ÏJ. DE LA CONSTITUTION SANGUINE DANS SES RAPPONTS AVEC LE DIAGNOSTIC
k : Fa kodstitution sanguine porte en elle une disposition morbide inhérente à toutes les parties de l'organisme, qui augmente où diminue, selon que les causes extérieures qui l'influencent journellement l’aceroissent ou l'affaiblissent : elle consiste dans une tendance inflammatoire que suscite la vive excitotion occasionée dans chaque partie, par ln présence des molécules sanguines, fortement oxigénées et chargées d'une proportion prédeminante de fibrine, imprinant ainsi à la maladie qui se développe un caractère de sur-excitation sanguine, auquel s'applique ce que des auteurs ont appelé maladie inflammatoire , provenant d'une diathèse phlogistique avec une marche aigué en raison de l'activité et de la somme des forces vitales. Par la continuité d'action d'un ensemble de causes qui planent sur un même pays, cette diathèse, qu'on me
sse l'expression, quoiqu'elle ait vielll, se crée sur un grand nom- Le d'individus , et alors elle se prononce d'autant plus que les personnes soumises à ces causes se rapprochent davantage de la constitu- [ie sanguine ; et surtout du mode où une espèce de surplein des vais-
lseaux en constitue un des ca actères, Cette vérité découle de l'examen
fdes faits, et se déduit d'un raisonnement logique. On la trouve dans les
écrits d'Hippocrate et de tous les auteurs qui se sont beaucoup occupés Le sn. pen À
clure; nous arons commis dans notre article , sinon des erreurs , du moins des omissions qu'il est important de corriger, Ainsi d'abord, au lieu de 8 membres ,
Ê commission en a 12, tant médecins qu'administrateurs : en voici Ja liste exacte
Feuilleton.
Vous avez lu, mos chr confrère, dans le dermer numero de ls GAxETTE mÉpt-
case, le gouvernement avait nommé une commission spéciale chargée de faire un projet de loi sur la réorganisation de la médecine; vous avez vu quels étaient Les commissaires désignés , et vous avez probablement fa t à ce supet les
mémes réflexions que nous. Cependant nous nous étions un peu trop hités de cur-
let authentique, MM. F'éllentain, président de la commussion, en sa qualité de consciller-d'état ot de vice-président de con eil royal de l'instraction publique.
Léonce Finerns de St-Laurent, président à ln cour royale, représeotant le perques. dant l'intervention à été jugée indispensable.
7. Guisot, frère du ministre, maître des requêtes au conseil-d'état,
Thénard, en ra son de tous les titres qu'il peut avoir comme savant , comme membre de l'Institut et comme membre du consil royal,
Hipp Royer-Collard, docteur-médecin , comme chef ‘de La division du ministère de l'instruction publique à laguelle appactient le travail; à est chargé de surveiller les travaux de la commission, d'en rendre compté au ministre,
| 4 Laffond Ladebat, chef du bureau de la police médicste au miwistère du commerce.
Orfilta.
Andral fils.
Tous deux représentant la Faculté de Paris.
Pariset, secrétaire perpétuel de l'Académie de médecine,
Dubois, président de la commission nommée par ladite Avadenie
Ces deux derniers Ggnrent sur lo liste comme représen'aut l'Acodémie de médecine.
dem
GAZETTE MEDICALE - [qu'elles s'effectuent sur les organes dont la vitalité et les fonctions in-
> qui n'est outre qu'une affection inflammatoire du ar den beaucoup sur la vie générale, et surtout, à moins qu'elles ne cule; l'épidémie décrite sous le nom de fièvre catarrhale inflammatoire } soient pas suflisamment aboudantes, elles ne méritent pas le nom de r Hoffman; l’éphéméride de Vall de 1349; l'épidémie de fièvre in-fwaladie. T1 est done convenable qu'elles soient copieuses en raison de aumnatoire , obsèrrée à Nantes par Navièrez les fièvres inflammatoires, | l'excès d'énergie vitale et de la surahondancedu Huide sañgnin qui cirobservées par Foderé dans le cullége de Surasbourgg et les écrits de je dans Le système, afia de prévenir ane tongestion sitiguine sur la
e pratique ; ainsi la fièvre continue de 166+ à Gg de Syden-
usieurs autres Médecins non mans respectables, Sénsssrsiat en sa lpartie où elles s'opèrent, ainsi que Sthal l'avait observé, ou une inaveur, si elle pouvait souffrir quelque contestalion. ammation des capillaires sanguiis, CURE M, Droussais a cherché à le
On sait égal ment que les personnes avec une constitution sanguine , seulement par l’action de cetaines causes déterminantes, peu capables d'ellesmêmes de réaliser une condition de maladie, mais suflisantes pour susciter une réaction de l'organisme, sont atteintes , d'une manière sporadique, de fièvres éphémères simples ou prolongées, et de fièvres Slmre dont plusieurs ne sont que des inflaromations lo-
démontrer. Ces hommes, au reste, célèbres par des idées systématiques différentes ; n'ont fait qu'expliquer où rapporter des faits générslement admis , suriout lorsque le premier { Dissertatio medica Halæ, 1697), observe que les congestions ou Les hémorrhagies ont lieu vers des parties qui varient sclou les âges et la direction des forces vitales pendant l'état physiologique : c'est ainsi qu'on les observe du eûté de la tte,
cales avec une réaction générale intense ; dans ces sortes de cas, on re-|de la poitrine ou du Las-ventre , à des âges diflérens ; mais quelque soit connaîttoujours les caractères d'acuité, d'énergie et de vigueur des furces | le lieu d'élection , il importe beaucoup au diagnostic de ne pas perdre de la vie; le pouls devient dur, fréquent, plein; la fièvre est vive; | de vue la disposition générale de la constitution, bien differente d'aules tissus blancs acquièrent quelquefois une coloration manifeste en rou-||tres cas où les hémorrhagies s’établissent facilement et dont nous parlege; tout le système sanguin est fortement ému. Alors des congestions | rons ailleurs. Mais de plus , avec le deuxième mode de constitution sanmenacent Les points sur lesquels les sympathies dirigent et concentrent | guine, elles devront être plus copieuses qu'avec le premier, comme on les actions vitales. L'expression de maladies inflammatoires admises | peut en juger seulement par ce qui se passe chez les femmes avec cette par les auteurs que Grand caractérise surtout convenablement, n'a | constitution , à chaque periode menstruelle; car si l'évacuation alors donc d'autres seus que celui de distinguer ces maladies des inflamma- n'est pas en rapport avec la surabondance sanguine, elle laisse à sa tions locales où il n'y a ni la même énergie, ni la même force de ré- | suite une perturbation générale ou locale, ou du moins un malaise qui sistance vitale, ni la même oxigénation d'un sang très-fibrineux. Mais | peut être considéré comme un commencement de maladie, tandis que le caractère apparent des fièvres inflammatoires et des inflammations | la quantité de sang rendue alors pour la régularisation de la santé serait locales est trompeur dans quelques cas, surtout chez des hommes où | un état morbide avec d'autres constitutions.
