I, REVUE MÉDICALE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE
Le cahicr de mars contient : 1° Quelques r flexions sur La physiologie et la pathologie du cerseau à l'occasion d'un écrit du docteur Foville, par M. Combes ; 2° Recherches sur l'origine de la peste etles moyens d'en prévenir Le développement, par le docteur Lagasquie; 3° Quelques faits remarquables de chirurgie recueillis à l'Hétel-Dieu’ de Paris, par M. Rognetta; revue clinique où nous n'avons rien vu de sullant; 4° Mort survenue pendant un accès d'asthme, observation par M. Pros; 5° Observation d'une fracture de l'humerus gauche avec séparation des deux condyles qui s'est consolidée sans ankylose, par M. Ruyer. Nous commencerons
par le mémoire suivant de M, Blaud, qui appartient à la revue du mois précédent.
Ces denx faits, et deux autres à pen re analogues, sont les seuls qui apparuenuent à l'auteur et offrent quelques détails. Tous les autres sout rapportés en quelques lignes et ont lous rapport à des sujets qui , ayant présenté pendant un temps plus où moins long quelques-uns des signes d'une maladie du cœur, ont offert à l'autopsie des concretions fibrinenses. | Nous croyons que pour établir sur des bases solides, nous ne disons pas le diagnostic , ou tonte autre partie de l'étude d'une maladie, mais même son existence, on ne peut $€ contenter de citer quelques faits où il n'y avait aucune autre lésion appréciable que celle à laquelle on veut la rapporter, quelques rapprochemens que l'on trouve, du reste, entre les accidens pendant la vie et la maire de rette altération. Ainsi, nous ne pensons pas nous tromper en disant que l’on trouve des caillots dans les cavités du cœur de la moitié ou du tiers au moins des cadavres, 11 faut donc distinguer les cas où ces cailluts sont de formation récente de : : , + ceux où l'on peut supposer qu'ils remontent à une époque antérieure au Le sujet de ce mémoire est d'un grand intérêt. Il s'agit ici d'une débat de la maladie, et il ne suffit pas de dire qu'un individu est mort question qui a été completement nezligée, sous l'influence de Ja direc- lle treizième jour de sa maladie, et que l'oreillette gauche était distendue tion donnée depuis bien des années aux recherches des paiholo istes | rune « concrétion fibrinense consistante d'un blanc grisätre. » C'est vers les altérations des solides. Sachons donc d'abord gré à M. Blaud Les les caractères propres à ce caillet qu'on eût pu trouver la preuve de rappeler l'attention sur ce point important, Nous allons exposer les! qu'i! avait été formé dés le début de us maladie, car il doit exister résultats principaux de son méwoire ; nous verrons ensuite jusqu à quel | certainement une très-grande différence entre ua caillot de queïques point ils peuvent être admis comme positifs dans l'état actuel de la] heures d'existence et bi qui est formé depuis treize jours, comme ga vs 4 : nous le trouvons indiqué ici , mais incompletement. Les concrétions fibrneuses n'ont été considérées jusqu'ici , suivant] Le premier élément de l'étude qu'a entreprise M. Blaud, et dans
MÉMOIRE SUR LES CONCRÉTIONS FIGRINEUSES POLYPIFONMES DANS LES cavités pt coeur, par M. Buaun, de Beaucaire.
L'on
laquelle nos remarques sur son mémoire n'ont d'autre but que de l'encourager, serait donc l'étude anatomique des cailluts, de manière à ce ue l'inspection en fit immédiatement distinguer ceux qui sont formés mt Lusieurs jours de ceux qui ne sont séparés que dans les derniers instans de la vie, ou même après la mort, À Après ces premières recherches , on devrait nécessairement cOMparer les symptomes observés dans les deux séries de cas, et si l'on trouvait à peu près constamment, dans ceux où la formation des caillots était plus ancienne, les mêmes phénomènes, ou pourrait alors, s'il n'y avait pas d'autre lésion appréciable et à laquelle on pût les rapporter, les attribuer à la présence des caitlots. Ces recherches , dont le travail de M. Blaud offre une heureuse ébauche, auneneront seules à des re-
sultats positifs.
