‹ Gazette médicale de ParisChapitre 144 sur 394 · NÉCROSCOPE FAITE LE LENDEMAIN MATI · texte numérisé non relu

NÉCROSCOPE FAITE LE LENDEMAIN MATI

Cavité pectarule, Sérosité du péricarde en astez grande quantité; liquide rouxe remplissant en abondance les cavités du thorax ; parenchyme pulmonaire “ain, sans lutwrrules; cœur flasque, :

Cuvité abdominale conteuant un pen de sérosité ; en repliant les parois, on aperçqut de suite Fécornie tumeur formée par de rein gauche , sltéré dans sa sub. slanve ; elle r foulait devant elle Le colon transverse ct le colon deenilant. qui était appliqué sur sa face auterivure, du volume d'une tête d'enfant , elle remydissai tonte la cavité ablminale gauche et avait forme des adhirences avec les côtes tt les vertèbres , adbérences qu'on cut de la prime à détruire,

La tumeur, détachée de tous côtés, était rende, sphérique, mais présentant encore çà «1 là des vestiges de la figure primitive du rein. En La coprimant, on sentit une Êuctuation assez notsble. Aprés l'avoir incisée dans sa partie moyeine oit vit que tout A sp. me lu rein avait subi une dégénérescence tuberculeuse : jles calices très dilatés étaient faciles à ep rcevuir ; la mas tuberculeuse était ljaune ef ransollie, mais sans vaisseaux ni épanchement sanguins; l'aretèr- gauche fe Lait bosselé , ses parois épuissies e1 recouvetus çà et D , à l'extérieur, de tuberre isolés qu'enveloppait une membrane cellubeuse ; Le canal interne était obli-

fré, | Le rein droit était augmenté de volume et rouolli , vais sans tubereutrs : on voyait par contre celle ma'ièce dépose le long des artères et veines émulgeutes.

Oss. IL — R R°°*, dgée de 49 ans, éprouvait depuis quelques années des symptèmes dhystvre très-fréquens. Au commencement de 4830, il s'y était joint dre phécomènes indigeaut une lésion particuliére des voies urinaires, La malade était en proie 3 un fenestme contiqel ; l'émission des urines, cxtrémement duulonrene , ne se faisait que goutte à goutte ; les urines , contersées dons un vase, se troublaient et laissaient déposée un sédiment muqueux d'un blanc grisdire, paraissant parfois contenir un pro de cruvr. Les estrémités inféricures étaient le siege de tirallemens qui alicrnaient avec one sensation de froid, et des tranchées se faissient dé temps en temys sentir dans 1: bas-ventre, En explorant la vessie, on la trouva persque vide, et il ne s'ecoula pse la sonde que quelques cuillerées d'une urine épaisse de couleur jaune-paille; la surface interne de la vessie parut 1rès boursoulflée, Cepradant où n'y trouva ni concrétions pierreuses, ni autresencroistanc:s, €1 li-onde, après avuir dé retirée de la vessie, ne préscals aucune trare de sang ni ide pus; mais ro introduisant la sonde , l'esplarateur découvot imimliatement au-dessous des grandes lèvres, du côté gauche à l'origine du grand sddécjeur, aug tumeur molle , de la grosseur d'un œuf , reronverie à l'exterivir par la peau, dunt l'aspect n'avait pullement changé”, et conservant loujonrs le méme volume, quels que fussent les monveinens ou les efforts ausurs se hvrrät Ja malaile,

Où se pouvait méconmaitre une affection des voies urinaires, malgré le cortège de symptômes hystériques qui sucaient ju ob-currir le diagnostic: nrais les sigoes dune affection du rein n'étaient joint aussi curtaios, En elfet, W'y avait guère que Le séntineat de Giraleat nt et d'engoudissement dans les cuisses qui pourait awttre sur la voie d'une pareille lrsion,

Lusige d'une infusion thé forme de frailles de baterrolle, de mélisse et de racines de valériane , qui avait déjà produit de bons cffets, parvint à enravce de nouveau, el pour quatre semaines, les symplômes de Faffection ds voies ueimaires ; mois au bout de ce femps, retour subit des occideus p écédens: les urines

