POUR LA CHAIRE DE CLINIQUE D'ACCOUCHEMENS
(1* Article. }
La première séance de ce concours a eu lieu le jeudi 10 avril ; mais ce n'a été qu'une séance prélimiaaire, consicrée sculement à reconnaitre les can‘lidats inscrits et à fixer l'ordre des épreuves. M. Hatin s'est retiré; M. Colombe, inscrit un jour trop tard ,a été cepeadant mairies sur la liste de l'aveu unanime des autres conrurrens. Les compétiteurs sont donc au nombre de cinq : MM. Baudeloc ue neveu, Batignan, Colombe, Paul Dubois et Velpezu. Les pnyes sont pour la Faculié : M. Moreau , président: MM. Gerdy et Dupmstren; M. Cruseilhier , s'étant trouvé malade dès La seconde séance, a été remplacé pour tonte la durée du concours par M. Bérard, sappléant. Les juges nommés par l'Académie de médecine sont, comme sous l'avons déjà dit, MM. Capurow, Lebreton et Yilleneuve.
snt sur l'écrivain qu'elles portent, mais sur la mé-
C'est lundi, 44 avril, que la lotte a commencé, La première épreuve est une leçon clinique. Chaque candidat tire au sort deux femmes parmis un certain nombre choisies par le jury à la Maternité ; il a une demi-heure pour les interroger; les réglemens du coucours e lui permettent pas de recueillir ke renseignemens près d'une autre personne. Le temps accordé pour cet examen élant écoulé, le jury et les candidats reviennent à la Faculté, et Jà se fait la leçon pour laquelle il est'accordé une heure, Cette nécessité de prendre les femmes qui seront le sujet des leçons à la Maternité dont M. Paul Dubois est médecin, aurait offert à ce candidat un avantage notable sur ses adversaires ; mais il a déclaré y renoncer ; et dès buit jours avant l'ouverture du concours , il a suspendu son service à la Materuité,
Ces leçons cliniques ont an cachet particulier , et un intérét besucoup | ms puissant que les leçons de concours ordinaires, Mans celle-ci, Le sujet étant donné , le plus souvent il se trouve que Le jury a choësi une grande queslion de pæthologre , trop heureux si l'on n'y ajoute pas, comme eula est arrivé récemment, de l'anatomie et de la physiologie, D'une part alors l'orateur, renfermé dans son
et ,est obligé, pour Le traiter complétement, de rappeler des choses unirersellemeat connues et aussi fastidieuses à répéter qu'à entendre; d'autre part, pressé par le temps , il peut à peine toucher les sommités de la matière, les dé» Lails lui échappent nécessairement ; et pour peu que le sujet soit étendu, La leçon la mieux faite courra toujours le risque d'être trop superficielle. 1 n'en va point ainsi dans une leçon clinique; là dèsles premiers mots l'attention est excitée l'ipréve ; si le hasard a ren servi l'orateur , des faits intéressaus donneront à des déductions importantes; si par malbeur les faits sont connus, il faut qu'il sache en faire valoir les détails, les rattacher à quelque question moins rétrécie ; il faut , en un mot, liver de son propre génic assez de ressources pour fournir celle longue carrière d'une improvisation d'une heure. Ces mous expliqueront déjà l'affluence d'élèves qui se portent à ce concours ; une autre cause toute spétiale ajoute encore à l'intérét de ceite solennité; c'est qu'on traite là une matière toute neuve; c'est que c'esl (a première fois que l'amphithéätre de la Faculté écoute des leçons cliniques d'accouchensens.
Scance du 44 avril, — M, Bazicxan.
M. Barignan a parlé le premier, Un léger incident # marqué cette épreuve ; le candidat s'est plaint publiquement que M. le président du concours l'avait interrompu daus les questions qu'il adressait à ses malades. Nous ne sommes point en position d'apprécier la valeur de cette sllégation , à laquelle d'ailleurs M, Moreau a répondu une mamère trés-convenable.
La première malade esaminée par M, Barignan, ést une femme de Va Campagne, forte , pléthorique, ayant déjà eu trous accouchemens tous très-naturels, Elle se dit enceinte de huit mois. M. Dazignan examiné tour à lour les signes de la grosée €; ila obtenu le ballottement , qui ne laisse aucun doute sur Le diagnostic principal ; mais est-il vrai que La grossesse soit aussi avancée que la ferme l'indique? M.Ba- Hignan en doute, par les raisons suivantes
Le col utérin est long, conique, dur et épais à «x parlie moyenge, ramolli seulement un peu à sa base ; et be fond de ja mainice est à peu près au niveau de l'omble, ou à péiné un travers de doigt au-dessus. D'après ces circonstances sta tenant compte accoucbhemens qui ont déjà eu lieu, M. Barignan estime que la
ossesse est à 7 mois et demi au plus. La femme dit bien que ses caleols ne l'ont jamais trompée; que ses régles lui manquent depuis 8 mois ; mais cela ne saurait srevir de preuve , car si une femme conçoit quelques jours avant ses règles , on conçoit qu'elle peut les voir manquer buit foistn muins de 7 mois et demi.
Du reste l'état du col sert bien moins à constater Ja date précise de la grossesce, qu'à presumer l'époque de l'accouchement. La durée de la gestation est ordinaire. ment de 9 mois; mais on sait ufr vads sesses octiestres et seplirnestres, Or si l'on admet, ce qui est probable, qu'il faille en général au col utério le même espace de temps pour se ramollir, il s'ensuirra que le eol devra présenter le mime degré de ramollissement à 5 mais dans Les grossesses septimestres , qu'à 7 mois dans les grossesses nonimestres. Ceité idée est certainement fort ingénieuse ; malheureusement M. Baziguan lui-même à déclaré qu'il ne la donnait que comme une hypothèse.
ve total, il présume que cette femme a encore d'un mois à six semaines à aller ; et appuie sur cette idée, que ce n'est pas tant la longaeur du col quilui fait porter ce pronostic , que La dureté de la partie moyenne et le ramollissement borné encor à la base,
La seconde malade eat une femme de 28 ans, primipare; elle a eu ane grossesse très-pénible, et sur La Gn une pleurésie très-forte , accompagnée même de crachemes de sang, qui a esigé nn vigoureus traitement antiphlogis'ique, 1 y28 jours qu'il à Fallu lui appliquer encore 26 sangsues sur ke côté. Aujourd'hui Les symptôsue thoratiques out disparu; depuis 30 heures Les douleurs de l'enfuntement ont commencé, L'enfant présente la tête; M. Basignan n'a pu reconnaitre en quelle position, mais comme la tête esl cacore au-dessus des pubis, cétie partie du disggostie «st indifférente,
Le col présente ici un caractère dé qui aurait su pent être, dit l'orateur, pour me faire deviner que la lemme est primipare; ilest au centre , narfaitement arrondi, amuinci jasqu'à l'épaisseur de trois à quatre feuilles de paper, et sans altération dans s3 circonféreure, spévialement à droite et à gauche,
Le travail est en grnéral très-long chez les primipares : il en est cependant quelquesnnes qui parsissent faire exception à cette règle. Ceci vient de ce que quelquefois Ja matrice se contracte et réagit sur son col sans douleurs perceplibles: ce n'est que quand le travail est déja très avancé que La feinme commence à se plaindre ; et comme on me fait dater le travail que de ce moment, va doit vlors le trouver plus prompt qu'à l'ordinaire.
Caite femme eric fortement durant ses douleurs, M. Bazignan n'approuve point qu'on La laisse masi épuiser ses forces en cris inatiles. En Thèse générale , il importe que Ja femme rutience ses cris autant que passible, les efforts en seront plus vigoureux ; foais dans Le cas particulier dont il s'agit, la femme relévant d'une grave affection de la poitrine, il y à ua grand danger de rechute à craindre; d'an- Lnt plus que les cris qu'elle pousse ne sont point articulés, mais partent uniquement do larynx. Que faire dans une telle circonstance? recommander à la femme de pousser avec énergie, et las faire serrer um mouchoir entre les dents.
M. Batignan examine ensuite une des érentualités de l'accouchement par la tête,
CE ac * L —. —
de sa carrière, si l'on en croit le temoignage de ss compalriotes, Je l'ai vu employer et je l'ai employé moi-même, dit M. Velpeau, et j'ai cru voir eo effet des effets satisfaisans ; mais je dois faire sci l'aveg que rico n'est plus difbcile que de distinguer si les effets sout réellement des au remède." Ainsi à l'hospive de la Faculte, dans ane épidém'e qui Gt périr 54 femmessur {00 arcouchée, celles qui prirent le médicament prescrit suvcombérent ; colles qui n'en prirent pas ecbapyérent, C'est que certaines périténites se jouent pour ainsi dire du pronostic du médecin. Les unes, en apparence trésgraves, cdent quelquefois très-facilement; d'autres poraissaot bien moins intenses , luenl avec une effrayante rapidité, En résumé j'ai va troi- fois M. Bougon recour r à l'ipécacuanhs, et dons ces trois cas la guérisou m'a semblé due à ce remède. w
Pour uue métro-périlonite aussi simple que celle-ci, M, Velpeau n'eül pas recouru à lipécacuanba; il ourait fait une large saignée d'abord, après quoi 1 aurait couvert nes de sangaues, Ce mode d'agir demande aue re dsios. Parmi les affections des membranes, la péri ouite est généralement celle à qui conviennent le mieux Les saignées locales; mais il ne faut pas perdre de vue qu'il s'y jaint ici un caractère parliculier, l'état puerpéral, qui étend l'affection à toute l'économie, et qui, à La lé-ion locale, ajoute une altération générale des Muides. De 1: la nécessité d'une signée préslable , qu'on Fait suivre de sangeues quand la douluur est iaitée à un point de l'abdomen. Si l'ioflammation siége à l'intérieur du bassin , c'est à la vulve qu'il faut mettre les sangsues en grand nombre,
Chaussier associait aux sangenes l'huile de ricin prise à Fintérieur , et réussissait mieux ainsi qu'en employant séparément chacun de ces moyens. D'aprés mon ex-
la sortie du cordov ombilical, Cet accident , selon lui, est mortel pour l'enfant , sartoat chez unc primipare. L'accouchement est en effet toujours plus lent alors. et La tête reste généralement ue heure dacs lexcavation du bæsin, Cest nne heure durant laquelle le cordon sera comprimé , et la circulation suspendue, La vie ne saurait persistur si longelemps. M. Bazignan n'hésite donc pus à aller chercher les pieds, et il cite Baudulocque à l'appui de son opinion. D'autres préférent le forceps; mais pour l'appliquer, il faut prendre Le temps de dilater la vulve, et le danger est trop imonnrnt,
Nous avons eu occusion d'exsminer celte question dans ce journal. Nous demandions alors si la tête marcherait plus vite dans le bassin, parce que Îles pics seraient sortis avant elle , et si l'on n'aurait pas alors deux dangers au leu d'un, le danger de la compression du cordon qui est toujours le méme, el le danger 1ntrinsèque de la version par les pieds. M. Basignan na jknl touché à ces abjections qui gardent conséquemment toute leur force.
M. Barignan parle avec chaleur ; son debut est peut-être un peu trop saccadé. IL a été écouté avec faveur : et malgré La recommandation expresse faite par M. le
ident , au début de la sésoce , de s'abstenir de toutes marques d'approbation ou d'improbation , plusieurs auditeurs n'out pu retenir leurs applaudissemens,
Séance da 45 avril, — M. VeLreAw,
La première femme examinée par M. Velpeau $tait accouchée depuis quelque temps ; elle n'avait eu que deux jours la Gèvre de lait ; mais alors avaient succédé d'autres symptômes inflammatoires, priocipalement des dauleues de reins à lui arracher des cris, De larges émissions sanguines ont fait disparaitre ces douleurs. Aujourd hui , la femme a la peau sèche, la face rouge, la langue sale, le pouls vif, fréquent et large ; l'abdomen un peu ballonue, quoique non douloureux à la
ression, et un dévoiement qui date de long-teemps et revient à intervalles. Les hies sont laiteuses; la matrice et son col dans un état normal
M. Velpeau pense que les doulurs de reins tenaient à uv uéphrile , mais surtout à nue irritation du tissu cellulaire qui s'étend des ligamens larges jusqu'aux lombes. Aujourd'hui, il y a ane irritalion gastto-intestinale étendué, préparée par unc grossesse pénible et Lourmentée de fréquens vouissemens, ya peu de daoger , La femme étant assez éloignée déjà de l'accouchement pour être hors de l'état puerpéral; c'est donc un eas qui reatre dans le domaine de la pathologie ordivaire,
La seconde a donné lieu à des considérations plus importantes. Célait une femme de 25 ans, constitution pru robuste, chrveus bruns-châtains, déjà accouchée une fois il y a tra s ans. Avant sa preniêre grossesse , elle n'avait jamais été malade; mais l'accouchement , quoique terminé sans instrumens, laissa après lui des suites graves, et la malade fut trois mois avant de reprenilre ses travaux. I parait d'après son récit qu'elle eut alors une péritouite Lès-intense. Depuis , sa santé était toujours restée chuncelante ; elle souffrait à se teur debout et plus encorë en marchant; Pappétit etait perdu. Tous ces symptômes 'accrurent par le fa 1 de sa nourelle grossesse , et de eut en outre des vomissemons. Samedi dérnier, à dix heures du soir, Les douleurs du travail out commencé, fables d'abord, et lorscue eofin elles devicrent plus furtes, il suffit de trois ou quatre douleurs pour terminer l'accouchement.
M. Velpeau insiste sur cette rapidité de l'accouchement qui se relrouve principalement chez Les femmes qui ont déjà été mères. Une dame qui était dans ce cas était en travail depuis vingt-six heures ; M. Velpesu , appelé, constats que la tte était encore au déiroit supéricor, et trouvant les douleurs lentes, il quitia la femme en pronestiquant un délai dé plusieurs heures encore avant l'accouchement. À péine était-il sorti qu'on lui dépécha un exprès qui arriva même chez bu, avant lui, pour l'avertir que l'accouchement se faisait. revint donc, mais tros tard , et l'accouchement avait eu lica dix minutes après son départ,
Pour en revenir à noîre malade, elle a cu de bonnes suites de couches ; la Gèvre de lait a été calmée hier, deuxième jour , et cctte nuit encore à été bonne, Mais ce matin , lout à coup, sans cause connue, ni chagrin éprouvé , ni courant d'air éssuyé, La Emme s'est senlie prise de douleurs assez vives débutant par Thypogastre et s'étendant aux régions iliaques, atec gonflement de cette partie du ventre, quelques envies de vomir, chaleur et Éèvre générales, On lui a donné
de l'ipécaeusaha; elle a vomiet elle a été à la selle, ets quatre heures, lors-$ ésnour du bassin, à la position du fetus et à son état de vie on de mort. Il rap-
qu'elle a été soumise à l'examen, elle était beaucoup mieux; la face était asstz | opte l'opinion de Weéher et de Mme Lachapelle , qui ont pensé que l enr de colorée , couverte de sueur, bonne ai total ; La langue bumide, blanchätre , ui | f ! 4 pensé que l'ampleur de
2, € k : : la face répondait jusqu'a on certain point à l'atupleue du bassin, Il admet ce rap- “ pointillée, mois sans rougeur à la pointe; le pouls pra fréquent, souple; s 6 fc à ele + P ntsligencs nelle ; le pe gimhet d'un large rl à qui Srosit un .. FE gies a mr Cr iv Morin roue ose pa LA sérarrehe ve ler Less d pie eau pr seven V1 L'inclinason de l'abilomen à droite indique que l'enfant est probablement dans pre sm acte” qe RC TÉRCO oi extraordinaire à la vulve ; {13 première position. L'anseuliation en précisant le point qui répond au cœr du — der ENT PTE fwtus , confirme cette idée que le toucher a constatée. M. Colonile a entendu M. Velpeou pense que la mabdie ancienne est une pévitonite, qui a laissé après | aussi Le broit de souffle attribué aux battemuns placentaires. L'enfant est donc vila guérison des adbérences auxquelles on peut fort bien attribuer le malaise per- || se, manent. L'affection qui s'est déclarée depuis ce matin est une métro-pénlomte , | Le col est diloté de manière à offrir ane onverture d'un ponce de dismètre ; ‘et ce qu'on nommait outrefois pér tonite. Celte maladie se complique souvent de ce! moque la femme soit primipare , tout fait présager un accouchement prompt et ramollissement de ls matrice sur lequel l'attention s'est Éxée depuis une quaran-? Le 7 prement | Les: 53. arr ; taire d'années , et qui transforme “2 face interne de l'utérus pois ie: dif rad éd + get ile Ath nt ee Genie mit vf férent d'une simple gangrène ; mais la Hberté de Viatelligenre et l'absrore de E ment. pr P ci Xe te Lie pi phare ben pas. La maladie … L'oratenr expose ensuite le mécanisme complet de l'accouchement, d'après les Quel est le {raitemeet à lui opposer? Le traitement a singulièrement torié, Du généralement reçues. Iles donc inutile de reproduire cette partie de sa surtout si l'on à égard à la gravité d'une maladie qui en certains cas pent fucr au pe i : ince i : € bout de vingt-quatre et même de douze heures, Toutes les médications se rappor- |. De me rar er m a € … boue ml tent à ces deux classes générabes : 4° médications empiriques , où emjiloi d'agens . + SAS ls es Pine Te pipe Le mis e e don . + d : k li : e Re tt 5 4 ’ U n LITE pécaus etdont ation et ile 8 expliquer L méheition tonnes int ant ex sont de ra us quels spporient, ou bin de ideas . , . * ; : :
: — e p 1 + | |: ns ep rs, DUUS CIBÈMTTANUNS Far eur volume, Le de viTes pri sons CECrCUES me immenses oué comme an am ner, ar ati, ar mas de aime commen) de de potins , S Û : cieuses du ltus. Aussi, ajoute l'orateur , j'ai grand soin, quand je suis appelé Danscecoson aemplogél'ipécacnanha, Ce remède aeu jadis une trés-prande vogue; f pour termince un accouchement de ce grare, F made à la mike æ ru de 1770 017901] aété regarde commeun spécifique dns leséqndémeesdhe bèvre pur. contour de semblables travanx duraut ses grossesses subséquentes, C'est sur bea pérale. Cependant dons les ouvrages da temps on voit qu'il ne sauvait pas toutes les Pblanchussenses que j'ai été à même de faire le plus d'ahservations de ce genre, J'ai malades ; À. Leroy confesse qu'il faut beancoup rabaltre de son efficacité : et Den- | consulté un de mes confrères qui traite beaucoup de femines qui portent aus lab. man, qui l'a tant vanté dans sou livre, ÿ avait complètement renoncé sur la Gn Ÿ les ; il 4 rencontré ke même fait. I faut dunc ralrulee la fréquence des positions
éeieoce, dit M. Velpesu, cette médication mérite toutefois une assez fable con- Lure ; elle 3 donné freate-quatre morts sur querante et quelques maladis, Ces insucrés ont fait essaser d'autres ressources, parmi lesquelles se placent en première ligne ls mercariuux vantés d'abord en Belgique , où ils étaient employés en feictions sur les cuissts et sur le ventre, puis essayés par Chaussier à la Maternité. Nous y avons sounus on certain nombre de femmnes , ajoute l'orateur , et en baussant besuconp les doses. On conçoit es effet qu'il faut des dos s énvrgiques pour acrôter une maladie qui peut tuer en doure heures. On prescrisait done des frictions sur le vuntre, avec deux et trois gros d'onguent nercursl, renouvelées toutes les deux heures, et l'on donnait ca même temps Le calomel à l'intérieur , jusqu'au développement de la silivation. Nous avons sauvé ainsi la moitié de nos malades, résultat qui n'a été atteint par aucune sutre méthode,
Ainsi dons de cas actuel, après La saiguée et les sangsues, si la douleur fût reveaue, je me serais absti nu de purgatifs ; et à l'apparition du danger j'aurais presecrit les onctions mercuriell,s «u associant 6 pou d'upium à l'onguent mirrcuriel , mais sans révourir au calomel à l'intérieur.
I y oursit encore à parbee de l'huile de térébenthine employée à Dublin avec suceês d'abord, mais dont ls réputation a déjà baissé; de l'eau et de la glace oppliquées sur le ventre, de L: srammonée à petites doses , des bains, etc. L'heure à surpris l'orateur dans cette énumération.
La premitre partie de ectle leçon a été un peu pâle; mais la seconde , traitée avec vipueur et entrainement, à captivé an plus haul poiot l'attention de l'anditoire, L'invilation de M. Moreou à été totalement mise en oubli, et l'amphi- | théâtre à retenti d'unanimes applaudissmens,
Séance pv 16 avaic.— M, Baude'ocque new.
M. Baudelocque , surpris par une viré émotion au moment de la lutte, n'a pi ni examiner avec assez de de soin des femmes qui lui étasent soumises, oi cn rendre romplétement compte ; sa leçon n'a pas duré le temps de rigncur, M, Baudelocque à déclaré depuis, par ane lettre ofbciclle, qu'il se retirait du concours.
n'y a pas eu de lecon jeudi 47 arril.
Séasce où 18 avare.— M7, Lécorcho- Colombe.
La première femme soumise à l'examen de M. Colombe est en travail depnis ce matin ; les douleurs, depuis une heure, sont incessantis et fortes ; la grossesse est d'ailleurs arrivée à soû terme.
