‹ Gazette médicale de ParisChapitre 113 sur 394 · DYSENTERIE MILIEUSE ; ÉRYSIPÈLE GANGAÉMEUX DE LA FACE; MONT · texte numérisé non relu

DYSENTERIE MILIEUSE ; ÉRYSIPÈLE GANGAÉMEUX DE LA FACE; MONT

Ons. VII. — Étier , détenu , entra à l'infrmerie le 48 cmbre, venant des ateliers où il infectait depuis plusieurs jours ses cuneredes jar la fétidité . selles. Voici son état : Facies hypocratique, voix gréle, u nature , sèche, coriace sous le rapport de la température ; point de fièvre; langue naturelle ; rentre concare en avant, ténesme; selles continuelles et la nuit et le jour consistant en ue liquide sanguigolent et infect où flottait une matière blanchätee semblable à de la raclure de boyanx ; appétit. Cet état dura jusqu’au 45 octobre. Les sangsues appliquées à l'anus; les laremens laudanisés, froids, astringens ; les P tions d'opiam administrées à l'intérieur, à fortes doses ; les vomitifs, la iète, les bains, tout fut employé et rien ne put produire le moindre amendement dans les

VUS. Érysipéle Le 45. rpèle de La face que je regardai comme critique et respéctai. Les selles avaient dininué : ne s'élevèrent qu'au nom A ss ge tre heures”

Le 16. I coule des veux une sérosité citrine abondante,

Le 17. Escarres blanchätres à la paupière eure de l'œil gauche ; réappari tion de La dysentérie, qui prend le caractère bilieux; le malade remplaissait chaque jour et chaque nuit un pot ordinaire,

Le47,18,19, 20. Mème état ; a ie ; langue bonne ; paint de fièvre : froide , coriace ; facies misérable: œl ganche tir ets à le pole de es ber en gangrène; absence complète de symptômes cérébraux. (Diète, eau de riz

pour tisane. }

Le 24. Gan, de l'œil gauche ; a en 24 heures trois ordinaires de matière bilieuse ; dysentérique infecte. 11 demaude à manger is plusieurs jours , j'accorde un peu de bouillie.

Le 22, même état.

Le 23. Mort le malin à quatre heures après avoir déliré toute La nuit.

Ouverture 12 heures après la mart. — ymose à la face antérieure de la cuisse gauche el ss ra du pied du même côté ; les muscles de ces deux parties étaient un peu s et infiltrés d'un liquide qui avait La plus grande ressemblance avec la sérosité citrine qui découlait des yeux,

Estomae plein de bile épaisse, grand cul-de-sac arborisé. Duodénum intesties grèles dans l'état sain ainsi que tout l'appareil biliaire. Les valvules connirentes étaient d'un vert bleuätre que le lavage ne pouvait pas enlever.

Colon. — Le colon ascendant et E: cœcum étaient enflammés; il était facile de

gnale surtout le coup de thédtre, c'est-à-dire ces quo iessubites et imprévues qui font l'effet da bain de glace ausortir du lit. Suivant notre auteur, le coup de théâtre est l'instrument à émotion le plus pernicieux ; il le qualifie mème de meurtrier, et ceux qui en nsent som! lui des assassins. Hadmet les coups dethéditre gradués habilemcn!, de manière à préparer l'urganisme sudernierehoc par des secousses moins fortes , ete. Celui-ci , en effet, se présente en fice et vient attaquer de front , « tandis que l'antre s'embu en quelque sorte , surprend à l'improviste et » frappe à coups précipités. Victime du guet-à-pens , le spectateur devient la » proie du supplice, » Aussi, il n'est pas rare de voir 1 homme renversé raide mort sur la place, et ceux qui ne sont pas Lués sont toujours plus on mains grièvement blessés; ils rapportent chez eux des palpitations, dus anévrismes, des spasmes , Panorexie , la gastralgie , l'hypocondrie , la mélancolie, le penchant au suicide , la Gèvre , des og ni arace , l'aménorrhée , l'hystérie ; les fem mes avortent , les hommes se brûlent la cervelle, les conturières s'asphysient avec du charbos ; le frère de M. Bonnaire , de constitution athlétique , âgé de 21 ans, gagna au dernier arte de Périnet Leclere un acrès de Gèvre très violent. “Fels sont les effets inévitables du drame horripélunt sur le corps. Les effets sur l'ame sont lien plus terribles encore ; mais restant dans le cadre de son sujet qu'il à Dieu merci fait assez large, M. Bounaire se contente de les indiquer d'une ma

