‹ Gazette médicale de ParisChapitre 131 sur 394 · SUR UN CAFÉ AVABIÉ PAR L'EAU DE MER · texte numérisé non relu

SUR UN CAFÉ AVABIÉ PAR L'EAU DE MER

encore moins sujets que les agriculteurs : sur 100 décts de jardiniers, 4 métallique vénéneux, quoiqu'il eût séj à fond de cale d'un bäti- “[ment doublé en cuivre. Néanmoins il conclut à ce qu'il soit défendu de débiter ce café avarié. Le même chimiste ayant eù à analyser un succédané de café vendu par un épicier de Rouen , l'a trouvé composé | de seigle torrélié, Aux États-Unis, un nommé Kint exploite une patente pour la confection d’un café avec la même céréale, à laquelle it ajoute quelques œufs de poule et un peu de peau de morue brôlée,

t SUR UN ChAnvON DÉsiNFECTANT , par MN. Lecanv et Lavanmoins fréquemment " les vernisseurs, parce qu'ils ne sont pas obligés

RAQUE, e se saturer en quelque sorte d’émanations nuisi. | ar . $ : : bles, eo fermant avec soin leurs ateliers pour que la poussière ne s'atta- | M. Serbat, chimiste manufacturier de la Villette , fait calciner en

che pas au vernis. Les émanations d'acides minérsux ne paraissent pas{ "5€ clos des matières terrenses contenant des'substances organiques en être délétères. L'acide nitrique est employé par les chapeliers , les de Laos pere fin de livrer le produit à un Prix peu élevé aux perreuss, les essayeurs , les orfèvres. De ces quatre états un seul est an, |#000€8 qui raient désinfecter des matières puirides et en former dessus de la moyenne de 1 14 ; les autres comptent fort peu de phihisi- le] alt "PPereurs encouragent celle industrie pour accomques. La phthisie est rare aussi chez les ouvriers qui travaillent le L 1e 0 va formé par Chaptal dans s2 Chimie appliquee aux arts.

«5 agriculteurs , dit-il, ne pourraient-ils pas ramasser avec soin les

chlore. Quant aux émanations métalliques , la statistique de Genève ds à l est, pour les émanations online 5 en opposition avec celle que } MAUêres fécales , les mêler avec de la chaux , des plätras, des pres, sam ps ‘

M. Benoiston a dressée pour Paris; et M. Lombard suspend son juge. | POUr 60 (aire disparaître l'odeur, et les porter ensuite dans les era ment jusqu'à plus ample informé. Même incertitude pour les vapeurs | 1 chachon de M. Serbat, mêlé aux matières fécales, les couvertirait en

du plomb, de l'arsenie, de l'antimoine, du cuivre ; cependant il ineline |" tP8rais privé d'odeur désagéable,

à croire ces vapeurs moins préjudiciables à lu poitrine, qu'on ne se l'i-| :

magive RE art Le nbüia qui pen ssh PES Etonnant ae Ale Panexr pu Cnarever pirer un air chargé de corps étrangers , peuveut se diviser en deux L | a | classes, suivant que ces molécules sont grossières ou divisées. Dans la L'opération que le demandeur veut pratiquer sur le sang v'est pas première classe, la proportion des phthisiques sur 1,000 décès est de lune dessiceation telle qu'on l'exécute pour le sang qu'on envoie aux co- 137, dans la seconde, de 152. Les poussières minérales causent 177 | lonies, mais une simple épuration du sang destiné aux usages des raffiphthisies sur 1,ono décès ; les ponssières végétales, 103; les poussié. |neries des environs de Paris. Ce travail consiste à passer le, sang au res animales , 144. Donc , en fait de corps étrangers suspendas dans{travers d'un tamis pour le débarrasser de La fibrine interposée et des l'air qu'on respire, les poussières les plus nuisibles sont celles qui pro-| impuretés qu'il a ramassées sur le sol des abattoirs ; il n'ofe done pas viennent des corps très-durs et réduits en poudres impalpables. Aussi | autant d'inconvéniens qu'en pourrait offrir une dessiceation proprement les poussières minérales sont-elles les plns délétères de toutes , et par-dite. Le sang ne pont jamais être desséché assez rapidement pour ne mi elles celles d'acier et de silice. Le docteur Knight de Sheffield à re-] pas s'altérer, Au contraire, si l'épuration est bien faite, elle peut dumärqué qu'il n'y a pas un seul polisseur de fourchettes d'acier qui attei- || rer assez peu pour que le sang ne s'alière pas sensiblemient. Le ra, gne sa trente-unième année. Cette brièveté de la vie s'observe aussi | porteurs opinent donc pour que le préfet de police wceürde l'autorisachez les tailleurs de silex, de grès et de cristaux. Les ponssibres fila- [tion de l'établissement nonobstant les oppositions des propriétaires mentenses des coton, laine, plame, etc. , sont plus déléres DEAN:

de la sueur, le baron déclare que devant ua tribunal on ne pourrait rien conclure de cette expérience, attendu que le témoignage de l'odorat est moins certain que ceux des autres sens.

