MALADIES DE L'ENCÉPHALE
RECUENCIIES ANAFOMICO-PATHOLOGIQUES SUR L'ENCÉPITALE er ses DÉPENDANCES, par F. Lazcemaxo, professeur dé la Faculté de médecine de Montpellier, — Lettre septiéme.
L'atteotion semble se porte mainienant avec une préférence mar. quéc vers l'étude des maladies cérébrales. H y à à ‘en quelques mois qué nous readions compte de la seconde éditiun de l'ouvrage de M. Rochoux sur l'apoplexie cérébrale , et de la traduction des recherches d’Abererombie sur les mataries de l'encéphale et de la moelle épinie. re, que déjà une seconde édition de cette traduclion est sous presse , et que nous voyons paraite en même temps Les deux ouvrages de deux professeurs de Paris et de Montpellier. Nous applaudissons à cette activité qui se porte vers un sujet spévial , et jors même que ces tra vaux ne réaliserarent pas toutes les espérances qu'ils ont pu faire concevoir, ils n'en indiqueraient pas moinsun changement Huportant dans la disposition des lecteurs, qui ne se contentant plus de traités généraux , de manuels où mième de dictionnaires réclament des recherches spéciales.
Novs allons parcourir successivement ces deux derniers travaux qui n'offrent que peu de points de contact, et dont l'un, celui du professeur Lailemand , sera présenté dans l'analyse que nous alluns offrir comme le complément de celai de M. le professeur Audral, bien qu'il soit, comme personne.ne l'ignore, dans une direction différente. |
Nous n'avons pas besoin de rappeler que le premier est la continua- Lion d'un ouvrage dont les premiers volumes ont acquis à leur auteur une juste célébrité, La hante faveur dont ont joui auprès du publie médical les publications de M. le professeur Andral , la position élevée qu'il occupe dans la hiérarchie médicale, l'influence puissante qu'ont exercée ses écrits sur Îles opinions de notre époyue, sont autant de motifs pour nous d'examiner avec attention le volume que nous avons en ce moment sous les yeux , et qui est en entier {il contient plus de ou pages ) consacré à l'étude des maladies de l'encéphale. NOR
Le travail se partage en deux livres où l'auteur étudie séparément les maladies des enveloppes de doi noce et celles du cerveau luiaméme. Après avoir rapporte plusieurs observations sur un point partie. lier ou sur plusieurs points , l’auteur présente dans up résumé le résultat de ces observations sous le rapport des lésions anatomiques et des altérations de fonctions, cherchant dans ce rapprochemert, à jeter quel. que jour, soit sur La nature où sur le diagnostic de la maladie, soit sur quelqu'une des opinions qui ont élé émises récemment sur diverses pares de l'étude des maladies du cerveau. Nous allons le suivre avec altention dans ces recherches . et faire connaitre le pointfoù les travaux de M Andral laissent la plupart des questions relatives à la pa. thologie du cerveau, et les progres qu'a fails entre ses mains cette partie importante de la science.
Les observations recueillies par M. Andral , et dans lesquelles ja dure-mère était altérée, sont en si petit nombre, qu'il wa pu en tirer aucune induction importante sur l'étude des maladies de cette membrane. Celles où la pie-mtre et l'arachnoïde ont aff-rt des lésions appréciables, ontétéau cobtraire assez nombreuses (24 } pour donner lieu à des remarques de quelque valeur sous divers points de la pathologie de ces ph faion u cerveau. |
Tout en admettant que, dans les maludies Leg ju sous le nom d'arachnitis on même de meningites , l'anatomie découvre bien plus souvent des lésions dans la pie-mère que dans l'arachmoïde, il ne faudrait pas noo plus établir, ainsi qu'ont voulu le faire queïques auleurs , que l'arachnoïde se montre toujours intacte, S'il n'est pas encore d montré qu'on l'ait trouvée quelquefois ou injectée ou épaissie, au muins est-il certain qu'on à rencontré dans sa cavité des produits morbides , tels que du pus, un épanchement de sérosité plus ou moins purulente, et desfansses membranes où adhérences ; aussi ces produits sont les seuls caractères anatomiques de l'inflatmmmation de l'arachnoïde, Quant à la pieanère ; elle offre un plus grand nombre de lésions , lesquelles ,
| d'après M. Andral , se réduisent à jeu prés aux suivantes : l’inGltration d'une certaine quantité de sérusité quelquefuis claire, d’autres fois
puruleute , ou même de pus plus où moms concret ; l'induration squir-
; -, lrheuse de son tissu, la présence de kystes séreux, de plaques cartilagi- CLINIQUE MÉDICALE, OÙ CHOIX D'OBSERVATIONS recucil-|
ueuses, de tubercules et d'adhérences. Les pelits corps désignés généralement sous ke nom de glandes de Pacchioni sunt considérés ici , et Vous Croÿons avec ralsuu comme un produit pathologique formé aus là pie-mère.
Nous devons faire remarquer que l'injection d:s méninges n'est plus
indiquée comme un caractere anatomique de leur inflammation. Quant 3 l'infltratios de la pie-mère par une serosité claire et peu abondante , nous pensons qu'on ne doit la ranger parmi ces caractères qu'avec la plus grande circonspection, car il arrive très-fréquemment qu'on trouve à l'antopsie des sujets qui , pendant leur vie, n'ont présenté aucun symptôme de méningite, une légère couche de sérosilé infiltrée dans Lx moelle de la pie-mère, et qui parait ne s'y être accumulée que daus les derniers instans de la vie.
