VIT. ‘— ANATOMIE PATHOLOGIQUE, SIÈGE DE LA MALADIE
EE en arrière; bruit respiratoire pur partout ailleurs. ( Limonade, 2 pots; cata-||tres-animée; il accusait une douleur du côté droit de la poitrine , et
émollient sur le ventre ; lavement laxatif; diète.) Daus Ja nuit, agitation, insomnie, cris presque conlinuels; trois évacuations à la suite du larement.
Le 8, Peu de changement ; même prostration , méwe stupeur, même sensibilité || US profond qui, au bout de
da ventre ; pouls à 144, {Deux demi-lavemens émolliens; bouillon.)
Le 9. Le malade reconnait ses parens ; 1l est assez calme pendant la journée, mais le soir, il rit, chante , quitte son lit dans lequel on est dbligé de l'sttacher la surdité persiste. Du reste, il n'existe pas de spasme tonique ou clonique ; la sensibilité de la peau est intacte ; la langue est moins sèche ; même état du reste des voies digestives; une seule évacuation après le dernier lavement. On coutinue l'usage des bauillons que le malade parait prendre avec plaisir.
Le 40 et le 41, Deux selles liquides chaque jour; délire moins intense Je
soir.
Le 12, Amélioration marquée; La face est mins altérée ; le malade répond juste aux questions qu'on lui adresse ; La surdité parait diminuer ; La langne et les jèvres se dépouillent de leur enduit fuligineux ; la soif est toujours vive ; les évacuations ne sont plus rendues involontairement ; elles sont toujours diarrhéiques ; la peau est moins sèche ; ke pouls conserve sa fréquence : 1#2 pulsations par minute ; l'anscaltation et la percussion du thorax ne fournissent que des signes négatifs; La peau du tronc ne présénte ni péléchies , ni taches typhoides , ni sadamins, {On Pay l'asige des cataplasmes émolliens sur l'alklomen ; on prescrit du lait et
uillots.
Le 15, 1) 44 et le 45. Pas de changement ; deux ou trois selles liquides por jour. Le soir, peurs fébrile; agitation. (Méme prescription.)
Le 16. Réponses lentes, mais justes; face péle, amaïgric; surdité assez pro. noncée ; escarres neuses des vésicatoires ; pas de rougeur ai d'ulcération au sacrum; léger météorisme de ventre , qui est toujours douloureux à la pres. siou ; son mat sous les cètes asternales du côté gauche , qui sont dépas ées par la rate tuméfée; langue collonte, couverte d'un enduit grisätre; deux selles Hi. quides ; à 112, très-faible, (Pansement des vésicalaires arec le siyrax et La
nätres dans ls journée. Le soir, délire viobouillous et on prescrit des sinapismes aux
udre inquina.) Poe 18. Érart de régime.
Le 19. Six évacuations ass lent ; Gèvre intense. ( On suspend m inférieurs.)
Le 21. Päleur générale ; abaïtement ; surdité ; élat obtus des facultés intellec. tuelles; le malade répond à quelques questions par oai et par non; il ne peut
réciser le sège de son mul ; le pouls bat 428 fais par minute ; la toux est plus
Féquente ; l'auscultation fait entendre da räle stbilant à droite et à gauche; la diarehée est moins abondante : deux selles en vingt-quatre heures, (On reprend les bouï
corde des potages.) :
Dès ce moment, les symptômes diminuent graduellement ; mais le malade , fai ble et smaigri , se soutient à peine ; il commence nésomoins à se promener dans Jes salles dans les premiers jours d'arril. On augmente graduellement la quantité des alimens sans je y manifesté aucun accident du côté des voies digestives. On emploie mp re bains sulfureux pour ranimer les fonctions de la peau, qui est restée sèche et terreuse, |
Millet quitte l'hôpital entièrement guéri vers La Ga d'avril.
Le traitement antipblogistique, employé au début avec une certaine énergie, ne fut suivi d'aucun changement heureux , et il eut l'inconvénient d'amener une dépression subite des forces et une exaspération de symptômes nerveux. Lorsque Millet fut soumis à notre observation vers le douzième jour de la maladie , il nous offrit cette maigreur squelettique qu'on observe chez les malades arrivés à la der nière période de la phthisie. On dut renoncer dès lors à toute émission sanguine , et substituer à la médication débilitante orierée jusque-là, ut régime fortifiant. Des bouillons furent prescrits ; plus tard on y joignit du lait. La diarrhée fut maintenue dans de justes limites , la fièvre persista quelques jours encore, et offrit de temps en temps, vers le soir, un paroxisme qui ne revint pas avec assez de régularité pour qu'on eût recours aux préparations de quinquina. Sous l'influence de cette médicatior , la maladie marcha d'une manière lente , mais progressive vers la guérison. On ne saurait trop s'élever contre l'abus que font certains praticiens des émissions sanguines dans les fièvres graves,
L'expérience à prauvé que les symptômes nerveux étaient en pareil cas |lla face, du cou et de 1 athiques, et qu'ils étaent presque constamment en rai- [rentes à la partie sup
purement symp
son logique à montré que les centres nerveux étaient pres
exempts de phlogose. Pendant le cours du même trimestre, nous avons
vu un ramoneur âgé de 14 ans, fort, vigoureux, qui, après six mois de lparties sous-jacentes sont viola
séjour à Panis, fut pris de malaise, de céphalalgie et d'inappétence, Au bout de quelques jours il se manifesta du délire , et il fut transporté à l'hôpital le huitième jour de la maladie. Lorsque nous le vimes pour la première fois, son intelligence était nette, ses réponses justes , k face !