anière .

l'insalubrité des salles de spectacle, M. Bonnaire croit inutile d'en prier! u d'ailleurs comme oiré que leur atmosphère est plus déière que d'un laboratoire d'anatomie,

Que faut-1l conclure de cet éloquent plaidoyer contre les spectacles, amprès À celui de Boussean, non moius floquent, est pe apologie? M. Bonnaire ne le dit point ; il pose les principes et Laisse le veste aux vaines in-

terprélations des hommes, Toutefuis , je pense qu'il aurait dû joindre à ss philinpique une requête au préfet de police pour qu'il eût à faire Remer dans Les vingt. quatre heures tous les spectacles de Paris, sauf l'Opéra Comique et le théâtre de Séraphio, pour motif de salubrité publique , où un mémoire à l'Académie de médecine pour l'engager à rédiger une instruciion populaire analogue à celle qu'elle Gt pour le choléra-morus. Au lien de cela, il nous abandonne pieds et poings liés à la peste, sans nous indiquer méme le plus petit préservatif. Quant à moi je suis siépouranté que je viens de renvoyer un hillet qu'on avait eu l'obligeanee de m'envoyer pour Salvoysi. J'aime pourtant beaucoup le Gymnase; mais la santé avaut tout. :

Que Dieu bénisse done M, Boanaire et sa Lèse, et ses bonnes intentions! Pr hominibus bonæ voluntatis !

— La médecine pittoresque, musée méd:cs-chirurgical, recueil net planches Fm: à descriplire chirurgicshe et me her rod à de pathologie ue Lurne et externe, de médecine opératoire, d'avcouchemens, de matière médicale ct thérapeutique. La médecine pilloresque parait tous les dix jours par livraison de 46 colonnes de texte, et d'ane planche gravée suracier, en taille douce, et représentant de 6 à 10 sujets. Livraisons parues jusqu'à ce jour, «loue. L'ouvrage entier aura cent livraisons formant 4 vol. Prix de chaque hvraison à Paris , 4 sous ; dans Les dépariemens et Te «rs la poste, 5 sous; planches coloriées, à Paris , 8 sous; par la poste, 9 sous, Prix d'un volume ou 25 livraisons , à Paris , 5 francs : par la poste, 6 fr. 25 c. ; coloriées, 40 fr. ; par la poste, 41 fr. 25 c, Les frais de

sont donbles pour l'étranger.

Ou s'abonne à Psris, ruc Servandoni, 17. :

