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ELLE

CORRESPONDANCE MEDICALE

OBSERVATIONS SUR LES PLAIES D'ARTÈRES ET LES DIVERS MOYENS THÉRAPEUTIQUES À LEUR OPPOSER.

Les lecteurs de laGazerre ménicaur ont présentes à l'esprit les conclusions d'un mémoire de M. Nichet sur les anévrisines faux primitifs et consécutifs, mémoire riche de faits et d'aperçus ingénieux , et dans lequel l'auteur soutient dans tous les cas de plaies d'artères la prééminence de la méthode d'Anel, ou de la ligature indirecte au-dessus de La blessure. Plus tard M. Bérard jeune nous adressa deux faits qui semblaient impliquer l'inefficacité de cette méthode. Le débat se poursuit aujourd'hui ; trois auteurs se présentent avec des faits en apparence contradictoires. Nous donnerons d'abord leurs observations avant d'y joindre quelques réflexions.

OBSERVATIONS DE BLESSURES DE L'ARTÈRE RADIALE ; per par la compression; communiquées par 1. Guisoze , interne de l'Hôtel-Dieu.

Les blessures des artères radiale et cubitale ou de leurs arcades palmaires sont assez fréquentes dans la pratique, et cependant les chirur-

(1) eût été à désirer que l'auteur de cet article eût complété la description des caractères de cette épidémie par l'histoire des altérations organiques observées près La mort, Bin que la marche et les symptômes indiquent assez la nature de la maladie qu'il a eu à observer, sa description eût offert ylus d'intérét s'il y eût ajouté es détails nécrosopiques.

(NW, du A.)

PS ne | : — - —

oo giens ne sont pas d'accord sur la manière d'arrêter l'hémorrhagie qui en est Ja conséquence, M. Bürzrd jeune, dans la Gazerre mévicarr du 12 octobre, pense avec raison, qu'on a publié un nombre de faits trop peu considérable , pour qu'on puisse avoir des idées bien exactes sur Ja valeur eoinparauve des divers procédés qu'on a tour à tour conseillés. C'est pour reuwplir en partie cette lacune qu'il publie deux observations de blessures le l'artère radiale, au milieu du premier espace pre Dans Fun et l'autre cas il a employé simultané. ment avec succès la ligature da vaisseau à la partie miéneure de J'avant-bras , et la compression de l'artère esbinle.

Quant à moi, je peuse que la compression seule, pratiquée avec certames précautions , est bien préférable à la Higature, en ce u'elle évite aux malades les douleurs et quelquefois même les dangers d'une opération. J'appaie ma manière de voir sur les deux faits suivans.

obligé d'avoir recours aux applications réfrigérantes et à la compression exercée sur le point correspoudant à la blessure, Enfin, dans un cas de solution de continuité du rameau palmaire superficiel où nous avons mn pouvoir nous contenter de la ligature du tronc du vaisseau lésé, ite à trois travers de doigt au-dessus de la plaie, l'hémorrhagie a reparu quelques jours après, et le professeur Delpech a dû faire la ligature de l'artère cubitale.» (Traité de la réunion immédiate, p. 456.)

Le mème chirurgien nous a dit avoir vu M. Lisfrane forcé de lier successivement l’artére radiale , la cubitale , et enfin une artériole médiane, pour une hémorrhagie traumatique du poignet.

Jobn Bell dit que « des malades sont morts ou ont été contraints au sacrifice du membre pour une simple ouverture de l'artère radiale.w JL rapporte, d'après White , un fait dans lequel o9 parait s'être décidé à

Ons. [. — Dons le courant de emnis d'août 4B%4 , une fille de service de ka Sal ière, d'une très-forte constitution, âgée de 23 aus , Üt wne chule et brise vue ille qu'elle tenait dans sa main droite. Un des fragmeus du verre pénétra profondément dans la face palmaire , et uisit une plaie oblique d'un pouce et dei de long. L'écoulemuvht du sang fut si considérable que. lorsque j'arrivai auprès de cette jerme femme , je la trouvai très-ffaiblie , et elle ne tarda pes de tomber en ssncope. Un flot ile sang vermeil s'échappait par saccades de la profondeur de La plaie; d'arcade palmaire superbcselle était lésée, car la <om ion de la cubitale à l'avant-hras arrétait momentanément l'effusion du sang. Mais au bout de quelques secomles, lecoulement da liquide continuait à cause des auastomases des deux arcades palmaires entre elles. À fallait comprimer à 1a fois la r:disle-et la cubitale pour arrêter tout-à-fait l'hémorrhagie. F'aurais détré , dans un pareil cas, pratiquer la ligature de La cubitale et comprimer ensuite la radiale ; mais peu hahitué à cette 4 au manuci opératoire, jé a'atai l'entreprendre, ot j'appliquai sur la partie inférieure de l'avant-bras, l'appareil de compression suivaut :

Je coulai deux morceaux de sparadrap, et j'en formai deux cylindres solides d'un at 472 de long sur 6 lignes de large, Je les plaçai sur le trajet des artères radiale et cubitabe à la partie inférieure de l'avant-bras, et je Les fai solidement à L'aide d'une bsndelette un peu large de dixchyton avec laquelle je formai deux circulaires, Le tout fut maintene en place par quelques tours de bande, L'écoule. ment du sang céssa à l'instant mème , la main conserva sa chaleur ; il n'y eut ni douleurs vives, mi engourdissement , nistase veineuse, car Les deux cylindres faisaient une saillie assez considérable pour que La compression de la bandelette agglutinative portät sar eux seulement, et en aucune manière sur les parties mol- k à : : les placées au devant de l'espace inter-osseux. J'évitai aiaxi Le compression des||'{ui ; äu témoignage du docteur Nichet (GazeTre mépicare , 31 je À veines, qui sont très-nombreuses dans cette région, La plaie de la main ne renfer.||tembre 1833), recommande en pareil cas la ligature des deux bouts dt rmant aucun corps étranger , fut pansée simplement. Le troisième jour, un gonfle. ment inflammatoire s'empaca des lèvres de La solution de continuité , mais il céda promptement à l'application de cataplasmes émolliens, Le cinquième jour j'enbevai ce cpu de compression. L'hémorrhagie n'a plus reparu et la plaie était cicatriséé au dixième jour.

Ons. 11, — Le 26 juillet 1833, une femme d'environ 50 æes, marchande de poisson à La halle, se Bt, avec un long coutesu, une pla: transversale taillée obliquement de bas en haut, au milieu da premier espace intermétacarpien, Un médecin applique sur la plaie mème un appareil compressif qui ft beaucoup souffrir La malade, et qui ne put arrêter l'hémorrhagie. Cette femme vint à l'Hôtel Dieu; elle était trbs-aflaiblie. La compression de la radiale suspendait l'effusion du sang , mais aprèt one où deux mioutes elle recommençait par Le bout inférienr du vaisseau lésé , et elle ne oessait entièrement que lorsqu'on comprimait à la Fois les deux artères de l'avant-bras, Lier le vaisseou dans le point de la blessure eût été saus pal doute un moyen rationnel ; mais pour qu'il fit efficace it aurait fallu saisir et ler les deux bouts de l'artère ; ls chose me parut impossible à cause de La direction de la plaie; à cause aussi de la pont a à laquelle l'artère me semblait avoir été divisée. Un de mes collègues proposa la ligatare de la radioke à l'avant-bras; maisencouragé par un primier succès, je tentai de nouveau li com pression, et je l'appliquai suivant les règles que j'ai établies precédemment. Les énrirons de La plae furent recouverts de compressæs froides pour rendre moins vive l'inflammation consécutive; en effet, celle-ci fut à peine marquée. La main ne se tuméfa point; l'appareil compressif fut enlevé le cinquième jour, et la plaie fut cicatriste Urés-promplement.

bliées dans la Gazerre ménrcaue (12 octobre 1833), semblent prouver qu'on peut se contenter de lier la radiale seulement à une certaine dis tance au-dessus de la blessure. L'observation que nous donnons ici ave quelques détails, et celles que nous mestionnerons en peu de mots à suite , démontreront que tous les cas sont loin de se ressembler sous ce rapport , et que souvent on n'obtieadra un suocès certain et durable qu'en ajoutant à cette ligature celle de la cubitale , ou mieux la comression de cette artère, comme l'ont recommandé MM, J. Cloquet et 'elpeau.

Une bien singulière conformité existait entre le sujet de notre observation et celui qui fut opéré par Delpech ; tous deux étaient à peu près du mème âge, blessés presque de la même manicré et habitant ja même ville, circonstances qui n'avaient pas peu eflrayeé notre malade ainsi que sa famille, lors de l'accident et durant ses suites.

ni

de lamain. La plaic avait un pouce et demi de ur, €t s'étendant du bord externe au milieu de la partie blessée ; l'artère ratiale avait été ouverie , le sang avait jailli aussitôt , et l'on n'avait cherché à l'arrêter que par la compression directement exercée sur la plaie. Malgré la cosstriction d'un bandage méthodique et souvent renouvelé , le sang avait reparu à bien des reprises , et l'inflsmmation avait d'ailleurs rendu cette compression aussi douloureuse qu'elle était insuff sante.

Lors de mon premier examen , toute la partie interne de la plaie était cicatrisée ; vis-a-vis de l'artère elle était encore ouverte par un pertuis étroit à borde enflammés , tumébes; un s2c du volume du bout du doigt stégeait au-dessous ; 1 se remplissait de sang aussitôt qu'on cessait la compression , et se vidait asex fa cilement quand on l'exerçait directement , surtout après svoir comprimé plus haut l'artère radiale, Bien convaineu de l'ineffcacité des moyens compressifs , j'engagesi ce jeune homue à se rendre à Montpellier, et là, quelques jours pris, e fis la ligature de l'artère radiale.

Il était de toute impossibilité de retrouver, dns ua tissu cellulaire enflammé , infltré de sang, déj réduit eo une sorte d'apévrisme faux, les deux bouts du vaisseau blessé, qui d'ailleurs avait été ouvert bien près de sa hifurcation, circonsance qui nous eût forcés de chercher et de lier les deus branches inféricures , el

BLESSURE DE L'ARTÈRE RADIALE GUÉRIE PAR LA LIGATURE ET LA COMPRESSION ; par Ant. Ducès, professeur à

Montpellier.

