LUXATION DU FÉMUR EN HAUT LT EN AVANT
S'il règne encore tant de vague sur certaines affections du système osseux , C'est surtout par le défaut d'observations exactes et en nombre suffisant. Tous ceux qui se sont occupés de cette malière ont reconnu ectie disette extraordinaire de faits. C'est done remplir ure véritable
ker, et l'on décida que le cas était favorable pour tenter la réduction. En consé- |'lon , 1
quence je mis ce projet à exécution, aidé de mou collègue le docteur Hayward.
l'animal ne nourrit pas, reste caché dans un sillon situé sur les par.
ties la et postérieures du ventre; que lorsque l'auimsl nourrit ; l'aréole du
térales
Le malade fut mis dans un bain chaud one heure avaut l'opération, et durant ce ||mamelon est très-distincte ; qu'on vaut au ceutre une sorte de tétine formant an temps on lui administra de petites doses d'une solution de tartre stibié , mais sans || bouton aplati; que ce bouton est percé dans son centre d'un trou qui mène à un
aucun effet sible du bord de la table
prétiable. Puis on le coucha sur une table , le plus rapproché pos- ||rasal parlieulier dans lequel vienuent aboutir les cansux galaciophéres on lacti-
| * dant au côté droit. Un lec bien rembourré fut passé par- dessus l'aine droite , dirigé abliquement ea dehors et assujetti, à l'aide || d'une corde, à un anneau disposé à trois pieds au-dessous du nireau de la table, Un autre lac fut serré avec précsulion.su-dessns du genou , dirigé obliquemeat en dedans . et assujéti , à l'aide d'une corde, à un annesu placé à trois où quatre
\fères, comme dans une sorte de réservoir que Ruisch désigne aunsi : Ductus sul-
leatus et rnsularis in ubere balæna.
“ Ainsi, nous pouvons dire à l'Académie que les cétaeés ont des mamelles: jan'il ÿ a chez eux une glande mammaire, d'où proviennent des conduilé Jactifères qui aboutissent à un sous particulier, lequel correspoud an centre dun miamelon
pieds au-dessus de niveau du malade, de manière que le membre luxé croi- |iplacé lui-mime au milieu d'une arvole cireulaire de tissu érértile et vasculaire
situa peu le membre sain. Puis on attacha les poulies , et l'on fit une extension lqui fait saillie hors de la fente mammaire dans les femelles qui nourrissent leurs modérée et graduée, Darant l'esteosion on ouvrit la veine au bras gauche , et on |'pétits.
laissa le sang couler jusqu'a ce que le pouls fât réduit à une dépression aussi forte
mettait. À la longue le malade tomba en défaillance et eut |! des vomissemens. L'extension fut continuée sans relâche dur nt 40 minutes. Le |: membre avait recouvré une longueur égale à celle de l'autre ; cependant aucune
que la prudence le
2 purs de réduction ne se manifestait. Alors, faisant placer une serviette rourpar-dessus Le bord supérieur du membre . je saisis La jambe , et la Réchissant autant que possible sur La cuisse , je poussai Le genon eo haut et en dehors dans la
direction de la tête de l'os, qui fut ainsi senublement bougée de sa place. Uoë
gnée de la plus grande flexion possible la tête de l'as, tira értte dernière de
répétition de la même manœuvre, accon du fémer sur le bassin dans La Sreciee de sa posilion, et la repleçs dans sa cavité svec an brait senuble et un choc qui fut perçu par le malade et par Les amistans qui se trouvaient pres de lui.
Les sccidens consécutifs furent légers, et au bont de onze joues le malade qut-
ta l'hôpital parfaitement guéri et marchant sons inrommodité,
« Daos trois autres cas de la même espèce de luxation, qui se sont offerts dans les deux ou trois dernières années, la réduction a été opérée dans Se cas par une manœuvre différente après l'application des poulies.
marque de sir A. Cooper, « que, dans des cas semblables, on peut recourir avantageusement à divers modes d'opération. » Davs un de ces cas, la luxation datait d'une semaine ; les poulies et d'autres moyens avaient été infructueusement essayés, On plaça le malade sur le côté, Le docteur Fisher, à qui appartenait ce malade, plaça une serviette roulée sur le côté interne . membre , et tira sur elle en la passant par-dessus ses épaules. Durant cette traction, je saisis le pied , et Ini tmprimant une forte rotation en dehors, la luxation se trouva réduite. Dans un autre cas qui s'offrit à l'hôpital , le membre après l'extension fut ramené presqu'à angle droit sur le tronc, et l'extension pratiquée
ns cette direction fut promptement suivie du retour de l'os dans sa cavité. Toutefois, dans ce cas , je crois que la rotalion fut plus efficace que l'extension transversale.