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voir à quelques uicérations larges et superficielles, à l'épaississement de la mem-|| Le côté droit offrait aussi des traces de pleurésie récente; quelques fousses brane muqueuse et à sa teinte grisätre, que l'ioflammation était ancienne ; elle re-|Imembranes se voyaient ch et Là. Point de sérosité; poumon saiu Lrès-crépitent. montait jusqu'au colon tressrerse, qui, sauf quelques petites ulcérations, était dans | Le péricarde est plein de sérosité, l'état normal , pour reparaitre dans le colon descendant en augmentant de plusen || Æblomen. — Les intestins nageaient dans ce liquide, Foie et rate adhérens plus à mesure qu'on approchait de l'anus. Le diamètre de l'S iliaque et da rectum l'au diaphragme, dont les deux surfaves concare rt convese étaicat criblées de tnétait rétréci. La memibrane muqueuse était criblée de petits aleères qui semblaient || bercules muliaires, aiasi que le péritoine. La malade avait pris uu peu de bouillon avoir été faits avec un emporte-pièce; ils avaient une ligue , une ligne et demie et {let de via quelques momens avaut de succomber, J'ai trouvé dans l’estumac une deux lignes le diamètre, el ne pénétraient pas jusqu'à la membrane péritonéale, La matière liquide noirûtre tenant ea suspension quelques flocons blanchätres qui rauqueuse était grise, très-épaissie, presque Carlilagineuse. $a coupe ressemblait ||m'ont paru être le résultat d'une digestiou commençante. Après en avoir dkbarà celle d'une forte aponérrose ; le bistouri criait en La divisant, rasté ect organe, j'ai vu toute La surface recouverte d'un mucus glaireux tris- Rate triple de son volume habituel. filaot, très-onctueux, mêlé, surtout vers La grande courbure , à de longues stries

Poumons. — Poeumonie hypostatique de la base des deux poumons. Abcès de sang qui auraent fait croire à un œil peu atlentif que la muqueuse € gt en-

: : supérieur d t : ammee. Le lavage rendait bien vite à la membrane velontée son aspect naturel. rs np ho inc pl dsl ue Les deux tiers gauches de l'estemas avasent seuls participe à ce travail de diges-

. ton, Le tiers pylorique était dans l'état normal, Tout le système veineux abdumi- FIÈVRE BILIMORE CATARRMALE SIMCLANT UNE FIÈVRE SATERMITTENTE Quotr- |inal, et surtout celui de l'estomsc, étaient dislendos par du song noir. Il me fut fa- DIENXE. — DIARAUÉE DILIEUSR, — HYDROPISIE, — MORT, cile de voir ramper sous le péritoine une foule de filets blanchätres qui +taient des vaisseaux chylifères. J'en suivis plusieurs jusqu'ou réservoir de Pecquet : le liquide qu'ils conteusient était banc au sortir de l'intestin , et incolore jrès du reservoir. 1 est vraisemblable que Le travail de la digeshon à continué encore quelques instans après la mort , car la mualade avait à peine pris son bouilion quand elle à expiré, L'ilvon costenait beaucoup de bile pure de distance en d sace, et offrait vers sa terminaison deux petits ulcères semblables à ceux qua s'y forment si souvent dans la dermière période de la phthisie. 1e duudénum , l'appaceil biliaire, que j'ai examinés avec graml soin , le cœcum, le colon et le rectum, ae m'ont offert rien de remarquable.

Oes. VIT. — Femme Poumevret, 25 ans, tempérament sanguie , détenue de. vis huit mois, entra à l'inbrmerie le SU septembre; elle avait perdu ses règles Repais une année par l'effet du violent chagrin que lui arait causé sa condamnation. Depuis quioxe jours à peu près, et tous les jours , elle avait à cinq heures du soir on accès qui durait jusqu'à minuit,

Le 30 septembre. Vingt grains de sulfate de fer emportèrent l'accès, qui revint le lendemain , 4° octobre , à la même heure , mais moins furt.

Le 2 octobre. Paiat d'accès. | | | |

Le 3 et le 4. Point d'accès ; mais depuis plusieurs jours quelques frissons dans le dos, entre les épaules; froid aux pieds ; céphalalgie sus-arbitaire; yenx et 6pe verdätres ; dégoût d'alimens ; ts serial. tous et insomnie : dou-

r Éprgastrique ; révassertes ; lempérature de la peau naturelle: peu de Gèvre : Ba A facile: bourdonnémens «ans les oreilles. pe ;

5 octobre. Mémes ep EL envies de vomir, ( Tartre stibié, À grain et demi dans une potion de $ ances) | |

Le 6, Elle ne prit que quelques cuillerées de La potion et rendit un peu de bile, dout l'émission La a md. beaucoup ; elle eut aussi gr = selles bilieuses.