La première section du troisième chapitre , dans laguelle l'anteur étadie les lésiuns de la sensibilité chez les sujets affectés de méningite , est une œuvre de patience remarquable : ainsi dix-huit pages entières sont consacrées à examiner les différences qu'il jieut y avoir , soit dans le siége , soit dans l'intensité de la céphalalgie , chez les sujets affectés de meningite, et chez ceux qui sont atteints d'une fièvre continue grave; et le résultat de cette longue comparaison , c'est que la céphalalgie est quelquefois plus intense dans la méningite que dans la fièvre continue, mais non toujours; et que le siége de l’altération des méninges est aussi quelquefois, mais non toujours, indiqué par celui de la cha lalgie. Dans un grand nombre de cas la méningite est ou plus étendue , ou beaucoup plus limitée que ne semblerait l'annoncer le siége même de la douleur de tête. Souvent aussi c'est loin du lieu où les méninges sont malades, que se manifeste la douleur. De toutes les lésions de la sensibilnts, c'est, d'après les recherches de M. Andral , la céphalalgie qui est la plus constante , et cependant nous venons de voir quel bible secours ce symptôme peut apporter dans le diagnostic de la méningite, Il en est de inèine des autres altérations de la sensibilité, dont aucune n'existe constamment, el dont aucune n’est nécessairement liée à l’existence de telle ou de 1elle forme de la méningite,
Ce que nous venons de dire des lésions de la sensibilité , nous pouvons le dire également de celles de la motlité , qui se rencontrent plus fréquemment que les premières dans les affections des méninges , mais qui ne sont pas plus constantes que ces dernières, et manquent complétement daus plus d'un cas où l'on trouve cependant après la mort les mèmes désordres anatomiques que dans les cas où ces lésions existent. Avec des lésions semblables sur le cadavre coïncident pendant la vie les désordres les plus variés dans la motilité; dans le plus grand nombre des cas, qu'il y ait convulsion où paralysie, apres la mort la lésion sera la méme. La conclusion que tire kr. Andral de ce fait important , c'est qu'au-dela de cette lésion dont le scalpel nous montre le siége dans les membranes du cerveau, al y a dans ce cerveau lui-même une modification que ne dérouvre plus Émoatemiste , tt qui est la causc réelle de tos les er fonctionnels qu'on voit survenir.
L'altération de l'intelligence est un phénomène plus fréquent dans la méningite, que celles de la sensibilité et de la moulité ; et cependant on n'ubserve rien de constant ni dans l'espèce de cette altération | délire où coma}, ni dans l'époque de sou apparition , ni dans ses rapports avec la lésion de telle ou L telle partie des méninges. Il n'est pas vrai, comme l'ont dit quelques auteurs, que le délire appartienne exclusivement à la méningite de la convexité, et que le eoma soit propre à la meningite de la base. Les faits démontrent également qu'on a eu tort lorsqu'on a cherche à distinguer Le délire produit de la méningite , du dere produit d'une irritation sympathique du cerveau , en ctablissant que le second seul pouvait se montrer d'uge manitre intermittente,
Les désordres des fonctions de l'appareil digestif offrent encore peu de données positives pour le diagnostic de la méningite; : le pe souvent, ilest vrai, la langue n'a rien perdu de son état physiologique , œais il y à tant d'exceptions à celte espèce de règle, qu'elle nous parait n'avoir qu'une importance très-secomlaire. Les vomissemens ou au moins les nausées qui accompagnent trés-fréquemment l’inflammation aiguë des méninges , et se montrent presque exclasivement dans les
remiers temps de la maladie, dont mème souvent ils marquent le de- Le seront quelquefuis utiles pour éveiller l'attention du praticien. Au reste, MT. Audral n'a point trouvé que la fréquence des nausées on des vomissemens füt dans la dépendance du sicge de Ja maladie ; ils se montrent à peu près en égale | is , soit dans la méningite de la conveaité , soit dans celle de la base, soit dans celle des ventricules. Rien
n'est plus variable que l'état du pouls dans la même maladie : accchéic
ie Il Dans les observations sur les hémorrhagies cérébrales, M. Andral
chet les uns , il ne‘dépasse pas sa fréquence normale chez les autres , tandis que daas quelques cas il tombe notablement au-dessous, Toute-\|cherche spécialement à déterminer les diffcrens désordres fonctionnels
fois, le nombre des cas dans lesquels la fréquence du pouls ne dé-|'auxquels donne lieu l’hémorvhagie cérébrale, et jusqu'à quel point les passe pas celle de l'état normal, est plus considérable dans la inéningite/\differences que ces désordres présentent peuvent être expliquées, soit aiguë que dans la plupart des inflammations signés des organes thura-\\par l'étendue de l'épanchement, suit par la différence mêtne de son ciques et abdominaux. sicge; et ici comme dans ce qui précède nous trouvons plus d'erreurs ons venons de voir les principaux résultats auxquels l'auteur est ar-|comhattues que d'idées nouvelles ; mais comme où est un peu resenu da rivé sur l'étude de Fa méningite après avoir comparé entre elles, non-||l'enthousiasme que pendant quelque temps on a eu pour les résultats seulement les observations qui lui sont propres, mais aussi celles d'une|[merveilleux fondés sur un petit nombre de faits seulement, nous ne foule d'autres auteurs recucillies depuis quelques années, «t nous voyons ||suivrons pas l'auteur dans les développemens dans lesquels il entre pour uelle incertitude reste encore après tant de travaux sur le diagnostic!Idémootrer que dans l'état actuel de fl science on ne peut assigner dans L cette maladie, comme sur tous les autres points importans de son!