La convaissance des anastomoses artérielles , qui à si soudainement porté hors de ses anciennes limites le traitement chirurgical des anévrismes , à aussi donné des notions précises sur los causes des hémorrhagies consécutives à certaines plaies artérielles, malgré la ligature du vaisseao blessé ; elle a fait reconnaître la nécessité de Le le plus souventau-dessus et au-dessous de la blessure. Nulle part ce soin ne serait plus essentiel que dans la paume de la main ou au poignet , vu les largs communications qu'ont entre elles les artères de cette région. Mal-

eureusement la forme de la plaie, sa profondeur, l’infiltration du sang , une inflammation déjà survenue autour de la plaie quand on s'est contenté d'abor.1 de la compression, peuvent rendre cette manœu-

eût ainsi compliqué beaucoup nos recherches; c'était done à quelque distance de la plaie qu'il Faune allaquer ces raisseaus,

Je commençu par découvrir Le tronc de la radiale sers le tiers inférieur de l'avant-beas ; elle fut liée avec un (1 simple, suivant les règles ordinaires.

Après cette ligature, La tumeur anévrismale se remplit , et le sang jaillit avec une furce à peu prés semblable à celle qu'il offrait avant l'opération; mais en comprimant l'artère cubitale , on supprimait instantanément et l'hémorchagie et les battemens du sac, qu'il était facile de vider, Fallait-il lier aussi cette artère ? J'espérai épargner su malade cette deuxième opérationen exerçant unécompression méthodique en dehors du tendon du muscle cubital antérieur, En même temps je comprimai auisi , à l'aide de compresses graduées, be tronc brochial, Mais je ne tardai pas à m'apercevoir de l'in. fhicacité et des inconvéniens de cette méthode.

D'une port la constriction du bras déterminait , par La plaie que Popération sait!

produite, un écoulement de sang veineux qui, plus d'une fois, nous donna d'abord ces alarmes, et nous Üt craindre une bémorrhsgie secondaire, qui d'ailleurs ne conteibua pas peu sans douté à empêcher La réunion immédiate. D'autre part les compresses graduées , appliquées sur l'artère cubutale , se déraugeaivat aisément , et alors le sang se portait de nouveau sur l'ancienne plaie mal cicatrisée , et y reprodoisait la tumeur pulsative ; il semblait mème que Le sang remontät plus haut dans la radiale et la fil vibrer au-dessous du point où j'avais appliqué la ligature : c'est ce dant je aperçus le quatorzième jour après l'opération ; la ligature était tombée la veille.

Je cessai alors de m'occuper du tronc hrachial. Un disque d'agaric nn peu oblong, étroit, mais épais et en forme de pelote, de 5 à 6 lignes de largeur seulement, serv t a comprimer La cubitale ; un disque de même matière et à peu près de mème forme fut placé dans La fossette qui sépare les tendons da long et du court cxtenscur da pouce , pour empêcher enco € plus sûrement l'abord du song vers l'ancienne plaie , en passant sur La continuation de l'artère radiale. Un autre disque plus plat fat posé , dans La même vue , sur le trajet dé la branche palmaire avant son arrivée dans La paume de La main, et des compresses graduées , puis une bande appliquée avec soin , maintinrent suffisamment serrées loutes ces pièces.

Ilétait effectivement devenu imposable de bea comprimer Li plaie primitive ét Le sac Cormé sous «lle ; des écarts de régime ét un exercice inimodere araieut amené un renouvellement d'inflammation , une ulerration qui avait méme détruit presque toute la cicatrice ancienne, La diète remit bicntdt les choses dans un état plus lavorable : en quinze jours la cicatrice fut de nouvean complète, et l'on put alors appliquer sur be sac mème le disque d'agaric. On se borna dès lors à com. peur celui-ci et en méme temps l'artère cubitale, L'appareil destiné à remplie cet objet étént à la fois simple et solide , nous perminves d'abord à ce jeune homme de se livrer avec modération à l'exercice d'une profession peu péaible 3 st quoique la tumeur eût été, en moins d'un mois, remplacée par une nodosité dure, nous voulümes que, de retour chez ses parens , il persistét un mois envore daus l'emploi du même appareil qu'il avait appris aisément à bien appliquer , et que survcillait d'ailleurs di teups en temps un de nos confrères.

Ce mode de traitement a été lent sans doute , musis ls effets en ont été cum plets, Ily a maintenant plus d'ue an que k jeune homme a négisé toute espèce de sains , et la guérison ne s'est pas démentie; La main est aussi libre , aussi forte que jamais, Grrconstances d'autant plus importantes vait cu heu cette blessure , ua de ses voisins lui dounai

c'était du côté droit qu'aqui menaçait déjà le malade des suites funestes dont tle triste exemple,

Aux considérations générales qui précèdent celte observation , nous ajouterons encore ici quelques réflexions sur ces sortes de cas. IL est à remarquer que c'est poar l'artère radiale qu'on à surtout rencontré les difficultés et les dangers dont il a été question, La cubitale, moins su.

rlicielle , est moins souvent blessée sans doute , et l'on a eu moins

'occasions d'observer les effets de ses lésions: mais ces blessures ne sont pas pourtant excessivement rares , et l'on n'a pas signalé à leur suite les mêmes accidens , bien que les anastomoses dussent , à ce qu'il semble , avoir le même effet dans l’un et dans l'autre cas. Nous avons vu l'artère cubitale coupée transversilement au poigoet dans un événement tout semblable à celui dont nous avons parlé tout-à-l'heure avec quelques détails. M, Jules Cloquet , appelé en même temps que nous auprès du malade , lia le bout supérieur seulement , et pourtant aucun accident n'entrava la guérison. Est-ce qu'il ÿ aurait là quelque chose de physiologique et que l'anatomie seule n’expliquerait pas ? Est-ce que, dans les deux arcades palmaires , le sang circulerait kbitnelles ent de la cubitale à la radiale, et conserverait cette tendance en cas de blessnre, en raison des conditions organiques qui échappent à nos sens ? Cette particularité se concevrait assez bien pour l'arcade palmaire superficielle , qui est en quelque sorte la terminaison de Ja cubitale. Mais un fait , isolé il est vrai, me porte à croire qu'il n'en est plus ainsi pour l'arcade palwaire profonde. Un couteau aigu enfoncé par accident entre le premier et le deuxième métacarpien chez une femme enceinte, onvrit ee une plaie étroite et profonde une artère qui nous parut devoir étre à

radiale, au point où elle se porte dans les chairs profondes de la ré-||

‘gron palmaire. Le sang jaillit en arcade , mais il fut arrèlé sans peine par la compression directe et immédiatement exercée vis-à-vis du fond de la piqüre; le poignet fat cireulairement serré, et une compresse longuette rendit plus forte la compression sur l'artère radiale,

tante, J'ai, dans ce cas, obtenu, comme on voit, la guérison à moins de

frais eccore que M. Bérard jeune ; mais il est facile de voir qu'on ne

saurait gérer, comme on l'a voulu faire, le résultat de cette prauque aux Llessures bien différentes dont il a été question ci-dessus, Chez

la femme dont nous venons de parler , il est indubitable que l'artère a été assez longuement ouverte ; cependant j'ai lieu de croire qu'elle n'a point été oblhtérée, mais que sa cicatrice s'est unie par adhérence avec celle du tissu cellulaire divisé cowme elle par l'instrument vulnérant. J'ai du reste observé ce mode de cicatrisation sur une artère d'un calibre bien plus considérable, sur la brachiale blessée au pli du bras dans une saignée. Cette maladresse fut commise en ma présence par une élève sage-femme à la Maternité de Paris , où j'étais alors élève interne. Je laissai couler assez de sang pour obtevir plus facilement la suspensiou de {'hémorrhagie , sans toutefois attendre la syncope , suivant le conseil des ancieus chirurgiens ; puis je comprimai directement la plaie avec un petit tampon de linge bien dur. Une compresse graduce fut appliquée et serrée le long du tronc brachial. Le pouls ne fut qu'affaibli , mais non supprimé, Au bout de cinq à six jours la plaie s’enflarmma «t suppura ; il fallut suspendre la compression directe , et néanmoins la cicatrisation fat bientôt parfaite et l'artère resta libre , mais fermée par une cicatrice solide due à ses adhérences avec le tissu cellulaire induré. Je n'ai pas revu cette femme à qui j'avais recommandé de venir me trouv.r s'il survenait dans la cicatrice le moindre changement défavorable.

Le même mode de traitement à parfaitement réussi dans un cas à la vérité moios grave, celui d'une etroite piqûre faite à la mème artére et dans les mêmes circonstances; mais on sait que Îles piqüres des artères guérissent ainsi avec La plus grande facilité, du moivs sur les animaux domestiques , ainsi que l'ont particulièrement démontré les

expériences de Béclard.

OBSERVATIONS POUR SERVIR À L'HISTOIRE DES BLESSURES DES ANTÈRES DU MEMBRE THORACIQUE, par le docteur Sémizcor, chirurgien-démonstrateur au Val-

de-Grâce.

CHOLÉRA ; SAIGRÉE DU HRAS: NLESSURE DE L'ANTÈRE; COMPRESSION FXERGÉE PExDaxT 17 JOURS; CANGRÈNE PARTIRLLE ; MÉMORRHAGIES RÉTÉTÉES LiGA- TURE DE L'ARTÈRE À LA MÉTHODE D'ÂSEL; GUÉRISOX,

Os, — Margurgnie (Martial}, âgé de teenterois ans, dé La province du Hainaut, fat attint du choléra, à Roissy. en 1832, et eut l'artère brachiale gaache ouverte par de chirurgien chargé de lui pratiquer une signée. On espéra arrèter les accidens par une forte compression continuée dix-sept jours; mais dus hémorrhagies successives et la crainte de suites fancstes et inévitables, si l'on persistait daus l'emploi des mêmes moyens, décidèrent à enrayer le malade à Paris, où il me fut adressé, .