EXAUMATION DES DÉGRIS D'UN CADAVRE APRÈS ONZE ANNÉES , Par MM. Onrina, Manc, Bannvez, Bors De Louray et CGusvaL- LIER,

C'est l'affaire de la femme assassinée rue de Vaugirard. Les journaux TAGUES SUR LE LINGE, par M. Curvautien.

du teraps en ont rendu un compte fort détaillé. La circonstance qui fit le plus grand tort aux accusé: est la renconire de la corde avec laquelle Je cou de la victime avait été serré à plusieurs tours. Cette corde n'était pas détruite , malgré son long séjour dans la terre.

La chemise d'une fille, à la pudeur de laquelle un attentat avait été coimmis, est soumise à l'examen d'un expert qui y trouve trois espèces de taches, Les unes rouges, les autres jaunes, Îles autres grises. Les premières sont reconnues pour du sang : l'eau en contact avec le linge se charge d'une matière demi-soluble qui se précipite sous furme de stries de cuuleurs rougeâtres. Au bout d'une heure le liquide qui à gagné li partie inférieure du vase a acquis une couleur rouge-brune. Ce liquide coloré bleuit le papier tournesol rougi pasun acide, chauffé à 1 10 degrés dans un tube, il se trouble et donne naissance à un coagulum d'u gris-rosâtre qui , traité par quelques gouttes de potasse caustique , se redissout en donnant à la liqueur une couleur verte par réflexion, rougebrune par réfraction ; la liqueur jmécipite en gris-rositre par l'infusion de noix de galle. Les taches jaunes étaient produites par des excrémens : elles ne se dissolvent qu’en partie dans f'ean distillée ct communiquent à l'eau une odeur fétide; le liquide filtré précipite par l'infusion de noix de galle, évanoré dans une capsule de verre , à une douce température , 1l laisse dégager une odeur d'excrément et fournit un coagulum albumineux, mêlé à ane matière jaune-verdätre, légérement acide et sucrée analogue par sa saveur avec le pieromel. Les taches grises examinées comparativement avec des taches de sperme n'en offrent pas les caractères ; elles paraissent provenir d'un écoulement vaginal. M. Chevallier ajoute cette remarque : V'alcalinité qu'acquiert l'eau dans laquelle on fait macérer un linge taché, ne doit pas être regardée comme une prouve de l'alcalinité de la matière qui a formé tache, puisqne le linge non taché, dans une foule de circonstances, fourmit lui-même cetié alcalinité à l'eau par suite de la lessive.

BLESSURES SIMULÉES, par M, Bovs pu Louner,

Un employé de la poste, qui prétendait avoir été auaqué por un assassin, montra comme preuves un coutcau à gaîae de cuir, son habit qui porte une a pris sur la poitrine, et à son indes use cogpure de quelques lignes ; il aurait blessé son assassin avec le couteau, qu'il aurait remis daus sa gaine sans l’essuyer. La gaine offre effectivement quelques taches noirâtres qui macérées dans l'eau distillée ne précipitent point de stries. Après quinze heures de macération, le liquide presente une couleur rougedtre uniforme sans précipité et sans stries, comme l'aurait fait le sang; l'eau a l'odeur et le goût du cuir, Traité par la chaleur, ce liquide ne change pas d'aspect ; l'ammoniaque n’y détermine aucuo précipité; Je chlore en fait disparaître la couleur ; un peu de prosulfate de fer , versé dans une partic de ce liquide , prodnit un précipité noirâtre, el que le tannin on l'acide gallique en produisent en conlact avec un sel de fer ; les taches de la lame du couteau sont reconques pour de la rouille. Le prétendu assassiné retire sa plainte. Un autre imposleur, qui prétendait avoir reçu des coups de poiguard dans le Lois de Boulogne et qui n'avait pas perdu une once de sang , tt ne montrait aussi que des égralignures, balbutie en présence de M. Dupuüytren et retire sa plainte,

SUSPICION D'AVONTEMENT DÉTERMINÉ PAR L'INTRODUCTION DANS LA MATRICE D'UN INSTRUMENT VULNÉRANT ET IQUANT ; MÉTRITE DES PLUS INTENSES, SUIVIE L'UNE MONT FALSQUE SUDITE,

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