‹ Gazette médicale de ParisChapitre 100 sur 394 · L THE AMERICAN JOURNAL OF THE MEDICAL SCIENCES · texte numérisé non relu

L THE AMERICAN JOURNAL OF THE MEDICAL SCIENCES

Le cahier de février 1834 contient Les articles suivans: 1° Observation d'extirpation d'une tumeur du cou , avec ligature de la carotide et de La veine jugulaire interne ; suivie de remarques ; par W. Gibson, professeur de chirurgie à l'université de Philadelphie ; 2° Sur l'emploi thérapeutique de la viola ovata, par Stphens Williams; 3° Affections cérébrales des enfans, par W. Gerhard; 4° Sur La contagion du choléra, par Henri Dickson ; 5° Observations de déran-

mens de la menstruation, avec des remarques, par Harvey Lindsy; 6° Sur l'amputation circulaire et l'amputation à lambeaux , par R. Tolefree; 7° Observation d'une fracture de l'humérus non consolidée , traitée avec succès mé l'injection d'un liguide stimu- Lant dans la plaie, par Isaac Hulse ; 8° Observations sur la fièvre scarlatine qui a régné à Augusta, en Géorgie, durant l'hiver et Le sde à de 1832 à 1833, par F. Robertson; g° Un cas d'ossification du tissu musculaire , par David Rogers; 10° Sur l'histoire chimique et l'emploi thérapeutique de l'iodo-hydrargirate de potassium, pat W. Chaoning; 11° Note sur l'autopsie d'une femme suicidée presque immédiutement après le coït, par H. Bond; 12° Sur la membrane antérieure de l'œil, par W. Wallace ; 13° Suite de l'observation d'anérisme de l'arére axillaire et de la ligature de la sous-clavicre , insérée daus le 3° volume de ce journal; par Edward Wells; 14° Une observation d'wsophagite avec autopsie, par John Zabriskie,

OBSERVATIONS D'AMÉNONNBÉE AVEC DES REMARQUES, par Île docteur Lixpsuv , de Washington.

Le moyen qu'a en q le docteur Lindsly pour rétablir le cours des règles chez les femmes dont il rapporte les observations nest pas nouveau dans la science ; car il s'agit simplement d'un mélange d'aloës et de mirrhe. Cependant, comme on à trop souvent refusé à ces médicamens la propriété que paraît avoir constatée de nouveau M. Lindsly, nous allons analyser l'une des observations q4'il rapporte ici pour faire connaître la mauière dont il dirige le waitement Fun maladie trop souvent rebelle à tous les moyens. Suivant l'auteur , un très-grand

opulation non vacci-}|nombre d'insuccès sont dus au peu de temps pendant lequel le traite-

née, y compris les nouveaux-nés, ne forme pas plus du 30° du chiffreliment est continué plutôt qu'à l'inefficacité des moyens eux-mêmes. Si,

AP

au lieu de suivre une médication pendant un petit nombre de jours et de l'abandonuer alors, parce qu'elle n'a pas rempli complétement tout ce que nous en espérions, nous la continuions pendant des semaines, ou même des mois, les résultats seraidit"sonvent différens de ceux que l'on obtient d'expériences et d'essais faits à la hâte.

Ces considérations , que l'auteur semble présenter spécialement aux médecins du nouveau monde, pourraient s'adresser aussi bien à un grand nombre de notre partie du globe, et spécialement de la France, e semblent éprouver le besoin d'écarter de la science tous les moyens

ont l'action ne peut être expliquée d'après nos théories.

M. Lindsly préfère, après avoir fait quelques essais comparatifs, employer l'aloës et la myrrhe à parties égales; il les fait prendre en ES après avoir fait précéder ce traitement d’une saignée où d'une

use de calomel, suivant que le cas le peut exiger; il continue ce traitement pendant deux ou trois mois , si c'est nécessaire , et dit avoir constamment réussi par ce muyen , dans les cas d'aménorrhée , à reétablir l'écoulement menstruel , excepté chez les sujets phthisiques ou atteints de quelque autre affection organique qui Les eotraisait rapidement vers le tombeau.

Ons, YŸ, — Le sujet était une jeune dame âgée de 10 ans, d'une contitution délicate et d'un tempérament nerveux. Lorsque je la vis pour la premére fois , elle était affectée d'aménorrhée depuis cinq mois; elle éprouvait une forte dys née ; son état général était extrémement 4H ‘ était si mal que ses amis ve couservaicnt plus d'espoir de le voir se rétablir. Elle avait consulté plusieurs médecins , et prit des médications différentes sans aucun

effet avantageux. Comme élle avait êté déjà saignée et avait été très-débilitée par

cette émission sanguine, je commençai immédiatement le traitemeot. La malade prendra soir et malin une des pilules suirantes :

Preurz aloëès et wyrr., de chaque 30 grains.