» Le dernier cas arriva à Plymouth, et eut pour témoins les docteurs Hayward, Mackie et Wazmer, qui m'aidérent pour la réduction. L'extension ayant eu lieu durant vingt où trente minutes , je priai le docteur Hayward de faire tourner la jambe en dehors. Alors l'eunpoiguant au-dessous du genou , j'imprimai au membre un mouvement de rotation et d'abduction, et l'os rentra aisément dans sa cavité.
» Dans les luxations du fémur sur le cadavre, j'ai noté que , de même que le membre sprès la division partielle des ligamens peut rarement se déplacer sans un mouvement de rotation, de même la ré-
duetion peut à peine jamais se faire si elle n'est facilitée par un semblable mouvement, » *
TRAVAUX ACADÉMIQUES
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance ou 7 avait 1834, — M. Duméril, au nom de la commission chargée d'examiner les pièces anatomiques adressées par M. Lemaoot , et les divert domt relatifs au mode d'alimentation des jeunes cétacés , fait le rapport suivan :
.« La commission nommée par l'Académie, se composant de MM. Geoffray-S1.- Hilaire , de Blainville, Dumas, Cuvier et de M. Duméril, MM. Geoffroy et de Blainville n'ont pas cru devoir assister à l'examen, Ainsi, le rapport ei seule. ment l'expression de ce que les trois autres commissaires ont pa voir dans cvs dé bris, qui étsot malheureusement restes pendant plus d'un mois dans un baril avec ile l'eau salée , ont été présentés dans une sorte de décomposition putride.
» Quoique ces parties eussent été tranchées pour ninsi dire au hasard, pour: |
sui le rapporteur, et quoique {a glande mammaire ait été ca grande partie soustraité à nos investigations, nous avons reconnue en effet les Organes génitnis exteroes des deux femelles, peu développés dans l'une, mais provenant chez Fantre d'une mère qui nour:issait, et dans au-debors.
» Nous ÿ avons observé toutes les parties que notre confrère, M Goffror, a décrites dans s09 dernier mémoire, et dont nous avon t bonnes figures dans la description du Tréor anato et nous ponrons donr déclarer du 24 cars dernier, que les
qui , ajoute l’auteur, m'a rappelé en mémoire la re- ||
aquelle les mamelles étaient très-apparentes !|froid sur le se
# retrouvé depuis de très- rique par et en glycérine mique de Frédéric Raisch , |! e P-
A sine que l'a fait M. Gcoffrov, dans la séance teelte substavre comme formée par un atome de giscérine auhvdre et un atome Cétacés ont de véritubles mamrelles, dont le mame ld'acide stéarique anlas dre
m Voilà les faits que vos commissaires ont vérifiés; ils ajouteront que toute celte organisation les porte à éroire qu'il se séervre Da un véritable lit, mais qu'ils ignorent encore comment s'opère la succion, où plutôt la inanitre dont le pelit cétacé reçoit le lait de sa mère.
“ Nous avons l'honneur de proposer à l'Académie d'adresser s1s remerciemens à M. Lemaout pour l'empressement qu'il à mis à lui faire parvenir des objets qui pouvaient virement lintéresser , d'après Les discussions qui s'étaient élevées dans son sein, Nous proposons également de faire savoir à M. fe ministre de La marine que l'Académie à reçu avec reconnaissance les pières anatesmiques qu'il a bien voulu lui transmettre, quoique, par un malentendu qu'elle regrette, ces objets lui sujent parvenus dans un etat fâchets d'altération. «
Ces ronclosions sont adoptées.