M, Colombe examine successivement tous les signes qui se rapportent à la
diverses da forts selon les professions de. acconch'es, ét non pas seulement d'une ÿ Les lésions générales se présentint sous trois formes : nerveuses, énflnmmatui. manière générale. res, atariques. M. P. Dubois se hate d'expliquer ce qu'il entend par res apres.
La Lecnve dont il est question a eu cependant un acconchement très-brareus ; sions. Les le bons rermesses consistent dans la perte des facultés intellectuelles elle a une légère Bèvre de lait qui cessera dans quelques jours, et la lactation sera {d'un où de plasieurs sens , dans des convulsions ou des paralysies sarticiles, Les complète. M. Colombe termine sa leçon par des considérations pratiques sur la fronvulions suirent Lg immédiatement l'accouchement: 1 la malade nefférence à établir pour le pronostic entre Les femmes qui allaitent et celles qui | taelle peut en être déelirée à l'abri. mais elle n'est poiat à l'abri des autres lésious w'allateot pas. | netreuses qui péarent survenir jusqu'à la fin de la bèvre de lait,
Cutte leçon à été substantielle ; mis mois semée d'idées propres à l'auteur | Daest pas néresssire de dire ce qu'on entend par suites iaflummatoires. L'oque selles d la plupart des sconcurcens. M, Colombe ne mine point cepene {rateur sc horne à noter des issus que l'inflammation prerpéräte altaque de prefédant de hardieise dans Les vues; nous l'avons mime oui taxér avec raison dé té- frence : &e sont, selin l'ordre de fréquence , 4° hs membranes sérenses et pariui mérité lorsque, de l'andition des battemens du cœur du fetus en un print de Belles le péritoine d'aboril, puisla plivee, les svnavistes articlaices, le (es cellul'abdomen , 1l a conclu la position de l'enfant dans la matrice. Ces haïtemens in- faire, Parschoonle, le périvarde, et enfin 13 tunique interne des veines: 2° Les diquent hivu que le dos du fætus est tonrmi en avant; mais la tête ct le bassin l'membeanes tignmentares, avoir la moqueusé digestive, la maqueuse rcspiratoire peuvent regarder tous les points de la matrice sas que ce rapport du des change, et la muqueuse oculaire; 3° eoGn les parenchymes, et au premier rang les pouet même sans que le point où les hattemens se font entendre varie extrémement, Sinoas, puis l'utérus, le foie, la rate, le poneséas et les muscles ML. Colambe parle du reste avre chaleur et facilit:, et 1 a eu aussi sa part d'ap-l Les lésions abeziquei se comprendront mieux par un fait que par une défniplaudissemens. tion. En féveicr 1834, tit M. P. Dubois, une femme déjà acconchée plusieurs fois
entra pour une nouvel: grossesse 31 Maternité, L'accotchement fut heurvux ot
fscile, Deux brures aprés, la femme éproure des frissons suivis de chaleur et de M. Paul Dubois commence par quelques ohacrvations qui lui sont personnelles. lsueurs, et des douleurs atlominales. On m'appelle : je trouve les parois de l'ab-
Attaché depuis longues années à la Mateenié, et dentrant Les accoucliemens à | domen peu sensibles à La pression, et cependant le pouls était scerléré ,
des storm it craint que Phabitude, engendrés par La nécessité, de des
cendre aux choses les plus élémentaires, d'user d'expressions et
lois mbnve triviales, pour se mettre à la portée de ses élèves, ne lui nuise devrut ; Materoité une épidémie de ve caractère , et les saignées avaient été trouvées peu
au auditoire inbviment plus éelairé, leMicares. J'en ordonne erpendant ane petite , puis ur pédiore pour dissiper le Avant enter en matière, il jette aussi en avant quelques généralités sur l'éten fmal de tête, Le soir elle était mourante, Je crus mn instant à l'existence d'une
due de l'art des accouch mens, Réduit à ses plus étroites limites, cet art embrasse | perte interne; le toucher mc désabuse, Quelques heures après la malade avait suc
Fétude de la grosse, de l'arcou hement siarple au complique et des secours qui combé, A l'autogsie nous trouvämes à princ quelques cuillerées de sérasité dsns
peuvent étre nécrssaires: il comprend donc toutes les functions géatratrices. Île périteine; atieune kon ailleurs Deux ou tros faits seriblables se tépétéreat
Dans Les grandes silles. il a pris plus d'extension: on y rattache les maladies des | dan: la mème semaine,
parties génitales de La femur et les maladies les cofans du premier âge; en sorte Nous ne siurions d'ailleurs attribuer aucune de es lésions nerveuses , inflam-
qu'il protége la génération et dans ses causes et jusque «dèns ses résillats. Toute-E matoires où staviques à une dispo-ilion particulière des femmes , ou à one cause vis, pour Les cours chaques, lusags: et la nécessité ont réduit l'étude dis accon
Svance du 20 awril. = M, l'aul Demos.
: . . : la figure exprimant l'anviété, Les lèvres tremblantes, lu raison égarée, et une faiblesse mus-
les et quelque-{eulaire telle que la malade pouvait à poite soulever Le bras. H régnait alors à ha
chemens à la grossesse, à l'accouchement ct aux soins à donacr aux nouveau- Mis
étrangère ; elles tentent directement à l'état pucrpéral, La seconde femme explorée par M. Dabois venait d'acconcher lorsqu'il en exawiqait une autre, L'enfant était eatrait lorsqu'il vint auprès d'elle, et la détivran -
La première fnme sasminée par M. P. Dubois était acconchée le malin même, Fe seule restait à faire, ILexpose en peu de mots ce qui à dû s- passer durant l'acà peut heures ; forte, bien portante , pr'm pare, l'accouchement avait été rapide | couchement. ce qu'il Budes Gire pour favoriece la déliveance : exereur des tracet facile, Nul'acci dent ne s'était montré ni avant ni après. tions musurées sur le cordon dans la disection du vagin, tandis que l'autre main
J'aicommencé, dit l'orateur, par examiner l'abdomen ; d'abord pour m'asaurer | placée sur Eabdomen , averiit l'accoucheur si La matrice se laissait entrsiser pur de l'état de l'utérus, et ensuite parce que l'abdomen est sauvent centre des las tractions. inflammations qui suivent l'accouchement ; et quelquefois enfin le passage de LE Cette leçon est nne des plas brillantes que nous ayons entendues. C'etait beautète de l'enfant, en Croissant l'urètee , y détermine un spasme on ave inflamma- | coup de modestie de La part de M. Dubois, de craindre que ses expressions ne tion , d'où suit une rétention d'urine, Lei rien de tout cela, On seat l'utérus en- | fussent pas à la hauteur de son auditoire. U 2st difécile d'ojonter à sh d'enchoicore élevé jusqu'à l'ombilie , et facile à aticinire à travers cetie cicatrice. Je n'ai nement dans les idees , pus de clarté et d'élégance dans l'élotulion. Nous ne fe= point examiné Le col utérin ; cela n'était ni nécessaire ni convenable. Je ssis ce. rions à M. Dubois qu'un léger reproche, c'est d'adopter une sorte de philosophie sendant ce qui sy pisse. Absi, tamis que l'utérus «€ contracte et revient sur providentictle qui cossiste à paser la conclusion en principe ; dont les prémisses Laine à sa partie supérieure , il reste inerte et mou à sa partie juféricure ; Ê sont indiquées comm: cnncfquences. Exemple : la disposition dn lœtus et da basd'où cette consiquenve rigoureuse, que cet organe est plus coutractile €n haut { sin, l'étroitesse des parties dans ct molles que ls tête doit traverser, tels sont les qu'en bas. Ce Bit est important pour la pratique, En effet , si le placenta, contre À faits qui démontrent par avance quilles difécultés l'accouchement doit présenter. l'état ordinaire ds choses, se trouve implanté en bas Jon conçoit pourquoi l'hé-{ M. P. Dubois , au coutraire , pose comme un fait que la mature à voulu rendre morrhagie est plus à craindre, lons-temps mme après l'accouchement, Quelques lectte fanct on difficile; de à, slan lai, Lex dispositions indiquées. Sans doute ce dcconcheurs conscillent alors cle titiller le col utren poar l'omener à & contrac- {n'est 13 qu'un artilèce d'exposition qui sert à rendre plus claiets certaines proposi-
ter, précaution futile, car le col ne jouit que d'une puissance de rétraction ; 41 me tions, et à indiquer nettement cviles sur lesquelles où s'appuie ; mais cela peut con-
jout pas se contracter.
Crtte femmoe allaiters son cofant, J'ai capramé dles svins nn fx eur qui s'y sécrète déjr; c'est ec qu'on note le culot, lnide different du bat et qui nest pas cepen laut porcavnt séreux , Come ot por rait le penser. LH se compose de deux parties = wie substance crémeuse trés-éjaisse ce de L “ro sité. Ces LKR parles mé sont point parDiteaent vies ensemhie ; est sans doute à cette salstacce crémense qu'il ut attribuer a propriété de purgce l'enfant,
J'aienlio exploré ke pouls. Mille fois peut-être jai reconou par Fetat do poals
uûe maladie umisente , quoique uog encore déclarée ; il s'y joint cn général ue |
sorte d'exaltation morale des fermes qui leur lait exagérer d'état de bica-être où ciles se trouvent; il faut lens ces cas les surveillue avec soin, Dei rien de semblable, ALest donc à présuiner que tout ira biva et que l'accauchie évitera toutes kes chances Ficheuses auvqu'Ues sont expostes Les feasmes en cel vtat, Ceci demande quelques développemens, |
Les suites de couches se clusscnt naturellement en deux catégories : les suites
srpgles ct natur: Îles, les suites non naturelles où mo-bides, Mu: les suites Les €
plus simples peuvent devenir morlules qe le seul fait de l'absence de certaines sirconstanres higiéniques, et surtout lors quil y a mie accumulation de femmis accouchées dans ua méme local. Ainsi, la malade dent il s'agit à en un accouchement tebs-heureus et les suites en paraissent simples ; mas elle à contre elle cette condition , qu'elle est traitée dans un hôpital. Hourcusement que F1 trmpérature nctnelle est mxlérée et que Les salles sont toujours parfaitement atrées,
Les emites morbides de l'accouchement sont de deux ordres : tantôt purement locales, esemples, les rontusions du vagin , la déchirure du périaée , l'hémorrhagie, de déplacement de l'utérus, elc. Les contusions et l'inflammation du vagin sont rates, et plus rares qu'on ne pourrait k: pensée d prioré; la raison en est sas doute que Le grand éhranlement ransé par l'accouchement duns tonte l'éconone elfare Les petites impressonalulités locales.
L'hémocrhagie sait cn général iorurdiatement l'accouchement. I est une cie. constance contre laquelle 11 faut ben être en garde jrour éviter une erreur de dia.
gnoslic, Quelques jours après l'accouchement survnt une Gèves générale, dite |
Geure de bout ; on dit qu'alars le: lochies se suspendent, Loin de là, asuz souvent cles augoenteot; L: sang, pou sé avec plus d'impétuocité, s'écoui: pur par Futécs 4 sat Diqui de où en eaillots; on pourait croire à gne perte, Gen dat me si Une veut, mais puyserent accidentelle, céentellcsncat tummporare , @f qui mérite puis rcllcmrnt ve non.
— ÉVENAT, IMPRIMEUR,
de fignie s6- {landitoire a été complétement entrainé ; eng salves d'applai
duire à de fausses bles des élèves troy confians dus la parole du malire, Do reste
ditoi : vins secs n'ont pas
1 su à l'enthousiasme des élèves, qui s'est manifesté jusque dans La cour de l'école per des bravos prolungrs.
Quelle que soit l'issue de ce concours, cette première épreuve doit salisfaire
tous Les amis de La svionce. La nouvelle chaire ne jourra être que très-digucment : evrnplié.
ns vs
À —— 2= ae TS mg , »
+ h] LU VARIÉTÉS.
— La sconde épreuve du concours pour ia chaire de clinique d'sccouchemens a eu lieu cette semaine : dlle consistait , coumum: dans la première , en leçons eli-
d'uiques. On a remarqué que les fenvocs soumises à l'esamen des candudats n'éee à la Maternité. mais à EHôtel-Dieu. On dit que dans le premier ques-unes de ces femaxs, siolemuvent émane par poser iausite de L'examen, ont ressenti des accidens graves, 1 est à noter que celte circonstance, qui devait isfluer puissamment sur le pronostic, a été omise par tous les candi dats.
Parmi des our «it que tout concours amène inévitablement, ilen est quelquestuns dont nous ne saurions garantie la vérité, mais qui ont au moins le mérite d'étre fort piquans. La plupart des candidats ont porté un pronostic favorable sur leurs AL pr où dit que déjs plusiurs d'entre elles ont succombé. Le disgnon a été soumis à des contrariétés aussi cruclles, On cite entre autres uù honoratile candidat qui à fait sa leçon sur une présentation de l'enfsat en première position céphalique : Le jury aurait reconnu que l'enfant , au lieu de Lo tête, présentait ls fe-ses,
— Les journaux politiques de Bordesus ont annoncé, il y a quelque é qu'une femme était accouchée de quatre enfans vivaus. Le Bullatin médical de «lte sille annonce que er fait lui a été certilté par des personnes dignes de foi. et lentes autres par Le maire de la commune, Malheureusement aucun médecia n'était Lprsent, et des détails exacte n'ont pu étre recucillis. Trois de ces guadrjumeaux
dtaicnt plus hôpital que
L Ce
vont sécn que quelques heures ù ü : RÉARSEE : Éedacteur en che’, Juiss Guaus. D 2 ns De à LU TE PE mo ms RUE PE Gap , N° 6,
La Gazerre ménicane DE Pas (Gazette de santé ex Clinique des hôpitaux réunies } parait tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est composé de 16 pages in-4°, 32 colonnes , et équivaut à 6 feuilles in-8". Le prix d'abonnement eu pour Paris et les Départemens, de 40 fr, par an, 20 fe. pour 6 mois,
et 40 fr. pour truis mois. Pour l'Étranger 44 fr. Les sbonnemens 0e peuvent
dater que du commencement d'un trimestre, 4° Janvier, 19 Avril, 4° Juillet,
4 Octobre. — On s'abonne à Paris, au hurem du Journal, rve Poissonniere , n° 5, et dans les département, chez 1cus les Directeurs des postes. — On he
recoit que les lettres affranchèes.
SOMMAIRE
Mémoire sur ane épidémie d'angine conennense. — Revue des journaux de mé. | derine italiens : Nouvelles expériences sur l'efficacité du poirre eubèbe contre la blennorrhagie. — Observations de myelite suivies de considérations phrsiopathelagiques. — Réflexions et observatious pratiques sur La méthode du talon pour réduire l'humé-us en bas. — Sur h: traitement des rétrécissemens de lu. ètre. — Essai physiologique sur les nerfs et sur la structure de Firis. — Sur l'inutilité de lu Le dans La morsure de la ripèee, — Olservatious ét expéniences sur cette question : Les rayons lumineux qui traversent lol arrivent ils croisés on mon croisés sur la rétine ? — Académie des sciences, séonce du 25 avril 4884; de médecine, séances des 22 et 29 avril. — Revue bibliugraphique : Analyser d'un ouvrage iulitolé ; Recherches sur l'hydrociplhiale sigui.
sur une varidlé particulière de pneumonie et sur la dégénérescence tulæreuleuse ; — du Guiule médical des Anülles, ou Etudes sur les maladies des cobonies en général et sur celles qui sont propres à la race noire; — du Nouveau procédé pour fai.e des aimants artiicicls et de leur emploi en medecine ; — du Manuel des maladies épéeisles de la peau; — des Leçons élémentaires sur art des accouchemvas. — Concours pour la chaire de cinique d'occouchemens, — Lettre médicale sur Faris.
ÉPIDÉMIES
MÉMOIRE SUR UNE ÉPIDÉMIE D'ANCINE COUENNEUSE observée dans la commune de Bchalle, et par suite dans celle de Brain, Andard , Corné (Maine-et-Loire), pendant l'année 4852-1855 ; par T. Rivann ,! D.-M. à Corné.
S'il est une chose dont l'importance soit démontrée en médecine, c’est assurément l'étude des épidémies. Quel spectacle en effet plus grave et plus digne de méditation , que celui d’une population entière , hommes
et femmes, enfans et vieillards , recevant tour à tour les atteintes d'un mal dunt la cause reste inconnue ! Car il faut bien le dire ; les lois qui résident à la formation et an développement des épidémies, sont au-
ljourd'hui , comme il y a des sièrles , couvertes d'un voile impénétra-
ble. Ces vérités souvent répétées reçoivent de l'expérience une sanction nouvelle dés que la médecine se tronve en présence de ces grandes ma-
Jadies qui ont mérité à juste titre le nom de populaires.
douté d'abord, n'a pas tardé à devenir funeste.
A quelques lienes d'Angers, des campagnes qui n'avaient pas été visitées par Le choléra , ont vu tout à coup éclater un mal qui, moins re-
Topographie. — La commune de Boballe , théâtre principal de l'épidénse , àtrois lieues d'Angers, sur le revers septentrional de la levée qui borde la rive droite de la Loire , s'étend au nord dans une vallée fertile coupée de ruisseaux et de fossés, formée en partie de prairies naturelles, et limitée par l'Authion, petite rivière potssonneuse qui
Acourt de l'est à l'ouest à moirs d'une lieu de la Loire, et sert pen-
dant l'automne au rouissage du chanvre. Au nord de l’Authion se trouvent les communes de Curné, Andard et Brain. Cette année { 1832), comme le rauissage avait, par mesure d'hygiène publique, été interdit dans l'Authion et les boires qui l’avoisinent , 1l en est résulté que la Loire a été encombrée d'une plus grande quantité de chanvre qu'à l'ordivaire,
La population de li Bohalle est de 1,100 ames: le nombre annuel des décès, de 18 à 10.
Les habitations de la rue de l'Epinaie, qui va du nord aa sud, ct qui fut le premier fuyer da mal, sont généralement saines et aérées ; elles sont plus humides et plus basses vers la boire du Saule où l'épidémie s'est à la fin concentrée ; les maisons placées sur la levée même , n'ont pas été, plus que les autres, à l'abri Le fléau. On cultive dans le
pays le Llé, le chanvre surtout , et depuis quelques années la betterave là sucre, Quant à Ja nourriture , c'est celle des lieux circonvoisins : la
viande salée, le poisson de rivière, les pommes-de-terre, les fruits ; l'eau vu le vin blanc forment la boisson habituelle.
$euilleton.
Mon cher confrère,
Vous êtes an des plus Gdéles ct ds plus anciens abonnés de la Guzctte de santé, dont la Gazette mévicane actuelle n'est que La suite, Vous savez qu'en 1828 nous achetimes de M. Miquel le titre de son journal {Guzette de santé, «A sa clients Île, par on acte en bonne et dne forme qui nous confera tous ses deoits conime jour-
naliste et comme propricloire, Pendant près de deus années nous avons joint au titre de Gazette melicul celui de Gazette de santé, pour ne pas (urdre les an cieus «liens du journal de M. Miquel, devenant en droit et en fait les nbires, mais qui auraieut pu Être induit 4 erreur par cœ changement de titre, et preudre notre feuille pour une entreprise nouvelle, landis qu'elle n'était et n'est que la continvation de l'ancienne, Grâce à cette précautions bien naturelle, cette elicntelle ménous à pas abandonnés . et les souscripteurs continuèrent à nous énroyer leurs demaudes adressées indifféremment au rédacteur de la Gazette MÉDICATE et au rédacteur dela Gesctte de santé, Aujourd'hui encore , malgré que nous syans abandonné l'ancien titre qui rappelait et conslatait l'identité des deux journaux, un grand nombre de nos abonnés , fidèles à leurs habitudes , n'ont pas renoncé à leur ancienne formule , ct pour eux nous sommes el serons toujours probablement la Guserte de sant:, Comme vous n'avez pas perde vous même ectle habitude, je dois vous prévenir qu'il ÿ faut renoncer et adresser vos letires an rédacteur de la Gazerre mémicaue tout court, car Le Gazette de sant ne nous appartient plus ; ce n'est pas que nons l'ayons cendus où donnér ou aandoante, mais ou nous l'a prise. et la Cour royale vis nt de déclérer que le prencur à raison. Mais, pour vous bien faire entendre Ia chose, quelques détails sunt nécessaires.
Commençons par Le commencement. |
C'est en 1833 que la Gazette mÉmIEALE (it disparaitre son double titre pour prendre définitivement celui qu'éle porte encore aujourd'hui, Elle Gt mal, comme il parut par Ja suite; mais qui pouvais p'évoir que l'inventeur de l'alexitère doré , qui jusqu'alors ne s'élail fait connaitre que comme CRIrEjeneur de remèdes rcerets, vaudrait essaser de La littérature ! c'est là pourtant ce qui arriva, Cet
Historique, — L'été de 1832 a été sec et n'a brusques
res. Seulement vers la fin de septembre survivrent des pluies a
d'une manière sensible. L'hiver fut modérément froid.
Au mois de juin 1832, quatre personnes habitant le bourg de Brain sue l'Authion , furent atteintes d'’angine couenneuse ; et succombérent, trois enfans et une femme dans l'espace de quelques jours ; une jeune fille de once ans, entrée en convalescence, fut empor-
tée au bout de trois semaines par une autre maladie.
