‹ Gazette médicale de ParisChapitre 115 sur 394 · C2 C3 LE · texte numérisé non relu

C2 C3 LE

|rapportée à la chorée. La congestion du sang dans les cavités du cœur, 1. ARCHIVES GÉNÉRALES DE MÉDECINE. [la coloration noire et l'injection des différens tissus , pourraient tout au Les archives du mois de mars contiennent : ° Ja fin des Conside. |

plus faire soupçonner qu'il y eût un peu d’asphyxie. L'histoire 2 traitement, ou plutôt des différentes médications emrations physiologiques et thérapeutiques sur la digitale pourprée ; | ployées ecntre la chorée , ne nous offre rien de nouveau. L'auteur aupar M. Joret ; 2° Une Revue de La clinique médicale de M. RostanN'%" PU citer encore le traitement employé avec un grand succès par Je

pendant les mois de novembre, décembre et janvier, premier article docteur Bardsley, de Manchester , et qui a été publié dans la Gazerre par M. Duplay; 3° Thevrie du phénomène connu sous le nom de

| MÉDICALE , annve 1831 , pag. 57.

tintement métallique, par M. Beau, interne; 4° Bulletin de la So-\ ciété anatomique. Nous aurons aussi à rendre compte d'un travail de M, Rufz sur la chorée, qui n'avait pu trouver place dans la dernière À revue.

THÉORIE DU PHÉNOMÈNE CONNU SOUS LE NOM DE TINTEMENT MÉTALLIQUE , par M. Beau, interne des hôpitaux,

L'auteur de ce mémoire ne donne pas à l'expression du tintement métallique toute l'extension que lui avait attribuée Laënnec; pour ce dernier, en effet, tintement métallique était synonyme de résonpance métallique et s'appliquait également à tous les bruits qui , produits

On ne peut s'attendre à trouver aujourd'hui beaucoupde nouveau dans | Par une cause quelconque , prennent le caractère qu'indique le mot unmémoire sur la chorée; cette maladie, nousdirions presque mystérieuse, | métallique. M, Beau, au contraire , borne la signification de ce mot au dont la nature, malgré un grand nombre de travaux , nous est toujours | bruit produit par la rupture d'une bulle d'air au milieu d'un épancherestée inconnue et dans le traitement de laquelle les moyens les plus dif. fment thorachique, pleural ou caverneux. férens ont eu des succès iucontestubles. Cependant letravail de M. Ruf& Nous avons cherché en vain, dans cet article, ce que l'auteur Sr oen présente un véritable intérêt ; partant d’une donnée certaine , savoir , [la théorie de ce bruit , nous n'y avons trouvé que l'une des conditions que cette affection se révèle par des symptômes si caractéristique qu'on qui produisent ce bruit dans quelques occasions, mais non une théorie ne peut le plus souvent admettre aucune espèce de doute sur son dia. |applicable à tous les cas. gaostic, et qu'il n'est que peu de maladies qui puissent être confondues a variété du tintement métallique dont l'explication de M. Beau avec elle, il a pu consulter les registres de l'hôpital des Enfans , avec nous semble faire connaitre une condition est celle qu l'on entend quelque confiance, pour étudier sur une échelle assez étendne plusieurs | Auelquefois dans le repos de tous les organes thoraciques chez les sujets points de celte maladie en les soumettant à la méthode numérique, affectés d'un pee et qui a été comparée au bruit que fe-

Sur 32,976 malades adinis à l'hôpital des Enfans de 1824 à 1833 , Îrait une épingle en tombant de hauteur dans un vase métallique, et que 1809 étaient affcetés de chorée , et sur ce nombre il y avait 5: garçons Laënnec avait cherché à expliquer en disant qu'il était produit par la et 158 filles. La plupart des auteurs Héberdeen, Élligrson, , Reeves chute d'une goutte de sérosité restée au haut nn la poitrine. L'explica- Manson, qui se sont occupés de cette maladie , s'étaient peu écartés deition de M. Beau, qui l'attribue à la rupture d'une bulle, nous semble la proportion obtenue ici par M, Rufz, et sur un nombre plus considé. {plus naturelle. Maisest-ce là la theorie du tintement métallique? nous rable qu'aucun de ceux soumis jusqu'ici à l'analyse, n'$ trouvons aucune explication du phénomène remarquable qui donne