M. Geoffroy, après la lecture du rapport , prend la parole et fait remarquer que, luen que quelques anatornistes modernes aient faut sur es organes des cela. cés des observations.précieuses , les conséquences qu'on en pouvait déiluire n°étient réellement pas entrées dans la sience; que les idées qn'on avait sur le mode d'alimentation des jeunes étaient la continaation «Prices émises fort anciennemeot par des juges incompétens en pareille question. Ces idces, dit-il, manquaient d'exaculude, comme je n'ai pu manquer de Le reconnaitre en considéront les conditions dans lesquelles éta ent placés ces animaux, qu'on voulait à tort assimiler en tout aux mammifères terrestres, Ne pouvant, malgré lois mes efforts, obtenir les puces nécessaires poor réformer, d'après one observation directe , ce » y avait d'inexsct dans ces assertions, j'a dû, en parlant des conditions d'habitat, déduire celles d'organisation, tant pour la mère que pour le petit , et par suite la fonction. Quand enfin, après une année d'attente. les pièces me sont arrivées , j'ai vu confrmér mes prévisions et consisté une différente d'organisation qui ne peut manquer d'en entrainer également dans bi fonction.
M. de Blainville prend la parole, et afin d'éclairer, dit il, l'Académie sar le point relativement auquel les commissaires, dans leur rapport, n'ont pas cru omoir se prononcer, 3 lit une lettre écrite par M. Chauvin , oflcier de santé à pa d'un bâtiment balcinier, fe Courrier des Indes, bilimeut qui partit du Havre à ls Gn de fevrier 41882, était allé faire la pêche dans unedies baies où les baleines ont coutume de se remdre pour metiré Das, et où elles restent jusqu'a ee
ne le temps de la lactation pour les petits soit passé. Neuf baleines furent prises ans cette saison ; toutes pourrissaient Leurs pe tits, qui viaient lungs de 145 à 48 pieds, c'est-à-dice da liers de la grandeur de l'adulte.
On vorait ces bsleines joure avec leurs petits, L< balançant avec adresse sor eur quene, et Les faisant quelquefois sauter en l'air de maniere à ce qu'ils rutombassent dans l'eau au devant de leur tête,
Le petit suivait constamment sa mère; 1l ne sen écartail pas pendant ai même après la coplure, ct lorsque la mère était aimarrée Le long du bord du bâtiment , il tournait autour d'elle, se précipitait sur la tétine, qu'il quittait au bout d'un mament pour tenir la sais r de nouveau avec la m'me avidié, IL contiauait ses mouvenens, même Jorsque la bte amarrée était déja morte depuis quatre on leinq heures, 44 ces sigors d'affection touchaient assez Les malelots pour que sourent ils aient manifesté Le désir d'abréger les mises du petit dont la mort de- | sait nécessairement étre la suite de celle de s3 mere. Sur meuf haleines qui unt été peies, hirit ont présente la réprtition de evtte scète , dont ont té témoins les trente-sept personnes qui étaient à sord du bâtiment.
Les manvlles de a baleice, poursuit M. Chauvin, ne sont pas srrondies ,
comme on l'avait prétendu, mais de forme viliptique. Le manirlon est aplati. Le petit. pour Le saisir, se place perpendiculairement à la direction de La mère, LV Le Üaide cunteni dans es noamelles , et qui sx trouve en shoodonce, est du lait dant Les personnes de l'équipage ont fat souvent usuge: avec feur café ; its obtenant en comprimant ua morcua de la glande, qui est très volumineuse. Ce Vait se méle avec l'eau de La mer, Quant à La substance visqueuse qu'on dit Botter à la surface dans les parages où l'on prend des halenes, et qu'on avait représentée comme pouvant étre sécretée par la nouernure du petit ; elle a été vue pat M. Chauvin, qui la donne pour le feai d'un poitso 1 de la taille du hsreng, et dit qu'elle forme partie de la nourriture de: baleines , tant des adultes que des jeunes, passé l'âge de Ba lactation, | .
ML. Duméril fait, en son nom et velui de M, Frédérx Cuvier, nn rapport sur un ouvrage intitulé Histoire naturelle des crustacés. par M, Milne-Edwards, professeur d'histoire naturelle au collége de Henri TV
M. Duras Cat, en son nom et celui db M, Chevreul , un rappottl sur un mémoire de M. Lesanu , iotitulé Observations chimiques sur les corps gras,
Après avoir retracé britrement les recherches de M, Chevreul sur la saponifcation, et rappelé que ce chimiste, tout en croyant à la possibilité d'obtenir pures la séarine et l'oléine, n'était pas cependant parvenu à les isoler complétement lune de l'autre, dit comment M. Lecsnu est arrivé à démnntrer ce qui n'était avant fui que pralable. La stéarine pure s'oblient en épuisant l'action de l'étluwr M; le réside est de la stéarine pure. Le saif de motiton ea contient un cinquieme de son poids.