AECHERCHES SUR L'ORIGINE DE LA PESTE ET LES MOYENS D'EN PRÉVENIR LE DÉVELOPPEMENT, par le docteur Lacasquie, membre de la comwission médicale euvoyée en OÜrieut,
Nous donnerons peu d'étendue à so de ce long mémoire , qui contient un grand nombre d'observations de tout genre sur l'Égypte ,€t spécialement sur son état actuel ; il suflira d'annoncer, ce qui probable. ment est déjà connu de nos lecteurs, que le but de ce travail est de dé montrer que l'insalubrité actuelle de l'Égypte, et que l'origine de la peste dans cette contrée doivent être attribuées à la putréfaction des corps qui ne sont plus embaumes com e dans l'antiquité, mais déposés négligemment à quelques pieds au-dessuus du sol ou dans des cavaux mal clos , et d'où s'exhale une odeur souvent insupportable, ainsi que M. Lagasquie dit l'avoir observé lui-même au Caire et à Alexandrie. Cette opinion sur l'origine de la peste d'Égypte qui fut avancée et publiée avec éclat par M. Pariset, à l'époque même où il était encore sur les lieux à la tète de la commission chargée d'étudier cette question, repose sur quelques probabilités , telles que l'apparition de la peste à peu près vers l'époque où l'on cessa de pratiquer en Égypte l'art des embaumemens, les effets que l'on attribue sur l'économie aux miasmes produits par la pntréfaction des corps des animaux; mais elle n'entraîne pas la conviction. Aussi l'auteur a-t1l peu d'espoir que les moyens qu'il suggère pour arrèter ce fléau dans son origine , soient adoptés par ceux mème qui ÿ auraient le 24 d'intérêt. Il faudrait, selon Jui, s emparer de ces matières putrescibles, dont l'homme dispose pleinement, et par un système bien ordonné des a s, empêcher les morts délaborer un poison aux vivans. La combustion des cadavres par le feu ou les alkalis, l'emploi du sel pour prévenir la corruption, les sépultures établies au loin dans le désert lui offrent autant de moyens qui, moins dis. pendieux que les emhaumemens de l'antiquité, Éten à rtfene la formation de ces miasmes dangereux et finiraient par amener , après quelques années, l'extinction totale de La peste. Gette opinion se rattache à une fonle de questions d'hygiène publique que nous ne pouvons soulever ici, bien persuadé avec l'auteur que l'indolence naturelle an peuple épyptien et son indifférence pour tout ce qui concerne l'assainissement, l'empêcheront long-temps encore d'adopter les mesures conseillées par M. Pariset, lesquelles, lors mème qu'elles ne feraient pas disparaitre immédiatement la peste, ne pourraient avoir que les résultats les plus avantageux sur la santé publique du peuple de cette contrée.
MORT SURVENTE PENDANT UN ACUÈS D'ASTUME, — ENORME EMPHYSÈME sous-PLEURAL , par le docteur Pacs, médecin à Bicétre,
Cette obsersation est assez importante par les phénomènes présentes pendant la vie, et les altérations trouvées après la mort, pour que nous croyions devoir en présenter une courte analyse.
Os, — Ménier , âgé de 39 ans, ancien tailleur , d'une constitution robuste eut dés son enfance l'haleine courte. Il éprotvait, depais un temps qui n'est = indiqué, des accès d'asthme revenant irrégulièrement et particulièrement sous a. fluence des variations atmosphériques , et plus sourent La nuit que ke jour.
Voici l'état qu'il offrit pendant l'un de ces accès. Les pommettes offrent une colo: a ion vive; bes lèvres sont légèrement bleuâtres, Le malide accuse une trèsforte gêne de la respiration ; bes insg rations sont courtes, beaucoup moins cependant que l'expiration , qui se fait en un seul temps par La contraction brusque du diaphragme. C'est à peiné si l'on peut merceroir les mouvremens des parois 1hopee a s, Celkes-cs ont une capacilé moyenne el présentent un développement
über. La percussion donne partout un son else, un pen exagéré à ganche, Du même côté, râle crépitant sec, à grosses bulles, que l'on attribue à de l'emphysème pulmonsire. Le cœur et les autres organes n'olfreot rien d'anormal,
Le trariement a presque exclusivement consisté dans l'emploi de l'opium, qui à constamment apporté un grand soulagement,
Après être sorti plusieurs fois de l'infirmene pour retourner à #a division, le 12 novembre 18353 Ménier esl eg d'un nouvel accès plus intense que les autres. La respiralion était beaucoup plus généc ; le malade pouvait à peine parler. Les ir spirations étaient saccadees ; l'expectorat lon avait toujours lieu en un seu] térmps, par un mouvement sep sebq dmphragme. Les autres phénomènes étaient les m'mes. Il succomba au bout de peu de temps,