|le cerveau un siége distinct aux mouvemens des pr ns supérieurs et étude. Nous allons passer maintenant au livre second, qui contient les'linférieurs , ni expliquer toutes les modifications des mouvemens de la maladies du cerveau, et d'abord à la congestion cérébrale, langue chez les sujets paralytiques, ou les différens modes de perversion Onarapporté aux congestions cérébrales on à l'hypérémie du cerveau ||de la sensibilité, C'est en vain aussi que l'auteur a cherché le siége spéun grand nombre d'états morbides très-différens les uns des autres, par|[cial de l'hémorrhagie dans les cas où la vue restait éteinte et dans ceux les Fr fonctionnels qui les accompagnent ; tantôt donnant lieu à{[où les facultés iotellectuclles avaient éprouvé une altération notable, Il tous les symptômes d'une forte attaque d'apoplexie, et pouvant même/la vu non-seulement la perte de connaissance coincider avec l'hémorrha. produire la mort plus promptement qu'une véritable hémorrhagie cé-}|gie de tous les points possibles des hémisphères cérébraux , mais encore rébrale ; tantôt simulant une inflammation aiguë des méninges, etc. il la retrouve dans des cas où l'hémorrhagie avait son siége hors des hé- Le rapprochement des cas de cette maladie recueillis par l'auteur, |Imisphères, dans le cervelet, par exemple, ou dans le mésocéphale ; l'a conduit à établir qu'elle ne se présenter sous huit formes différen- de même encore on ne peut rattacher constamment l'abolition de La “ tes qu'il expose ; ensuite il aborde l'étude des causes sous l'influencellrole , comme M. Bouillaud avait pensé qu'on pouvait le faire, à l'alté. desquelles elle se développe plus spécialenent ; parmi elles nous re-/lration des lobes antérieurs du cerveau; car sur trente-sept cas que marquons surtout les suivantes : M. Andral à réunis , et daus lesquels l’altération résidait dans l'un des 'élévation de la température de l'atmosphère parait être une sortel|lobules antérieurs ou dans tous les deux, la parole a été abolie vingt de disposition à cette maladie, ainsi qu'il est démontré par les recher-||fois et conservée seize ; d'un autre côté il à rassemblé en même ches de plusieurs autenrs modernes et spécialement par celles de M. le|lquatorze cas, où il yavait abolition de la parole sans altération de ces docteur Falret. Ontre cette influence, il y a cependant encore des temps||lobules ; de ces quaturze cas, sept étaient relatifs à des maladies des looù, tout à coup, sans cause connue, les hypérémies cérébrales, avec!!bules moyens, et sept autres à pré malades des lobules postérieurs. ou sans épanchement de sang, 5e montrent eo plus grand nombre «|| Le ramollissement cérébral est un des points les plus importans de la deviennent comme épidémiques. Baglivi, Lancsi et derniéremeut||pathologie du cerveau; aussi près d'un tiers du volumeest consacré à son M. Leuret, ont publié des cas de ce genre fort remarquables. etude ; les trente-trois observations particulières de ramollissement du l'électricité, les boissons gr eg ts , tons les poisons narcotiques ||cerveau , recueillies par l'auteur, sont consignées en cinq groupes, Le ont encore pour effet commun, de déterminer dans l'encéphale, unel|premier contient celles où le ramollissement cérébral est resté complète congestion plus on moins forte, ainsi que l'exercice forcé de l'intelli-|]ment latent; le second, celles où une altération de la motilité à été gence, par ph affections particulières telles que l'épilepsie , l'hyper-|lle seul désordre fonctionnel des centres nerveux; le troisième eom- NE 7° du cœur, etc, prend quelques cas où la lésion de la sensibilité a été le phénomène pré- A pléthore générale n'est pas la seule condition sous l'influence de||dominant; dans le quatrième sont rapportés ceux où des désordres variés laquelle appararssent les symptômes de congestion cérébrale. On la voit/Idu mouvement et du sentiment coïncidaient avec une altération de l'incoïncider avec un ctat d'anémie remarquable. L'auteur rapporte avoir|ltclligence ou de la parole ; le cinquième enfin renferme tous les cas où observé dernièrement une hémorrhagie cérébrale mortelle chez une||la perte ile la parole était le seul désordre fonctionnel. femme atteinte d'un cancer de l'utérus, et profondément affaiblie par € premier groupe n'est compose que de quatre observations mais les métrorchagies très-abondantes qu'elle avait fréquemment. Des cas/ldans lequelles le ramollissement cérébral n’a déterminé ni douleur de analogues ont cté observés 2 les Abererombie, Denman , Travers et|ltète, ni désordre de l'intelligence, ni altération du mouvement, ni autres, et ne permettent pas de douter que les pertes abondantes de sang|[troubles des sensations ; rien en un mot, qui ait pu faire soupçonner
ne disposent d'une manière toute ag à la congestion encéphalique. ||pendant la vie que les erntres nerveux fussent affectés d'une matière M. Andral parait disposé à attribuer les désordres fonctionnels qui|lquelconque. « Ainsi, dit l'auteur, nous sommes obligés de reconnaitre survienvent dans ces cas à l'anémie des centres nerveux eux-mêmes; lal!qu'il y a des lésions organiques sans symptômes, comme il y a des dumioution de la quantité de sang devant, d'après lui, produire les!lsymptômes sans lésion appréciable qui puisse en rendre compte. » Et mêmes ellets a, présence d’une quantité de sang surabondante ; inais}|dans ces quatre cas l'absence des symptômes ne saurait être expliquée outre que cette explication serait peu d'accord avec le fait qu'il avait|lpar le siège particulier de l'altération; chez un sujet le ramollissement se trouvait vers la base du lube antérieur ; chez denx autres à la base
rapporté quelques pages avant, où il a vu une hémorrhagie cérébrale survenir de une femme anémique, et les faits analogues rapportés par|ldes deux lobes pastérieur et moyen , et chez le quatrième il occupait les circonvolutions de la face supérieure de l'un des hémisphères.