ÈS troublèrent , et de pounâtres qu'elles avsient 416 devinrent songuinolentes ; la Fexistait une caverne au sommet. Poumoa droit exsangue ei parsemé de tabercukes

région du rein était tontà-fait sans douleurs; la malade rapportait toutes ses | miliaires, ,

souffrances au col de ln vessie et à l'oniice de l'urètre. pes d'émulsions, de boissons mucilagineuses , le repos et l'usage d'un thé avec addition de feuilles de basserole, amenirent mn nouveau mieuxtre qui se soutint jusqu'à La mi-mers. À cette époque, il eurviot une affection estarrhale qui précéda de quelques jours l'invasion d'une phthisie signé, à laquelle

la malade sueromha su bout de quatre semaines,

ILest à remarquer que, peudant le cours de cette dernière maladie, les douleurs du côté b vessie diminnérent considérablement , sans toutefois disparsi nn La tumeur de la cuisse avait également perdu de sun vo-

NÉCROSCOME PAITE 24 MEURES APRÈS LA MORT,

Cavité thoracique. Adhérences entre les plèvres costales et pulmonaires; tout À

le bg me des poumons était farci de tubercules de volume et de couleur variables, durs pour in gélatinense,

Cavité abdominale contenant à pra près trois litres de sérosité; pancréas voloininenx, dur et jaune, sdhérent par sa tête au rein gauche.

Le rein gswche avait acquis ke double de son volumt; La substance mamelonnée était développée su point que l'organe parais-ait composé de plusieurs lobules demi-sphériques; on y remarquait une grande fluctaatiou. L'uretére gauche , une fois plus gros qu'à l'éfai sain , présentait un diamétre d'un demi-pouce: ses parois, depuis son origine jusqu'à son cmbonvhure dans la vessie, étaieut très-du res, À l'endroit où il tourbe l'ovaire, il était entouré , ainsi que ce dirait organe , d'une masse conglomérée; son cansl n'était ni rétréci oi oblitéré.

voluracs , allant depuis le grain de millet jusqu'à Li grosseur d'unc aveline, sépa-

plupart, Cœur flisque et recouvert à sa pointe d'une masse

Lproduisirent bien quelque soulagement, mais ce ne

Cavité abdominale, — Tonsles viscères, à l'exception du rvin gauche , de son vrétère et de la vessie exsangues; rétrécissement saus induratiou à certains endraits des intestins grébes,

Le rein gauche, du volume d'une têle d'enfant d'un an, présentait ç2 et B quelques boselures, À l'examen extérieur, la tumeur parut Auctuaute , comme

Lola arrive pour les tumeurs fongneusss. En inrisant , on trouva une dégénéres-

rence lardacée de tout le parenchyme, entremélée , surtout à son centre, de tuberoules grands et peits, durs ou ramollis. L'uretère était oblitéré, mais non épraissi.

Ons, IV, — C, 8., femme mariée de 50 ans, se présente, su ruois de décembre 1832, à La polyelinique de Dresde, avec tous les symptées d'une phthisie tuhéreuleus commençante, unie à une affection du cœur. Elle était en ontre affectée d'un prolageus partiel du vagia, et éprouvait de La difbculté dans l'émission des arives, avec lenesme et parfois incontinenre, Bicatôt 1 survint un axlème des

| pieds et une ne prb ascite. Le nitre en émul-ion , l'ean de lourier-cerise , 'in-

fusion légère de digitale et d'ipécscuanha avec le sel ommoniac , la liqueur de terre foliée de tartre, Jes émissions sanguines, les a gen les dérivatifs ete,

ut que momentanément. La mort arriva encore Le 24 du méme mois.

NÉCROSCOMIE,

Cavité thorseique, — Adhérence contre nature du steroum , avec be médias.

[tin antérieur ; adhérence intime du poume droit avec la plèvre costale ; poumon

Le parenchyme du rein était converti en uoe masse de tubercules de différens pce Par pr, cmpens a frac che short) eger-vogpénbe reel

leuse, que celui du côté opposé, Parenchyme des paunions mou . pâle, verditre. Péricarde co nt nant 2 oncesd'un hquide jaunitre ; rœur gros, d'une substance

rés entre eux pas des bandes étroites el irrégulières, formées aux dépens de la! seulaire ferme ct épaisse ; grande veine coronaire et autres veines du cœur di-

substance corrirale restée saine, Les plus petits, situés superficiclenint, étaient |

à l'état de crudité et jannätres; les plus gras étaient ramollis et formaient une masse pariforme qui remlissait les calices , ressemblant ainsi à de petires cavernes de forme pyram:dale,

Le rein droit était angmenté de volume , mois point dur; l'urctère de ce côté

adbérait à l'ovaire ; ses parois étaient épaisses et dures, son can,l ouvert. La ves-

sie , Lrés-pelite, avait ses membranes épaissies, et la muqueuse reléchée était

ge ‘ .

& petit, ferme et blnchätre.