Le produit ainsi obtenu , saamis à ls mapouilication , se convertit en acide stéare, sans aucune trace d'acide obrique.
anslise de la steariné qurre , permet de se représenter
La formule déduire de
En considérant le glycérine comme une base , son oxigène est à celui de l'acide de la morphine dans cette circonstance est-elle favorisée par la soude que contient dans le rapport de 2 : 5. comme dans tous les siéarates neutres. . l'exsudation séreuse du rési*atoire ? Sur les personnes qui étaient soumises à l'ac- Dans l'acte de la saponiGcation , la stéarine Gxe deux atomes d'eau qui se re-||tion de l'acétate et du muriate de morphine , les phénomènes cérébraux étaient trouvent , l'un dans l'acide stésrique et l'autre dans La glycérine, trés-pronoucés ; Il y eut des étourdissemens très-forts, un engourdissement qui Outre la stésrine jure, M. Lecanu a fait connaître un autre prodeit qui semble || dura long-temps , un assoupissement prolongé et des vomissemens, promettre la margarine pure. Il est à désirer, dit de rapporteur, que des expérien-| L'opération de la codéise ne diffère moins de celle de la phine quand ces plus complètes viennent lever les doutes que l'auteur conserve encore à ret/on administre ces deux substances à l'intérieur. La codéine fait habituellement égard. Cependont, tout eu engageant l'auteur à poursuivre ses recherches, les | naître ane douce chaleur qui se répand dans l'épigastre , dans la poitrine et dans commissaires proposeal, pour le mémoire qui fait l'objet de leur rapport, l'inser- {l'abdomen ; puis vient le sommeil, que M. Barbier est porté à regarder comme tion au ecneil des savans étrangers. un effet de la modification que la codéine fait éprouver aux plexus nerveux du Ces conclusions sont adoptées. grand sympathique.
Toujours le sommeil de la codéine a un caractère qui lui est propre : il est très différent de celui que provoque La morphine et les sels de morphine, Réveillés au milicu de leur summeil , les malades qui ont pris de la codéine ont l'encéphale parfaitement libre; ils soût gais, causeurs ; ils ont une figure ouverte , rose, An contraire , les pérsonnes qui sont sous l'influence de la morphine ont la tête lourde , Les paupuères pesantes, une certuine pâleur ; ils se plaignent d'en- | gourdissement, de vertiges, d'accablement. M. Barbier pense que l'on di-tingue
: 2 + il a extrait de Ja | facilement le matin les mnlades qui font usage de la codéine de ceux suquels on a digitale pourprée un nouvel abcali, auquel il donne le nom de digitaline ; il est pur, adeinistré de la morphive. M. Barbier appelle l'attention des observateurs sur trés-blanc, trés-soluble, d'une saveur âcre ; 1 ne donne pas d'autrrs renseigne. lune vivacité particulière que la codéine donne aux yeux, et qui pourrait aussi mens. MM. Orfila, Rulier et Snubeirau sont chargés d'en demander à l'auteur et | tenir à l'action de cette substance sur Les nerfs du système gaugtionaire. de faire un rapport sur ce nouveau produit, | M. Barbier a souvent réussi à guérir des maux d'estomac avec la codéine, Sou-
M. Pionnt demande li parole à l'occasion du procès-verbal. Il ne pense pos || vent aussi celte substance ne produisait pas de bien. NH lai parait évident que l'on qu'aucune des csuses allégutes par M, Villermé , pour expliquer la plus grande |! confond sous ce titre bien des affections dont la cause et l'origine ne sont pas les mortalité du choléra dans certains quartiers, patisse en rendre sufBsaument comp. | mêmes. La codéine ne réussit pas quand il y a un travail de mama sur La memte. Par excaiple, M. Villermé en a acensé en partie les habitudes immarales, 11 || brane muqueuse gastrique ; les malades se plaiguent alors de son action ; ils n’en peut y avoir dans les lagemens du dermier ordre , chez les logeurs à la nuit, plus] veuleat pas continuer l'emploi, La codéine ne convient pas davantage quand il y d'immoralite que dans Les grands hôtels ; mois on ne saura t établir cette diffe. a des ulcérations dans l'estomac; mais lorsque les accidens dout se plaint le marence eutre les maisons garnies des classes supérivures et crlles des classes | lade tiennent seulement à us état morbide des plexus nerveux de l'épigastre , la mojenurs, ct cependant là mortalité y a été très-différente. D'après les faits lvodéine des fait sûrement disparaitre. ob<ervés à Bivètre , où le choléra à successivement diminéé dans quatre parties dé À M. Barbier cite l'observation d'une femme qui, depuis neuf semaines , était l'établisæment à mesure qu'on onvrait les fenêtres des salles; d'après d'autres {tourmentée d'anxidtés épigestri . de douleurs gastro-spinales, qui arriva à faits recuvitlis par M. Dubois d'Amiens, dans l'étude d'une épidémie restreinte à! l'Hôtel-Dieu dans un état d'accablement avec plaintes, soupirs , pouls petit, irreune petite localité, M. Piorry conclut que la cause priocipale de la mortalité plas gulier, vomissemens. Ls codéine la soulages aussitôt après son administration : grande du choléra , celle qui donne à toutes les épidémirs un cachet typhoide, |en trois jours sa santé se rétablit. M. Barbier pourrait citer plusieurs observations
ACADÉMIE DE MÉDECINE
Séasce pv 45 avai. == Présrdence de M, Boutar.