Le 7 au matin. À vomi hier un litre de bile ; trois selles ; disparition de tous es symptômes , tels que céphalalgie , froid des pieds, dégoût, douleur épigastique , envies de vonhr. Que sueurs nocturnes ; sommeil; langue vermeille; mieux scasible. (Deux soupes.

Le 8. Point de frisson ni de sueur daus la journée d'hier ; la toux est besucoop moies douloureise. Deuxième période : Sommeil ; selles bilicuses assez solides ; urine très-foncée ; pesa un peu sèche; peu où point de Gèvre ; figure toujours ua peu verte ; absence de toute espèce de douleur. ( Bouillie et soupe matin et soir ; sulfate de soude, 4 once.) ; | ; |

Le 9, Une selle ; ni frisson , ni sueurs, ai céphalalgie ; sommeil ; appétit ; pouls un peu fébrile ; facies rerdâtre; langue pointue, blanchätre au enilieu, rouge au bout ; respiralion normale; presque plus de 1oux ; urines aturelles. { Pain, viande et rin malis et soir; sulfate de soude , 4 once.)

Le 10, Un peu de céphalalgie ; quelques étourdissemens ; Gèvre sans redouble : beaucoup de selles bilienses; se trouve bien.

t 4 + n° « , Le ti etle 42, Sueurs; frissons attssitôt qu'elle se live ; garde-robes faciles ;

appétit ; la tous à un peu augmenté. on l |

14. Yoyant toujours le facies d'un vert jaunâtre et craignant qu'il n'existät + sg Uts accès de Gèvre intermittente, je prescns une livre de déraction quinquina à La malade, qui à d'ailleurs bon appétit, se lève et se trouve à peu

près guéri.

Le 17, Diarrhée bilieuse. | |

Le 43 et le 19. Même diarrhée. (Iibte; eau de rix pour tisane.)

Le 20. Deux derui-laremens laudanisés. .

Le 24. Plés de diarrhée depuis le 20; elle mange avec appétit et sans prendre

forces.

nr 25, le 26 et le 27. Mime état, : :

Le 28, Depuis quelques jours, elle avait on pouls petil, fréquent ; la pesu sè ehe, froide. Je découvre la malade et reconnais une ascite, Point d'urines ni sueurs depuis quatre jours ; insomnie; hydrolhorax, Depuis quelques jours, La

ne dormait que sur le côté gauche; mas comme je ne ponvais ahorder son lit que de ce côté, le fait n'avait pas altiré mon attention. Croyant à l'existence de quel fièvre intermittente , je prescris La décothioa et le vin de quinquias QT Le 30 et be 31. Même état; peu d'urine. { Méme prescription , avec ad. dition d'oxymel scillitique dans la tisane.)

Le 1° novembre. Quelques selles ; urines peu abondantes,

Le 2 novembre, Mieux apparent: la diarrhée est revenue; urines abondantes; rentre moins tendu; bras et jambes moins axlémateux ; crachats un peu pneu. moniques; ni frissons , ni sueurs:; point d'appetil; langue un peu stche; cûté gauche mat ; 00 n'entend aucun bruit respiratoire, { Décoclion de quiuquina et

ilitique.) "es prie de quelques rachats rosés ; pouls petit ; fréquent ; langue teuse, sèche ; insomnie; disrrhée; grande oppression; voix presque éteinte ; déeub tussur le rôté gauche; facies toujou s rerdütre ; peau presque fruide, sè-