On avait ditque limitation pouvait déterminer la chorée, mais M.Ruf, aux parois de la poitrige cette sonoréité métallique si singulière. Ce qui a consulté les traditions de l'hôpital des Enfans , rapporte, d'après | n'est pas la bulle Fair qui produit le tiotemeut métallique , mais elle

| occasione un bruit qui prend le caractère oh tous les autres bruits observé lui même , qu'il est inouf que la chorée se soit développée à produits dans la poitrine, L'auteur semble croire que le tintement mél'hôpital par imitation. | Te ne peut être produit que par des bulles d'air qui, venant par le

Il n'a pas trouvé de différence bien appréciable dans le nombre des (canal fistuleux de la perforation , traversent l'épanchement, Mais alors malades reçus pendant les diiférentes saisons de l’année, et sur dix

[que deviendrait la grande quantité de gaz introduite ainsi continuelle-

tas de chorée où il a essayé de noter les différences que le temps sec ou | ment dans la cavité pleurale ? On ne peut donc donner cette explication luvieux, chaud où froid, pouvait apporter aux mouversens choréiques, }°omme la théorie du tintement métallique; mais, nous le répétons , elle

es variations de l'atmosphère n'ont paru aucunement modifier les mon. ous donne en partie la cause de ce bruit si remarquable que Laënnec veomens.

avait à tort, nous croyons, attribué à Ja chute d'une goutte de sérosité IL a vu dix à douze fois les enfans choréiques être pris de quelque |

4 la surface du fluide contenu dans la poitrine. éruption intercurrente , telke que la variole, la rougeole, la scarlatine se ou de quelque affection mc comme la pueumonie, la péritonite , et, BULLETIN DE LA SOCIÈTÉ ANATOMIQUE. ‘chose singulière, comme 1 le fait remarquer avec raison , ces complica. | Depuis quelque temps ce bulletin a acquis à la fois plus d'extensiun tions n'ont jamais exercé aucune influence sur la durée, ni sur l'inten- Let plus d'intérêt par le chuix des matières. Nous dirons un mot des mesit de la chorce. Nous ne savons si nous devons relever ici Ja conclu moires suivans. sion que üre l'auteur de ce fait remarquable, Tel est le bon esprit, nous | dirions la saine philosophie, dont il a fait preuve dans cet excellent me. | moire, que nous sommes tenté de croire que cette conclusion que nous | regardons comme fausse et très dangereuse , n'exprime pas exactement sa pensée : « Ce fait, dit-il, peut être embarrassant pour la théorie Îsier examine successivement 1° les rapports de la tunique vaginale et des dérivateurs..…. qu'on nous parle encore de l'action des révulsifs | du sac berniaire ; 2° la disposition anatomique du collet du sac; 3° le dans le traitement des maladies ! » Cette proseription des révulsifs et À siége de l'étranglement et la cause des accidens qu'il détermine. des dérivatifs est tellement hors de propos que nous n'avons pas besoin L sac de la hernie ingainale peut se prolonger jusqu'à la partie posde la combattre. Tout ce que l'on peut conclure de ce fait c'est que

à : : . , ltérieure de la tunique vaginale, qu'il pousse en-dedans ct en avant , ces moyens doivent avoir see efficacité dans le traitement de la chorée. [tandis qu'il laisse en arrière et en-dedans le cordon des vaisseaux sper- Sur ‘les 189 cas de chorée reçus à l'hôpital des Enfans , 13 seule-

ÈE matiques, Ces ri fré t nt beaucoup de chirui siens ment paraissent s'être terminés par la mort, à l'occasion de quelque qui je ol De ee L 9

F7 : ; : = qui , prolongeant trop bas leur incision , ouvrent la tunique vagina'e, à affection intermittente. Nous n'avons pas besoin de dire æ dans au- | peu près constamment distendue par de la sérosité , et mettent à un le con des cas qui ont été recueillis ou observés par M. Rufz, on n'a

