‹ Gazette médicale de ParisChapitre 121 sur 394 · GASTRITE AIGUE. FIÈVRE MLITUSE · texte numérisé non relu

GASTRITE AIGUE. FIÈVRE MLITUSE

Etiologre s'obserre pe les saisons chaudes, s'obsceve pendant les «sisons froides et

dans les chmats chauds, chez les gens hnanides, dans les jiays froids. Notre

i abasent d'ingesta de nature stime- épidémie a régné en septembre el octoa bre, attaque Surtout les habitans des

campagnes et en général les gens pauvres , moi rétus , mal logés, ete.

Sr mptonatologie détrate après un excès, ane violence di- débute à la suite d'une suppression de recte, après ane ingestion d'eau froide transpiration, toujours précédée d'un

ete plus souvent sans frisson, frisson. | :

Facies injecté ou pâle, décomposé, Facies verdâtre , point décomposé.

Yeux injectés,

Dosleur dcre, pongitive, brûlante à l'épigastre et aux hyporondres,

Nausées continuelles, hoquets, vomissemens bilieux et sanguins pet ahondans , qui se renourellent à chaqgne in-

l'stant et ne soulagent point.

La céphalalgie n'est point constante eine se monire pas toujours au même endroit.

. Respiration courte, fréqurute , laboriruse.

Fièvre violente,

Longue rouge, sèche,

soif insatiable,

Soubresauts des Lendons, mouvemens eonvulsifs, le malade jette ses membres de tous côtés , s6 découvre , ete,

Pesu brülante au commencement de la maladie, froide et glaciale à la 6.

Yeux verdätres , humides , brillans, sans injection, à moins qu'il n'y ait coïncidence de corvza.

Douleur semblable à un paids dans les mêmes régions.

Quelques nausées disparaissent après les vomissemens qui sont rares, fort sbondans, bilieux, bilioso-piiniteux, sans jamais aucune trace de sang et qui re am beaucoup ou guérissent ; point

éphalalgie constante et toujours Grée au dessus = orbites. ss

Respiration sourent normale.

Peu où point de fièvre.

Langue verdâtre, humide ou pâteuse Peu où porst de soif, Le malade ar froid , se courbe sur ses membres échis et ra du tronc poer se réchaulter. ee Peau froide au commencement de la maladie, chaude à la fin.

Complication,

Ne se complique presque jamais de ra- Se complique le plus souvent de catarrhe. farrbe,

Prouvrtie.

Maladie bénigne, Traitement.

Éméto -cathartiques.

auti-phiogistiques sugmentent le mal

Les éméto-cathartiques guérissent.

Ouvertures cadavériques.

Estomac , duodénum enflanrmés.

Maladie geare.

Anti istiques.

Le rss ml guérissent.

Les énréto-cathartiques augmentent le mal.

Estomac, dundénum sains.

Fièvre intermittente. Quand la fièvre biliense n’adopte point de type, 1l est assez difficile de la confondre avec la fièvre intermittente.

ans le cas opposé, l'erreur est facile, Dans le premier cas, nous croyons que la maladie est simple; dans le second, nous croyons qu'elle est doublée d'une fièvre intermittente. Nous allons essayer de justifier celle théorie un peu singulière. Ayant pris pour des fièvres intermittentes Les premuères fievres bilieuses réglées que nous avons rencontrées , nous avons administré le sulfate de quinine et nous avons observe que tantôt il faisait vomir et tantôt il ne faisait pas vomir. Quand il faisait vomir , il enlevait les symptômes de pléthore bilicuse et laissait subsister la périodicité des accés avec la teinte jaunâtre de la figure , et l'on était obligé d'avoir recours de nouveau à son administration pour achever la guérison; quand il ne faisait pas vomir, il n'enlevait que la périodicité des accès sans enlever les symplômes de la fièvre bilieuse , et il fallait pour la é en venir à l'éméto-cathartique. Ces faits. étaient trop remarquables pour ne pas éveiller notre attention. Soupçonnaal la coexistence de la fièvre biliense et de la fièvre intermittente, nous essayämes d'opérer leur dédoublement et nous déclarons avoir