Faites quioze pilules dont le malade prendra une ke matin et ane Je roir. Le régime coavensble fut prescrit. Exercice en plein air, etc. Au bout de neuf semaines les règles avaient reparu, la santé s'était retablie, et depuis 4829 la malade n'a pas éprouvé de rechotes,

Oo a beaucoup vanté dans ces derniers temps la teinture soluble de gaïac dans le traitement de la même maladie, et même elle à été considérée par quelques médecins comme un spécifique contre l’aménorrhéc; mais quelques essais peu heureux portent M. Lindsly à croire que les succès de ce médicament ont été au moins beaucoup exagérés.

SUR L'AMPUTATION CIRCULAIRE ET L'AMPUTATION À LAMBEAUX , par R. Tozernre, docteur-médecin:

Sir George Ballingall , dans un ouvrage sur la Chirurgie militaire établissant une comparaison entre l’amputation à lambeaux et la mé thode circulaire , avait avancé que cette dernitre donnait lieu à une plaie moindre de moitié que celle qui résultait de La première, D'un autre côté, le docteur pa. € Bush, daps un article sur l'amputation publié dans la Lancette anglaise , donnait comme un fait avéré et in contestable , que l'amputation à lambeaux laisse une surface bien moindre que l'amputation circulaire. Le docteur Tolefree cherche à résoudre le problème d'une manière plus précise que ne l'ont fait ses devanciers.

hi rend pour terme de comparaison | amputation de Ja cuisse, telle qu'elle est décrite par Sam. Cooper et par la Plupart des chirurgiens modernes, c'est-à-dire l'incision de Ja peau se faisant environ à quatre pouces du point où l'os devra être scié ; le moignon (gare alors un cône creux dont le sommet tronqué est représenté par l'os lui même. Supposons que le membre ait un diamètre de six pouces, ce qui maltiplié par 3, 1416, donne une circunférence de 18 pouces, 8496 ; le cône résultant de l'amputation circulaire présentera donc quatre pouces de bauteur du centre de sa base à sou sommet ; plas trois pouces pour Îa moitié du diamètre de sa base; et ces deux dhiffres représenteront la base et la perpendiculaire d'un triangle rectangle. H est facile avec ccite dun. née de trouver la hauteur de la paroi du cône creux , qui forme l'hypothénuse, où le troisième côté de ce triangle. Ainsi le carré de 3 ajouté au carré de 4 donne en total 25: et la racine carrée de 25 est 5, qui représente la hauteur de la surface oblique du cône, Maintenant pour obtenir la surface totale du cône, 11 reste à multiplier sa hauteur oblique por la circonférence de sa base ; la moitié du total exprimera l'etendue de cette surface. Ainsi,

Dont la moitié ; 47 pouces 1240 mesure exactement la surface de la plaie mise à ou par l'amputation circulaire.

Dans l'amputation à lambeaux , suivant les meilleurs chirurgiens, La hauteur des lambeaux doit être égale à la largeur de leur base. Ceci ad

alfaibli; son moral très-abattu , el'elle

mis, et la base de chaque lambeau étant naturellement égale au diamétre du membre lui-mème, chaque lambeau forme un segment d'ellipse qui a 6 pouces dehauteur et six pouces de base; en sorte que si an les réunissait par leurs bases, et qu'on étendit sur un plan leurs surfaces, on aurait une ellipe entière de G pouces de diamètre en un sens, et de 12 pouces dans l'autre sens. En ee rm ces deux diamètres l’un par

l'autre. et multipliant le total par la décimale, 3854, où aura pour résultat la surface de l'ellipse, Ainsi

12 X 6 = 72 pouces X 0,7854 = 56 pouces 5484,

total de la surface des deux lambeaux, En résumé la plaie résultant de l'amputation circulaire est à celle des deux lambeaux comme 47 : 56;

ou en négligeant les fractions, comme 4 est à 5. Il y a quelques causes d'erreur dans ces calculs; mais elles sont les mêmes pour chacune des

méthodes , en sorte que Le résultat peut être regardé comme aussi exact que pussible.

