTIQUE

De l'eaqil*> teetete de fer.

L'etBcacité de remploi du fer dans l'anémie, la chlorose, la chloro-anéqiie n'est pas contestable; la seule chose qui puisse encore être discutée, c'est le mode d'emploi. Il est évident que ce que l'on doit rechercher avant tout, c'est de rendre le fer Tacilement assimilable, et, pour atteindre ce résultat, il faut qu'il soit soluble.

Le nombre des préparations ferrugineuses est très grand, mais il n'y en a que fort peu qui soient solubles, et encore parmi celles qui ont cette qualité, s'en rencontre-t-il beaucoup qui doivent être écartées en raison de leur altérabilité, de leur saveur désagréable, de la difficulté que ie malade éprouve à les digérer, parfois même des accidents qu'elles occasionnent.

Il ne faut pas perdre de vue qu'un des symptômes de l'anémie, c'est la faiblesse de l'estomac et le dégoût des aliments ; il importe donc beaucoup de n'offrir au malade rien qui lui répugne, aucun médicament qui exige de son estomac des efforts dont il est incapable.

Il est aujourd'hui parfaitement reconnu que c'est sous la forme de laclate que le fer est le plus facilement assimilable. En effet, l'acide lactique est abondamment répandu dans l'économie, il se retrouve dans les muscles et dans toutes les sécrétions, sueurs, sang, urine ; ce n'est donc pas introduire dans le corps un élément étranger que de lui fournir l'acide lactique sous la forme de lactate de fer, et 9 est présnmable que c'est seulement quand il a revêtu cette forme que le fer commence à agir d'une manière efficace.

O'est en partant de cette idée que MM. Gélis et Coulé ont cherché une préparation qui introduisit directement le lactate de fer dans l'économie. Dès lors en effet, le rôle de l*estoroac devait se réduire à un simple travail d*absorptioo, et l'action des médicaments n'était plus subordonnée à l'acidité plus ou moins grande du suc gastrique. Ils ont donc créé les Dragées et Pastilles de laclate de fer qui portent leur nom, et très rapidement ce médicament a pris une place importante dans la thérapeutique.

L'Académie de médecine, saisie de l'ekameu de ces prépâ' rations par l'envoi qui leur en a été fut par MM. Gélis et Conté, a nommé une commission pour les étudier. M. Bouillaud, le rapporteur, s'est livré, ainsi que M. Fouquier, le président de la Commission, à des expériences nombreuses ; il a constaté que le médicament était parfaitement supporté |iar tous les sigets, et qu'il n'était aucun des malades aux-

quels il l'avait administré qui ne s'en fût bien trouvé et n'eût ressenti une amélioration notable. Il terminait son rapport par les lignes suivantes :

« La Commission sait avec quelle réserve il convient de se

> prononcer toutes les fois qu'il s'agit de préparations médi-

> camenteuaes nouvelles ; mais elle n'ignore pas non plus » qne cette réserve a des bornes, et qu'elle ne doit pas aller » jusqu'à refuser de rendre aux auteurs de ces préparations y la justice qui leur est due.

» D'après les faits dont nous venons d'avoir l'honneur de » vous exposer un résumé succinct, nous croyons. Messieurs,

> qu'il serait difficile de ne pas porter un jugement favo- » rable sur la nouvelle préparation ferrugineuse proposée par • MH. Gélis et Conté, et de ne pas reconnaître que les

> recherches cliniques permettent dès à présent de placer au » rang des plus utiles préparations ferrugineuses le sel nou- » veau dont ils viennent, d'après un heureux et ingénieux

> rapprochement, d'enrichir la matière médicale. >

Ce jugement, vieux aujourd'hui de quarante-quatre aus, a été ratifié par le corps médical : MM. Andral, Bouillaud, Fouquier, Bally, Nonat, Beau, etc., ont constamment employé les Dragées de Gélis et Coulé dans leurs services, et aucun médicament nouveau n'est venu détrôner cotte excellente préparation. Son emploi se signale immédiatf^ment par le réveil de l'appélit, «t c'est au bout de très peu de jours que les anémiques ressentent les changements qui leur rendent le courage et bieiUôt les forces.

Les Dragées de Gélis et Conté sont employées avec succès dans tous les cas où les ferrugineux sout indiqués, notamment t'anémie, la chlorose, la chloro-aoémie, l'aménorrhée, la disménorrhée, la leucorrhée chronique ; pour les enfants de complexion délicate et les convalescents de longues maladies.

Chaque dragée contient 3 centigrammes de lactate de fer ; la dose habituelle varie de six à douze par jour.

{Vnioa medicule.)

DOUMLOTON. — Imprinerlei riwiiet. A, no Uignoa, I, Pwlt^

TaENTE-DBUXlillE AHHfiK

ai

22 Haï 1885

PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS

COMITE DB RÉDACTION Président ; H. le docteur A. DECHAMBRË MOBBIB : HM. les doctsun BUCHEZ. lEORGES OIEUUFOT, ORErFUMMSM, FUMCOU-FUNCK. ALBERT HÉIOCQUE

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