domine le deuxième mode de constitution sanguine : en effet , des au- © teurs très-resjectables se sont parfois induits en erreur en admettant l'existence d'une adynamie , là où 11 n’y avait qu'une oppression des forces occasionée par une excitation intense et par un tel engorgement sanguia des principaux viscères que les fonctions qu'ils exercent languisset et que les forces organiques semblent anéanties. Alors le pouls-poft fn -
Les dispositious du second mode constitutionnel décrit, et les détails que nous venons de voir, nous expliquent la facilité des stases et des congestions sanguines qui éteignent la vie, non par une débilitation, mais par l'obstacle qu'elles apportent à la libre et facile action des foncltiogs organiques, Ou elles s'établissent primitivement, ou elles survien- Légiy pendant la durée d'une autre maladie , et alors elles influent ::cau-
ble mais embarrassé , indiquant une espèce de gêne dans Jefstilation, coup séçhewrs caractères Han sur leur marche, et quelquefois sur et la connaissance de La constitution, suffiraient à ax Seuls pété naturg dragoostique. Mais parmi les congestions , celle sur l'encédéceler le caractère de la maladie, si d'autres données méclal id Aurhy sgmble être une des plus fréquentes chez les personnes ainsi condiagnostic. Au nombre des affections inflammatoire il est des an-lstituées, pa#t} qu'outre la surcharge d'une très-grande somme habiteurs qui ont admis une fièvre ardente inflammatoire qu}, je grgis, n'éstrtwrile de fliyfle sanguin sur cet organe comme sur Les autres parties , la pomille, avec le premier mode de constitution sanguine, que lèyègu! sigle l'estomac soumis à une plénitude fréquente et grande d'aensemble de causes extérieures aurait accru les conditions MAR ei Lib igérés tst propre à l'aceroître et à la déterminer vers ce point; à puissance ; mais a#et le deuxième , cette fièvre, quine parait être que le | cite cause 1] n'est pas inutile de joindre une action mécanique résultant plus baut degré de la fièvre inflammatoire, est facile.Que l'on admette ou ide l'obstacle apporté à l'abaissement du diaphragme, qui favorise les stason une localisation dans cette maladie, cela n'infirme en rien ce qui | goations sanguines vers les parties supérieures. Dans ces cas la congestion est avancé sur le rôle que joue Le mode constitutionnel, ni sur les don- | est ordinairement très-prononcée; elle est d'autant plus fâcheuse que la nées thérapertiques que nous en déduirons plus loin. Ce rôle se déduit !cause sympathique qui la fomete est difücile à enlever sans risquer un de ce que l'on connait déjà et de plusieurs faits pratiques con-lreflux plus grand de sang sur la partie congestionnée , comme signés dans les auteurs. Grand entre autres admettant la Gèvre ardente |'cela arrive toutes Les fois qu'on suscite une secousse de vomissement. inflammatuire, qu'il distingue, ainsi que le fait Fodéré, du causus Mais ces congeslions sont ordinairement précédées par des indisposi d'Hippocrate , dut que le véritable causus, ou fièvre ardente, est parti- [tions qui sont le commencement de la maladie , facilement reconnaissaculier aux sujets plétho iques jeunes et vigoureux, à ceux dont le!bles à des symptômes parfaitement détaillés dans les observations que
sang est riche, dont les vaisseaux sont élastiques, les nerfs bien tissus et robustes.
À F'aide des hémorrhagies, la nature prévient ou guérit nombre de maladies chez les individus à constitution sanguine; ainsi à moins
! Portal rapporte.
L'influence de la constitution sanguine pour donner à certaines ma ‘ladies les caractères dont il a été parlé, est, nous le pensons , reconnue ‘d'une manière incontestable. Mais elle n'exclut pas l'empreinte diagnos-
MM. Aobiquet, comme professeur de l'école de pharmacie et membre œussi de l'Acadéaue ; Douné, secrétaire el rédacteur de la commussion.
Certes, ce me sont pas les capacités qui manqueront à cette commission ; sculement , on peut regrétter que l'administration ÿ soit représentée dant une proportion si forte, Ilest à craindre que l'esprit de conservation inbérent à lout gouvérhereni n'y juralyse lus ou moins l'esprit d'innovation qui anime le corps médical , et qu'au lieu d'une vaste réforme, semblable à celle dont l'Académie médecme s'est occupée, il ne sorte de ce conseil que des modifications iusuflisan tes , des demi-mesures et des demi-résultats, La composition de la commission ,
telle que l'avaient donnée inessetement les journaux politiques, nous avait fait
redouter l'influence exclusive de la Faculté de médecine ; celle que nous donnons aujourd bi, et qui est la véritable, nous fait redouter Finflnence administrative. Ce n'est pas que nons suspoctions les intentions d'aucun de ses membres, niais nous savons par expérience que l'ademiristration à aussi ses systèmes et ses doctrines , que naturellement elle ticut à faire prévaloir, ét dans la circonstance actuelle nous H'asons pas es que ces systèmes soient tout-à-fait d'accord avec les idees régnantes. Quoi qu'il en soit, nous ne pouvons guère jusqu'ici faire que des conjéctures fort incertaines : c'est à l'œuvre qu'on jugera l'ouvrier.