LE ; testicule.

trouvé de lésion à laquelle on pôt rapporter la chorée, et cependant À Le collet du sac , antour de l'orifice postérieur du canal inguiual, est parmi les quatre observations qu'il rapporte avec détails , il en est une | constitué par le péritoine plissé à la manière d'une bourse à corcons. où la mort est arrivée sans l'intervention d aucune autre malodie appré- | Ces plis sont disposés en éventail, et les plus prononcés présentent leur siable ; mais, en apparence au moins, par l'épuisement qu'avait pro- [sommet à la partie interne et inférieure de l'anneau. Cette disposition duit l'agitation continuelle qu'éprouvait la malade. Aussi fut-elle pré- ! prouverait à elle seule que le sac à été formé par la traction du feuillet cédée de quelques symptômes adynamiques. L'auteur dit avoir appris [qui recouvre les parties voisines, et non point, comme le veut A. Coode M. Guersent qu'il à vu d'autres sujets choréiques succomber uni. per, par la simple extension de la fosseite péritonéale , qu'on trouve à quement à la chorée, sans aucune autre altération de fonctions , ct par {l'état normal derrière l'anneau. C'est à ce déplacement du péritoine

RECHENCUES SUR QUELQUES POINTS DE L'MISTOIRE DE LA CHONLE CuEz LES ENFANS , par M. Rurz, interne à l'hôpital des Enfans.

le pe des médecins de cet établissement et d'après ce qu'il a}

1° EXTRAIT D'UN MÉMOIRE SUR LES MERNIES, communiqué à la société par M. Tessicu.

Ce travail a spécialement pour objet les hernies anciennes. M. Tes-

Le)

"il convient d'attribuer le déplacement des organes voisins de f'annéau, et par exemple certaines cystoceles qui, placées à l'extérieur d'un sac hernisire, sont presque toujours l'effet et non la cause de là hernie concomitante. | :

Dans le canal inguinal , les plis du collet ont disparu ; la consistance et l'épaisseur du péritoine sont considérablement augmentées ; sa face externe est intimement unie aux tissus fibreux environnans. De cette adhérence, il résulte que le sac a perda son droit de domicile dans l'abdomen , et que les organes ne peuvent recouvrer la portion du péritoine qui leur a été enlevée, \

« Ua rétrécissement circulaire , formé par un anneau d'une struc. ture fibreuse très évidente, large de à à à lignes, intimement nni d'une part au sac, de l'autre aux tissus environnans , indique Je point de communication entre la cavité du sac et celle du péritoine. » C'est à cet anneau , qui paraît de formation nouvelle , indépendant de l'anneau inguinal, et sur lequel nous aurions désiré plus de détails , que se passent le plus souvent les phénomènes mécaniques de l'étrang'ement. ne F :

Quant aux symptômes généraux de l'étranglement, M. Tessier les regarde comme des symptômes de périlonite. Le collet du sac distendu , enflarmmé, est Le point de départ de deux inflammations; la première envahit les parties situées au-dessous de l'étranglement; Ja seconde , moins vive, moins raji péritonéale en partie ou en totalité. * porté cette assertion quelques détails d’une autopsie, M. Tessier demande : « Pourquoi donc matières , Gccasionéé par :

ici quelque inexactitude, La hernie l'être :

symptômes peuvent très-bien être rapportés à l'interruption du cours FA matières fécales y ou bien être réellement étran lée, et alors les symptômes brusques qui se déclarent ont été généralement attribués et avec raison , Ce DUuS semble , à la constrickton même. On sait que les

hysiologistes qui ont étudié Le vomissement sont parvenus à le proni en pinçant directement l'intestin et avant qu aucune inflammation ait eu le temps de se développer.

gistique.

