‹ Gazette médicale de ParisChapitre 111 sur 394 · INFLUENCE DU THÉATRE SUR LA SANTÉ PUBLIQUE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU THÉATRE SUR LA SANTÉ PUBLIQUE

Voils, j'espère, un riche sujet de méditations! Je ne m'étonne pas qu'on ait

dernièrement présenté et soutenu à la F 31 ÿ

:n ép pour ces esprits inventifs qui siment à s'écarter des sentiors battus et prendre la science par son côté origimal. Le premier veus peut, où moveu des trois où qma-

aculté de médecine de Paris ane thèse de !! ages in-4° sous cc titre, L'auteur ne pouvait choisir un thème plus favorable

tre encyclopédies médicales que nous postédons, compiler en trois jours une dis. sértation en forme sur la question la plus ardue ou La plus à la mode, comme l'a- | rigine des tubercules, la phléinte, les résorptions purulentes , ls torsion des

artères , la percussion médiate où immédinte, elc., etc. Vous trouverez tout cela, et bien d'autres choses encore , dans les livres des doctes , trés-soignensement arrangé dans l'ordre slphabétique , de manière qu'il n'y à qu'à se baisser pour en

| prendre. Dans ces immenses arsenaux , y à des faits pour votre système , des sysièmes pour vos faits; vous n'ovez qu'a allonger la emisin vers Le case À ou la case Bet vous voilà armé de pied en cap pour l'altaque comme pour la défense. Faits et raisonnemens, observations et théories, calculs statistiques, doctrines , l'ebiftres , tableaux synoptiques , rien n'y manque. Aussi la science est-eile devrniue [un véritable pant-aux-ines. Connaissez-vous aujourd'hui beaucoup de gens capa: | bles d'y rencontrer une idée ou quelque chose qui x ressemble ? Sans doute, vous albez me citer M, Frigerioet ses poischiches, M. Bror et sa double pompe Ggurative du système circulatoire, Vonsy sjoaterez les inventeurs des journaux au rabais et La médecine pitiorrsque , ele, Soit. Je ne veux pas contester ke ménte de toutes ces

| découvertes: mais ces découvertes, sans doute fort ingénieums, ne nous con- ! duisent pas bien loin ; elles ne sortent pas de la sphère de l'utile ; elles méritent | l'estime des hommes , mais ne commandent pas leur admiration : les quatre ban ars de la place de la Concorde sont remplis d'inventions pareilles. Ce que je she ce que vous demandez tous, c'vst une de ces idées qui, au mérite de Ls

loieswent de l'imagination. C'est un: vraie bénédiction qu'un pareil sujet À nouveauté, jougnent celui de la profondeur , de l'étendue , de la justesse ; qui,

simples au premier coup d'æil, sont grosses de tout un monde de conséquences , let une fois jetées dans la science en échairent tout l'horison. Or, ce sont les ca-

nous eu des fièvres bilieuses au lien de maladies intestinales ? 11 faut re-} rode du catarrhe, erachats peu abondans, écumeux , blancs , à bulirs

chercher la cause de cette anomalie, si j'ose dire, dans La constitution petites miliaires ; par n° 2 ceux de la deuxiéme période , qui sont jau-

médicale de l'année, sur laquelle nous allons jeter un coup d'œil, 0es, muquenx, filans, adhérens an vase, larges; et par n° 3 ceux de la L'été a été chaud et sec, la récolte des fruits peu abondante et de troisième période ou période de résolution ; ils sont écumeux, mais leurs

mauvaise qualité. Nous avons eu à la ville et à La campagne la grippe bulles sont plus grosses ; ils sent plus ahondans que les n° 1, et mélan-

et employé avec succès les préparations opiacées. Beaucoup de salles gés des n° 2.

ont éprouvé à la suite de cette maladie un aflaiblissement de mémoire! Nous dounerons le nom de bandeau circwncéphalique au mouchoir

tel, qu'ils ne pouvaient se rappeler le soir les faits et gestes du matin. | dont les malades se servaient pour se ssrrer la tête, C'était un signe iu-