La commission des doure ne s'est pas encore réunie; ella attendait pour commencer ses travaus le rapport de l'Académie , qui n'arrive pas , et qui a été trop retardé par les interaunables discussions de l'art. 19. Le ministre lixera le jour de la première séance et la présidera en personne. Le projet de loi devrs être prët à la Gn de février pour être présenté immediatement aux chambres.
Puisqu'il s'ogit de ce fameux projet de loi si attendu depuis dix ans, je vous rappellerai que l'art. 49, relatif à la création des conseils de discipline, à suc cotnbé à l'Académie de médecine. Nous prévoyions ce résultat ; mais nous n'aurions pas imaginé ma dût étre obtenu à une aussi Gible majorité C'es’ une seule voix qui a décidé du sort d'une institution qui, si elle eût été adoptée, aurait été un désastre pour Ls profession médicale. Mais enfin elle est rejetée. Reste à savoir si ce rejet et celte faible majorité seront de quelque poids aux yeux de La commi sion du gouvernement, Parmi kes membres qui la composent, quelques-uns , à
notre connaissance, roteront contre toute proposition semblable . ct de ce nom-
bre se trouve M. Orfila ; mais nous à complétement l'opinion de la plupart des autres, et surtout celle des administrateurs , qui forment, en définitive, La majorité.
Nous sommes dans le même doute à l'égard de l'institution des commissariats , proposée par la Faculté, et sur laquelle nous reviendrons.
Vous saurez, en outre , que M. Double n'a pu résister aux Lémoigaages unanimes de l'Académie, et qu'il a "re ses fonctions de rapporteur, dont il s'est acquitté jusqu'ici à la satisfaction de tous.
Vous apprendrez sui avec plaisir, pour ne pas sortir de ce sujet, qu'une stance générale +4 l'association médicale, dite association de prévay ance, a eu lieu le 19 courant. La commission + à rendu compte, par l'organe de snn secrétaire général, de l'état des finances de la société, et a de dtribuer immédistement les sommes d ibles, ce qui s été adopté, 1l résulte du détail des reeettes
et des déprnses que la somme cn som dépasse 8,000 fr. Le résultat n'est pas tel qu'aurait pu le faire supposer l'enthousiasme avec lequel a été accueillie la premiére idée du projet d'association ; mais si l'on réfléchit aux difécultés de toate
EEE tique imprimée par d’autres circonstances qu'il faut savoir prendre en quelques malades d’une constitution sanguine un caractère inflammaconsidération pour arriver à une thérapeutique rationnelle. Ainsi per-; toire qu'elle n'avait pas dans la grande majorité des cas. Enfin s’il nous soon: n'ignore aujourd'hui qu'une inflammation est modifiée selon l'or- fallait choisir un autre exemple, celui dus fièvre intermittente inpe dans lequel elle a lieu , selon la forme et la nature des tissus qui Ülammatoire serait convenable et démunstratif. L'intermittence est bien composent, et le mode de ses proprictés vitales. C'est un fait incon- ; cluignée des dispositions auxquelles entraine la constitution sanguine ; testablement admis, sur ha 1 F à n'est plus besoin d'apporter de aussi quand elle se prononce sur un individu avec cette constitution , nouvelles preuves ; comme aussi des causes particulières qui introduiront parce qu'il s'est exposé à l'action des causes marécagenses | comme ua principe morbilique étranger dans l'intimité de nos tissus , ou des: nous l'avons vu nous-même , alors la périodicité, l'aspect inflammaagens de maladie créés dans ces derniers, marquent d'un cachet parti- toire des sympiômes , l'intensité et la violence des accès , © t culier les lésions qui se manifestent sous leur influence, Nous n'aurions deux conditions qui n'ont pas la même origine, car l’une tient aux caubesoin que de citer certaines maladies contagieuses comme la syphilis , ses inarécagenses, et l'autre au mode d'être habituel de la constitula petite-vérole , ou non contagieuses , comme le rhumatisme , la gout-” tiun.
te , etc. Mais alors wème la circonstance d'être doué d'une constituton sanguine contribue à modifier La médication. Au reste, pour estimer au juste cette vérité pratique , il ne faut que comparer ce qui se passe lorsqu'une de ces affections attaque des individus différemment, constitués , sur lesquels il est possible de faire une application de la! méthode analytique du célèbre Barthez , et de la doctrine des élémens qu’il à professés, doctrine que des médecins repoussent toujours sans la connaitre, ou À mn cn parce que leur peu de pratique médicale ne leur à pas permis d'en faire d’heureuses applications.