les auteurs dont nous vroons de rappeler les noms, la réaction qui se
fait dans la plupart des cas à la suite d'une signée abondante , et qui!| On a dit que, dans tous les cas de ramullissement du cerveau, il Lu
est plus manifeste au cerveau que dans les autres agens, nous semble !lavait une époque de la maladie où les membres offraient à des degrés
sufbre dans La plupart des cas pour donner l'explication de ce fait im- {divers le phénomène de la contracture. Le second groupe contient pla-
var Il est cependant évident que quelques-uns de ces désordres ||sieurs observationsqui démontrent que ce phénomène n'est pas constant;
onctionnels dépendent de l'action immédiate de la perte de sang ou de|lrt qu'à sa place on peut trouver soit une simple paralysie, soit d'autres désordres du mouvement , tels qne les convulsions ou une raideur téta-
l'anémie du cerveau, tels que la syneope , les convulsions, ete. Ceite distinction, qui a été bien établie par le docteur Marchall-Hal!, [Inique. Sur neuf observations que renferme ce groupe, dans quatre on a observé la contracture, dans cinq elle a été remplacée par quelque au-
est d'une grande importance pour La solution de plus d'un problème de
médecine pratique. Ce n'est, dit M. Andral, qu'en admettant, par|ltre désordre fonctionnel du système musculaire, Plusieurs de ces obser-
exemple , que tout délire n'est pas le résultat d'une congestion cérébrale, [rations nous démontrent aussi res a eu tort de dire, comme l'ont fait quelques auteurs, que la céphalalgie est un des syimptômesles plus con-
stans du ramollissement, et qu'elle en marque surtout le début ; ri om
observe la céphalalgie dans beaucoup de cas , il en est aussi un certain
nombre où elle n'existe à aucune époque de la maladie.
Si à ces vérités déjà nombreuses nous joignons celles que présentent, soit dans leur intensité. soit dans leurs variétés, les désordres du sentiment et de l'intelligence, nous en conclurons avec l’auteur qu'on ne peut donner, dans l'état actuel de la science. nine description générale du ramollissement du cerveau. » Comment faire ressortir suffisamment tontes les individualités ; ar chaque (ait a véritablement une pbysio. aomie à lui. Dans chacun d'eux, ce ne sont pas seu'ement Les srmptü
qu'on peut concevoir les effets vraiment merveilleux que produit l'opiumw dans certains délires qu'on a désignés sons le nom de délire nerveux ; nous ajouterons volontiers et l'eflicacité non moins merveilleuse des substances stimulantes, le vin, l'alcoul, dans des cas qui ont toute l'apparence d'une congestion cérébrale, et qui ont été signalés par \bercrombie, Marchall-Hall et Gooch.
M. Andral que l'on emploie avec une réserve trop méticuleu:e les purgatifs dans le traitement de la congestion rérébrale ; nous recumnrandons surtout la lecture du passage où il traite cetie question aux médecins qui n'ont recours aux purgaufs qu'a des doses cu à une épuque qui ne permettent d'en espérer aucun succès,
mes qui ne sont jras les mêmes; mais ce sont encore des symptômes semblables qui s'enchainent ou se succèdent de la manière la plus diverse , d'où résultent pour une même lésion anatomique plusieurs forwes morbides qui pourraient être placées dans les cadres nosulogiques à une grande distance les unes des autres. » ;
L'altération anatomique offre également la même variété dans son aspret. Dans beancuup de cas, la seule modification de la substance ce. rébrale, c'est sa diminution de consistance avec ou sans décoloration complète , décoloration signalée Le M. Lallemand comme le produit d'une infiltration de la substance du cerveau par une matière purulente ; mais M. Andral fait observer avec raison que dans beaucoup de cas rien ne démuntre qu'il en soit ainsi. Voila déjà deux formes qui duivent être distinguées l'une de l'autre ; viennent ensuite les injectious à divers degrés , les infilirotions séreuses vu purulentes , ete.