Plusieurs s mt rest s quatre où cinq m is sans recouvrer l'intégrité de| faillible de céphalalgie sus-urbitaire.

cette faculté. Les organes de la génération n'ont pas été épargues ; leurs

fonctions étaient lentes à se rétablir , t ne s'accomplissaient à leur re- PLÈVRE MIL'RUSE SIMPLE; Gi ÉRIOP.

tour qu'avec peine et au prix d'une faiblesse générale qui durait plu- da à

n F : +. . Ows. 1 — Y .ôn à sieurs jours La fièvre blieuse a produit Les mêmes effets chez quelques | 2 agree ee, dl an. tempirapent mnçuis (onda malade Je malades. Après la grippe sont venues les varioles, rougeoles , scarlati- | insupportshle ; douleur épigastrique , perte d'appétit; bourhe mauvaise; envie de nes et une épidémie d'oreillons, qui seule a pénétré dans Ja maison de | vomir contiauelle, ausinentant après lingestion d'alineus; pen où point de soif; détention, et dont quelques douleurs de reins précédaient la métastase au | 2%, 29, 30 et 54 octobre, augmentation des mêmes s)mplümes ; frissons pun-

À | . ar dat toutes les nuits ; point de sommeil au révasseries fatigantes, Tous les jours, ses correspondant. Pr KE 2. ihe uses = étaient montrées à peu près vers midi En uncheur., redoublement compost de deux stades : frisns le courant de l'été hors de la maison de détention; elles devinrent || sn et chaleue. Entrée à l'infirmecie le 31 octobre.

plus communes en septembre, époque du commencement des fièvres in-| 4" novembre matin, Facies verdätre , sclérotiques de même couleur; pression termittentes dans nos pays. Ce mois fut très-pluvieux ; 7 ets pluie ; très-douloureuse à l'ép gastre ; son bumorique dans la région stomacalt ; Longue froid et grèle; il tomks he d'eau pendant ce mois qu'il n’en était | Péteuse d'un blanc legérement verdätre; pru où paint de bèvre; peau naturelle ;

ref urines d'un rouge safrané. claires; selles: respiration facile, {Sulfate de soude, tombé pendant tout l'été. Octobre pp du beau temps et quel- ||; once et dembe; tartre stibié, 4 grain et demi; mélangés. Je préviens ici que c'est

ques coups de tonnerre ; B,9Q. 10, 11, vent du midi qui fit éclore plu-là peu près Le seul éméto-cathartique que j'aie empluse dans Le conrant de l'épidesieurs fièvres bilieuses à la ville et à la campagne ; 12, 13,14 , vent} mie. D'ailleurs tisane de réglisse et d'orge et diète.) du nord-ouest et du midi. Commencement denotreépidémie, quiatteignit| 2novemb e. Vomi hier Lesucoug de Luke, etrcndu queïques selles; quelques

; : F : r sueurs cette nait ; sommeil ce malin, Septième jour, urines eritiques qui ont été 2 pod dans pendant les journées des 15, 16,17, 18, 19, 20, précédées d'un frisson ; plus de toux ; disparition de tous les pra, a elle date