À son arrivée, ke 3 septembre 1892, il était encore assez vigoureux, malgré les “normes portes de sang qu'ilavait souffertes; le pouls était plein , sans trop de mollesse ; la face rouge, briquetée , et l'abdomen douloureux à la pression. La compression mal disposée n'embrassait qu'une partie de la main, et laissait entre les tours de bande des portions de peau découverte ; aussi les doigts étaient-ils excessivement tuméfiés, lives, insensibles ,et des phlyctènes nombreuses s'élevaient dans les points où la compression n'avait pas porté ; tout l'appareil était teint de song; ane petite pièce de bois, enveloppie de linge, avaitéte placée en long sur le trajet de l'artère, et au moment où je l'enlevai, un large jet de sang artériel s'échappa de la plaie qui était noirètre, béante, et aurait pu recevoir l'extrémité du petit doigt; autour d'elle la peau était mortifiée dans un rayon de plus d'u pouce. Ne pouvant faire l'opération sur-le-champ, je rétablis la ecompression , et le lendemain je aa la ligature dde l'artre à la méthode d'Anct, en présence de MM. Lacretelle, professeur au Val-de-Grâce, Larrey Es, Jobn ct H. Avery, etc. es 2.

Le m lode couché sur son lit et le merahire tourné en supination, une incision de près de trois poaces fut faite sur le bord interne de Li partie moyenne du Li ceps; l'infiliration rougeëtre qui occupait Le bras avait confondu toutes es partics en leur donnant une méme teinte et une même consistance, et le gonilement était tel, que je dus porter le bi-touri à plus de deux pouces de profomdenr pour arriver à l'artère, Le sang qui s'écoulait en nappes et l'impossibilité de «his tioguer des parties rendirent ce premier temps de l'opération assez difbcile, Dès que je sentis Le vaisseau sons mon doigt, je détachai le tissu cellulaire avec l'estrémité d'une sonde cannclée en scier , et repoussant be nerf médinn en dehors, j'engageai la pointe de l'instrument entre ce cordon nerveux ct l'artère, La cannelure regardant en dedans ; j'étais certain de ménager ainsi le nerf rejeté en dehars; et pour placer la igature sans imprimer aucun tiraillement au vaisseau, je ghissai sur la cannelure de la sonde d'acier une autre sonde vrannelée d'argent flesible et courbée en demi-cercle à so pointe; celle-ci passa facilement sous Far-

ère, qu'elle embrassa dans sa concavité, et servit à conduire un stylet aiguillé charge d'une ligatuee de soie trés-Bine. La sonde retirée, on s'assura que Îe vais-

{sean était bien saisi, en le cotprimant avec le doigt sur la Bsature; les battemrns

Le l'artère furent tont à cogp arrètés, et il ne s'écouia pastune goutte de sang de

É h : Moyennant||]s plaie da pli du bras, tandis qu'ilen jaillit un jet, ou moment où je cessai de

ces simples soins la réunion fut immédiate et saus ancune suite impor- | ‘ {

| fs le nœud sur le côté interne de l'artère, pour qu il ne fût pas une cause d'irrie

lirer sur la higatore : je la serrai alors sans aneune douleur pour le malade , et je

tation pour Le nerf; je coûpai près du nœud les deux extrémités du GE, et la plie fat révuie iumédiatement , quoique l'inbltration ne permit pas de bien affronter les lèvres de l'incision, qui se renversaient en dedans, .

Le ma‘a je avait peu souffert; à peine #i une ou deux onces de sang s'étaient

écoulées ; les points mortifiés où qui menaçaient de le devenir , furent pansés avec du styras; des compresses Irempées daus une décoction chaude de quinquina alcoolisé furent appliquées sur la rain T était froide, et le membre fut placé dans une position déclive pour favoriser Le degorgement.

Vers le soir réaction assez forte, pouls large et fréquent , facies coloré , tuméfaction considérable du membre opéré; la chaleur et La tension augmentent ; 3 sangtues sur le bras et l'avant-bras: fomentations émollientes: lunonade gommeuse; dans La nuit légère hémorrhagie veineuse par la plaie du pli du bras. Quel. ques bourdonnets de charpie suffreut pour la suspendre.

Le 5, l'hémorrhagie n'a pas reparu; peau sèche; pouls sec, arrondi, dur, vibrant ; langue très-sèche; veux ra = inquiétude et agitation du malade, dont les psrotes sont vives el pressées; tisane gormmeuse, calaplasme sar l'abdomen, qui est très-sensible et couvert de eroûtes élevées sur d'anciennes piqûres de sangsnes; demi-lavement avec décoction de têtes de pavois, Vers le sacr, lo pouls est redevenu large et mou, peau halilueuse, langue humide, voix calme; même traitement.

Le 6, nuit bonne, profond sommeil , le lavement o déterminé une selle abondante ; pouls ua peu serré, langue sèche, peu de soif, urines limpides, sentiment douloureux de pulsation dans le membre opéré. Le malade se sent faible et demande des alimens; uoë grande quantité de sanie rougeëtre s'est écoulée de la plaie de la saignée ; tout LA membre est lavé et nétoyé avec soin; on l'enveloppe dans des compresses fenêtrées, enduites de cérat, maintenues par tn baudage ü 418 chefs peu serré, (Tisane gom. , bouillon coupé, cataplasmes sur l'abdomen, demi-lavement.)

Le 7, pen de sommeil, peau chaude et couverte de snenr; pouls large, mou et lent ; bouche sèche, langue efilée , blanchôtec ; soif nulke, La iwain n'est plus tuméliée ni douloureuse; les mouvemens des doigts sont faciles, L'escorre du pli du bras commence à se soulever, et laisse couler une énorme quantité de sanie rongeitre. La moitié supérieure de l'avant-bras offre une couleur d'un brun rougeà re; l'épiderme se détache facilement , et la fluctuation n'est pas douteuse, Une première icision d'un pouce de longueur est faite le long du bord intrene et antérieur du eubitas , ct pénètre profondément à travers du tissu cellulaire réduit en putrilage; beaucoup de sanie et du pus blanc épais et crémeux s'en écoulent, Une seconde incision faite au bord radial montre aussi le tissu cellulaire evortifié, et distendn dans ses lamelles par de ls sanie qui s'échappe en abondance, Le bras est tuméfié et œdémateux, la plaie dela ligaturereste maintenue en contact; pansement avec cérat simple, (Presceiption : Lis, gom. où bouillon de poulet à volonté ; bouillon coupé avec un jaune d'œuf le matio; créme de riz le soir ; © grarns de sulf. de quinine ; foment. sur l'abdomen ; lavement avec décoction de pavot.)

Le 8, douleurs vives à ls région thoracique gauche, due probablement aux nerfs thoraciques qui vont s'anastomoser avec les nerfs brachiaux; aisselle turnéfée et œdématense ; abdomen tonjours un peu sensible à La pression ; pouls faible, apyrétique ; moins de douleurs dans ke membre opéré; les escarres du pli du bras cootinuent à se détacher, écoulement trés-abondont de pus et de sanic. Môme pausement ; fumwentation sur ke membre avec La décoction de quinquina. Mérus prescriptions,

Le 9, lien-être général; nonvelle incision au cèté interne et postérieur du coude ; issue de braucoup de pus de bonne nature; les escarres se limitent, elles oceupent une grande parte de la moitié supéricure de la face autéreure de l'avant-bras, et comprennent les deux premières incisions; elles ont épaisses , d'un noir brun, malles ,ct s'étendent au tissu cellulaire imter-wusculaire. On en détache une assez grande portion avec des ciseaux ; les muscles au-dessous d'elles paraisseat complètement disséqués, Des pressions graduées font sortie une assez grande 2 de pus situé profondement. Pansement avec Le styrax et la décoction

quinquinn, Même presrriplion.

Le 40 et le 44, suppuration très-abondante, fluctualion autour de l'épicondyle, wne incision faite au-dessous de cette apophyse donne issue à une grande quantité de matière puruleste mêlée de sang; une petite artésiole sous-cutanée à êté ouverte : elle est tamponnée, La plaie de la ligature commence à supipurer ; elle né s'est pas réunie; la peau est dérollée autour du coude jusqu'auprès de l'olécrane, On à toujours évité d'imprimer ancon mouvement au membre qui est resté dans le méme degré de flexion et daus la même position pour éviter les tiraillemens de l'artère, une hémorrhagie où use suppuralion profonde le long des vaisseaux. Les plaies sont détergées avec la décoction sromalique. On panse avec des linges fenétrés enduits de parties égales de «iyras et de céral simple, et soutenus par dés compresses que l'on arrose souvent avec la décoction aromatique. Mêmes prescriplions.

Le 12, les escarres ne sont pas encore complétement détachées. Au point où la lancetle a ouvert l'artère, elles sont épaisses et profondes; des portions de tissu cellulaire mortifié sont entrainées avec le pus. La peau qui sépare la lésion du bras de la plaie de l'avant-bras est décoller; le coude est derenu rouge e1 trèsdouloureux ; 00 l'enveloppe dans un grand rataplasme, et an le place de misnière à ne plns supporter le poids du membre. Mêmes panscmens et por On permet un peu de bierre, qui était la boisson habituelle du malade,

Le 13, le 44 et le 15, méme état, Les bords de La plaie de l'avant-bras sont décollés; on les soutient avre des rouleaux de charpie, et l'on observe une légére compression avec nie bande roulée sur tout le membre. L'engorgement et la snppuration diminuent nn a : on continue à arroser l'appareil avce la dé:oction aromatique , et le malade mange davantage : soupe, œufs frais , erême de riz.

Le 16, chute de l'escarre du pli du bras; décollement profond entre ke grand palmaire et le row jronsteur ; snppuration louable ; les surfaces de la plaie sont très-semibles et présentent ga et là quelques portions de tissu cellulaire mortifié qui n'ent pu se dégager d'entre les muscles, Aprresie, grand appétit: rougeurs et boutons ulcérés au sacrum. Le malade est couché sur le côte ganche, afin de dégager de sacrum ; le bras est tourné mn pea dans la pronation, et tout le poils reporté vers l'épaule; l'avant-hras maintenu sur ua plan iachiné presque vercal, et à l'abri de toute pression, Méavc pans, et prescription.

Le 17, plais d'un rouge foncé; la moindre pression fait écouler du pus teint de ang; langue bonne, grand appetit. Vers deux heures, je suis appelé en toute hôte. On me dit qu'ane kémo rhagie abondante a lieu, et que be sang traverse y as heureus ment cet accident était peu grave; le sang avait suwinté entre les diverses puces de pauscment, et avail paru au-dehors immédiatement.

(bandage eulevé , je trouve l'hémorrhagie arrdtée ; elle s'était faite par la plaie du bas; quelques goultes de sang suintaient encor. Tout annonçait que cette hémorrhagie était veineuse; la couleur du saog, la suspension de l'accident à la levée de l'appareil, ete , ete. J'entoure la plaie du bras de deux petites compresses, un cataplasme est appliqué an pli du bras, et le tout maintesu par quelques tours |de nd; diète , tisane gommée, pouls rapide, figure rouge eL inquiète ; à six jbeures du soir, nouvelle read qui est arrélée à mon arrivée ; je ne touche pas à l'appareil.