Sans introduire de principe contagieux ou virulent , les causes qui sous entourent , par leur seule action dynamique sur les forces vitales” pendant un certain temps , sont quelquefuis assez actives pour amener ;
un mode d'être morbide différent de celui auquel entraîne la constitu- $
tion ; mais alors celle-ci, mise en jeu par la réaction qui che po apporte |
sa cote-part de maladie qui revêt alors un caractère complexe exprimé:
r les noms , comme ceux de bilieuse inflammatoire , de gastrique inraser ; de catarrhale inflammatoire , d’intermittente inflammatoire, quoique les affections ainsi désignées ne soient pas toujours créées de La même manière , puisque la plupart d'entre elles naissent quelquefois par Le seul effet de la combinaison d'action d'un ensemble de causes externes qui introduisent plusieurs dispositions morbides. Il est inutile
de nous arrêter au mérite de la désignation de quelques-unes d'elles ; ce
Il est encore quelques affections qui sont fréquentes avec le deuxième mode de constitution sanguine, par le seul fait des dispositions natives et des habitudes propres aux personnes ainsi constituées. De ce nombre sont certaines maladies gastriques , telles que l'embarras gastrique , la Gèvre gastrique saburrale, la gastrite: certains désordres de la respiration et des fonctions du cœur, comme des oppressions de poitrine, des palpitations qui s'accompagnent d’un sentiment de pesanteur et de fatigue | Bénérales , et occasionces par l'embarras de la circulation pulmonaire et par la surabondance de sang qui traverse les cavités du cœur. Quelquefuis l'avortement, une espèce d'hydropisie que nous avons obserrée une fois à l'hôpital Saint-Éloi , ne reconnaissent pas d'autres causes appréciables que la pléthore, comme l'observe M. Andral, qui cite un fait semblable vu à là Charité. Les symptômes qu'il observa et les détails ag sp mé Le qu'il rapporte confirment son idée, que corrobore le traitement heureux par les saignées et les relächans , qu'em-
ë pur le professeur Broussonnet sur le malade traité à l'hôpital Saint- |
où , et Le fait de Fabrice de Hilden, qui n'annonce pas, ainsi que l’a cru Dumas , une inflammation lente passée à l'hydropisie, mais seulement un véritable embarras sanguin général , dont 2 nature délivra prompiement le malade par une bémorrhagie nasale telle qu'il fut rendu subitement quatre livres de sang. On sait que les affections gasliques ci-dessus indiquées reçoivent une influence des dispositions
n’est pas le lieu de discuter sur une pareille matière. Ce qu'il convient | générales de l'organisme partagées par le ventricule, et que les autres
de démontrer à l'avantage de la pratique , et pour se rendre raison des différences de méthodes thérapeutiques pendant une mème épidémie sur des malades divers, c'est que, par exemple, | e l'ensemble des causes externes sera propre à faire naitre une affection des organes gastrohépatique désignée sous le nom d'affection bilieuse , ou lorsqu'une épidémie catarrbale occasionée par des causes appréciables régoera sur un même pays, si la maladie atteint une personne avec une constitution sanguine, on observera un caractère diagnostic complexe, où l’on recon-! naîtra le cachet des causes appréciables qui lèsent d'une manitre uni-! forme et générale tous les individus malades , et l'empreinte apportée par la constitution sanguine, qui sera d'autant plus prononcée que cette dernière se rapprochera davantage du deuxième mode connu. L'analyse des Se roger déinontrera les preuves de ce caractère complexe annoncé dans les écrits des auteurs pratiques , quoique aucun d'eux ne décile mieux l'influence de la constitution sanguine , que Stahl , dans quelques fais de son éphéméride de 1757, etque Finke et Tissot, dans leur épidémie bilieuse. Si nous osions nous placer à côté de ces célèbres observateurs, nous pourrions affirmer que pendant l'épidémie de grippe qui a régné à Montpellier en 1833, l'affection catarrhale prit chez
tiennent seulement à cette disposition | qu'i wévonnaitre pour interpréter Élensent La pas erver sur la nature des lésions qui les occasionnent.
Malgré cette EE de la constitution sanguine à prendre part à Ja création des maladies en y introduisant un caractère de force et d'énergie vitales, et en y apportant un état fibrineux et une vigueur prononcée des tissus, à] arrive quelquefois que la violence et l'intensité d'action des causes morhides semblent briser en quelque sorte ces conditions de maladie ; elles affaiblissent profondément où anéantissent La somme totale de vie, d'où des 1 aladies graves le plus sonvent mortelles; tantot sans réaction aucune, tautôt avec une faible réaction , tantôt enfin avec une réaction plus prononcée et plus heureuse, Des faits sem- Llables ont été observés quelquefois sporadiquement , d'autres fois d’une manière épidémique. Il est remarquable , en effet, que certaines épidémies s'annoncent avec une profonde debilitation , frappant préférablement des hurmmes forts, d’une constitution sanguine , et surtout ceux avec le deuxième mode décrit. Les maladies contagieuses, telles que La dysenteric, la peste, la fièvre jeune , peuvent servir d'exemple. Fodéré cite un cas remarquable qui a trait à une fièvre putride , et ajoute
l convient de ne pas symplômes , et pour ne
entreprise nouvelle, surtout quand elle exige , conume celle-ci, des sacrifices pécaniares, on trouvera, avec M. lesecrétaire-rapporteur , que le résultat obtenu ere très-cacour. r : EURE
ous remarquer aussi que, dans ce rapport, la commission s'est bornée uniquement à rendre compte “ la gestion de D comptabilité. et qu'elle a laissé en debors toutes les questions relatives au but ultérieur de l'association, Ces questions doivent-clles étre abandonnées? nous ne le as pas. Mais il sera temps d'y revenir lorsque k: projet de loi sur La médecine sera terminé. Alors l'association médicale pourra aviser aux moyens de le compléter, s'il x à lieu. Jusque là elle doit tenir ses travaux dans les limites de s00 mandat spécial, la caisse de prévoyance.