21, otlesquellesiliomba une pluietrès-fine ettrès-froide, qu éveilla dl'hver soir plutôt que de ce man ; appétit. Sortie guérie ke 5 novembre sprès les dysentéries et les érysipèles. 22, 23, 24, beau temps; période def sept jours de maladie. déclin de l'épidémie, qui jusque-là n’avaitatteint que les hommes, 25, 2 vent du midi; les femmes devinrent malades ; leur nombre alla toujours! Nous avons choisi cette observation pour type de la maladie dans en augmentant pendant les journées chaudes et humides des 26, 27, 28, son état de simplicité, sans nous dissimuler que dans certains cas elle 29. Les catarrhes semblèrent perdre de leur intensité. Ordinairementles ||est encore plns simple sous le rapport de là durée, qui n'est que de cas les plus graves se manifestent au début des épidémies : il n'en fut! deux ou trois jours. Ces cas se sont offerts rarement à notre observation as de même dans celle-ci. Du 24 au 30 octobre , c'estädire vers salet nous ont paru incomplets. C’est pour cette raison que nous uous dis- Én, Ja maladie se compliqua de pnenmonies , pleurésies, eutérites, etc. | pensons de les rapporter avec détails. 31, beau temps; 1°" novembre, à, 3, temps un peu pluvieux ; moins de malades; 4, brouillard le matin, soleil à midi, vent du nord, temps sec, froid qui augrmenta l'intensité des catarrhes, Plus de malades. 5,4 On. 1. — Femme Persigna, détenue depuis huit mois, âgée de 40 ans , tem gelée blanche, A mue en ville. +, pluie; quelques récidives de ca-!uerement sanguin très-prononcé, joues tres-colorées, membres forts, robuste tarrbe; apparition de quelgnes diarrhées. 8, 9, 10, 11, 12,13, temps | constitution ; ton:ba malade dans la soirée du 27 octobre : frisson qui dura jusbeau, sec, frais. Plusieurs accès de goutte en ville. 23, pluie, récidive f 4 à muuit, en-uite sueurs abondantes ; 28. 29, 30, frisons le jour ; chaleur et

RP PER Fe È L'HR = Îsucurs la out. Dès les premiers momens de la maladie, parurent Les sympuômes de l'épidémie ; un malade : 24, pluie fine et froide ; & malailes. 25, ordinaires de phléthore biliense, tels que c'phoigie juré rs ec

même temps, 20 malades. 26, 27, beau temps, plus de malades. à dé- | douter épigastrique , langue pâteu-e , bouche atuère, dégoût d'alimens, envie de cembre, pluie et froid venant du nord-ouest ; nouveaux malades. Nous! vomir, urines safrances. Entrée le jeudi # octobre,

n'irons pas plus loin. 11 est facile de voir, par ce qui précède, quelle a] 1" novembre. Yeux, enntours du nrz et de la boache rerdûtres; Loux sèche été l'influence de la constitution atmosphérique sur la marche de l'épi- 1 7 Couse à la malade an seutiment de déchirure le long du sternum et dass l'é-

+. à de ot De PRE R- Migastre ; vertiges, élourlisemens, eblouissemens; un peu de fièvre; peu de chadémie, Ses recrudescences ont coïncide avec la réspparition du mau- | E à la peau. Corame elle était trés-puu réglée depuis sos enirée dans la maison.

vais temps, qui semb'ait lui avoir donné naissance, Le beau emps à: que d'ailleurselle ctait à la première periode du catarrhe, je crus qu'une saignée constamment supprimé les entrées de malades et améliore l'état de ceux : rempliait plosieurs indirations à La fois. Je la pratiquar et tuis la malade à la diète qui étaient dans les infirmeries, L’épidémie a duré à peu près vingt | et à la tisane commune, composfe d'orge et de réglisse. Hendant la signée, qui cinq $ours fut de quatre onces, les envies de vomir augrurotèrent. y Le à à L'histo: sis DD Gate n Ü 2 novembre Froid et sueur toute la auit; ls frissons out continué ; endant Ja Avant de passer à l'histotre générale de la maladie, nous allons rap jogrpie d'hier ; le sang est sans coueane , caille tris-consistent couvert de deux porter quelques ubservations que nous avons choisies parmi les plus in- cuillerées de séro ité citrine ; lonjours envies de voir; même facies ; moins de

TEE

ractères distinctifs de la thèse de M. N. Bonuaire , de Saint-Mihiel (département question du 1héätre , ne question médicale , philosophique et politique unirerde la Meuse), De Finfluence du thédire sur la santé publique. selle, | A

