‹ Gazette médicale de ParisChapitre 132 sur 394 · ARSENIC DANS LE VERRE · texte numérisé non relu

ARSENIC DANS LE VERRE

M. Ozanan , médecin de Lyon, est chargé avec M. Idt, pharmacien, d'examiner les débris d'un cadavre enterré depuis sept ans ; pour re chercher si la mort de l'individu inhumé n'avait pas été causce par le poison, Dans un premier rapport les deux pe établissent qu'ils ont trouvé des traces d'arsenic. Plus tard, devant la cour d'assises, le pharmacien déclare que l'arsenic trouvé dans l'analyse provenait des tubes de verre mis en usage pendant les expériences analytiques, L accusée fut absoute. M. Ozanan, qui ne partageait pas cettenouvelle manière de voir ei qui pensait avec raison que, si l'opinion du pharmacien avait quelque vraisemblance , tous les rapports passés établissant la présence de l'arsenic par sou apparition à l'état métallique dans les tubes de verre seraient entachés de nullité, toutes les condamnations consignées de ces rapports entachées d'injustice; M. Oranan fit diverses expériences pour chercher l'arsenic dans le verre, et s'assurer si cel arsenic

reparaissait quand le verre était chauffe. Toutes ces SA RÉ ont été reprises in extenso par MM. Reosuldin, Mare, Delens, Pelleuer , Chevalier, à propos du mémoire envoyé par M. Ozanan à l’Académie de médecine. Voici les conclusions de ces commissaires : les divers échantillous de verres blancs du commerce français et étranger analysés dans le but d'y chercher de l'arsenic, n'en contenaient pas la moindre trace. On n'en à trouvé que dans un verre de montre d'origine inconaue et fabriqué avec du verre opaque. L'arsenic n'a pas été trouvé non plus dans les tubes envoyés de Lyon par M. Ozanan, et faisant partie de ceux qu'il avait employés dans l'analyse des matières du cadavre où fut trouvé l'arsenic. Des tubes de verre dans la matière desqnels on avait fait entrer pendant la fusion un cinq centième ou un six centième d'oxide d'arsenic, n'en contenaient pas trace. | D'aprescesdonnées les commissaires ont fait les réponses suivantesaux questions adressées par M. Ozanan: 1° quest 01. Emploie-t-on enFrance del'arsenie dans la fabrication des verres blancs et surtout dausles verres qui servent à fabriquer les tubes et autres instrumens de verre employés en chimie ? Cet arsenic, s'il en existe, p ut-il, dans les opérations chimiques et lorsqu'on chauffe les tubes au rougese dégager, et en se regéncrant, s'attacher aux parois des tubes et les faire mirouter. Réponse : l’arsenic n’est pas généralement employé en France dans la fabrication du verre. Cependant il est encore quelques verreriesoù ilest misen usage à des doses extrêmement petites, un cinq centième, on un millième , par exemple, Dans des proportions sd fortes il en résulterait un verre opaque, une espèce d'émail. Si on laisait avec ce verre ou cet émail des vases destinés à contenir des boissons, il pourrait y avoir quelque danger. Mais en petite dose, l'arsenic ne reste pas; il se volatiise suite de la température élevée qu'on Aonse au verre lors de la fabrica-