M. Lancelot, pharmacien à Chatillon , écrit à l'Académie
c'est l'habitation daus de très-petits appartemens, M. Gréseac a la parole nour ua autre objet. L'Académie à réelé les conclu. sions de s vommission sur
des pois de M. Frigéria; mais elle n'a rien sdonté et||la dési
où l'action de la codéine fut aussi remarquable. M. Barbier pense que celte maladie mérite un nom particulier : il propase de sous le Utre de plecto-neuralgie , qui ne préjuge pas la ualure de la
cependant elle doit une répanse au ministre qui l'a consultée. L'oratrur en propose f condition morbide où se trouvent alors les plenus nerveux, qui exprime senlement une ainsi conçue : n L'Académie, après aroir oui deux re et pris connais À le caractère Le plas saillant de cette sffection. Le]
sance des formules des pois de M. Frigrio, a trouvé ces formules si bizarrement
M. Barbier Lermine par rappeler l'importance du système des nerfs ganglio-
compliquées, que, par cela seul, et quoiqu'il soit bien avéré que ces pais n'agis- | naires ; 11 pense que l'état morbide des plexus nerveux s'exprime suriout par ue sent que par Le vernis qui les recouvre, et encore que les faits observés par la | altération spéciale des traits de La figure. Quand, dans une paeumouite, dans use
commission démontrent que ces pois peuvent étre utilement employés, el pas cru devoir aibopter les cunclasions de sa conamission. » (Mormures.)
n'a périlouite, etc. , la Ggure se décompose , c'est que les plesus du nerf grand sym-
pathique passent à une condition morbide, et le danger devient pressant, Dans Le
M. Lovinsar. Je n'ai point mé l'action de ces pois; mais j'ai dit et je pense | début d'une fièvre, la Ggure altérée du malade est du plus mauvais augure par la eocore que pour deduire uoc cuncluson bien fondée, il aurait fallu faire des es- ! même raison. M. Barbier foit des vœux pour que, daus la pathologie comme dans sais comparaufs avec les pois de compoution amalogues, «1 même plus simples, À l'observation des cffcts des médivamvas, on accorde aux nerfs du système ganglio-
que lon trouve dans la pherniacopée de Bade , dans celle de Saxe, dans La Biblio?
thèque phrmaccatique de Manget, H y en a la de verts, de rouges, de bleus; il Yen a pour tous les goûts et de toutes lescouleurs. (On rit.) Si les pois nouveaux s'étaient montrés supérieurs aux anciens, il eût fallu le dire: mars je rappellera que M. Frigério songe à subsliluer ses pois aux pois d'ins; et que ce suût précisément les poids d'inis dont la sopérionité reronoue par les praticiens, et suriout la propriété qu'ils ont de se gonller, ont fait tomber dons Foubli kes pois de composition. (L'ordre du jour! }
MM, Goënean et Gérardin parlent contre l'ordre de jour. M. Adelon est d'avis de renvoyer la matière à une commission nouvelle pour formuler une réponse su ministre ; 5l y a des précédens où l'Académie en à agi ainss. La discussion s'échauffe ei se prolonge ou oilieu du beuit. Une foule de membres demandent à plusieurs reprises l'ordre du joue.