OBSERVATION D'UNE FRACTURE DÉ£ L'HUMÉRUS NON-CONSOLIDÉE, TRAITÉE AVEC SUCCÈS PAR L'INJECTION D'UN LIQUIDE STIMULANT Dans La PLAE; par Isaac Muse, chirurgien à l'Hôpital naval de Pensacola,

Ons. — Isaac Harding , matelot, âgé de 25 ans , tomba du haut d'un mât dans la nuit du 29 novembre 4832 ; le capitaine se trouva sous lui à l'instant de sa chute, ce qui le sauva probablement d'une mort immédiate. En Le relevant on trouva le bras fracturé à quatre pouces au-dessus de l'olécrène, be fragawnt inferieur faisait saillie à travers les légumens, IL y avait en même lemps commolion cérébrale et plusieurs cantusions au crâne ainsi qu'en d'autres parties du rorps. Le délire survint; puis après quelques jours un érysipile da euir chevela. Le nislade fut saigné et soumis à no traitement autiphlogistique. LeŸ décembre suivant il fat admis à l'hôpital de Pensacola, . ; L *

Deux mois après l'accident la santé générale était rétablie; maïs La fracture n'étant point eonsolidée, M. Hulse pensa à recourir au séton du docteur Physick. Toutefois il s'arrêta à un autre mode de traitement, consistant à injecter tous les jours ua liquide stimulant dans la plaie qui était demeurée ouverte el était devenue fistuleuse. Il commença par injecter du vin d'Oporto étendu d'eau ; puis une solution de sel marin , et enfin une solution de sulfate de cuivre, Duns l'espace de deux mois ane ferme consolidation s'était allie. et le malade put s'exercer à enfoucer des clous , et à d'autres occupations qui demandent une fonte action du membre. L'ouverture Éstuleuse persista néanmoins, Deux mois plus tard un petit fragment d'os se présente à son orilice et fut extrait; le 25 septembre on en euleva au moyen du bistouri un autre qui avait un pouce et demi de long sur un pouce de large ; et tout faisait prévoir uov guérison complète.

L'auteur se demande si la consolidation doit être attribuée aux in-

jections, ou bien à l'irritation entretenue par la présence des esquilles.

Mais, dans cette dernière hypothèse, pourquoi le cal ne s’était-il pas formé avant les injections? Si l'on se décidait en faveur du nouveau moyen, on pourrait en faire usage mème dans les fractures sans plaie en incisant jusqu'à la fracture, et y tenant à demeure un tube pour ÿ aire autant d’injections qu'il serait nécessaire. M. Hulse pense qu'elles dévelupperaient une inflammation plus étendue et deoneraient plus de chances de sucrès que le séton. | ee

Nous avons peu à dire de ce nouveau moyen, qui a besoin d'être essayé de nouveau; mais le fait ci-dessus rapporté ne nous parait prouver ni pour ni contre. Il n’y a rien d'extraordinaire à ce qu'une fracture communicative et compliquée de plaie ne soit pas consolidée au buut de deux mois, surtout si l'on songe aux graves accidens qui ont dû :neure detourner sur un autre point l'énergie vitale; nousavons vu des cas moins compliqués résister À ae longtemps à la consolidation, sans qu'il ft besoin pour la déterminer de recourir à des moyens extraordinaires. Nous dirons à ce propos que ce qui jette surtout de l'incertitude sur la valeur des opérations tentées pour consolider des fractures rebelles, c'est qu'on n'a pas assez distingué les cas où le défaut de cal ne tenait qu'a nf circonstances accidentelles , de ceux où il provenait d’une disposition particulière de l'économie. Dans les premiers, tous les ge té réussissent, même la simple contenlion plus ou moins prolongée; dans les autres, le succcès est bien moins assuré, Les injections, jugé: s à priori, nous semblent même unc bien faible ressource , comparées à l'insertion d'un séton, à la résection , à la cautérisation des fragmens, ete. , qui toutes dans les mains des opérateurs les plus habiles, comrtent cependant autant de revers que de succès.

OFSERVATIONS EUR LA FIÈVRE SCAMLATINE QUI À BÉGNÉ A AUGUSTA, -en Géorgie, pendant le printemps et l'hiver 1832-1833; por le ducteur Hosrnrson,

Ce travail, qui repose presque entiérement sur les théories propres

,à la médecine physiologique, ne nous offre presque aucun document de

| Len importance pour l'étude de la scarlatine considérée, sait comme simp

c maladie, soit sous le rapport de ses caractères épidémiques.

Substances incompatibles. Les substances qui ne peuvent se trouver en contact avec ce sel sont : les acides minéraux, les alcalis fixes et vulatils, avec leurs carbonates ; l'acélate de plomb, le nitrate d'argent, le sulfure de potasse et toutes les préparations qui contiennent du chlore. La teinture de noix F5 parait n'exercer aucune réaction sur ce sel ; on doit éviter de inistrer dans des vases métalliques.