Uac femme de 36 ans est vue par M. Tacheron dans l'état suivant : Couchée sur le dos, la tête renversée en arrière: le ventre tendu et ballonué ; douleurs horribles à la région hypogastrique qui empêchent de supporter l'spposition de la main; respiration courte; inspirations augmentant les douleurs ; vomissemens bilieux ; soif excessive; pouls peut et fréquent ; face grippée ; yeux fixes comme dans l'extase ; pupe dilatées ; sucurs froides. Mort deux heures après la visite, A ‘ouverture du radavre la matrice, plus volumineuse que dans l'état ordinaire, offre au milieu de son fond une tache noire d'environ un pouce en tous scus, tache semblable à une ecchymose ; un peu à droite on observe un pertuis de forine ronde ayant environ une ligne d'éten due et conduisant dans l'intérieur de cette ecchymose ; en arrière, et toujours au milieu du fond , second pertuis conduisant seulement sous la membrane séreuse; le museau de tanche était dilaté , gonfié et ramolli. À l'intérieur, on ne put découvrir trace d'ouverture communi- — avec les pertuis aperçus à l'extérieur, On recncille des caillots et des lambeaux de membranes organisées ; on apprend que la femme sujet de ces observations s'était rendue chez une sage-femme du quartier : Saint-Denis avec l'intention bien formelle de faire constater son état de grossesse et de se débarrasser ensuite de l'enfant, Pour cela on lui introduit dans la matrice une sonde d'argent percée à son extrémité et renfermant ua stylet effilé dont la pointe était recouverte d’une boule en cire ; l'instrument, parvenu dans la matrice , est dirigé en divers sens sur le fœtus , tandis que pat une forte pression exercée de la main gauche sur les parois de !° cap ; 00 abaissait le corps de l'utérus. Cette cpération fut répétée deux fois sans causer des douleurs bien aiqués ; elle causa l'écoulement par la vuire d'une sérosité limpide et de quelques gouttes de sang. La femme revint à pied à son domicile et alla dass au bout de quelques jours. Dix jours après l'opération, duuleurs abdominales, perte utérine, expulsion d'un fœtus mort-né d'environ trois mois de conception. Depuis , sensibilité dans le corps de la matrice , s'exaltant tout à coup , causant une métrite intense et la mort. Cette catastrophe arriva nn mois après l'opération,

MOYEN DE DISTINGUER LE SANG HUMAIN DU SANG DES ANIMAUX, por le baron WenexixcG,

Ce médecin hessois à fait répéter par plusieurs chimistes de ses amis les expériences de M. Barruel sure pa Bica que l'acide sulfurique

au développé dans le sang de l’homme une odeur approchant de celle

DE PARIS. : ee

tion, 2° question : À quel état se trouve l’arsenic, s'il existe dans ce} M. Vruprau.

verre? est-il combiné avec la silice, la potasse ou la soude? Réponse : Faute d'expérience directe, les commissaires croient que l'arsenic, s'il

— Des convulsions ches des femmes pendant La grossesse, pendunt le travail et après l'accouchement (4,

M. Velpean commence par définir la ecnvuls on : des mourenicns br

: ' se h e É à : és restait dans le voire, n'y strait pas combiné , mais seulement interposél ano-maus , involantaires du système locomoleur au de quelque vi ère, n ca

entre les molécules, 3° question. Les réactifs dont on se sert pour précpiter l'arsenic et pour en reconsaitre la présence dans les dissolutions anses dans les verres à expériences, sont-ils capables de décomposer l'arsenic qu'on snppose exister dans les matières formant partie cunstitante du verre? À

et doi l'employger pour les opérations chimiques, les réactifs mis ennsage pour rechercher l'arsenie ne pourraient l'attaquer. En conséquence les

atomes d'arsenic qu'on ponrrait supposer dans ce verre, ne pourraient};

passer dans les liquides employ des expériences ct sur les conclusions qu'on en pouvait Urer; enfo toujours en süpposant des atomes d'arsenic dans le verre , il est proba-

ble que la chaleur donnée su verre ne suffirait pas pour dégager ce mé-|"°

ul, le régénérer et donner lieu an miroitement.

Cette assertion a té prouvée dans une expérience subséguente : les | vient le dernier chayitre le pus important 4 [ F Li

essais les plus minatienx n'ont pu faire retrouver l'arsenic dans un tube de serre qu'on avait fabriqué avec un quart de son po blanc d’arsenic : l'oxide s'était dont volatilisé. On a fabriqué un autre

verre avec la préparation la plus fixe de l'arsenic, l'arséniate de po- magnese, et. Le traitement spécial est ce tasse. L'anslyse chimique a enfin retrouve l'arsenic dans ce verre-là, | où les coneulsions armivent, avant, pendant etuprès

inais 1] était verdätre et un peu opaque. Pour obtenir l'arsenic métal lique de ce verre àl à fallu donner un eonp de feu tres-violent, Or, les tubes de verre dont on se sert pour les essais pyrotechniques légers, tels que ceux qui régénérent l'arsenic métallique Ju sulfure ,

sont

aic dans leur pâte, cel arsenic n'y serait pas resté. Donc, la supposition

de M. Idt est insoutenable. (La suite à un prochain numéro!

CONCOURS

Page 1