Ces différens aspects, se demande M. Andral, se rapportent-ils à des lésions de nature diverse? Ne sont-ils que des degrés plus ou moins avancés d'une même maladie? Il rejette loin de lui cette idée et regarde le ramollissement du cerveau comme uue altération spéciale de la nutrition qui peut survenir sous l'influence de conditions morbides bien différentes les unes des autres, Chercher à bien déterminer ces conditions diverses, voilà le travail à faire; travail difficile, sans doute, mais d'une bien autre importance que celui dans lequel on s'est épuisé dans ces derniers temps, sig de a voulu ramener tont ramollissement cérébral à n'être qu'une des formes au qu'un des degrés de l'inflammation des centres nerveux. Nous regrettous vivement qu'ici le savaut auteur n'ait indiqué qu'en passant quelques-unes de ces conditions qu'il regarde comme susceptibles de concourir à la production d'un certain nombre de ramollissemens , et parmi lesquelles il indique spécialement l'ossitication des artères et l'appauvrissement du sang. 1] va même , dans ses doutes sur la fréquence du ramollissement re nds toire, plus loin qu'on ne serait tenté de le penstr au premier abord. Ainsi, il ne croit pas que la présence d'une quantité insolite de sang, au milieu d'un tissu ramolli, soit une démonstration suflisante que la cause de son ramollissement soit l'irritation.
Parmi les organes que l'on trouve quelquefois altérés chez les sujets qui succomlbent avec un ramollissement, un seul a paru recevoir une isfluence directe de la lésion cérébrale : c'est le poumon, On est frappé dans les autopsies de ces sujets de l'engonermeut séreux très-considérable dont il est fréquemment le siége. Aussi est-ce par le poumon que meurent un certain nombre d'individus aiteints de ramollissement cé rébral.
Nous trouvons des recherches curieuses sur les parties du cerveau qui sont le plus fréquemment frappées de ramvllissement, sur l'âge auquel cette maladie s'observe le plus fréquenument. Ainsi, sur 117 cas réunis dans divers cuteurs, le ramollissement vecupait les lobes moyens dans 37, les corps striés dans 24, les lobes antérieurs dans 27, les lobes postérieurs dans 16, les couches optiques dans 15, etc, La période de la vie comprise entre 65 et 35 ans est celle qui donne le chiffre le plus élevé.
L'état dn pouls est l'un des points les plus importans dans l'étude d'une maladie aussi obscure que le ramollissement cérébral. Voici Je résultat obtenu par M. Andral sur 227 cas recueillis dans divers auteurs :
Pouls normal , 26 fois — ralenti, 15 — accéléré, 7 — d'abord normal, puis fréqment , 10 d'abord fréquent, puis ralenti, 2
— n'ayant pas été nolé sous ke rapport de sa fréquence,
La durée de la maladie offre également de très-grandes variétés ; sur 105 cas où elle a été indiquée avec soin, quatre sujets seulement ont succonbé avant le second jour ; le plus grand nombre, au contraire, so0t morts entre Le deuxième et le douzièine jour. A la fin du premier mois, seize survivaient encore ; après le troisième, il n'en restait plus que sept; el parmi ceux-ci deux résistérent pendant trois aonces à une maladie aussi grave.
Le ramollissement cérébral peut-il se terminer d'une manière heureuse? A1. Andial ne peut résoudre cette quest:on dans l'état actuel de la science : il croit même que M. Lallemand n'a pas suffisamment démontré que linduration circonserite d’uu des hémisphères soit quel-
quefois l'indice d'un ramollissement qui a guéri. Nous n'avons pas be-!
soin de dire qu'après tant de doutes et d'incertitades sur les points les plus importans de cette maladie , un ne peut établir des indications thérapeutuques pesiuves.
L'hrpertrophie des hémispheres cérébraur a élé jusqu'ici assez peu étudiée pour que cette maladie soit eucore presque inconnue de la plu-
ll sa lecture , nous trouvons
ee
part des médecins, et même pour que l'on puisse douter que, dans les cas où on l'a observée, les symptomes reu.arqués pendant la vie fussent le résuliat de l'hypertrophie,
M. Andral distingue l'hypertrophie des héwisphères cérébraux, décrite par MM. Bouillaud et Dance, de celle produite par une simple hypérémie du cerveau. Bien plus même, il pense que cette dernière n'entraine pas nécessairement la production de la première ; car il ne l'a pas rencontrée chez un certain nombre d'individus qui depuis long-temps étaient sujets aux congestions cérébrales , et c'est seulement
une induction er théorique que l'on peut admettre qu'une des conséquences de la répétition fréquente de l'hypérémie are peut être
la production d'une bypertrophie,
Ainsi , les causes de cette lésion morbide sont encore plus obscures que celles de la plupart des autres maladies du cerveau. Quant aux symptômes , ils offrent fa plus grande variété.
Peut-on considérer ; avec un auteur moderne, cette hypertrophie comme un premier degré d'encéphalite ? Mais alors pourquoi la substance nerveuse, augmentée de consistance , est-elle en même temps dé. colorée? Une inflammation ne devrait-elle pas produire l'effet contraire ?
Le cancer du cerveau, bien qu'assezrare , a été cependant beaucoup plus fréquemment observé que l'en et l'atrophie de ce même vrgaue ; ainsi, uous trouvons ici 43 cas recueillis par l'auteur ou empruntés à différens ouvrages.