Trouveræl montrer eaire les closes des rapports inaperçus, elle est la tèche || Dons un chapitre préliminaire il traite à grands traits l'histoire morale du thésdu génie scientifique. Des milliers d'anatomites ont étudié le corps humaia sans Ltre chez les anciens ct chez les modernes : « aux temps anciens , dit-il, le théâtre y voir des rapports qui crérent les seux. Ils n'avaient pas remarque , par exemple, | était une école pablique de morale et de vertu, » Ceci serait un point à contester que le crâne n'est qu'une vertèbre ; que La bouche et le nez ne sont autre chose | si nous voulions contester. Je n'ignore pas que les grammairiens et les savans en que des vagins et des pémis placés au rebours, que, læilet l'oreille sont des poils, J 4 de toutes les époques ont dit des merveilles du théâtre antique, par quoi il faut et que la femme elle-méme n'est qu'un homme manqué ou ébauché , ua véritable {entendre le théâtre grec, éar clic Les Romains il n'y ent d'autre sène nationale monstre par arrêt de déviloppement. Ce sont pourtant là des idées éxtrémement Ê que les jeux et les boncheries du Cirque; mais je me déle quelque peu de ces simples, comme nous l'ont si bien prouvé les Allemands, C'est ainsi que les mora- Éasiomes de collège, et les hautes vertus du thédtre ancien me paraissent anssi dou listes anciens ct modernes ont besucoap parlé du théâtre, mais en aveugles ; tout fteuses que les miracles de la lire d'Amphion, Tout ce qu'il va decertsin, c'est qu'on ce re ont pu en dire se réduit à cette maxime inscrite mème sur la toile dans E y dansait La cordare en méme temps qu'on ÿ déclamait OÆdèpe 4 Colonne , et la quelqu

FIÈVRE MILIEUSE COMPLIQUÉE D'OX LÉGIA CATARRNE PULMONAIRE ; GUÉRISON,

es salles de provinre : Custezat ridendo mares, Les médecins se sont amu- { conilace était la éhahrit du temps. Les femmes qui esécutaient € tte pantomime , sés à caleuler la quantité d'air respirable contenu dans une salle de dimension | fort dégévérée de sou ancienne splendeur, portaient dans leurs mains d'enormes donnée, avec un nombre donné de spertateurs , et à déterinèner si l’asgphyaie était phallus en cuir. Los savans trouvent Bà dedans des mythes et des symbales admiplus à craindre av paradis qu'au parterre, Les professeurs d'hygiene ont fait gra- lrables, mais les jeunes gens et kes jennes Giles d'Athènes devaient perndre les vement observer que Je brusque changemen de température était li cause la choses à la lettre; Eschyle et Sophocle y dannaient de très-brans tableaux de plus fréquente des jeripneumanies, pleurésies, catarches , il Gllait, en sortant du | Phistoire héroique , Earipide ÿ mettait en vers les sentences prdasteiques des théâtre L'hiver, s'envelopper de son manteau si on n'a pas de voiture, el faire | so histes: mais Aristophane y raimail dans Ja hour les géaéraus, les magis' rats de quelques toars dans les couloirs pour prendre ce qu'ils appellent l'air meer, Ni la république et ses principaux ciloseus; il ÿ snsultait Socrate , le peuple battait les ons où des autres n'ont entreva la portée de leur sijet. des mains , et queleuvs années après be philosophie buvait le poison. Mait tout

M. Bonnaire de Saint-Mihiel à vo de plns haut les choses; 11 ne se traine pas || cela ne ait ricu à l'affaire, Il «st convenn que le théilre antique était une dans ces misérables détails d'hyyiene suse. So et d'œil philosophique em: || institution snbliere, et puisque M. Bonnaire se ronge de cet avis, 1} serait bramant toute La chaîne des causes et des effets et tous les rapports, fait de octte É mdicule 3 nous de faire les eutenbus , et d'oppostr nos petites raisons à la

mélngs de ïle joue; L pluie était Gne et froide, et trente malades étaient s | ' | Brmeries, Calaud fut pris de frissons suivis de chaleur et d n es pr dir qu'en tordant sa chemise on aurait pu en exprimer quelques gouttes de liquide:

; rachats éoumeux

céphalalgis; L catarrhe est à la seconde périorle

quelques srachats jaunes: douleur spigssitique ; hyporondre gaurbe gonih; ma- |

bité romplite dans la région stomarale; aripes claires, dû peu jaunes. Point de selles depuis ke S0 octobre iociusivement, ( Enéto- catarthique, illico ; diète Le matin, soupe le suir; tisane comninne.)

