TOME 11, — 1854.) SAMEDI 18 JANVIER
La Gazerte mémicate D£ Pans (Gazette de santé et Clinique des hépitaux réunies } parait tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est compost de 16 pages in-4°, 32 colonnes , et équivaut à 6 feuilles in-#". Le prix d'abonnement est pour Par:s et les Départemess, de 40 fr. par 38, 20 Fr. pour 6 mois, et 10 fr. pour truis mois. Pour l'Étranger 44 fr. Les abonnemens ne peuvent dater que du commencement d'un trimestre, {°° Janvier, 1" Avril, 4°" Juillet 4 Octobre. — On s'abonne à Paris, au bureau du Journal, rue Poissonniere , n° 5, et dsus les départemens, chez tous les Directeurs des postes, — On ne reçoit que les lettres affranchues.
ne possédait presque rien sur la pathologie du système veintux ; encore aujourd'hui la plupart des maladies des veines sont peu connues, et par SOMMAIRE. conséquent leur traitement est des plus imparfaits.
Depuis près de vingt ans je rassemble des matériaux pour composer Mémoire sur uoe nouvelle méthode de traiter et de gaérir le cirsouéle el le va-lune histoire desimaladies du système vascul ire sanguin; et pour donner ricocèle, — Note sur une épidémie typhoïde. — Correspondances médicales : | à nes travaux plus de rigueur et de clarté, j'ai cra devoir faire précé- Mémoires sur les plaies d'artères et divers moyens thérapeutiques à leur oppo- der cette histoire des maladies des vaisseaux , de la description exacte-
ser. — Observations de blessures de l'artère radiale. — Blessure de l'artère | de leur str uciure el de Jeur distribution. ‘ | radiale guérie par la ligoture et la eompression. — Observations pour servir à . A diverses époques j'ai sense pes, Bon er plul'histoire des blessures des artères du membre thoracique. — Observation de hd fascicules in-ful. sur l'anatomie ; la physiologie et la patholo.
rétrécissement considérable du vagin. — Observation de paralysie simultanée | 847 #4 flemme veinenr.
h Ces recherches que je poursuis avec constance jelteront, je l'espère, de l'ouie , de la vue et de l'odorat. — Académie de médecine ; séance da 13 lquelques lumières sur les maladies des veines ; et déjà elles m'ont
janvier 1834. — Analyse du Médico-chirurgical tran-actions, — Suite de la! fi l'occasion de faire connaître une affection de ces vaisseaux , la
discussion du rapport de l'Académie de médeéine. — Commission du goaverne- | ,}léhite, sur laqnelle, le premier, j'ai appelé l'attention des praticiens.
ment pour la loi sur la médecine. "Més travaux ont exrité une émulation à Loue on doit de pouvoir
aujourd'hui reconnaitre et traiter convenablement une maladie des plus communes et des plus graves.
Dans …. succession . que j'ai ne à cette __—. émie ,
£ j'ai décrit d’autres maladies des systèmes vasculaires sanguins. J'ai suc-
CHIRURGIE P RATIQU E. tree duoné : 1° un Memoire sur l'enbrime fous du cœur ,
dont j'avais observé un exemple sur le plus célèbre de nos acteurs tra-
MÉMOIRE SUR UNE NOUVELLE MÉTHODE DE TRAITER ET DEÏgiques; 2° dans un autre mémoire, j'ai fait l'histoire des ectopies ou
GUÉRIR LE CIRSOCÈLE ET LE VAaRICOCÈLE, lu à l’A-|déplacemens du cœur ; 3° j'ai consacré un troisième mémoire à la des-
cadémie des sciences, le 43 janvier 4854; par cription des anevrismes vraïs des petites artères du tissu celluleux
G. B hi | ire de l'Hôtel des os ; et l'année dernière je soumis à l'examen de cette Académie 3. DRESCHET, Chirurgien ordinaire de OteI-| rois mémoires sur les anévrismes : le premier sur les anévrismes vrais
Dieu. | des artères, le second sur les anévrismes mirtes. Enfin, dans un der-
nier travail, j'ai fait l'histoire des anévrismes variqueux ou par
C'est vers la fin du siècle dernier qu'on à commencé à s'occuper sé-| transfusion , et j'ai exposé Ja méthode de traitement et les procédés
neusement des maladies du système vasculaire, Cependant les recher-l opératoires que ma pratique , dans le plus vaste hôpital de Paris, m'a ches des médecins et des chirurgiens portaient presque exclusivement sur ! fait considérer comme les meilleurs.
icsanévrismes du cœur et des principaux troncs artériels ; la science C'est en persévérant dans ce genre de recherches et d'observations
{ adresser aux grands corps médicaux de La France sont sans doute catrêmement | flatteuses, et témoignent de l'esprit de libéralité qui anime le gouvernement ; mais il n'ea est pas moins vrai que leurs décisions ne seront considérées que comme des opinions qui n'engagent à rien. On nous demande notre avis, mais lo commission ofBcielle n'en prendra que ce qui pourra lui convenir, En un mot , notre rôle à nous enceci c’est de faire des projels aussi beaux que possible, Celui de la commission est de faire Ja loi ; et nous disonsla loi, parce que les chambres voteront toute qu'onleur présentera sans discussion, pensant avec raison qu'illeur serait : difficile de faire mieux qu'une commission d'hommes spéciaux nommés ad hoc. MM. Bérenger et Pruncelle prendront seuls la parole, mais on leur objectera très-sensément qu'élant médecias ils sont intéresses à la loi, et doivent en conséquence se taire ; les autres députés n'étant ” médecins se déclareront incompétens, C'est là ce qui arrive toujours quand il s'agit de médecine à la chambre; il | n'y a pas de meilleur moyen d'activer les délibérations.
| $euilleton.
COMMISSION DU GOUVERNEMENT POUR LA LOI SUR LA MEDECINE, — ACADÉMIE DE MÉDECINE. — DISTRIBUTION DES PhiX DES HOPI-
. * era DE D M. CRFILRe—SOANCE ARAVELLENS E ECOUR, | La commission est compo ée de cinq médecins el de trois sdministrateu s. Sur
— DISCOURS DE M. PELLETAN. — REMPLACEMENT DE M. BOYER die médecins, trois appartiennent à la Faculté de Paris ; un des deux autres,
A L ACADÉMIE DES SCIENCES. c'est M. Pariset. Il est donc probable que l'esprit de l'érole, si l'école a un esprit, dominera dans les travaux de ce comité, et en dictera toutes les démarches. Le
{ rôle des administrateurs sera négatif; ils veilleront à toute la partie fiscale et ad-
; « ministrative du projet. On a observé avec raisen qu'il eût été convenable d'ad-
Pendant que l'Académie de médecine, poursuivant sa pénible tâche, élabore son [joindre à cette commission quelques membres de celle de l'Académie de médecine. projet de réorganisation médicale. le gouvernement nomme de son côté une} Nous ne suspectons ni Les intentions mi les lumüères des membres choisis, mois commission pour le même objet. C'est donc de rette commission que dépend en regrettons seulement de les voir agir seuls et sans le contre-noids d'une oppodéfinitive la réfurme qu'on attend. Les questions que le ministre a cru devoir jeton salutaire, Un des points sur lesquels l'opixion de cette comuissiun est in-
de né chirurgicale; crois être parvenu à découvrir une méthode sûre de traiter et Pi ir une affection que tous les pathologistes s'accordent à considérer comme incurable; et M. Boyer luimême, dont lapin était si grande et l'häbileté si parfaite , regatdait les varices du cordon testiculaire et du serotum (le cirsocble et le varicocbls), Susls des maladies à la guérison desquelles il fallait renoncér,
En 1819 je traduisis de l'anglais un ouvrage sur les maladies des artères et des veines ; j'ajoutai de nombreuses notes à cette traduction , et À traitai de plusieurs affections encore peu connues du système vassanguin. Ce livre fut lu par un célèbre médecin et analomiste allemand qui était affecté d'un esrsocèle et d'un varicocèle très-volumieux. Îl alors l'espoir de trouver du soulagement à ses douleurs; il vint à Fais réclamer mes soins et les lumières de plusieurs ticiens de la capitale; mais les efforts de la chirurgie furent vains cette circonstance , ét j'eus la douleur de voir partir ce savant confrère dans un état aussi triste que celui qu'il offrait lors de son arrivéc parmi nous.