Le 18, l'hémorrhagie avait reparu pendant la nuit , et avait été assez con-idéjrable; les draps, l'oreiler ont été teints de sang. Le pansement prouve que l'héimorrhagie est arrêtée; la plaie a un très-hel espect, Une légère compression est établie, les alimens dimiaués. (Ts. . pour toute prescription.)

Le 14, état favorable du malade; la cessation de l’hémarrhagie le rassure, le: bords le Ja plaic sont moins Lt er 1 am diminuée,

Le 25. Aucun sccident les jours précédens. Supparation un peu séreuse, Léger accès de fièvre le soir. (Lavemens avec 4 grains de sulfate de quinine.}

| Le 28. Plaie rouge, saignante , douloureuse; suppuration louable. La plaie du bras suppure à peiné , mais me € réunit pas, quoique Les bords restent affrontés d'un pansement à l'autre; ils sol coupés à pie, profonds, lisses et unis ; ce sont deux véritables surfaces métalliques qui ne mordent pas l'unc sur l'autre, Les ac cès febriles n'existent plus, Etat général satisfaisant.

Le 10 octobre. Les bords du large ulcère représenté par la plaie de l'arantbras commencent leur mouvement concentrique pour former la cicatrice, La plaie du bras tend aussi à se réunir; elle est moins profunde et suppure à peine, {ain de bras dans la décuction aromatique; pansement avec des bandeleties de dia- “hslon, soutenues par un baudage roulé appliqué depuis les doigts, et un peu serré.

Le 13. Le nouveau pansement réussit très-bien: les bandelettes s'enlèvent ensemble cl sont couvertes d'un pus blane et épais peu abondant; la lisature est trouvée sur la compresse brachiale; son diamètre ne dépasse pas une ligne; les extrémités du GE ont été coupées très-près du nœud qui est bien assujéti,

Le 17. Le malade mange presque à son appétil, La compression avec les ban. ‘delettes a aminei et atropbie prodigieusement l'avant-bras , aussi La plaie at-elle beaucoup perde de son étendue. Je diminue la compression,

Le 21. J'ai momentanément 2bandonné l'usage des bandelettes, sans que la cicatrice ail cessé de se former : l'incision faite auprès de l'épicondyle le 41 "septembre, tend à se réunie , mais Les bords 1 n ont été tellement tirés vers la grande iplaie de l'avsat-bras, qu'ils sont écartés d'un demi-pouce, et qu'une cicatrice de (nouvelle furmation s'y opère.

Le 29. Le malade se lève depuis quelques jours. Changemens peu Impartans dans le régime et la position du membre; cratrisation lente; Favant-bras est

wainteau dans l'extension.

Le 4 novembre. Les forces se relèvent ; la cicatrisation continue.

Le 45 janvier 1833. La plaie s'est cicatrisée, puis rouverte plu-icurs fois; an est reveuu, daus ce dernier mois, aux bondelettes de dischylon gommé. La guérisou est achevée ; un peu de gène dans les mouvemens de flexion de l'avant-bras ; le membre est légèrement atrophié ; l'avant-bras surlout mince et menu, Et brocations, bandage compressif, monremebt et exercice Éréquens,

Le 17 février, Le malade quitte Paris parfaitement portant ; il a repris son em bonpoint, ses forces et ses couleurs de santé, La cicatrice de la plaie du bras cat linéare, mais enfoncée et profonde; celle de l'avant-bras est réduite à 4 pouces de hauteur et n'occupe pas toute la face palmaire ; elle est sèche , froncée et d'un rouge luisant. Les mouvemens des doigtssont faciles ; mais la sensibilité est un peu obtuse, surtout au nuilins et au pouce. L'usage d'un bandage lacé propre à cou primer et à afereir la cicatrice we devra pas étre discontinué,

Malgré les excellens RE de M. Lisfranc sur l'opération de la saigace, ceux de MM. Begin ct Sanson (nouvelle édition de Sabatier), Bourgery (petite chirurgie), et les démonstrations pratiques que les éle. ves reçoivent tous es jours, les blessures de l'aitère brachiale pat la lancette sont un accident assez commun ; c'est une vérité souvent développée par M. Dupuytren dans sa clinique, et ce sera mise hors de doute dars un prochain mémoire de M. Manec, Depuis un an environ , Lai vu MM. le baron Larrey et le profess: ur Lacretelle faire la ligatnre de l'artère brachiale pour une cause semblable , ct l'observation que je viens de rapporter est un fait de plus à ajouter à ous ceux qui ont déja lété publiés. On a posé cette question : Faut-il lier l'artère blessée au- Idessus et au-dessous de la plaie, on peut-on ne faire qu'une seule ligature à la méthode d'Anel? Des faits peuvent être cités en faveur de ces deux opinions , qui ne devraient ni se combattre ni s'exclure. C'est d'après le siége de la lésion, et la connaissance des branches que donne le vaisseau , que l'opérateur doit se décider. Si hi plaie a lieu près de larges anastomoscs, [a méthode d'Anel doit être rejetée ; mais si l'artère parcourt au-dessous de la lésion un trajet de quelques pouces sans fournir de branches, nul doute que cette méthode ne puisse être suivie avec succès ; les exemples en sont nombreux dans les plaies artérielles Jau 53 du bras, et l'application est facile, puisque la cireulation se rétablit par les articulaires, l’artériole du nerf médian, le rameau radial, et que plus d'un pouce de la brachiale se rencontre entre la plaie et les premières branches qui rapporteront le sang. A l'aide d'une légère com- ‘pression , ou naturellement , le caillot qui remplira l'artère sprès la li gature s'étendra jusqu'à l'origine de ces branches, ct n'ayant pas nn grand effort à opposer au cours du sang, qui Louve un large passage Le la radiale et la cubitale , 11 ne refluera pas vers la blessure, ne ramènera pas l’hémorrbagie, et l'oblitération definitive de l'artère aura

Leblieu. Si, au contraire, le va sseau était Llessé au-dessus d’une grosse

branche vasculaire, le caillot me pourræit se former au-dessous de la plaie et l’hémorrbagie reparaitrait.

Aussi , loin de dire qu'il faut lier ou ne pas her les deux bouts d'une artère dans Le cas de plaie, je crois que le précepte doit varier selon l'artère , de point où elle est intéressée ; les circonstances de la blessure, etc. etc. L'observation survante en sera In preuve,

CHARBON. — CAUTÉMISATION. — LÉSION DE L'ANTÈRE RATHALE, == HÉMOMMNAGIES RÉPÊTÉES, — LAGATUARE DE VALSSEAU AU-DMSSUS ET AU-DESSOUS DE LA PLATE. = GUÉRISON.

Je fus appelé , Ve 8 septembre 1890 , par M. Hersent , médecin à Rambonil- RE 2 opérer un fermer d'Epinay, dont La vie était compromise par une bé. morrhagie de l'artère radiale, Je partis aussitôt , et je trouvai le malade , horme de 40 anset d'une ge Lrhen constitution , pâle, faible , presque cssangne , e1 touffrant de vives ileurs d'une énorme plaie de l'avant-bras droit, sur lequel on avait appliqué, à partir du poignet , une compression trés-forte , en sorte que hs main était ément tuméfée , les doigts tendus , noirdtres et refroidis. On me raconta que, Cinq semaines auparavant , il était survena à deux pouces environ au-dessus du poignet, et sur la face pabmaire de l'avant-hras droit, une petite tache rougeltre qui s'était éendue avec rapidité et avait occasioné une très. grande tuméfsction de toit le membre et de l'aissetle. Ayant été à Chartres, distrate de huit lienes , À consalta mn bomme qui avait la réputation de gaérir les Charbores , et qui lai appliqua un caustique sur le point d'origine du mal. Quinze jours après, l'escarre , qui était énorme , commença à se détacher, et ame hémur-

ie eut lieu. Depuis ce moment , c'est-à-dire pendant vingt jours , le sang avait été difécilement arrêté par ls compression , et la dernière hémorrhagie avait été si violente qu'on avait éré du malade. Je déBs le gs à j'enlévai des pièces saperposées d'amadou , et je trouvai une large plaie étendae pence thénar inclusirement , jusqu'à trois pouces au-dessous de l'articolation du coude ; elle occupait la face antérieure de l'avant-bras, et se prolongesit un peu eu arrière sur le côté externe. La pesu du pli du bras était décoliée trèshaut , et ls pression en faisait écouler une grande quantité de pus. Tonte La surfsce de la phare était d'un bran noirâtre , et les bourgeons chars alfaissés par la compres- Sion étaient comme lmbibés par le sang coagulé, Vers le tiers inférieur de l'artère radiale existait une petite tumeur arrondie , de la grosseur d'ane noisette , qui était soulevée avec force à chaque pulsation , et de son milieu suintait un petit de ner artériel , que les assistans tremblaient de voir s'ouvrir et renouveler

L' re fut aussitôt décidée. Le doigt , appugé au-dessus de la tumeur dans lé trajet dé l'artère, né l'indiquait pas, et an mulieu d’une substance branätre , molle, sans consistance soit pour les pinces , soit ponr le histouri , il n’était pas possible d'isoler le vaisseau. Je pris alors te sonde cannelée , que j'engageai , à peu de distance de la tumeur , 5 de lui, en me guidant sur sa situation connue. Cependant ; l'artère offrant le même aspect et la même coloration que la plaie , où ne cru pas je l'eusse saisie. Je passar provisoirement on El au moven d'un stylet aiguillé, et ronvaiocu que je tenais l'artère, je le serrai autoar d'elle ; mais la turseur continua à battre aussi fort , et malgré ta facilité des sastomoses , je fus étonné de n'avoir remarqué aucun affaissement au moment de la constriction du 61. Un peu ébranlé par les objections que l'on m'adresssit , jé pessai un nouveau fil sous l'artère, et l'éloignant de quelques lignes inférieure ment de ba ligature , je piquai l'artère dans l'intervalle ; le sang s'échappa imméhatement en arcades, el tous Les doutes étant levés . je serras cette seconde ligature. Le vaisseau fut lié aussitôt au-dessous de la tumeur , qui s'affaissa et ne fit plus sentir aucun battement : tout suintement de sang avait di Ë

Cette petite opération avait été très-courte , et le malade e'avait pes souffert ; les extrémités des Gls furent coupées sar le nœud ; la plaie couverte d'une large compresse fendleée enduite de cérat , et pansée mollement avec de la charpie , quelques con et uae bande roulée : l’avant-bras placé sur un oreiller incliné de manière à é'ever Le poignet, et je cherchai à imprimer bon espoir au malade. La nuit fut bonne; aucune douleur ne se Gt sentir, et l'apparcil fut déconvert le troisième jour, Une sappuralion louable s'était formée ; la plaie était redevenue rosée ; ke poignet avait repris son volume naturel , et in tumenr anévrismale était contractée , noirâtre et endurcie. J'élablis en Se à ET Le bindage une Légère compression sur les points où les tégumens étaient décollés , et le traitement fut continué par M. Hersent. Aucun accident n'a entravé Ja guérison , et le malade à repris ses occupations ordinaires au bout de quelques mh.

