PS — NE
» qu'ine Aeur délicate se fine et meurt étouffee sous les feux d'un soleil ardent , # languissent et se desséchrent sous le vent iocemiaine qu souflle sur leur cœur 2 u du Gymnase où des Fanambules ; ce vicillard moribont , qui l'a conduit à la tombe? un regard dé madame Volays ct de maame Albert ; quel démun a semi la discorde dans ce jaisible ménage bourgeois, et mis au régam lacté, ces drux tendres époux de li rue Saint-fieni. ?e'est un jeu de physionomie de M. Allan ‘ans une situation tendre, c'est le geste énergique de madame Dorval dans nue sène scabeeme Le théâtre est le réservoir iufeet où s'élaborent les duripes imniéeliats de la mélancolie , de l'hypochondrie, dela chlorose, de La al eh du sleen, | dle La nostalgie, de la plehisie ct de la folie : c'est Je pourvoyeur de plus actif iles ! hüqutanx, Je calcule en rmsonuant sur les données de M, Bonnaire , Que si'ou sipprimait letbéâtre, trois médecins sur quatre pourraient phirbagage, Li posographiue ne serait plus qu'un cadre vide, Ea effet, malgré qu'il préconise quelques pièces telles que Horardin der da tune, conne propres à faciliterda digestion, à avé. lérer l'absorption: bien qu'il nous dise dans cette a'locution charmante 4e la page 16: « Allez rire, maris infortunés, femmes délaisiées , verges #mples et » eujouées et jounes gens javeux ! et vous auksi philosophes moroses, savans pro- » fonds , poètes nuageux , pélitiques soncieux, allez rire, le rire est »i bon!!! » c'est une doure roséc sur l'herbe des champs , ete, » Bien qu'il cite le fait rvsarquable d'un jeune hogime qui arrivé au dernier degré.de marasme fut sauvé par de Fayage à Dieppe, il est facile de voir que ses cra ntes sont plus furtes que ses espérances, et que la comédie est pour lui comme un de ces poisons actifs que 11 médecine ue doit employer qu'à scrupules et toujours avec précuuton
Mais ce tableau, toat terrible qu'il soit, n'approche pas de celui que lui inspire
sion sternale, et l'aphonie , et l'absence complète de bruit respiratoire , sauf quelques sifflemens résultant du passage de l'air à travers d'étroi-
tes filières, ct la sonoréité du thorax par le reste d'air contenu dans les poumons et ce co isensus de toutes les puissances qui président à la respiration pour vaincre l'obstacle qui leur était opposé. Que fallait-il faire dans un cas si grave ? L'indication thérapentique était précise et urgente : il fallait désemplir le système circulatoire sans égard pour Ja etitesse du pouls, qui ctait trompeuse. Une saignée abondante et à arge ouverture arrêta les progrès du mal; l'inflammation catarrhale passa silencieusement à la seconde periode. Les efforts de vomissement chassérent les crachats épais qui encombraient les bronches , et dès ce moment, comme il arrive dans le voryza , l'air reprit son mode habituel de circulation et le TR marcha à la guérison en parcourant les hases ordinaires de sa maladie.
F La mème explication est applicable aux accidens du“ second malade (Saint-Amand). Si la maladie s'est montrée sous forme apoplectique , c'est que le malade était sanguin, pléthorique et très-disposé aux congestions cérébrales. nes Dans ces deux cas, il faut nécessairement admettre l'intégrité, on lutôt la perméabilité de quelques bronches, pour se rendre raison de a conservation de la vie chez ces deux malades, malgré l'intensité et la longueur des secidens auxquels ils ont été en proie.