La tumeur, située à la partie supérieure et int: rne de la enisse gauche , était fixée par moe bank tendinruse aux tube rosités de la smphyse du pubis, et de là s'étendait jusqu'au trou obtarateur gauche ; elle était formée par une poche Gbro-

séreuse contenant quelques onces d'une substance stéatomaleuse.

Os. 1, — Un étadiant en médecine âgé de 49 ans, à dispositions scropholenses, après averr été affecté de toutes les maladies de l'enfance, et même de la variole, quoiqu'il eût éé vacciné , avait eu, pendant Ls convalescence de cette dertière affection, une entérite, à la suite de laquelle il avait conservé une dyspepsie

accompagnée d'une douleur fixe à l'estomac, pourant s'arcroitre parfois jusqu'à pue des vonrissemens, 1€ malade était habituellement constipé, À la Gn de 830 , il vint consuher le professeur Ammon pour une douleur dans la région de

la rate et uoe hrmaturse qui s'étail manifestée pour la première fois en 1828 , | les considérations suivantes :

après ua échouffement. Depui cette époque, l'héwaturie s'était reproduite d'intervalle en intervalle, mais toujours après ane constipation long-temps soutenue, Le malade rendait tantôt du sang, tantôt one urine épaisse de couleur jaunepaille. La région rénale gauche était de siége d'ane rnmenr le forare bosselie et 4j tolame d'uve pomme, Jusqu'en mois d'août 4830, Les dunleurs avaient été légères où avaient promploment cédé à l'emploi d'émissions sanguines locales , de rafrai. chissans et d'émulsious. Vers cette époque, les doulrurs rénales s'acerurent subi. tement et s'accompagnereut d'onx Üévre intense; elles devinrent pécioiiques , souvent eMes se propagèrent le long de l'uretère zanche jusqu'à la vessie. où iles se trantformaent 6 une sorte de prarit qui se faisait seutir à l'orifive de l'ure-

tère, La cuisæ gauche devint cn même temps le siége d'une sensation d'engour- à

dissement qui s'etendait sourent jusqu'au pied. H n'était pas rare non plus de voir les douleor< du rein gagner be scrotum , qui était alor: reétracté vers l'anneau iagornal. Le malade tenait sou corps penché en avant et à griche, Le sang rendu par les urines , qui s'écoulment avec on sentiment de sirangurie, ne se dicompore qu'après quebyres heures de repos et était mêlé à de petits lucens Me Chilres,

Ces différens «symptômes , la forme de la tumeur, la disposition scrophuleuse de malade , et surtout le dhipôt abondant de couleur jaune-paille, Brent disgnostiquer une action tuhercalense du rein gaache,

Iei encore les antiphtogistiques doux et Les calmans , tant l'intérieur qu'à l'ex-

térieur , produisent de bons effets comme moyens palliatifs. Les frictions rodu- |

rées furent de nouveau essayées, mais avec le mème résultat fächeux que dans le premier ca . Le calobel prodirisil une salivalion excessive; le gobBeasent inflam- Matoire et La suppuration des gencives du côté gauche en mème temps que des douleurs iosupportalies.

Au mois de nu-embre il survint une paralysie des extrémités inférieures qui |

furent bientôt privées de mouvement et de sentiment. Il s'y joignit une rétention d'urine altrrmant parfois avec une incoutinence,

Quelques semaites après le développement de la paralysie, les urines étaient devenues de plus en plus drrs et alcalescentes: elles dépossient constamment , après du à 12 hevres de repns, une grande quantité de sang et de sédimeut

javaitre, Plus tard, il sursiat une inflammation à l'onbce de l'orètre un ulcère |

et 00 axdeme du prépuce, Enfin Le 5 fevrier 4831, le malade succomba avec tous les caractères d'une févre hectique et au dernier degré de marasme.

RÉCROSCORME.

Cavité thoracique. — plèvre adhérente an poumon gauche qui était fa

litées et gorgées de sang ; oreillette droite également dilatée , remplie d'un sang épais et d'une masse conglomérée, jaunètre, analogue à de Li graisse ; sang caillé remplissant les deux veutricules ; substance tot rene ferme, mais pale.

avité abdomnale. contenant plusieurs Hivres d'une route jaundtre ; grand épiploon dépourvu de graisse et parroure par beauvoup de vassraux varigueux fort volumineux et pâles ; vaisseaux hépatiques gorges de sang; estomac grand et

: | ser ” er : météorisé, e de sang, mais sans ulcérations l'organc entier adhcrait à l'utérus, qui | rs

Rétrécissement de certains passages des intestius grèles, dont les vaisseaux étaient variqueux et comme injectés.

