L. THE EDINBURGEH MEDICAL AND SURGICAL JOURNAL
Le cahier trimestriel d'avril contient les articles originaux suivans : 1° compte-rendu des maladies traitées à l'infirmerie royale durant! l'année 1832 - 33, par David Craigie; 2° histoire d'une fièvre épi-||que deux autopsies seulement sont rapportées ici ; mais comme l'auteur démique qui a régné à Templemore , en Irlande, dans la dernière dit expressément qu’elles sufliront pour faire connaître ce qu'ont offert moitié de l'année 1833, par Richard Poule; 3° remarques sur le||les autres cas , nous devons crüire que l'on a observé la même allération béribéri , par Weight; 4° observation d'un abcès du médiastin an-\|chez les autressujets qui sont morts. Dans l’une il est dit que les glandes térieur avec fracture du sternum, par Duncan Reid ; 5° observation|| muqueuses de l'iléum étaient fortement hypertrophiées ; dans l'autre on d'évolution spontanée du fœtus, avec des remarques , par Malcohn; || trouva dans le même intestin une vingtaine d'ulcéres où les escarres Ge observation sur la macération dans l'eau des divers tissus du|n'étaient pas encore complétement détachés. corps humain, par John Davy; 7° observation sur’ l'arsenie, par Alexandre Murray; 8° observation d'aliénation mentale terminée par la mort, avec les résultats de l'autopsie, par John Smith ; 0° recherches sur La mortalité de l'armée anglaise dans l'Inde, par diverses maladies, depuis 1826 jusqu'à 1832, par Burke ; 10° remarques sur Le relächement et in descente de l'utérus et de La vessie dans l'état puerpéral, par John Roberton, mémoire intéressant dont nous donuerons l'analyse détaillée plus tard; 11° observation d'absence du vagin, par Édwards.
ReMAnQUES sun LE sémtmént, par W Wright, médecin à Madras.
Les auteurs qui ont décrit cette maladie , rapportent qu'elle st specialement bornée aux côtes du Malabar et à l'ile ke Ceylan, M. Wright, qui est resté pendant deux ans sur la côte de Malabar, avec de nombreuses occasions de l'observer, mêle à la description qu'il en donne de judicieuses remarques qui sont pour nous un motif de donner ici l'analyse de ce travail.
Le béribéri est le plus souvent une maladie primitive dépendant de quelques circonstances particulières au pays et au climat : elle ne débute pas soudainement , mais est précédée d'une période de préludes
ndant laquelle elle offre l'apparence d’une très-légère incommodité. L'enfance et La jeunesse en sont à l'abri; il attaque rarement les femmes.
L'auteur a observé la maladie sous trois formes particulières , l'une qu'il omme inflammatoire , et dans laquelle les symptômes marchent avec une grande rapidité, Au début , affaiblissement des extrémités iuférieures , qui augmente jusqu'à ce que le malade ne puisse plus mar-
REVUE DES CAS OBSERNÉS PENDANT LE COURS DE CLINIQUE (1832 et 1833) À L'INFMMERIE ROYALE D'ÉDIMBOURG, par le docteur Cnaïcte.
Cette revue contient des observations et des recherches pleines d'intérêt sur plusieurs points des études cliniques ; maïs la plupart n'étant susceptible plu nous sommes obligés de les passer sous sience. Un sujet erpendant a offert à l’auteur de très-amples déveluppeanens dans lesquels il nous serait presque impossible de le suivre 1i.
cher, et s'accompagne d'œædème des membres, qui decient bientôt gé-
Mais privé de cette ressource, je soutins avec sain le périnée à l'aide de ma msia néral, avec tous les phénomènes d'une maladie aiguë, ganche, et avec ne grande dificulté j'introdirisis dans le vagin deux doigts de la *
, : , À main droit: pour reconnaitre l'exacte pogton de l'enfant. 3 eus le bonheur de Dans la seconde forme, que l'on observe surtout à la suite d'une an- rencontrer Les deux pds près de Is sulve, c'est-a-dire tous les denx ensemble
tre maladie, ou chez des sujets qui en ont déjà en une atteinte , l'ascite | eniee la pair infér eure du sacrurm et la vulve, et en contsut avec le vag n. D'aest irès-fréquen’e, accompagnée d'œdème général, de paralysie des ex- || près cvtte position des pieds, je jngrai que Les fesses éiaient demenrées près de la trémités inférieures, d'un pouls petit et fréquent, de constipation et d'a. | sillie du sarrum, on sur ne de ses côtés, et que la tête était cvaséqnemment à la pren 2 actie antérieure du bassin, J'sttieai graduellement les pieds au-déhors, et à le
Se : . ongue je parvins à accomplie La délivrance, Les pieds , bes fesses, Le tronc , le Dans la truisième forme , le malade se plaint dengourdissement des |, resté à Dintereur, et enfin la tête, se suicireal conue dans l'accouchemeet
extrémités inférieures et d’une diminution de leur force , avec un pet l'ordinaire par Les pieds, sans que la main de l'accoucher eût été introduite où
d'œdème de ces parties, mais sans aucune augmentation de la fréquence mue he bras sorti (ht rentré dns le vagin; en un mot, sans qu on eût eu rerours
du pouls où de la chaleur de la peau. à a version, Le perinée, quoique sounus à uue distension estrème , n'épronrs L'étiologie du béribéri est peu connue. Cependant, 01 a remarqué | P* moindre déchirure.