Bientôt après soû retour dans sa patrie , il succomba à ses douleurs.
Vivement affecté de l'insuffisance de nos curatifs dans ces maladies, je is de nombreux essais pour arriver à de meilleurs résultats , Mais t long-temps j'ai obtenu bien moins une cure radicale qu'un simple soulagement. Foi , vers le printemps dernier, un malade viüt imiplorer des secours à l'Hôtel-Dieu pour un varicocèle et un cirsocèle des plus considérables, qui produisaient des douleurs très-vives et
i rhettaient lé malade dans l'impossibilité de se livrer à aucun genre
travail. Cét homme avait été traité par plusieurs chirurgiens , et toujours sans succès. Son chagrin était si profond , qu'il avait jeté ce malade dans me mélancolie profunde, avec penchant au suicide. Lorsqu'il vint réclamer nos soins, hon-seulement il était résigné à se soumettre à tous les genres de traitement, mais encore il demandait avec instances de Ini pratiquer l'opération de la castration , Pour mettre un terme à ses donleurs.
Le degré auquel le mal était parvenu ne donnait presque aucun esüir de guérison. Cependant je soumis ce malade à diverses méthodes e traitement, avant d'en venir à une opération chirurgicale. Les as-
tringens , les réfrigérans , les styptiques sous toutes les ; furent tour à tour mis en usage, et toujours sans résultat avantageux Alors , pour me rendre aux prières du malade , je crus pouvoir employer un moyen auquel déjà j'avais eu recours , mais toujours avec grande circonspection. Je veux parler de la compression.
Avant de rapporter l'histoire de ce malade, je crois devoir dire quelques mots sur les deux variétés de la même maladie qu'il présentait, On sait généralement que le varicocèle est la di'atation variqueuse des veines du scrotum , et que l'on désigne sous le nom de cirsocèle cetie même affection ayant pour siége les veines du cordon auquel le testicule est suspendu, ainsi que les veines de l'épidydime et de la glande elle-même.
On croit que cette maladie appartient presque exclusivement à l'âge adulte ou à la vieillesse, mais je l'ai bien plus souvent observée sur des jeunes ens que sur des vicillards ; et chez eux elle est presque toujours l'effet de l'abus des plaisirs vénériens, tandis que chez l'adulte et le vieillard elle reconnait pour cause la perte de tonicité des tissus , l'influence de certains exercices, comme par exemple l'équitation ou une compres-
sion exercée vers l'anneau inguinal, par une tumeur hern ductible, par un engorgement glanduleux, ou par la pelote d'un mal appliqué ou mal confectionné.
La plus grande fréquence du cirsocéle et du varicocéle du côté gauche a été attribuée par Morgagni à ce que les veines testiculaires de ce côté du corps s'ouvrent dans les veines rénales sous un angle droit , et d'autres pathologistes ont cru trouver la raison de cette différence dans La distension de la fin de l'intestin colon par le résidu alimentaire , et conséquemment par Ja compression que la rétention de ces matières exerce sur le plexus veineux, situé derrière cette portion du canal di-
Quoi qu'il en soit de la cause du cirsocèle et du varicocèle en général, et de celle de la plus grande fréquence de ces maladies sur le côté gauche, ilest certain que les accidens dont elles sont accom ne se bornent pas à produire du gonflement dans les parties ps ro gonflement qui augmente par la chaleur, la marche, et par touslesexercices du corps; mais elles ont encore pour symptôme des douleurs vives dans le trajet du cordon testiculaire , qui peuvent devenir assez intenses pour faire croire à l'existence d'une névralgie du cordén. Ces accidens résistent le plus ordinairement à l'emploi de tous les topiques , ou bien ils cessent momentanément pour reparaître tard avec une nouvelle force. Le temps, loin d'affaiblir la maladie , ne fait qu'en favoriser l'accroissement , et j'ai vu sur plusieurs personnes les veines du scrotum ct celles cordon acquérir la grosseur du doigt , former par leur entrelacement un plexus d'un volume comparable à celui du poing ou même à celui de A tête d’un jeune enfant , et des douleurs très-vives se manifester chaque fois qu'on abandonnait la glande à sa propre pesanteur.
Presque tous les praticiens considérant cette maladie comme incurable, se bornent à conseiller l'usage d'un suspensoire et celui des topiques D ar Quelques chirurgiens plus hardis, et croyant encore à la cure radicale de l'affection, ont songé , les uns à la ligature des veines, les autres à l'excision, puis à la ligature de ces mêmes vaisseaux. J.-L. Petit paraît avoir pratiqué deux fois avec succès cette opération. Cependant ce chirurgien a eu peu d'imitateurs , et je puis assurer que plusieurs personnes ont eu à se dr d'avoir suivi l'exemple donné par J.-L. Petit. Les excisions et la ligature des veines variqueuses des membres ont été faites un assez grand nombre de fois depuis dix ou douze ans , soit en TT , soit en France , mais le développement d'aecidens nombreux dus à la phlébite, et le plus souvent la mort des malades, ont fait abandonner cette pratique dangereuse,
Dans ces derniers temps on a conseillé de faire la ligature de l'artère testiculaire. Par cette méthode on prive le testicule de toute nourriture, et l'on rend cette glande ioutile en la faisant tomber dans un état d’atrophie, Enfin on est allé jusqu’à conseiller la castration, Mais indépendamment des dangers de l'opération et de la rigueur d'un moyen qui prive le malade d’un organe d'une haute importance , n'est-il pas évident que cette opération ne pourrait convenir que dans le cas de cirsocèle, et non dans celui de varicocèle , c'est-à-dire dans les seules circonstances où les veines du cordon sont variqueuses sans que celles du scrotum soient affectées de cette même dilatation morbide,
Cet exposé rapide suffit nd faire connaître la gravité du mal et l'insuffisance de l’art pour détruire cette maladie.