Ce sel, administré aux doses que nous ferons congaître en rapportant l’une des observations citées par M. Channiog, produit selon lui des effets particuliers sur les appareils les plus importans de l'économie.

OMSERVATION D'OSSIFICATION DU TISSU MUSCULAIRE, par David Ro- Gens, M.-D., professeur de chirurgie à New-York.

L'extrème rareté de l'affection dont nous allons donner l'histoire , si mème il existe un autre cas semblable dans la science, lui communique un assez haut intérêt pour que nous en reproduisions avec soin tous les déta }s.

Os. — En juin 1832 , le docteur R. fut consulté pour James Mulwill , âgé de

15 ans. Le père rapports que depois son enfance le malade avait joui d'une bonne santé, et se faiaait remarquer par la vivacité et le feu de son esprit, El y avait sis nus que sa santé s'était greducllrment altérée sans cause conaue, On nota dès l'abord une perte de mouvement dans les bras ; 11 ne pouva't les élever à sx tite, où écarter le coude à ane grande distance du tronc, Le mouvement du bras droit diminusit chaque jour , jusqu'à ce qu'enfin il demeura Gaé d'une manière permanente ai côté du corps. Bientôt après La tite s'inclina en avant et en bas sur lesterours. Quand le docteur R. le vit pour la première fois, l'appétit et la digestion ne semblant pas avoir souffert, Le sommet élait bon, les selles régnlières, A l'e àuen il trouva le muscle grand péctoral oxsfé à sa partie supérieure , et dans la direction de Ja clarienle au bras; le dépôt, de matière osseuse, formait des élévations hautes et ireégulières, Le steeno-cléida-mastoidien était ossilié depois le sternum jusqu'à so portion mogeane , avec pla icurs élévalions, C'était au dos qu'était Lo plus grande quantité de matière ossruse , sous forme de tuhercules. L'omoplate était née aux côtes, et parsemée d'excroisssnces osseuses, Tous les muscles qui vont à l'omoplate paraisssient plus où moins affectés, c'est-h-dire je trapèze, le rhomboide, le sous-sapulaire, ete. Le grand dorsal formait une large plaque osseuse depuis son origine jusqu'à l'angle de l'omoplate ; en ce point il élait réuni aux côtes et formait un tubercule volumineux, Le long dorsal était dans une condition pareille ; il figueait ane attelle étendue en haut le long de l'épaule ; et de là venait sans doute la perte complète du mouvement des vertèbres lombaires.

Le traitement fut varié et congsta dans une série d'expériences, dans le ut de réprimer la prédisposition à ln formation de substance ofseuse, La santé générale n'étant point malériellement affectée , on eut recours aux altérans ; tels que di. verses préparaiions de mercure uni à la mi “TR Puis on essaya les acides , tels que l'acide nitrique, l'acide muriatique, l'acide sulfurique ; puis le carbonate de fer, puis l'iode, et le tout sans succès.

Après trois mois d'essais , aucune amelioration n'étant obtenue , et les dépôts osseux n'ayant fait qu'angmenter, on abandonna tout traitement actif, et on presécrivit seulement, comme nourriture principale, des viandes salées, dans la vue de produire une sorte de scorbut artibciel, et en se fondaot sur ce Ê it que dans Le

scorbut il ne se fait pas de dépbts de matière osseuse, et que les fracturrs, réunies inférieure du rectum. Le pouls moins fréquent présente souvent une

intermission ou un double battement. La peau est communément sèche et offre une chaleur élevée.

mème depuis plusieurs années , sc séparent quelquefois dans la diathèse scorbuti. que. Vers ce lemps , par des raisons inconnues, Le malade cessa durant plusieurs mois d'appeler sun médecin, En mars 1833 , celui-ci retourna le voir ; il était fort changé ; la santé générale avait souffert ; il avait perdu sa vivacité d'esprit et était devenu très-irrilable ; il y avait de la diarrhée , une émaciation avancée; les dépôts de matière osseuse avaient en quelque façon changé de place; le sternomastoidien était devenu libre , et la tête avait repris sa position verticale, Plusieurs des tubercules du dos avaient été absorbés , et d'autres s'étaient formés en différentes places. Il ÿ avait aussi des dépôts osseux dans les nuiseles qui entourent le grand trochenter, particulièrement du côté droit. Le malade était obligé de rester dans son lit , le moindre mouvement déterminant des douleurs intolérables. Une vaste collection de pus formee dans l'épaisseur de La cuisse , près de l'articulation , s'ouvrit et apporta quelque soulagement ; mais La constante pression des tubercnles osseux sur le dos , praduisit une gangrène é'endue , et aprés trou semaines d'une douloureuse agomie, le malade sncrombe.