Ici la méthode d’Anel n'eüt pas réussi, et le précepte de lier l'artère au-dessus et au-dessous du point blessé était obligatoire , en raison des larges anastomoses qui unissent la fin de la radiale à la cubitale, 11 n'en serait pas de même au tiers supérieur de l'avant-bras : une seule ligature au-dessus de la lésion suffirait très-probablement , et l'on pourrait encore assurer là guérison en établissant une légère compression au tiers moyen ou inférieur de l'artère , puisqu'elle ne donne pas de branches notables dans ce trajet. La difficulté que j'ai rencontrée à recon-

naître le vaisseau et le moyen employé pour lever les doutes ne sont pas choses très-rares; les journaux ont publié une observation tonte semblable de ligature d’artère radiale faite par M. je professeur Lisfranc , où le même moyen de diagnostic avait été appliqué.

N. du R.— Comme on le voit, à ne considérer dans les faits que les circonstances les Le superficielles et le résultat, on serait fort embarrassé de se décider pour nn mode de traitement ou pour l'autre ; la compression simple, là ligature indirecte simple, ayant eu tour à

epuis l'émi- pla

tour leurs.revers ct lours succès; et la Jigature unie à la compression, où la ligature denble n'étant pas toujours praticubles. Les faits cependant ne sanrment mentir oise contredire; 1] ÿ a certrinement des moüls qu , dans deux cas donnés, traités par la hgature simple, font réussir l'un et échouer l'autre. M. Sédillot tranche nettement la question ; la méthode d'Anel doit être rejetée, selon lui, si la plaie a heuprès de larges anastomoses ; c'est à peu près aussi la doctrme de M. D

tren. Nous ne saurions admettre cette conclnsion, en présence des faits nombreux qui attestent le succès de cetie méthode dans les plaies des mêmes artères que NL. Sédillot a citées en exemples. M, Dugès a mieux senti La difévuhé , munis sans la résoudre ol se demande seulement s'al ÿ aurait là quelque chose de plrysiologiqne et que l'anatomie seule n'ex-

pliquerait pas ?

Lens vouloir rapporter exclusivement ces phénomènes divers à une sœule cœuse, nous pensons cependant que l'étude des £uits conduit à ne cause principale, quin'est mi anatomique, m jrysiolugique, et ml pren bien plutôt pathologique. Examinons tous les faits apportés

cette discussion.

1° Observation de M, Nichet, Lésion de l'artère erurale, on lie immédiatement l'artère — Nulle bémorrhagie.

2° Obs, Plaie des artères de la jambe ; ligature de la fémorale deux heures après l'accident. Nulle hémerrhagie par la plaie primitive.

4° Obs. Plaie des artères aoti-brachiales, Ligatuce de l'artère humérake trois semaiars après. Hémorrhagie rebelle qui nécessite Ja cumipress où au-dessous de la

re.

3° Obs. Plaie des artères de Ia jambe ; anévrisme faux consécutif; ligature de Le fémsorale 27 jours après l'accident, Les pulsations persistent dans La tumeur jus qu'aa 51° jour.

6* Obs. Piqüre de l'artère brachiale ; Lgstare un mais après ; l'hémorrhagie persiste et te Merle diet (afin, + . ss

Telles sont les observations propres à M. Nichet : parcourons celles qu'il emprunte à d'autres.

M. Velpeau lie l'iioque exterue au moment où elle venait d'être divisée à trois lignes au-dessus de l'épigastrique ; guérison sans accideus.

M. Boyer a lié au 15° jour la fésorale une plaie des artères de la jambe ; wulle himorrhagie. Le sujet n'avait que #2 ans,

M.Larrog lie la carotide primitive pour une plaie de cette artère , immédiatement après l'accident. Guérison sans bémorrhagie.

Nous ne faisons que mentionner les succès obtenus par la ligatuie de la crurale dans les fractures de jambe compliquées de plaies d'artères ; la ligature wvait été faite immédisiement. Voyons les faits de M. Bérard jeune.

1"* Observation. Plaie de l'artère radiale dansla paume de la man; ligature de la radiak: une demi-heure après ; cessation de l'hémorrhagie. Cependant on aperçnit battre l'artère radiale entre la ligatare et la plaie, ce qui détermive à comprimer la cubitale.

1° Obs. Plaie du wûme genre; ligature de Tartère radiale faite Le lendemain ; cessation de l'hémorrhagie, Même phénomène que dans le cas précédent , ce qui cugage aussi à recourir à la compression.

Nous avouons que ce phéaomène du battement de l'artère au-dessous de La ligature est peu explicable pour nons. Nous eussions dési que M. Bérard en dunnât sov opinion ; mas il ne l'a pas fait, Dans tous les cas, il n'est pas démontré du moins que la compression füt indispensable , puisque l'hémorrhagie était arrêtée.

#8 observations de M. Grisolle portent également sur des pl ies récentes ; la compression a suffi les guérir du 5° au 10° jour. Ces deux cas s'écartent d'ailleurs des faits ordinaires, en ce que, dés le premier moment, la compression fut nécessaire sur les deux artères, pour arrèter l'hémorrhagie.

La ligature pi 4 a échoué dans le fait de M. Dugès; mais c'est plus de 15 jours après l'accident. Dans un cas tout pareil, M. J. Cluquet, qu'il cite lui-même, n'a fait qu'une simple hgature et a réussi ; la conséquence n'est-elle pas visible ? 11 mentionne en outre deux cas de plaies récentes où la compression au-dessus de la plaie a réussi seule.

Enfin M. Sédillot lie l'artère brachiale plus de 15 jours après la blessure ; il survtent des hémorrhagies; mais il les croit veinenses. Pour une plaie de l'artère radiale, 11 est obligé de poser deux ligatures ; mais il opérait 20 jours"apres l'accident.

Aansi donc , tous les fois que la ligature à la méthode d'Anel a été appliquée immédiatement après l'accident, elle à réussi de la manière la pluscomplète. Artéres radiale ou humérale, fémorale on tibiale, lerésollat a été le même, Au contraire, quand la ligature aété placée long-temps après l'accident , le retour de l'hémorrhagie par le bout inférieur a été un fait presque constant. Nous n'y trouvons que deux exceptions, dont l'une même peut passer pour douteuse, c'est le fait de M. Sédillot ;

l'autre est plus certaine ; c’est le fait de M. Boyer; et seit ur em ne er de sd my re jusqu'à ur Le Lt de nesse du sujet a-t-elle contribué au succès pour quelque chose. à nn. much: md cer md mhdast hers de la vole, Quand à ed firait d'avoir ainsi posé les faits en regard , et d'en tirer comme fait . ù per one de Loge srarieuibée. — ncore eonséquener rigoureuse ; mais la théorie est-elle si diffici'e à imaginer ?|| Grèce à sa jeunesse, à sa force, à sa bonne comtitwtion, ainsi qu'aux soins Vous avezune plaie qui est douloureuse, qui suppure, qui verse du sang; ||awssi éclairés qu'assidus que lui prodigue M. le docteur Caen, cette dame sé rétac'est un centre de fluxion où le sang accourt de tous cûtés, ubi stimu- re que RIRE NRA lus , ibi affluxus; à se fait jour même par les vaisseaux collatéraux, ||, de l'ie ès henri ne des solliciter de Nr qu'il dilate. Quelle merveille alors qu'en liant le tronc principal, la lie pe mois. Curieux de cousslire.es pa De mb Las mit vaginal d'eprèe circulation continue par les artères collatérales? Ajoutez encore que la |\les désordres dont il avait été le siége à la suite de l'accouchement prévédent, je plaie déjà vieïlle, résiste davantage aux efforts de réunion et de eicatri- || fus Je deg re per ours — Fe Rs sation. ; . - cacinat dis à iers iostans |! "°*% des nymphes ; mais en cherchant avec attention je sentis au eentre de cette Au contraire, si vous liez le tronc principal dès les premiers instans Ve ee de eulcde-sae une dépression circulaire infun ph mont ado de la plaie , vous la réduisez à l'état d'une plaie simple qui se réunit || une ni beaucoup irop traite pour simett . larme. pra mr r premiere ioteotion, Les branches collatérales n'ont pas sujet etlteur avec j'explorais. Une son emme put entrer € pémctres méme n'ont pas le temp de se dilier. Cu ma d'une pluie les 2e eee primer larament que de moutons us de lacet De là done le choix à faire entre les méthodes. 511 s agit du ea eueducton. bagage gr sp ppp anne récente, tons les faits démontrent l'efficacité de la méthode d'Anel , à} se asser rapprochés pr des anroctnoultés dont Le profondeur ue perajanit pes moins que, comme dans les deux faits de M. Grisolle , il n'y ait deux ar- {dépasser de deux à quatre lignes. Ce ne ful que quand cette sonde eut traversé tères blessées à la fois ; auquel cas il est évident qu'il faut les her ou |euvieou un pouce et demi de ce canal snfractueux qu'elle put être assez facile- } imer toutes deux. Si l’accident date de quinze jours ou plus , fnent inclince dans tous les sens, ce qui imliquait qu'elle était parvenue au-delà mb ee rprpihsnses "à « in d'é de rétrécissement , et que là le vag n reprenait son a F ire. les faits sont contre cette méthode, ou du muius elle a besoin d'être sou- Lmineserdisrenrds lEmeesvet dus D mer es tenue par d'autres moyens , comme la campresston. . [apparences de la grossesse de sa femme ae nt jemela pe, malgré ses Lentatives Reste à examiner la valeur de la compression elle-même, Elle se fait |restérées et toujours douloureuses pour madame , faire pénétrer le pénis au-delà de deux manières , ou sur la plaie même , ou sur le tronc de l'artère kb rule, = ge D3 cpnértelier pas chiens la Écondanion avait été poslésée, Sur la plaie, il n'est pas de moyen plus mauvais, plus doulourenx ve il fallut les mouremens bien manifestes de l'esfsat pour les conet moins efficace ; on peut relire toutes les observations contenues dans "Les encrétions urinaires et si oise Ml id do les mémoires eités ; la compression sur la plaie n'a pas réussi une seule || mens sotables, ni aucune déviation re + Es fois, quoiqu'elle ait été souvent employée. Il faut donc la rayer défini- 2 prévenus # grands obstacles à l'sonchement et der Léide se LE ï i i i . . et témoigoai expressément r de m'associer tivement de Ja chregie. La comprestes ed essus de la plaie, Loop ben à ie clio accoucheurs, Ma proposition fut rejetée à mon grand regret. traire, a réussi toujours ; il est vrai qu’on ne l'a essayée que pour des lé- | étant de me soumettre à pa. 2 ee Sal unie À fe, ce sions récentes , et ce n'est aussi que pour ces cas que nous la conseille conduite que je tins. remponsa rons ; car elle est douloureuse , et il faut qu’elle soit supportée jusqu'àl| Je protiquai une signée de 12 onces, pour lors réelemée per des signes de la parfaite cicatrisation de la plaie. Telle est, donc , d’après l'examen ||pléthore générale. Cette opération fut répétée , mais moins fore , toutes les quafaits , | duite à tenir par le chirurgien ; dans les lésions récen- tre à six semaines, de mamère qu'il ÿ en eut quatre de faites jusqu'au erme de La case var 59 TE il icable: [grossesse { Bain de siège de deux beures tous les jours; un à deux grands bains tes d'artères, la compression au-dessus de la par plier rs rss par semaine; introduction dans le canal rétréci de exlindres d'éponge préparés sinon la ligature à la méthode d'Anel, Pour les lésions déjà anciennes , || bar compression ; injectioe quand on les resouvelait , de décoctions mucilagi- Ja méthode d'Anel peut être pratiquée encore , mais elle offre infini-}|peuses; alimentation douce , mais suffisante ; exercice modéré ; encourage ment moins de sécurité; et si on croit devoir la préférer à la ligature ment, }