ver: écial ddl di: Per Le fatus était du sexe féminin, I serm'iliit mort depuis peu de temps; l'épique celte maladie règne spécialement vers là fiu de la saison des Puis, Edeeme était parfaitement sin ; de bras gauche et La moitié du thorax étaivnt for-
lorsque la température de la nuit est notablement plus froide que celle D'tement tuméfiés et d'une contras voargre noirètre, La longueur totale de l'endu jour. Le sol de la contrée est généralement tres-prafond , En sérte font était du 1 pouces ; la Circonférencie de la tête à #2 partie la plus lrge, c'est que la plus grande partie des pluies périvdiques est absorhce et n'est a-dice dis frnat à l'occiqit, était de 12 pouces, et il pesait 5 lives 4 onecs, poids
ln + rca . impérial. 1 semble donc prohable que la grossesse n'avait pas dépassé huit mois, point entraïnée par les fleuves ou les rivières. Les pr atciens indous Cependant il faut ajouter qu'il a'est pas rare de rencontrer des futus à terme du l'attribuent généralement à quelque substance morbifique répandue dans {sexe féminin avec des dimensions semblables.
l'air et dans l'eau à certaines époques. La mère se rétablit trés-bicn , et sans avoir éprouvé le moindre symptôme fà- | … 5 ; SENS l ; Parmi les lésions anatomiques que l'auteur dit avoir été rencontrées cheux. ù e :
à la suite de cette maladie , il n'en est aucune qui puisse éclairer sur L auteur passe ensuite en revue les diverses opinions professées sur sa nature. Quelques traces d'épanchement séreux dans les membranes ce phénomène remarquable. Le docteur Burns, dans ses Principles of du cerveau doivent être considérées plutôt commne un effet que comme || édwiferr, établit que Schœuheider est le premier accoucheur qui ait la cause organique de La maladie. parlé de l'évoltion spontanée ; ce ne fut qu'après lui que Drnman la fit Le pronostic est généralement défavorable. Les symptômes qui indi. | "onnaitre aux praticiens d'Angleterre. On sat l'explication qu'en donne quent un danger peu éloigné sont l'œdème général, l'anxiété et les pal. Denman : selon lui, à mesure que les contractions utérines poussent les piations. Quand, au contraire , l'œdime est borné aux extrémités in- pirds NU les fesses dans le bassin , le bras et l'épaule sortis remontent férieures , lorsque la chaleur de la peau n'est pas notablement augmen- dans l'utérus , et | accouchement se lermine , comme dans la présenta tée , et que le malade conserve le sommeil, quand surtout la maladie | 1190 naturelle, par les pieds ou les fesses. La rentrée des parties sorties est récente , elle n'est pas dangereuse. est une condition essentielle pour l'accouchement, et elle se fait durant Deux modes de traitement entièrement opposés sent employés contre les contractions énergiques de 1 ulerus. enr dut ceite maladie. Les médecins qui considèrent le béribéri comme une ma? , Douglas de Dublis combattiteette manitrede voir; il nia la possibilité ladie asthénique recommandent les stimulans, les désobstruans et les de la remrée des parties sorties durant les rntractions utérines, et souantimonianx; les autres , pour qui c'est une maladie inflammatoire , ? Ut inême l'impossibilité absolue de leur rentrée par les seuls rfforts de conseillent a saignée et les évacuans. M. Wright pense que les deux la nature. Selon lai les pieds et les fesses etaient chassés hors du basméthodes peuvent être employées avec avantage suivant les cas, c’est. À SP, sans que Îe bras et l'épaule sortis changeassent de position en au- F , i i jat cune mamére, Le docteur Gooch , dans un très-savant mémoire inséré
à-dire qu'il conseille le traitement symptomatique. L ur Ê n | ee . 2 dans le 6° volume des Transactions médicales de Londres , soutient ORSERVATION D'EVOLUTION SrONTANÉE DU FOETUS, suivie de remarques, | la théorie de Douglas, et rapporte à l'appui ut £it qu'il a observé lni. par Mazcoux , M.-D., médecin au dispenssire du Nord Ouest , ete. l'inême avec le plus grand soin, et qui ressemble en beaucoup de points