Autopsie dose heures apris la mort.

Les glondes du nésentère étaient accrocs en volums. On ne trouva aucune trace de substance osseuse dans be système vastulaire ; l'ossification semblait en- Uérement bornée au système mu-culaire. Les parties contenves dans la poitrine et l'abdomen parureat à l'état normal, Le grand et Le petit pectoral étaient réunis en un seul muscle et fixés aux côtes par une ossification solide ; Les portions ten. diaeuses n'étaient point affectées, Durant cette partie de la dissection on ouvrit un large abrès de chaque côté du thorax, contenant environ sx onces de pas. Les muscles du dos claient tous plus où moins dans la méme condition, Le docteur Rogers conserve dans son muséum des portions du long dorsal, du sous-srapu laire et de pectoral. Dons plusieurs points des pointes ossenses faisaient saillie hors des muscles d'un ou deux pouces; et c'est sans doute à l'irritation qu'elles oceasionèr nt, qu'il faut attribuer La formation des abcès,

RÉCHERCRES SUR L'IDDO-HYDRAGYRATE DE FOTASSE, SUP Sa compositon chimique et ses usages thérapeutiques, par le docteur Cnawmixe , de New-York.

Ce sel paraît avoir été étudié en 1826 par M. le docteur Bansdorf , de Finlande. Le docteur Channing ayant observé peu de temps après qu'il possédait des propriétés thérapentiques importantes, fut porté à soumettre sa composition à un examen particulier, Parmi les résultats qu'il a obtenus ; nous remarquons surtout les suisans.

4 stomes d'iode, su0 4 atome de mercure. 2100 Composlion, | à atomes de polasse LA 4 atomes d'eau, 56

bides du canal urinaires ont dans deux cas repris leur activité; la cicatrisation des ulcères superficiels s'est faite avec plus de facilité,

Sur trois cas, dans un il a ralenti la circulation ; dans deux autres,

il a agi comme un stimulant diffusible, déterminant de la réaction dans

des cas où le collapsus paraissait insurmontable. La sécrétion bron-

chique a été 2}. mer et l'expectoration facile. Les sécrétions mor-

estif ont été ramenées vers l'état normal ; les organes

Maintenant, nous allons voir les effets immédiats que produit ce

moyen sur l'économie. Une pesanteur douloureuse se fait sentir sur le front , accompagnée quelquefois, lorsqu'elle est considérable , de vertiges, d'anxièté et d’une langueur générale ; le moindre exercice fatigue assez même Les amener quelquefois une que. Quelques sujets ressentent une

des semblent avoir été couvertes d'écailles ; la langue, rouge à sa pornte et sur ses bords, le devient bientôt partoute sa surface si ou continue l'usage du même médicament. Les dents sont ordinairement un peu sensibles à la pression, ainsi que les gencives, et il y à ua commencement de ptyalisme. La face, le col, le tronc et les extrémités supérieures se couvrent d’une éruption herpétique. Il y a une 1. qui semble dependre de l'impossibilité de dilater suffisamment la poitrine, comme dans la première période du choléra. La pesanteur d'estomac à changé chez quelques sujets en nausées et mème en vomissemens. Les coliques sont dans quelques cas accompagnées de douleurs lancinantes dans les entrailles, de diarrhée bilieuse ou mucoso-sanguinolente, de l'ap-

ouleur aiguë dans le globe de l'œil et une forte pesanteur upières. La bouche et la gorge offrent une sécheresse telle qu'elles

arition de tumeurs hémorrhoïdales où de la sortie de la partie

M. Channing dit avoir er ce moyen spécialement dans les ma-

ladies chroniques. Les effets qu’il en a obtenus dans quelques cas d'inflamimations aiguës lui font concevoir l'espoir de l'employer avec succès dans le traitement des maladies qui ne la saignée ; 1] donne ensuite une liste de 38 ou 40 malodies dans lesquelles ce médicament a été employé, distinguant celles où il a réussi de celles où il n'a déterininé aucun effet avantagenx. Ce long catalogue , qui est présenté d'après les organes malades, et où cependant on trouve les vers iutstinaux à côté des hémorrhoïdes , et l'anasarque à côté de l'ulcération , ne pourrait être ici d'aucune utilité.