FIÈVAR MILIEUSE CATARANALES RÉCIMIVES nt CATARARE PULMONAIRE ; FLÈvRE TIERCA INTERMITIENTE ; GUÉRISON,
s. V. — Femme Dafaut, 76 ans, tempérament sanguin, mal réglée depuis 3 LES depuis 2, tomba malade be 29 octobre. Elle eut à 2 heures de l'après. midi un sccès complet qui reparut Les 80 et 31 à la mème beure, Dans l'intervalle des acvès ou plutôt des redoublemens, elle éprouva des frissons saus sueur,
Elle entra le 4°" vovembre dans l'etat suivant : figure injecte aux joues el un peu juundtre autour du nez; yeux huaudes, brillaus ; céplalalgie sus-orbitasre intolérable ; bandeau circumcéphalique ; envies de vomir ; douleur très-vive à l'éprgsstre et le long da strraum; toux déchirante , suivie de quelques crachats jauues de la deuxième période du catarrhe , et d'un peu d'écume à petites bulles ; voix rauque : pouls fréquent, dre; peau tantôt chaude , tantdi froide, tantôt sèche, tantôt humide ; pieds , genoux toujours froids ; frissons nocturnes , insomnie, révasseries; anorexie; peu de soif; urinrs safranées et cuisantes au passage; selles osturelles: Langue à peu près insignifiante. ( Sniguée copieuse le soir, diète, } RE | |
Le 2, Sang un peu couenneux. Dimieution des symplèmes inflammatoires stoujours frissons et sueurs ; insomnie ,; jeux brillans et noyés. (Eméto-cathartique e ditte, : : |
“te 4. L'émelique n'a fait rendre que des selles bilieuses sous romissemens ; sueurs abondantes. La quantité des crachats de la deuxième période diminue ; cenx de la troisième sont pus abondans. |
Le 4. Aphouie ; aggravation des symptômes du catarrhe, preduite par le froid
Û le et de la nuit, ” . gr ol douleur à l'oreille gauche , urines troubles , aphomie ; crachats rm, 2 et à. k : |
LeG Les crachats le La troisième période (pum. #1 augmentent ; Ja toux n'est presque plus douloureuse. Sucurs sans frisson et quelques révasseries en dormant. Mieos sensible,
. Méme état. | ne s. Elle a eu un accès cormylet à 5 hures du soir; la douleur d'orville persislé,
nr 10. Crachots num. 2 et %, avec quclques lets de sang, Les crachats num. 3 soat plus abondans. Accès de fièvre intermittente à 10 heures du matin, qoi a duré toute La jouruée à peu près , et qui à été accompagné d'une récidire du ea. tarrbe, Les urines déposent. {42 sangsues à l'éjigastre, diète.)
Le 41, Diinution de la douleur épigostrique.
le gere trugigre , Reure qui comprend sans doute Le roger aE rer guvrre et Ja lannue, jointes aux sepl jésies d'Ejyple, seraient moins es tables pour Lhumanité que la scène tragique moderne , la mort et le crime phnant ser
nos théâtres pour y attendre leurs victimes; et celui qui en sort sain et sauf pent
se regarder comme un objet privilégié de la protection des dieux amis. . M. Roonsiré, posant en prit : que l'émotion est le but du porte tragique”, croit devoir, en bonar logique, debutre per dfnir l'émotion; et voici comme il s'y prend : « L'émotion, LATE avt rer dure jar tie ufr de l'oe ’ réinltant dune »'ercitation dans Les freudteés de sentir.» Cite définition , ajoute-t-il, est pa: peut-être d'use exaetitode irréprochable, Nous pouvons Ke rassurer complete. ment Li-dessus, c'est I uoe définition tout-à-fait inattaquatile , et nous éficnx l'ergoteur le plus subtil d'y trouver à répoadre ua iota Après la définition . le dhvision : l'émotion est agreable où décgréable, et snivant ee doubte caractère ses ets sont differens, Salutaire dans un cas, elle est pernicieise dans l'autre. Ms ici, conmae pour Le comédie, il penche vers Le côté grracimiste , et c'est “y [EN couleurs du S:yx qu'il décrit les horreurs de drame moderne. « Et que véut d'ail. » lrurs ce drame, s'écriet.il, sinon le supplice des sens et de l'intelligence, sm » milivu des atrocité. du crime ? S'1 nous fait goûter par hasard de donces rt » suaves émotions, c'est pour nous livrer tout palpitans de plaisir à la douleur , à » l'elfroi, au dégoût, Comme une jeune Glle, doucement endormie avec des pen- “ sie d'amour, qu'une (ain crüclle enléverait ePrayée de sa couche virgroale, et s jlougerait dans uu bain de glace, Changement funeste di température , que “ toutes Les mistres du coeps humain peuvent reconnaitre pour cause: ‘» Convencz qu'il n'y a pas beaucoup dé thèses écrites dans ce style. de Parmi les prinripaus chefs d'accusation qu'il dirge contre les dramaturges , il si-
Le 12. Sueurs nocturnes sans frissons. |
Le 43. Nouvel accès qui a duré de 40 heures à 4 heures. Point de frisson dans d’autres momens que celui de l'accès L'aphonie persiste. Hier douleur dans l'h ndre droit à la journée. ,
e 44. A7 heures du matin, frisson ; hier , sueur ; obligée de se tenir assise dans son lit pour diminuer les quiates de toux. (20 grains de sulfate de fer pour prévenir l'accès.)
Le 15. L'accès est venu de 10 heures à 2 heures, mais moins fort ; les crachats sont tous de la troisième période, c'est-à-dire composés d'écume à grosses bulles ; disparition de la douleur d'ereille ; it; voix un peu enrouée. 20 gr. de sulfate de fer pour demain, à prendre 37, , 9 heures du matin, en potions.)
Le 16. Sommeil, ut, voix claire.