Nous avons rapporté il y a peu de temps la diseussion intéressante * ©‘lui qu'on vient de lire. H ut noter seulement les differences sui-
qui s’est élevée sur ce sujei dans l’Académie royale de médecine, st qui vantes : la femme était à terme, primipare; l'enfiat était volumineux ,
D Se : de d'est répétée dans le concours pour la chaire de clinique d'accunche- et le bassin n'était pas d'une largeur extraordinaire. : mens. Les recherches du docteur Malcolm, outre leur importance Le docteur Kelly, de Newtawn Swords près Dublin, a chezché à re réelle, auront done pour les accoucheurs français cet antre mérite, d'é. nouveler l'opinion de Denrpan ; seulement 1Î professe que la rentrée du tre pour ainsi dire à l'ordre du jour, Voici d'abord le fait qu'il à ob. bras ne se fait pe durant Les contractions utérines, mais dans les inpay tervalles de relichement, Les fesses ayant été poussées dans le bassin par la contraction, le bras remonte dans l'utérus immédiatement après
Ous. — Le 14 novembre 1833, à dix heures dla soir, dit-il, je fus appelé près! que la contraction cesse, par une sorte de mouvement de ressort dû à d'une femme enceinte pour la troisième fois, qui disait être à terme, et qui de- !l'élasticité du corns de l'enfant
puis trois heures de matin éprouvait les douleurs de l'enfintement. Elle n'avait : . PE Tebon pour l'aider qu'une vicille femme ignorante , qui, trouvant ane posie Le docteur Burns soutient l'opinion de Douglas et de Gooch ,
tion du fœtus qu'elle ae connaissait pas, et cherchant néanmoins à délivrer Ja quoiqu'il n'ait été par lui-même témoin d'aucun fait de ce gente. Il mère, avait réussi à la longue, à force de tractions, par faire sortir le bras et l'ex ajoute que dans Glasgow, sur nne population de plus de 200,000 ames,
paule du côté gauche. Alors 08 avait sppelé Ce. sage-femme qui, reconnaissant | on n'a jamais observé, à sa connaissance, que deux cas d'évolution l'état des choses, envoya chercher un accoucheur, Spovtance du fœins.
Quand j'arrivai, les contractions atérines étaient très-fortes ; la main sppli- E : eus quée sur l'abdomen sentait l'utérus contracté fortement sur le fœtus, et chaque afin M, Malcolm se range aussi de cette opinion, et regarde comme contraction renouvelait dans 1 région uirrine une douleur siolente et comme de éxtrèmement probal.le que du le cas cité, l'évolution se serait faite déchirure. Le bras, l'épaule et une portion du tboras même étaient drjà sortis|| spontanément sans déplacement du bras, s'il n'avait seconde les efforts
à teavers la prit ns nee age mien de pe pores L'épaule > pe de la nature. Mais Le danger d'une rupture de l'utérus ou du périnée se en avant suis l'arcade dn pubis. Le bassin était complétement rempli par le dd + . ; reste des extremiiés et du rorps do fœtus, Une anse considérable du cordon om- doit defendre de s'en fier à la nature seule, et il termine en disant avcc
L 0 + » e bilicol était parrillement sortie: elle état Masque ct ne présentait aucune pulsa- Gooch , que 1 on peut bien attendre alors quelques mstans sl évolution tion. La porte des eaux était depuis long-temps rompte et tout le liquide écouté. | parait vouloir se faire ; mais que passé ce très-court delai, l'accoucheur
Le pe et les parties molles en général étaieut dans La condition la plus fava-! qui ne tenterait pas la version s'exposerait à être taxé d'une criminelle table, riches, humiles, diatsbles ; La tuner périnéale formée par la pression { irésolotion
de la potrine du fœtus était parfaitement développée, el le bassin, comme je ÿ : : : + pus ee assuree poslérieuecment , était large ct bien confarmé. Nous ajouterons à ce brécepte que la lecture attentive des faits ne
Les contractions Wér-nes elaient si fo tes et si fréquentes, la résistance au pas- laisse que trop de doute sur la possibilité de la version , au moins dans sage de Penfant si considérable , et kes ris de Li femme si violence, que je crai- la plupart des cos; et comme dans presque tous les cas l'enfant est venu ges une ruplure de lu matrice ou tout au moins une déchirure du prrinée, Je! nort, et que lors même qu'il vit il ÿ a L nombreuses raisons de douter