Les causes sous l'influence desquelles se développe le cancer du cerveau ne sont pas mieux counues que celles qui le produisent dans les autres parties du corps. Comme tous les autres produits accidentels développés dans le cerveau, le cancer n'y révèle sa présence par aucun symptôme caractéristique. Suivant sa position , son volume , l'état de la substance nerveuse qui l'entoure , et enfin suivant la manière toute vitale dunt le cerveau est affecté par sa présence, ce produit s'accompagne d’accidens divers , et c'est bien moins par leur nature même que par leur mode d'apparition et d'enchaînement, et par l'ensemble des circonstances de la maladie, qu'on peut parvenir à en établir le diagnostic.
Les maladies du cervelet sont encore jus rares que celles des bémisphères cérébraux. M. Andral en à recueilli seize cas dans un espace de quinre années d'observation dans les hôpitaux. 11 les rapporte successivement et en rapproche ceux du même genre qui ont été déjà publiés par divers auteurs, cherchant à tirer de ces différens cas quelques conséquences relatives à la nature des désordres fonctionnels auxquels donuent lieu les lésions du cervelet, Ces conséquences sont peu nombreuses, ettendent plutôt à renverser des opinions émises ou adoptées sans fondement qu'à présenter quelques données nouvelles, ainsi que nous l'allons voir par quelques-unes des propositions suivantes , extraites textuellement,
a L'hémorrhagie du cervelet ne differe en rien , par ses symptômes, de celle du cerveau, La sensibilité générale n'offre aucun désordre spécial : elle est tout simplement obtuse ou détruite, comme dans les cas d'hémorrhagie cérébrale, Quant à l'appareil génital , il n'a rien présenté de notable , exccqué chez une femme, chez laquelle l'utérus était le siége d'une congestion remarquable. Parmi les howmes, aucun n'a eu d'érection. Sur 36 cas de différentes affections du cervelet analysés
r M. Andral, à! n'est question que trois fois de l'appareil génital.
ous voyons d'après ces recherches combien nous sommes Join d'être arrivés au point de pouvoir attribuer des fonctions différentes aux diverses parties du cerveau, et nous dirons avec l'auteur qu'il n'est rien qui pursse être aussi fatal à la belle doctrine de la localisation des foncl'uons cérébrales que toutes les localisations prématurées que l’on a voulu Îfaire dans ces derniers temps.
Ü Si, après avoir parcouru rapidement , comme nous venons de le faire, ce volume de la clinique médicale de M, le professeur Andral, Uavus cherchons à recueillir l'impression généralequ'a produite sur nous ne, malgré d'immenses recherches, il y à peu d'idées neuves , point de résultats particuliers à l'auteur, et difcrens de ceux obtenus jusqu'à lus; à peine quelques questions un peu bardies proposées à l'examen de nouveaux observateurs. Ainsi, sous ce rapport, le volume que nous venons d'analyser présente peu de progrès dans l'étude des maladies du cerveau; mais ce qui fait le mérite de ce travail. c'est de nous exprimer réellement l'état actuel de la science sur heancoup de points de cette élude, après avoir ré- | duit à leur juste valeur les merveilleuses découvertes d'un grand nom- Übre d'auteurs modernes. L'enchaînement des faits, la clarté des réflexions qui les suivent et qui les lient, ne permettent plus de doutes sur quelques-unes des questions jusqu'ici controversées. Nous regret. tons cependant que le traitement de tant d'affcctions occupe aussi peu
de place dans ce gros volume. C'est à peine si nous avons trouvé quel- Ques mots sur la thérapeutique d'un petit nombre de ves maladies. Quelques Ligues sur l'emploi de l'opiurn dans certaines formes de conestions cérébrales et plusieurs pages sur l'emploi des purgatifs , nous ont regretter que l’auteur n'ait pas dirigé davantage ses recherches vers ce sujet important, et n'ait pas Gi yo dans sou examen cette lu cidité, cette indépendance avec lesquelles 1] a uraité les questions d'anatomie pathologique et de diagnostic que nous venons de parcourir. La septième lettre des recherches anatomico-pathologique surl'encéphaleet ses dépendances traite uniquementdes indurations fbreuses, fbro-cartilagineuses et cartilagineuses développées dans le cerveau. Jci, comme dans les deux premiers volumes de son ouvrage , l'auteur suit la direction contre laquelle nous venons de voir le professeur Andral s'élever avec de justes raisons, et rattache ces productions l'inflammation. De même que, dans la cinquitwe lettre, nous l'avons çu recueillir tous les cas où l'on à trouvé après la mort des tumeurs qui offraient dans leur intérieur une culoration rouge plus où mins répandue , et qu'il avait désignées d’une mavière générale sous le nom de tumeurs rouges, et les rapporter toutes à l'inflammation de la substance céré. brale, de même toutes les tumeurs dont l'étude fait le sujet de cette septième lettre, et qui souvent ne différent des premières que par une densité plus considérable et par l'absence d’une petite quantité de san épanche dans leur intérieur , sont tontes le produit de l'encéphalite. epeadant l'auteur rapproche ces dernières, non des tumeurs rouges dont nous parlions à l'instant, mais de l'altération qu'il a décrite sous le nom de cicatrices dans sa sixièine lettre, et à l'occasion desquelles uous venons de voir l'opinion du professeur Andral sur ce point spécial de la pathologie cérébrale.