Il importait donc de découvrir un nouvel agent curatif , et j'en étais
certaine, et qui intérs sent le plus vivement les médecins, c'est la question des {l'indépendance de la science. Donner un pareil exemple comme un précédent
conseils de discipline, qui resté encore pendante à l'Académie, mais qui parait devoie v dre résolue d'une manière négative. | La question des conseils disciplinaires ‘nous ramène naturellement aux dernières séances de l'Académie où l'article 19 du projet a été discuté sans interruption et sans résultat. L'opposition que soulère cel article est trop génerale pour être dédaignée; la majorité se prononcera sans doute contre, et la presse médicale a depuis long-temps exprimé à cet égard une désapprobation unanime, Les orateur: qui ont pris la tâche de le défeudre sont peu nombreux , et les raisons qu'ils don nent ne sont guère propres à suppléer à cette faiblesse numérique. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons déjà dit tant de fois contre cette institution , parce que la discussion , durit-elle encore six mois , n'amènerait probablement pas un argument nouveau. Nous ne relèverons qu'un fait allégué dans la dernière séance, On a cité comme favorable à la cause des conscils disciplinaires , Le jugement rendu dern'èrement à Vienne contre kes médecins homaæopathiques, jagement provoqué, dit-on , par des conseils médicaux. Or, si quelque chose pouvait dégoûtér d'une institution semblable , ce serait sans doute un jugement ct des poursuites de ce genre. L'arrèt contre l'homæopathie est aussi absurde que les anciens arrits contre l'émétique ; c’est un le scientifique et un acte arbitraire de perséculion qui ne serait même pas possible en France, Si les conseils de discipline étaient établis, et si pour premier exploit ils déféraient aux tribu nas. où appelant à leur propre barre les médecins homæopathes, il n'y aurait pas assez de stfiets pour une pareille sottise, ct le bon sens publie en ferait justice, Nous ne prichons pas ici pour l'homæopathie, tar notre ogunion sur cette doctrine est connue, mais pour la-Fherti de conscience de la profession et pour
encouragement , c'est faire tort aux lumières de l'Académie. Le fait, au contraire, semble choisi tout exprès pour montrer les rs d'un tribunal qui s'immisce. rait dans la pratique sous prétexte de maintenir l'orthodoxie médicale, et traiterait de cherlstans ceux qui ne seraient pas esclaves du coder.
La vivacité de D ition dunt à été l'objet l'art. 49 à produit an incident jusqu'ici sans exemple , la démission du rapporteur. M. Double , dans cette circonstance, avait pour lui les convenances et le réglement ; il ne s'est appuyé que sur le réglement , pensant que ses adversaires auraient égard au reste, Ceux-ci, et aveo eux l'Académie entière, se sont empressés de témoigner au rapporteur toute l'estime et la considération universelle | eu son zèle et son caractère personnel lui ont acquises, en le priant de des fonctions dont il s'acquitie avec tant de succès, L'affaire aurait donc dù se terminer ainsi à l'amiable ; mais la persistance de M. Double dans sa détermination, persistance dont nous ne saurions le blàmer, Car il s'agit ici d'une chose de conscience , a engagé l'Académie à faire une démarche officielle auprès de lui. Elle aura probablement le résultat qu'on en attend. Si le rapporteur est inébranlable dans «a résolution , ce que jersonne ne souhaite, le sort de l'art, 1%, déjà si fortement compromis, n'est plus douteux ; il succombera inévitablement , étant privé de son défenseur le plus bile et le plus actif, Cet événement a attristé l'Académie, qui était loin de s y attendre ; mais les manifestations unanimes «1 spontanées qu'il à (ait naitre nous prouvent qu'iln'y a eu ici de part et d'autre qu'un entrainement involontaire ne de La choleur de la discussion , mais aucun motif sérieux de dissidence. 11 faut donc espérer que la paix sera faite , et que tout rentrerx dans l'ordre accoutums.
Ils aeu cette semaine deux solennité; médicales intéressants, les distribut:ons
à le chercher , lorsqu'un malade dont je vais parler réclama mes soins. Ce moyen curatif je l'ai trouvé , et sa simplicité diminuerait le prix de nt qq rm aq qe cette découverte , si en médecine la valeur d'une méthode curative se | Pour satisfaire aux instances du malode , je songeai à par rar sur cel caleulait autrement ue par ses résultats, et si dans les sciences la sim-{ individu un traitement dont j'avais l'idée depuis long-temps. Je pensai qu'une des pe eh mc moyen n'était pas bien souvent un des principaux caractères | milrares des pour arriver à ser, frison radicale Gr S'oblitérer par la sa té. pression les vaisseaux variqueux, Il ne s'agissait que d'imaginer un moyen Jeme bornerai ici à faire l’histoire de deux des malades que j'ai soul ie en fer. qui d'abord lareet fsbriqoées de. manière à exercer une mis à cette noutelle méthode de trailement , et j ai pris de préférence | compression toujours la même, par la simple dlasticité des branches qui s'applil'histoire de ces deux malades parce qu'ils ont été traités publiquement | quaient l'une contre l'autre ; mais la difficulté de se servir de ces pinces, leur à l'Hôtel-Dieu, et que, vus par un grand concours d'élèves et de méde-} pression quelquefois trop forte, l'inconvénient de ne pouvoir matelasser les surcins, aucun doute ne peut être élevé sur la nature des résultats. Le eee Le para Anse Lo leg np ve ad er orgue 0 : e 2, y H | pussn aroir où dun cousspet , € J'ajouterai que depuis la guérison de ces deux malades , j'en ai soi-| ao les branches rapprochées graduellement par une vis de pression puaient t lière les t ; ee 6 Sa parc 44 pra gr cap prier mr Hs que ! gr” sont | Te È usage de Le Irene plus facile et d'une force de compression qu'on temen ; guérison. Aucun | aduer à volonté.
sine n'est rem Jaqui compliquer cette méthode curative et en-| js
traver La marche du traitement.
fut que momentané , et chaque fois que le malade se levait et marchaït dans la salle, le gonflement, = revenait rapidement, indiquait asser qu'il ne faudrait pas {]
L vu de ces pinces fut d'abord tenté sur les veines du scrotum : ces instrumens furent placés sur deux veines des plus rolumineuses, à chacune de leurs extrémtés, en ayant soin de ne laisser aucune anastomose considérable entre les ux f points comprimés. La de ces instrumens détermina une faible douleur Fsor l'endruit nvûme de leur apparition , et l'inflammation légère qui se manifesta | fut comb:ttue par les émollicns , les résolutifs et le repos.
VARICOCÈLE ET CIRSOCÈLE DU CÔTÉ GAUCHE, TRAITÉS PAR UNE NOUVELLE MÉ- TUODE DE COMPRESSION. — GUÉRISON.
Ons. L. — Le nommé Voillot (Edme), âgé de 29 ans, domestique, Bourgogue, homme robuste et bien constitué, d'un tempérament sanguin, s'était aperçu dès l'âge de 45 ans que son testicule gauche élait différemment con-
que le droit, et que la bourse de ce côté était plus volumineuse, Quelques années plus tard, à cette inmeur s'était jointe une dilatation variqueuse des vei- blaat à d : . =. nes du scrotum | également de ce côté. Les travaux assez rudes auxquels se Ji. || fran#Parente , ressetn lant à da parchemin, dont la chute fut suivie d'une ulcé- «rait le malade lui rendaient la présence de cette tumeur incommode ; un exercice | un peu forcé en augmentait encore le volume, et plus d'une fois le malade s'était | vu obligé de sus tout travail pendant plusieurs jours. A plusieurs reprises |
ur qu heaucoup moins vive; la compression graduée ne détermina qu'un anuacissement de la peau, ct, en adaptant les deux feuillets
eg aq aucun écoulement de sang. Quant au rordon veineux compris entre es deux pinces , il resta rempli de sang concrélé; peu à peu ce cordon s'affaissa
Voillot s'était a aux médecins de son pays pour être délivré de celte maladie ; tous l'avaient renvoyé en lui disant qu'elle n'était point susceptible de guérison , et qu'il était condamné à vivre avec cette infraité. Mais au bout de plu-
sieurs années, fatigué que jamais de son état, il résolut de se rendre à Paris | vd nr | avis des chirurgiens des hôpitaux, désirant guérir à tout prix, |
ot prêt, s'il le fallait, à faire le sacrifice de son testicule : il entra à l'Hôtel Dieu le 27 mai 4883.