3 novembre. flendu hier matin deux litres de bile à peu près; plusicurs selles abondantes. Quelques frissons. quelques sieurs penilant la nuit; très-peu de cé phalalgie : moins de toux: absence de donleur épigasirique, d'envies de vomir;

à de fièvre; urines troubles ce matin ; encore quelques vertiges ; appéLit. (Soupe et rit malin et soir.)

4 vavembre. Eacore quelqnes étourdissemens ; quelques crachats jaunes , mélangés d'reume; quelques selles; sommeil ; sueurr; uribes criliques le matin, neuvième jour , précrdces d'ua frisson

6 novembre. Gaérie,

On voit par cette observation que l'éméto-cathartique à diminué l'intensité du catarrbe, C'est un fait remarquable que nous avons vérifié plus de cent fois. Non-seulement l'éméto-cathartique enlève la toux que provoque sympathiquement la présence de la bile dans l'estomac, mais envore il produit une amélioration sensible dans les symptômes du catarrhe, et sonvent en arrète les progrès.

FIÈVRE RILIQUSE SEMDLANT LME DOURLE TIERCE ; CUÉALSON.

Ons. II, — Boyer, 38 sn. mauvais constitution, atteint de phthisie pulmonaire, habitant à une live de la ville ua village où Les Sèvres intermiltentes sont endémiques, se monitla dans la soirée du 2 œlobre,

Le 3, eingt-quatre heuses après , viol nt frisson suivi de chaleur et de sueur ; l'accès Bnit le 4 àsix hvares du matin, Le reste de Le journée fut tranquille.

Le 5. Frissons suivis de chaleur et de suvur pendant toute la journée ; redou blement à six heures du soir.

Le 6. Accès à neuf heures du matin qui à Üni à sept heures du soir. À minuit, où satrement dit, au commencement de ls jousnée du 7, nouvel accès qui Gni à sept heures du matin.

Le même jour (7 }, à sept heures du soir, accès qui dura jusqu'à minait, Le melade fat tranquille jusqu'au 8 octobre, jour où je le vis vers une heure. 1] avsit eu des envies de vonue dès le 5 octobre; de plus, teux douloureuse dés le commencement de la malade; sommeil troublé par des rêves; dégnôt d'aliment; céplialalgie iotense: douleurs épigastriques; laogue pâteuse, un peu verte au nübieu; jambes faibles , poulset peau dans l'état normal; trines sédimenteusrs , safranées; œil et teint Me. {Tarire stibié, 4 grain et dei. }

Le 10 octobre, l'accès vint le 9 à quatre heures du soir; le malade avait vomi au moins on litre de bile. Céphalalgie , douleurs de l'épigastre et de l'hypocondre gauche disparues. ue |

Voyant que les accès persistaient , je prescrivis le sulfate de quinine à la dose de A5 gr. en potion,

Accès le 40, à srpt heures du soir ; il ne dura qu'une demi heure, et le malade transpira toute La nuit ét dormait d'en sommeil tranquille ; il manges le 44 et eut encore un pelit accès d'une demi-heure à six beures du soir.

Da 41 au 42, la naît fat bonne.

Le 42, bon appétit, Bgurc naturelle, selles faciles , trés-biliruses , encore quel-

ques smeurs la nul.

Le 13, guéri, avec dim nation cle la mémoire.

Nons ne laisserons point passer cetle observation sans noter que la servante du malade, atteinte de la même maladie, vomit une grande quantité de bile à la suite d'une pe febrifuge que je lus avais préparée, croyant qu'elle avait une fièvre intermiltente et qu'elle ne tarda pas à être gucrie, mÉVRE BILIEUSE COMPLIQE ÉE DE CATARRRE PULMONAIRE SUPFOQUANT ; GUÉRISOX .