4 + 49 EXTRAIT D'UN MÉMOIRE SUR QUELQUES POINTS D ANATOMIE, DE PHYSIOLOGIE ET DE PATHOLOGIE DE LA COLONNE VERTÉUAALE ; par

M. CnassAIGN AC.

M, Chassaignac signale l'existence d'éminences osseuses situées à la

base et en arrière de l'apophyse custifonne des vertèbres lombaires, récisément sur la ligne L | Felles. Ces éminences se présentent sous l'aspect d'un mamelon très. distinct , surtout dans les deux dernibres vertèbres dorsales, et servent d'attache précise aux tendons du long dorsal , qu'on dit par erreur se porter aux apoplyses articulaires. Les autres vertèbres en sont dépourvues. M. Chassaiguac propose de les nommer tubercules sous-apophysaires. | Fr | | La sixième vertébre cervicale présente un autre tubereule qui se retrouve dans toutes les vertèbres cervicales , mais à un degré moins prononcé. Ce tubercule est situé au-devant de l'apophyse transverse ; il forme un relief d'autant plus prononcé qu'on l'examine chez des sujets plus âgés. Fort variab e,d ailleurs , dans son volume et dans sa forme, chez quelques sujets ce n'est qu'une simple languette osseuse ; chez d’autres, il constitue un véritable crochet à concavité tournée en avant, En wvant et un peu en dedass , il répond à la carotide primitive. Aussi fournit-il sur la position de l'artère des indices tellement précis qu'on peut, en tenant un doigt sur cette éminence , plonger les eux fermés un bistouri dans l'artère, sans incision réalable, À raison e ce rapport, M. Chassaignac lui impose le nom de tubercule carotidien. W est du reste facile à sentir à travers les tégamens , du moins sur le endavre, recouvert seulement par le bord antérieur du sternomastoïdien, le fascia cervicalis, le peaucier et la peau.-Pour le trouver, il faut renverser le col un peu en arrière, et appliquer les doigts dans la dépression qui indique à l'extérieur le bord interne du sterno-mastüïdien, à deux pouces au-dessus de la clavicule. I faut aussi, pour être certain de ses rapports avec la carolide, mettre le col dans une rectitude parfaite ; car nne rotation ; même légère, suffit pour altérer ces rapports, Ajoutons que sur le vivant ce tubercule est beaucoup moins facile à sentir, à cause de la résistance plus grande du peaucier , et surtout du bord antérieur du sterno-tmastgidien.

rapide dans sa marche, s'étend à la cavité Après avoir rapporté à Vappui de

attribuer les symptômes à l'interruption du cours des la constriction d'une anse intestinale ? » Il ya peut être engouée, et alors les

La péritonite ne survient donc pas tout d’abord ; mais quand l'étranglement a duré plusieurs jours , trèssouvent elle vient compliquer la situation, et nous admettons complétement avec M, Tessier qu'il faut y faire une sérieuse attention, et la combattre, après le taxis où l'opération, par le traitement antiphlo-

es apophyses articulaires, mais au-dessous

Ce tubercule peut semir, en anatomie , à faire distinguer la sixième vertèbre cervicale de toutes les autres, et à déterminer d’une manière précise la place des divers organes da cou. Ainsi, par exemyle, le rang d'une paire de nerfs cervicaux ne pouvant être déterminé qu'én sachant entre quelles vertèbres elle est placée , le tubercule carotidier, Len révélant la position de la sixième vertèbre cervicale , fera cesser à l'instant toute hésitation.

En füit d'applications chirurgicales, ce tubéreulé pelit servir :

1° À diriger d'use manière précise dans la recherche de l'artère carotide ;

2° À offrir à sa partie interne la surface la pl propre à servir de point d'appui pour la compression provisuire de cette artère ;

3° Dans un cas de plaie au voisinage de ce tubercule avéé bémorrhagie, Le sang pourrait venir de la earotide primitive, de la thyroïdienne inférieure, de la vertébrale, de la cervicale postérieure, de la cervicale ascendante. C'est immédiatement au-dessous de lai que l'artère vertébrale pénètre dans le canal des apophyses transvèrses ; c'est au-dessous de lui encore que se place la cervicale postérieure ; la thyroïdienne inférieure, venant croiser en passant derrière elle l’artèes carotide au miveau de la cinquième vertébrale cervicale, en est aussi très-rapprôchée ; on peut en dire autant de la cervicale ascendante. Il pourrait donc sèfvir de point de départ aux recherches du chirurgien dans l'application d'une où de plusieurs ligatures. LL

4" On peut se guider sur ce tubercule pour pratiquer la Jigature de l'anère thyraïdieone inférieure qui passe transversalement à peu de hauteur au-dessus de Ini.