rmettent pas l'emploi de

Ons. — 5. L..dgéde 33 ans. forgeron, d'un tempérament sangaie et d'une

costi lulion estrémement robuste , avait gagné on rhume en juillet 1892, et depuis à constamment continué de tonsser jusqu'en février 1833. Lorsqu'il me consulla ilse plaignaitalors d'une douleur aiguë dansle câté droit, augmentant par l'insiration ei d'nne toux continuelle pendant le jour et la nuit ; l'expectoration était mnqueuse et ronsidrrable; le pouls était tendu et fréquent ; l'embonpoint diminué; monvenen fébriles le soir; transpiration abondante la nuit; frisson et prostration le matin. L'emploi des saignées locales, des révulsifs et des expectorans procuré. rent un peu d'atliorstion ; mais ep enai il ÿ eai uac rechute, L'oppression, la toux, Les cxacerhotions nocturnes les iranspirations shondantes reprireot une nouvelle gravité; lexpectoration devint purulente; la durrhée colliquative de : vial continue, ct le malade paraissait sans espoir. (San père, son frère , et deux autres membres de La nwtene famille étaient sorts de Ls même maladie. }

Prenez : Dexto-iodure de mercure , 4 gros, Idriodate de potasse, { gros, Eau distillée , { once,

Le malade en prendra cinq gouttes dans de l'eau trois fois par jour.

Trois jours après le commencement de ce traitement le pouls était un peu ralent , l'expectoration plus facibe , l'état général morilleur,

Le 5° jour le pouls était descendu de 405 à 400 ; La disrrhée était arrêtée: tous les . symptômes avaient perdu de leur gravité. (On porte la dose à six gout Les.

Le 7° jour , le pouls st à 96: les érarhals sont moins abondans et moins visqueux ; al n'y a plus de sueurs nocturnes. (On augmentera d'une goutte chaque jour. }

Le 1° jour , Le pouls est à 90 ; l'amélioration continue ; le malade prend main tenant dix gouttes trois fois par jour , sans Met morbide.

Le 45° jour , le pouls était à #2. Le 18° 372, Une recendescence de tons des er me oblige alors de suspendre le traitement qui e:t repris au bout «be peu

e juues et continué jusqu'au 25 jour, époque où Je malade ayant recouvré une partie de s2 santé. Dis cet inslaat, ilcessa le traitement, et M, Chonning dit avoir

appris depuis, qu'il s'était complétement rélabli et qu'il ne conservait de la ma-|lautres une forte doso de calomel jache de poitrine , qui avait donné de si justes mquiétndes, qu'une respiration an | [dit avoir eu beaucoup à souffrir

ils avail causé une abondante salivation, Elle œtte salivat.on qui durs deux mois. Le 9 juin

de

peu courte et un essouflement amené par le momdre exercice un peu prolungé|lelle entra à l'hôpital, se plaignant d'une dyspnée considérable, d'ulcères aux gen-

L'auteur rapporte deux autres cas de phthisie où le même moyen, employé perdant la dernitre période, nes nne amélioration momepltanée, mais qui ne s'en sont pas moins terminés par la mort.

cives, d'un gonflement douloureux de l'articulation de pied gauche, d'anorexie et surtout d'une grande difliculté à avaler. Elle disait sentir une espèce de tumeur sur le trajet de l'œsophage et dont la pression l’e ait d'avaler, Le bof alimentaire semblait descendre jusqu'à Lobstruclion, mais De pouvait passer a0delà, et était au-sitét ramené sn bouche. Elle avalait avec moins de difbcalié

uelques baissons douces, mais encore chaque effort de déglution était suivi de

NOTE SUR L'AUTOPSIE D'UNE FEMME SUICIDÉE PRESQUE IMMÉDIATE- mar med Cette diféculté était plus grd à certaines époques qu'à d'autres:

MENT APRES LE coïir, par H. Bond, docteur-médecin à Phila- quelquefois l'obstruction paraissait

delphie.

Cette observation n’est complétement neuve ni dans ses détails ni dans ses résultats ; cependant comme la plupart des faits que la science possède sur ce sujet sont empruntés à l'anatomie comparée , il est utile de recueillir, comme moyen d'appréciation, les expériences que Le hasard nous offre de loin en loin sur l'espèce humaine.

Ons. — En mai 4829, dit l'auteur, je fus invité par M. le docteur Samue]

acée prés du gosier , d'autre fuis elle sem.

blait en être plus éloignée. Il n'y avait pas de mouvement fébrile; ls peau était froide ; La langue humide et mette ; le pouls réguber.