Os. IV. — Calaud , 85 ans, cuisinier à ls maison de détention, tempérament ! [T'onvee largement la eine ct tous ces accidens Tisparaissent ua à un, D'abord re

sanguin , devint malade dans la soirée du 20 octobre. I avait plu pendant tout

voix des siècles Convenons encore, puisque M. Bonnaire nous l'enseigne, que les désordres du théâtre amentrent l'asserrissement de la liberté romaine; gémis- «ons aussi avec lui sur l'état actucl de la scène, qui n'est plus, hélas ! ane école le vertu ni de morale, mais un foyer de plaisir et d'enivrement . où n une harmonie * brayante et aulscieuse agite les nerfs, où la terrenr avec ses frissons glace les » sens, tord le cœur, étonfle presque la vie, où on pleure de rage, de bonheur et » de joie », el passons à ses trois grandes divistous du théâtre en trois genres : 4° le lyrique , 2° le comique , et $° le tragique. Cette classification sent un peu le slssique , mas elle en vaut bien d'autres.

Jamais l'opéra n'a été défini en termes plus magnifiques et plas pompeux ; car aeite belle = tation n'est pas moins Si mb à per la ES nt gr style ne par La profondeur des vues. # C'est nn palais de fée où l'œil est frappé par l'é- “ lat brillant d'on océan de lumibre qui se précipite de tous cuis en gerbes de » feu: dans lequel un seul coup de baguette rassemble en un instant loates les … berutés et lobes les richesses du monde eatier, et réalise à volonté les rêves » d'ane imagination riaote et mobile. Ajouter à cela l'effet de ls représentation , … le couume des acteurs et les danses légères des sy fphides où des follets , horn- = mes et femmes aériens, dont la grace et les monvemens harmonieux nous » eharment tellement qu'on les croirait pes par de simples formes de corps » dépoaillées de Loute substance matérielle et saisiscahles seulement par Va vi. n tion. » Je vous prie dk remarquer que c'est à MM. les professeurs de l'école cle médecine que l'auteur adresse ceite poésie. Ils ont dô être fort emibarrassés pour scouver emalière à l'argumenter , et sauf MM Fücherand et 4liberi, qui savent

| loureuse qu'elle arrschait des larmes an malade ; il est vrai qu'il y coryza. Douleur épigastrique sous-sternale déchicante ; respiration courte, fré-

points Le bruit atoire mais faib

ea approchant l'ore

Eu m°me temps céphalalge sus-ocbitaire intense ; toux sèche, rauque et si douarait un peu de

quente itterrompue à chaque instant par de violuutes quintes de toux: ina

tenace. Langue pâteuse ; urines safranées ; point d'envie de vomir. Ce qu'empirer les 24 et 22, Le malade continua de travailler, gps

Dans la suirée du 22, tout à coup perte de la voix ; étouffement ; i lente dans la moitié gauche «1 supérieure du thorax; sutre douleur asterue lirement la base du cou à la manière d'un lica. 1 passa une cruelle auit, obligé

de se tenir assis dans son lit de peur d'étouffer à chaque instant. 11 à li

rom le 23 que. dans l'éta suivant : Figure sie ; Livide, ÿ etai u désespoir ; aphonie , respiration courte, fi le , très- ÿ

me ps ï pa 3 2 F spi réquente , très-laborieuse, Pendant

al suppliant me fat signe de le saigner. Pouls petit , un fré ; sonoréité

que dsns tous les points du thorax ; Prrme mg chants some Fo des

ant l'empreinte

rte la main sur le sternum et le creux épigastrique et d'un

s crépitans à petites el à grosses bulles trahissent seules l’exi i piratoire, {Large el abondante saignée; diète.) musee: soir ua peu d'amélioration. (Eméto-calhartique.)

Le 24 au matin , uo peu de soulagement dans l'o ion ; insomnie ; l'éméto-

ar At us a'a fait rendre qu'un peu de bile et quelques selles bilieuses, ( Looch situple.