FIÈVRE BILIEUSE CATABAMALE , DIARRHÉE BILIEUSE, DOURLE PAECMONIE LATENTE, FIÈVRE TYPHUÎDE (ENTÉRITE FOLLICOLECSE), MONT,

Ous. IX. — Brunette, 23 ans, détenue depuis deux mois, ne fut réglée qu'à 22 ans; ses règles venaient tous les deux ou trois mois; elle était d'un lempérament bilieux. Entrée le 4°* octobre , elle nous dit que depuis trois semaines elle était prise tous les soirs et à 7 heures d'en frisson accompagné de froid , qui durait deux heures, quelquefois même toute ia nuit , saus qu'elle pôt se réchauffer. Quelquefois aussi il dura toute La journée, et constamment 1} angmentait Île soir, Il paraissait entre les épaules, ete froid était si violent, qu'elle croyait avoir un moreeau de glace au milieu du dos. Chaque soir à 7 heures le fris on était suivi de chaleur et de sueur. Ces deux dernières stades disparaissaient vers le milien de la auit, et successivement, pour ue reparaitre que Le lendemain à parville heure, De plus, douleurs dans les bras ; elles etaient si vives dans les jambes , que la mslade ne pouvait pas marcher, Céphalalgie sus-orbitaire tellement forte , que Brunette n'y voyait pas dans certains momens, Elle serrait sa tète avec nn mouchoir , dans l'espoir de dimiquer la douleur. Facies et sclerotiques verdätres, veux humides, brillans, langue pâteuse un peu rerdâtre , bouche amère ; elle vomissait tout ce qu'elle preauit depuis huit jours. ( Toujours, à dater du 1% octobre, jour de son entrée) insppétence , douleur vive à l'epigastre et dans l'hypocondre droit , augmentant à La pression: douleur pleuretique sous le sein droit depuis quatre jours ; petite toux sèche depurs le commencement de là maladie; ne pouvait ni tousser, ni inspirer profondément sans étec arrêtée par les points douloureux que aous avous signalés. Pouls un peu fobrile; urines rouges , safrantes ; selles à peu à l'etat normal, (Tisine commune; diète; 29 sangeues au creux épigasirique}.

Le 2. Dim nution de la duuléur épigastrique; insomnic causée par les frissons ; pouls plus fréquent, jlus développe; peau chaude; point pleuretique à droite ; cé« ù » intense; poiot d'envie de vocir, (Tisaue commune, diète, srignée d'une ivre.

Le 3. Accès complet hier soër à trois heures, La douleur s'est transportée de l'hypocondre gauche à lhypocondre droit ; très-vive à l'épigastre. Respiration difécile, douloureuse, courte ; peau brûlante, sucursabonilantes ; plus d'envie de vomir; céphalalgie sus-orbitaire, (Diète.)

Le 4. Mém s douleurs ; insomsie où révesseries dé. qu'elle s'asoupit; ane selle hier soie; urines sifrsnfes: hier à 6 heure: , accès complet pendant [a jeurnée et La puit; quelques bouffées de chaleur sans frisson; pros toujours froids ; membres brisés; s0 (vive; méme facies verilôtre; 50 inspirations et {14 pulsstions par minute, Voyant depnis deux jours que le traitement anti-phlogistique, loin de diminuer L gravité des symptômes, pe faisail qu'y ajouter . je prescrivis 2 grains à peu près de tartre stibié à prendre sur-le-champ en trois fuis dans de l'eau sucrée, el à inlervalles de denm-heure, Je revins la voir à 8 beures du soir, et j'annotiçai à deux personnes qui nr'accompagnaient qu'elle # trouvait beaucoup mieux. Elle me dit en effet qu'elle était très-soulagée, Le premuer titrs avait été rende en natu e ; les deux derniers furent suivis d'une énorme quaatité dé hile qa'on peut hordument évaluer à trois livres, et de quelques selles bilenses, Voici l'état de La malade : disparition de 1s céphalalgie, du bandeau circwmeéphalique , des sururs, des fr ssons, des nausées; diminution rs el are SN pocondrique gauche, pleurétique ; respiration plus fable ; pieds toujours froids ; peau moins chaude ; Les pr > fréquent ÿ pa de reoublement ni d'accès.