Le 3 juillet suivant, un jeune homme de 22 ans (obs. 4 } fut le premier malade de la Bohalle. Jusqu'aux premiers jours d'août, pas de ue au 26 septembre, 40 malades, 2 morts; du 26 septembre au 19 décembre, 157 personnes des deux sexes et de tout âge furent atteintes, mais le nombre des enfans fut toujours en promorts. C'est alors que deux honorables con-
rères, MM. Mirault et Lachèse fils , medecins à Aagers , envoyés sur les lieux par l'autorité, vinrent m'aider de leurs conseils éclairés et de leur active coopération. Des médicamens destinés aux pauvres furent mis en dépôt chez une sœur qui les delivrait sur ordonnance ; des secours pécuniaires furent aussi accordés. Bientôt l'épidémie , qui semblait avoir atteint le summum de son intensité, marcha vers son déclin. Du 10 décembre à la fin de janvier, 20 malades, 2 morts; et plus tard, s’il y eut encore quelques nouveaux cas, ils furent isolés et témoi-
nouveaux cas. De cette €
rtion considérable : 1
ee assez que l'influence morbide avait perdu de son activité. Déjà
communes voisines étaient envabies : Brain, Audrard, Corné : dans cette dernière, dont la population est double de celle de la Boballe, le
nombre des malades fut encore assez grand, mais celui des morts fat au contraire très-minine. Tout avait cessé avant le mois de mai,
Aiosi, du 3 juillet 1832 jusqu’à la fin de janvier 1833, 200 person-
nes environ ( mes chiffres peuvent n'être pas rigoureusement exacts) ont
été, à divers degrés, soumises à l'influence de l'épidémie régnante; 21 sont mortes, et parmi elles 2 sans aucun secours , üne dans un accès de fièvre pernicieuse qu'il était bien difficile de prévenir à cause de l’éloignement des remèdes ; 4 au moins ont été viclimes de leur imprudence (obs. 13, 14, 15, 16), et 14 auraient pu à la sa ru être arrachées au trépas, dirai-je, par un traitement plus rationnel et par des soins mieux entendus. Mais quelles difficultés ne rencontre pas un médecin exerçant à la campagne , à deux lieues de son domicile , 0e voyant les malades qu'à des intervalles très-éloignés : obli é de s'en rapporter à dés gens peu familiarisés avec une épidémie qui les effraie , où mal disposés à exécuter les ordonnances. Aussi les victimes devinrent plus rares dès l'instant que MM. Mirault et Lachèse ajoutérent leurs visites aux miennes, et mirent des médicamens à la disposition des pauvres ; et dans Ja commune de Corné il y eut bien peu de morts, parce que je pouvais surveiller le traitement et que les malades réclamaient des secours dès le principe.
Description générale. — 1 s'eu faut que la maladie qui nous occupe ait présenté chez tous les sujets la même gravité : au contraire , il est facile de reconnaitre dans la marche et la violence des symptômes trois degrés bien distincts. 1° Au premier degré , l'appareil pathologique se borne à une légère douleur dans la gorge , à peine accompagnée
nul autre n'eût osé entreprendre, connaissail parfaitement l'histoire de la Guzetre de sante du docteur Miquel. Il savait à ce journal, établi depais plus de soixante ans, était en possession d’une clientelle nombreuse, ancienne, qui se transmettait par béritage de père en Gls , et que son titre seul, à de certaines époques , avait sufb pour le maintenir contre des cancurrences redoutables, De toutes ces cansidérations il conclut qu'il y aurait quelque chance de succès à publier un nouvegn journal sous ce tire, pensant , non sans raison , Comme nous en avons d'ailleurs la preuve, que parmi les anciens souscripteurs de La véritable Gazette de santé, quelques-uns seraient trompés por la conformité du titre , et que , dans tous les cas, cette enseigne bien connue attirerait sur son entreprise une attention qu'il ne pouvait pas raisonnablement attendre de la rédaction, IE n'est pas besoin de dire que dans ce raisonnement, fort juste d'ailleurs, il ne mit pas même en question notre droit et nos intérêts compromis par son projet ; c'étaient Là des cansidérations très-accessoires et qui ne l'arrétèrent pas un instant, En conséquence il mit la main à l'œuvre, et fit paraître , le 1° septembre 1855 , Le premier numéro de sa Guzette de sant, journst publié . disait-il , sus le patronage du docteur Mare, premier médecin du roi. La participation de cet bonvrable confrère à une entreprise de ce genre , el som association avec l'inventeur de l'alexitère doré , nous semblèrent fort étranges; cependant, avant de comme neer es hostilités, nos demandémes des cclaircissemens à M. Marc lui-même, e nous répondit quil n'y avait eu entre lui et l'éditeur du nouveau jonrnal, que des conversations sans im. portance dont ce dernier avait abusé , et qu'il etait et voulait rester complet ment étranger à cette alfaire. Cette déclara"ion fat rendue publique, M. Mare,
as présenté de ces angemens dans la température, qui semblent coïncider quelquefois avec le développement ou l'exacerbation des affections AT
antes, et à celle époque le nombre des malades et des morts s’accrut
babile homme, et il fant bien l'appeler ainsi puisqu'il a réussi dans une affaire que
de gonflement, de difficulté de la déglutition, mais toujours d'une rougeur plus ou moins vive du voile du palais et des amygdales; peu ou point de fièvre et de céphalalgie. Cette indisposition convenallement traitée ne durait que quelques jours.
2° À un degré plus avancé, 1l ÿ avait déjà sur les tonsilles quelques points blanchätres , disséminés , plus où moins étendus : gonflement et rougeur plus marqués; gêve plus grande de la déglutition ; presque toujours de la fièvre avec exacerbaüon vers le soir; la searlatine se montre, mais non constamment, et {aptôt après , tantôt avant les symptômes dont nous venons de parler. Durée moyenne de sept ou hait ours. ; 3° Eafin le m 1 s'aggrave, Après quelques jours de malaise, de douleurs dans les muscles du eou, de céphalalgre, quelquelois sans préliminaires , les malades sont dans l'impossibilité de quitter le lit; gonflement et rougeur des tonsilles et du voile du palais; plaques membrapeuses plus on moins DES, d'un jaune mat ou grisitres, irrégulières, épaisses , envabissant la luette et le fond de la gorge, et quelquefois jusqu'à la voûte palatine ; grande gêne ou impossibilité de la déglutition, avec un rejet des liquides par les narines; respiration laborieuse ; dans quelques casseulement toux fréquente et pénible; expulsion dematières épaisses, floconneuses, gluantes, entremélées parfois de striesdesangou mème de pus et de fragmens de fausses nes Chez une femme gravement affectée , la fétidité de l'haleine était remarquable. Douleur de tète continuelle, forte surtoutaux régions sus-orbitaires et aurienlaires ; délire fugace chez quelques sujets, très-grave et presque sans rémission chez d'autres, avec injection de la face , yeux brillans , agitation générale ; la fièvre ne manque plus, comme dans les autres degrés, continue ou rémuttente , presque toujours accompagnée de searlatine; sommeil nul où coma profond. Dès le début, on dans le cours de l'éruption , nausées, vomissemens, diarrhée ou constipation. Ce dernier ordre de phénomènes n'a rien de constant, non plus que la douleur épigastrique et d’autres complications dont nous parlerons plus bas. À ce degré, la mort arrivait après quelques jours , ou bien la con. valescence , précédée de plusieurs rechutes, était lente et difficile. Les malades voulaient-ils prendre l'air trop tôt, une œdématie générale envahissait rapidement le corps , mais surtout la face et les jambes.
Les fausses membranes détruites laissaient à leur place une surface rouge , légèrement sensible, non déprimée ni ulcérée.
Le sang extrait par la veine se couvrait souvent d’une coucnne x me ; jeu ai vu surtout un exemple notable (obs. 10}, La même
ose s'est montrée plris d'une fois sur les plaies des vésicatoires. Voici maintenant quelques observations particulières :
Ons, 1. — André Clavier , âgé de 36 ans, et sa femme éprouraient depuis quel. ues jours de la céphalalgie, une légère douleur dans le cou avec un peu de gûne ans la déglutitior, Leur Elle, âgée de 6 ans, était dans le cours d'une angice
covenneuse avec fièvre éruptive et affection cérébrale dont elle ne fut guère convalescente qu'au bout de trois semaines.
a” ds. La femme Clavier et son mari surtout se plaignent d'une douleur plus vive dans la gorge ; piliers du voile du palais et smygdales rouges sans beaucou de gouflement ; céphalalgie, (Cataplasmes émolliens, tisanc micliée; et pour le mari, saignée du bras.)
2° jour. Même état chez les deux, (Môme prescription.
3° jour, Un pra de mieux chez le mari. La femme a les amygdales plus gonflées; douleur plus forte. (Saigoée du bras , bains de pieds.)
au La femme Clarier a de la fièvre ; du reste mème état, (10 sangsues su cou,
qui connaissait les antécédens de la Gazerrr mÉvicace, avait demandé lui-mème à l'éditeur de la nouvelle Gazette de santé si était bien sûr de ne pas prendre le bien d'autrai en adoptant ce titre, à quoi celui æi, qui ne parlageail pas les mêmes scrupules, répondit que c'était une Fi arrangée entre lui el nous, Vous croirez sans peine que nous n'avons jamais fait de sottise semblable, Tous nos rapports avce La nouvelle entreprise se sont bornés à quelques réclamations oficicoses contre son ussrpation, Nous avons fait poliment observer à l'éditeur qu'il n'ignérait pas que là Gazette de santé étail notre propriété , que nous l'avions achetée et payée ; et nous sjoutions à ces faits des considérations de délicatesse, de morale, d'équité qui nous semblaient iersistibles, Mais nous en fûmes pour notre peine, Voyant qu'il fallait ici autre chose qu de la morale , nous eûmes recours ag papier timbré : nous fimes un procès à M. Grimaud de Caux.
Ce procès nous le gagndmes. Le tribunal de commerce faisant droit à nos demandés rendit un magnifique jugement , libellé , ditla Gasette des Tribunaux qui est compétente en pareille matière, srec beaucoup de sagesse, par lequel D seur Grimaud fat tenu de supprimer à l'avenir le titre de Gazette de santé. sous peine de cinquante francs d'amende pour chaque numéro Qu'il ferait paraitre sous ce litre, et condamné en outre aux dépens et à des dommages intérêts, Les considérans de ec jugement sont si remarquables par la manière claire et précise dont ils fixent les faits de la cause et établissent le point de droit, Que vous ne serez pas füches de Les connaitre. |
« Alteudu que le Utre d'un journal est une propriété plus ou moins importante we ponr an entrvpreovur dk journal, par suite de la répotation Qu'il a su lui acqué- » rie ; que l'usurpateur du Üitre peut lui causer ua dommage réel en indiei ant le
$' jour. Elle est hesuranp mieux et bientôt elle peut prendre quelques aliwens. ; moins graves que chez sa sœur, quoique l'angine couennense füt des plus doulou-
Clavier accuse plus de donleur dans la gorge. (10 saugsues au cou.) 6" jour, Tuus les deux sont en voie de guérison.
Ons. 11. — Renée Vauloup , âgée de 24 ans, bien réglée (Andard), habtuelle= meñt bica portante, se plaiat depuis quelque temps de douleurs d'estomac.
4°" jour. Elle a ressenti pendant la nuit de la gène dans là parole et la déglutition, de La céphalalgie, V2 L .
5" jour, Premivre visile : céphalalgie violente, face injectée , moiteur de la
au , fièvre; gorge douloureuse surtout pendant ls déglutition ; amygdales gan-
5, rouges, avec quelques points d'un blanc jaunâire au rentre; insomnie, (Ssignée du bras, coutérisation avec le nitrate d'argent, bains de pieds soir et mots , cataplasmes émolliens, résieatoire au bras, potion calmante. |
4" jour. Le mal de tête a bezuvoup diminué, nuit plus calme ; pas de fièvre; les fausses membranes se sont étendues, {Cautérisation , même régime.)
5° jour. Mieux ænsible, (Cautérisation , deux soupes) |
6° jour. Tous les ssmptbmes vont en s'amendant au point que le lendemain Ja melads peut se tenir levée,
Ons. UT. — Dodée, îgée de 22 ans, tempérament sanguin, domestique à La Bohalle , ressent , le 3 juillet 4832 , une légère douleur à la gorge, qui s'acerut Le lendemain au point de rendre la déglution difiicile.
3" jour. Première visite : douleur plus forte; quelques plaques jaunitres , épaisses sur les smygales tuméfées et rouges, ainsi que de voile du palais et la paroi postérieure du phurynx; déglatition trés-péoible acrompagnée de grands mouremras de la tte et di cou; les liquides reviennent eu partie par les narines ; cépbalalgie ; fièvre pendant la nuit. Des sangsues sraient él appliquées aux pieds avant mon arrivée, (Saignée du bras, sinapismes aux pieds, vésicetoire au bras, gargarisme acidulé, cataplasmes émolliens, cautérisation avec le nitrate d'ar-
ot.
4° Le Esarerbation des sa Tue : éraption de scarlatite ; les fausses mem branes s'étendent quoique la malade ait eraché quelques fragmens de celles que j'avais touchées la veille. (Cautérisation, vésicato res aux jambes ; fcictions avec la pommade stibiée autour du cou.)
5°, 6 e17* jour. Le mieux se provonce de jour en jour; troisième cautérisation Les vésicatoir, s ont beaucoup douné; de nombreux boutons ont envahi les régions frictionnées, La scarlatine # marché régulièrement , et un purgatif à déterminé la convalescence ve:s le onrième jour.
Ons. IV, V, VI, VI, Vlilet IX. — La famille de Robert , tailleur, à Brain, composée du père , de La mère et de cinq enfaus, dont l'ainé 3 42ans, et le plus jeune 4 , vit à l'étroit et misérablement dans une chambre petite, humide , et p'offrant que deux ouvertures ou nord. Les enfans sont maigres et éliolés.
Une petite Llle de 40 ans, malade depuis deux jours, s'offrit la première à mon obserralion. ' en 6 |
3° jour, face injectée, respiratition (sr mg , déglotion presque impossible, césbalalgie, fèvre, L'indocilité de La rm: ne me permet qu'avec peine de voir
amvgdales rouges, goafées, recouvertes en partie de foustes membranes grisitres. (Cautérisation avec le nitrate d'argent, éstaglasmes émolliens , gargarisme, fisane mivilée, 4 sangsues à l'intérieur des cuisses.) i
Par hasard je remarquai le plus jeune enfant, et la mère, qui ne le disait pas malade , ée de questions, m'avoua | depuis trois jours 1 crachait beaucoup et surtout La nait était pris de quintes de toux violentes et conrulsives. Depuis trois jours il avait Le croup , ke fendkmain il était mort.)
4° jour, L'état de la petite fille a empiré : toux fréquente et douloureuse avec érpectoration de quelques fragmens de fausses membranes. Même aspect des parles, autant que les monvemens et les cris déchiraus de la malade me permettent de le voir, (Mème régime, «angsues au cou } ù
S* et 6" jours. Les sangenes n'ont point été appliquées, Aggraralion des symplàmes telle qu'il n'est plus permis de douter que Les fansses membranes ont envahi la trachée et les bronches. Méme indocilité, refus de tout remède, ( Vésiratoires aux jambes et au bras, frictions avec ls pommade stibiée au cou et sur La poitrine}
Y jour. C'est seulement alurs que je revis la malade dans un état désespéré. Elle mourut dans 13 nait,
: plasmes émolliens ;
reuses , s'amendèrent vers le seplième jour après une saignée du bras et plusieurs cautérisations, et ls guérison fot prompie.
Le père, dontje ne rapporte pas l'atsrrvation, malgré le haut intérêt qu'elle pré-
| sente, de petite stature, de constitution molle est lympathique, est pris à la mème
oque d'une angine couenneuse compliquée plus lard d'une gastrite aiguë et d'un Croup qui amena la mort après plasieurs alternatives de mieux et plus d'ug mois de maladie, Le quairième enfant fut à son tour, mais peu À rprirgper affecté, et le cinquième l'ainé}, absent de la maison , ne fut pas malade, La mère en fut quitté pour un ger mal de gorge.
Ons. X. — Marie Courtois (Corné} , âgée de 60 ans, célibataire , constitution sèche et verveuse, habitation humide, ressentait depuis guclques jours de la douleur dans Ls gorge.
Dans La nuit du 25 au 26 janvier 1853 , elle a de ls céphalilgie avec Gèvre terminée par une sueur abondante.
Le 26 au soir : gonflement et rougeur des amygdales et du voile du palaïs sans fausses membranes ; douleur en avalant; hémorrhagie nasale abondante. ( Cata-
bains de pieds synapsés)
Le 27. Même état avec plaques grisätres de quelques lignes sur le pilier postérieur gauche, { Saignée du bras; cautérisation; tisane micllée.) Le soir covenne grisôtre , résisiante, épaisie de deux à trois lignes au moins sur le caillot qui est noir, diffluent , sans consistance, pas de sérum,
Le 28, Toujours de la douleur à La gorge avec gonflement et roupueur foncée des amygrdales ; pas de fièvre. (B sangsues au cou.) Une nourelle coueane à remplacé, sur le sang, la première qui à été enlevée; même aspect du caillot,
Le 29, Amélioration très-prononcée à portier de l'instant où les piqüres de 2 out saigné ; il a fallu les cauiériser pour arrêter l'écoulement trop abon-
laut.
Le 30, il ne reste plus que de la faiblesse. (Bouillon , soupe.)
Ons. XI, — Dulong (François), 28 ons , d'anc faible constitution , le dernier de onze enfans ( tous morts dans Le premier âge ), après avoir présenté au plus haut degré la plupart des symptômes énumérés : invasion subite , accablement général , plaques membraneuses larges et se renourelant sprès chaque cautérisa-
tion, ssion continuelle , Gèvre sons rémission , céphalalg e, délire, éruption ! de scarlatine , succombe le quinnème jour aux progrès d'un sbcès énorme déve- : loppé sur La partie latérale gauche du cou, et ouvert arcc ke bistouri.
Ons. XIL — Courbalet, figée de 40 ans, faible constitution, ent une angine tonsillaire peu grave suivie de scarlatine , de Gèvre lente, de douleurs abdominales , avec évacuations régulières et nullement maladives, Deux abcès se formirent et s'euvrirent successivement au-dessous des sngles de la mâchoire; La suppuration fut longue et abondante , l'amaigrissement rapide et considérable ; vomissemens fréquens et douloureux; somnolence habituelle. Cependant peu à
l'écoulement purulent se tarit, l'appétit revint, et la malade recouvra la santé après plus de deux mois.
Ons. XIII. — Chez une femme de 50 ans { Pariot ), aussi violemment affectée que Dulong , la fèvre grave s'est terminée par la fonte purulente de l'œil droit , et ele a survécu.
Ons. XIV, XV, XVI et XVII. — Quatre jcunes Blles de 8 à 45 ans, atteintes d'angine coucnneuse, ont succombé : l'une be troisième jour, deux les quatrièine et cinquième , ét la dernière le diaième , d'une congestion cérébrale des plus prononcées, Deux sœurs surtout, en proic au délire le plus violent, pouvaient à peine dire contenues dans le Lit. Sangsues , sinapismes, vésicatoires, elles arrachaient tout pendant que leur mère, malade aussi, bes surveillait moins, et la nuit elles se levérent plusieurs fois en chemise et pied-nus pour aller sur des pierres hunides étancher leur soif daus l'eau du seau.
Oss. XVIII, — Un enfant de 7 ans, qui avait eu pendant quinze mois une Gèvre intermittente, mourut vers la Ga de l'épidémie au second accès d'une fièvre
Un garçon âgé de 8 ans , était dé,à malade depuis trois jours. Les symptômes pernicieuse,
» public en erreur et lui fuisnt donner à un nouveau journal une préférence u qu'il entendait donner senlenent à ue réputation antériturement acquése.
» Attendu que le sieur Guérin , propriétaire du journal la Gazerte ménicate, » était antérieurement propriétaire de la Gazttie de santé; que, s'il a successiu vement modifié son Lire... il a en soin d'indiquer que son journal actuel n°6. # tait que la suite de la Gazette de santé; que, sil avait pendant un temps réernt » négligé d'ajouter les mots Guzette de sante dans les titres du jouraal, Le temps “ écoulé à été trop court pour que ce litre paisse Être considéré comme rentré » dans le domaine public. ou
» Attendu. qu'il suffit qu'un dommage soit probable et imminent pour que le » demandeur soit fondé à demander que Le sieur Grimaud de Caux soit teou de » supprimer le titre de Gazeite de santé donné à son journal, dans ce but pra- » bable de profiter de l'ancienne réputation du jaurnal lu sé ur Guérin.