Le soir nouvelle amélioration, 1] me montre toujours l: sternam comme étant

le siége du mal. 1} à rendu deux crachats jaunes. Peau lulitueuse; pouls relevé,

large, Le 25 su matin, insomnie, sueurs noclurnes sans frissons; point d'envies de

vomir ; Le quantité des crachats jaunes a augmenté, ils saut mélx d'écume; l'oreille appliquée à la face postérieure du thorax entend hell < i ement ; plus de chants d'oiseaux ; râles crée pilans à grosses balles q on entend crever facilement dans les tubes bronchiques fièvre au mime d = mate p= per ern . = illans Le ns d sus-orbitaire ; i 3 À {Looch Lecemétisé à dilte.ÿ - re . ns . Quatre heures du soir, le luoch a fait rendre un litre de hile et deux selles bi- n me td ere : a vd gg pri malade et obligé de Sespn F es ; il se plaint d'une douleur , d'un obs l'empêche et porte k'asie au larynx. | hit .e 6 au matin, grande fut ma surprite : « Je suis guéri, me dit-il en riant, je » suis guéri; c'est venu tout à coup vers minuit de là (et il mit La main sur le ster- “aumet le creux épigastrique) ; J'ai eu envie de vomir, j'ai fait des efforts; * en même lemips j'ai loussé et j'ai rendu ces crachals pourris que ous vo (et » il me mon’rait dant s06 crachair des crachals jaunes, très-épais rh, # très consistans , adhérens au vase et mêlés avec un peu de bile porracée La # parole m'est revenue sofa À je suis guéri, » Figure naturelle relour de la voix , transpirsteon rénérale abondante; peu de toux, presque plus d'opon ; râles muqueux dans les poumons et surtout dans le droit et à sa perle postérieure. (Quelques onces de pain, de viande et un peu de vin pour la journée.)

Le 27, Sommeil, sueurs, crachats jaunes de la deuxième période mélangés de crachats écomeux de la troisième période. ( Mëme régime.)

28,29, 30, 84, jusqu'au 44 novembre, dimivation graduelle de tons 4rs symptômes , des sururs, de la Gèvre, etc.; retour de l'appétit, du somm il; Les crachats écumeux de La troisième période augmentent. d

Le 12 novembre. Encore quelques riles maqgueux surtout en arribre des poumons; sommeil , agpétit; sc lève, Les crachals sont presqu'entlièrement écumeux

Voici un second fait qui a une grande analogie avec le précédent :

Ons, IV his, — Saint-Amand , entré dans l'infirmerie de mon c: s son, jour la maladie épidémique, se lère pour aller au lit d'an Dies Hamel tombe comme frappé d'apoplesie, Je Le tronvai dans l’état suivant : fare salée: rouge, peau chaud, erthopnée ; ahsence de sentiment el de perl à ins ide bruit respiratoire ; sonorvité parfaite du thorax; chants d'oiseaux; siens

apprécier Le mérite d'une période et d'one amtaphore, les autres y auront été pad rc insens bles. l'est probable que tous

Puis viennent des réflexions non moins profondes, et non moins bien expri mées . sur la musique et sur ses effets. « Une sumphonie charmante faitet-elle « notre oreille , nn frémissement général nous saisit et bientôt une inexprimable n volupté s'empare de nos sers, On dirt qu'un fnide impondérable circule dans uw nos vaisseaux, que nous sommes dégagés de notre enveloppe matérielle et per » tam eu être s aériens tout de sentiment. Des sons lenté se font-ils à tendre, la face se décompo-e-et pâlit, le regard devient triste et re » La respiration entreroupée el suspirieuse ; le pouls se ralentit, + sh Le : Désir en ne ra »

Je dois être bien mal partagé sots le rappoet du sens musical, car je n'ai jnmai épronvé de qu ique pl te que ce soit de si formidables pren abat ne sensibilité de M. Bonnaire est 45 exquise quil doit les avoir éprouvées, Aussi v m'hésiterais pas, 45 j'étais son medecin , à lui ioteedire l'opéra , dont il ne ar A pouvoir jourr ris ix de deux à trois sul par soirée, pres

Voici maiosehant be genrecomique. autrefois si ammisant, si instrueti É mais devrou aujourd'hui une école de hocnce. Ancsi que de pen ls cop l'espèce par cette case maudite ? La coupe fatale qu'flomère place au pied de fn pitee renversée Lait enlière sur La terre n'aurait pas produit plus 4 danstr Ë moraux el pathologiques que la comédie moderne, Qui nous envoie evs rt gens amaigris, minés par La Gèvre, les vissgrs décolorés et flétris, et 1 tombés clans un néant d'existener ? c'es le Vanderille , c'est le thedire des Ver riétis : d'où nous vitanral és filles chlorotiques, ces malheureuse » qui de vins

se concentre,

tour de la parale ; délire ; puis retour du moarement et du sentiment ; il ne reconnait personme ; ik me reconnait ; il nomme tous des assitans , et le suir du moûme jour , je l'ai trouvé levé, avec us catarrhe pulmonaire à La seconde période. Le malade est sorti guéri quelques jours après.