Le 5 (7 heures du malin}. Insomuie : respparition de la Ep are et du bandesu; douleur trés-vive à l'hipocondre gauche et un peu à l'épugastre; pieds froids ; ni chaleur, où sueur, ni naustes ; bouche amère; urines safrauces vs sant un peu; nie selle pendant la nuit; yeux et figure vrts. (20 scngwues à L'hyemma gauche.) (5 heures du soir.) Les sangsues ont augmenté le mal, Duu-

urs rès-vives à la tèe, à l'épigastre et à l'hypocondre gauche ; beancoup de fièvre, (4 grain et Jens d'émétique daus une potion, à prendre 1ffico.)

Le 6 su matin. Elle à vomi hier soir une livre au moins de bile jaune qui tenait ca suspension une foule de globules blancs et gras qui m'ont paru être le résallat de la digestion d'alimens que je n'avais point prescrits. Aussitôt après le romissement, disparition de ls cépholalgie, des douleurs sous-disphragmatiques, des frissons; un pru de sommeil pendant la nuit: quelques sueurs; veux encore brillans et humides sans être jaunes; pouls fi nt ; urines safranées ; point de selles. (Sulfate de soude 4 once, dans ls tisane, diète.)

Le 7. Insomnie ; réveils en sursaut ; point de selles ; besvcoup de Gèrre; peau

Bi le 4, à dix heures da matin , avec intégrité des facultés intellectuelles, et

au moment où on allait lui appliquer des sangsues sur Le côté gauche,

Thoraz. Côté gauche rempli de sérosité citrinc; le poumon était du volume du poing et retiré vers les racines; où aurait cru, au premier cop d'eril , qu'il n'existait pas. Le lobe supérieur était atteint de pneumonie tubercul use; res cavernes commençaient à ++ former , les tubes bronchiques étaient dissrqué« et L plèvre pulmonaire étut sur le point d'être perfurée. Le lobe inférieur étais atrophié, J'ai cu toutes les peines du monde à l'isaler du supérieur, Toute la surface pleurale était couverte de fausses membranes épaisses, à iaflammation

ponclure,

chaude ; céphalalgie sus-orbitaire; douleur à l'hypocondre; jeux yn peu jaunes , k

toux et respiration plus faibles depuis hier malin; ni frissons ni sueurs; langue

blanchôtre, humide ; appétit. (Ua peu de soupe au lait et sulfate de soude, une!| Cerveau sain. cure et demie, tortre stibié un grain. } |

Le 8. Hier matin redoublement à onte heures; ne prit paint sa sogpe au lait ; ll,

elques romissemens et trois selles ; pommmettes rouges ; pouls large et fréquent ; |!,

urs sous-d'aphragmatiques; point d'expecloraton ; un peu de Loux sèche ; veux brillans, humides; langue rouge: soif vire; beaneoup de Gèvre ; plus de| froid aux pieds: point de mauvais goût dans la bonebe, Hier soir vers ê heures elle voyait à peine ; insommie, transes, réveils en sursaut, un peu de délire pendant le jour et pendant la nuit. Depuis quelques jours raie volumineuse, Je crus à l'existeuce d'une fièvre intermittente pernici use. (42 grains de sulfate de quinine à prendre en 3 duses avant onte heures, diète, }

Le 3. Poiat de redoublement pendant ls journée d'hier, ni frissons , ni sucurs, ni céphalalgie, niecovies de vomir, Une selle; wrines plus abowdantes et très-rou ges ; sommeil loujours fort agité. Aujourd'hui respiration fréquente ; pommettes s, 2 rouges ; pean chaude, sèche ; pouls très-fréquent, très-vif(120 puls.} respiration l'j'ai parlé cans La huitième observation, L'appareil biliaire, j'anexaminé avec aceslérée, Liborieuse ; bonche ouverte ; dilatstion des ailes du nez (36 inspirat. lane attention scru uleuce, me m'a offert rien de remarquable, À partir de la valet autant d'expirat. par minute.) Toux sèche ; veux brillans et humides ; épigss-||vale au miliva de laquelle vient s'ouvrir le canal cholédoque, la muqueuse intestitre, hypacandres incolorcs; langue humide et blanchätre, (20 grains de sulfate ||nale était d'un rouge jeune de safran. Le lavage dinunuait un peu celte forte de quinine dsnsun vébicuke de dix onces, à prendre par cuillerées loules les ||teinte, mais ne l'enevait point ; elles'étendait à quatre ou pp L mp de distance. demi-heure, diète.) En avançant vers la Ga de l'iléon, j'ai rencontré d'abord de distance en distance