par on graod n de veines sinueuses, noduleuses, superficielles, et tellement dilatées lusieurs de ces vaisseaux atteigoaient la e du petit doigt. Le testicule me semblait pas être plus volumineux que celui du côté ; mais
vaisseaux
de sa partie postérieure, vers la queue de l'épidydime naissaient er pa ee comme uné .. comble, molle pes suivant le trajet du cordon spermatique jusqu'à l'anneau iauant pa ion, qui ne produisait aucune douleur. Entré ces cordons on pourait Pere dtioge ‘
et ce diagnostic devenait d'autant sûr, qu'il n'existait aucun symptôme, soit de hernie , soit d'hydrocèle, À pe LR. da parenchym le malade faisait une marche un peu longue, ou lorsqu'il restait debout
pendant plusieurs heures, sans soutenir le scrotum , nou-seulement la tumcur du |
cordon augmentait considérablement, mais aussi les veines de ces parties se gorgeaient de sang ; alors le poids de la tumeur , son volume et son tiraillement génaient fortement le et lui faisaient éprouver de la douleur dans le trajet du
On se borna d'aborJ à prescrire le ape au malade, à faire sur les parties affectées des applications de lingrs imbibés de liquides résolutifs froids , tels que l'extrait de saturne étendu d'eau, des solutions de sulfate de fer, d'alun, des décoctions de tan, de noix de galke, d'écorces de et de ra-
cine de ratanhis. Sous l'influence de ce traitement, qui a été continué pendant un &
mois , les veines du scrotum et du cordon diminuèrent un peu, mais ce mieux ne
des prix des hôpitaux et de l’école, et deux discours, celui de M. Orfila et celui de M. Pelletan. On a lu dans la Gazerre le premier , il contient des renseignemiens jeux sur l'état des hôpitaux à Paris, et sur les améliorations considérables qu'ils ont subies. M. Orfla était d'autant p us en position de signaler ces améliorations, que c'est à son influence qu'elles sont dues pour la plupart. Le de M. Pelletan était attendu avec une certaine impatience ; On savait d'avance qu'il y serait question du concours en ral , des conseils de disipli pes à d tous les sujets à l'ordre du jour, On était bien aise de connaitre où du moins de pressentir l'opinion de la Facalté sur toutes ces choses, car un discours prononcé dans une séance aussi solennelle, et par l'orateur le plus disert de l'école, pouvait être considéré comme une déclaration de principes ielle du tout entier. L'attente générale n’a pas été tout-à-fait trompée, et les conclusions de l'orateur ont été ies, Sur le eoncours ila été très-explicite et trèsnet ; il a soutenu l'institution de deux manières, par Les con-idérations théoriques connues, et dont la libéralité est très-séduisante ; et ensuite par l'expérience qu on en a faite is trois ans. Les scandaleuses scènes du concours de me pe interne ne lui ont semblé que le résultat innocent d'un tualentendu , mais il aurait pu ajouter qu'il en sera toujours ainsi avec la législation actuelle. ce. Des généralités en faveur du concours ne peuvent manquer d'être pag uv avec enthousiasme par un auditoire de jeunes gens ; aussi M. Pelletan a eu lieu de se féliciter d'avoir choisi un sujet aussi papalaire. Sur les conseils de discipline il n'y avait pas nécessité de s'expliquer, €ar ni le but de la séance ni la position de l'orateur de la Faculté n'exigesient une profession de foi à cet égard. Cependant M.Pelletan a cru devoir exprimer pue opinion sur ce point : elle à été conforme
{offrir des avantages réels ,
| mant à travers une le con- | duit déférent à son volume , à sa dur, té, à «a sensibilité. Ces divers caractères ne |
F set pis fa me nee mes tion variquense des valses de | la formation d'une escarre profonde et la dénudation du cordon.
e du testicule, |
sans offrir de travail jofammatoire ; le sang fut réso:hé , et plus tard le vaisseau ne laissa aucune trace de son existence , soit par sa couleur , soit par son volume , ou par le passage d'une colonne de sang.
C'est ainsi qu'ont été traitées, à plusieurs reprises, toutes les veines du scrotam, qui étaient asser saillantes et assez volumineuses pour être saisies, et je reconnus alors avec satisfaction que ce moyen opératoire avait fat disparaitre tota-
| lement des veines dont ke volume égalait le petit doigt. Depuis cette époque le
malade a pa se lever, marcher même sans porter un suspensoir, et sans voir ré-
qué sur la partie ps du serotum, qui offrait des sillons en tous sens , formés | venir su scrotam le moindre engorgement variqueus.
Ce succès , quoique satisfaisant, n'était pas encore complet, et il ne pouvait si l'on parvenait à réustr sur les veines du cordon ique, comme sur celles du serotum. Mois ici s'offraient beaucoup de difb-
cultés dans l'emploi du mème moyen À mp les veines du cordon fussent volumineuses , elles étaient bien plus difficiles à embrasser par les instrumens, compriépaisse et ch de graisse ; il fallait aussi éviter de saisir au milieu des veines le conduit déférent. Quant aux artères et aux nerfs, leur re vo'ume ne permettait pas de les isoler et de les mettre de cûté, Les accidens craindre étaient la douleur vive, le développement d'ane inflammation violente,
Dans celte nouvelle opération, les instrumens de compression furent modifiés , de manière à offrir une dimension plus considérable et suriout à présenter une courbure des branches entre lesquelles devait exister un Le ap assez grand pour que le sommet du repli de la en ne fût pas comprimé, Je i deux de res pinces , l’une le plus près possible de l'anneau inguinal, l'autre à l'origine da scrotum , vers la partie inférieure du cordon testicalaire. Dans cette application, on eut soin de porter en dehors ut en arrière le conduit déf'rent , reconnaissable à son volume, à sa résistance et à sa sensibilité.
La douleur fut d'abord assez vive , mais elle se calma par l'emploi de topiques résolutifs. Les instrumens restèrent appliqués sept jours. Ils déterminèrent un ment inflammatoire sur les parties comprises entre ls deux pinces : de plus, surfaces comprimantes produisirent de chaque côté une escarre su ielle, qui n’entraioa point la mortification de toute l'épaisseur de la peau; mais l'adhé-
à celle de l'immense majorité des médecins. Faut-il en induire qu'elle est aussi celle de la majorité de La Faculté ? Rien n'empêche de tirer maintenant cette conclusion, déjà rendue si probable par les discussions de l'Académie de médecine , où ont signé en première ligne, comme anti-disciplinaires, des de La Facalté et le duyen lui-même, Mais cette opinion aura-t-elle la victoire au sein de la commission du gouvernement ? c'est ce que la composition de cette eommission ne permet pas de prédire. Toujours estal qu'elle y sera représentée avêc autorité el énergie , et on peut espérer qu'elle y triomphera. Des applaudisemens universels et aussi bruyans que peuvent les faire quelques centaines de jeunes geas, ont accueilli l'anathème de M. Pelletan contre l’inquisition médicale.
L'éloge de M. Borer a été ayssi écouté avec interèt.