M, Descenerres, Nous avons déjà beaucouf perdu de temps à cette discussion, et nous allons en perdre encore besucoup Quel est donc en définitive le point en question? Le voici : l'Academie u {elle décidé sur cet objet ou von? Eh bien, il me semble pour ma part, je ne sais sije me lrompe, que nous savons en effet dé. cidé , et que nous avons repoussé el le rapport et la préparation ensemble, (Très. bien ! } S'ilest sinsi, il ne reste qu'à formuler cette decision; c'est de quoi je suis
peo en peine. On la rédigera; on y metira des fnemes qui se trouvent toujours prise troublée par du prurit aux narines et des diarrhées Lulle commençs à maigrir ; d survit de la toux , des crachats fetides et ssDguirro-
sous la plume des secrétaires {on rit}; eton l'enverra au ministre. D'une autre part, quand tant de fois et de tous les côtés de l'Académie, on réclame avec tant d'instance l'ordre du jour, il est du devoir du président de mettre aux voix l'ordre du jour. (Trés-bieo ! appuyé! } Si Fordre du jour est adopté il s° ra clie que l'Académie persiste dans s2 première décision , ct le buresu sera chargé de la rédaction. {Appasé !}
L'ordre du jour est mis aus voix et ailopté à une grande majorité.
M. Faasçois annonce que M. Gasc est rétabli el pourra sous peu de jours partir pour La campagie.
SCA LA CODÉINE EMPLOLÉE À L'EXTÉNIEUR ET À L'inTénir tn, M. Bannien . d'Amiens, présent à la séance, donne connaissance à l'Acadé. |
mie de nouvelles observations qu'il a fuites sur les proprittés médicinales de Ja rudéine. Il a surtout cherché à comparer les #ffets de cette substance avec crux
naire l'intérét qu'ils méritent.
RAPPORT SUN DES OBSERVATIONS CLINIQUES PE M. Govriz , médecin à Nemours, par M. Ménar.
Ces observations sut au nombre de six, La première concerne un officier qui, après une gastrite, éprouva de la céphalalgie et fut enfin atteint d'une affection cérébrale. Il en est resulté une bénuplègie ; le pouls est à 45 où 50 pulsations ; La mémoire est perdue et la parole sussi. Seulement, quand le malade est fortement en colère, il parvient à profvrce un gros juron,
Les deux suivantes sont des uéphrites doubles , terminées par la mort le septième et le neuvième jour, La première avait eu Leu chez une femme , à la suite d'une ebute de cheval. Dès le premier jour, il y eut absence complète de sécrétion urinaire, des vomissemens, des lypothynnes, ete. ; al n°y eut chez l'une et chez l'autre ni sucur ni odeur offrant le caractère urineux.
Deus autres sont des exemples de ténias traités avec succès par l'écorce de gremadier , mais avec des circonstances remarquables, Chez le premuer, l'épilepsie coeristait avec le ténia et fut guérie par le même remède Le second succès ent lieu chez one dame de 34 ans qui avait long-temps joui d'une santé excellente , à ssagères. Tout à coup
lens; Le pouls était à 150 pulsations. L'éjection d'une portion de ténia engages à recourir à l'écorce de gremadier, Tous les symptômes disparurent après l'évacuation du ver, et depuis dis ans la guérison ne s'est point démentie,
La sisième obervation concerne la sœur da malade atteint à La fois d'épilepsie et de ténia, Cetle femme a des mouvemens convulsifs du bras coexistant ausss avec le ver sobtaire, L'auteur espère la guérir avec l'écorce de grenadier.
La commission conclut au dépôt de ces observations dans les archives et à
L'inseniption de M. Goupil sur la liste des cendidats aux places de correspondans ;— Adupté,
ATCRE CES SUN LA FORMATION ET LA NATURE DE4 TUBERCULES CHEZ L'hOmme, par M. Kuux, médecin à Niederbroun. — Rapport par M. Brescher.
Les opiaions ont beaucoup varié sur la nature et la formation des tubercules.
de la morphine et des «els de morphine, Quatre plaies récentes de vésicatoires || Les uns les ont regsrdés comme un résultat de l'inflammation ; d'autres les ont sersirent à des applications endermiques. 1 mit 4 grains de codéine sur la pre-l'ativibais à on travail spécial non inflammatoire ; enfin quelques-uns ont cru voir auère , 2 grains de morphine pure sur ls seconde, 2 grains d'avétate de fac ré Len eux des animaux parasites de cefle famille à laquelle M. Bors St-Vincent à dansur Va troisième, 2 grains de muriate de morphine sûr la quatrième. L'indivedu { mé ke nom de psyehodiuires. M. Kühn adopte cette dernière opinion. Suivant bui qui avait reçu la codée éprouva sur le lieu de l'application quelques picotemens Îles tubercubes ont été dans l'origine des acéphalotysies; et la tuberoulisation . qui cessèrent bientôt: mais il ne ressentit ancun autre effet: aucun phéaomène expression qui lui appartient , ne serait que ke résultat de la destruction de ces ne se manifesta du côté de la tête, Le srcond se plaigot de vertiges, de hour. ! parasites.