À quelle maladie appartiennent les accidens qui sont venus tout à coup compliquer celle qui existait deja chez les deux malades ? Est-ce une angine de poilrine qui est venue se surajouter au catarrhe de Calaud ? Nous ne le croyans point. L'angine thuraciqne est composée d'accès de courte durée, pendant lesquels Ja respiration est le plus souvent libre et la voix conservée ; l'intensité des douleurs, leur mode d'irradiation sont caractéristiques. Est-ce un accès d'asthme ? Souvent, il est vrai , l'asthune se lie au catarrhe , mais au catarrhe chronique. La saignée est ordivairem ent un remède FR contre cette maladie ; elle a soulagé Caland, Après l'accès, l'asthmatique revient à son état naturel ; la maladie qui nous occupe est continue. Les antécédens suffi. sent pour la distinguer de l'asthme et de l'angine thoracique. Les efforts de vomissement, en faisant sortir les matières épaisses qui obsiruaient ies bronches , nous ont révélé La cause du mal et en ont opéré la guérison. Pour nous , il est hors de doute que Calaud a été pris d'un catarrhe suffoquant , qui n’est autre chuse que le catarrhe simple porté au summum d'iotensité, c'est-à-dire jusqu'a l'obstruction des bronches

ar la tuwéfaction de leur muqueuse ; catarrhe tel que serait celui des

sses nasales si pendant leur imperméabilité la cavité buccale ne Jivrait pas à l'air respiratoire un passage supplémentaire, Comparons ces deux catarrhes. De part et d'autre, c'est une muqueuse tapissant les voies ariennes, sensible aux mêmes impressions, malade, enflanmée, tumeliée, sécrétant les mêmes liquides aux mêmes périodes, ete, Cumbien d'analogies entre ces deux maladies, et cependant quelle énorme différence entre elles sous le rapport de la gravité! D'où vient-elle ? Pourquoi le catarche pulinovaire aigu est-il si dangereux , quelquefois même mare] , tandis que le catarrhe nasal, porté au plus bant degré d'intensité, n'est jamais qu'une maladie bénigne ? C'est que dans le cas de coryza, quand les fusses nasales obstruées se refusent à l'entrée de l'air atmosphérique, la cavité buccale Ini fouroit un passage supplémentaire. Supprimez par la pensée toute communication entre la bot che et les, voies respiratoires, et toute différence va disparaître, et le danger devenir le même de part et d'autre. Sans cette adinirable précaution de la nature , nul duute que le coryza ne fût une des affections les plus meurtrières du cadre nosologique, I n'en est pas de même dans les cas de brouchite : l'air ne peut arriver aux poumons que par la trachée et.ses divisions. Supposez que ces tubes aérifères deviennent imperméables, il arrivera ce qui st arrivé à notre malade, 11 n'avait dans le principe qu'un catarrhe simple ; les bronches laissaient encore passer la quantité d'air nécessaire à l'entretien de Ia respiration, À Ja suite d'un de ces refroidissemens que la saison rendait alors si communs et si faciles, il y eut surcroit d'inflammation , suppression de toute matère d'expectoration, comme il arrive dans une récidive où au commencement du coryra ; nouvel afflux de liquides: rapprochement des parois opposées et imperméabilité des tubes aérilères. A cet accident peut-être vint-il s'eu joindre un autre ; peut-être, poursuivant là ruqueuse jusque dans l'intérieur de ces cavités où l’on suppost que s'accomplit l'acte de l'hématose, l'inflammation at-elle entravé les fonetious de cette membrane, Dans ces deux hypothèses, on s'expliqre trés-bien et la pâleur de la face, et la petitesse du pouls, et Foppres-

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