qu'il n'y # pas un des faits dont on m'acouse qui ne dt jusufé au besoin par les autorités les plus respectables ; il n'en est pas nm qui ne fit app'ouvé par les sept uotabilités médicales et chirurgicales les plus célèbres de Rouen, qui veulent bien sigoer leur aparohation. Sur quoi donc vous basercz-vous pour me condamner, forcés comme vous l'êtes par La nature de La cause, de vous en rapporter à l'autorité d'autrui ? La science L M. Chouippe ne saurait balancer dans votre esprit celle des savans qui m'appuient ; et süpposez qu'unc polémique scientifique via à s'établir ici entre M. Chonippe et moi, qu'il opposit à mes citations d'autres citations, à mes noms d'autres noms, aux opinions qui me favorisent des opinions contraires { et certes La science médicale n'est pas s1 bien établie qu'elle n'offre matière à dissidence sur toutes les questions); qu'en résulterait-il autre chose d'un surcroit de perplesité dans vos esprits, et dans Le public Ls conviction que de semblables procés, très-uliles peul-dire à qui cherche le scardale et Le bruit , ne sauraient jamais découvrir la vérité? Quead la loi nous à conféré notre diplôme, elle a vrigé de nous des garanties que nous avons donnees, Noire drvit de pratiquer suivant notre conscience € nos Jamières » le sauruit être remis en question h chaque insuccès. Ce n'est pas à dire que Le diplüme soil on brevet d'impunité pour l'ignorance : il faut que l'ignorance soit punie, mais 1Ù faut qu'elle soit prouvée. Or, celle preuve est loujours si dificile où plutôt si impossible à faire, que Les rocès de responsabilité ac swrairnt engendrer des débats scandaleux, Celui-ci en st win exemple remarquable, Votre arrêt que j'attends avec conbanoe ne prouvera pas former tant mon ienoccnce , pas plus que celui des premiersjuges ne prouvait m2 culpabalité. La question restera toujours pendante entre les médecins, parmi lesquels les opinions ne sauraient

être ananimes. Mais les considérans dont vous l'appuierex pourraient éviler bien des maux, s'ils tendaient à restreindre, dans des bornes 1rès-étroites, cette application du principe de la responsabilité médicale, dont on fait an si imprudent usage. Quant à moi, absous où condamné, je suis prét à faire, dans les mêmes circonstances, ce que j'ai fait à l'égard de ce malheureux matilé ; car j'avais le droit de le faire et ma conscience me dit que je n'ai riolé aucun devoir de es profession ; je souhaite que chacun dans celte affaire se puisse rendre la même justice.«

Il me semble qu'un discours analogue à celui-ci pourrait faire quelque impressoa -ur d'honnétes gens et des esprits justes, Dans les procès de responsabilité médicale, qui le phus souvent sont suscités par dé mauvaises passions où de bas intéréls, c'est par des considérations de ce genre qu'il faudeait agir sur Les juges, on s'en tronverat toujours micux que des controverses sur des poiats de pratiqne toujours trop contestables.

M. le docteur Thouret-Noroy, appuyé comme il l'est, par tout ce que la profession médicale offre d'éclairé, entouré depuis plus de vingt années de l'estime universelle dans son pays, ne saurait succomber devant ne telle accusstiun et sous de tels adversaires, Nous ne doutons pas que l'arrêt de La cour de Rovca 8e lui soit favorable.

DE PARIS. su

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réussi toutes les. fois que nous avons entrepris de le faire ainsi ; nous | cette lésion de fonction révèle presque nécessairement une lésion d'oravons détruit la fièvre bilieuse en laissant subsister la fièvre intermit-||gane. Point d'effet sans cause. Et de mème que la régularité des fonc-"