5° Si l'on éprouve quelqne difficulté à le sentir à travers les tégumens , ces difficultés cesseraient immédiatement après la section LS

couches les plus superficielles.

M. Chassaignac examine ensuite cette question de gr d'où vient le raccourcissement de la colonne vertébrale après une mañche prolongée? Il mie l'affaissement des cartilages intervertébraux ; il s'est assuré par des expériences directes que l'effet des pressions exereces sur le rachis dans le sens vertical ne pouvait en dimiouer la lougaéur qu'en augmentant Les courbures de cette colonne. Ainsi que l'a observe Monro , la lentille pulpeuse qui occupe le centre des disques interverlébraux peut être considérée comme une sorte de pivot, un point d'appui liquide sur lequel jouent Les vertèbres. Ce point d'appui per l'incompressibilité des liquides, ce qui est iecmmpatible avec l'idée d'ane diminution de hauteur dans les disques, mais ce qui se concilie trèsbien avec l'opinion d’une augmentation des courbures qui font gagner dans un sens ce qu'elles font perdre dans l'autre. Îl en est ici de même que dans le racourcissement de la taille chez les rachitiques ; la colonne vertébrale, ainsi que l'a démontré M. Crüveilhier , ne présente chez la plupart aucune diminution absolue de longueur, mais bien une diminution apparente dépendant des inflexions vicieuses de la colonne.

39 NOTE SUR LE SYSTÈME MUSCL LAINE, par M. CnassatGnac.

Pourquoi y a-t-il des muscles qui offrent une de leurs faces ou un de leurs bords occupé dans presque toute sa longueur par un tendon, tandis que ce même tendon est tout recouvert de Bbres charaues dans un sens

opposé ?

N. Chassaignac répond :

Ilest peu de muscles parlaïtement rectilignes; la plupart se réfléchissent soit sur une surface osseuse, soit sur un anneau tendineux; quelques-uns offrent une double surface de frottement selon l'état des articulations qu'ils avoisinent. Or, dans un muscle à surface de frottement unique, la partie tendineuse se prolonge beaucoup plus loin du côté de cette surface que du côté opposé ; exemples , les muscles de la partie antérieure de la jambe, le psoas et liliaque, etc. Si le muscle a deux surfaces de pression ; la partie tendineuse se prolonge sur ces deux faces dans nne égale étendue : tels sont plusieurs muscles de l'avant-bras.

Voilà la loi générale, l'outefois l’auteur avoue qu'elle comporte des exceptions qui lui ont paru jusqu'à présent insolubles.

4° ONSERVATION D'UNE POBTION DE DOIGT COUPÉE ENTIÈREMENT, séparée du corps pendant plus d'une demi-heure, et réunie d'une mapière incomplète, par M. Beav , interne à la Salpétrière.

Os, — Le 7 septembre 1833 , à six heures et quart du matin, Marianne a Glle de service à La Salpétrière, ägfe de 41 ans, tempéräment saazuin b'en prononcé, comslitution robuste , physonomie tonte tirile , Coupait Le pain des lmalades avec cette espèce de couteau orticulé d'un eûté avec un anneau fixé à Ja table qui le supporte , lorsque tout à coup l'instrument mal dirigé vint tombe perpeudiculairement sur le pouce de la main gauche. Le doigt fut entièrement divisé , et son extrémité lancée à plusicurs pouces de distence sur la table. Une femme présente ramsssa ce doigt, le scera dans un morceau de paye paur :e retuettre à M. Beau, M. Beau n'arrita qu'unc demi-heure après,

Et observa une me nette occupant toute l'épaisseur du pouce , légèrement oblique de la face le à La face palmaire, et de haut en bas, placée un peu audessous de la partie moyeone de l'ongle qui était coupé en cet endroit par une ligae parallèle à son bord supérieur. À chaque battement du pouls il sortait un jet délié de sang; pour l'arréter on Gt plonger la main dans l'eau froide,

Le bout du pouce séparé était pâle , exsangoe , froid, ayant une longueur de 3 lignes à la face dorsale, de Signes et demie à La pulpe ; La plaie nettement taillée, mais recouverte de poussière.