Le 40. Sommeil , amélioration. (Mme prescription } quelques follicules de Bronner enflammés; ensuite sont venus les ulcères , ulcères

Le 44 au matin. Mon ami et confrère Baisson Gt la visite pour moi, et prescri- | ronds à fond grisitre, à bords épais taillés à pie, d'autant plus larges et plus nor vil un peu de bouillon qui ne Gt pas de mal à Brunette, et quelques pruneaux ||breux qu'on approclrait davantage de la valsule iléo-cecale. Les ubcères n'attaqu'elle ne manges pas. À S heures de l'après-mi a eu li u on accès de 3 heures ||qusient que La muqueuse e1 Ls musculeuse. Le fond de quelques-uns de ces uloë- 38 beures. Point de changement dans le pouls; pommettes rouges; douleurs ||res (dont les plus larges avrent le diamètre d'une pièce d'an franc } était telledans la région du diaphragme; langue belle; point de selles depuis deux jours ; ment combiné avec des matières fécales, qu'on ne pouvait les enlerér s2E4 déchiyeux brillans et verts (Tartre stibié, un grain et demi dans un verre de Uisane , |lrer l'intestin. Les follicules agminés étaient parfaitemens sains. Les ganglions aéeu deux fois. } sentériques rosés, sans augmentation de volume. Colon enflammé. Rate plus vo-

Le 12 au matin 4140 palsations; a eu licu hier soir son redoublement ; peau | lumineuse qu'à l'ordinaire. Les autres organes m'ont paru sains. brülante ; ventre ballonné; langue bogne ; point de selles, point de douleurs. ||

(Décoction de quinquina, un litre ; sulfate de soude, 3 onces m,) 9 beures et demic du soir. Quelques selles; sommeil pendant le jour; peau moins ehsude ; pouls à 430. |

Le 15. Dévoiement Lilieux nocturne ; figure maigrie, togjours verdätre ; veatre enoins météorisé. (420 pulsatious.) Mieux apparent. (Diète, tisane commune.)

Le 44 au matie , {20 pulsations ; délire noeturne ; la diarrhée continue ; respiration courte , fréquente ; Luaa sèche sans expectoration ; peau chande; soif vive; ventre méléurist.

Uuatre heures du soir, même état; décubitus à droite; un tal erachat pneu monique; moins de diarrhre; assoupissement presque coutinuel; haleine fétide ; Barines puliérulentes; Langue humide; point de nausées. L'examen du thorax m'apprend qu'ilexiste uue double parumonie latente, La moitié droite du poumon est Mectée. (Saignée d'uve demi-bvre seulement, de peur d'accident.)

Le 45 où iwatin , 120 pulsations; le sang était recouvert d'une couche de matière incolore transparente, tremblante comme la gélatine des charcutiers et épaisse d'u demi-pouce ; poiut de sérosilé, Hier, deux selles: délire nocture, ventre moins météorisé ; péau moics chamde: langue un pen humide ; mème facies. {Saignée d'ane livre et demie.) Le sang en tombant avait la couleur de lie de vin. (Infusion d'arnica - diète}

Huit beures du soir, Le sang du matin est couvert d'une conrnne moins tremblante, moins épaisse et opaline; point de sérosité, 120 pulsations ; peau moins chaude, jresque plus de météorisme; 2 selles; peu de soif. La pocumonie gau he est presque disparue: peu de matité su ebté droit ; la respiration s'entend presque partout avec le râle crépitaut. Langue nn pru pâteuse avec sa couleur natarelle; un peu de sommeil pendant La journée ; 0 peu d'appétit même, ua seul crachat sanguinolent pendant tonte la journée. {Diète, infusion d'arnica.)