Le 17. Point d'accès hier,
Le 13. Point d'accès; appétit, sommeil , voix naturelle ; sort demain 49, après ua mois de maladie, :
Nous prions le lecteur de noter : 1° que, dans les deux observations précédentes, la fièvre bilieuse se rapproche beaucoup des fièvres intermittentes ; 2° que nous avons on le sulfate de fer comme antipériodique. Je ne dirai rien ici des heureux résultats de la méthode évacuante ou seulement combinée, suivant les cas, avec la méthode anti-
cr reÿ Nous y reviendrons plus tard , et nous consacrerons à ces its tous les développemens que leur importance mérite,
GASTRO-ENTÉAITE CHRONIQUE AVEC COMPLICATION RILIECSE,
Ons. VI. — M. #**,37 ans, tempérament sanguin , constitution robuste plé-
thorique, m'appela dans le courant de mai 41835, Première génération. Son grand-père succomba au vice de l'irrogoerie, père de sept enfans masculins.
Deuxième génération. Sur ces sept enfans , six eurent le même vice et la même fin. Le seul existant , quoique grand amateur de liqueurs alcooliques, en abuse rarement,
Troisième génération. Notre malade est le Gls d'un des enfans morts. Il commença de se livrer aux mêmes excès à 17 ans. C'est à 27 qu'il sentit les premières Ldlues de gastrite, 1 éprouvaii de vives douleurs dans l'hypocondre gauche et vomissait souvent après ses repas. À 32 ans , il Ü: une maladie de trois mois, temp lesquels il vomissait tout ce qu'il prenait. El rendit beaucoup de hile. 1
it facilement par jour 2 ou 3 litres de vin, autant de bière, Ja moitié d'un grand verre d'eau-de-vie, sans compter les additions de punch, de café, vin chaud, cassis ,etc., qu'd fait de temps en temps à son ordinaire. I a bu ue fois de l'alcool. Son facies est caractéristique; les yeux semblent sortir de la tête; ses conjonctives sont très-injectées ; les joues couleur de lie de vin, Depuis 10 ans à peu près les fonctions digestives s'exévutent mal. La bouche est piteuse le matin; point d'appétit ou très-rarement Quand le malade mange, c'est par besoin de vivre et, si j'osais le dire, par habitude. De temps en temps sucurs, bouffées de chaleur , frissous; constamment douleur au ventre , à l'épngastre , el surtout à l'hypocondre gauche ; urines rouges ; fréquens vomissemens de matières non digérées ; sommeil nornul; les selles sont habituellement rare: et peu abonduntes.
Dans le courant de mai, la Gèvre devint plus forte; des étourdissemens se joignirent aux symptômes précédens ; l'hypocondre gauche devint plus douloureux. Je pratiquai une sai de 2 livres qui pr 23 beaucoup le malade, Comme il avait beaucoup envie de vomir, la bouche a et un peu de constipation , j'administrei un éméto-cathartique qui le guérit pour le moment en lui faisant rendre 1 litre ou 4 litre 472 de bile.
Les mêmes symptômes se représentèrent dans lé mais d'octobre , arec prédominance de ceux qui indiquaient la pléthore bileuse. La saigade , quoique abondante , fat sans effet ; Le sang était un peu couenneux.
Le lendemain, je percutai la région stumacale. Ayant reconnu la pré d'un liquide dans la cavité de l'estomac, j'administrai 2 grains de tartre stibié qui Grent rendre au malade près de 3 Litres de bile, avec des selles bilienses. Quelques symptômes disparurent ; les autres s'amendèrent de nouveau, La doaleur de l'hy-
dre persista su même . Ï'est su , malgré i recommandation, le ser fé continué pol eau À sou Je l'ai revu Le 47 novembre. Nouvelle récidive; l'estomac débordait les fausses
côtes gauches de près de quatre travers de doigt ; il résonnait comme une vessie pleine de liquide, C'est plutôt un fragment d'observation qu'une observation et le seul cas de gastro-entérite Li nous ayons rencontré depuis l'aprition de ces fièvres bilicuses. M, Broussais en a vu de semblables. l'observe dans son Traité des phlegmasies chroniques, à l'occasion du traitement des gastrites latentes , que l'émétique produit un soulagement marqué (dans les cas de saburrhes bilieuses); mais que c’est pour peu de temps. C'est ce qui est arrivé dans ce cas. La raison en est facile à donner : l’émétique ne sert qu'à débarrasser l'estomac de La bile qui le surchargeait, et s'il n’augmente pas la phlogose intestinale, c'est parce qu'il trouve une grande quantité de liquide pour se dissoudre , et que le solutum , assez actif pour provoquer l'action expulsive de l'organe, ne l'est Fe assez pour augmenter le mal, I] n e qu'une complication; la maladie principale persiste, et pour peer 4 radicalement il faudrait , comme dans tous L cas lables, que le malade renonçät à ses habitudes vicieuses ; c'est la condition de gucrison sine qué non, et cela est impossible au nôtre. Les antiphlogistiques locaux et généraux , le régime, les boissons émollientes , les bains, etc. . achèveraient la guérison.
ète,