» Par ces motifs , ele, » ,
La Gazette des Tribunaux remarque très-bien, à propos de ce jugement , que les contestations de ce genre ne se jugent jamais par les règles absolues du droit, qui d'ailleurs sont pour nous ; elles se résolrent toujours en simples apparitions de faits où l'on examiné surtout la question de bonne foi. Vous voyez par ces considérans combieo Le tribuoai avait su apprécier avve justesse La position de notre adverssire et La nôtre. En conséquenec de ce jugement exécatoire nonabstant appel, la Gazette de santé supprima son litre, el nous edimes la satisfaction d'avoir fait triompher le ban droit. | v. ;
Mais nous comptions sans l'hôte. L'éditeur peu satisfait de ce résultat a interjeté appel du jugement. I a pensé, non sans raison , que la chicane pouvait em-
hrouilles les affaires les plus claires ,et qu'en matière de légalité l'interprétation de la veille pouvait étre changée par eclle du lendemain. La Cour royale, à qui été déféré l'appel , a rendu un arrêt non moins sagement libellé, sans doute que celui da tribunal de commerce, qui dit non partout où le premier disait oni, et duquel it résulte que le bon droit, qui était de notre côté hier, se trouve aujourhui du côté de notre adversaire, Æ sempre bene! Du moins c'est là l'opinion de la Gasctte des Tribunaux, qui dunne uve égale approbation aux deux décisions, à celle qui nous condamne comme à celle qui tous ustibe. Ls première fois on Gt bien d- punir ea notre adversaire l'asurpateur, le seconde on a bien fail encore de punir en vous le monopole, C'est là un système de critique fort accammodant,
La cour a paru surtout sensible aux deux raisonnemens suivaus, dont une partie à pas € dans Les considérans de sun arrêt :
1° La Gazette de santé ne ressemble pas du tout, ni matéricliement , ni Kit. lérairement , à La Gazette mépicase ; done il n'y a pos possibilité d'erreur pour le public, done M. Grimaud n'a pu avoir aucune mauvaise intention en prenant ce Lire,
2° M. Gnérin ayant abandonné depuis six mois le titre de Gazette de sante’, ce titre appartient à tout le monde, à moins qu'il ne veuille se réserver le monopole de tous les titres de journaux possibles.
Nous convenons volontiers du premier point, Oui, il e-1 vrai que la Guseste de santé s une couverture jaune et que nous n'en avons pas; ilest vrai qu'elle parait tous les mois et nous toutes les semaines ; qu'elle est in-8* et nous in-4" ; qu'elle est redigée pour MM. les curés ct MM. Jes maires de village, et la nôtre pour les médecins. Qui, il est vrai qu'on n'y parle jortais , et pour cause , ni de
Os. XIX , XX et XXI. — Trois jeunes Ülles de 5 à 41 ans, guéries de l’angine et de la scorlatine, furent prises dans la enavalescence et succombirent à une œdimate générale, complquée chez l'une d'elles d'une hydroihorsx commen çunte.
Ous. XXI et XXUI. — Chesueau (Jean), 32 sns, et Gidoin { Mare),7 ans, furent mossoanés rapidement et sans avoir reçu aucun secours,
Nature de la maladie, causes. Ta nature de la maladie que j'ai déerite ne sera pas, j'imagine, l'objet d'un doute. L'éruption scarlati. neuse n'était pas l'affection dominante ; car elle a manque dans un grand nombre de cas, même très très-graves ( Clavier, Vauloup, Courtois, Robert , ete.) , tandis que nulle part l'angine n'a cessé de sévir, tantôt légère avec un commencement d'inflammation de Ia gorge, tantôt revê. tant déja les surfaces malades d'une exsudation membraneuse, où bien cufin, après avoir envalu les anygdales et l'arsière-bouche , envoyant des prolungemens couenneux duus la trachée et les bronches { Robert, deux de ses enfans , etc. ), comme pour montrer par quels liens étroits elle est unie au croup.
Bien des exemples portent à croire qu'it existait dans cette affection ut principe contagieux (Clavier, Robert, ete.}, inais combien ont donné des soius assidus aux malades, ont couche sous le mème toit, respire leur baleine, sans éprouver la moindre indispositien ! C'est un vaste sujet de controverse pc ve je ne m'arrête pas,
Rechercherons-nous les canses qui tout à conp, au milieu d'une saison régulière, ont exercé leur funeste influence sur la population de quelques communes? Faudra-t il, faute de mieux, admettre comme doutes d'une telle énergie Les émanations du chanvre sounuis au rouissage? Mais déjà bon nombre de cas assez graves s'étaient mamfestés avant celle opération, et dira-t-on que le mal en fut seulement angmenté , RS il est constant , au contraire , que le nombre des malades fut ples considérable à une époque où le rouissage était terminé ? D'ailleurs , tons les ans les communes voisines de l'Authion sunt soumuses à l'action de cos effluves, et-rien de semblable n'avait encore été observé, C'est à ce point que la science hnmaise doit confesser sa faiblesse. Y avait-il dans Les qualités de l'air un état capable de produire dans l'organisme une perturbation aussi générale et aussi profonde ? Et les tempéramens, et les âges, et le sexe, de quelle "À va ont-ils prsé dans la balance pour ou contre les atteintes de l'épidémie ?
Traitement. Une saignée du bras ; des sangsues au sidge, à la partie interne des cuisses ; des cataplasmes émolliens autour du cou ; quelques boissons rafraichissantes. Tels étaient les moyens employés au premier degré de la maladie, quand elle ne cédait pas d'elle-même au bout de vingt-quatre heures. | | ur
Au second degré, le mème traitement, aidé de la cautérisation avec le nitrate d'argent, de tisane anellée, de pargarismues émulliens où acidulés, de frictions avec la poramade stibice ou de satigsues au Cou , el quelquefois d'un vésicatuire au bras, amenait infailliblement la guérison après une huitaine de jours de repos et de diète. Le plus souvent , un ou plusieurs purgaliés étaient utiles dans la convalescence pour prévenir où combattre l'infiltration séreuse de la face et des jambes.
Les malades présentaient-1ls l'appareil de symptômes propres au degré le plus avancé, ce n'était pes trop de toutes les ressources de la thérapentique. Alors un jour perdu compromettait le succès du traite.
pe mn EE ct ét excuivement sicatifique et imédiesl; oui, il est trai que la Gaicite de santé} n'a pas, souf sun tire, Ve plus peut rapport avce la Gazette wémicare, «té qu'elle s'en aura jainas, Divu mvrei: d'aucune csaèce, Ces différées, nous Le. les conlirstans pont ; dus ne contuslous que ke Ltre Qui Bous appartient cl nous appartiondes taat qu'esisteront les lois sur Hi propriété Etiveure,
Nous ne convenons pas ensui.c que ces differencrs soient sufbsantes pour der tonte possihilitié de méprise. Ea vérité, meseeurs de la cour conualssett ban mal le public et Lorganisibon des journaux: Nous recerovs chaque jour des lettres ct iles dontantes Je paicraent de nas sbonnés qui nous sont vapediées à l'adresse du directeur de la Gasette de saité, bic que depuis près d'une année la Gazerce ménrease ait omis ce scomd tire, N'estil pas probable que quelques unes de ces lettres arirent muintensnt à M. Grimaud dé Caux, ie mine que nous pourrions recevoir cells de MM les curés, maires et ailjoiats qui doivent: forever au jour la dientélle de sa feuille ? Ce sont quelques faits de ce gare qui nous ont , dans l'origuie, donne l'éreil sur les incanvéniens de cette confusion de nos et d'adeesses qui ie pouvat nuire qu'a nous. Beaucoup d'abounemens se Font à Paris par commission. Un médecin ea province, ou à l'étranger , écrit à un libraire : Abonnez-tnoi à la Gusette de santé, et les libraires vicnuent à Ja Garcrie MÉMEILE, Qui, au su de tout le commerce de la librairie de Paris, 641 Le véritable journal demamte; mais rien ne les empécherait aujourd'hui de s'en teaie au sens Mttéral dela commnsson s'ils v trouvaient quelque intérêt. Il yades exemples de toutes ces choses, et si MM. Îes juges avaient été on peu micux inités aux ananes du eharlitanisme , ils auraient compris que si ke public ne peut
UT
ment, Dès le début, une onu plusieurs saignées du bras combattsient l'afflux du sang vers la tête et 1x gorge. Dès le début aussi, la cautérisation répétée autant qu'il était nécessaire, Je me suis toujours servi du nitrate Past: parce que son action me semblait plus facile à limiter, Chez une femme où les fausses membraues ccupaient toute la bouche et s'étaient plusieurs fois reproduites, M. Mirault cautérisa avec l'acide hydrochlorique. Quand la doulenr persistait avec gonflement des amygdales, les sangsues au cou produisaient des meilleurs effets. Dans plusieurs cas où la déglutition était impossible, M. Lachèse cploya les scarifications des tonsilles; le mème moyen m a très-bien réussi, Les sinapismes aux pieds , les vésicatoires aux jambes venaient ensuite, et si plus tard la tête demeurait douloureuse , si le délire per: sistait , un vésicatoire à la ouque avait les plus heureux résultats. La fièvre offrait-elle quelque intermittence , le sulfate de quinine prévenait le retour des accès. Ur | ;
Pour calmer la soif, souvent très-vive, le petit lait, la tisane d'orge, l'eau panée, etc. | | us.
La tisane de bourrache micllée, l'infusion de tilleul, étaient les boissons ordinaires. Les gargarismes miellés et acidulés dimipuaient l'irritalon et favorisaient la a des escarres. nr :
Souvent je donnais la potion suivante , à laquelle j'ajoutais 30 a 40 outtes de laudanum, quand il n'existait pas de congestion cérerale :
Infusion de tilleul et de comomille, 4 onces. Sirop de guimauve, { once.
Acvtate d'ammoniaque, 3 gros.
Eau de mélisse , î “eml-snét. — de fleurs d'oranger, À de chaque, drmi-onc Acide sulfurique, 10 gouttes.
Y avait-il constipation, douleurs abdominales , des lavemens simples, des fomentations émollientes suffisaient. | Très-rarement j'ai appliqué des sangsues à l'épigastre pour, combattre la vive sensibilité de l'estomac ou les vomissemens. Je n'ai pas expérimenté les vomitifs dans l'acuité de la maladie ; je n’en ai fait usage we pour remédier à quelques indications particulieres dans la période de décroissance ou pendant la convalescence, de méine que des purgatifs salins où des ferrugineux dans le cas d’anasarque consécutive.
EEE EN
REVUE BES JOURNAUX DE MÉDECINE
JOURNAUX ITALIENS
ANNALI UNIVERSAL DI MEDICENA.
Nous avons retardé assez long-temups cette reeue, par la raison très simple qu'elle offrait peu de matière nos analyses. Voicien effet les titres des travaux originaux que contient le plus important des journaux italiens les Annales universelles de médecine ; depuis l'époque où nos les avons laissées jusques ct y comprisson numero de mars 1834 : 1° re-
exion sur la suetr verte observée par le docteur Prichard; a° sur les études et Les écrits du chimiste italien Melandri; 3° sur un cœur trés-volumineux contenant deux polypes organisés, par Linoli ;
pere aa M A A do # ja science médicale , mi d'aucune autre, tandis que notre recuril est enlitrement ?
pas se tromper entre deux journaux aussi differens que la Gusctte de sante des curés et la Gaënire mémeanc. les intéressés peuvent tromper le publie, et ce n'est pas à nous que peuvent profiter des erreurs, Si L'éditeur de la nouvelle gatelle à Lœut om isté pour gardes ce Litre, €est qu'il eu vonnait et sans donte s'en exagire Les avantages, Toujours est-il qu'il s sprenlé sur La publicité ét la poymlanté de ce titres; toutes les autres combaua sons de som entreprise ont été subordonnées à celle-là , et si la cour avait condirmwé Le premier jugement, il y eût probablement renoncé.
Le second point est be posnt de droit. Nous ne prétendons pas en savoir filus que Les ciug ou six juges de la vour royale qui ont donné gain de cause à notre sdversaire , mais il nous est impossible de comprendre que s'il y à, comme on le ht, une loi sue la propricté Littéraire, cette loi nous puisse donoer tort, On convient qu'uu Gitre de journal est une enseigne ; que cette ensigne n'est pas indifférente au saccès de l'entreprise ; que c'est on fonds qui se transmet avec le journa luisméme , ét que l'usurpation d'u titre est un délit contre la prapriété. Si cela est, condamnes M. Grimaud, qui nous prend un titre ncheté, paté, employé par nous pendont des années. Mais vous avez cessé depuis six mois d'en faire usage! Mais suis-je obligé nécessairement de faire nsage de mon bien pour en rosier propriétaire, el si je ae veus pas habiter ma maison, le er venu scratil autorisé à s'y veau loger ? Sa la loi avait Gré un térme au-delà duquel le droit de propriéié des jouraoux se trouverait perdu par le non-usagel, il n'y aurait pas cu dans notre affaire duux arrêts coutradictoires ; 11 n'y aurait pas même eu de
wacès; mais il est remarquable que les législatenrs ne prévoient presque jansais L. css les plus simples, à La grande satisfaction de la chicane, Eee Lave de
4° rapport sur la grippe qui a régné à Mantoue, par Tinelli; 5° es. sai sur les causes qui ont retarde le progrès de la réforme médicale de Rasori,
théorie tonte différente. Selon Bellingeri , les cordons postérieurs pré-
sident aux mouvemens d'extension, les antérieurs à la flexion des
par Freschi; grand travail qui n'est pas encore à sa fin et! membres. Les expériences sur les animaux vivans ayant été impuis-
qui constitue plutôt un ouvrage ex-professo qu'un mémoire ; 6° expé-| santes pour terminer ce diflérend , chaque opinion a cherché à s'étayer
riences cliniques sur la vertu du poivre cubè
Jets d'une myélite chronique avec spasme permanent des extremités inférieures , Fe Bellingeri ; 8° relation don épidémie variolique qui a régné à Tréviglio en 1833 et 1833, par si 9° de la méthode d'instruction clinique adoptée par Tommasini, par Baldissone ; 10° observations sur la réduction de la luxation de l'humérus en bas par la méthode du talon , par Cumano; 11° sur le trai-
tement des rétrécissemens de l'urètre par le moyen du caustique , | dormait habitue par Malvani ; 12° revue clinique de l'institut obstétrique de Pavie| pr
rep l'année 1831 — 32, par Ciniselli ; 13° essai physiologique sur es nerfs et sur la structure de l'iris, relativement à l'ant nerveux , par Fario; 14* sur l'inutilité de la ligature dans
- sbouleur à la région d ORHSMRE || P'ouvrir la mictoire InoT- || de gène ressentie dans la déglutition, Le lendemain elle commença
dans la blennorrha-\ d'observations pathologiques. En France , la plupart ont été au profit ie, par Fenoglio; 7° deux observations, l’une d'un opisthotonos mortel, | de la théorie de M. Magendie ; la contre-épreuve se fait
à pen en Italie, et c'est ce qui donne au fait suivant, recueilli par M. Bellinpe lui-même, un intérêt puissant pour la physiologie et la pathoe.
OPISTHOTONOS MORTEL. — AUTOPSIE.
Ons, — Une fille de la campagne, âgée de 43 ans, d'une constitution grêle , et affectée d'un pes notable, ayant d'ailleurs joui toujours d'une bonne santé , ment dans une chambre humide. Le 25 juillet dernier, elle fut
ise tout à coup el sans aucun us d'une douleur à der pps une correspondant à la région du laryax , rigidité de tout le con ,
e l'occiput, celle-ci aiguë et pongitive; et enfin difbculté inférieure Elle se leva toutefois, et mangea , ma un pen ressentir
autre douleur au cou
sure de la vipère, par Ridolphi; 15° Recherches sur cette question : | une douleur pongitive le long de toute l'épine dorsale, accompagnée d'une sensa-
si les rayons lumineux qui traversent l'œil parviennent à croisés ou non croisés , par Dell’ Acqua.
Nous garderons pour un article particulier la clinique d'accouche-
a rétine | tion de tiraillement tout le 1n
des membres inférieurs; néanmoins elle put se
levér encore et aller. Le 27 . les mèmes symptômes continuèrent ; la rigidité du
cou derient plus grande ; le soir elle se mit au lit; et dès ce moment elle ne se leva us
mens , qui offre des faits intéressans; voici parmi les autres les seuls|" Le 28 au soir les deux membres inférieurs commencèrent à se raidir et à être
qui nous aient paru devoir être analysés ici,
NOUVELLES EXPÉRIENCES SUR L'EFFICACITÉ DU POIVRE CUBÈBE CONTRE LA BLENNORRHAGIE ,
maison royale et de l'hospice celtique de Turin.
C'est une collection de dix observations de gonorrhée dans lesquelles le poivre cubèbe a agi avec une efficacité plus ou moins prononcée. L'auteur termine par les conclusions suivantes :
:* Le cubébe est de tous les antiblennorrhagiques le moins dangereux, le moins désagréable à prendre , le plus constant dans son aclion ;
: 4 excite l'appétit, favorise la digestion, ne produit jamais la rrhée :
3° Il exerce une action manifeste sur les organes urinaires. chargeant | les urines d’une couleur plus rouge et d'une odeur sui generis ;
4° Il ne trans jamais l'irritation de l’urètre sur les testicules ; en sorte qu'il doit toujours être préféré au copahu , auquel l'auteur attribue toutes les propriétés fâchenses dont le poivre cubtbe est exempt, selon lui. 11 le donne à la dose de 3 re 24 par jour , dans la conserve de roses rouges , et le fait le 04 général qui nous a paru résulter de ses observations , c'est qu'il faut de à à 4 onces de ais, et de deux à quatre semaines de ce traitement , pour guérir la gonorrhée.
ONSERVATIONS DE MYÉLITE SUIVIES DE CONSIDÉRATIONS FRYSIO-PATHO- Lociques, par C.-F. Berne.
Pendant que de ce côté des monts, fondés sur les expériences de M. Magendiz et de Ch. Bell , nous regardons généralement les cordons postérieurs de la moelle spinale comme conducteurs du sentiment, tandis que les autres appartiennent aux mouvemens , l'école Leu gique italienne, s'appuyant aussi sur des expériences, professe une |
par le docteur Fenoouio, chirurgien de La | on mit 30
tirés en arrière; le 29 la tête et le cou furent d'un semblable tiraillement. Jusqu'au 31 on lui Êt cinq saignées ; et on administra à l'intérieur La pulpe de casse et de tamarins , et de l'huile d'olive ;un ver lombric fat rendu par les 4
Le 4** août elle entra à l'hôpital Saint-Jean. On lui fit une saignée du pied et le du rachis. Le 2 août, 46 autres sangsuës derrière les oreilles ; le soir, Bellingéri l'examina la première fois.
Elle avait le cou et la tête tirés en arrière, et la tête aussi un peu inclinée à droite ; toat le dos courbé en arrière, et formant un are à convexité antérieure , les cuisses et les jambes raides , tirées en arrière, ne pouvant être fléchies par une force extérieure, et toute tentative de flexion étant douloureuse, membres supérieurs se mouvaient un librement, et l'avant-bras plus que le bras ; mais elle ne pouvait Mléchie aucunement l'avant-bras , ni le porter à la tête ; en essayant de fléchir de force l'avant-bras, mais surtout le bras, on éprouvait une régstance et l'on déterminait de la douleur. La pupille était habitucllemeat rétrécie et ne subissait aucun c ent de l'approche ou de l'éloignement d'aue chandelle allumée. La vue et l'ouie étaient entières ; seulement de temps en temps elle entendait un bourdongement dans les deux oreilles, Les ailes du nez étaient tirées en haut et arquées ; La lèvre supérieure tirée en haut et ne s'abaissant point même quand la malade voulait fermer la bouche; la bouche un peu tirée de côté, et offrant une sorte de rire sardonique; tont le système musculaire de La face contracté ; les tempes et les joues creuses, de manière à lni donuer un aspect presque cadavérique. Le sentiment tout Le corps était intact, ni augmenté , ni diminué. L'ouverture de la mhhoie inféricure était toujours un peu difficile ; la langue ne pouvait sortir hors de l'arcade alvéolaïre. 1] y avait un certain degré de dysphagie et la malade ne pouvait avaler que quelques cwllerées de liquide. Le pouls petit, contracté, à 404 pulsations; l'abdomen tendu et plat comme une planche ; en voulant donner un lavement , on éprouve de la . tance au sphincter anal. Elle rend volontairement les urines. La chaleur est peu snpérieurc à l'état naturel : il ya une moiteur légère , mais continuelle, Elle se
laignait de constriction à la gorge ; une saignée de la jugulaire fut faite ; mais spasme Cp avoir disparu quelques minules reviat plus intense, et à un tel degré, qu'il sembla avoir produit la mort par une véritable asphyxie, due à l'orclusion spasmodique de la glotte. Aussitôt après La mort le bras gauche fut tré spontanément en arrière, Autopsie. — Doure heures après la mort , le cadavre étant déja froid, la raiur des membres existait encore; la flexibilité ne revint qu'au bout de 24 buures.