tente et détruit la Bièvre intermittente en laissant subsister la fièvre bi [tions est l'expression des organes sains ; de mème l'irrégularité des lieuse. fonctions est l'expression des organes malades. Tel est l'axiome sur le- D'autres cons'dérations viengent encore à l'appui de notre manière | quel sont fondées la plupart de nos connaissances médicales. Où est la de voir. Pourquoi ces prétesdues fièvres bilieuses simples sont-elles ||maladie ? à quelle espèce d'organe appartient-elle? au système nerpresque toujours accompagnées de tuméfaction de la rate? Pourquoi le | veux ? nous le croyons. Il est assez diflicile d'expliquer autrement et la walade garde-t-il une teinte jaune-paille quand on s'est borné à l'emploi} disparition du mal après l'expulsion de la bile, et l'absence ë de la méthode évaeuante? Pomquoi ces maladies règnent-elles à la | de lésions pathologiques. Cette opinion aequerra plus de valeur si l'on mème époque dans les mêmes localités, et atteignent-elles les mêmes } considère que Ia maladie a son siége dans toutes les parties auxquelles individus que les fièvres intermittentes? Si notre théorie est admise , | se distribue le nerf pneumo-gastrique, telles que le larynx, la trachéetoutes ces questions sont résolues. L'on comprendra facilement pour-|lartère, lespoumons, l'estomac, le duodénum, la vésicu ebiliaire, etc. ; quoi ces maladies ont été regardées par les ns comme des fiévres con-|.que les complications même affectent des organes placés dans l'atmotinues, par d'autres enfin comme des fièvres rémittentes, vrai juste | sphère de ce nerf. milieu entre les deux premières opinions : toutes ces opinions sont fun- | Comment expliquer cette toux sympathique ubservée par nous et par dées. Si la nôtre n'est point l'expression de la vérité , elle s'en rappro- [tous ceux qui ont vu des fièvres bilieuses® Pourquoi disparait-elle ausche beaucoup. Il y a une bien grande affinité entre les deux molles | sitôt que l'estomac est débarrassé de la bile qu'il contenait ? Tous ces en question; car nous avons observé la tuméfaction de la rate même faits s'expliquent par le mode de distribution de la huitième paire , et dans des as de fièvre bitieuse atypique, mais qui durait depuis long- Des relations qu'elle établit entre les organes digestifs et les organes restemps. piratoires. Quoi qu'il en soit, nous ne pousserons pas plus loin ces considérations, sachant bien que nous sommes sur le terrain glissant des hypothèses.

$ V. — Pronostic.

La fièvre bilieuse simple n'est point dangereuse: elle le devient en] se compliquant avec le catarrhe, parce que le catarrhe t devenir suffoquaut on se changer en pneumonie. ]l faut bien surveiller l'état des organes pulmonaires chez les malades doués d’une constimtion robuste | et d’un tempérament sanguin. Quelques phthisiques atteints du catarrhe v'ont pas été plus malades 2 les autres, La complication la plus grave de toutes a été celle de la fièvre typlhuide. Mauvais signes quand on trouvait la peau sèche , aride ; le pouls mou et fréquent ; les joues rosées ; le ventre enflé. « Zn omnibus morbis, sed præsertim acntis, inflatio abdominis superveniens ac persistens ; imminentem morte | denotat. {Baglivi.) » Nous avons vérilié la justesse de ce pronostic: comme aussi nous avons appris à juger combien est de mauvais augure toute diarrhée qui survient dans le cours d'une phlegmasie des organes | thoraciques; 1 ne faut point se laisser séduire par le micux apparent qui en résulte , la mort ne tarde pas à enlever le malade, Les complications de pneumonie , de pleurésie, d'hydropisie ont été le plus souveut mortelles,

(La fin au prochain numéro.)

HOPITAL DES ENFANS MALADES

REVUE DK LA CLINIQUE DE M, BauneLocque , médecin de cet hôpital, pendant le 4*° trimestre de 4854.

Fièvre ataxo-adynaruique guérie par les toniques.—Yariole et searlatine avec angine gungrénense, — Rhumatisme articulaire aigu guéri rapidement sons be se+ cours des émissions sanguines. —Pneumonie terminée par d'ahandentes sueurs. Laryapile érythémateuse simulant le croup. — Pneumo-thotaz.— Affections du Foie smulant la phihisèe pulmonaire.

Les maladies de ce trimestre n'ont offert aucun caractère uniforme. ; ! La température, qui est rarement descendue au-dessous de séro , ne $ VI — Dunér. [leur a PAR ce cachet mg pee qu'elles présentent ordi- La maladie simiple à duré de trois à cing, sc nairement dans la saison rigoureuse. Les affections aiguës de la poitri-

1, nenfjours ; rarement || 4. qui n’é lus | i due s ST ui , qui n'épargnent pas plus les enfans que les adultes, et qui sont beauelle a dépassé ce terme quand elle a été tratiée d'une manière convena- conp plus lt chez les premiers , ne se sont guère montrées que