‘ rer + . .I| Au septième mois je n'avais encore obtenu qu'une dilatation juste suffisante double, du moins est-il indiqué de la secouder par la compression éta ne de Lee FL jet indicateur, dont la grosseur est peu considérable. Ce

blie sur le bout inférieur. toucher confrina ba nature et l'étendue du désordre dont la soude pe m'avait donué qu'une idée spprosimative, Le rétrécissement fonmait en effet un canal de prés dus poucc et demi de profondeur; ses parois , inégales ; anfractueuses,

: éaent crroonscrites par des brides plus ou moins épaisses, des replis svgmoibaux

OBSERVATION DE RÉTRÉCISSEMENT COXSI DÉRABLE PU VAGIR lobliquement et horizontalement placés et diversement présbanc big he entre : ; : - £ :

, : communiquée par lieux des espèces de ventricules plus on moins profonds. Quelques-uns de ces replis

faisant obstacle à] accouchement : 4 r" étaivnt die et comme tortueux ; tous les aütres étaient lisses et offraient de la M. Dors RCQUE , D.-M. P. résistance; mais leur dureté , comme cartilagineuse , pouvait être plus apparente

we réelle, et dépendre de leur plus ou moins grand degré de tension, Au-delà

L'un des derniers numéros de la Gazwtre MÉDICALE (1) contient une !|de ce réti écissement , le fond du vagio , dans lequel je pus protuener la deroière

. dede = : sp | phalonge du doigt explorateur, était ample et sain. Je sentis l'utérus développe , observation de rétrécissement du vagin faisant obstacle à l'accou-| PE Dame a pepe sx Arr pre dépens Lopp

chement ; elle me rappelle un fait du même genre , mais bien plus eu- || Leterme de 1a grossesse approchant,j'insista davantagesur l'emploi des moyens rieux encore , en ce que le rétrécissement ne consistait pas seulement en lyrécités, Les bains de sige furent prolongés de cinq à six beures matin et soir. un anneau , comme su cette observation et dans les cas analogues ci- || Madame Meyer passait, your sinsi dire , Loates ses jourares dans l'eau.

tés à la suite , mais il représentait un canal d'un pouce et derni de lou- |} Arrive enbn le moment redouté autant pour moi, qui en prévoyas toutes les

a d-ren) … | funcstes conséquences possibles la dame ‘rempli Donns ; de tue gd et d'un diamètre si petit qu'il ne pouvait admettre qu'une sonde ns où de Falpsale, possibles, que pour la dame remplie de conliance , de cou

femme, Ceue disposiuon vient d'abord confirmer les observations || 3e peéparai bistouris boutonnés, sondes canulées, ligatures, pinces, fordéja faites de conceptions, sans intromission du penis ; laquelle était |ceps, ete. enfin tout ce que pouvaient exiger les éventualités. Je plaçai madan ici absolument impossible. Ce fait présente surtout cela de remarqua- | Meyer en Lravers de son lit , Les épaules , le das et La tte soulerés par des oreilble que l'accouchement s'est fait avec de grandes difficultés sans doute, |Llers, le bassin appuyé sur le bord du lit, et les pieds app sur deux chaises, À Ne É à ébrid et sans qu'if [De cette manière les voies de parturition libres ten évidence se trouvaient enmais sans que j'aie eu besoin de recourir à des débridemens qu'il liérement à ma portée. en soit résulté ni accidens, ni désordres subséquens. La marche QU'A|l A mesure que kes douleurs avancent, des macosités glaireusrs s'échappent à saivie la nature, et les moyens que j'ai mis en usage, pourront Servir à tr le canal mr ; Lors : St meer cigare les brides qui cho: à 1 ai : é it. enuaient ses parois, de maintiens apjil contre la vulre entre ouverte , une éclairer lu conduite à tenir si pareil cas se représentai éponge imbibé d'a Ft pour qe la vapeur aille coopérer aux mêmes ré- 2 : . d'une stature Fsultats. Les douleurs deviconent plus factes, lus prolongées et sont bien cspa- 0 “a Le da je de 2 ges 7 na Lrés-long et lirées. Le col utérin eMaré se rapproche du pi rue u Lassin et du rétrécissement, ans yet plus de 48 heures que le travail était en activité, quand t'a dilatation de l'oriGre s'effectue graduellement : elle pernvet de sentie la tête de pa les docteurs Caen ct Ollivier qui assistaient cette dame, me fireut apye- (l'enfant en première ponton, Les membranes se tendeot et refoulent l'ourirler. : ture Fret ”. rétrécissement , qui cède nur y peu , se rapproche de he vend = Le : : : et chaud , le col wtérin ef- ||ne ; lors il ÿ & racrourcissiuent progressif de ce rétrécissement par ce dou- KE gl arc se ot di oo Ce ne fut que 36 à 40 ||ble acte de dilatation et ile refoulement. Mais arrivée à ce poiot , la Moicies fati= Auot vh l'emploi des moyens indiqués en pareille circonstmnce, et D lguée d'efforts suflisans, cesse de se cuntracter aussi actiremeut, les douleurssx tr ee phamdihs s infructueuses, que l'on parvint à appliquer courene lement !'raleutissent, Je ne fus pas trop contrarié de cette suspension qui devait donner k le forceps, et à amener un enfant æort à travers le vagin et la vulve, conndéra- ||temps aus lissus cicalrisés et cadureis de se laisser pénétrer et ramollir par l'a blement tuméfiés. Le périnée fut assez profondément déchiré. Une perte inquié- bord des fludes , Le empreiguent et lubrébent avec plus d'sbondance les parties te, due à l'inertie à la matrice, mit pendant quelque temps Ja vie eo danger. !'sesuelles pendant le travail de 1 enlantement, Les obstscles pourraient sinsi être tente, Gu lplus disposés à céder quand viendrait le rveil des douleurs. Le pouls s'était de veloppe, le ventre était devenu sensible à la pression : je pretiquai une sugnée de uit à dix onces. Aprè; une heure de , des contractions uiérines réapparaisseat plus igtenses ; les membranes bombent fortement au fond du rétrécissement :

On parvint à s'en rendre maitre. Le vagia fut frappé d'nfommetion, et bientôt des Hots de pus s'en échappèreut, entrainant des lambeaux sphacèles de membrane (4) 1838, p. 925.

je dés perce à l'aide d'une aigmile de matelassière (carlet}, conduite le latie ane l'un de ses cdtés. À peine s'il s'éconla

doigt et dirigée par loi pour protéger la té Je l'enfant, J'engage à pile Lee RAR quasi de sang, et la légère commotion que le malade au Meyer à retenir ses efforts rolontaires, de peur qu'une impulsion trop violente || épronvée ne Larda pas à s€ dissiper.

m'ucatioane quelque rupture dangereuse. J'injecte , daus l'intervalle des dou- || Alors on put s'apercevoir que tout le côté droit de la face, celui qui répondait lenrs, nue décoction très de graine de hn. Le tête de l'enfant tend à || à la sartie da projectile, était paralysé ; le sentiment ct lé mouvement ÿ étaient refouler ei à dilater Le rétrécissement . dont l'élargissement et L raceaureisen | aholis d'une mamère complète ; ls , singalièrement contournée, était d'rtmenl s'opérent lentement. Plusieurs fais j'avais saisi Lx sonde canulée et ke bs- | 4 de basen haut, et de droite à gauche: coûte déviation était surtout remarquaoui diviser des brides qui paraisaiént présenter un obstacle, mais nne ble lorsque le malade essayuit de parler ai dé rire; s'il soufileit , sx joue droite se douleur semblait dimimer cetterrésistanet , et j'attendais encare, Pr hf gonflait invo'antairement, tandis que l'autre demeurait aplatie; l'œil de ce wûme le canal rétréci sé trouve déprimé a poiat de meplus former qu'un anneau | côté avait cessé d'être eco 4 la lumière, toème la plus intense , sans ane ue ligne et demie d'épaisseur. Enmmémetemps ‘il s'élargit ; le som- || qu'ancnne altération physique s'y fit apercevoir, la pupille ayant conservé sa forme met de la tête s'y engage de plus ca plus, et fioit pro- [let sa contractilié :; ta l'osl gauche, non plus que les autres sens placés de ce duit d'antres Hsions que de simpleset peu ‘éroabout côté, il n'arait souffert anéug dérangement dans ses fonctions , tandis qu'à droite