Moclle épinière. — On trouva à la face postérieure de La moelle une extravasation sanguine simple sans congestion , qui occupait la face externe de la dure-
de
temps n'ayant pas été posée par la loi . il arrive que , dans l'espace de trois mois , * deox tribunaux la Gxent scbitrairement : l'un en notre faveur , l'autre contre ( nous, guidés seulement par l'appréciation des crrconstances du procès. | La Guzette des Tribunaux et l'avocat adverse ont parlé de notre prétention au monopole médical, Et vous avez, disent-ils, tant de titres, qu'il n'est plus possible d'en trouver un qui ne vous sppartienne. Vous êtes la Gazette Mémicae ot Pants, la Gazerre pv cuonéma-monnes, la Gazerre pe santé, la Gazerre | bts nôrTaUX : or, de ces quatre titres , il yen a eu uu de temporaire qu'on ne * peut, sans mauvaise ra faire entrer dans l'a “sogprosnl trois restant, le premier | nous appartient it de premier oceupant , Lux autres nous appartiennent parce que … les a achetés, En acquérant la chientelle de la ee de santé et de la Clinique des hôpitaux, journaux , et ils nous appartiennent 2ETTE MÉDICALE , que nous avons créée. Il me manque journal, et sans grands frais d'imagination M. Grima À we cent s'il l'avait voulu, aussi beaux que celui d'Alexitère, dont il est l'inventeur. Mais le malheur a voulu que de tant de titres possibles il n° u ait convenu à M. Gri de Caux, et que ce soit justement un de ceux qui nous |
as certes de noms un
s « faire aussi La mftre ? ce registré, du moins nous limaginons, Mais il n'est pas sûr pourtant que si nous re-
a ivanent. :
= Voyez cn outre la singulière conséquence de cet arrêt : si M. ur faire sa Gazette de santé , ne pourrons-nous [ C
qu'on lui confèse ne saurait anéantir le nôtre, qui dérive d'un acte notarié el enprenions demain notre titre, M. Grimaul ne acas fit pas à son lour un procès, ce qui serait sans doute la pzrfection. Et mme il ÿ a à parier qu'il le gagnerait , car
de Caux en aurait trouvé || directeur de la Gasetie de santé, à moins que v
enfin il ne peut pas exister à La fois deux journaux sous le même titre, sans le consentement réciproque des propriétaires. S'il y a opposition de quelque côté , il faut plaider ; nous plaiderions, et M. Grimaud, autorisant de l'arrêt rendu en sa faveur, nous convraincrait facilement d'usurpation , et nous ferait condamner comme usurpateurs par les mêmes juges qui l'ont condamné lui-ême, I y aurait là matière à un procès plus embrouillé que celui de la comtesse de Pimbesche, Notre intention n'est pas de nous jouer à une ni root si scabreuse et au troin dont vont les choses, nous devons nous tenir pour heureux que M. Grimou | de Caux se soit contenté du titre de Grarte de santé; si celui de GaznTre MËvicae lui avoit plu, il aurait pu probablement le prendre et le garder, car nous n'avons 5 de droits à celui-ci qu'a celui-là, Nous le remercions donc de sa
nous avons acquis aussi les titres de ces | discrétion, qui sur trois parts nous en laisse deux , lorsqu'il est évident qu'il poutous aussi légitimement que celui de la Ga- | vait prendre le tout.
confrère , ne m'écriver plus désormais à l'adresse du ous n'ayez l'intention de sous et ne vous conseille pas ; je
Quant à ous, mon cher
crire à la médecine des curés, ce que je ne crois pas
y en ait eu qu'un qui | fais passer la même circulaire à plusieurs confrères des départemens.
—Guüle médical des Antilles , on études sur les maladies des colonies en ge
péral, et sur celles qui sont propres à la race noire ; par M.-G. Levacher, docteur
eu médecine.—in-8", Paris, 4934. Pr x 4 fr. SU cc. | | Chez J.-B. Baillière, libraire de lAcadémie royale de médecine, rue de l'Ecolede-Médecine, n° 43 bis.—Londres, même maison, 119, Regent street.
mère, depuis la troisième jusqu'à la sixième vertèbre dorsale ; de même à la région des dernières vertèbres et des premières lombaires. Ladure-mère incisée, on découvrit une injection sanguine très-manifeste dans les vaisseaux capillaires artériels de la ple-mère qui tapisse la face postérieure de la moelle, étendue de la neuvième vertèbre dorsale à toute l'extrémité inférieure de La moelle, Cette in-
que le malade ressent dyss les muscles affectés , et à une rigidité sensi-
le au toucher, tandis que dans la paralysie les muscles sont dans une condition de mollesse et de flaccidité. Ge point est furt important à dé. terminer , surtout quand on veut baser des déductions physiologiques
jection existait sur toute la face postérieure de Le moelle, un peu moindre dans ke |sur les symptômes et sur l'ouverture des corps; il est nécessaire de
reste de la portion dorsale, un peu plus forte à La région cervicale; très-intense ||
à la face postérieure de la queue de La moelle allongée et de l'origine de La moelle épinière, Dans toutes ces régions, il faut noter que l'engorgement était limité par
les racines nerveuses postérieures de chaque côté, ct qu'il ne s'étendait pas même ||
sur les facus latérales de la moelle.
À la face antérieure, le tissu cellulaire qui tapisse la dure-mére et la duré-mère elle-méme étaient injectés de sang dans toute leur étendue, biew plus même qu'à la fsce postérieure. La dure-mère ouverte, l'artère spinale moyenne fat
trouvée gorgée de sang rouge , et quelques uns de ses rameaux engorgés, particulièrement dans la = lombaire. si
L'injertion de la face postérieure était limitée à la pie-mère ; et toute La substance de la moelle, blanche ou grise, était à l'état naturel.
Crdne. — Eatravasation sanguine peu abondante entre la dure-mère et la pie raère ; injection de sang rouge à La pavtie suprricure du cerveau , mais limitée aux vaisseaux capillaires artériels de La pie-mère, Toute la ple-mire qui tapisse le cer. velet , la face antérieure de la protubérance annulaire et la queue la moelle allongée était très-injectée; la substance médullairé partout intacte , hors dans La région du lobule moyen de l'hémisphère cérébral droit, où elle était L'gèrement iajectée.
Abdomen. — Le jéjunum et son mésentère 1rè:-enflament ; cet intestin con tenait uoe douraine de vers lombrics gros et longs, pulotonnés ensemble,
Voici les corollaires physiologiques que l'auteur déduit de cette observation. La face antérieure de la protubérance annulaire est formée de fibres venant du cervelet ; l'irritation de ces fibres à pour effet de produire des spasmes dans le sens de l'extension , principalement à la tête et au cou , et elle détermine en outre le trismus et la dysphagie s ique, ou une constriction spasmodique de la gorge et du pha-
La partie postérieure de la moelle spinale présidant aussi à l'extension, nous voyons son injection produire en effet une extension spasmodique, moins forte aux membres supérieurs, l'injection étant moins intense dans la région cervicale ; plus furte dans les membres inférieurs par une raison opposée. L'injection de la * coin du cervelet luimême démontre aussi que cet organe préside aux mouvemens d’extension.
L'isjection était limitée à la pie-mère, et, les symptômes étaient bornés à des contractions musculaires. Ceci prouve donc que l'irritation bornée à la substance blanche de la moelle épinière ne produit que le spasme, sans altérer la sensibilité, ex que les racines postérieures de la muelle ne sont point destinées au sentiment, puisque la méningite dont elles étaient affectées n'a produit ni augmentation ni diminution de la sensibilité générale,
Enfin, la légère inclinaison de la tête à droite paraît due au léger
ement du lobe moyen de l'hémisphère droit du cerveau.
es considérations pathologiques sont moins importantes. Toutefuis, l'auteur fait remarquer la présence des vers dans le jéjunum, C'est à eux qu'il attribue l'inflammation du jéjunum qui a été, dit-il, le point de départ de l'irritation d'abord nerveuse , et plus tard inflammatoire de la moelle épinière, Sans entrer dans cette discussion , nous rappellerons seulement que Laurent avait si souvent rencontré des paquets de vers daos le tétanos traumatique , qu’il avait été conduit à altribuer dans presque tous les cas aux vers cette terrible affection, C'est aller trop loin, sans doute ; néanmoins ce fait nouveau prouve que la coexistence des vers avec le tétanos mérite toute l'attention des gbserya. teurs et des praticiens.
La seconde observation a pour objet un jeune homme atteint de douleurs loubaires avec spasme permanent des muscles fléchissenrs des membres inférieurs et même du tronc, Bellingeri rapporte cet état à une myélite chronique ; le sentiment était toujours resté intact, Le ma-
lade guérit à l’aide d'un traitement antiphlogistique ; les idées physio- |lce t
logiques de l'auteur n'ont donc point , comme dans le cas précédent la garantie de l'autopsie ; mais il ajoute quelques considérations qu sont utiles à ruppeler.
« Les affections morbides de la moelle épinière peuvent done, dit-il, déterminer un spasme permanent dans les muscles, et dans cette seconde observation ; le spasme occupant les muscles fléchisseurs des jambes , Ja difficulté avec laquelle elles exécutaient leurs mouveinens aurait pu faire croire un ohservateur Giro à une paralysie. Et je suis convaincu que, dans MT à e cas, ce qu'on appelle paraplégie ne dépend pas d'un défaut de l'action nerveuse qui engendre une véritable paralysie musculaire, mais bien que la difficulté des mouvemens tient ! à l'action prédominante de certains muscles sur les autres, c'est-à-dire | à un état de spasme habituel. Cet état est reconnaissable à la tension!
de Goritia ; l'humérus fut luxé , et jour comble de disgrace , Je malade à
Uoe.
préciser au juste s’il ÿ a un spasme ou une paralysie. » ;
Déjà Pott , pour la maladie des vertébres qui porte son nom , avait établi cette distinction, également mer Euy sl HU le pronostic et pour le traitement. La contraction spasmodique indique que Ja substance ne souffre qu'uve pression légère, et qu'elle n'a point subi de désorganisation notable ; le pronostic est donc plus favorable que dans le cas de paralysie. 11 va sans dire que Le traitement doit étre aussi dans La plupart des cas différent.
RÉFLEXIONS ET OBSERVATIONS PRATIQUES SUR LA MÉTHODE DU TALON POUR RÉDUIRE L'HUMÉNUS EN Das, par G. Pauzo Cuwano, professeur de chirurgie à Trieste.
La mélhode du talon était connue d'Hippocrate; elle a passé de siècle en siècle dans les écrits de presque tous les auteurs, vamtée par les uns, dépréciée par les autres , le plus souvent confondue péle-méle avec les douze ou quinze autres procédés que l'antiquité nous a laissés pour la réduction de cette luxation ; enfin c'est à elle que sir A. Cuoper donne la préférence , du moins dans les cas de luxation récente.
æ professeur Cumano rapporte huit cas dans lesquels elle à réussi.
La première fois ce fut sur un marinier encore jeune, de constitution athlétique ; le second cas concerne an autre marinier de 28 ans ; le troisième un paysan de 4o ans ; le quatrième un marinier de 27 ans; le cinquième un homme de 53 ans; le sixième uo homme de 50 ans, le septième une femme de 50 ans; le huitième un howme dont nous ne convaissons point l'âge. Dans les six premiers cas la luxalion , selon
l'auteur, était en bas ; la première datait d'une heure seulement; 1n sixième de quatre jours ; c'était là les deux extrêmes du temps écoulé. Ces six observations se réduisent quant aux détails, à ceci : le bras était luxé, le bras à été réduit; 1l n’y faut pas chercher autre chose, Si nous avons mentionné les âges de chaque individu, c'est qu'il nous parait utile de constater jusqu'à quel âge cette luxation peut avoir lien ; d'après des recherches spéciales , nous inelinons fortement à croire que de même que les luxations du fémur , celles de l'humérus n'ont lieu audelà de 60 ans que dans quelques cas fort rares et purement exceptionnels. Mais les deux autres observations méritent une relation plus c'rconstanciée. Voici la première :
nn —
Os. — Le 14 juillet 1852 au soir, Anna Vida, âgée 1e 50 ans, très-chargée d'emhonpoint . en puisant de l'eau tomba sans sentiment sur le sol, Appelé le lendemain matin, dit l'auteur , je la trouvai au lit, souffrant extrémement d'une [laxation de l'humérus gauche, sccom re de diverses cortusions et d'une légère mé déchirée et contuse à la région du vertes. Elle avait l'avant-bras Aéchi, mais ‘haméras élevé et éloigné du corps de telle sorte que la main était rapprochée de La tête de la malade ; la luxation datait de doure heurvs. C'était une luxation du genre de celles que Dessult nomaait consécutives en avant et en dedans : ainsi la tête de l'huihépas se scntait sous le musrle pectoral entre la fosse sousscapulaire et le muscle du mème nom , mais elle n'arrivait pas jusque sons la cla vicuke. La malide accusait des douleurs aiguës ct quelque sensation d'engourdissement dans les doigts. La rédaction eut lieu avec le talon suivant le procédé
(d'A. Cooger. Les jours suivans il se manifesta des ccchymoss Le long du muscie
particulièrement près de son insertion à l'avant-bras , secomyiagnées de
‘biceps, peer ML et de douleur, Quelques sangsue: readirent au membre le libre usage lde ses mouvemens , à part
| le mouvement d'éévation qui restait difficile à cause \d'une paralysie hmparfsite du deltoide, Mais au moyen de l'usage continué des
{rictions huileuses-alcalines e1 des épispastiques , la malade recuuvrs peu à peu la ‘Caculté d'élever Le bras sans douleur. Un an après il nc restait aucune trace de gène,
Il convient de dire que dans une des observations précédentes , la luxation étant en bas et datant de quatre jours, la liberté des mouvemens n'était revenue qu'au bout de deux mois, et la malade garda tout
emps un sentiment d'engourdissement dans les doigts. L'auteur attribue ce phénomène au retard de la réduction qui n'eut lien qu'au bout de quatre Jours, pendant lesquels la tête de l'humérus avait comprime le plexus braclial et quelques rhumatisnes vagues, dont la malade souffrait depuis long-termps, ne lui paraissent pas avoir été sans influence sur cette espèce de paralysie. Dans le cas d'Anna Vida, il attribue les phénomènes paralytiques, moins à la compression du plexus brachial, qu'a l'indisposition interne qui avait déterminé la chute avec perte de connaissance, Nous ne faisons ici que rendre ses idées ; la enitique trouvera place plus tard. Voici l'autre observation.
Ons—Laztare Marpurgo tomba de carro s°, le 4 oclubre 4883, aux environs
la
nature de son accident jusqu'à son arrivée à Trieste, luse
vingt jours sprès
Le docteur Forté et le professeur Cumano reconnurent une luxation en avant dans le sens d'A. Cooper, ou, selon lesidées plus généralement admises , une luxation primitive en bus devenue consécutive cu dedans. La tête luxée s'était portés un pen en avant sous le muscle pectoral conime dans l'observation précédente. Où fit deux larges soiguées, on appliqua des Lopiques émolliens durant quelques jours ; et au vingt-quatrième jour de l'accilent, 13 réduction fut tentée par le moyen du talon et obtenue à la seconde tentative. Une demi-heure après ke malade fat pris d'un violent frisson et d'une dagleur qui s'étendait tout le long du bras; ces phénomènes durèrent environ une heure, après quoi il se développa une cha= leur uoilorme et une sueur générale, «1 la douleur en éprouvs un sensible allé-
[Le LE LE 2 ai farce de soins, au bout de deux semaines le bras avait acquis plas de liberté dans les mouvemens; seulement le mourement d'élération était diflivile à raison d'une demi-par alysie du deltoide, user par la compression du plexus brachial et da arf circoallexe, Ceite demi-paralysie céds aussi avec le Lemps
{ment , l'antre à la dilatation de la pupille. L'auteur objecte à cette ma- Inière de voir que les nerfs iriens n’appartiennent pas réellement aux ideux paires de nerfs cérébraux , mais u’ils sont dus au ganglion oph- |thalmique, qui reçoit à la vérité des filets de la troisième et de La cinquième paire , mais qui constitue là un intermédiaire où leurs propriétés disparaissent , et, par exemple, la propriété de produire des contractions sous l'influence de la volonté. L'origine des nerfs iriens partant de ce ganglion est donc commune et non pas opposée ; et Les conséquences qu'on a voulu en déduire pour prouver leur antagonisme, et les expériences tentées dans ce sens, reposent sur une base erronée. Chez quelques animaux , à la vérité, Les nerfs iriens viennent directement des nerfs cérébraux , le ganglion ophthalmique n'existant pas :
r exemple, dans la civette ; mais chez cet animal les mouvemens de l'iris semblent volontaires, et l'auteur présume qu'il en est de mème chez tous les animaux privés de ganglion ophthalmique,
On sait que M. Mayo ayant vu la pupille se dilater après la section de la troisième paire, en a conclu que ce nerf présidait aux mouvemens de contraction de l'iris et de resserrement de la pupille ; mais cet effet pouvait tout aussi bien être purement sympathique de la paralysie de presque tous les muscles de l'œil, produite par la section de la troisième paire ; Ou tout au plus pouvait-on en conclure que le ganglion ophthalmique se trouvait paralysé dans ses fonctions. M. Magendie assure que sur des Japins la section de la cinquième paire détermine , au contraire, la coustriction pupillaire, quoiqu'il pense que chez ces animaux la cinquième paire n'envoie aucun nerf à l'iris. Que prouverait donc l'expérience, s'il en était ainsi? Mais, d'une part, M. Magen-. die s'est trompé quand il a ern que l'iris des lapins ne recevait aucun nerf de la cinquième paire, et d'autre part ses expériences sont complétement en désaccord avec celles que M. Fario a tentées. Enfin, toute cette théorie reposant encore sur une autre hypothèse, savoir, que l'iris est formée de deux ordres de fibres musculaires, les unes cireulaires, les autres rayonnées , tomberait toujours devant la rigueur de ce fait anatomique, que l'on n'a jamais démontré de fibres musculaires dans l'iris. Au contraire, la structure vasculaire, spongieuse et comme érectile de cette membrane, démontrée par l'inspection à l'œil simple et au microscope, est encore confirmée par les rapports qu'elle a avec la choroïde : l'iris se relâchant et élargissant la pupille lorsque la choroïde est enflammée , parce qu'alors les vaisseaux de celle-ci, congestionnés, n'envoient plus à l'iris le saog dont cette membrane aurait besoin pour entrer en inrgescence,
Quoi qu'il en suit de ces idées, qui ont autant de probabilités en leur faveur que d'autres, voici les principales expériences tentées par l'auteur, dont les résultats sont curieux à noter.
1l enleva la calotte osseuse du crâne chez de jeunes pigeons, ainsi choisis pour que les os fussent plus aisés à diviser. Les méninges furent divisées, le lobe antérieur dn cerveau soulevé; le contact et le soulèvement du cerveau et des nerfs paraissait faire beaucoup souffrir l'animal; et la pupille se resserrait un peu durant ces manœuvres. Le tronc de la troisième paire mis à nu fut divisé d'un seul coup. La pupille ne se dilata pas immédiatement, mais seulement au bout de huit mipntes. Dix mioutes après on coupa la cinquième paire, et le nerf optique après dix autres minutes ; la dilatation 'augmenta pas; il est vrai que l'animal parait épuisé.
Sur un autre pigeon, section du nerf ophthalmique ; dilatation de la pupille. Après cinq minutes section de la troisième paire ; la dilatation semble légèrement augmenter. Après cinq autres minutes, section du nerf optique ; la pupille arrive à sun plus haut degré de dilatation. L'animal vécut encore plus de vingt minutes après.
Sur un troisième pigeon, section du nerf optique. La dilatation qui succède n'est augmentée ni par la section de la troisième ni par celle de la cinquième paire. |
Eo coupant le nerf optique d'un œil, on voit se dilater la pupille de l'œil opposé, ce qui n'arrivait pas après la section de la troisième et de la cinquième paire.
Enfin sur un autre pigeon , on lourmenta l'œil droit et on piqua l'iris de manière à mettre la pupille dans une contraction permanente, Durant les incisions nécessaires pour mettre les nerfs à nu, cetle contraction augmenta encore; la section de la cinquième paire resta sans résultat, La section de la troisieme parut la diner quelque peu; l'animal moueut avant qu'on pût pousser plus loin l'expérience.
Elle fut répétée sur un aulre Re La troisième paire coupée d'a: bord produisit Leg PS légère dilatation; la section de la cinquième l'augmenta à peine. Celle du nerf optique la rendait toujours plus sensible. L'animal mourut avant qu'elle fût complete.
Ces expériences furent renouvelées sur des lapins et des chats; mais les résultats de la section des troisième et cinquième paires ne fu-
L'auteur ajoute qu'il a eu depuis l’occasion d'employer ce procédé avec succès , et que plusieurs de ses collègues s'en sont également bien trouvés, à l'exception de peu de cas, lorsque la luxation ne datait que de en de jours, qu'elle n'était point trop antérieure , et qu'une main inhabile n'avait pas déjà tenté Le efforts superflus. Lorsque ces conditions ne se rencontrent pas , 1} préfère indifféremment le procédé de Desault, les poulies d'A. Cooper ou la traction parallèle, qu'il attribue à Mothe.
Rien n'est plus propre à montrer l'incertitude des doctrines ancien. nes ou modernes sur les luxations que les conclusions adoptées par l'auteur de ce mémoire, qui cependant a fait une sérieuse étude de la matière, à en juger par l’érudition de bon aloi qu'il a semée dans son travail. On sait que Desault tirait le bras presque directement en bas ; A. Cooper, avec ses ulies , fait l'extension en dehors presqu'à angle droit sur le tronc ; Muthe, après Withe, conseille de tirer le bras fe rectement en haut. Ge sont là trois sortes d'extensions les plus opposées possible, et voilà cependant un auteur cstimable qui les recommande indifféremunent et à titre égal, C'est qu'il faut bien l'avouer, aucun de ces auteurs n'a suffisamment conou à quelle lésion 1l avait affaire ; ils ont tiré chacun duns leur sens sans pouvoir en donner une raison suffisante autre que le succès, et après avoir lu et médité Desault, Motbe et À. Cooper, il restera toujours impossible de sc décider, par des ino tifs de quelque valeur, pour une méthode où pour l'autre. Î fallait savoir avant tout où était réellement la tête luxée, et nul ne l'avait dit avant un de nos collaborateurs, M, Malgaigne.