A . a été livrée ë, Are » le plus souvent elle à té vers la fin de mars, alors que sont survenues des vartations brusques de

plus longue, elle s'est compliquée de fièvre intermittente et a duré un température, Quelqnes cas de fièvres graves , un certain nombre d'expresque chronique, Compliquée du catarrhe elle était plus longue qu'à quelques cas de pneumonie qui ont été observés au commencement du état de simplicité , Clle durait huit jours, quipze jours, un mois : un | printemps, telest l'onile Ds lalle OR les ie ue

re Sremeve était un peu ges Apr les gens âgés que chez | traitement peu énergique, et la mortalité peu considérable ; elle à surtout es adultes; chez ceux qui étatent doués d'un tempérament sanguin que pe sur Les malades atteints d’affections chroniques de la poitrine et

simple : elle n'augmentaient point la longueur de la maladie. Enfin dans} ]à guérison. Donnons quelques exemples des uns et des autres

les complications la fievre bilieuse, camme nous l'avons déjà remarqué, |

n'était autre que celle de la pneumonie, de la pleurésie, de la fièvre PES ANTIPHLOGISTIQUES,— EMPLOT D'UN RÉGIME PORTIMIANT, — GUÉRISON. typhuïde , etc. |

mois, un mois et demi. La durée alors était indéfinie, elle devenait | spthèmes fébriles, des varioles en particulier, quelques angines, enfin catarrhe récidivé était plas long qu'un premier catarrhe. La fièvre hi- vation ; dans ces divers cas la réaction a été généralement vive, le chez les autres. Nous avons eu aussi des récidives de fièvre bilicuse| 4e l'abdomen. Les maladies aiguës se sont presque toutes terminées par ne tardait pas à er: mer en sorte que la longneur de la maladie] mèvse aTAx0-ANTX NIQUE. — RXASPÉRATION DES SYMPTÔMES SOUS L'INFLUENCE

Ons. — Miliet( Picrre-Eugène) , âgé de 8 ans, est apporté à l'hôpital des Enfans le 6 mars. Ce garçon, d'une constitution grêle, a subi à l'âge de 3 aus l'o- | pération de la taille. is cette époque, 11 a joui d'une assez bonne santé. N , ; . s se 3 : est né à Belleville , et n'habite Paris que depuis un an,

L'avatomie pathologique de la fièvre biliense simple se réduit à #éro. | Le 26 février, sans cmse connue , abattement , morosité , douleurs de tête et Nons avons onvert tous ceux qui ont succombé à l'épidémie , et les lé- || de ventre, diminution de l'appétit. Les jours suivans , les symptômes prennent nm sions morbides que nous avons trouvées appartenaient aux complica-} caractère plus inquiétant et forcent l'enfant à s'aliter ; il survient des vamissetions. Nous renvoyons le lecteur aux observations. Nous avons trouvé} "°"% du délire; des épistaxis ont lieu; l'ouie s'aflaiblit notablement. On appli-

de Potal Te * : é que des sangsues à l'épigastre et derrière les orvilles, ainsi que des vésicatoires le trou de Botal ouvert sur un individu âgé de 40 ans à peu près (Ro- | jux membres inférieurs , sans qu'il survienne le moindre changement dans l'état main } sans que rien pendant la vie ait pu nous faire soupçonner le iné- | du malade , et même , d'après le rapport des parens , chaque application de sang lange des deux sangs. Cr trou avait 4 lignes de largeur au moins , etf sues a été suivie d'une exaspération des accidens nerveux. admettait très-facilement le manche d'un fort scalpel. D'ailleurs , nous mars À à dre: du ec È Era nous offre les symplèmes suivans avons examiné dans toutes nos ouvertures, etavec la plus scrupuleuse | sh gare —. ou de e ; Le - ma pi — sn « attention , la vésicule biliaire , les canaux cystique, hépatique et cho- | Laine réponses luslgnifoutes : narines sèches, pulréralentls ; sardité presque lédoque ; le canal paneréatique , le duodénum, le foic, son système | complète ; ras de trouble de la vision; pupilles mediorrement difatées et mobiles ; veineux, tuus les organes enfin où nous supposions que la maladie lèvres sèches, fuligineuses ; langue sècbe comme sa morceau de parchemia; soif pouvait avoir son siége, et nous n'avons rien trouvé qui pÜt nous ren-ÿ"" déglutition lacile ; ventre aflaissé doulourenx à la pression ; pas de têches

. à ‘ : x arr 1yphoides ui de sudamina ; constipation depuis trois jours; émission des rm

dre raison des phénomènes observés sur le vivant; et cependant ya! LPolenteire ; peau chaude et sèche; pouls petit , ARS. Diane 108 so une altération organe, il ÿ en a une, quelle qu'elle soit, N'y aurait-il l'tions parminate ; toux pen fréquente ; pas de gène de la respiration : 24 inspira même qu'un surcroit d'activité dans l'appareil de sécrétion biliaire , Dtious par mimate ; sonoréité des parois thoraciques normale; räle sibñant àdroite,

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