Dis heures se passèrent depuis Je comnencemest de trans $ l'an moment | vue, Fodorat, le goût et l'outé étaient complétement abolis, i b 1x où je rompis bes membranes. La tôte de l'enfant mit heures à dila- || sensibilité générale Pet ui s gd LE tér et franchir le rétrécissentent. Pemilant cet 1 et d'onvié-

: : : à Cepeadant le pouls s'Était insensihlement relevé, et à l'état de t ur, résuiltés, je qe seen er cent deux cer croouférence du ne tat de le comeorion, avait succédé un mouvement fébrilé assez intéste. malgré eût pu donner lieu à dés déchiremens étendais on faits dans es drvcons nge- pencher Ç pale opt css ion on to anne ut a

reuses ; 2° d”' l'espèce de disph rforé tait l'entrée pps g i- ton pr lc nent a ere Lago a] Un accident d'une autre nature sé manifess Je voi xp pes la blessure : Len sons ane tention et une traction rriatives de la partie sapérieute -derce con ||"'était ane bémorrhagie provensnt de l'arrière-boacie ; le malade assurait avoir dit, qui aurait pu pros La déchirttre à son union avec le £ , Î près d'une livre de sang: mais comme il ne érnt pas nécessaire de denssndéer re j'ot AT cu avantage , que les parois du es sccaurs , je crois qu'il ne faut pas ajouter grande confinnce à son éstimatinn. tant plus obéir à la dilatation qu'elles cédaient moins à examen dés parties né put faire reconnaitre l'endroit d'où provenait le sang, ook donc ici les raovens que l'on met en usage sdoute parce Le vaé ne pouvait pénétrer à la partie postérieare des sarines, ordinaires pour protéger le col de l'atéras , et plus tard ois Ja halle avait ellectaé son . Quoi qu'il ea soit, l'hémorrhagie s'arréta effets d'une trop brusque ou trop forte extensiom. eut Î inlanément, et ue reparut pas depuis. nécessaire, j'avais résolu de l'opérer par plusieurs iocissans fhites Tine survint plus dès lors aucun phévoméne digne de remarque. L'inflammapoints des parties latérales. | Lion qué s'était emparéé des plaies en avait rétrfei les diamètres ; ln soppairaten L'euraction du placenta se üt sans difficultés, L'enfant, du sexe masculin , [s'était établie du cinquième su huitième jour. des bourgeons ehernas s'étaient rad'une force ordinaire, était tebs-vivace, 11 fut allaite paren mère. Les suites de Dpidement iével stten moins d'un mois, ls cicatrisation, favorisée par un

couches m'offrirent de notable qu'un peu plus d'intensihtdans les lo- 1 avec des plomacraux enduits de cérat était completement eaux qui ont lien lorsque la tête à séjourmé an passages Le fut Ilter inée. La paral n'eû persista moins, ét Ptit de revoir de malade plus de six mois après sa sortie dé l'hôpital, je ne lu trouva

prompt et compiet,

Ainsi, malgré l'étendue du rétrécissement , qui comprenait un pouce et demi de la longueur du vagin ; malgré son excessive étraitesse ; que n'avaient que très-incomplétement vaincu les moyens em-

loyés pour In combattre ; malgré enfin l'état de tension et de dureté de la & ; 1 [k plupart des brides et replis qui circonserivaient et formaient os ré- seul nerf lésé; je serais même porté à croire que trécissement, sa dilatation s'est opérée pour ainsi dire spontanément ! : ! [aussi été aiternle ; mais comme il parait à peu près impossibie que le Nouvel et remarquable exemple des inépuisables ressources de la na-|lnerf ; l'hypoglosse , et jusqu'a un certain point l'olfactit droit ture! Combien n'avons-nous pas à nous féliciter de notre confiance et.que d'autre part la section du nerf fac al ne saurait elle et de notre patience à observer, aider et diriger sa marche ; tout en nôus tenant prêt à recourir à l'art , si elle se füt trompée ou qu'elle eût été impuissante.

dimijanée en aucune manière.

I me parait difficile de méconnaître ii la lésion du nerf trifacial, si l'on à égard aux phénomènes morbides et surtout à la situation et à la direction de la blessure ; cependant je ne prétends F* qu'il ait été Le

seplième paire a

lea al sde suit rigoureusement que La perte de la vue, du goût Let de l'odorat ne saurait étre attribue ici qu'à la lésiou du trifacial , ou ldu moins de l’un de ses principaux rameaux , cequi, comme 6n sait,

Durancoue. équivaut souvent à la lésion du tronc même à sop origine.

OUSYUYATION DE PARALYSIE SIMULTANÉE DE L'OUÏE, DE LA VUE ET DE L'oponaT, communiquée par M. le docteur Bcoxoor , de Nancy.

PATHOLOGIE INTERNE

ACADÉMIE DE MÉDECINE

M. Néla d FA vs lance de lou séixce 07 15 1amviëa 1894. ra tée par BL. ton, d'un cas ralvsie smullanée de l'oute, Dur h de l'odorat, ar l'efet de altération tuberculeuse survenue à l'origine des nerfs des troisième , cinquième, septième et huitims paires ; je m'empresse d'y joindre , à l'appui des conclusions que vous en avez déduites: l'observation d'un (ait analogue, que j'ai recueilli pendant mon internat à l'Hôtel-Dicu de Paris. Je Le erots anssi di de quelqu'intérèt, bien que V'autopsie ne lui ait pas douné le ja € degré de certitude, et que l'altération pathologique dont il ré- |{T' sulte soit d’ailleurs d'une tout autre nature. Il me semble prouver, | comme celui de M. Nélaton , que le nerf de la cinquième paire est in-]n est donc arrété quale bureau. auquel s'adjoindea M. Huston. portera à M. Doudispensable à l'exercice des différens sens auxquels il se distribue , sans être pour cela Je nerf spécial d'aucun d'eux, comme semblent | indiquer certains expérimentateurs.

Après la lecture do procès-verbal, M. Husson demande is parole. Le proces verbal, dit-il, rappelle que M. Double à donné sa démission dis fonctions de rapporteur, Pour ms part, jé n'ai tu cètle circonstance qu'avee va vif regret : et ile semble que l'acmdémie, 6 rappelant ec) ré y M. Double s'est cha

nimité.

M, Marc demancé la parole relativement à ls lettre de M. Pravar, M. Pravar n'a pas eu l'intention de faire un pase-droit à la commission chargée de saivre ses expériences: en effel sa lettre était adressée at conseil d'administration où siégent trois membres de celte cornmision , MM. Breschet, Girard, et M. Mage

fr

; ” té gau- Os. — Dans les journées de juillet 1830. te nommé Coin pen es tme,

ï ir traversé able ot | ; vint lsire :

che du sie os —. hrs de l'a se mastoïde da côté oppo- : La co : ae ra te ds ere Ÿ sers faits où salle sous urns peu desso us , àr été É é emploi krronte bons résul , CoRITASSEON ,

# : l'ouvertare d'entrée, parfaitement ronde, L avoir élé POSE 8) ammonte à l'ecsdémie le doulds parte qu'elle viut de faire de

« i ; it M. le président ee ER a eus du co Lori et l'endroit : da I Labtardi nn pe matt à mp tré ché ot do AL Louvin Suurs La pasole peer uve motion je Der les endou , brse mestold oyait assemblées délibérantes , l'usage vent qu'un membre ue puisse parler plus de trois cot, $ mn se-druest de a on pren run fois sac la méme question sans avoir obtenu l'assentimeut de l'assrmbice. Cet

| nsage estexcellent pour abréger les discussions et pour restreindre dans de justes ineuson de déex dirigée de haut eu bas fut pratiquée avec le ouri sur limites écrtains orateurs qui peut-être pècheut par un peu de té (Rires ét

ss pence * : focileier es: © jepprobation). de demande que cet asrge soit adopté far l'a (appuyé). Le corps étranger ; que Doc ati nt ain alors EE e + , Aorto, C'est une additiot à votre réglement, etant addition grare-qu'on

eotratoer la pa des sens auxquels il ne se distribue en aucune .

vous propose. Il feut donc avaût tout renvoyer la proposition à ane com- {bancs sont dégarnis, et l'académie consultée décide que celte communication scra

saon. .

M Louren Vruuenmar. Ma demande n'est point si grave; il est bien entendu que c'est sur one question unique qu'uu orateur ne pourra avoir droit plus de trois fois à la parole; et méme il pourra parkr une quatrième et une cinquième fois , si l'académie consent à l'entendre. | .

M. Drescurt, La proposition est au moins inutile ; le président a toujours wa

avoir discrétionnaire pour accorder où refuser la parole à un membre qui à déjà parlé (Non! non! Agitation).

wi" pdt La roperition e M. Louyer Villermay tend à enchsiner l'acaileemée ; eat welles questions sur lesquelles un seul uembre peut donner des éclaircissemens , parce que seul il s'en est occupé; il faut que la parule lui soit main tenue. Je demande l'ordre du jour (Appuyé).

L'ordre du jour est mis aux voix et ælopté.