Pendant que ses anciens confrères paient à Li mémoire de ce célèbre chirurgien
leur tribut d'éloges , d'autres aspirent naturellement à le remplacer dans les di-
verses fonctions où l'avait appelé son mérite. Sa place de chirurgien à la Charité a déjà été donnée à M. Guerbois, qui aspire en même temps à lui succéder à l'Acamie des sciences; mais ce dernier honn-ur est disguté à cet honorable praticien par des concurrens plusredoutables, au nombre desquels on cite MM. Lisfranc, Roux et Breschet, Pour le rapport ag 7 etpratique , il serait diflicile d'établir une balance entre de tels compétiteurs. La presse n'étant pas appelée à À aires un jugement, ne pourrait guère exprimer que des TNT à n'iat pas le public. Quant à 1 Académie qui a à choisir, a lieu d'être efnharrassée; car voilà sur Îles rangs trois réputations élevées, anciennes, établies solidement {d des travaux anal ; il s'agit de trois chirurgiens placés tous trois dans, des hôpitaux où ils ont fait briller toute leur eapeci} comme opérateurs; tous trois omt
ER EEEEEEEEEpEpEpZ©© © reuce des deux surfaces cutanées opposées l'une à l'autre en fat le résultat : lesŸ il manifesta le désir d'être soumis au même traitement que le malade
ulcérations ; suite de La chute des escarres, ue bep Lena Le moins de quinze jours ; et avant ce temps, on avail pu écier l'heureux effet de la compression … ke cordon testiculaire , qui m'était Là eme et duat le volume étais à peu près celui de l'état normal. ne more ilrestait encore à la queue de l'égidydime un paquet assez considérable de vaisseaux noueux, entrelncés, remontant jusqu'au nivesu de l'endroit où avait été exercée la dernière compression. Deux nogvelles pioces furent es , l'une immédiatement au-devont do testicule, qai fut rejeté en arrière, et l'autre à deux pouces plus haut, avec les mêmes précautions à l'égard du canal déférent, Ces instrumens restèrent appliqués le même nombre de jours que pour l'opération précédente , et , comme les autres , L's déterminé. rent un peu de doaleur , d'engorgement inflammatoire et des escharres aux tégumens.
Îl est à remarquer qu'à la saite de cette dernière opération , les symplômes infiammatoires offrirent plus d'intensité et qu'ilsse dissipèrent moins promptement, | La pince placée au-dessus du testicule doona lieu à unx esrorre assez profonde pour opérer La perforation du repli cutané et pour former aux hourses une solution de continuité analogue à celle qui se fait bahititellement par l'application d'un séton. L'inflammation et le gonflement furent assez vifs; ut suinlement séro-purujent très-ahondant eut lieu pendant plus de qmiaze jours par ce trajet; mais au moyen de cataplasmes émolliens et du 5, l'inflammation sc calms rapidement: en mème temps , Le noyau variqueux, qui se trouvait à la partie La plus déclive du scrotuin , s'aflaises et ne forma plus qu'une petite tumeur , dans laquelle il n'était plus possible de distinguer de vaisseaux.
La disparition de l'engorgement permit bientôt d'explorer le testivule, qni avait
été perdu pendant long-temsps dans cé vaste réseuu vasculaire, et ce ne fut pas sans une grande satisfaction que je reconnus que la nutrition de ceîte glinde n'avait point été altérée, et que cet organe présentait le méme volume que celni du coûté sé.
C'est deus te courant du mois de norembre que be malade s'est tronvé entière. ment guéri. Je lui conseillai cependant de rester encore quelques semaines à l'hôpital , afin de m'assurer que la guérison était complète et durable. Pendant cet espace de temps, le malade s'est levé, a marché des journées entières : rien de nouveau ne s'est présenté, et il a demandé lui-même à sortir le & décembre,
Pendant toute la durée du traitement, ce malade a été vu et observé par un grand nombre d'élèves qui suivent constamment mes visites et mes leçons cliniques à l'Hôtel-Dieu , et par beaucoup de médecins qui désiratent connaître les résultats d'une nouvelle methode de traitement d'une maladie généralement considérée comme incurable.
On sera peut-être surpris qu'un traitement aussi simple ait exigé un temps aussi long; le malade, en effet , a séjourné plus de six mois à l'hôpital ; il est nécessaire que l'on sache qu'une grande partie de ce temps a été employée à la construction des instrnmens qui, sans ètre bien compliqués, ont cependant demandé de nombreuses modifications avant d'arriver au degré de perfection désiré pour atteindre avec sûreté le but que l'on se proposait, et ces instrumens sont sans doute encore susceptibles de beaucoup d’autres perfectionnemens.
Le deuxieme malade qui a été soumis au même traitement , tout en admettant que son affection était moins avancée que celle du précédent malade, prouve , par la rapidité avec laquelle cette dernière personne a été guérie, que ke traitement est moius long qu'on ne serait autorisé à le croire, Dans de premières tentatives, il y à toujours des hésitations ct des tätonnemens qui ne se présentent plus après que l'expérience à démontré la bonté du moyen et l'absence à tout danger.
Parmi les personnes qui suivaient nos visites et qui observaient Jes effets de la nouvelle méthode de traiter le varicocèle, se trouvait un Le médecin étranger qui était affecté de cette maladie. Après s'être à
ien assuré , par sa propre observation, de l'efficacité et de l'innocuité | de cette méthode de traiter le varicocèle , il réclama mes conscils , et
fait des découvertes importantes dans leur art ; tous trois enfin ent éceit, ct letirs ouvrages sont des guides pour les élkves, et des sujets de mé hitation pour les maitres. Et scrait donc témérairéde discnter sans mriesion des titres si bien ba:
lancés. Nous ne ferons à cet égard qu'une olservalion qui, nous le pensons, sera}
de quelque poids vis à vis de l'Académie des sciences. Une Acsdémie s'appuie d'or
dinaire sur des ouvrages dans le choix de ses membres, et Bien que dans notre
art , et surtout en chururgic, La capacité et la science puissent être prouvées de
toute autre manière que par des Livres; les Académies préfèrent lestitresscivntifiques
à tous les antres comme moins discutables et plus authentiques. C'est en | partie pour satisfaire à cet usage que les candidats ont pris l'habitude , depuis | quelques années, d'exposer eux-mêmes leurs titres à la faveur qu'ils sot- |! licitent,et de faire des lectures devant La compagnie dont ils désirent fire partie. C'est ainsi que MM. Roux et Breschet ont présenté, comme offrande acshémique, le premier son Mémoire sur la restauration du périnie , et le second su unNouvesn mode de traitement de cyrsocèle et du saricorèle. Ces deux mémoires, également remarquables, laissent les choses où elles étaient avant les lectures, et l'Académie doit se reporter aux tiîres antérieurs, Or, dans vette appréciation, on mé peut se dissimuler que l'an des deux candidats n'ait quelques avantagrs, soit per le nombre, soit por La variété des productions ; et mous n'avons sucunce raison de dissimuler que nous voulons parler de M. Breschet. Quoi qu'il en soit , Les opinions à cet égard peuvent différer sans cesser d'être parfaitement Mgitimes et À instifices, et cette fois, comme à la vacanre de M, Portal, nous avons encore à
féliciter l'Académie des sciences de n'avoir pas la chance de faire un mauvais!
choix. Au reste , nous comptons revenir avec plas de déteils sur les titres de ces ||
dont nous venons de donner l'histoire, Nous l'adraimes dans l'Hütel-
Dieu , et il fat placé dans la salle où était encore Voillot.
CiRSOCÈLE DU OÙTÉ GAUCE TRAITÉ PAR UME NOUVELLE MÉTHODE DE COMFAESHION. = GUÉNHON.