Dureté presque ligamenteusé de l'appendies vermiforme ; rétrégissement de tout Le colon, avec épaississemeot pour ainsi dire teudineux de ses parois,

Resa droit sain,

Rein gauche de consistance plus molle, renfermant une masse puriforme, ver ddtre, dont une partie s'échappa à la première iucision, Le centre de l'orsane est rempli ca grande partie de substance tuberculeuse logée pour ainst dire deu des

lcapsales ligementeuses d'où s'écoulait le pus verdätre dont nous venons de parler,

dans les intervalles des tubercules on remarquait des raies brunes. Sulisiante cut -

{ ticale très-ramollie et laissant voir distinctement à sa surface iuturoe l'origine des

pyramides de Ferrien.

De l'histoire de ces diflférens cas, le professeur Amon fait ressortir

Les tubercules des reins sont l'expression Jocale d'une dyscrasie particulière appelée dyrscrasie tuberculeuse.

Avec les tubercules rénaux , il s’en développe presque toujours d'autres dans d'autres organes, et principalement dans les poumons, aurquels succombent ordinairement les malades.

Leur présence influe diversement , d'après les divers stades, sur la fonction du rein; mais celte influence est en général celle qu'eserce tout produit nouveau développé dans cet organe. |

Les tubercules peuvent se former dans des reins sains comme dans des reins malades, mais plus souvent dans le rein gauche que dans le droit , sans qu'on puisse assigner de cause à cette particularité. Ils com-

{mencent le plus souvent à sedévelopper au centre de l'organe.

Les poumons deviennent-ils le sicge d'une affection tuberculeuse, les accidens du côté du rein se taisent pendant quelque temps, ce que l'on reconnait surtout par l'absence du sédiment jaunâtre dans les urines ; mais au bout de quelque temps ils reparaissent avec un nouveau degré de force. !

La dégénérescence tuberculeuse des reins exeree une action sympathique très-remarquable sur les fonctions des organes environnans.

Les phénomènes qui accompagnent le développement et la formation des tubercules rénaux-sont généraux et locaux.

1° Phénomènes généraux : peau d'un jaune terne, lâche, sans tur-

{gescence mi chaleur vitale, souvrnt mouillée par une sueur visqueuse ,

rare; physionomie triste, hypochoudrique, même chez les enfans ; ir

lritation inflnmatoire; sécheresse on etat catarrhal des muqueuses se

trahissant par une toux sèche où humide, par une constipation opiniâtre on une diarrhée, par une sécheresse de la membrane nasale ou un écoulement abondant, Souvent, chez les femmes, des phénomènes hystériques qui partent des reins ou des organes génitaux internes. Ces phé-

Inomènes paraissent devoir être rattachés à la position particulière qne rcie prend le corps, position déjà marquée, au début de l'affection rénale,

d'une qu'intité de tubercules de grandeur, de forme et de consistance variable, 1] {mais bien plus prononcée dans les dernières périodes , surtout quand à

la dégénérescence tuberculeuse il s'est joint une augmentation de vo- Cinquante pages consacrées à l'étude de la firvre continue réclament lume du rein. En effet, afin de s'alléger un peu le poids de la tumeur, plus d'espace que nous ne pouvons en accorder en ce moment; mais nous le malade se penche en avant du côté malade et tend de plus en plus 1 reudrons compte de cetie partie du rapport du docteur Craigie en même colonne vertébrale en arrière, du côté sain, de sorte que la portion lom.||emps que d'un ouvrage sur le même sujet que nous venons de recevoir baire de la culonne s’affaisse peu à peu dans cette dermière direction , du même pays.

ce qui lai donne véritablement La forme de lordose. L'auteur ne prével cependant poirt que cette forme soit plas particulière à l'affection tuberculeuse qu'à tonte autre accroissement morbide des reins.

a° Symptômes locaux. Il est à remarquer que, du moins au debut de La maladie, ces symptômes ne se manifestent point dans le rein même, mais dans la vessie et l'uréètre. Les malades que le professeur Ammon eut occasion d'observer se plaignirent d'abord d'un prurit à l'orifice de l'urètre et d'un ténesme vésical , alternant avec une incontinence d'urives. Ces phénomènes sympathiques, qui ont leur siége dans la muqueuse, offrent quelque analogie avec le prurit que l'on ressent à la base du nez ou à la marge de l'anus, dans l'helmiotialis où dans une affection saburrale.