“Agrès toutes ces graves matières, permettez-moi de vous entretenir de choses plus récréatives, et dont quelques-unes intéressent a Gazerre ménicaur. Cette pauvre Gazette ayant le malheur d'exister depuis 70 ans, de survivre par consé-
t à tant d'antres fevilles qui ne font que naître et mourir, et d'augmenter
que jour sou succès, doit , par toutes ces raisons, être ue de tous côtés. Nous ne nous en plaignons pas, Dicu merci, car c'est un très-fécheux symptôme ua} que de n'avoir pas d'ennemis. Où ne nous goc ni les injures,
oi Les plaisanteries , et on en au même de très-bonnes, Ainsi on a rema que le Gazette de Santé avail vanté, il y a quelques dix ans , la pdte de Rcgnault, fait qui n'a pas besoin de commentaire. Si ces critiques érudits veulent se donner la peine de fouiller dans le passé de notre feuille, ils y trouveront bien d'autres méfaits et bien d'autres éloges, Quant à la pôte de Regnault, sous dirons en passant que c'est un béchique trés-agréable, salutaire et contre
à déclamer. Les mêmes critiques nous reprochent d'avoir pour
me n'ya aborateurs médical, contre lesquels
honunes d'esjrt, mot qui, dans leur langue , n'est peut-être pas un éloge; quoi qu'il en soit, nous somes fâchés de ne pas pouvoir leur renvoyer cette accuse fon,
Il y a cependant dans la Gazetre wémicae autre close que des annonces de la pôte de Regnault; ces môœes journaux qui nous font une guerre si ingénieusé et si spirituelle sivent bic y trouver les articles où analyses qui leur conviennent. M. LA lit à l'Acabéaue un méuoire sur ls restarration du périnée . la GazerTe sémcaLe envoie un de ses collaborateurs écouter celte lecture, la sténographier, eten publie Faaslysæ. Les journeus dont nous parlons ne preuvent pas tant de peine, ils nous empruntent tout simplement l'analyse, et la donnent mot pour mot à leurs lecivurs comme le travail même de M. Roux, qui, disent-ils avec modestie, a eu l'estime bicoveillance de le leur communiquer. Ah! messieurs, nos chers confrères en médeeine et en liltéra‘ure , combien vous aves raison de vous moquer de nous !!
D'autres, tels que les fouilles dites à bon marché, nout prennent sans laçon nos traductions et analyses des journaux étrangers, el copient jusqu'à nos fautes typographiques. Nous concevons que ces entreprises ne puissent ps donner des travaux originaux , elles ne sauraient aller autrement qu'elles ne vont; mais nous cunjurous nos confrères de tous prix d'avoir un peu d'indulgence poar la Gazerre miémicase , don! Le seul tort , en définitire , est de cr ne Bo breuse clientele et de La mériter, Nous désirons vivre en paix avec tout le monde, mais malgré notre humeur pacifique, on ne peut exiger que nous ne nous défendions pas lorsque nous -omubes allaqués.
1 me reste à vous sisosler quelques nouveaux faits et gestes de l'industriaisme tous les artiches 19 du monde seraivot impuissans,
EEE
qu'il a lu un grand nombre de preuves de ce que nous avançons ici , toutes incontestables , dans un mémoire sur la contagion , inséré au troisième tome de la Bibliothèque universelle. Les épidémies de fièvre putride observées à Rome par Lancisi , celles décrites sous le nom de malignes par de Haen, et plusieurs autres faits, viendraient à l'appude notre assertion et prouveraient ainsi contre l'opinion de M. Magendie, d'après ses expériences sur ls animaux vivans, que la pléthore n'est pas un obstacle à l'absorption des virus et des poisons. D'ailleurs, n'est-il pas probable que la vie , ayant beaucoup d'énergie chez les personnes avec une constitution sanguine, l'absorption doit être active ; car elle doit être en rapport avec les autres actes vitaux. Dans ces cas
graves, nul doute, la connaissance de la constitution n'est pas utile pour aider d’une maniere directe à déduire le diagnostic , mais le défaut de
rapport entre elle et la nature de la maladie donne la mesur. du danger, ainsi que l'a exprimé le père de la médecine.
Les personnes avec le premier mode de constitution sanguine sont pen sujettes aux maladies chroniques , et les tissus atteints ne sont pas si facilement désorganisés généralement que chez d'autres constitutions. Duras a émis presque celte idée en d'autres termes, lorsqu'il dit que les circonstances propres au tempérament sanguin, où le système vasculaire jouit d'une activité prépondérante , facilitent la solution des maladies chroniques; mais  ajoute qu'à certains égards, ce tempérament favorise le progres de quelques-unes d'elles , ce qui est également vrai, Nous avons vu une affection cancéreuse parcourir sa funeste marche avec une acuité qui semblait devoir s'expliquer par la circonstance de la constitution sanguine de l'individu ; il est quelques faits pareils dans les auteurs, tandis qu'il n'est pas rare de voir cette même se chez une constitution molle et lymphatique , exister longues années à l'etat d'induration. Un parallèle semblable pourrait étre établi pour quelques autres maladies chroniques. Par suite d'une médication intempestive contre une maladie existant antérieurement , ou à cause de la non-apparition d'une hémorrhagie habituelle, on a observé des inflimmations chroniques qui, chez les constitutions sanguines, prennent facilement un caractère d'acuité , et se résolvent plus facilement que chez d'autres individus. Les constitutions sanguines impriment comme pour les maladies aiguës, un cachet particulier aux affections chroniques, comme le prouve la diversité de pas aspect, de leur marche, et la modification nécessaire à apporter à la méthode de curation. D'ailleurs, si ces faits ne suffisaient pas, on n'aurait qu'à examiner la diversité d'aspect des dartres selon la constitution; elles se montrent fréquemment avec le caractère furfuracé arrondi chez les sanguins; la difiérence d'intensité des symptômes locaux et généraux ohsrrvés pendant une attaque de goutte chez ces derniers, comparativement à une constitution molle et lymphatique; les observations de leuco-phlegmasie rapportées plus haut ; les remarques relatives à des palpitations et à des oppressions de poitrine avec Le deuxième mode sanguin ; l'étendue du trouble existant dans la circulation en raison de la retenue du sang, lors d'une ossification des valvules du cœur, ou de toute autre altération organique du centre circulatoire, et l'on aura des preuves incontestables du rôle de Fun et de l'autre mode de constitution sanguine dans les maladies chroniques , et de leur influence , comme dans les maladies aigues , pour modifier leur caracière diagnostic.