doonemens d'oreilles, d'accablement , de nausées , de somnolunce, L'absorptiun] C'est dans le pramon que l'auteur a cru devoir étudier leur développement ; il
plus pet: : CRE à tite inhombrable de petits globules alhuasmeux , tenant l'un à l'autre par des filamiens hyalins. le tout enveloppé d'un sorte d'atmosphère de muvas, Les Ggu res jointes par M. Kilhn à son mémoire, rendeot trés-bien dtte description.
En résumé . les granulations seraient douc nn appareil Glauentenx entouré del
globeles en grand nombres l'analogie est manileste avec bus conte res, les moisissures. ele, Sans douté ce rapprochement ne saurait Équivaloir à une demonsteation : toutefors, dit M. le rapporteur, ves idres méritent toute l'attention des ohservateurs: en eflet , elles mettent à la fais sur la voie d'une nonvelle théonic et d'ane classe d'êtres téate nouvelle et qui n'était point soupçounée. P'atlleurs ec n'est pas là tout le mémoire , et nl contient d'autres Éaits egalement pleins d'intérét. |
Si l'on examine avec-toën les gramubstions, ou en voit un grand nombre deve. mir opaques en divers points; d'autres, qui sont déj opaques à moite:; d'antres qui be sont téet-h-fait. Ces obervations sont Hn drgument puisant conire eux qui rrgarderit cette grannlation comme étrangére à Ja production des taberenules, Da reste. ta tnbercnlistion s'effectue an centre d'abord, et-s'étend du centre à Lu circonférence, Elle se fait par l'abeorption du mucus des graualations, en sorte qu'il n'y reste plas que des globales «1 des file hyalins, Cette tuberculisation des granulétions £e fait plus fciemennt chez certains sujets que chez d'autres : chez quelques-ans , elles persistent, et'peuvent mème obstruer les poumons+t amener la mort avant de se tuberculiser.
AL. Kb à exanviné comperatirement les erachais au microscope, En en siparaat des globales qui nagement duns leur substance, il es trotuiva composés de ëls hyalins , ét des petites boukes visqneuses dnduites de mnens: en sorte qu'il y à une ressemblance frappaute entre la structure de ces corps nagéant dlous les crachats, et culle des granulations grites.
L'autctir conclut de tous ces faits : 4° qne les éranvlations pulmonaires int composées de glolnites et de fils hyalins enduits de mucus: 2° qu'elles sont compsribles aux psrasites extérients: 3° qu'elles péuvrot se tuberraliser, quoique cette terminaison ne soit pas force et nécessaire ; 4° que la tax reulisation se fait per l'abéorpitian da muweus; 5° qu'on retroute dsos Les crachets les élemens de “es granulalions. |
Las commistion accorde de grands éloges à Panteur de ect mtérrssont mémire (4) ét propose d'inscrire son mot sur la bte îles candidats aux places de chrrespobdans , et d'insérer son mémoire daus les fasricules de l'Acsdémue.
M, Caarec fait observer que ce sujet est's important ef l'Acadéque à si rarement oecasion de discnter des emestions de cette portée, qu'il convient d'ajonruvt Ja discussion à ls séance prochaine, — M, Lisfranc regretté que l'auteur se suit borné à étudier Lo formation des tnberenies dans les poucwns M. Bouillaud ajoute que s'i les eût étidiées dans d'autres organes, d nekes aurait pes attributs aux gratolations, qu'on ne rencontre qme darts les ponmons pe une courte réponse de M. Rréschet, la discussion est ajouemée à mardi prochain ; et
comme l'anditoire était Cort peu nomlbireux , M. le secrétaire perp tel est chargé | de mettre dans le procès-terhal une ænaliée de ré méme, alis que les sembres ||
son présent à 1 lecture puissent prendre port à la discussion. La séance est levée à 5 heures et quort,
CORRESPONDANCE MEDICALE