L'idée de la reunion s'étant offerte à M, Besu , il commença par plonger le bout de doigt dans l'eau tiède , le frotta à plusieurs reprises pour on enlever la poussière, ce qu'il ne put faire complétement: et ayant essuyé la mais et détergé avec une éponge la surface soignante, il mit en rapport exact les parties coupées , et les assujétit avec cinq bandelettes de diachylos recouvertes de eharpie et de compresses. °

Toute la journée du 7, vive douleur pulsatire dans le pouce et jusque dans l'épasle; cette doulear l'empéche de dormir la nuit,

Le 8, Gèvre et soif,

Le 9, la fièvre diminue.

Le 40, plus de doulenrs, et les nuits deviennent excellentes,

Le 45, on lève l'appareil.

La charpie était sèche ; il y avait sous Les bandelettes an de song noiritre , putrébé, répandant uve odeur fetide. Le bout du doigt avait contracté des adhérences faibles, et seulesveot à la face palmaire, car à la face dorsale les parties étaient susceptibles d'un léger écartement. L'ongle et l'épiderme étaient noirs, Nulle trace de suppuration. La couche légère de sang putréGé ayant été enlevée avec une spatule, l'odeur fétide disparut à l'instant. On Gt plonger le pouce deux ou trois auiautes dans du vin chaud, et on pansa comme la première fois.

Le 48, ni odeur ni supparalion ; les adhérenres sont plus fortes ; il y a un peu de liquide séreux, noirâtre, entre les bords de la section de l'angle.

Le 20, l'ongle et l'épiderme du bout du doigt s'eulèvent à l'aide d'une légère traction ; le reste est dans l'état suivant : à La partie dorsale, le sommet de La phalangetie ne s'est pas réuni au reste de Fos ; il est nécrosé, noir, mobile, reteeu en place par des parties molles gangrenées ; l'escarre grisdtre, très-adhérente, forme autour et en bas de lui un fer à cheval d'une ligue de largeur; la surface

dante du de la phalangette est aue , sans aucune apparence de Let Er sanguins. À pe palmaire et latérale, la peau se continee dans tous les pen arec celle du reste du pouce, L'endroit de réunion est imdliqué par une ligue demi-cireulaire peu marquée, placée sous le contour de l'épiderme, qui fait, depuis que celui du bout du doigt a été enlevé, une saillie d'une pr 9 en Cette peau est rouge , Liste, figurre en un Croissant dont la largeur est de deux lignes et demie dans la partie moyenne, et qui diminue réguhèrement de chaque côté, jusqu'à une ligne en dedans de l'angle, où elle disparait : ses deux angles de termiaaison forment avec La partie de la plaie du pouce qu n’a pas contracté adhérence , les trois parois de la petite fosselte où est retenu le hout de la phalange nécrosée.

Le 21 , lasuppurstion commence ; on enlève le bout d'as nécrosé.

Le 23, l'escarre des parties molles tombe. On s'assure de la sensibilité du bout de doigt revivibé en touchant sa face palmaire avec une barbe de plume; bien qu'avant la tête détournée , La blessée sait dire chaque fois que sa peau es en contact avec la plume.

Le 27 , la cicatrisation était complète.

M. Blaui , que comme des faits accessoires, comme produits par l'extinction de Ja vie et nullement comme des lésions à part, primitives, ayant des causes, des symptômes, une marche et des effets tout-à-fait rticuliers, C’est sous ce dernier point de vue qu'il les considère ici. Î semble leur attribuer un grand nombre de cas de dyspnées subites, de troubles survenant inopinément dans la circulation, d'affections asthmatiques , de palpitations de cœur, qui ne peuvent être rattachées à aucuve cause né see Une vingtaine d'observations sont rapportées ici à l'appui de l'opinion de l'auteur ; quatre seulement lui appartiennent en propre. Nous en analyserons rapidemert quelques-unes.