ouc également , À
| vront être prises en cnsidération , lo ‘manière précise le pronostic d'une maladie donnée. Aux exemples cités
Il, pe LA CONSTITUTION SANGUINE DANS SES RAPPORTS AVEC LE FAONOSTIC,
Les conditions d'organisation et de vie propres au premier mode de constitution sanguine facilitent les effets curateurs des forces vitales , et influent sur la direction qu'elles affectent, d'autant plus que la trame de nos tissus étant facilement perméable à la circulation d'un sang richement fibrineux qui parcourt sans obstacle les capillaires sanguines , les hémorrhagies s'opèrent sans peine , et elles sont facilement supportées. Pendant le cours d’une mr rs inflammatoire ; elles suflisent parfois pour la guérison ; du anoins elles amendent les symptômes. D'autres phénomènes, que les anciens avaient attribués à tort à une suppuration rénérale , apparaissent dans les urines ; ils indiqnent avec les signes de détente la cessation des phénomènes morbides locaux et généraux. En outre , il est certain que ces affections affectent une régularité qu'on n'observe pas dans bien d'autres cas , et que les changemens dont nous venons de parler, indépendans du médecin, paraissent à des jours quelen déterminés ou prévus d'avance, et par cela sont appelés critiques.
ctte vérité est surtout démontrée par les observations concises et nrécises que nous ont laissées Hippocrate et Pinel. Ce dernier, digne imitateur du père dela médecine, a surtout prouvé les efforts curateurs de la nature , que nous voyons être d'autant plus réguliers , d'autant plus efficaces que la constitution du malade est plus forte et se rapproche davantage de la sanguine. Ainsi, avee le mode dont nous parlons, quoique la maladie existante ait une certaine gravité , il faut avoir quelque confiance dans l'action médicatrice des forces de la vie : les faits rapportés par les deux célèbres observateurs précités, ceux trouvés épars dans
\Galien, Hofinann, Stahl, la curieuse ohservationque nous connaissons
de Fabrice de Hilden, et plusieurs autres consignées dans divers observateurs, qu'il serait facile de coordonner , donnent la mesure de ce ue L'on doit attendre d'elles. Mais lorsque , vu l'intensité et la nature po causes morbides, le caractère de la waladie n’est pas en rapport avec le mode d'être habituel de la constitution, nous savons déjà combien le ronostic est ficheux, ce qui au reste est conforme avec ce qu'a observé ippocrate, | Le deuxième mode de constitution sanguine apporte quelques modifications au pronostic qui ne sont pas sans importance, el qui paraissent dépendre de la différence d'argamisation d'avec le premier mode. Il est vrai, la somme de vie est grande, mais aussi il ÿ à naturellement un certain obstacle à la réaction , à cause de La facilité des stases ct des congestions sur des organes importans. Les forces vitales ne peuvent pas si facilement se suffire , aussi est-il plus dangereux de rester dans l'inaction ; mais si on désemplit, selon le besoin , le système surchargé par le (luide sanguin , il est évident qu'alors on peut compter sur la vie, Hoffmann, en traitant de la pléthore, dit, d'apres une expérience lon ue ct multiplice, que les maladies aiguës ge où épidémiqnes, telles que la prtite-vérole , la rougeole , les fièvres continues intermiltentes, catarrhales, inflammatoires, l'apoplexie , sont bien À rie graves que lorsqu'une moins grande quantité de sang disten les vaissceaux, Cette remarque vient à l'appui de notre opinion sur le pronostic général des maladies chez les personnes douées du 2° mode de constitution sanguine, Mais on pense que de nombreuses circonstances den'on voudra détenniner d'nne
Voici d'abord le gesnd orthopédiste d'Angers , qui en «ait plus à
lui seul que à qui ressemble à vne de rare L'arthopédiste d'Angers ne s'est pas adressé à la
tous les octhopédistes ensemble, HN demande modestement un des prix Monthion chambre, quais à l'Académie des sciences, et il a eu raison.
en échange de si derouverte: il invite en outre l'Académie des scicries à se
La médecine homæopathique se présente enfin, Introduite d'abord comme une
transporter en masse à l'hétel de Tours, pour le voir opérer où tavwiler sarl doctrine philosophico médicale, affublée de mMaghysique et de raisonnemens
les éganes dorsales et les jieds-bo's. Ce redresseur mirasuleux défie qui que ce soit de foire en six mois ce qu'il fait er un jour. En une heure ane bosse diparait sous £a tait Come far enchantement : c'est une chose curieuse à voir, La doute compagnie aurait vraiment tort de lui refuser cette satisfaction ; c'est ke moins qu'elle pu sse faire pour nue merveille de cette importance. û
Après lorthopédiste vient le propriétaire du Journal de Li vaccine, Celui-ci ne s'adresse pas à l'Académie, t pour cause, mais à la chambre des députés; il vent que le pouvoir législatif intervienne dans <cs affaires , et qu'on fasse une loi qu oblig. les citoyens à s'abonner à sa feuille. Ce moyen d'acqnéeir une clienveille n'a pas le encore mis cu nsage ; il est très ingénieux , €t fait honneur à limaginalion de celui qui s'en est avisé, Il est Gcheux que la chambre des députes ne soit pas tn'rée dans ses vues, et ail répondu à cette belle pétition par un ordre du jour impoli. Nous consellons su reste à tous ceux qui auraicut quel. que envie de recours aux chambres pour des esssis de ce genre, de s'en abstenir. car la médecine et tout ce qui en dé end n'est pas d'ordinaire en grande faveur a palais Bourbon ; l'expérienre l'a prouvé en maintes occasions , et notant dans la question des patentes Cette indifférence nous fait trembler pour le sort de la loi fature de réorganisation. L'Avaiémie des sciences est plus maniable cle écoute tout, accepte tout , répond à tout , nomme des commissaires : ces comeisairc- font des rapports, et de tout cela al résulle toujours quelque how
la voilà descendue daus la sphère de l'industriatisme ; elle ne se produit plus par des aphorismes, mais par des aunnnres ; elle ne «adresse plus aux médecins, mais au public ; cle ne veut plus être discutée, examinée, mais payée ; enfin, ce a'est plus un syslème, mais une spéculation. Les fouilles politiques l'honorent de leur suffrage ; le Charivari lui accorde son estime , et la C'anicature lui promet son appui. Elle s'est fait là des amis peu sûrs, et je ne jueceais pas qu'il ne L'ur prit fantaisie un jour où l'autre de la prendre pour victime, C'est un sujet qui en vaut bien uu autre,
A propos d'homcopathie, voici une nouwelle de nature à vous feapper de stapéfaction : M. Broussais est homeæopathe, Lever les mains au ciel tant que vous voudrez, mais ae doutez pas de re que je vous dis : M. Broussais est homrnpathe, FE a dit adieu aus sangénes et à lea de gomme , ct s'est lancé dans le fo rago pharmaceutique d'Hannemann, Cette révolu'ion est une des plus exiraoralinaires de notre siècle, à qui il a été donné d'en voir tant. Jusqu'ici , je ne cnnnais le fait qu'en gros; sous peu j'en saurai les details Cet événement impréru , et sans exemple dons l'histoire de l'esprit bamain , est trop curieux pour que je ne … en fasse pas connaitre loutes les circonstances ; mais Ce sera POUr Une au tre fois.
