AUTOPSIE 27 HEURES APRÈS LA MORT
Le poumon gauche présente un volume plus considérable que le droit, qui s'af faisse lout entier sains: que le sommet du poumon gauche, sous le poids de l'air at mosphérique. Le lube inférieur de ce deruive reste au contraire distendu; il est résistant et d'une couleur ronge violacée, due à La sérosité sangainolente qui rem plit les mailles du tissu rellulaire interlobulaire, 8a face inférieure, beaucoup plus tendue que dans l'état normal , est séparée du disphragme par une tumeur aérienue du volume d'un œuf de poule, Cette tumvar est formée par la plèvre que distend l'air échappé des vésicules pulmonaires, Dernière cetle tumeur en existent
{trois autres beaucoup plus petites , du volume d'une avelise , qui sont dues à la
mème cause. L'air contenu dans ces tumeurs ne peut être déplaré par la pression.
Les autres organes n'offrent ren de très-reu le qui ait ri Là la maladie à laquelle à surcombe le sujet, race ee
Uoe incision transrersaie faite sur la tumeur princinale, montre dans 500 intérieur n lacis ioexiricable de lamelles du tissu cellulaire, Îles unes se croisant dans des directions différentes, les autres au contraire paraissant parallèles, Les lactnes formées per ce tissu lamelleux sont irrégulières , et n'ont aucune ressemblance avec des vésicules pulmonaires; géséralement 1 tites, elles acquièrent dons quelques endruits un grand développement, Deux d'rotre elles, qui ant déterminé des bosselures à l'extérieur dt plèvre, pourraient contenir chacune une noisette, Dis Glamens celluleux ont été rompus et otient à l'intérieur de ces cavités Des recherches attentives n'ont pu faire trouver le point par lequel avait pénétré l'air qui avait formé ces espèces de tumcurs,
L'auteur de cette intéressante observation se demande si l'on doit attribuer la mort du sujet à lemphysème sous-pleural qu'il à observé après la mort , et croit pouvoir répondre aflirmativement. Si la même question nous était adressée, nous hésiterions à répondre de ]a même manière; peut-être même répondrions-nous négalivement ; car il nous semble dificile de concevoir comment l'altération du lobe inférieur du poumon gauche aurait suffi seule pour déterminer la mort d'un sujet qui offrait cette altération depuis lant d'années. Nous ne nierons pas que l'emphysème, décrit avec soin par M. Prus, n'ait dû aggraver singulièrement la maladie chez ce sujet, mais nous pensons que l’on doit chercher ailleurs la eause des phénomènes de l'asthme, et nous ne nous croyons ge obligés d'attribuer la mort à cet emphysème ou à un léger degré d’ Lisa que présentait le ventricule gauche, ainsi que le pense l'auteur. Il vaut mieux avouer que la cause de la mort nous échappe que de nous réduire à une alternative qui ne laisse que des lhances d'erreur. D'ailleurs ; nous trouvons dans la description des phénomènes morhides observés pendant la vie une circonstance qui ous semble bien propre à jeter du jour sur cette curieuse maladie , c'est la différence qui existait , pendant l'acte de la respiration, entre l’activité du diapbragme, d’une part, et de l'autre l'immobilité des muscles respirateurs externes. Ce cas ne nous offre-t-il pas un exemple de cette maladie singulière dont Ch. Bell a, nous pensons, parlé le premier , et dont nous avons vu un exemple si remarquable dans Ja dernière revue des journaux anglais. (V. Gazgrre mépicaze , p. a34, vol, IV.) Si nous parcourons ces deux observations, nous trouverons entre elles une grande ressemblance, et noûs sommes portés à croire que le malade qui fait le sujet de la dernière était atteint d'une maladie des nerfs respiratoires exterues de la poitrine. Chez lui, la respiration était uniquement entretenue par le diaphragme , c'est à-dire par le nerf phrénique. Telle est la cause d'un certain nombre d'états morbides que l’on désigne par le nom générique d'asthme, et où l'on attribue la mort à la première lésion que l’on rencontre dans les poumous ou dans l'appareil de La circulation, tandis que le plus souvent dans ces cas elle n’est que le résultat éloigné de la maladie elle-même , ou peut-être de son extension au nerf respiratoire interne.
OBSEAV ATION D'UNE FRACTURE D£ LA PARTIE INFÉMEURE DE L'HUMÉaus Gaucre avec séparation des deux condyles, qui s’est consolidé: sans ankylose, par M. Ruven.
Os, — Un jeune homme de 48 ans, terrassé dans une latte , alla frapper le ol avec Le coude gauche, sue lequel porta tout le poids de son corps et de celui dé son adversaire, Au même moment , on entendit {rès-distinctement un grapd heat suivi de vives douleurs dons l'articulation buméro-cubitale, et le membec défarmé resta privé de 1ous les muuvemens de l'avant-bras et de [a main.
Appelé pl rinn heures après, M, Ruyer trouva l'avant bras à demi Méclii et dans la pronation , l'articulation dn conde déformée et lune, ses mouremens presque ouls et tris-doulourenx , le pouls dur et fréquent. En sassissant les deux condyles qui se trouvaient aa même niveau, il parvint sn: quine à les mouvair l'un contre l'autre avec un bruit de crépilation, landis qu'un aide maintenait tumobile Le fragment supérieur. Il y avait donc fracture longitudiaale entre les deux condyles, limitée par une fracture transversole au qua.t inferieur de lhumérus.
Une saignée ile 12 oners apaisa la Éèvre, La rédaction fut aisément faite; l'ap-
ecil déer t par Boyer fut appliqué et arrosé quatre à cinq fois par jour avec de l'eau végéto-minérale, Ag quatorzième jour, examen des fragmens, qu'on trouve en contact régulier et déjà unis assez solidement, Le vingi-deuxième jour, on supprime les attelles et on commence à imprimer de légers mouremens de flexion
et d'extension à l'arant-bras, non sans des douleurs assez fortes, On entoure l'article d'ue bandage ea 8 de chiffre, maintenu jusqu'a parfaite guérison, et le malade s'exerce à élendre de plus en plus les mouvemens de l'avant-bras, Au En FU joor , la consolidation était parfaite et les mouremens complétement rétablis.