Nous avons reproduit, par exemple, deux observations que le professeur Cumano intitule Lurations consécutives en avant ou en dedans, où encore , si l'on veut , sous le grand pectoral. Ponr quelles raisons 1l les regarde comme consécutives, nous l'igrorons complétement ; il aura cru apparemment la chose si simple qu'il n'a pas pris la peine d'en parler. Nous pourrions presque anssi bien demander à quels signes il a reconnu la luxation en avant et eu dedans , et cependant le diagnostic différentiel de ces luxations n'est pas si bien conau qu'on puisse l'admeitre ainsi sur parole.
Une dernière réflexion : sur huit cas de luxations réluites par le procédé du talon, voilà trois exemples de demi-paralysie du deltoïde et wème des doigts. La proportion est forte, et l'on pourrait bien sonpçonner la méthode de réduction d'y avoir quelque part, Cela n'empêche pas que le talon ne soit le moins mauvais de tous les procédés anciens ; y a mène des cas où nous pensons qu'il est utile et nécessaire de le combiner avec la méthode rationnelle, ou l'extension parallèle du bras relevé en haut ; mais er n'est pas ici le lieu d'entrer dans les développemens que nécessiterait ce sujet.
SUR LE TRAITEMENT DES RÉTRÉCISSEMENS DE L'Unèrne; lettre du docteur Mauvans au docteur Vigna.
Cette lettre, quoique assez longue, ne contient rien de nouveau. Le docteur Vigna avait dit, en parlant de la cautérisation , que c'était une méthode pleine de douleurs, d'incertitude et de chances funestes ; aussi longue et pénible , sinon davantage, que la dilatation par les bougies , et disposant beaucoup plus aux récidives. Le docteur Malvani renvoie tous ces reproches à la dilatation, et vante outre mesure la cautérisation, qui procure dans la plupart des cas, selon lui, une cure radicale, 11 y a exagération des deux parts.
Essai PHYSINLOGIQUE SUR LES NERFS ET SUR LA STRUCTURE DE L'IRIS, relativement à l'antagonisme nerveux; adressé au professeur Bellingers par le docteur Fanto, médecin-oculiste à Venise.
Quelques anatomistes FA nou ra attribuent à l'iris deux rameaux nerveux d'origine différente ; l’un venant de la troisième, l'autre de Ja cinquième paire; l’un présidant au mouvement de resserre-
rent ni aussi constans si aussi notables, et ne peuvent être notés|lteur Dell‘ Acqua ne l'a pas fait, et c'est à tort, car il anrait vu que avec la même précision. Toujours la section du nerf optique produisait | l’image est aussi bien renversée sur une surface plane. une dilatation plus sensible. Mais ce qui ne fut jamais observé dans au-|| Des expériences aralogues aux siennes, et même plus complètes, cune de ces expériences , c'est le resserrement de la pupille après la! avaient été faites par M. Lehot, qui les répéta même avec succès section d’un de ces trois nerfs. Bien plus, chez un lapin, l'auteur multi-}| devant les commissaires de l'Académie des sciences. M. Lebot à pu plia les vellications pénibles et les tiraillemens des nerfs et des lobes | observer l'image renversée, non-seulement sur la rétine, mais en avant cerébraux , spécialement de la cinquième paire ; il alla jusqu'à sppli-|même de cette membrane et dans le corps vitré. Ceci renverse compléer sur ce nerf un pioceau imbibé de vinaigre , et plus tard trempé ||tement tont le système de M. Del! Acqua , et il demeure malheureuseans une légère solution de strate d'argent ; jamais il ne put faire con-|| ment trop bien prouvé que l'image oculaire se peint en effet renversée tracter la pupille ; tandis qu'on la vit se contracter faiblement , aussitôt || sur Ja rétine. qu'avec une aiguille à cataracte il eut piqué directement l'iris à travers|| Il 2 lui-même obtenu cette image renversée après avoir tour à tour, la cornée. et sur des yeux différens, enlevé le cristallin , détruit la pupille et L'auteur convient de toutes les objections qu'on peut faire à ses ex-||enlevé la moitié postérieure de l'humeur vitrée ; ceci sur des yeux de périences ; mais elles sont communes à toutes les expériences du même|| bœuf. Seulement alors l'image est beaucoup plus confuse. Îl en tire la ore ; et d'ailleurs le résultat toujours constant des épreuves parle| conséquence que le renversement est donc produit par la réflexion des ucoup en leur faveur. On peut tout au moins en conclure qu'il n'y a||rayons sur la rétine, Mais M. Dell Acqua sait bien que la cornée , aucune espèce d'antagonisme entre les nerfs qui se rendent à l'iris. doublée par le cristallin et une partie de l’humeur vitrée, fait l'office d'une lentille, et peut suffire à réunir les rayons lumineux en un foyer au-delà duquel ils paraitront renversés. En ce point encore , Les expériences de l'auteur ne prouvent donc pas assez.
SUR L'INUTILITÉ DE LA LIGATUNE DANS LA MORSURE DE LA VIPÈRE ; letire adressée au professeur Moreili, de Pise , par le ducteur Camille Rinozri, ù du | — Les autres journaux italiens ne contenant guère que des observa-
tions isolées, et pas de travaux raisonnés, nous renvoyons leur analyse à
Nous n'en sommes plus au temps où l'on pensait qu'une morsure de 3 la revue du mois prochain.
vipère suffisait pour tuer un homme, et l'expérience a fait justice de ce précepte terrible qui indiquait dans certains cas l'amputation de la partie mordue. Le fait suivant n’est donc pas tout-à-fait neuf dans La science ; mais l'âge de l'enfant et la facilité de la guérison le rendent assez remarquable pour mériter d'être reproduit avec quelques détails.
TRAVAUX ACADEMIQUES
Oxs.— Au mois de juin 4835, un enfant de 5 ans fut mordu par une vipère sur CN . le dos du pted gauche près de son bord externe. Le docteur Rhdolé fat appelé et ACADÉMIE DES SCIENCES constata d'abord que l'animal qui lui fut représenté était bien une vipère véritable; puis ayant mis un peu plus à découvert le point offensé, il le cautérisa immédiate. ment avec la pierre infernale; (it prendre à l'enfant à l'intérieur quelques gouttes d'ammonisque et prescrivit des embrocations contiques sur le pd avec un liniment ammoniacal. Le lendh main 4} parges le malade avec l'huile de ricin, attendu qu'il avait la langue pâtense. Les phénomènes produits por la morsure farent les suivans : un gouflement rapide et bvide du pred et de La jambe qui en fut toute envahie dans l'espace de peu d'heures; le gonflement s'étendait ensuite à la cuisse, au scrotum, à la verge , en sure que l'enfant pouvait à peine rendre ses urines ; et eubnelle monta au bas-venire où elle s'arréta. On observa un peu de stupeur, de somnolence et un certain tremblement, On insista sor l'usage interne de l'ammoniaque; où fit prendre à l'intérieur de l'huile d'olive pure ; néanmoins la tumé faction persista durant dix jours, après Les elle décrut peu à peu jusqu'à sa complète disparition. Le 29 juin, dis-septieme jour de la morsure , l'enfant était complétement guéri.
On remarquera L sr l'observation ne or pas le titre , et qu'elle ne touche en rien à l'efficacité ou à l'inuulité de la ligature ; elle prouve seulement que la ligature n'est pas indispensable pour la guérison , et nous pourrions ajouter que probablement celle-ci aurait été obtenue à bien moins de frais que l'auteur n'a cru devoir en faire, La cautérisaer , et peut-être l'ammoniaque à l'intérieur, auraient assurément suffi.
Séance no 28 avan, 1834, — M. Valenciennes communique dans me lettre le résumé d'observations qu'il vient de faire sur Le sang des lamproies de mer.
Eu faisant des recherches anatomiques sur ces singuliers poissons, M, Valencienuee avait remarqué depuis long-temps que le sang qui s'écoulait le leurs vaissvaux déposait sur Les vases où il coulait de petits filets blacchätres. Tout récemment ayant pu se procurer des lamprnices trés-fraiches, il ouvrit sur plusieurs le grand sinas veineux , et recueillit sur ua linge du sang qui en sortait. Après avoir ensuite lavé plusieurs fois le Hage sans l'avoir laissé reposer sur le sang qui était passé au travers , il se trouva sur ce Glire une quantité assez notable de ces petits corps flementeux qui flottaient dans le sang de la lamproie, Examinés chimiquement par M. Dumas, ces flamens ont été reconnus pour étre de la fbrine.
J'ai cru, dit M. Valenciennes, devoir communiquer ce fait parce qu’il me semble que c’est In première fois qu'on observe chez un animal vertébres des filamens de fibrine flottans dans la masse du sang. Ce phénomène est identique à celui que
résentent certains mollasques , et notamment les aplysies, conrme l'a vu M. Tom-
du Havre, doat les rvalions ont été ancienoetwent publiées par M. Cuvier.
M. Cajetan-Pertusio de Turin , présente un mémoire intitulé : Essai sur la dithotritie et description d'un nouveau procédé opératoire.
M. Dutrochet lit un mémoire ayant pour titre: Observations sur Les variations accidentelles du mode suivantlequel les feuilles sont distribuées sur Les tiges des végétaux,
En étudiant les dirers modes de distribution des feuilles sur les tiges des végétaux, on n'a pas tardé à remarquer que chez le mème végétal le mode ordinaire de la distribution des feuilles est quelquefois changé. Bounet a noté le fait, mais il n'a pas aperçu la loi qui préside à ces altérations. Cependant, l'existence méme de ces variations condait à reconnaitre que l'ordre régulier de la distribution des feuilles dépend d'une cause constante mais variable das son mode d'action. L'anleur se propose d'arriver à la connaissance de cette cause en recherchant comment les diverses dispositions réguhères des feuilles se changent Les unes dans les autres. Les développemens dans lesquels il entre à ce sojet , seraient diMfivilement compris sans le secours des fgues, et nous devons nous borner à cette courte indication du sujet traité dans le mémoire. ;
M. Adolphe Brongobart lit un mémoire sur l'élévation de température que présente la spathe des fleurs de La famille des aroïdées pendant l'époque de ln ferondation. Le fait de l'élévation de température avait déjà été indiqué par plusieurs auteurs , mais les observations de M. Brongniart , beaucoup plas complètes que les précédentes , donnent non-seulement des résultats numériques précis , Mas prouvent que cetie élévation n'est pas constante, et que ul: pendant une graude mp de la journée , elle est pendant quelques heures tellement pee , que
diférence de température entre les partiss les plus chaudes de la fleur et celle de l'air ambiant peut s'élever jusqu'à 4? degrés, C'est one sorte de fièvre quotidienne dont les acoës ont La plus grande intensité dans le moment où la fécondation est Le plus active, puis va en déclinant jusqu'au moment où la fleur, coimnmençant à se flétrir, ls tempéralnre de La plante ne présente plus de différence avec celle de l'atmosphère. .
‘ M. Peloure lit un mémoire sur les produits de la distillation de l'acide ma- €.
D TE dans une communication précédente relative à la distillation des arides végétaux, avait annoncé la loi suivante : « Qu'un acide RE im quelconque. u plus une certaine quantité d'eau et d'acide carbonique , ou l'un seulement de » ces deux composés binaires , représenle Loujours la composition de l'acide qui » l'a produit. » De nouvelles recherches lui ont offe.t la confirmation de cette loi, conbrmation qui est facile à obtenir pour les cas où La distillation s'elfrctue à des températures assez basses, où quand ls produits qui se fortnent sont nstex sta-
OUSERVATIONS ET EXPÉIMENCES SUR CETTE QUESTION : LES RAYONS LUMINEUX QUI TRAVERSENT L'OEIL ARRIVENT-ILS CROISÉS OU NON cnoïsés sun La RÉTINE, par le docteur Paozo Deiz' Acqus, de Pavie.
La théorie de la vision | erréhppa adoptée est tellement pleine de contradictions et d'impessibilités, qu'il ne fant pas s'étonner si une foule de bons esprits cherchent à en corriger les principales difficultés, et s'ils s’égarent aussi en conservant la base de la théorie. Une des objections capitales qu'on lui adresse est celle-ci: Comment une image peinte renversée sur la rétine peut-elle faire voir les objets droits ?
Le docteur Dell Acqua m'explique point cette difficulté : il la nie. Son mémoire, qui est fort long, se compose de raisonnemens et d'expériences ; celles-ci seules seront utiles à rappeler.
Partant de cette idée déjà émise par le doctenr Polli, que , si nous voyons les objets se peindre renversés sur la rétine, c'est que notre œil se trouve placé en arrière de la rétine que nous examinons , l'auteur imagina de faire une ouverture à la partie supérieure de l'œil, et d'étudier ainsi les rayons lumineux avant leur arrivée à la rétine. J1 le fit done , et à son grand étonnement il aperçut encore l'image renversée.
Ï Jui fallait une explication de ce phénomène ; il la trouva. L'image n'est vue renversée alors, dit-1l, que parce qu'elle est renvoyée à l'œil de l'observateur par la rétine , faisant fonction de miroir concave. A merveille ; mais pour s'assurer de la bonté de l'explication, il n'y avait qu’à substituer à la rétine concave une feuille plase de carton; le doc-
ur que l'acide carbonique, l'eau ét la substagce prrogénée puissent être re- | Pi bee, mais qui per usa difficile quoique mi Lx à , sou qu'on le verra bientôt dans les cas où il y a formation de matières charbonneuses ou empyreumatiques. | Pour montrer comment même dans ces cas La loi générale trauve son application, l'autenr considère ce qui se passe dans la distillation de l'acide malique. que cette ation se fait à ln manière ordinaire , sans mesure exacte de la température et à uoc chaleur qui est souvent supérieure à 400”, l'acide se décompose rapidement, donne besucoup de charbon , beaucou d'huile empyreuruatique , decide acétique , de ges oxide de carbone et hydrogène carbone, de l'a aide, carbonique, de l'eau, et enfin deux acides men sue Ces gr rudes ne di de l'acide malique que par de Veau, et offrent exactement e;si pe ei eq ee mn vomeuier Lens AUS ï iplie: | : à | en y Lg eng a o Sue put grrr ph a dd se a mésve ; sur une plaie récente ils agiront fortement, peu sur une plaie an- A F Der 1 "fcwnve.
et en effet , en distillant à une ehaleur très-modérée l'acide malique, on n'ob- M. Bazscust relit les conclosions de son rapport sur le mémoire sur les tuberapr dan rm or TELE RP Re : Fr, son euriouter à l'acide rie 2 Lu À l'acide prod delac spears {la grosseur d’un grain de ml Dans ce a M. “Rochour a vu, ms Gris omposilion de cet acide lui-même, et non le de l'acide généra || eussent acquis ce volume, les granulations des tits poists pl pes est aisé à faire voir dans l'exemple précédent, mais beaucoup moins | sain de pe ms , Comme géatiseux ; d'un rouge d'cjo. Si Ps Len dans les cas où la volatilisation n'a lieu ra une température très-élevée, parce! fanvette, il se détache en même temps une espèce de tophus ligamenteux ; si on
ACADÉMIE DE MÉDECINE
Séaxce ou 22 avriz.—4 l'occasion du procès-verbal à l'action des sels de mor bine, M. Robiquet pense qu'il faudrait exsminer si la différence d'action des au organiques ne dépendrait pas de la différence des liquides exhalés. S'il sont acides ou alcalius , l'action peut en être augmentée ou dimipuée ; c'est ainsi qu'on peut expliquer la différence d'action des sels de morphine employés sur les vési. catoires,
M. Bnescuer ne sait pas s'il est bien nécessaire de recourir à la chimie expliquer cc fait; la Piclogie suffit. Ainsi, la ee de Rousselot, employée après l'incision , est absorbée avec force ; si on l'applique sur des plaies anciennes
"il est presque impossible de prévenir la destruction d'une partie de l'acide py- ll les agite ensuite dans l'eau , on voit qu'ils se continuent avec un corps rougeltre a : r ja qui nn le noyau de la granulation, Ainsi, l'auteur va pas rer Pa connu le Revevant à l'acide malique, l'autear du mémoire ra les travonx des dif- | tuberculisation.
M. Cuowes désirerait que M. Rochoux montrit à l'Académie ces granalations que lui seul a vnes de cette manière.
M. Hocuoux : Je ne demande pas micux ; mais à Bictre les phthisics sont ra- | res; si M. Chomel veut m'avertir quand il en aura un, je me charge de Les lui
s chimistes sur ce produit, et les essais auxquels il 2 soumis celui dont il se | prés ue en constater la pureté. L'analyse du malate de plomb lui à donné des résultats parfaitement identiques à ceux que M. Licbig avait obienus en asa- Iysant d’autres malates.
L'acide retiré du malste dé “me por l'hydrogène sulfuré , et obtenu à l'état | cristallin, a été trouvé formé d'un atome d'eau et un atome d'acide anhydre , re- | senté par la formule C4 H4 O4. Exposé à une température de 420”, l'acide | eristallisé ne perdait rien de son poids. Soumis à la distillation dans un bain d'huile dot la température peut toujours être constatée , l'acide malique vers 83° entre en fusion; à 176°, il se eq dei mo ÿ eh ten et en deux acides
pyrogénés , sans qu'il se dégage La plus légère trace de charbon et de gaz quel- En conques.
M. Deuexs. Si la commission avait examiné et n'était arrivée aux mêmes résultats, je conçois qu'elle devrait s'abstenir ; mais on doit lui reprocher de n'a. voir pas mème essayé. Î ne s'agit pas de dissection ; il sufôt de crachats.
M. Pronnr, L'opision de M. Euha n'est pas récente; Baron (traduction de Mie Boivin } a cru que Les granulations étaicot furmées par des entozoaire.
M. Desens. L'opinion de M. Kubn est différente ; il ne les regarde pas comame des acéphalocystes , mais come des corps classés sur les limites des végétaux,
M. Basscuer. M. Bouillaud à fait un rapport sur an travail de M. Donné , qui regerde les granulations comme dues à uve altération des globules du sang , qui [sont frangés au lieu d'être arrondis, On les a regardés aussi comme formés par |'avimalcukes que l'on à cherché à empoisonner avec l'iode, | M. Bocisato appuie l'opinion de M. Delens; il répète que les opinions de M. Koah lui paraissent entièrement hypothétiques; elles sont en opposition avec celles d'une foule d'académiciens, et c'est pour cela qu'il faudrait, avant tout, répéter kes expériences, Qwant à celles de M. Donné, elles n'ont pas de rapport ; il explique les tubercules par une hémorragie , et les croit formées de Gbrine.
M. Casres Les regarde comme un amas de substance lymphatique ; il les com- | pare su coagulum qui se forme dans le larynx , etc.
Le rapport et kes conclusions sont adoptés.
M. Guisear lit on mémoire intitulé : De /a cause des maladies, { Rapporteurs : MM. Louyer-Willermay, Bouillaud ct Rochoux.}
MM, Bouillaud et Bochoux se récusent come rapporteurs; ils ne se croient pas capables de faire un rappori sur ce mémoire,
É À y Leroy d'Etiolles moutre son porte-ligature à polypes du nez , qu'il a moifé.
La séance est Icrée à cinq heures moins un quart,
M. Pelouze désigne provisoirement le plas volatil des deux acides par le nom d'acide maléique , et l'autre par calui d'acide para-malésque.
Si, an lieu de chauffer à 176" la cormue qui renferme l'acide malique , où la porte rapidement à 200° et qu'on l'y maintienne stationnaire , les mêmes produite se forment, mais l'acide maléique est le plus abondant des deux. Si, au conttraire, on ne va pas au-delà de 15°, on n'obtient pour ainsi dire que de l'eau et de l'acide para-maléique ; mais la réaction est alors estrémement lente.
Ces résuliats, en apparence si singuliers, s'expliquent par les expériences suivantes.
Les cristaux d'acide maléique bydraté , soumis à l'action de la chaleur , se fondent vers 130 et entrent en ébullition vers 460? Ils se décompasent alors en esu eten acide maléique anhydre, qui présente ls même composition que dans les | sels, Le résidu est presque nul et se compose de quelques traces de cristaux incolores d'acide para-maléique.
Si an lieu de chauffer l'acide maléique à 460 on le maintient un peu au-dessus de son point de fusion , on le voit se transformer peu à peu en cristaux d'acide para-maléique , et comme ce dernier n'entre en fusion qu'au-delà de 204", où
porter jusqu'à cœ terme le vase qui contient les nouveaux cristaux sans les fe disparaitre. Ce changement isomérique se produit , et même plus rapidement en faisant bouillir l'acide maléique dans un tube très-long et trés-étroit, de ma-| nière à ce que l'eau qui se dégage soit contrainte de retomber sans cesse sur l'a
ut la même transformation à lieu dons un lube fermé par les deux bouts et où rien n'est dégagé ni 6. Un: | |
Ces divers faits bien constatés, la distillation de l'acide maldique devient trèssimple à expliquer dans ‘es diverses phases.
En admettant, ce qui est très-vraisemblable, que l'acide maléique soit seul le
Séance pv 29 avez. — Présalence de M. Boczax.