L'absorption ne ou moins rapide , plus où moins complite des fluides infiltrés dans le tissu des poches enflammées où congestionnées donoe à M. Lallemand l'explication de la formation de ces tumeurs, et des divers aspects sous lesquels elles peuvent se présenter, depuis l'abcès, enkysté ou non, formé par un pus fluide, jusqu'à la plaque cartilagineuse on même osseuse. Si une grande quantité d’eau est K ne VS la matière prend plus de consistance et change d'aspect, dit M. Lallemand ; on ne s'occupe plus alors de son origine, mais des objets auxquels on peut la comparer , et l'altération prend différens noms , sui-
ces raisons à plusieurs productions varticuliéres , et quelque spécieuses pes paraissent mème dans cette occasion , cependant elles ne nons
émoutrent point que la présence de l'albnmine dans ces tumeurs soit le résultat de l'inflammation. Nous avons rapporté la maniere dont l'auteur explique ici la formation de ces tumeurs fibreuses , et la production d'un de leurs élémens , afin de faire cunnaître les principes qui le dirigent dans ses recherches , et de faire prévoir à l'avance l'application qu'il fera de ces mêmes principes lorsqu’il s'occupera des tubercules et des cancers du cerveau, avec lesquels les tumeurs fibreuses ant dans quelques cas des rapports si intimes.
Dons l'étude des causes qui ont présidé au développement de ces tu meurs, M. Lalleimand n'en trouve qu'une seule qui mérite une attention particulière , c'est l'infection vénérienne. Plusieurs questions se présentent ici et sont examinées avec tout le talent d'investigation qu'il possède à un haut degré. Ainsi il démontre par des faits que la substance cérébrale est susceptible d'être inflaencée primitivement et directement par le virus vénérien; ensuite il recherche si les affections de l'ence-
| phale dues primitivemeut où consécutivement à une cause vénérienne ont des caractères particuliers, comme cela s'observe pour les diverses formes sous past se manifeste habituellement la syphilis ; et il fait observer que dans les cas où la maladie était consécutive , elle avait commencé par les os du cräne au les tegumens où elle avait conservé ses caractères ordinaires.
Sous le rapport anatomique, les al*érations les plus récentes n'ont rien présenté qui pôt les faire distinguer des ramollissemens ou des suppurations ordinaires. Quant à celles que leur aspect ou plutôt leur dnreté fait considérer par M. Lallemand comme plus anciennes, il n'a
u arriver encore à un résultat positif; ausst ne présente t-il que sous orme dubitative la question suivante : Les affections cérébrales développées sous l'inflience du virus vénérien , auraient-elles donc, comme les exostoses , les pustules, les végétations, les ulcérations, les caries vénériennes, quelque caractéredistinetif? Au milieu de ces questions ilen est une que nous regrettons de n'avoir pastrouvée traitée avec toute l’érudition et la force de raisonnement dont l'ruteur a fait preuve ailleurs; c'est celle du diagnostic de ces maladies. Cette question aurait cepen- | dant réclame , à notre avis du moins, plus d’atiention que celle Fa mé nature inflammatoire ; car, quelle que suit leur nature , c'est en réalité
, Par i + ; . »
vant lasfiect ou la nature des matériaux contenus dans le kyste : c’ese || sr l'étude de leurs causes et conséquemment de leur diagnostic que retantôt nn mélicéris , un kyste stéatomateux , atéromateur ; tantôt une | PO5€ le traitement qu’elles réclament, ainsi que le fait observer avec
tumeur abdominale enkystée ; d'autres fois la matière de l'empois, etc, Quant aux couches de fibres que l'on observe quelquefois dans l'intérieur de ces tumeurs, suivant des directions différentes
voici comment M. Lallenaod en explique la formation. A la suite de
est comparce à
raison M. le professeur Lallemand.
IL est évident, pour nous au moins , qui cherchons à ramener toris nos travaux à l'application pratique, qu'ici le nécessaire a été sacrilié | à l'accessoire ; mais nous ve devons point oublier que cet ouvrage,
chaque inflammation de la substance cérébrale qui entoure la tumeur l'ainsi que celui du célèbre professeur de Paris, que nous venons de pur. celte substance passe de l'état de ramollissement à l'état d'induration, |Cvnrir, ne sont que des études sur différens points des maladies céré- Si les récidives sont rapprochées , les indurations se confondent et ls brales , ais qu'ils n'embrassent pas toute l'étendue de ces études. Ces paroi du kyste prend beaucoup d'épaisseur ; si les attaques sont sé ouvrages ne contiennent que ce que leurs auteurs appellent la base de rées par de longs intervalles , les indurations restent distinctes ,et de}®es études. On ne peut élever une vase construcuon en un jour, et rl
nouvelles env: loppes s'ajoutent successivement à la première. Bien que nous ne puissions entrer ici dans une dise rait de longs développemens, nous devons cependant dire quelques mots sur cette explication, Quel que soit le talent, [u facilité avec laquelle elle est présentée, quelque simple qu'elle paraisse, nous ne sommes pas du tout convaincus que toutes les tumeurs fibreuses ou fibres cartilagineuses que l'on trouve dans le cerveau , reconnaissent cette origine ; du plutôt nous sommes persuadés du contr , nullewent ébranlée. Ainsi nous avons vu plusieurs fois des tumeurs fbreuses ou stéatomateuses développées dans l'intérieur du cerveau, et L n'ofiraient d'autre rapport avec la substance cérébrale voisine. à être en contart immédiat avec elle, et de l'avoir écartée pour se loger entre ses fibres. Le plus souvent les tumeurs fibreuses sont éoucléables,
et évidemment ne se sont poiat développées aux dépens de la substance du cerveau,
ussion qui exige-
que
I n'est pas plus facile d'expliquer comment l'inflammation peut produire au milieu d'un organe parenchymateux , tel que le cerveau , les collections de matières albumineuses qui composent quelquefois pres-
ue uniquement les tumeurs Gbreuses, Mais cette difficulté n’arrète pas
ï. Lallemand » Car , selon lui, les produits de l'inflammation varient dans les mêmes tissus , suivant Les dispositions de l'économie l'intensité de la maladie, ses diverses pério / neuses ont été trouvées dans le cerveau, après des symptômes non équivoques d'encéphalite, à côté de ramollissemens, d'abcès, d'indurations de cicatrices : ces collections doivent donc être attribuées, comme ks altérations voisines, à des “acéphalites variables, par leur ancienneté par leur intensité, par leur durée, ete. Quelque applicables que soient
Es
aire , et notre convicliou n'est!