En résulte-t-il, en admettant qu'une affection d'une membrane se trait volontiers par une 1rrilation sympathique de ses extrémités, que les tubercules se dévelnppent dans la muqueuse des reins, ou bien les symptômes

venant de [à muqueuse qui tapisse le col. de la vessie et l'extrémité

l'urètre ne sont-ils que Le as Cid irritation de cette membrane par une urine dcreet chargée de matière tuberculeuse raraollie? Quoi qu'il en soit, cette urine est un des signes les plus impurtans de l'affecuon tubereuleuse des reins. Elle est d’un jaune paille, séreuse ; son émission est accompagnée d’ardeur et de ténesme au col de la vessie ; après quelques heures elle laisse déposer un sédiment furfuracé , clair, de la couleur des tubercules ; elle se montre déjà telle au commencement et reste de même pendant tout le cours de la maladie; cependant le sédiment peut manquer quelques jours , mais il se montre bientôt de nouveau en plus grande abondance aux époques où Les tubercules passent de l'état de crudité à celui de ramollissement. Dans l'affection tuberculeuse pure, l'urine est sans mélange de sang, qui manque rarement, a contraire, quand la matière tuberculeuse s’est développée dans un rein déjà malade. Un autre symptôme local de la dégénérescence tuberculeuse, dont le diagnostic n'est pas sans difficulté, c'est la tumeur située dans la région du rein, et qu'on prut souvent confondre avec use lésion de l'estomac , de la rate, du foie , du mésocolon, etc.

HISTOIRE D'UNE FIÈVRE ENDÉMIQUE QUI A RÉGNÉ À LA°FIN DE 1833 à remrLEemonE, comté de Tipperari en Irlande, par R. Pool, médecin du 32° régiment.

Nous nous sommes contentés dans une revue précédente d'indiquer un travaildu même auteur , inséré dans le numéro précédent du même journal , sur une fièvre endémique observée par lui dans une autre garnison (Limerick). Nous exposämes alors les motifs qui ne nous permettaient pas de donner l'analyse decetravail, appartenant complétement à la doctrine physiologique. rat détails dans lesquels nous allons entrer à l'occasion de celui-ci feront comprendre sullisamment que nous ne trouvons plus ici les mêmes motifs.

L'auteur reconnait toujours la même maladie dans les deux dpidemies, et nous avons à peine besoin de dire la gastro-entérile, mais avec des traits particuliers dans la dernière et différens de tout ce qu'il avait observé jusqu'alors. 11 est évident qu'ici il attache quelque importance aux caractères épidémiques, et sous ce rapport scul son mémoire doit déjà fixer notre attention.

Davs l'épidémie de Limerick l'auteur n'avait observé aucun symptôme trés prononce ; dans la dernière au contraire ils furent, rap son rapport, trés-tranchés , et en la parcourant nous y trouvons tous ceux attribués chez nous à l'affection typhoïde ou dothinentérite ; ainsi nous trouverons peu de remarques à faire sur le diagnostic et la symptomatelogie , mais le traitement nous offre un point assez important pour que nous ne le passions sous silence. Et ici l'opioion de l'auteur, qui repose sur des faits, a d'autant plus de valeur qu'elle est en opposition avec les préceytes de la doctrine physiologique sur l'emploi de l'opium dans les fièvres continues , comme le passage suivant nous en va fourair la preuve : « Lorsque la fièvre avait duré long-temps ; les malades étaient tourmentés par l'insomnie et d autres symptômes nerveux, bien que la maladie n'offrit aucune amélioration. Alors, je me déterminai à tenter de nouveau l'emploi des sédatifs, et je fus agréablement surpris de voir survenir, du moment de leur adininistration , une amélioration remarquable. Dans trois cas , la langue était humide dés le lendemain ; le pouls était tombé de 10 à 12 pulsations; l'insomnic avait disparu et dans tons les cas le mouvement fébrile avait notablement diminué. Aussi l’opiuw me parait, à celte époque de la maladie, avoir la même eflicacite que la saigaée au début. Chez aucun malade il ne détermina de consupation ni de symptômes de congestion cérébrale. Je preférais la morphine aux autres préparations d'opium et commumençais à l'administres

adant le jour à la dose d'un graio, dans l'espace de sept où huit ace et les malades ne tardaient pas à jouir d'un sommeil calme, »

Nous avons dit que de la description de cette maladie ressort son identité avec la fièvre typhoïde ou dothinenthérite; nous en trouvons une preuve convaincante dans les lésions observées après la mort ; il est vrai

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JOURNAUX ANGLAIS (Avril 4853).

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