M. Rochoux demande L parole à l'ocession du procès-verbal, et sur La question de la formation des tubercules, Les (ubercules, selon lui, ont une origine roduit nécessaire de l'action de la chaleur sur l'acide maléique , lorsqu'on chauf- | toute autre que celle qu'on leur à assignée. Ils ne sont farmées dans l'origine mi mt ce dernier à 200°, la réaction sera très-prompte . l'acide maléique formé en- | par le sang, ni par la lymple ; ils sont solides et nou liquides; ils sont dépourvus trera en ébullition, passera rapidement du vase distillatoire dans le récipient ; || de kiste et se présentent sous une forme très-exique, puisque sur une pièce que mais, comme la transformation n'est pas mstantanée et qu'elle exige au contraire | M. Rochonx communique à l'Académie, la plupart ont à peine un dourième de beaucoup plus de temps que celui de la sublimation, une très-petile quantité d'a-} ligne et que quelques-uns n'ont pas la centième partie du volume d'un grain de cide para-makéique sera formée, | emillet. Ils sont d'une couleur acajou ; pour les trouver, il fsut les chercher avec Si ao lieu de chauffer fortement on maintient long-temps la cornue à {50*, et | ve soin tout particulier, Par exemple, quand à l'autopsic de poumoss tuberculeux qu'ensuite on distille pour recucillir les produits, l'acide para-mialéique deviendra ÿ °® à rencontré des cavernes, en s'arrête 1à; c'est prendre le tubercule 3 son der prédeminant , que l'acide maléique primitivement formé aura été chauffé } AT degré de développement. Pour le voit dans son principe, il faut étudicrles par-
blimati : formation iso à ties les plus ssines en apparence de ces poumons phihisiques, an les trouvera à leur trop peu pour verla sn don, et ass pour subie la trans — origine au moins une fois sur trois où quatre poumons examinés de cette maniére.
: " ions des d : Les chances seront plus belles encore si l'on tombe sur un phthisique mort d'une Enfin, si à 476° on remarque que les proportions des deus scides sont presque | maladic intcreurrente ; tel était Le ess de l'individu qui a fourni à M. Rochoux 42 égales, c'est que la Formation de l'acide ique est encore lente; une partie doit | pièce anatomique ; il était phthisique et ilest mort d'une pneumonie. donc se transformer en acide isomérique, et l'autre dutiller , puisque La chaleur |" On tire su sort lo grande députation chargée d'aller complimenter le roi le jour PS Ut die «ot inodore; se saveur d'abord acide et inodone, pais de sa fête. Les membres nommés MM. Ollivier hr re Parent-Dacliate- L'acide maléique ; à d | : - ss LU minable. Het tés hbl à sa Aihé-y oc bee let , Petroz, y a , Nacquart, Richard, Louis, Robinet , Rostan, Guerboi, L'acide para: maléique se distingue du grécédent par un grand nombre de propriéiés dont M. Lassaigac avait déjà constaté les principales. I exige à pen près 200 parties d'esu pour se dissoudre , tandis que l'autre n'exige qu'environ son poids du liquide, M. Vesreau a la parole pour une communication serbale. Je venx , dit l'honu- L'avteur continue à exposer les caractères des deux sels et de leurs composés , | s3ble membre , appeler l'attention de l'Académie sur vne des Lerminaisans possimais nous pe pourons le suivre dans ces détails. bles de l'accoucheu.ent avec presentation du bras. Lès long temps 00 à dit que
bE L'ACCOUCHEMENT AVEC PRÉSENTATION DD BRAS. — COMMONICUEION NE M. YELPEAU. — MISCCSSION,
289 GAZETTE MÉDIGALE
cet accouchement pourait se Lerminer san: secours é 3 quelques faits ré || tits ; les épaules, la poitrine, le bas ventre étaient au-dessous des dimensions arcemment observés soat venus à l'appui de cette opinion; bien ils ot dé-{dinaires; La tte était petite et mollassé. Voilà ce qu'il estesentir} de rep ler; montré qu'il y avait là deux cas de terminaison possibles, l'expalsion da fiwtus fon verra alors que tous ces faits À muse bica servir à confirmer une | Le = par la tête ou par les fesses. mais qu'on n'en ssurait ricn tirer de profitable à l'humanité,
Denman , dans le dernier siècle, annonça que l'enfant pourait tout enf En défiaitive, quand le bras se en et que les eux ne sont pas écoulées présentaot le bras sortir par le siége, cette assertion parut fort extraordinaire ; || depuis long-temps , 1 faut tenter la version. En s'y prenant bien, on réussire mais bien moins encore avait-on songé que l'enfant porvait sortir alors par latôte, | toujours. Mais quand l'épaule s'aperçoit à la vulre , vous dites que vous avez tenté J'ai cependant vu pour ma part un cas de ce genre, et j'en ai Lrouvé un certain || ls version ea vain. Je le crois bien ; elle est impossible! Mais vous dites qu'ilconnombre dans les auteurs. Fabrice de Hilden rapporte deux où trois observations | rient d'attendre ; et la mère est là qui souffre; et la putréfaction qui va s'ermpadans lesquelles , des tractions ayant été faites sar le brassorti, la tête est reve-||rer de l'enfant résgira sur elle! N fout aloes tirer sur le bras ct sur l'épaule, et arnue; il ajonte même que c'était la contatne de sa femme , qui était matrone. Fi-||racher le fœtus par morceaux. Le fetus est mort, mais c'est la mère qu'il faut chet de Fléchy a deux observations toutes paruilles: et enfin eo rassemblant toutes l sauver. Denman , qui cite vingt-huit ou trente cas dece genre, a toujours rencelles que j'ai pu trouver, j'en ai compté jusqu'à seize cas. contré les fœtus pourris, el presque toutes les femmes ont succombé.
Cependant La sortie des fesses est de beaucoup plas fréquente ; et Denman n'est} M. Vicceneuve, Je crois, au contraire, que Les observations rassemblées par
même le premier qui en ait parlé ; Delamotte rapporte une obsrrsation dans | M. Velpeau sont trés-imporiantes, car jusqu'à présent où regardait ces faits com aquelle, ayant trouvé le bras sorti, et ayant fait pour la version des efforts in-{ me des anomalies; et je me souviens d'avoir oui M. Evrat , dans un rapport fait à fructueux , ilfut fort étonné de voir un peu après, les fesses sortir naturellement | l'Académie , citer comme excessivement rare uue observation de ce geure. J'en et l'accouchement s'opérer de cette manière. Peu cite un fait presque semblable ; | possède un exemple pour ma part, dont voici quelques détails. seulement il aida un peu à l'opération. On a donné plusieurs explications de ce | Je fus appelé à Vaugirard près d'une femme entravail, assistée déjà de deux s2fait. Le plus généralement adoptée , celle que Mme Lschapelle a reproduite dans | ges-femmes. Le bras scul était sorti, Le col uterin serré et rigide. Après avoir esson ouvrage, est la théorie de l'évolution. On s'est imaginé qu'alors la poitrine | sayé La version en vain à deux reprises, je me résignai à attendre; rien ne presremontait dans le bassin , entraioant Le bras après elle et faisait ainsi place au à sait d'ailleurs , les douleurs étant fort modérées. À deux heures du matin je quittai bassin qui descendait. C'est à peu près ce que Denman avait enseigné; mais un def cette femme sans que rien de nouveau se fit manifesté, A quaire heures , le mari ses compatriotes même , Douglass, combaîttit bientôt cette hypothèse: et récem- | alla en toute hâte chercher une des sages-femmes, en lui disant que sa femme ment M. Guillemot s'est aussi élevé contre elle en France. Les contradicteurs ont était au moment d'accoucher, et , comme elle arriva , l'enfant sortait spontanéobservé que le bras ne remontail pas, et que conséquemment la poitrine devait | ment par les fesses. Il était mort, à la vérité, mais d'une assez forte sion, rester en place. I! y a huit jours que j'ai moi-même été témoin d'un fait tout-h-fait | et la femme était primipare. Il ne me parait donc pas que l'enfant doive être si contraire à la théorie de Denman. petit pour sortir aimi par déroulement.
Je fus appelé, rue des Trois Frères, près d'une femme en travail, par un del M. Momæau. Les observations recueillies par M. Yelpeau ne sont nullement rames confrères, qui déjà lui-méme avait été appelé par une sage-femme. Tous deux | res dans la science; et elles sont bien connues de quiconque s'occupe sériensese trouvaient fort embarrassés ; le bras était tout entier hors de La vulve; l'épaule À ment de la pratique des accouchemens, Quant aux explications à douner du fait , mème el une partie de la poitrine apparaissaient au. dehors; toutes les parties gor- | Denman n'avait pas précisé bien nettement sa théorie, mais elle l'a été avec toute ties étaient gonflées et livides ; les tentatives de version avaient été inutiles, Ce- Îls clarté ible dsos ces derniers temps. Au reste, jamais es enfans ainsi venus pendant la femme était en proie à des convulsions continuelles. J'essayai la ver- || n'étaient à terme, n'étaient vivans , ni de bonne constitution ; c'étsient toujours sion moi-même ; mais je ne pos introduire la main jusqu'à l'utérus. Comme les} des avortons ou des fwtas non développés et en état de putréfaction. douleurs étaient très-fortes, je me crus en droit d'espérer l'évolution décrite par] Faut-il donc en cas pareil faire un précepte dela temporisation ? Certainement Denman et p r madame Lachapelle ; j'attendis. Quel fut mon élonnement quand || nan; ees évolutions spontanées sout des sccidens heureux par lesquels là nature je vis descendre le ventre du fœtus d'abord, le bassin ensuite, sans que le bras |supylée quelquefois à l'impuissance de l'art: mass il ne faut pas chercher à les imiremonté le moins du monde’ La tête resta aussi dans le bassin durant cette opé- lter. Quand l'épaule est à La vulre, mon opinion est que temporiser, c'est exposer ration spontanée, et l'accouchement s'eflectua a nsi sans évolution. la eère à une mort presque certaine. La potréfaction s'emparers du corps du lw-
Un autre fait presque en tout semblable au mien a eu lieu récemment à l'Hô- |tus, engendrera des gas délétères dont l'absorption aura pour la femme des contel-Dien, et m'a été communiqué par M. Perrot , interne à oct hôpital. Appelé | séquences funestes. J'ai été Lémoin , et même en partie acteur dans une catastroprès d'une femme en travail, ilreconnet que le bras était tout entier au dehors, et || phe surrenue par cette cause.
que l'épaule même faisait saillie hors de ls vulre. Uo de ses collègues l'as istait; | à Je fus appelé un jour à quelques lieues de Paris près d'une flemme de constituis essayèrent la version par les peds, qu'il leur fat impossible d'exécuter, Ré- [tion trés-forte, qui en était à son seplième accouchement, Les eaux étaient évousignés alors à attendre,au bout d'un certain temps ils s'étaient décidés à allercher. liées depnis trente heures ; le bras était Lout entier dehors, Lvide et presque noir; cher le siége, lorsqu'ils sentirent descendre la crète de l'ilium, et l'accouchement À l'épaule se montrait à la vulve. Déjà sept à huit de nos confrères avaient été appese lermina comme dans mou observation, sans que le braseüt remonté. lés avant moi; je ne suis ce qu'ils avaient fait, Pour moi, jugeant ke version impos- On m'a appris qu'un troisième fait du même genre s'était rencontré à Vaugi- | sible sans risquer de rompre la matrice , et ne voyant aucun: urgence à agir, rap-
tard, Un quatrième a été obserré par un noroncheur de Paris, qui sans doute ne pelé d'ailleurs à Pais près d'une autre femme en mal d'enfant, je partis en tardera pas à le publier; et M. Guillemot , dans son mémoire sur ce sujet, en à indiquant l'heure à laquelle je reviendrais. Mes confrères, consaliant aussi leurs räpporté un autre qui loi est propre. J'en avais déjà observé un l'année dernière,
commodité , me firent remettre le rendrz-vous à un pen plus tard. Quand mais il s'agissait alors d'un fœtte peu développé et avant terme; et enfin j'en ail pous revinmes, il était trop tard, li putréfaction avait fait des progrès énor= recueilli dans les journaux et dans ls recneils d'ubserrations près de cent exem- | mes ; le ramollissement du fœtus était tel, que je pas introduire la main dans Ja ples , dans lesquels l'accoachement s'est toujours fait sans évolution, 11 x à eu plu- | matrice et opérer La version; et les gaz qui s'en exhalaient étaient si fetides, que tôt déroulement du fetus: et voici ce qui arrive, ° [le bras que j'avais introduit dans le vagin fut frappé d'un crysipile. La femme
L'époule sortie, ou plutôt l'omoplate et la clavieule venant arc-bouter contre! succomba. Voilà le fait tel qu'il s'est pa-sé; et c'est à tort que certains journaux un des côtés du détroit inférieur, tandis que d'autre part latéte du fœtus appuie {ont publié que j'avais abandonné ln femme, contre la cavité cotyloide , les contractions utérines ne peurent plus air que surf Que fallait-il faire alors? Non pas altendre, non pas tenter là version, mais les autres parties du fœtus, seules restées mobiles ; leur action se concentre donc ! attirer le bras au dehors , le séprrer du tronc , afin de faciliter l'embryotomie. sur ces parties; le thorax qui se trouve plus en bas est le mice pousté dans] M, Carcnox ajoute que la tête étant plus solde que le reste du corps, ila'y a l'excsvation pulrieane où il s'aplatit; puis vient l'abdomen, duué de plus de flexi- À pas lieu «le s'étonner si, dans trs cas , elle passe Le plus touvent la dernière, bilité , et eoba le bassin, qui se plie sur l'abdomen et apparait à La vulve; une Plusicurs membres paraissent s'impetienter de cette discussion, et demandent fois qu'il est sorti , on conçoit que le reste suit avec facilité, qu'elle Guise ; toute la séance ne saurait être consacrée aux accouchemens.
Ne pourrait-on pas lirer de ces fats des ronséquences pratiques? Quand le bras|! M. Vecerau. Je demande cependant à répondre : L'Academnie sait bien que je seul est sorti, la conduite de l'acrancheur est toute tracée: c'est la version qu'il] suis, vis-è-vis de mes hososablescontradieteurs, dans une position délicate. (M. Cafaut tenter et effectuer, Mais quad l'épaule est déja à la vulre , et que le foetus se rerox. Cila ne fera rien, allez! — On rit} M. Cspuron a avancé que les fœtus trouve en double dans le bassin, au licu de tenter la version, souvent impratita- À ainsi venus sn double étsient Loojours trés petits; il y aurait eu plus d'esxactitude ble et qui exposerait à des déchicures de l'utérus, ne devrait-on pas altendre et} à dire presque toujours. En effet, Derman et d'euires en out vu de dimensions favoriser le déroulement ? C'est nne idée que j'émets sans pouroir l'oppayer en-|tout-3-fait normales : M. Mancrl en à mesuré uu auquel ils trouvé 1% pouces de Core par aucun fast de pratique; mais elle me sesuble découler maturclkmeut des longaeur. (M, Moarau, Combien pesait-il 215 livres et demie. (M. Carurox : observations que je viens de rappeler. c'était un petit fœtus.) Chaussier donne ce chiffre comme le pois moyen ordi-
M. Carunox. On n'a jamais contes é Ja possibilité de l'évolution décrite par maire. IL est d'antres observations où les autenrs, sans préciser Le volume, discot Déuman ; mais l'essentiel sersit de savoir si elle peut se faire sans compromettre La que l'enfant était très-gros. Manteggia a fait des expériences directes à ce sujet ; vie de l'enfant , et s'il est bien indiqué alors de temporiser, Sans doule en atten- da dépouillé ua bassin de sus vesciers et de ses muscles, et il a pu parvenir à fair: dant à 1 Gn le fœtus tombera en puiréfaction, et le ramollisseiment des tissus faci- passer dans La position dont il s'agit des fœtus à terme el de volume ordinaire. Dlera sa sortie. Je peux sui citer un fait de ce genre. Est-il bien vrai aussi qu'aucun de ces enfans ne soit venu vivant? Denman lui-
Iya six semaines où deux mois que je fus appelé près d'une femme en travail méme rapporte quelques faits dans lessuels l'enfant visait; M, Mancel cu a va un place Maubent; on oaseura bien que l'enfant était en boune position, sans quoi autre; M. Champion de Bar-le-Duc un troisième ; j'en pourrais ajouter d'autres je n'y serais pas all: (oh! ob !}, Oui. messieurs, je ke répète, je n'y serais pas allé; encore. Que je fait soit rare, j'en conrieus; mais qu'on ne dise pas qu'il est imj'ai deja été attrapé ainsi plusieurs fois. (On rit.) l'y trouvai deux aécoucheurs, || possible. , plus ,uoe sige-femme, Le bras étant sucti, la malrone avait d'abord tiré dessus de] Si l'on veut d'ailleurs se rappeler ce que j'ai di. on verra que je n'ai point sonfoules ses forces, puis elle avait tenté La version ; et les deux accoacheurs sueces- gé à établie de précepre qui pourrait devenir nuisible, et qui nous sommes à 1rèssivement appelés avsirat renouvelé ces Lentatives , Le tout en vain. Je trouvai l'é- {peu près tons de mme avis. Ainsi quand le bras seul est sorti , je professe que la paule engagée à moitié de lexcavation pus A cette découverte, j'envoyai À version est le seul parti à tenter Quand l'épaule apparait à la valse , maux vaut chercher un de nos acroucheurs qui se charge de terminer les accoubemens les | sans doute aussi morocter l'enfaut que em de porter Li main daus ls matrice; plus difiviles. Il vint; il essaya de tirer de notrea sur le bras, ét tous ses efforts || mais quand l'évolutioë montre quelque lemibance à se faire , alors seulement j'ai avorent été vains, quaul out à coup nous entendimes un gatgouillement : l'en || dit, et encore ai-je employé une furise dubitatire, qu'il convenait peut-être d atfaat sortit de lai-même par les frsses, et toraba pour ainsi dire sur le carreau. tendre et de laisser faire à la nature.
Toutes les observations citées par M. Velpeau , et d'autres qu'il a omises , sont} La discussion est terminée. inevactes, en ce qu'il n'est pe fut menton du volume de l'enfant. H faut savoir |
M. Louven-Wucenstar, cn son nom et au nom de MM. Tr son et Fonquier , que dans tous ces cas d'évolution , pas vu seuln'est venu viviot. Tous étaient pe- Ÿ fait un rapport sur un mémoire adressé au préfet des Pyrénves-Ouicntales qar
M. Bonnalos, médecin des épidémies de ce département. I s'agit d'une épidémie de variole sur laquelle la commission éurait désiré plus de détails, Remerciemens à l'auteur et dépôt aux archives. 4
M. Sanwrier Hit un mémoire sur quelques cas particuliers d'œdème et d'hydropisie. La première partie est consacrée à exposer les idées des médecins anglais sur ceite maladie des reins qui se révèle urines albumineuses; La secoude renferme plusieurs observations recueillies par l'auteur à la Charité et à l'hôpital des Eufsns malades. Commissaires : MM. Fouquier, Chomel et Cornac. Nous rendrons compte de ce mémoire lors du rapport qui en sera fait,
M. Brasnix mogire à l'Académ e ane vitille lemae sur laquelle il a amputé avec succès l'os mauillaire supériepr gauche tout entier. Nous publierons prochainément celte belle observation.
La séance est levée à S heures.
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
AECHERCIIES SUR L'HYDROCÉPHALE AIGUE, SUR UNE VARIÉTÉ PARTICULIÈRE DE PNEUMONIE ET SUR LA DÉGÉNÉRESCENCE TUSERCULEUSE ; par Benrox, D.-M. P.
Trois mémoires différens se trouvent dans ce petit volume de 200 pages , et chacun d'eux est suivi d'un nombre assez considérable d'ob. servations , puisqu'il y en a au moins soixante qui sont rapportées avec détail , sans en compter beaucoup d'autres qui ne le sont que sommai. rement. Le premier contient des recherches très-élendues sur l'hydro-
hale aiguë, dont les noms ont varié suivant les sh de de la science, Ainsi , indiquée d'abord sous la dénomination d hydrocéphale aiguë par Whytt, qui attribuait la plupart des phénomènes morbides à La disproportion d'action des exhalans et des absorbans , et conséquemment à un épanchement dans les veutricules cérébraux où le canal ra. chidien , plus tard elle le fut sous celle de fièvre cérébrale, puis d'a. rachoitis, de méningite, de méningo-céphalite , et aujourd'hui le plus souvent, quand Îles symptômes ne sont pas trés-caractéristiques, elle est désignée simplement sous le nom générique d'affection cérébrale ; car 00 trouve les altérations les plus variées chez les sujets qui sue. combent après avoir présenté les symptômes attribués à l° ydrocéphale sigué. Tantôt, en effet, c'est un épanchement séreux sans altération préciable des méninges ou de la substance cérébrale ; d'autres fois, c'est une inflammation ou une simple injection des méninges; dans d'autres cas , il y a ou congestion inflammatoire, on ramollissement de la pulpe cérébrale; il est des cas où l'on n'observe aucune altération dans le cerveau où ses annexes, et où tous les phénomènes morbides qui caractérisent l'hydrocéphale aiguë paraissent n'avoir été que sym. pere d'une autre maladie, comme dans la lésion des glandes de , etc. De là la variété des opinions qui ont été émises, soit sur la bature, soit sur la cause, soit même sur les signes de cette maladie, opinions qui sont citées par M. Berton avec un véritable luxe d'érudi. tion, Peut-être l'auteur aurait il pu mettre un peu plus d'ordre dans l'exposition de ces différentes opinions , peut-être aussi a-t-il obéi un peu trop à l'esprit des théories du jour en repoussant absolument l'emploi des émétiques dans le traitement de éette maladie, et en refusant au calomel toute autre action que celle qu'il exerce comme purgatif. Si l'émétique administré en lavage tend à favoriser, pen les courts insiaus du vomissement , la congestion cérébrale, 1l exerce aussi sur toute l'économie un- action perturbatrice qui nous semble bien suffsante , et au-delà , pour contrebalancer la congestion qne le cerveau a éprouvée momentanément, S'il est administré rer la méthode de Rasori, il ne détermine plus cette congestion cérébrale, et on doit se rappeler que c'est surtout dans les cas où la tolérance à été complète que les médecins italiens ont dit l'avoir employé avec succès, d'après cette méthode , dans le traitement des affections cérébrales.