Ors, IT. — M.*%**, âgé de 26 ans , médecin étranger, entra à l'Hôtel-Dieu le 4 novembre 4833, pour se faire traiter d'ane tumeur variqueuse qu'il portait au cordon spermatique gauche. . |
Ce malade nous assura que l'apparition de la tueur datait de plusieurs années, et qu'elle était survenue après un voyage à pied. JE sentit pour la première fois de L* douleur et du gonflement dans tout Je cordon testiculaire ; les progrès avaient surtout été rapides depuis un an, et son développement fut encore favorisé dans un nouveau voyage par one marche forcée. Ea moins de quinse jours, la tumeur avait sequis ke volume d'un œaf de poule; elle restait stationnaire et ne seniblait présenter aucug ch tsoit en bien , soit en mal. Seulement, la gêne et le tiraillement déterminés par le poids de la tumeur engagèrent le malade à porter un su RéOIT.
M. ***, se rendant à Poris pour ÿ perfectionner son instruclion médirale, conalta plusieurs chirurgiens de ete éapitsle sur sa maladie, qui commençait à l'inquiéter, et tous considérant l'affection comme incurable , se bornèrent à prescrire l'emploi de topiques résolutifs. Leur usage pendant plusieurs mois ne produisit aucune amélioration. x
Ce jeune médecin, fréquentant alors les cliniques de l'Hôtel Dieu , eut occasion d'observer la maladie de Voillot et de suivre avec alicotion Île traitement qui avait été administré. Le succès dont ce traitement avait été couronné le détermiaûrent à se mettre entre mes mains.
Le côté gonche du scrotam était le siége d'anf tumeur offrant le solume du poing, située au-dessus et en dehors da testicule , birn au-dessus de l'anneau inguinal, Cette tumeur était assez circonéérile, saillante et sans changement de vouleur des tégomens. Par le toucher , il était facile de reconnaitre sa nature ; elle atait son siége dans Ja portion du cordon faisant immédistement suite au testicale; «lle était molle, pâteuse, formée de cordons tortueux, fuyant entre les doigts , diminuant de volume par une compression modérée et sautenue péndont er ques instans , moins volumineuse lorsque le scrotum restait exposé à un air
rais e1 lonéqu'il était relevé par un suspensair; devenant bien plus apparente, su coniraire, par une marche rapide , surlout si le scrotutn n'était pas sauténu , où si l'on appliquait des cataplasmes chauds. . |
Ces diverses circonstances, et de plus l'absence de symptôme appartenant à toute aatré tumeur du scrotum, ne laissaicht aucun doute sur l'existence d'une dilatation variqueuse des veines du cordon. | PAPA .
de crus devoir d'abord favoriser au plus haut degré possible La dilatation vari-
use des veines du cordon. Daus ce bal, un bain tiède fut prescrit È aque jour, et le serotum fut constamment recouvert de cataplasmes émoliens.
La tumeur agant acquis nn atsez grand développement , les ralsseaux étant bien distendus ct gorgés de sang, je procédsi à l'ugphration des instromens de cou pression déjà employés sur Voillot, Je 6 choix des pinces dont les branches étaient recourbées en arc de cercle, afn, de ménager le bourrelct des téguuen. .
Je pris, entre le pouce et l'indicateur de chaque main, le cordon testiculaire en entier, à la partie de ln tumeur la plus rapprochée de l'anneau ; il me fut assez facile de reconnaitre, parmi les organes qui composent le cordon spermatique ; le canal déférent , sou volume, sa eusistanre , et surtout sa sensibilité , me laissant auenne incertitude à cet égard, je pus aisément laisser échapper ce cordon ou le refouler en arrière, EnGn , après m'être assuré que cœ canal n'étail pss compris entre les doigts qui pinçaieel le cordon, et en prenant la précaution de ne lasser glisser avec Le canal déférent que Le moins possible d'autres parties ; ua aide , tegant les branches d'une des pinces écartées, appliqua cet instrument sur le repli des parties comprises entre mes deux mains; puis 4 rapprocha les hranches de la pince à l'aide dé La vis de presson , jusqu'à ce qu'il fût parvenu El exercer sur les reines variqueuses dn cordon testieulaire une compression modérée , mais sufMisante pour ÿ suspendre le cours du sang. | 1
Celle peemibre pince une fois placée, une deuxième fat spyliquée de La même a
deux candidats, lorsqu'ils auront fut connaître les derniers travaux qu'ils prépareut pour cite circoustante,
— La grippe règne épidémiquement à Naples depuis environ deux mois, Elle a offert des complications cucicuses que nous ferons consaître dans un de nos prochains numéros,
—Ilrègne depuis quelque temps dans la capitale une épidémie de variole. Nous con-acrerous prochainement un arlicle à cette maladie , et publierons quel-
ques recherches nouvelles sur la variole qui se musnifeste chez les indivklus |raccinés.
—Nous avons'reçu une troisième Îcttre de M. Vernois, ex-cxteroe à l'hôpital du Midi, concernant l'affaire dont il a 16 question dans nos deux précédensniméros,
Comme nous ne voulons prendre autune part à cette affaire , og ne publions ni ne publierons plus rien désormais qui sit rapport, Nous dévlarons en oatre n'avoir ea d'autse bot en insérant la première leltre de M. Vernoisque de donner de la publicité au fait seul doot il avait à se plaidre, et non oux soupçons qu'il
pourait avoir sur l'auteur ou les auteurs de cet acte,
DE PARIS. 37 La manière et avec les mêmes précautions, à la partie la plus déclive de la lonwur, | |
et dans le point le plus rapproché possible du testicule, Un espace d'un pouce el derni existait entre chaque pince.
non-seulement elle assure la guérison , mais elle empêche un engorgewent des veines, qui surviendrait au-dessous de la compression s1 celle-
| * PA. « n +
Cesinsteumens disposés ainsi et bien fixés, il restait encore quelques +ais- ee € dut aïe RE poux du trajet et du Ve seaux dans lesquels la circulation ponvait encore se faire ; ils se trouvaieut libres] C'est pour n'avoir laissé les pinces que quisze ou dix heures , que au sommet du bourrelet cutané , protégé par l'écartement des pinces. Pour faire ÉNOUS avons vu la maladie ne guérir qu'en apparence et reparaitre peu agir la sr. nee ee les ge Lou md de charpée conique | de temps après la fin de ce traitement incomplet. Une compression léut introdaite enlire repli de la pesn et les hranches de instruments dust sin : e : , : ° 9e . L-actions opérées insensiblement sur cette mèche rendirent la rompression aitsai gere ds a th ages rod inflammation adhésive « parfois ss forte et aussi exacte qu'on pouvait le désirer. peu de suppuration , non-seulement serait insuffisante , mais peut-être
Dans Le courant de La journée, les branches des pinces furest encore rappro- deviendrait-elle nuisible , car l'inflammation pourrait se propager le chées ; en faisant fire plusieurs fours à la vis, et à plusieurs reprises, tonjours | long des parois veineuses , et donner lieu aus accidens de la p ilébite A ou même quelques molécules de pus ou de lymphe coagulable pour-
ÉPIDÉMIES
NOTE SUR UNE ÉPIDÉMIE DE FIÈVRE TYPHOÏDE Qui à régné à Bischosfheim, commune du département du Bas-Rhin , dans les mois d'août , septembre et octobre 4852, suivie de quelques réflexions sur le degré de confiance à accorder aux différentes méthodes employées jusqu’à ce jour dans le traitement de cette maladie ; par M. Maurice Ruer,
Dance, dont la mort prématurée est et sera toujours douloureusement sentie du monde médical, a publié, quelque temps avant sa mort, une série d'articles , dans les Archives générales de médecine , sur les fièvres graves ; son Lrava l , extrèmement intéressant , finit par ces réflexions (1} :