prescrivis donc à Linstsnt La forte dose de 150 gouttes de testure d'opiam pour |. soit vi 1e : “ suspendre les conl-setions et técher d'introduire la mao et de faire la version à qu'il soit viable *ilest une autre ressource plus expéditive > plus rie
Ja manière srcoutamée, ou, si cela n'était pas possible, pour avoir le temps pour la mére , et que la derière discussion de 1 Académie royale de
d'exvraire de fortes par évisceration. médécine a montrée appuyée d'imposans su Ffrages, c'est-à-dire l'extir- La première ton du faulasum fat une imolation remarquable, Les con- Pation du bras , et au besoin l'éviscération du fœtus,
tractions redonblérent de farce et de frrquence, Une large portion du thorax
not bientôt à Dire caille , et àl ne me resta plis de doute sur l'impossibilité de ODSERVATIONS D'ALIÉNATION MENTALE SE TERMINANT PAR LA MONT ;
faire la version et de reduire de: parties déja échappées. La rupture de l'utéris ALTÉRATIONS ANATOMIQUES TROUVÉES À L'ALTOPSIE. me parut de plus en plans rmimiaente, et si javais eu les instrumens nécessaires,
d'aurais procédé dé suite à !'éviscératian du ftus, dont la mort était démontrée, | * Ce mémoire, dont la Go seulement appartient au ouméro d'avrd,
eontient trenie-six observations d'aliénation mentale rapportées toutes de suite et toutes terminées par une antopsie où les détails anatomiques sont détaillés avec un soin qui manque quelquefois dans la description des symptômes, L'auteur présente quelques réflexions seulement à la fin. Fenmes nous semblent offrir assez d'intérêt pour devoir les consigner
De la lecture de ces trente-six observations 1l résulte que l'aliénationæe lie constamment à quelque action morbide , soit du cervean, soit de ses membranes, snit du crâne, d'uù dérivent les différentes lésions
1e l'on trouve aqués la mort. Ces lésions penvent à leur tour devenir ve causes directes d'aliénation par le désordre qu'elles déterminent dans les fonctions cérébrales ; elles ne sont pas bornées au cerveau et à £es enveloppes : on en observe également dans d'autres organes, et dont les effets sur l'aliénation varient suivant des circonstances inappréciables ; tantôt s'exaspérant , d'autres fuis , au contraire , la faisant disparaitre pour un temps plus ou moins long, et mème pour toujours. Les exermples suivans rapportés par l'auteur en fournissent la preuve,
Un malade fut pris, pendant le cours d’un violent paroxysme de manie , d'un rhume qui s'accompagna de beaucoup de fièvre; mais 31 survint une amélioration notable dans l'état de son intelligence pendant la durée du rhume, et quand il fut débarrasse de ce dernier , 11 était aussi ea convalescence de son affection mentale, et depuis l'amélioration ne s’est pas démentie.
Un autre cas a été observé dernièrement à la maison des aliénés, où l'affection mentale fut suspendue pendant longtemps par l'apparition d'une maladie aigwé. Un des malades de l'asile ut pris d'une lièvre 1yphoïde , et resta dans un délire continuel pendant environ trois semaines. Lorsque la fièvre décliaa , on le vit répondre et exprimer ses prnsées avec un degré de raison qui étonna, ct à la fin de L convalescence il semblait avoir recouvre completement la liberté de l'intelligence.
Mais si l'intervention d'une maladie aiguë pendant la durée de l'alié-
mation pent arrêter cctie dermère , il n'est pus rare également de voir
ua paroxysme de folie faire disparaître une autre maladie , sous l'influence de laquelle le malade pouvait se trouver, Chez un aliëné de l'asile qui est sujet à des attaques de branchite, cette maladie a été plusieurs fuis suspendue par un paroxysme de manie survenant pendant sa durée, De même aussi la manie à plusieurs fois disparu sous l'influence d'une attaque de bronchite, ces deux maladies se remplaçant alternativement.