Parmi lestrente-six observations qui terminent ce mémoire , il en est plusieurs fort importantes sous le rapport du diagnostic et de l'anatomie pathologique; mais comme elles sont placées toutes les unes à Ja suite des autres, sans être séparées par aucune réflexion ni comprises sous aucun titre, elles ne seront pas suffisamment appréciées par le lecteur, qui aura de la peine à lire d'une seule haleine un aussi grand nombre F x banabr ha
Le second mémoire est consacré à l'étude de la pneumonie La. tente, partielle ou lobulaire, qui semble appartenir spécialement à l'enfance. Ce travail, bien qu'il n'uffre pas l'histoire complète de cette maladie, contient cependant des données importantes sur plusieurs points de son étude, qui ont jusqu'ici peu frappé l'attention des observateurs. Nous avons surtout remarqué le rapprochement établi par M. Berton entre les lésions cadavériques qui appartiennent à la pneu-"
monie Jobulaire et celles qui se manifestent pendant le cours de la
pbihisie pulmonaire, lésions qui offrent quelquefois tant d'analogie, qu'il est dans ces cas difficile de faire la part exacte de celles qui à partiennent à chacune de ces maladies. lu est de même des sym mes qui pendant la vie ont quelquefois tant de ressemblance qu'il est presque impossible de distinguer les signes propres à la phthisie pulraie de ceux qui appartiennent à une pneumonie peu étendue , partelle,
Quinze observations détaillées terminent ce mémoire et offrent de nombreuses variétés de la maladie qui en fait le sujet. La plupart sont pleines d'intérêt; mais , comme celles qui sont à la in du mémoire précédent, elles sont toutes placées de suite sans réflexions , sans liaison, et sous ce rapport perdent beaucoup de leur prix.
La troisième partie contient des recherches sur la dégénérescence tuberculeuse des glandes bronchiques chez les enfans , et que l'auteur indique , avec le docteur Leblond, sous Le titre peu exact de phthisie bronchique. Suivant l'auteur, l'étude de cette lésion des glandes bronchiques permet d'abord de constater l'existence d'un ordre successif et progressif entre l’état phlegmasique et l'état tuberculeux de ces organes. « Il est possible, dit-il, facile même souvent de saisir, comme au passage , la dégénérescence tuberculeuse arrivant à la suite d'un travail phlogistique. Alors, on trouve diversement unies et combinées des traces évidentes d'ioflammation et des productions de matière tubereuleuse, Tastôt on voit cette dernière occuper la place du quart, du tiers, de la moitié du tissu de la glande; tantôt il ne reste de celle-ci que le kyste ou à peine quelques vestiges : la matière tuberculeuse a tout envahi. Une ligne de démarcation bien franche ne sépare pas tours la partie enflammée de celle qui a subi l'altération tuberculeuse. v Nous ne pouvons entrer ici dans la discussion de ce fait important; nous nous contenterons de citer l'opinion de l'auteur, qui étend à la production des tubercules pulmonaires ce qu'il vient de dire ici de la dé-
énérescenre tuberculeuse des glandes bronchiques. Quoi qu'il en soit celte opinion, les faits consignés dans ce mémoire n'en sont pas moins importans. Ainsi, l'auteur nous offre plusieurs exemples de forations d'une division eg cg par les glandes, dont la matière s'était évacuée dans les ; puis des exemples de perforation d'une bronche et de l'œsophage par la mème cause, et enfin plusieurs cas où les sujets ont été subitement enlevés par une bémorrhagie pre due à la perforation de l'artère pulmonaire et d'un rameau bronchique produite par la même cause. deux derniers mémoires contiennent des recherches originales, des faits précieux , et, s'ils ne forment pas un traité ex-professo sur le
: sujet dont il est question , ils offrent d'excellens matériaux dont nous
recommandons la lecture aux bommes qui veulent puiser aux sources originales.
GUIDE MÉDICAL DES ANTILLES OU ÉTUDES SUR LES MALADIES DES COLONIES EN GÉNÉRAL, ET SUR CELLES QUI SONT PROPRES À LA RACE NOIRE ; par le docteur Levacuen.
Ce volume de 250 pages offre un apercu philosophique des maladies des Antilles et ms are cours lialque le titre, de celles qui sont particulières à la race nègre. L'auteur , après avoir jeté un coup d'œil rapide sur la topographie de Ste-Lucie, où il a recuilli ses observations , et avoir présenté quelques considérations générales sur le cliinat des Antilles et leurs Labétens, passe en revue la plupart des affections dont l'homme peut être atteint, en ne s'arrétaut qu'à ce qu'elles offrent de particulier, de différent dans ces contrées.
Nous allons signaler rapidement quelques-uns des points qui nous ont le 7 frappé dans gr er Fe
Les phlegmasies du tissu cellulaire et au parcourent , au ra port ar auteur , leurs différentes périodes Les une rapidité d'autant plus dangereuse qu'il est souvent impossible de la prévenir , et on peut admettre en thèse générale pour les colonies, que de la naissance d'un point inflammatoire à son état de maturité, de suppuration et même de gangrène, il s'écoule quelquefois à peine un moment.
Les maladies ioternes affectent aussi la même vitesse et les mêmes dangers , à l'exception toutefois de la fièvre adynamique. « Il n'est pas, dit M. Levracher, de contrée où Les crises de ces maladies arrivent plus ponctuellement et peuvent être mieux observées. Les jours impairs sont constamment les plus graves , et il n'est d'application de sangsues sur l'épigastre De puisse, comme en , leur faire assigoer improprement Le nom de gastro-entérite.
La disposition aux différentes fièvres varie selon lesraces. Ainsi, les Créoles qui ont été long-temps absens de leur patrie, sont plus sujets, à
ES
léur retour, aux intermittentes subintrantes , tandis que les Européens!|pas obtenu de l'obligeance d'ua confrère la révélation du secret de
Chez lesquels prédominent le tempérament sanguin et l'appareil gastrique, sünt frappés par la fièvre; ainsi la dysenterie règne souvent et même épidémiquément aux Antilles, Le moyen qui paraît avoir le succes le plus constant, même dans les cas où toutes Les autres médications ont échoué, c'est l'ipécacuahna administré à La manière d'Helvétius.
Cette méthode consiste à jeter, le soir , deux ou trois petits verres d'eau bouillante sur une quantité d'un à deux gros de cette racine concassée, Le lendemain on tire à tlair cetts infusion, et elle se donne à jeun, par petits verres, de quart d'heure ea quart d'heure, en ayant soin de favoriser les vomissemens à l'aide de l'eau tiède; et chaque soir, pendant quatre ou cinq jours ét davantage, on verse sur le marc cunservé une même quaolité d'eau bouillante que la première fois, et que lon fait prendre de la mére inanière.
Les maladies du foie sont fréquentes aux Antilles comme dans tous les pays chauds; aussi M. Levacher rapporte plusieurs observations d'abces du foie fort intéressantes. Ainsi, dans un cas nous voyons le pus fuser dans la poitrine et déterminer la mort; et, dans ün second cas, le pus, ayant suivi la même route, fut expecioré avec facilité, et le malade fat complétement rétabli après trois mois de traitement.
Une année plus tard, il jouissait d'une santé parfaite.
Dans le chapitre où l'auteur traite des maladies propres à la race noire, Nous eme a surtout l'article intitulé : Résolution de mourir chez les nègres. Singulière résolution qui s'accorde bica avec l'apathie vaturelle de leur caractère. Ils ont une volonté assez ferme pour se laisser mourir d’ute mort lente, mais non pas assez pour la seconder par les moyens de l'empoisonnement si fawailiers pour eux.
Nous ne ferons pas l'examen des maladies propres à la race nègre, et renverrons ceux qui désirent se familiariser avec les différences qu'offre la pathologie dans cette race, à l'ouvrage lui-même, que nous recommaodons, non seulement aux médecins qui sout appelés à exercer dans ces contrées lointaines, mais encore à ceux qui aiment à étudier la stieace dans toute son étendue et dans toutes ses spécialités.
mets
NOUVEAU PROCÉDÉ POUR FAIRE DES AIMANTS ARTIFICIELS, et de leur emploi en médecine, par C.-J. Bicor, médecin à Bruxelles. — A la librairie moderne, à Bruxelles.
M. le docteur Bigot vient de publier sur le magnétisme minéral un opuscule dans lequel il fait connaître les recherches auxquelles il s'est livré pour obtenir des aimants artificiels , préparés d'après le procédé d'un Allemand nommé Keil, et que des médecios de Bruxelles et de Louvain ont jugé à propos d'acheter.
Sans aucun doute, les recherches de M. Bigot et les résultats qu'il a obtenus ne peuvent qu'être utiles aux personnes qui se livrent à la coofecuion des barreaux aimantés ; mais puisque l'auteur ne s'est proposé que de présenter l'exposé de quelques faits bien simples , nous pensons qu'il aurait pu se dispenser de faire parcourir au lecteur une ne ra de méridien magnétique , et, comme il le dit lui-même, de le couduire de l'un à l’autre pôle de la science, pour lui anis ce que savent tous les physiciens , c'est-à-dire que, depuis la découverte de l'action magoctique et de la propriété qu'ont certaines substances de manifester cette action , des savans du premier ordre , et la plupart des fabricans d'instrumens de physique, ont essayé un grand nombre de méthudes pour accroître le plus possible la force coërcitire des aimants artiüciels.
Au surplus, l'on doit savoir gré à M, le docteur Bigot d'avoir dévoilé ces manœuvres, au moyen desquelles un prétendu médecin allemand n'a pas craint d'abuser de la bonne foi de plusieurs médecins en leur vendant chérement ce qu'il appelle son secret pour donner aux aimants une force extraordinaire, et ca s'engageant, vis-a-vis de chacun: des acheteurs en particulier , à ne communiquer ni vendre son secret à aucune autre personne, i
Nous ignorions que M. Keil eût porté son industrie à Bruxelles ;} mais on assure que Les ventes qu'il a faites à Paris et à Londres lui ont} été assez fructueuses pour l'eugager à ne pas s'arrêter en si beau chemin,
Quoi qu'il en soit, M. Le s'est procuré des aimants préparés d'a pres la méthode de M. Këil ; il à fait confectionner des barreaux semblables à ceux qu'il avait sous les yeux; il à mis successiveunent en
e toutes les méthodes connues d'aimantation, et en combinant ces
méthodes de diverses manières , il est parvenu à confectionner des EN
eil, nous lui devons des éloges pour la peine qu'il a prise, et des remerciemens pour la communication qu’il faite du résultat de ses recherches ; mais comme, d'apres des pièces que nous avons sons les yeux, nous ne pouvons douter que M. Keil n'ait deux poids et deux mesures ; que par un acte signé de lui il a vendu pour une forte soinme, à une personne, son procédé pour donner à l'acier l« plus grande force magnétique possible, et qu'il a pris l'engagement de ne vendre ni communiquer ce secret à qui que ce soit; que, par un second acte, il a vendu à une autre personne le procédé pour obtenir le maximum d'aimantation , en déclarant Pt ac vendu ni communiqué ce agé à qui que ce fdt; que le hasard ras mis en présence les
eux acheteurs, ils ont comparé leurs procédés et ont trouvé que l'un était inférieur à l'autre, ne se pourrait-il pas que ce qui est arrivé à Paris pe sit arrivé à Bruxelles , et que M. Bigot n’ait eu en sa possession que des pièces aimantées d'un ordre inférieur ?
Parmi les aimants qui ont été préparés à Paris d'apres le procédé de M. Keit, il en est un qui à été présenté à l'Institut de Francs et dont la force attractive est de plus de 400 livres. Nous ignorons si Les aimaats qui ont sersi de terme de comparaison à M. Bigot étaient de la force de celui dont nous parlons, et qui appartient au docteur Fabré- Palaprat. S'il eu est autrement, M. Bigot sera force de se livrer à de aouvelles recherches. C'est aussi, dit-on, ce qu'a fait M. Fabré-Palaprat, qui est parvenu à donner à ses aimants une très-grande force éleclro-motrice, et après avoir désaimanté l'appareil dont il est possesseur, il a pu lui rendre toute la force dont il était doué avant la désaimantaüion.
Voici en quoi consiste la méthode décrite par M. Bigot ; elle pourra du moios servir de guide aux personnes qui désirent se procurer de bons aimants.
« 1° Position dans la direction du méridien magnétique ;
» 2° Mettre les pôles de noms différens en contact;
.* 3" Teair la lé solidement fixée aux deux pôles du barreau qu'on aimante ;
# 4° Faire les frictions toujours dans le même sens; les commencer à l'extrémité de la courbure du barreau; éviter, en les terminant , de déranger la clé ;
»* 5° Aimanter les barreaux sur les deux côtés. »
Quels que soient les procédés pour donner aux barreaux une grande force d'attraction , il est hors de doute qu'à l’aide de l'action Là l'aimaut , conne de toute autre action électrique, on ne puisse produire des effets plus ou moins remarquables dans le traitement de certaines maladies nerveuses. Ainsi, sans parler des faits déjà cotnus , nous rap- Pellerons une expérience faite à la Pitié, sous les yeux de M. Serres, sur une personne paralytique à la suite d'une apoplexie. Un petit nombre de frictions, avec un aimant d’une force attractive de 160 livres, a produit une amélioration inattendue. En dernier lieu, une femme, paralysée depuis douze ans des membres inférieurs, à été souraise par M. Fabré-Palaprat à l'action de l'aimant , d'après l'avis et sous les yeux de M. Ricord, dans une des sa!les de l'hôpital du Midi. Après quelques séances, la malade a pu se mouvoir avec moins de peine ; mais l'action de l'aimant ayant paru trop lente, MM. Ricord et Fabré- Palaprat ont cru devoir substituer la galvauo-puncture au magnétisme minéral , et après cinq séances galvaniques, la malade a pu se rendre à pied, appuyée sur le bras d'un conducteur, chez M, F abré-Palaprat, où la galvanisation à été continuée.
Au surplus, tout en reconnaissant lui-même que le magnétisme minéral a une action réelle sur le système nerveux, M. Bigot reconnait aussi que souvent il peut être ineflicace , ainsi que cela arrive pour les autres moyens thérapeutiques, même les plus puissans. Après avoir rappelé les expériences faites par un grand nombre de medecins, notamment celles d'Andey et Thouret, et en deraoier lieu de Laënnec, il déclare qu'il ne vient point en ep enthousiaste préconiser le magnétisme comme une panacxe universelle, mais qu'il vient seulement réclamer pour lui une place provisoire dans la matière médicale, en
[attendant que l'expérience , qui juge en dernier ressort, lui assigne le
rang qui lui convient.
Puisque M. Bigot reconnait qu'un grand nombre de médecins ont déjà employé l'aimant comme moyen thérapeutique, sa réclamation est deveaue inutile ; mais, ainsi qu'il le fait lni-mème, et d'après les conseils de la sagesse , nous aussi nous en appellerons à l'expérience , et nous engagerons ceux de nos confrères qui se livrent conscienciencement à l'étude et à l'application de l'électricité médicale , à multiplier leurs observations et à les rendre publiques. C'est le seul moyen que nous ayons de porter sur cette matière un jngement qui ne puisse être con-
inants au moins aussi forts que Les aimants de M. Keil. Si l'auteur n'allteste.
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2 : … Netmentagre) , il a rappelé que Lx méthode hardie qui consiste à atta- LEÇONS ÉLÉMENTAIRES SUR LART DES ACCOUCHEMENS , quer par l'application ; je vésicatoire les maladies cutanées rebelles et ouvrage destiné à l'instruction des élèves mL eS imvétérées , avait été employée avec succès dans la célèbre mentagre de mes dans les colonies io pi ; par P. Gannor ,| Rome , sous l'empire de Claude , et décrite avec soin dans les OÉuvres
D.-M. P., ete.— Seconde édition considérablement!\d ad d'Amide , ul du cinquième siècie, ;
; encore ainsi qu'à l'ocrasion des teignes il démontre que l'opsaugmentée (4). oton exprimée par le savant Lorry, dans le siècle dernier METY , » est encore aujourd hui celle qui paraît la mieux fondée , savoir, qu'il n'y à, à proprement parler, qu'une seule espéce véritable de tigre, savoir, la teigne lupinée de Guy de Chauliac, que les médecins français désignent plus volontiers sous le nom de favus.
De mème , en traitant de la lepre et de l'éléphantiasis, M. Gibert s'est effurcé, en réunissant à ses propres recherches les travaux des au. teurs contemporains el ceux des écrivains de l'époque la plus reculée , de dissiper | incertitude et la confusion qui règnent encore duns heaucoup d'ouvrages sur la signification exacte et précise de ces dénominations, qui ont été apyliquées à des maladies fort différentes les unes des autres.
Les syphilides ont été éludiées avec un soin tout particulier dans Je manuel que nous anponçons, et, sur ce point comme sur beaucoup d'autres , on voit que M, Gibert a su mettre à profit l'enseignement de M, Bieit ct les lumières tirées de l'observation Loocte des faits,
Notre auteur s'est excusé de n'avoir pas ajouté de planches à son manuel. Selon lui, rien ne swurait suppléer, en pathologie cutanée , à l'observation de la nature vivante. 11 peut en être aiosi pour un certain nombre de maladies, les eranthèmes, par exemple , les affections pa puleuses, plusieurs affections vesiculenses, etc.; mais il est des altérations de tégumens que le pinceau peut très-bien reproduire : l’éfe. phantiasis, en particuher, la teigne Pair le zôna, ete. 11 est vrai que dans plusieurs ouvrages , et notamment dans le splendide movument élevé par M. Alibert à la famille des dermatoses, ces maladies ont été parfaitement dessinées; sous ce rapport , il y a convenance à ne pas copier des planches déjà publiées. Nous sommes daps un temps où il devient ürgent de songer à ne faire que des publications réellement nécessaires, si l'on ne veut pas voir les germes d’une végétation saine et productive étouffés par la multiplication surabondante de la littéra. ture parasite.
En somme, nous ne pouvons que recommander à nes lecteurs le manuel de M. Gibert, qui nous parait offrir un excellent résumé de pathologie cutanée spéciale.
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La première édition de cet ouvrage à paru en 1832 à St-Pierre de la Martinique. La pratique des accouchemens était généralement abandonnée «lans les colonies à des sages femmes peu éclairées. L'auteur, après avoir fait pendant plusieurs années des cours d’accouchemens à la Marünique , sentit le besoin de publier pour ses élèves un petit traité eléwmentaire dont les leçons simples fussent dépouillées des motstrop scien-} üliques. L'ouvrage a été rapidement épuisé: et c'est à la demande du ministre de la warine que l'auteur s'est décidé à en donner une édition nouvelle.
Ce petit livre comprend, en 16 leçons , tout ce qu'il importe à une sage-femme de connaître sur l'anatomie du bassin, les signes et les ni nemènes de la grossesse, le développement du fœtus, les signes de l'accoichement ‘la marche de l'accouchement naturel, sait que l'enfant présente le crâne ou la face, soit qu'il vienne par les fesses , Les genoux ou les pieds; la conduite à tenir dans tous cvs cas; les soins qu'exige la délivrance , et la mère et l'enfant après l'accouchement ; puis les accidens qui peuvent compliquer le travail, hémorrhagies, convulsions , esp ment, vices des parties molles, mauvaise position de l'enfant, du placenta où du pie mn ombilical, la version par les pieds, les grossesses composées, les signes des fausses grossesses et des grossesses extra-utcrimes; et enfin tout ce qui se rapporte à l'avortement. L'auteur a toujours eu soin de proportionner les préceptes à la capacité d’une sagefemme ordinaire; et partout où la difficulté devient sérieuse, il insiste avec raison sur la nécessité d'appeler un accoucheur.
Trois autres leçons sont consacrées à décrire la manière de faire la saignée du bras, d'appliquer les sangsues, de vacciner; et à étudier comparativewent la marche de la vraie et de la fausse vaccine, afin d'éviter toute erreur à cœ sujct.
En résumé , ces leçons élémentaires nous paraissent trés-bien appro-
riées au but que l'auteur s’est proposé; et 1] serait à désirer qu'elles ht entre les mains nun-seulement des matrones de la Martinique, mais de la plupart des sages-femmes de nos départemens.
MANUEL DES MALADIES SPÉCIALES DE LA PEAU ( vulgairement connues sous les noms de panTRES, THIGNES , CONCOURS Lèpre, elc.), par C.-M. Groerr, agrégé de la Faculté, médecin du bureau central des hôpitaux, professeur particulier de pathologie cutanée. — Un
volume grand in-18. Paris, 1854. — Chez Deville- ds se rep ge ef répétion de la première; ce
Cavellin , rue de l'École-de-Médecine ; n° 10. puis ve6 kcçon clins Oie heure La première séance a où leu lun 21
: à | . avril, Les conturrens par La retraite de M, Baudelorque se trouvaicat réduits à H y aurait re 2 à dire soit contie , soit pour les manuels en|| quatre ; le sort a encore désigoë M, Barigus0 pour parler le premier.