L'absrace de èvre, le changement apparent dans la hauteur de l'obstacle, et l'aménorchée, Grent sou rune affection bystérique. L'assa fœtida, un vésicatoire sur Le sieraum et La magnésie, furent employés avec peu d'avantage, Ce- Ændant la malade dit qu'elle aralait avec moins de difficulté les fluides doux qu'on fi faisait prendre pour ahmens. L'obstacle lai semblait être placé plus bas. Peu de temps après elle -€ plaignit d'une douleur à l'épigastre , augmentant à la pre avec soif; pais elle fut prise de diarrhée, de vomissemens, et mourut le 29 juin.

Autopsie 4 heures après la mort. Le tissu adipeux est très-abondant presque

Tucker à faire l'autopsie d'une femme qui s'était empoi-onnée. Elle paraisiait ||partont.

âgre de 48 à 20 ans, bien conformée , de bonne santé, Elle avait coité une bonne

Les poumons adhérens sur plusieurs points présentent des espaces verdätres

partie de la nait avec un jeune homme , et avant le matin elle avait avalé one! ldont le volume diffère depuis celui d'une téte d'épiagle jusqu'à la grosseur d'une

grande quantité de laudanum; et tous les eMorts du docteur Tucker n'avaient pa

l sauver, Le coeps fut ouvert le lendemain matin en présence des docteurs Tuc-|lnaturel et couvert d'une grande quantité de graisse. L' sé Les viscères abdominaux ||fuide qui a la coulear et la consistance

her et Meigs. On n'ouvrit ni le crâne ni la n'offraient sucune altération morbide , mais l'estomac exbalait une forte odeur de laudanum, Voici ce qu'on trouva dans Les organes dé la génération.

at. Le cœur est du volume Coutent un du pus. Les vaissesux de La membrane

sont fortement injectés de sang , et a partie antérieure du canal près de la courbure de l'aorte , où elle rapportait ordina rement ses plus vives souf-

noisette, Les bronches cooliennent ua fluide

L'utéros était plus volumineux que je ne l'avais jamais vu daus l'état n ellfrances , est complétement désorganisre, et, sur une largeur d'environ dux pou sans imprégoation; et sa couleur jadiquait une vascularité considérable. Lu ces, peut être réduite en bouillie par la pression entre bes doigts. L œsophage est

ftaient volumineux, très-vasculaires el situés plus près de l'utérus ils semblaient étre attirés contre les côtés de cet organe telle ne entre eux et l'utérus un quart de pouce d'intervalle, Les ope étaient très-vasculaires , plus fermes et d'apparence plus cha

que de coutume:

trompes de Falrune que de cou-

tume ; au lieu de se terminer par des fronges loïtantes, elles paraissaiont unies|}4"ec des doigts,

ot qu'il ÿ avait 3[["

perforé sur pluswurs points dans cette étendue , et Le tissu cellulaire voisin offre ne légère infiltration purnlente aux environs. La rougeur s'étend de ce point à l'estomac et au duodénum dout les raïsseaux sont fortement injeciés de sang , tt la muqueuse est si molle en quelques points , qu'on peut , en pressant lééèrement la réduire en boullie. Au-dessous duodénam la muqueuse re-

par leur extrémité avec les ovaires, et fart lortueuses à raison de l'intervalle ré. ||Pré0d sa couleur ordinaire, La rate est très-épassie, l'utérus à son voliame nor-

tréci qui séparaient ces organes de leur origine. À la surface des ovaires on vovoit

mal, mais les ovaires sont petites ct semblent ratatinés,

quelques petites vésicules du volume d'ane dragée, faisant peu ou paint de saillie, et!

contenant us liquide légèrement trouble. Des ovaires et des franges on vayait pendre plusieurs petites vésicules au moyen de pédicules très-déliés et d'un quart à sept huitièmes de pouce de longueur. On aurait dit des gouttes pyriformes de mucus, un peu plas gro ses que des pepios de raisin, recouvertes Fe pellieule ex. trémement fine , qui semblait constituer le pédicule auquel ellis étaient suspendues. En ouvrant l'utérus par une incision, on trouva sa cavité tapissée d'une couche épaisse d'ane substance qui avait l'aspect et l'odeur bien prononcée et Caractéristique du sperme. Le col ntérin en contenait également, Les te üumpes de Fallope (au moins la seule qui fit ouverte), contenaient une matière en nee la même ; mais an ve vérifia point si elle avait bien l'odenr séminale, En eclevant cette matière de la paroi utérine, on trouva celle-ci d'un rouge vif , de La couteur de la conjoctive dans l'ophthalmie aiguë, ou bien encore sussi rouge que si clie avait été injectec avec du vermillon,

SUA LA MEMDRANE ANTÉPIEURE DE L'or, par M. W.-C, Wa- Lace, D.-M.