PALPITATIONS. SUFFOCATION CORTINUELLE, MORT, OREILLETTE GAUCNE REMPLIE FAR UNE COMCRÉTION FIRRIMEUSE,

Ons. 1.— Dupin, âgé de 22 ans, soldat, d'une forte constitution, d'un tempérament sanguin, s'était toujours bien porté jusqu'au 12 décembre 1852 , qu'il fut pris subitement de diflculté de respirer et d'un sntiment de pression dans la région du cœur. Cet état empira les jours suirans. 11 fal transporté le onrième jour de sa maladie à l'hôpital, présentant de la dyspuée, de l'oppression , une douleur vive dans la région du cœur , mr avec mouvemens tumwlincux. À l'auscultation bruit sourd et étoullé , pendant la contraction des orci!lettes et des ventricules ; pouls petit, fréquent, irrégalier, inégal. Les autres organes n'offrent rien d'anormal, Unesaigaée et des sangsues diminecot faiblement la douleur pre. cordiale ; la digitale ne produit pas d'effet notable,

Le treizième jour l'oppression augmente, La face s'injccte, tout le corps prend une teinte bleultre qui devient plus foncée dans la journée. L'agitation est extrème : le malade fait à chaque mstaut les plus grands efforts pour respirer; son lit en fer en est tout ébranlé, Les mouvemens AE mp qu'il faisait continuctlement s’'affaiblireot par gradation , et il mourut dans la suirée.

Aurorsie. — Tégumens comme ecchymosés ; poumons sains; cœur un peu plus volumineux que le poing du sujet ; vaissaus qui rampent àsa surface, gorgés d'un sang noir, Le tissu n'offre pour tonte altération qu'un pra mains de coloration que ans l'état normal. Le péricarde contientenviron 5 onc de sérosité limpide. L'oreillette gouche est distendue par une concrélion Ghreuse , cogistante et d'un blanc grisâtre, du volume d'un œaf de poule , qui pénètre à travers l'orifire aurieulo-ventricelaire, et va dans le ventrieule gauche se diviser en branches qui encherét-ent les colonnes charaues de cvtte cavité. Tout le reste n'offre rien d'anormal.

Le début brusque de La maladie chez nn sujet vigoureux et d'une vie active, sa prompte terminaison sans aucune autre lésion appréciable à laquelle on puisse la rapporter, tels sont les motifs qui portent M. Blaud à considérer la concrétion polypeuse trouvée dans le cœur comme la cause de tous les accidens.

Ous. 1. — Une petite fille âgéc «he 6 ans. pâle et chétive , est prise , le 30 novembre au matin, de céphalalgie avec anarexie, Dans l'après-midi, vomissemens et selles diarrhéiques ; puis abattement complet des forces et assoupissement, Sur le soir, le corps se refroidt , se décolore ; Jèvres deviennent livides , les veux ternes; en même temps perte de Ja parole, voix laintire quand on cherche à La changer de position ; pouls insensible , point de dyspnée, mort arrire quiaxe heures après le début de la maladie,

A l'antopsie où trouve une once de sérosité au-desuns du cervelet ; les poumous son! saïhs et crépitans; le volume et le tissu du cœur n'offrent rien d'anormal, Une roncrétion polypeuse , ecnustante , jaunêtre , remplissant exactem pt l'oreillette et le ventricule droit, se prolonge jusqu'à ua pouce au-delà de l'orsgiue de l'artère pulmonaire, L'oreilleite gauche était vide , et le veatricule du même cûté ne contenait qu'un prit caillot sanguin.

L'auteur démontre par la discussion des détails, qu'il y à réellement eu adhérence partielle do bout du doigt, et qu'on ne saurait admettre que ce qu'il a pris pour une partie adhérente n'était que des bourgeons charnus. Il faut noter que cette femme avait, à son dire, une bonne charaure , c'est-à-dire que toutes les plaies qui l'affectaient accidentellement, se guérissaient avec nne graude rapédité,

Page 1