5 |Île sic
directe de la dépression des forces. D'ailleurs l'anatomie patho- ||Pet que toujours pha
l'auscultation faisait entendre du râle crépitant. Une signée du bras fut pratiquée, et dès le lendemain le malade fut plongé dans un ellaptrois jours, se termina par la mort. A l'ouverture, les centres nerveux furent trouvés parfaitement sains , le poumon n'offrait qu'un léger engorgement , et Le vlogues de Peyer étaient
des principales altérations. La coïncidence dans ce cas entre |l'emp oi de A saigoce et l'apparition d’accidens mortels , fut tellement frappante, qu'il fut impossible de nier son influence sur la fâcheuse terminaison de la maladie.
VARIOLE ET SCARLATINE SURVEMDES SIMULTANÉMENT CIEZ UN INDIVIDU ATTEINT DE PURPURA HÉMORRHAGICA ; AXGINE GANGRÉNEUSE SANS DOULEUR BE GORGE ; SYMPTÈMES ATAXO-ADINAMIQUES ; MONT; ÉTAT SAN DD CERVEAU ET DES VOIS DIGESTIVES.
Ons. — Basquire , âgé de 45 ans, imprimeur en musique, d'ane forte constitution , joaissant habituellement d'une bonne santé, vit loul à coup, vers le milieu de janvier, sa peau se couvrir de taches purpurines. [l ne sut à quelle cause altribuer cette affection, qui ne lui causa aucun malaise, si ce n'est une légère diarrhée altergant avec la constipation. Il se nourrissait bien, travaillait dans un vaste atelier, et couchait dans une petite chambre située au cinquième étage, rue de La Vannerie, Il continua à se livrer à ses occupations pendant les trois semaines qui soivirent l'invasion du purpura hemorrhagica. Il travailla comme de cou. tume pendant toute la journée du 7 février; mais le 8, à son lever, frissons répétés , suivis de chaleur et de fièvre , malaise général , céphalalgie intense , douleurs contusires dans les membres et surtout dans les lombes. Dans la journée, romissemens bilieux , repos du lit, diète, boissons adoucissantes, Le lendemain toux sèche , fréquente ; douleur du flanc droit; diarrhée.
Le 10, il se Gt transporter à l'hôpital où il ous présenta, à la visite du lendemain, les symptômes suirans : décubitus dorsal, accablement, face rouge, tuméfée, injection des paupières, éruption papuleuse qui s'est manifesiée pendant la nil et est inégalement répartie sur la face, le tronc et les membres: roogeur scarlatineuse des membres supérieurs; taches de purpurs héimorrhagica nulles à la face, confluentes sur Le cou , la partie supérieure du tronc et des cuisses, Deux on trois ecchymoses blcuâtres paraissant résulter d'use contusion récente et siégeant sur Les cuisses et le cou; peau chaude: 124 pulsations régulières ct pen dévelop pérs ; 32 inspirations par minute, Les Vacres sont sèches, fendillées ; une exsudation pteudo- sncose recouvre leur commissure et une partie de leur face interne ; la langue présente sur ses bords plusieurs points péudo-mem et à son centre un enduit grisätre fort épais; l'haleine est fétide, la voix nasonnée ; le malade ne pouvsnt ouvrir largement {a bouche, sans déchirer les commissures des lèvres, nous ve plmes constater l'état des amygdales et du pharçnx; du reste, la pression des parties antérieures et latérales du cou ne fait naître aucune douleur; La déglotitiun des liquides se fait sans difficulté ; soif vive ; anorexie; pas de nausées ni de remissemens depuis la veille, endolorissement du ventre sans météorisme ; trois déjections liquides et sanguinolentes; malgré l'existence d'ane petite toux sèche et incessante , l'auscultation et la percussion du thorax ne fouraisseot que des signes négatifs. { Ipecacuanha, 24 grains; tartre stibié, À grain, à prendre en deux fois; dfico, mauve gommée, 2 pots, demi-lavement émollient ; diète.) Dans la journée trois vomissemens abondans, deux évacuations li-
uides.
k Le 12, l'éraption variolique s'est affaissée ; les papules de la facc sont à peine sensibles : ar Le bras on aperçnit quelques vésicules offrant une dépression centrale très-manifeste ; Féroption de scarlatine s pris une teinté siolacée; Les taches de purpurs n'ont subi aucune modification notable; la langue est a “er” d'ane partie de son enduit ; l'exsudation couvnneuse des lèvres persiste; l'haleine conserve sa fétidité; du reste pss de douleur de ventre , pas de nausées , ni de romissemens ; pouls à 120 ; peau médiocrement chaude ; alfaissement profond ; intelligence intacte. (Décoction de quina, 2 pots ; julep avec acétate d'ammoniaque ; 2 gros ; bouillons.)
Dans la soirée du 12, agitation ; délire violent ; le malade quitte plusieurs fois son lit et parcourt les salles en poussant des cris; on est obligé de l'attacher. Cet état persiste pendant une grande partie de la nuit , el est remplacé ensuite par ua assoupissement profond,
Le 19, à la visite du malin. somnolence ; orclusion des paupières; réponses tautôt iocohérentes, lantôt justes ; teinteradavérique de La face, du cou et des avantbras; il n'est plus posuble de distinguer dans ces parties la triple éruption. Or. thopnée ; 60 inspirations par minute: voix cassée, presque éteinte ; fetidlité insopportable de l'haleine, pouls petit, filiforme , donnant 184 pulsations par minute. Les merobres conservent leur chaleur, ( Vésicatoires aux membres inférieurs. } Après La visite, l'assoupissement devint de ploe en plus profond; le malade ne ir a cri pendant l'application des vésicatoires, et s'éteint à trois heures après midi.