Cette note contient quelques faits intéressans d'anatomie. L'auteur à cherché à démontrer l'existence d'une euticule distincte qui recouvre la cornée et même la conjonctive, et secontinue avec l'épiderme extérieur. Pour la rendre sensible, il suffit de plonger uo œil de bœuf ou de mouton dens de l’eau bouillante ; mais le meilleur moyen est de faire macérer l'œil pendant queiqnes semaines dans du vinaigre, et de le plonger alors avec précaution dans l'eau bouillante: on fait ainsi durcir cette TRE qui est albumineuse, sans altérer les autres tupiques de

ÎLest d'avis que la conjonctive ne passe point par-dessus la cornée ; anssi ne croit-il point que le ptérygion ait son siége dans la conjonctive. Il fait remarquer que dans l'ophthalmie strumense les pustules se raontrent à qe fréquemment sur la cornée que sur la conjonctive, et que la perte de substance de la cuticule est aussi facilement réparée que celle de l’'épiderine ordinaire.

Une expérience non moins curieuse est celle-ci : Si l'on plonge un œil dans l'acide nitrique étendu d'eau , la cornée est corrodée, mais la membrane qui la revét intérieurement (membrane de Descemet) résiste. Une résistance analogue se retrouve cncore dans l'économie vivante, et celte membrane seule retarde pendant long-temps l'ouverture de l'œil lorsque la cornée est lraversée par une ulcération dans toute son épaisseur, *

OBSENVATION D'OESOPRAGITE , par le docteur Zaënisnie,

Les cas d'œsophagite aiguë, idiopathique , sont assez rares pour que nous croyions devoir rapporter l'observation suivante, bien qu'il nous reste quelques doutes sur la nature réelle de ia maladie.

Gas. — Sarah Daniel, âgée de 25 ans, d'une comylesion faible, était privée

il. THE MEDICAL MAGAZINE.

Le Magasin médical se publie à Boston et parait par cahiers mensucls. Nous avons eu déjà occasion d'en extraire quelques articles importans ; cetie revue sera consacrée aux faits les plus curieux contenus dans les douze numéros de 1832.

DUPTURE DU FOIE,

On sait que quelques chirurgiens ont essayé d'expliquer la fréquence des abcës du foie dans les plaies de tête, par une rupture de ce viscire. D'autres recherches ont fait prévaloir une autre opinion; mais on n’a pas songé à se demander quels seraient réellement les symptômes des ruptures du fuir, et c'est une affection à peu près complétement inconnue ou négligée des pathologistes. Le fait qu'on va lire en offre un exemple très-remarquable.

Ons, — L. D., cherretier, âgé de 28 ans, carrure large et musculaire , hahitudes intermpérantes , fut reuversé par une voiture chargee d'un baril d'huile ; la rome lui passa transversalement sur la région ombilicale, lmmdistement apres l'accident , an médecin lui prescrivit un actif cathartique qui fat référé plusieurs fois sans aucun résultat, Des lavemens aussi fort actifs furent administrés jusqu'au nombre de 22 sans un meilleur sucvès. Douxe sangsurs furent appliquées sur l'ai domen, et enfin, 40 heures après l'accident , il fut apporté 31 bôpial géneral de Massacbucett.

La face était pâle et reconverte d'une sucur froide ; anxiété ; respiration seré- Krée «1 laboricuse; intelligence était conreée, et le nialsde converssit raison nablement sur son accident; il ne pouvait se tenir assis ni dhhout: il avait des nausées et des vomissemens continucls. En palgant l'abdomen, où le trouva gon- Oé et tendu, teès sensible partout à La pression; nulle ecchymose, hors en une pelite place à la crûte iliaque ; les muscles droits dans un état de contraction permanente, Le malade restentait dans tout le ventre des douleurs vives, mais non limitées à aucune région. L'urine coulait librement et sans coloration sanguine. Les palsations de l'artère radisle étaient inrperceptibles ; celles de la earotide faibles et montant à 430 par mimute. ;

On lui donna à son entrée 20 gouîtes de laudanum; on appliqna des sangeues et ot administra une goutte d'huile de eroton répétée jusqu'a trois fois, de 4 en 4 heures, À la troisiéque il y eut : copieuses déjections ; le pouls redevint sen-i ble au poignet. Le troisième jour 1Ù prraisssit micux; ane seule goutte d'huile de crotou suffit pour obtenir trois selles ; l'appétit se montra, et oh permit un | ex d'arrowrool. Le quatrième, l'huile de croton eut le même succès , mais Les forces défaillirent , et le malade mourut 4 jours et 44 heures après l'ac.ident.

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