faut en jeter d'abord les fundemens d'une manière solide. Les applications pratiques , les indications thérapeutiques viendront ensuite, Puur lnous, qui ne nous faisons point illusion sur l'avenir que la science attend des travaux des écoles anatomique et physiologique , auxqnellrs apparticanent les ouvrages des deux célèbres professcurs que nous venons d'examiner, et qui n'avons pes besoin de renouveler à nos lecteurs notre profession de foi sur l'utilité de ces travaux, presque exclu sivemeut consacrés à l'étude anatomique , nous nous contentons pour le moment de hâter de nos vœux ces résultats pratiques tant de lois promis, ct par l'analyse que nous venons de donner des travaux de deux savans que l'on peut regarder comme chefs de deux écoles rivales, de meitre nes lecteurs à même de juger ce qu'ils peuvent attendre de la direction impraunce par ces écoles aux travaux de notre époque.
— TanLe STROPTIQUE nes rouaxs £t ts AsPnTeiEs, dressée d'après lis travaux les plus révens d'histoire naturelle , de 1hérapeulique et de médecine lrgale, et dans laquelle sont réunis sous un même coup d'œil be nom de toutes bes sa. stances venébenses des t:ois règnes dle la natner, Les avcidens qu'elles déterminent,
ik remèdes qu'on doit leur opposer ei les réactifs qui les font ecconnaitre. Par Eusvbe de Sauce, docteur cu médecine de La Farelre de Paris, Troisième éditieus ; revue, corrigée et augmentée, Faris, 1834, Prix des deux tableaux is-folio. 8 F, | franco par L: poste, 3 fr. {U €. A Paris , chez Méqaignon-Harvis pére et Gis, li-
, tte. Des collections albumi. | braire-cditeur, rue du Jsrdinet , u° 13.
Le Rédacteur en chef, Jurss Guéwm.
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PARIS. — ÉVERAT, !MPRIMEUR,
RUE DU CADARAN, N° 46.
La Gazrrre Mémcats pe Pams (Gazette de santé et Clinique des hépitanx réunies } parait tous les samedis de chaque semaine ; chaque numéro est composé de 16 pages in-4°, 32 colonnes , et équivaut à 6 feuilles ie-8°. Le prix d'abonnement est pour Paris et les Départemens, de 40 fr. par an , 20 fr. pour 6 mois, et 10 fr. pour trois mois. Pour l'Étranger A4 fr, Les abonnemens ne pentent dater que du commencement d'un tnimestre, 4° Janvier, 4% Avril, 4° Juillet, 4 Octobre. — On s’abonne à Paris, au baresu du Journal, re Poissonniere , n° 5, et dans les départemens, chez teus les Directeurs des postes, — On De
reçoir que les lettres affranchies.
SOMMAIRE
Mémoire sur une épidémie de fièrres bilieuses qui à régné à la Maison centrale de Limoges pendant l'année 1833. — Revue de la clinique de M. Baindelacque : Fièvre atexo-adynamique goérie par les toniques, — Variole ét :carlatine avec angine gangrénense. — Rhumatisme arbiculaire sigu guéri rapidement sans le secours des émissions sanguines, — Pnrumonie terminée par d'abondautes soeurs. — Laryngile érsthématense smulant le croup, — Pacuma-thorax, = Aflection du foie shnulant 11 phihisie pulmonaire, — Travwux académiques : Académne des stiences , séances des Set 42 mai 4834.— De-médecine , séance du 6 mai.— Lettre sur l'emploi de l'acide phosphorique dans les angines pha-
rragiennes. — Anslise d'un mémvire sur l'emploi du tarire stibie à bantes|
doses contre les lésionstrauntatiques. — Responsabilité médicale. — Cour royale de Nantes.
ÉPIDÉMIES
MÉMOIRE SUR UNE ÉPIDÉMIE DE FIÈVRE BILIEUSE Qui à
régné à la Maison centrale de détention de Limoges pendant l'année 4855; par M. Vorsix, chirurgien de cette maison, ancien interne des hôpitaux de . Paris, etc.