d'une manière modérée , on augmenta successivement le degré de compression rm ag 2 che mp La rs Lire ni de 13 com. fraient être portées dans le sang veineux , circuler avec lui et aller dépression, la douleur se propagea même jusque dans la région lombaire. Le ma terminer des accidens sur tel ou tel point du système circulatoire , tanlacle fut mis à la diète, et l'on prescrivit des applications cantinurlles , et souvent dis qu'en éteignant la vie en totalité, mais d’une manière raduelle et reoanvelses, de linges imbihés de sous-avétate de plomb étendu d'eau. Ces appli- successive , dans toute l'épaisseur des parties soumises à Le compres- Se de ee es QE RS TS les deux pinces était un pen chaude, rouge et lendue ; les points sur lesquels ap- de lymp e re 7" les re À Lo hp de payaient les instrumens n'étaient pas plas douloureux que le reste de la tumeur. [cette circonstance que dérive Finnocuité de cette meéthoue opeta'ore, C'est ainsi que st passa la deuvième jpurnée, [TI est remarquable que la mortification et l'inflammation légère qui Le 10, je jngeai qu'une compression exeroée pendant 48 hearés devait avoir «lé. | l'accompagnent sont bornées aux surfaces soumises à la compression terminé assez d'irritation dans les parois des veines pour y produire une inflam- par l'instrument mation adhésive gl Pr suspendre Ja circulation ; en conséqueure . je fis cesser | De ces faits et de ces considérations physiologiques et pathologiques La compresmon en dant les pinces, et pendant plusieurs jours on continua les a}: À b! ] pa} 5 l E d 6 T : plications de ee me résolulifs. | | | on peut, ce me semi e, conclure que cetle nouvelle mamére de trutcr Les points sur lesquels arsient appuyé les plaques des pinces offraient un degré le varicacèle et le circocèle est : d —. plus prononcé que partout ailleurs Le étaient environnés d'un 1° Simple dans ses procédés ; petit cerrle rouge , qui circonscrivait une escarre très-mince, n'intéressant que la s Ty : eution : superbcie de la pean. Cette légère escarre , au bout de quelques jours , fit k al 2° Q "el facile Lars i. Si une petite ulcération qui ne mit pas plus de huit jours pour être enliérement ei- re Qu'elle pr hr Dent r Fe, ah As 1e; tatritée. € « per ; Quant à la tumeur variqueuse . rouge, enflammée et plus voluminense dans le | 5° Qu'elle est sûre dans Les résultats, G. Barseuer. rincipe, clle ne tarda pas à se flétrir et à diminuer considérablement. Vers le 25 | mois de norembre, elle offrait tout au plus le volume d'uue petite noix , ntais | il n'était plus possible d'y distinguer ancun vaisseau et de fsire rouler entre les} doigts les nodosités qui y étaient si apparentes auparavant. Ce n'était plus qu'une | petite masse homogène, plus ennsistante et un peu résistante, | Dès ce moment, M, %* à pu se lever, rester debout pendant assez longtemps , sus voir revenir l'engorgement dans la partie qui offrait anparavsnt un | développement si considérable.
Au bout de quinze à dix-huit jours , la bourse du cûté gauche n'était pas plus volumineuse que celle da cdté opposé; le cordon présentait en avant, à l'endroit où existait la tumeur, un petit cordou indolent ; eo arrière, on trouvait le canal | déférent accompagné encore de quelques vaisseaux du calibre de ceux qui appar. tiennent , dans l'état ordinaire , au cordon testiculaire. M. “** se trouvait très-beureux d'être délivré de sa maladie après ane cure radicale dont la durée réelle avait êté de vingt jours environ.
Deux observations ne suffiraient pas pour démontrer l'innocuité et} tous les avantages d’une nouvelle méthode de traitement ; mais je puis assurer les lecteurs que je possède déja plusieurs autres faits du même genre, et dans peu de temps ce nombre sera beaucoup plus considérable ; car depuis que cette méthode de traiter les varices du cordon et du scrotum est connue du public , chaque jour de nouveaux malades viennent me consulter, cette affection variqueuse étant beaucoup plus | commune qu'on ne le croit généralement. \ | :
On a déjà cherché à comparer cette méthode à celle que les anciens| si ge rérumons en cr cg ton 7 À sp », d'une cmployaient dans le traitement des varices ; mais si l'on veut consulter | | aebd pad + DT ? ape ra do Are uplrerie mess les ouvrages sur l'histoire de la médecine ; si l'on veut lire le livre de PR ES - ! dm
M. le professeur Richerand sur les progrès de la chirurgie , on verra Ldryneiecr gl sh se hrgpnnd, 04 pes gare … ue l'incision , l'excision et la ligature des veines ne sont pas des opé- : Pr » 2 : ; : bride sans danger. Peut-on Finiler mon procédé à Lui ms. eu lieu, se sont en général opérées + signa quelquefois au
pr: dr 4 HP Lite Los : es moyen des crises naturelles bien manifestes, et cela dans les cas les ployait Assalini pour obtenir loblitération des artères affectées d'ané- | “ Les traitemens dont nous venons de parler avai . vrisme?.… Si La ne veut avoir égard qu'à l'instrument , on pourr plus graves, où les teuiteme 5 prises
+ : : : Tr clétement échoué. N'est-il pas évident maintenant que , si nos observareconnaître quelque ou Ma np moi , il se servait des pin-| te sont exactes, si nOUS ui prorédé avec or à la déduction ces. Mais Percy, Duret, Ristelhueber, etc, etc., ont aussi propose des eovclusions qu'elles renferment, on doit en général aban dissse Led peer bed Les Arbres à 6f LONG Qu Eetreues me FE aban- hs ces traitemens , et se renfermer uniquement dans une médecine exdonnés. D'ailleurs, existe-t-il quelque ressemblanec entre ce procédé ne Lien interprétée 2»
d'opérer l'anévrisme et la manière dont j'exerce la compression sur A Lee cas :
Poe . : à nous joindrons celles de M. le professeur Chome! veines ? Aucune. Dans le cas d'anévrisme , 1° on incise les tégumens À ces paroles , 1 : et toutes les parties molles qui recouvrent l'artère, et la compression
que nous avons eu le bonbeur d'entendre cet hiver dins une de s:s con- Aer = « + è À fer iniques. Ce praticien disüngué a dit d'une manitre formelle est exercée immédiatement , tandis que je ne fais aucune opération san- férences cliniques P a glante; 2° la compression »’a que très-peu de durée sur l'anévrisme ;
à l'occasion d'un malade atteint d'une fiévre typhoïde , que malgré les dans les varices , elle persiste pendant plusieurs jours , et dans la pre- traitemens les plus opposés que l'on à Le rer Per cils raière observation on peut voir que les pinces sont restées appliquées
Charité, la mortalité était a peu près la mêwe , c'est-à dire , d'un sux pendant sept jours; 3° on nc veut provoquer qu'une inflammation |
re ; il à ajouté qu'une expérience intéressante à faire serait de couadhésive dans la compression faite sur l'artère , tandis que , Fo la
er la guérison des malades aux seuls efforts de la nature ; mais que si He : à : A xnérience pouvait étre tentée dans l'intérêt de la science, s guérison des varices, cette inflammation ne parait pas être suflisante ; cette expérience P ten il faut que le vaisseau soit peu à peu désorganisé et qu'une escarre soit
conscience d'homme ne le lui permettait pas. Cette déclaration fait produite sur deux pouces de son trajet; 4° cette double compression
re sur le cours de la veine établit encore une différence tres-grande ; car
(1) Tom. XXV, février 1884 , pag. 200.
che chiez lui avant la science.