Le 16 au matin, ventre meéléorisé; délire noctu-ne; langue moins humide; bakeine férrde; pouls à 120; chaleur au méme degré; augmentation de la pneumonie droite, {Lrus vésicatoires à droite et à gauche du thurax sous des mararlies.)

Quatre heures du soir, selles bilieuses; rendu deux ascarides lombricoiles. {Décoetion de quisquins.)

Le 47 au matin, délire nocturne; point de selles ; 412 pulsations; balrine fétide ; langue sèche; commencement de surdité; ventre mtiorisé, douloureux ; méme fouics. Hier, à quatre heu-es, violent frisson suivi de chaleur; malité an côté droit ; poiet de selles. | Saiguée d'une livre ct demie ; tartre stibié, À gra net demi en lavage ; lavemeat de sulfate de quinine de 12 re

Quatre heures de soir, même état: à huit heures, 405 pulsations, peau muin: chaude ; langue atoius sbche : resiiralion plus fsrile; état mrilleur, Êlle à vomi en litre à peu prés de matières bibeuses, le n'apas nris le sulfate de quinine; l'accès de La veille n'a pas réparu; plusieurs selles bilieuses.

Le 46 au matin. Sommeil ; point de selles; ventre mrtéorié; lingue sèche; réle crépitant rcdux dans le côté droit ; 412 pulsations ; peau sèche; ni toux ni | : expectoration depuis deux og trois jours; surdité; lèvres fuligineuses. { Tartre| La mort de la malade acheva de me convaincre que, pour être critique, st b'é dans sa tisane.) Trois heures. (tu puls., 40 inspire, ) À voau les premières ||[3 diarrhée ne devait pas se faire si long-tem s attendre. gorgres ; ls mdr côté pes à peu pris libre; râle cré vx redux mé Nous nous contenterons pour le moment de tirer de ce fait, et d'avec molié iof-meure du poamon droit ; un peu de transpiration à la face interne dal. + + : 5 É bras gauche. (Soignée d'une livre ; diète.} Neuf se de soir. Même état ; quet- infinité d'autres que nous ne pouvons pas citer , les conclusions suiques selles hilsenses fort liquides. vantes, qui ne son! pas nouvel les : J k .

44 au matin. 143 puts., 27 Le mi ventre moins méléorisé; délire nocturne; 1° Toutes Les inflammations ne cédent point aax antiphlagistiques ; langue sèche ; ni toux ni selles; les vésicatoires ne soppureol point ; le sang n'est|l 4° On peut administrer 12 graivs de tartre stibié eo plusieurs doses point couenneux ; deux cuillerées de srogté ctrine sont à sa surfase. (Polygals ans proluired'inflammation f rrim R et hic n avec tartse stihié ; looch kermétisé, Quatre heures du soir. Méme état, san P » . . s 1.7 . È {Saignée.) Huit beures de soir, 400 puls., 35 insp. ; est plus tranquille; quelques || © Les diarrhces qui arrivent & ge les douze ou quinze premiers sclles. jours dans cette maladie , sont le plus souvent de très-mauvais augure,

Le 20 au matin. 120 puls., 35 insp, ; un pen de sommeil ; quelques selles iv-|'surtout quand il existe une phlegmasie pulmonaire. voloataires ; delire vers trois beures du matin. Quatre heures, Méme état.

Le 21, Délire nocturne ; peu de soif; point de selles. { Infusion de thé, men- (La suite à un prochain numéro.) the, camonille, avec addition d'un peu d'sydrochlorate 'ammoni : cr Re à ocaf beures du soir dans le délire , après quarante jours ï peu près

die.

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