L'ordre du jour est la discussion sur ke rapport de M. Yillencuve. Personne ne demande k: parole. M. le président relit olors les conclusions du rapport pour les mettre aux vois. | n. |

Ces conclusions sont : 4* Que l'acrdémie nommer une commission pour s'oc-

la topographie médicale de La France.

e es, 0 in." que Le premuer volume des Mémoires de l'Académie contient un travail de 1. Double sur ce sujet, ; | | ne

M. Castres ne veut pas de commission; elle aurait pour abjet , dit-on, d'indi-

ér le plan à suivre! Mais la médecine n'est pas faile d'hier; et à quoi bon cherde des plans , quad nous avons lant de modèles, soit pour la g'ographie , soit pour la s alistique, soit pour La description des épidémies 2 ;

M. Viueseuve, Les travaux que nous posslons sont des travaux isolés , partiche, faits sur des plans différens et des vue. spéciales; il faut un autre plan pour un travail d'ensemble, = a

M. Descerertes. J'appuie fortement la proposition de la commission. C'est d'abord l'ane des obligations de l'académie de continuer les travaux de la société royale de médecine à laquelle elle a succédé. Mais de plus, j'en demande bien pardon au prévpinant , | je s'agit ni de géographie nt de stalistique. J'arcoride qu'il ÿ a des modèles ; et j'ai peut-être La collection fa plus complète de ces travaux de topographie médicale; mais ceux-Ià mêmes ont vieilli, et ne sont plus exacts pour notre temps. Voyez l'excellente lopographic de Marseille, par Raymond; mais elle à quarante-cinq aus de date ; il y a eu d'importans changemiens depuis lors ; et par exemple il n'y a plus à Marseille de nie ai d'autres immondices analogues, sur lesquels je ne m'étendrai pas davantage, parce que la matière ne sent déjà pas si bon (Rire général}, Je pourrais citer la topographie de Toclon, l'excellente histoire des épidémies de Lepecq-de la Clôture ; tout cela a vieilli at, Quant aux modèles prétendus de géographie, de stalistique, soit dé Paris, soit des départemens, je les ai toutes, et elles sont toutes mal faites, Pourquoi cela? C'est qu'elles sont l'ouvrage des préfets on des secrétaires de préfecture (On rit}. Allez done chercher dans vos énormes statistiques de P ris, vous n°y trouverez rien de médical; pour trouver des idées utiles à la médecine , il vous faudra recourir au petit volnme de Menneret. Les seules bonnes statistiques médiezles ont été faites eu l'an que nots appelons dixième de la réf Lun + , per les soins de Chaptal; il y en n en quarante-cinq volumes de publiés. Je dis que ce sout là des travaux qu'il mporie de continuer.

La première conclusion est adoptée. Il y aurs donc une commission pernianente de topographie comme il y en a une des épidémies ; les membres en seront nommés dans Ls prochaine séanre, : : at

2° Que les noms des médrcins qui ont envoyé les rebtions d'é idérales les plus complètes soient insérés dans la partie historique des mémoirestde l'académie. —

4 té. F2 we le ministre soit engagé à établir un mode uniforme de recueillir les

Ph d'épidémie suivant un tableau qui serait dressé à cet effet par l'académie. | ,

M. Avezox pense qu'il est plus convenable de faire le tableau d'abord et de l'adresser au muuistre avec sullicitation de l'adopter,

L'académie décide dans ce sens ; et la coufection d'un tableau à présenter au ministre est reavoyée à La commission. : LA

M. Le narronTun, Quant à La quatrième sition de la commission, elle a rapport à l'impression d'une partie de sou travail. Quelques personnes avaient demandé l'insertion da rapport lant entier dans les mémoires de l'académie; mais la première partie qui est historique ou qui porte sur l'influencr des causes epidé- “miques , des airs, des eaux et dles lieux, quoique indispensable à offrir aux autorités, présentrrait trop pen de choses neeves el trop peu d'intérêt aux médecins. La commission se borne donc à proposer l'insertion dans les mémoires de l'académie des quatre tableaux qui terminent le rapport, attendu qu ils offrent le résumé d'une rase cle faits telle qu'on n'en a peut-être jamais autant réuni, Ainsi le premier tableau présente le résumé des SU relations d'épidémiesur lesquelles est baséle rapport de La commission ; le deuxième montre Le rapport de fréquence de ces épidémies les ones à côté des autres; le troisième indique le nombre des malades et des morts de chaque épidémie relativement au nombre des habitans ; enfin le dernier donne la proportion de la mortalité dans les différentes épidémies. Ainsi, par exemple , nous trouvons que le croup épidémique avec angine culère le quart des malades, tandis que dans l'angine scarlatineuse , la mortalité n'est que d'un neuvième. 2 , M. Mamcavzr insiste pour l'insertion complète. Cette proposition n'est pas

Aprés on court débat, l'académie décide que çes lablewax seront reuvoyés an comité blication, ; :

Le AA cnainien propose de renrayer au ministre les relations orfginales sur lesquelles est basé son travail, è | &

M. Aoruox s'y oppose fortement. Si ces relations sont renvoyées au ntinistère, elles dormiront dans les cartons , et seront réduites à ane parfaite inutilité: tandis qu'aus archives de l'académie on poërra les consulter toutes les fuis que ccla sera TE Lisa propose alors de garder les originaux et d'en envoyer seulement une copie au ministère ; cette sition est adoptée.

M. Velpesu a la parole pour la description d'en fietas monstrueux ;

renvoyée à la prochaine séance, La séance est levée à quatee heures et demie.

REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

MEDICO-CHIRURGICAL TRAxsacTIONS, published by the medical and chirurgical Society of London. Vol: 18. Part. 4. 1855. — Transactions médico-chirurpe rage par la Société médico-chirurgicale de Londres.

Tousles mémoires et observations recueillis dans les Transactionsmédico-chirurgicales ayant été lus auparavant devant la société qui les publie,et la GazevTe MÉDICALE ayant prisätâche de mettre ses lecteurs au courant des travaux les plus importans des sociétés étrangères ; il suit de là que plusieurs des recherches principales contenues dans ce nouveau volume ont déjà été par nous analysées avec tous les détails nécessaires. C'est ainsi que, por les trois mémoires qui se présentent en iète du livre , sur l'écoulement d'une matière grasse par les intestins, en rapport avec une affection morbide du pancréas et du duodénum, par MN. Richard Bright, A. Lloyd et John Elliotson, il ous suffira de renvoyer au 1° n° de la Gaserre mébicarx de l'an dernier. L'extrait d'un autre travail capital sur l'ulcération des articulations, par Aston Key, se trouve également page 438, n° 51 de la même année, Eufn au n° 31, page 202, nous avons rapporté déjà une observation de morve chez l'homme ; avec des remarques par John Elliotson, président de la société, Restent donc huit méinoiressurtreize, dont il nous reste à donuer l'analyse. Nous suivrons l'ordre dans lequel ils se présentent.

1, OnsERVATION D'OESOPHAGOTOMIE, AVEC REMARQUES, par James M. axovr, chirurgien à l'hôpital de Middiesex.

M. Arnolt ne connaît d'autres exemples d'œsophagotomie pratiquée sur Le sujet vivant , que les deux cas publiés en France dans le siècle dernier ; et Les deux faits récemment publiés par M. Bégin, et qui appartiennent encore à la France, Le fait suivant parait être le premier

répu. | qui ait été tenté en Angleterre,

Ons. Il s'agit d'un enfant de 27 mois qui avait avalé par mégarde une pièec d'os appartenaot, selon le dire des parens, à la plus se extrémité d'une cctelette de mouton, On la sentait bien avec le doigepl au fond de la gorge , mais il était impossible de Li faire bouger de place; et plusieurs instromens furent appliqués sans aucun résullat, L'enfant ne pouvait avaler que des hiqaides ; mais , comme il souflrait peu , les parens se refusèrent d'abord à l'opération , et ce ne fut qu'au trentième jour qu'ils y consentirent, Déjà depuis deux jours La respiration paraissait s'embarrasser; l'os toutefois n'avait point changé de place, et paraissait fixé an point où le pharçns se termine et où l'asophage commence ; il ne formait audehors aucune saillie, et n'indiquait sa présence par aucun indice, Une incision de 24 lignes de longueur fut faite au côté Voit ducow, entre la trachéc et le muscle Serno-mastoidiun, à api du bord supérieur du cartilage thyroïde. L'opérateur suivit complétement le procédé de Boyer , qui diffère spécialement de celui de M. Bégin, parce qu'il s@ contente TouurE muscle omoplat-hyoulier , au lieu de le couper. L'wsophage mis à nu , on Le ft saillir au moyen d'une sonde d'homme introduite par la bouche; une petite ipcision y fut faite et agrandie par lintroduction de pinces à polypes; le doigt introduit à son tour sentit le corps étran-

r à un demi-pouce au-dessous de l'incision; l'extraction en [ut facile à l'aide

es pinces. C'était une pièce d'os à peu près carrée , avant de 8 à 12 ligues de largeur , et constituée por l'apophysc épineuse d'une des vertèbres dorsales inférieures du mouton,

L'enfant avait bien soutenu l'opération ; peu dé sang s'était écoulé, Les vaisseaux ayant été soigneusement liés. La plaie ne lut point réunie, Quelques beuresaprès, la respiration fut génée par l'arcumulation du mucus dans La gorge, près de la glotte ; il fut évacué partie par la bouche , partie pr la plaie, Deux jours se passèrent bien, mais la seconde nuit Ja respiration devint lahorieuse, et ce symptôme ne fit que croitre jusqu'à La mort, arrivée 56 heures après l'opératioa.

A l'autopsie, ba plaie et les environs n'offcirent rien d'eatraondinaire ; le laryax était sain , mais la partie inférieure de la trachée et les bronches étaient enÜammées ; le poumon droit bépatisé, hors à s2 partie supérieure, ct plus pesant que peau ; le poumon gauche l'était aussi, mais moins généralement et à un moi

Il est probable que l'affection des poumons datait de quelque temps avant l'opération , et que celle-ci a été seulement tentée trop tard. Les remarques dont M. Arnott fait suivre cette observation n'apprenneut rien de neuf à ceux qui ont Îu l'excellent mémoire de M. Bégin à ce supet.

IT, Ossenvation D'ancËs GANGRÉNEUX EN RAPPORT AVEC LE FE, avec quelques remarques sur les tumeurs enkystées de ect organe ; par Gésar Hawnins , chirurgien à l'hôpital St-Geurges , etc.

mais les} Le titre de ce travail lui convient assez peu ; en effet, les observations

annoncées sont au nombre de deux seulement, et dans toutes deux l'abcès avait succédé à une tumeur enkystée ; et enfin elles ne forment que la moindre partie du mémoire, dans lequel M. Hawkins traite ex professo , en ré , des tumeurs aqueuses eukystées qui avoisinent le foie, puis des tumeurs hydatiques de cet organe.

La seconde partie , qui traite des hydatides , mg is de faits

et granuleux , cemme chez les individus accontumés aux boissons spiritueuses. H ne restait rien de la cavité primitive , sinon un léger épaississement du péritoine ü recouvre le foie, dans l'étendue environ d'un pouce , et au centre de cet istissement une substsnce blanche pareille à une cicatrice ; pénétrant perpenbculairement dans le foie à la profondeur d'un demi-pouce ; mais à l'entour, l'organe était aussi skin que partout ailleurs.

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