Placé moi-même dans ane situation fivorable , où j'ai pu apprécier toute la justesse des considérations qu'on vient delire, je croirais man- à mon devoir si je ne livrais au public le résultat de mes propres 0 résoudre cette question pra-
bserrations , qui pourront aider
tique, 7 a octobre 1832 , sur l'invitation de M, le préfet du Bas-Rhin,
Le suis rendu à Bischoffsheim pour y donner, de concert avec
médecin cantonnal , des soins aux personnes atteintes d’une fièvre typhoïde épidémique. Le lendemain , 3 octabre , dans une visite faite avec M. Bluin , nous avons trouvé 73 malades; le nombre des decès s'élevait, à la même époque, à 24. Les jours suivans , nous avons rencontré 22 autres inalades , chez lesquels l'invasion remontait à une par conséquent, en lout 95 malades avant le 3 octobre. 11 est à remarquer cependant que ce chiffre n'indi-
. Blum
épôque antérieure à mon arrivée ;
que pas le nombre exact des personnes atteintes de l'épidémie, qui a commencé dans les premiers jours du mois d'août ; car il m'a été impossible de constäter le nombre des malades qui avaient recouvré La sadté avant mon arrivée.
L'endroit où a sévi cette maladie est situé sur le revers ot au pied d’une colline très-fertile, et semble être un lieu très-salubre; les rues sont en général propres et bien aérées et les maisons bien entretennes, Les habitans , dont le nombre s'élève à 1680, vivent simplement , et sont dons une certaine aisance. Mais il est une cause qui a pu ne pas être étrangère au na 4 ag l'épidémie , c'est la position du cimetière au centre du village, dans le quartier le plus populeux , et qui se trouve entouré de maisons comme d'un mur d'enceinte, Il est à rémarquer que c'est dans ces maisons qu’on à rencontré le plus grand nombre de malades et de décès. Depuis le commencement L l'épidé-
mie jusqu'à sa fin, la maladie n'a cessé d'y régner. Je dois signaler
comme une secorde cause su e délétère, la disposition des tuyaux
i conduisent l’eau aux Peas vers du Lien, de lus est =: milieu et l'autre dans la partie basse du village. Ces conduits sont en bois et passent à peu de profondeur au-dessous de fosses d'aisance et de mares de fumier.
La maladie a affecté un earactère contagieux ; c'est ainsi que , née dans la partie supérieure du village, elle s'est répandue en se propagéant de maison en maison ; ct le plus souvent, une fois introduite dans une famille , elle frappait plusieurs de ses membres ; il s'est trouvé jusqu’à 7 malades dans une seule et même maison. Un fait qui milite en faveur de la contagion ; c'est que trois personnes étrangères au village, qui étaient venues pour visiter leurs parens malades, de retour chez elles ont été atteints de l'affection régnante , et deux d’entre elles ont
succombé.
Les individus atteints de préférence furent ceux âgés de 8 à 25 ans, parmi lesquels il ÿ avait plus de femmes que d'hommes.
Je passerai sous silence tout ce qui fient à l’étiologie, au pronostic, aa diagnostic de cette terrible maladie , de même que sur les différentes opinions des auteurs qui ont écrit sur la fièvre nerveuse (typhuïde), pour m'occuper du traitement et d'une complication toute particulière de cette maladie. Je me réfère, sur plusieurs points à cet égard , à mon travail sur la clinique interne de Strasbourg {1}.
Parmi les 95 malades cités plus haut, il y en avait 23 au moins qui presque tous avaient reel toutes les périodes de la maladie , qui étaient en pleine convalescence et ont guéri sans les secours de l'art, La rt de ces malades sont entrés en convalescence après avoir eu une
orte crise par les sueurs. Voyant que la nature seule faisait tous les frais de la guérison, nous erûmes devoir nous abstenir pour Le moment de tout traitement, et nous borner à une médecine espectante, sans cependant renoncer à seconder la nature dans ses efforts salutaires. C’est ainsi que nous avons favorisé les sueurs par une infusion de fleurs de tilleul, en y ajoutant de temps en temps un peu d’acétate d'ammoaiaque, Quand la peau était âcre et brûlante, nous avons fait faire des lotions avec de l'oxicrat. Dans les convalescences , en général longues et pénibles, nous nous sommes toujours bien trouvés d'une alimentation substantielle, et c'est ainsi qu'en ajoutant 15 nouveaux cas aux 45 observés d'abord, nous n'avons eu à regretter, sur 110 malades, que 7 morts. Jamais aucun système n'a eu un si beau résultat ; les faits paient assez haut pour que je m’abstienne de toutes réflexions à ce sujet,
re de finir cet article , je dois pourtant dire que presqne tons les malades manifestaient quelqnes symptômes que les médecins de notre pays rapportent à une maladie qualifiée de müliaire essentielle. J'a-
ss
{1} Archiv, gén, de médecine , janvier et wars 1833.
honneur à M. Chomel, parce que le bien-être de ses semblables mar-
voue que, dans l'état actuel de la science, je n'aimerais pas encore me
rononcer à ce sujet. Les symptômes étaient : fourmillement au bout a doigts ; un malaise général ; oppression de poitrine et une douleur au creux de l'estomac, mais surtout une éruption cristalline. Au reste, cette éruption miliaire est tellement endémique dans le pays , que , d'après l'observation des praticiens de ces contrées, elle ARE 2 presque toutes les maladies graves; observons encore que Bischofsheim est une des communes qui ont été les plus attaquée lors de l'épidémie de lan 1812, et décrite * par deux de nos plus estimables praticiens, MM. Schahl et Hessert.
Tel esten peu de mois le tableau succinct de La marche de la maladie telle qu'elle s'est présentée Le plus souvent à mon observation.
Période des prodromes. État de langueur et de faiblesse ; horripilations suivies de chaleur; raideur de la nuque ; oppression de la poitrine; céphalalgie sus-orhitaire ; dureté de l'ouïe; quelquefois diarrhée , vomituritions , vomissemens, soif intense, langue rouge, pouls inégal et très-variable, et quelquefois il ne s’écarte pas beaucoup de la fréquence ordinaire.
Période d'irritation. Céphalalgie plus forte, coma profond ; d’autres fois , un délire furieux. Yeux animés et bag ; dureté de l'ouie encore plus prononcée ; peau sèche et brûlante; langue aride et comme racornie, quelquefois humide ; langue et gencives couvertes d'une matière fuligineuse ; ventre sensible au toucher; pouls variable ; éruption de miliaire instantanée, surtout près des clavicules.
Période d'affaissement. Délire permanent ; état comateux ; pouls petit, serré et laible ; respiration courte et accélérée. Différentes éruptions : tantôt la miliaire , tantôt des pétéchies; selles et urines involontaires; tremblement des mâchoires; soubresauts dans les tendons; carpologie ; météorisme du bas-ventre; syncope ; froid des extrémités ; mort {1}.
Lan Aladie se terminait le plus de fois par La santé , et presque touurs sous l'influence des crises par les sueurs ; deux fois je l'ai vue ie nasale et une fois par des parotides.
arriver par une hémorr D né des inquiétudes aux autorités locales ,
Cette épidémie ayant M. le préfet du département à prié MM. Elirmaon et Aronssohn, professeur et agrégé à la Faculté de médecine, de se rendre sur les lieux , afin d'en constater l'état sanitaire, Ces derniers ont bien voulu engager le premier magistrat du département à me désigner pour snivre celte épidémie, et prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher la propagation à la maladie. Pendant tout Le temps qu'elle a duré, j'ai toujours entretenu avec ces messieurs des relations afin de les tenir au courant de l'épidémie , pour profiter de leurs avis et conscils.