r Hoffmann , on doit joindre ceux des diverses inflammations aiguës }congestions et des hémorrhagies internes, si ce n'est qu'il faut prendre organes parenchymateux , comme le-cerveau, le fuie, et des mem-} en considération la présence du sang sur l'organe congestionné , circonbraneux, tels que les méninges, la plèvre , le péritoine, les membranes |stance , toutes choses d'ailleurs égales , qui exige qne la saignée soit muqueuses, indépendamment des considérations pronostiques qui se ti-| plus copieuse. Parmi les cas les plus fréquens où la médication exige rent de la différence de leurs fonctions , de leurs tissus , de la marche | une grande activité se place la congestion cérébrale sympathique d'une conne de l'inflammation dans chacun d'eux, de sa période et des causes! perturbation des fonctions gastriques , et alors, il importe non-seulequi l'ont occasionée. linent de désemplir le système sanguin en révalsant, mais aussi d'éva- |cuer directement le ventricule, quand il y a eu indigestion, par une !médication bardie que le succs couronne Le plus souvent.
Il suffit quelquefois de combattre la condition morbide qui nait du mode de la constitution, et d'écarter les causes quand elles sont conl nues ; qui ont amené toute autre condition morbide existante en même conque du corps, une médication antiphlogistique déplétive, relä-[temps , pour amener une heureuse solution dans certaines maladies chante , révulsive ou dérivative, est généralement indiquée, en em- complexes. La nature seule se débarrasse alors d'une partie de la maplogant chacune d'elles séparément ou en les combinant pour constituer ladie , et les forces locales de l'organe morbifiquement atteint rentrent unt méthode thérapeutique. C'est un fait incontestablement admis, mais} d'elles-mêmes dans leur état normal. Cette conduite, que Barthez invos d'une manière aussi exclusive que l'a entendu M. Broussais; car cer. dique dans sa méthode analytique , est heureusement suivie dans queltaines inflammations cédent à d'autres médications seules ou combinées||ques cas où un embarras gastrique , survenant chez une personne avec avec celles qui viennent d'être énumérées. Cela dépend surtout , ou de| une constitution sanguine très-prononcée , il s'établit une réaction vive, la cause inflammatoire , ou de circonstances particulières d’organisa-| grande et énergique, parce que l'irritation locale trouve dans tout l'or tion. Le traitement des inflammations varie donc beaucoup. Pour l'as- | ganisme des conditions suflisantes pour amener une semblable perturæoir convenablement , le médecin consultera avec une scrupuleuse at-| Te ; alors la saignée dirigée contre elle , et des tisanes tempérantes tention la cause morbide, la nature des tissus atteints , leur mode del qui diminuent l’irritation locale , ont suffi quelquefois pour obtenir la propriétés vitales , la marche connue de la maladie dans chacun d'eux, f cessation des phénomènes fébriles et pour permettre , par un vomisses période , la constitution du sujet et son mode général de sentir et] ment spontané, l'expulsion de la cause irritante. Dans ces cas, la méc'être. Avec la constitution sanguine , il n'oubliera pas les conditions{thode de curation attaque d'abord la condition sanguine morbide qui Cl. cpu et de vie déjà reconnues , l'influence qu'elles ap ti tient à l'état de l'ensemble de l'organisme. diminue l'irritation locxle a diagnostic, et par Mur pe celle qu'elles ont pour la thérapeu-fen réveillant le mouvement fluxionnaire qui sc forme sur Le ventriculé, tque, On conçoit comment il est alors généralement utile, pour ne pas] ét prévient les congestions secondaires sur d'autres organes ; et les for. ces vitales ensuite enlèrent la cause qui fomente l'irritation. Ainsi, la
Œre toujours, d'ouvrir la veine , lorsqu'une inflammation d'un organe| , important s'est déclarée , on quoique moins important, quand elle est} constitution sanguine, par son mode d'être, est une source importante | d'indication, du moins elle contribue à l'établir. L'opinion du célèbre
assez intense pour réagir sympathiquement sur les systèmes nerveux et . creulatoire, $e borner à des évacuations locales . ce n'est pas connaître} Barthez , celle de plusieurs médecins de l’école de Montpellier, non
ure des conditions les plus influentes de la maladie, et st on améliore || moins imposantes , Ce Que nous avONS vu pratiquer souvent à l'hépital ment l'état du malade , ce n’est que par de nombreuses ou d'abon- | Saint-Éloi, les écrits de Stahl, sont des autorités qui doivent avoir ates applications de sangsues, qui ne sont pas sans inconvénient, | quelque poids dans la balance médicale. Non-seulement dans des cas Cependant alors, elles sont nécessaires pour amener la déplétion et la | aussi simples que celui que nous avons cité , l'état général de là constidétente qu'une saignée obtient si facilement, Ainsi, celle-ci est récla-ltution doit étre pris en considération dans l'it blissemeat d'une mémée , et elle est d'autant plus urgente que la période de la maladie in-{thode thérapeutique , mais aussi alors que les maladies sont plus gradique de révulser, que l'organe est muni d'une plus grande somme delves, surtout quand l'individu est avec le deuxième mode de consuitucapillaires sanguins , ou qu'il a la funeste propriété de laisser étendre {tion sanguine. Chez les nn pléthoriques, dit Fodéré , où la pléthore sur une grande surface le processus inflimmatoire , pour me servir des {est encore augmentée par la rarefaction , il faut saigner avant de donner express ons de Tomasini. Diminuer la masse du sang , soustraire de la{l'émétique , sous peine de produire une inflammation. Je l'ai fait harfibrine , débiliter Le système trop vivement excité | sont donc des indi- }diment aux Martigues, nonobstant la clameur qui répandait que , dans cations thérapeutiques qui se remplissent facilement par la saignée , et } la même maladie qui régoait à Marseille et à Toulouse, la saignée avait qui se déduisent de la seule existence d’une constitution sanguine. Laf fait périr beaucoup de monde, Je l'ai fait à l'infrmerie du collége de petitesse et La fréquence du pouls, que M. Broussais à justement dé-} Strasbourg sur des sujets de la claste normale , jeunes, âgés de vingt montré coïncider avec l'inflammation de certains organes, ne peuvent{lans , robustes et gros mangcurs, [ursque , pendant la durée d une Cpipus s'opposer à ces indications; on juge donc combien l'existence del démie dont la méthode de traitement ne sera pas généralement celle cette constitution éclaire le praticien. |des maladies inflammatoires , un individu avec la constitution sanguine Ce qui vient d’être dit sur la nécessité et l'importance de désemplir |sera frappé de la maladie régnante, on est donc impérieusement obligé le systéme sanguin , lors d'une inflammation locale chez un individu | d'apporter une modification au traitement , en harmonie avec l'indicadoué d'une constitution sanguine, fait assez présager ce qu’il convient |tion déduite de la seule considération de la constitution. de faire contre les fièvres appelces synoches ou inflammatoires, plus| rares sans aucun doute qu'on ne le croyait avant les travaux des moder- |
Quand les causes morbides ont été assez intenses pour briser,
ur ainsi dire , les forces vitales et rédnire à zéro l'influence de la
nes, mais dont l'existence nous paraît incontestable. Dans ces sortes de constitution sanguine , nul daute , celle-ci ne servira pas d'une manière cas, à l'examen des symptômes, i est impossible de reconnaîtreunelorali- {directe pour asseoir la méthode thérapeutique :la connaissance des causatioo morbide que l'anatomie pathologique n’a paségalement démontrée, ses et les inductions déduites des symptômes conduiraient la main et alors, vu l'intensité et l'étendue de la réaction , force est au médecin | habile du médecin qui saura juger le caractère de la maladie et la | de ne pas s'arrêter à rechercher un siége que la nature lui voile ou qui | fonde atteinte portée à la summe des forces radicales. Mais, alors m me, n'existe pas , et de recourir aux évacuations sanguines générales que la |la circonstance de savoir he le malade était doué d'une constitution raison indique, commandées d'ailleurs par la constitution du sujet, sanguine n'est pas sans ntilité; elle fournit , ilest vrai, une dennce Ces détails thérapeutiques conviennent pour l'un et l'autre mode del négative, mais donnée précieuse, Cr re donnant la mesure de | inconstitution sanguine ; seulement, avec le deuxième mode, il faut que | tensité des causes qui sont parvenues à fracturer les forces , chez un inh saignée, toutes Îles autres circonstances étant les mêmes , soit 4 dividu qui en avait une si grande somme, à relâcher les tissus alors Lrge et plus souvent répétée, afin de diminuer la plénitude, qui est | qu'ils étaient compactes et convenablement nourris, à altérer les fluides ux obstacle au libre développement des actes vitaux, et oceasionne , alors qu'un sang richement fibrineux en annonçait l'heureuse comscale ou jointe aux concentrations morbides, l'oppression des forces. | position, elle contribuera à établir l'indication de l'emploi des toniques Les vues que nous venons d'exposer dirigent aussi le praticien dans|\et des moyens propres à rélever l'énergie vitale. k ,
la ‘hérapeutique des hémorrhagies qui réclament une médication ; seu-| Le traitement des maladies chroniques est bien évidemment influencé lement , est-il nécessaire de prendre ea considération la somme de sang* par l'un et l'autre mode de ecnstitution sanguine qui, era en les nattrellement rendue , le lieu de son évacuation et l'étendue du travail lmalades aiguës, apportent une généralité de moyens indépendans des bémmrrhagique. Ainsi , la saignée sera répétée et copieuse en raison de | agens curateurs propres à chaque espèce de maladie. Elles répandent la comstitation , de la force et de l'étendue de la fluxion , de la petite} une uniformité de methode de euration , qui se combine avec lg variété quantité de sang évacuée et de l'importance physiologique de l'organe | de méthode appropriée à chaque cas particulier, et.dars laquelle on sur lequel à lieu le flux hémorrhagique. Î en est de mème lors des In'obtiendrait pas de succes, Ainsi le traitement des inflammatiuns chro-
Il. DE LA CONSTITUTION SANGUINE DANS $ES RAPPORTS AVEC LA THÉRAPEUTIQUE,
Dès qu'une inflammation est reconnue exister dans un point quel-|